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Institut supérieur de documentation de Tunis - Manouba Table de matières

Chapitre I:: Introduction aux systèmes d’information ................................................................................ 3


I. Introduction ............................................................................................................................................... 4
II. Définitions ...................................................................................................................................................... 5
Institut Supérieur de Documentation
1. Définition d’une information ......................................................................................................................... 5
2. Définition d’un système d’information .......................................................................................................... 5
III.Rôle d’un SI dans une entreprise ................................................................................................................... 5

Conception des IV.


V.
Fonctions d’un SI .................................................................................................................................... 6
Composants d’un système d’information .............................................................................................. 7

systèmes d’information
VI. Exemple de système d’information : cas d’une bibliothèque universitaire .......................................... 8
Chapitre II: Modèle Entités/Assosiations ................................................................................................ 11
I. Introduction................................................................................................................................................... 12
II. Notion et concepts de base du modèle E/A......................................................................................... 12

Filières : 1ère année LAGEID et LDBA 1.Généralités .................................................................................................................................................... 12


2. Attribut ......................................................................................................................................................... 12
3.Entité ............................................................................................................................................................. 13
III.Associations et Cardinalités ......................................................................................................................... 14
Enseignants : 1.Associations................................................................................................................................................... 14
Mr Ibrahim Bounhas 2.Cardinalités.................................................................................................................................................... 14
Mme Nadia Feddaoui 3.Types de cardinalités ..................................................................................................................................... 15
4.Attributs d’association .................................................................................................................................. 16
IV.Règles générales .......................................................................................................................................... 16
V.Démarche à suivre pour produire un schéma E/A ........................................................................................ 17
VI.Application ................................................................................................................................................... 19
Chapitre III: Modèle relationnel ............................................................................................................. 21
I. Généralités ............................................................................................................................................... 22
II.Concepts de base .......................................................................................................................................... 22
III.Traduction E/A - relationnel ......................................................................................................................... 23
IV.Dépendances fonctionnelles (DF) ................................................................................................................ 24
V.Normalisation................................................................................................................................................ 24
Année universitaire 2019/2020
1 2
I. Introduction

Chapitre : 1 Toute organisation humaine (une entreprise, l’Etat…) peut être perçue comme un système. Un système peut
être défini comme un ensemble d’éléments en interaction dynamique, organisé en fonction d’un but. Pour
parvenir à ce but, le système tient compte de son environnement et régule son fonctionnement en s’adaptant
aux changements. L’interaction entre le système et son environnement est possible grâce à des flux

Introduction aux systèmes d’informations. Ces flux circulent aussi à l’intérieur du système, ce qui lui permet d’analyser son propre
fonctionnement.
d’information Les éléments du système sont eux-mêmes des systèmes (ou sous-systèmes) : le système de décision
(pilotage) exploite les informations qui circulent et organise le fonctionnement du système. Des informations
sont alors émises en direction du système opérant qui se charge de réaliser les tâches qui lui sont confiées
dans le cadre de l’activité propre de l’organisation (facturer les clients, gérer les stocks). Il génère à son tour
des informations en direction du système de décision qui peut ainsi contrôler les écarts et agir en
conséquence.
Objectifs spécifiques
Pour organiser son fonctionnement, le système a besoin de mémoriser des informations (pour comparer,
A la fin de ce chapitre, l’étudiant doit être capable de :
prévoir…). Ce rôle est joué par une troisième composante : le système d’information. Ce système a aussi la
- Définir un système d’information charge de diffuser l’information et de réaliser tous les traitements nécessaires au fonctionnement du système.
- Comprendre des notions de base d’un système d’information
- Enumérer ses fonctions
- Etre capable d’identifier les composants d’un SI

Plan du chapitre
I. Introduction
II. Définitions
1. Définition d’une information
2. Définition d’un système d’information
III. Rôle d’un SI dans une entreprise
IV. Fonctions d’un SI
V. Composants d’un SI
VI. Exemple de SI : Cas d’une bibliothèque universitaire

Volume horaire
2 heures

Schéma 1: Vision systémique d’une organisation [1]

4
II. Définitions - Aider à la décision : Le SI fournit les informations nécessaires pour le management. Les décideurs
s’appuient fortement sur leur tableau de bord pour prendre les décisions adaptées, orienter certaines
1. Définition d’une information activités. Le SI doit être au service du système de décision pour accompagner l’organisation.
Exemple : les ventes récentes d’un produit apportent un élément pour ajuster le prix et la quantité
L’information est l’ensemble organisé de données porteuses d’un message sur un phénomène, ou un
produite, faire une campagne publicitaire, etc.
évènement dans un contexte donné. Elle peut être la réponse à une requête, le résultat d’une décision,
le document d’une transaction, un rapport, ou autre. L’usage rationnel de l’information est la base de
connaissance permettant de résoudre des problèmes et de prendre des décisions. - Contrôler (évaluer et corriger) : Au travers une analyse ou un audit, les acteurs du système
d’information peuvent rapidement détecter les dysfonctionnements et les anomalies internes, afin de

2. Définition d’un système d’information contrôler l’évolution de l’organisation.

Le système d'information (SI) est un ensemble organisé de ressources (matériels, logiciels, personnel,
- Coordonner : Le SI permet de coordonner l’activité des différentes composantes opérationnelles et
données et procédures) qui permet de collecter, stocker, traiter et distribuer de l'information, sur un
décisionnelles de l’organisation.
environnement donné, traité en partie par des moyens informatiques.

Il fournit des informations nécessaires à des utilisateurs qui en ont besoin au moment voulu
sous forme convenable afin de les aider à accomplir leurs rôles respectifs au sein d’une organisation. I. Fonctions d’un SI

Le SI a 4 fonctions principales : collecter, stocker, traiter et diffuser l’information.

- La collecte de l’information

Pour toute organisation, l’information est précieuse et indispensable pour sa pérennité. Elle permet à
l'organisation de prendre des décisions, de surveiller et piloter son activité.

La collecte d’information du SI consiste à recueillir l’information et la saisir afin de procéder à son


traitement. Ce processus est couteux pour l’entreprise car la saisie nécessite généralement une
intervention humaine.
La source de l’information nous amène à distinguer deux catégories :

Des informations internes : générées par les entités internes à l'organisation (production, gestion des
salariés, comptabilité, vente, etc.), par ses processus, les ressources internes à l’organisation (les
Schéma 2: Principales fonctions d'un SI [2] flux d’informations informelles comme le savoir-faire, le bien-être des salariés, etc. tacites mais
déterminants).

III. Rôle d’un SI dans une entreprise Des informations externes : récupérées des sources externes à l'entreprise (clients, fournisseurs,
État...) et par des outils de veille.

Le SI a plusieurs rôles dans une entreprise qui doivent être en cohérence avec le(s) besoin(s) stratégique(s)
fixé(s) par l’organisation :
- La mémorisation ou le stockage de l’information
- Piloter : Le premier rôle essentiel du système d’information est de contribuer au pilotage de
Une fois l’information est acquise, elle doit être conservée de manière durable, stable et sécurisée afin de
l’organisation ou de ses activités. Les informations collectées représentent un support pour l’action.
pouvoir être ultérieurement consultée.
Les indicateurs contribuent directement au pilotage automatique des systèmes opérationnels.
Exemple : Les informations tarifaires permettent d’établir la facturation. Le stockage est réalisé par des moyens techniques et organisationnels mis en œuvre comme les
méthodes d’archivage, des techniques de sauvegarde, de protection contre le piratage ou encore des
méthodes pour prévenir la destruction de données.
Les informations sont rangées soit dans des fichiers soit dans une base de données:

Le fichier est un récipient de données identifié par un nom constitué par un ensemble de fiches

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contenant des informations. Les informations relatives
relatives à un même sujet sont décrites sur une fiche. Le fonctionnement des systèmes d’information se base sur deux types de ressources humaines : les
Un fichier est l’unité de stockage logique mise à la
la disposition des utilisateurs pour l’enregistrement
l’enregistremen utilisateurs et les informaticiens.
de leurs données. L’utilisateur final est toute personne qui utilise les informations gérées dans un système. Exemple : les
commerciaux, les clients, les dirigeants, etc.
L’informaticien est toute personne qui conçoit et développe les supports technologiques du système
d’information et assure leur fonctionnement.
- Les ressources techniques :
Elles englobent tous les dispositifs physiques et toutes les machines qui servent au traitement, le
stockage et la diffusion de l’information tels que les ordinateurs, les supports de stockage, les outils
de communication, etc. Elles incluent également les logiciels tels que les applications métiers, les
logiciels de bureautique, etc.
- Les ressources organisationnelles :
Elles englobent les procédures de travail décrivant le processus de réalisation d’un produit ou un
Schéma 3: Exemple de stockages par fichier
service (les actions, les acteurs, les coordinations, etc).

Une base de données (BD)


(BD Une base de données est un ensemble structuré de données
do inter-
reliées, stockées sur un support permanent pour servir
ser vir une ou plusieurs applications en parallèle de
VI. Exemple de système d’information : cas d’une bibliothèque
façon optimale. Le stockage de données est indépendant des programmes d’utilisation.
d’utilisatio
universitaire
Les BD et les fichiers peuvent être conservés physiquement sur un support de stockage comme un
serveur au sein de l’organisation.
l’organisation La bibliothèque universitaire BU a été créée dans le but de desservir les étudiants, le corps enseignant, le
personnel administratif ainsi que tous les utilisateurs potentiels, chercheurs dans les domaines couverts. La
politique documentaire suivie est basée sur trois objectifs fondamentaux :
- Traiter l’information
– développer, enrichir et mettre à jour les collections en mettant en place une politique d’acquisition de la
Après acquisition et stockage de l’information, elle est disponible pour traitement.
traitement Cette opération
documentation spécialisée ;
consiste à produire de nouvelles informations à partir
partir d’informations existantes grâce à des programmes
programme
– assurer la diffusion de l’information documentaire au profit du public concerné ;
informatiques ou des opérations manuelles. Elle peut prendre 4 formes différentes. On peut :
– contribuer à la formation dispensée en mettant à la disposition des utilisateurs une documentation

Consulter l’information : il s’agit d’accéder


der à l’information telle qu’elle a été enregistrée ; complétant ou enrichissant les programmes de formation.
Pour ce faire, le système requis doit être en mesure de prendre en charge un certain nombre de fonctionnalités
Organiser l’information : ce traitement consiste à ranger l’information selon des critères spécifiques.
qui ont trait aux différentes opérations effectuées. En ce qui concerne l’analyse des données, nous
Cela peut-être
être par exemple regrouper l’information par produit,, par activités,
activités etc.
commencerons par étudier la typologie des documents. En général, la documentation gérée par la BU est
Mettre à jour l’information : il consiste à actualiser une
ne information enregistrée;
enregistrée
répartie selon trois catégories : la collection des livres, les revues, les thèses et les mémoires.
Produire de nouvelles informations : ce traitement va permettre la création de nouvelles
nouvell informations
Quant aux opérations documentaires, et afin d’assurer les fonctions de base de la bibliothèque à savoir
à partir d’informations existantes.
existantes
l’information et la formation, la politique documentaire adoptée doit être en mesure d’offrir une multitude de
services pour le public concerné. Il s’agit essentiellement des services de prêt, de recherche, de
- Diffuser l’information renseignement, de référence et également d’orientation. La maîtrise des outils documentaires s’avère donc
importante. Par conséquent, le choix des documents obéit à un certain nombre de règles de sélection. Ensuite,
Une
ne information n’a de valeur que si elle est communiquée
communiquée aux bons destinataires, au bon moment et
ils sont analysés, traités, et mis en exergue par le biais des instruments de recherche pour qu’ils soient utilisés.
sous une forme directement exploitable. Le SI doit disposer du support et des canaux de communication
com
- L’acquisition des documents : par quatre voies possibles :
nécessaires à la transmission de l’information dans son environnement interne ou externe.
ext
o Bon de commande pour un fournisseur,
o Don des documents,
V. Composants d’un système d’information o Dépôt pour les publications internes y compris les thèses, les rapports de fin de formation et les
rapports de stage,
Un système d’information repose sur 3 types ressources : o Abonnement pour les revues.
- Les ressources humaines :

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- L’enregistrement des documents : il s’agit d’assigner un numéro d’inventaire unique à chaque L’état d’un système est déterminé par l’ensemble des valeurs prises par les propriétés des éléments et des
document. Ces inscriptions seront transcrites dans un registre d’inventaire Entrée. Il existe un registre relations.
d’inventaire pour chaque type de documents. Changement de valeurs ==> changement d’état du système
- La description bibliographique : on réalise une notice bibliographique par document qui servira pour la
Exemple :
recherche et le repérage des documents. Les informations à extraire dépend du type de document.
Le livre est indisponible s’il est emprunté par un abonné
Exemple, pour les périodiques, la description porte sur l’identification du numéro, la date de parution,
Décomposition d’un système en sous-systèmes
l’organisme éditeur, l’ISSN et éventuellement les thèmes traités.
Tout système complexe peut être décomposé en sous-systèmes.
- L’Indexation et la cotation : C’est la phase la plus importante dont dépend l’efficacité de tout le système
de la recherche documentaire. Il s’agit essentiellement d’extraire les mots-clés ou descripteurs qui Les sous-systèmes d’un même système sont unis par des relations.

permettront de repérer physiquement et de rechercher le document lors d’une requête. On se servira à Les sous-systèmes sont considérés comme des éléments du système.
l’extraction d’un indice standard et normalisé à partir du système de classification adopté, à savoir la
classification décimale de Dewey. Exemple :

Pour gérer les prêts, l’opération se fait sur la base des requêtes formulées par les usagers concernant un
sujet bien précis, un auteur ou alors sur la base des instruments de recherche édités par le centre. Toute Abonnées
opération de prêt est enregistrée sur le registre de prêt qui regroupe des éléments d’identification du
document prêté, à savoir le titre et la cote, des informations sur l’utilisateur, son nom et son statut. De plus,
Recherche Acquisitions
le registre contient des informations sur les dates de prêt et de retour. En cas de non-respect du délai de
retour du document, des réclamations sont adressées aux personnes en question. Bibliothèque
L’opération de recherche peut se réaliser à partir des instruments de recherche réalisés par la bibliothèque.
universitaire
On a envisagé un système intégré de gestion SIGB remplissant toutes les fonctionnalités logiques du circuit
du document : l’acquisition, la description bibliographique, la gestion des utilisateurs et des prêts. Le Prêts Collections
système devra être en mesure également de produire des différentes éditions à savoir :
– Les bibliographies sélectives sur un thème particulier;
– Les listes de nouveautés : le système doit être capable d’extraire du fichier les dernières notices entrées ;
– Les listes des acquisitions à une date précise ;
– L’inventaire de documents.

Description du système :

- Déterminer les éléments et les relations

- Déterminer les propriétés des éléments et des relations

- Déterminer les valeurs que peuvent prendre les propriétés

- Décrire l’activité du système

- Décrire son organisation

- Décrire ses sous-systèmes

Système : une bibliothèque universitaire


Eléments : abonné, livre, acquisition, prêt, fournisseur, etc.
Propriétés des éléments : nom, prénom, auteur, titre, date de prêt, etc.
Relations : un abonné peut emprunter de 1 à 3 livres
État d’un système :

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1. I. Introduction
La conception est définie comme une activité créatrice qui, partant des besoins exprimés et des connaissances
existantes, aboutit à la définition d'un modèle satisfaisant ces besoins. Elle peut être considérée comme un

2
processus collectif faisant intervenir différents acteurs (concepteurs et destinataires) et des ressources (les

Chapitre :
connaissances des uns et les besoins explicites ou implicites des autres). La conception met en œuvre un
ensemble d’activités pour répondre généralement à une demande d'informatisation d'un processus. Durant
cette phase, on effectue simultanément l'étude des données et l'étude des traitements à effectuer. C'est en
général dans cette phase que s'appliquent les méthodes de modélisation comme modèle E/A, Merise, UML,
RAD, etc. Il en découle la description des bases de données éventuelles à créer et les programmes à écrire et
Le modèle Entités/Associations la manière dont tout cela va être intégré.

La conception doit assurer un développement plus fidèle aux besoins du client pour éviter des problèmes dans
la mise en place de logiciels et/ou de systèmes d’information comme : logiciels ne fonctionnant pas ; logiciels
Objectifs spécifiques
ne réalisant pas la tâche prévue ; incapacité d’évolution ; informatisation rejetée par les utilisateurs, etc.
A la fin de ce chapitre, l’étudiant doit être capable de :
- Apprendre la sémantique du modèle Entités/Associations
- Analyser une étude de cas donné II. Notion et concepts de base du modèle E/A
- Modéliser en Entités/Associations
1. Généralités

Plan du chapitre Le modèle Entités/Associations est généralement connu par le modèle E/A.
I. Introduction C’est un modèle conceptuel conçu dans les années 1970 qui résulte des travaux de BACHMAN,
II. Notion et concepts de base CHEN, TARDIEU.

III. Associations et cardinalités Il est essentiellement utilisé pour la phase de conception initiale.

IV. Démarche à suivre pour produire un schéma E/A. Il utilise une représentation graphique.
Mise en œuvre de la base de données : transformation du schéma E/A en un schéma logique de
SGBD.
Volume horaire
4 heures
2. Attribut

Définition : Un attribut est défini comme étant le champ ou la plus petite unité de données possédant un
nom.
Exemples : Nom, prénom, date_naissance, immatricule_voiture, raison_sociale, n c i n

Notation : On présente les attributs par des ellipses contenant leurs noms.

Exemples :
Nom Prénom NCIN

Propriétés :
- Attribut simple : attribut non décomposable en d’autres attributs.
Exemples : Nom, Prénom, NCIN, Email, Téléphone.

- Attribut composé : la valeur de l’attribut est une concaténation des valeurs de plusieurs attributs

11 12
simples. Etudiant NCIN

Exemple : Adresse (Rue, Code postal, Ville), liste_notes

- Attribut dérivé : la valeur de l’attribut est calculée ou déduite à partir des valeurs des autres Prénom

attributs. Nom

Exemples : Age, Moyenne, Durée, Total

- Valeur nulle (NULL) : pour un attribut, c’est une valeur non définie. Etudiant
Exemple : Pour un client dont on ne connaît pas sa date de naissance, l’attribut date_naissance
NCIN
prend la valeur NULL. Nom
Prénom
Type d’attribut : Entier, Réel, Date, Chaîne de caractères, …
Figure 4. Exemple d'entité avec ses attributs
Domaine d’attribut : Ensemble de valeurs admissibles pour un ou plusieurs attributs.
Exemple : Si le prix des produits est compris entre 1DT et 5DT, alors le domaine de l’attribut prix est III.Associations et Cardinalités
[1..5].
1. Associations
3.Entité
Définition : Une association est une liaison ou relation perçue entre plusieurs entités. Elle présente un lien
Définition : où chaque entité liée joue un rôle bien déterminé.
- Une entité est un objet de l’univers du discours = (sujet, thème) Exemple : Les clients commandent des produits.
- Chaque entité est unique et est décrite par un ensemble de propriétés encore appelées attributs ou
caractéristiques. Une des propriétés de l'entité est l'identifiant. Cet identifiant doit posséder des Client Produit
commander
occurrences uniques et doit être source des dépendances fonctionnelles avec toutes les autres
propriétés de l'entité. Bien souvent, on utilise une donnée de type entier qui s'incrémente pour
chaque occurrence, ou encore un code unique spécifique du contexte.
- Une occurrence d’entité est constituée par l’ensemble des valeurs de chacune des propriétés
d’un type d’entité. Client Produit
Exemple : Une personne est décrite par un nom, un prénom et un N° de carte d’identité nationale
NCIN. Commander
Type d’entité : Personne
Occurrences :
Mohamed Ben Salah 05652124 Figure 5. Exemple d'association entre deux entités
Ali Ben Abdallah 07412148
Salah Ben Ali 06457986 Les entités client, produit sont dites participantes à la relation commander.

Identifiant (la clé) d’une entité : caractérise de façon unique les occurrences d’un type d’entité. 2. Cardinalités
Exemple : L’attribut N CIN de l’entité Personne : Toute personne a un seul N° de carte d’identité
nationale qui le distingue des autres.
Définition : Les associations sont caractérisées par des cardinalités. La cardinalité M-N attachée à une
Formalisme : Chaque entité est représentée par un rectangle et doit avoir un identifiant qui doit être entité indique les nombres minimal et maximal d’instance d’associations pour une instance de cette entité.
souligné. Remarque : Une cardinalité se lit dans le sens entité vers association.

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3. Types de cardinalités

Notations : 1-1 Obligatoire (1 seul)

0-N
Plusieurs (0 à N)
Figure 9. Exemple d'association de type M-N

0-1
Optionnel (0 ou 1)

1-N
4. Attributs d’association
Obligatoire (1 ou plus)

M-N Dans une association M-N, il est possible de caractériser l’association par des attributs.
Limité (de M à N)
Exemple : Une commande est passée à une date donnée et concerne une quantité de produit fixe.
Figure 6. Notation des cardinalités d'associations
1-N 1-N Produit
Client Commander
Soit une association (E1, E2) entre deux entités. La cardinalité de l’association est une paire [min, max]
telle que :
La cardinalité maximale (max) désigne le nombre maximal de liens que peut avoir une
occurrence de E1 avec les occurrences de E2. En général, ce nombre est 1 ou "N" (plusieurs
fois). date quantité
La cardinalité minimale (min) désigne le nombre minimal de liens que peut avoir une
occurrence de E1 avec les occurrences de E2. En général, ce nombre est 1 ou 0.

Démarche :

Pour calculer la cardinalité, se POSITIONNER sur l'entité concernée et regarder EN FACE combien de
fois l'une de ses occurrences participe à l'association. Client Produit
Puis, se DEPLACER du côté de l'autre entité et faire la même chose dans l'autre sens. 1-N Commander 1-N
Date
Exemples : quantité
a. Association 1-1 : Un client donné ne commande qu’un seul produit. Un produit donné n’est
commandé que par un seul client.

1-1 1-1 Produit Figure 10. Exemple d'association de type M-N


Client commande

Remarques :
Figure 7. Exemple d'association de type 1-1
- On peut avoir une association réflexive au niveau de la même entité.
- Une association peut l’être entre plus que deux entités.
- Association 1-N : Un client donné commande plusieurs produits. Un produit donné n’est
commandé que par un seul client.

IV.Règles générales
1-N
Client commande 1-1 Produit Choix des noms

• On ne peut pas avoir deux entités/associations ayant le même nom.


Figure 8. Exemple d'association de type 1-N • On ne peut pas avoir deux propriétés ayant le même nom dans la même entité ou association,
Remarque : La cardinalité « un à plusieurs » (1-N) peut être aussi « zéro à plusieurs » (0-N) dans le par contre c’est permis si elles sont dans des entités ou associations différentes.
cas où un client peut ne pas commander de produit. • De préférence:
o Eviter les caractères spéciaux (guillemet, apostrophe, ponctuation, accents) et les espaces
- Association M-N : Un client donné commande plusieurs produits. Un produit donné est dans les noms des entités, propriétés et espaces.
commandé par un ou plusieurs clients. o Utiliser des verbes pour les association et des noms pour les entités et les propriétés.

15 16
Un inscrit est identifié par un numéro et on doit mémoriser son nom, prénom, adresse, téléphone et
Choix des propriétés, des entités et des associations adresse e-mail.
Un inscrit peut faire zéro, un ou plusieurs emprunts qui concernent chacun un et un seul exemplaire.
Une entité possède au moins une propriété (sa clé primaire). Pour chaque emprunt, on connaît la date et le délai accordé (en nombre de jours).
Chaque entité doit posséder une clé primaire.
Une association peut ne pas avoir de propriétés. Solution :

Ne pas ajouter d’attribut calculable à partir d’autres attributs.


Les différents attributs associés à ces spécifications peuvent être résumés comme suit :
L'élimination des associations fantômes redondantes ou en plusieurs exemplaires.
Nom de l’attribut Désignation de l’attribut
Association fantôme RefLiv Référence du livre
Si toutes les cardinalités d’une association sont toutes 1,1 : c’est une association fantôme. On doit éviter ces TitreLiv Titre du livre
associations en fusionnant les entités concernées. AnnParLiv Année de parution du livre
Exemple : ResLiv Résumé du livre
TypLiv Type du livre
NomAut Nom de l’auteur
PrenAut Prénom de l’auteur
DatNaisAut Date de naissance de l’auteur
PaysAut Pays d’origine
NumIns Numéro de l’inscrit
NomIns Nom de l’inscrit
PrenIns Prénom de l’inscrit
AdrIns Adresse de l’inscrit
TelIns Téléphone de l’inscrit

V.Démarche à suivre pour produire un schéma E/A EmailIns Adresse e_mail de l’inscrit
DatEmp Date de l’empunt
Démarche
DelaiEmp Nombre de jours accordé à l’emprunt

Afin de pouvoir produire un schéma E/A relatif aux spécifications d’une étude de cas, on procède comme Les entités avec leurs attributs sont :
suit : Nom de l’entité Attributs de l’entité
1. Recueillir les besoins et identifier les différents attributs. Livre RefLiv, TitreLiv, AnnParLiv, AnnParLiv, ResLiv, TypLiv
2. Regrouper les attributs par entités. Auteur NomAut, PrenAut, DatNaisAut, DatNaisAut, PaysAut
3. Identifier les associations entre les entités ainsi que les attributs y associés. Inscrit NumIns, NomIns, PrenIns, AdrIns, TelIns, EmailIns
4. Evaluer les cardinalités des associations.
Les associations entre les entités :
Exemple illustratif : Gestion d’une bibliothèque Nom de l’association Entités participantes Attributs associés
Spécifications : Rédiger livre et a u t e u r -
Emprunter Livre et inscrit DatEmp, DelaiEmp
Il s’agit d’informatiser le système de gestion des emprunts d’une bibliothèque. On fixe au développeur les règles
de gestion suivantes :
Enfin, le modèle E/A se présente comme suit :
Pour chaque livre, on doit connaître le titre, l'année de parution, un résumé et le type (roman, poésie,
science fiction, ...).
Un livre peut être rédigé par aucun (dans le cas d'une œuvre anonyme), un ou plusieurs auteurs dont
on connaît le nom, le prénom, la date de naissance et le pays d'origine.
Chaque exemplaire d'un livre est identifié par une référence composée de lettres et de chiffres et ne
peut être paru que dans une et une seule édition.

17 18
enregistre le score de chaque joueur dans le match. Chaque match est identifié par un code (unique), un
niveau indiquant le numéro de tour dans le tournoi et un numéro.

Figure 11 : Modèle E/A de l’exemple illustratif

VI.Application

Proposer le schéma Entité Association pour chacun des cas suivants :

Application 1

Le gestionnaire d’une bibliothèque désire créer une base de données pour enregistrer des informations sur un
ensemble de magasines de celle-ci. Un magazine est caractérisé par un titre, un numéro d’ordre, un type
(magasine scientifique, de gestion etc.) et une date de publication. Il est édité par un éditeur. Celui-ci est
caractérisé par un code, un nom et une adresse. Il peut éditer plusieurs magasines. Un magasine contient
plusieurs articles. Un article est caractérisé par un code, un titre, un sujet général et par le numéro de la
première page dans laquelle il a été publié. Il est généralement publié dans un seul magasine et il peut être
écrit par plusieurs auteurs. Un auteur peut écrire plusieurs articles. Il est caractérisé par un code, un nom et
une nationalité.

Application 2
L’association sportive d’une université organise régulièrement des tournois de tennis et les étudiants peuvent
s’y inscrire.
Afin de se faciliter la tâche, l’association sportive désire mettre en place une application de gestion des
tournois en créant une base de données gérant les informations sur les tournois, les joueurs et les matchs.
Un tournoi possède un identifiant, une date limite d’inscription, un nombre maximum de joueurs possibles, un
nombre de joueurs inscrits et un nombre de tours.
Pour s’inscrire à un tournoi, un joueur fournit comme identifiant leur adresse mail à l’université ainsi que son
nom et son prénom. Il peut s’inscrire à n’importe quel tournoi organisé par l’association sportive.
Dans un tournoi, un match se joue entre 2 joueurs, et l’un des deux sera le vainqueur. Pour l’historique, on

19 20
Chapitre : 3 I. Généralités
Définition : Le modèle relationnel est un modèle logique associé aux SGBD relationnels.
Exemples : Oracle, DB2, SQLServer, Access, Dbase, etc.
Le modèle relationnel
Objectifs du modèle relationnel :
- Indépendance physique : indépendance entre programmes d’application et représentation interne

Objectifs spécifiques de données.


- Traitement des problèmes de cohérence et de redondance de données : problème non traité au
A la fin de ce chapitre, l’étudiant doit être capable de :
niveau des modèles hiérarchiques et réseaux.
- Apprendre les notions de base du modèle relationnel
- Développement des LMD non procéduraux : modélisation et manipulation simples de données,
- Identifier les correspondances avec le modèle E/A
langages faciles à utiliser.
- Traduire un modèle E/A en un modèle relationnel
- Devenir un standard.
- Dégager les dépendances fonctionnelles
- Normaliser une relation

Plan du chapitre II.Concepts de base


I. Généralités Relation
II. Concepts de base Définition : Une relation R est un ensemble d’attributs {A1, A2,…, An}.
III. Traduction E/A - relationnel
IV. Les dépendances fonctionnelles Notation : R(A1, A2, …, An)

V. Normalisation
Exemple : Soit la relation Produit(numPd, designPd, puPd)

Volume horaire La relation Produit est l’ensemble des attributs {numPd, designPd, puPd}

6 heures
Remarque : Chaque attribut Ai prend ses valeurs dans un domaine dom(Ai).
Exemple : Le prix unitaire puPd est compris entre 0 et 10000. D’où dom(puPd) = [0, 10000].

Tuple
Définition : Un tuple est un ensemble de valeurs t=<V1 V2 … Vn> où Vi appartient à dom(Ai).
Il à noter que Vi peut aussi prendre la valeur N U L L .

Exemple : <2, ‘Prod1’, 300>

Contraintes d’intégrité
Définition : Une contrainte d'intégrité est une clause permettant de contraindre la modification de tables,
faite par l'intermédiaire de requêtes d'utilisateurs, afin que les données saisies dans la base soient
conformes aux données attendues.

Types :
- Clé primaire : ensemble d’attributs dont les valeurs permettent de distinguer les tuples les uns
des autres (identifiant).

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Notation : la clé primaire doit être soulignée.
Exemple :
L’attribut numPd présente la clé primaire de la relation Produit.

- Clé étrangère : attribut qui est clé primaire d’une autre relation.
Notation : La clé étrangère doit être précédée par #.
Exemple :
Produit (numPd, designPd, puPd, # numFr) Traduisez ce modèle E/A ci-dessus en modèle relationnel.
Le tuple Produit (1, ‘Produit1’, 100, 1) signifie que le produit de numéro 1 est
pourvu par le fournisseur numéro 1. IV.Dépendances fonctionnelles (DF)

- Contraintes de domaine : les attributs doivent respecter une condition logique.


Soit R (X, Y, Z) une relation où X, Y, et Z sont des ensembles d’attributs. Z peut être vide.
On dit que Y dépend fonctionnellement de X ou X détermine Y noté (X Y) si étant donné une valeur de
X, il lui correspond une valeur unique de Y.
III.Traduction E/A - relationnel
Exemple : Soit la relation PRODUIT (NumProd, Dési, PrixUni)
Règles
NumProd
Pour traduire un modèle E/A en modèle relationnel, on applique les règles suivantes :
Dési, Dési
- Chaque entité devient une relation. Les attributs de l’entité deviennent attributs de la relation.
PrixUni
- L’identifiant de l’entité devient clé primaire de la relation.
- Chaque association 1-1 est prise en compte en incluant la clé primaire d’une des relations
Remarque : Il est essentiel de bien remarquer qu’une dépendance fonctionnelle (en abrégé, DF) est une
comme clé étrangère dans l’autre relation.
assertion sur toutes les valeurs possibles et non pas sur les valeurs actuelles : elle caractérise une
- Chaque association 1-N est prise en compte en incluant la clé primaire de la relation dont la
intention et non pas une extension d’une relation.
cardinalité maximale est N comme clé étrangère dans l’autre relation.
- Chaque association M-N est prise en compte en créant une nouvelle relation dont la clé primaire
et la concaténation des clés primaires des relations participantes. Les attributs de l’association V.Normalisation
sont insérés dans cette nouvelle relation.

Objectifs de la normalisation
Application 1
Exemple : Soit la relation COMMANDE_PRODUIT (NumProd, Quantite, NumFour, Adresse).
L’exemple du modèle E/A élaboré dans le chapitre précédent (Chapitre 2, IV.2. Exemple illustratif) se
traduit en modèle relationnel comme suit :
NumProd Quantite NumFour Adresse
CLIENT (numCl, nomCl, prenomCl, datenaisCl, adrCl)
101 300 901 Av. Hbib Bourguiba
PRODUIT (numPd, designPd, puPd, #numFr)
104 1000 902 Av. 7 Novembre
FOURNISSEUR (numFr, rsFr, emailFr, adrFr)
112 78 904 Rue 20 mars
COMMANDE (#numCl, #numPd, dateCd, qtePc)
103 250 901 Av. Hbib Bourguiba
Application 2
Soit le modèle Entité/association suivant : Cette relation présente différentes anomalies.
- Anomalies de modification : Si l’on souhaite mettre à jour l’adresse d’un fournisseur, il faut le
faire pour tous les tuples concernés.
- Anomalies d'insertion : Pour ajouter un nouveau fournisseur, il faut obligatoirement fournir des
valeurs pour NumProd et Quantité.
- Anomalies de suppression : La suppression du produit 104 fait perdre toutes les informations
concernant le fournisseur 902.

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Pour faire face à ce genre de problèmes, on a recours à la normalisation afin de :
1. Supprimer les problèmes de mise à jour
2. Minimiser l'espace de stockage (élimination des redondances).

Première forme normale (1FN)

Définition : Une relation est en 1FN si tout attribut est atomique (n’est pas décomposable).
Exemple : La relation DEPARTEMENT (Nom, Adresse, Tel) n’est pas en 1FN si l’attribut Adresse peut
être du type [73, Rue 20 Mars, Tunis].

Deuxième forme normale (2FN)


Définition : Une relation est en 2FN si :
- elle est en 1FN ;
- tout attribut non clé primaire est dépendant de la clé primaire entière.

Exemple :
La relation CLIENT (NumCli, Nom, Prénom, DateNaiss, Rue, CP, Ville) est en 2FN.
La relation COMMANDE_PRODUIT(NumProd, Quantite, NumFour, Ville) n’est pas en 2FN car
on a :

NumProd, NumFour Quantité

NumFour Ville.

La décomposition suivante donne deux relations en 2FN :


COMMANDE (NumProd, NumFour, Quantité) ;
FOURNISSEUR (NumFour, Ville).

Troisième forme normale (3FN)


Définition : Une relation est en 3FN si :
- elle est en 2FN ;
- il n’existe aucune DF entre deux attributs non clé primaire.

Exemple :
La relation COMPAGNIE (Vol, Avion, Pilote) est en 2FN mais pas en 3FN car on a les DF
suivantes :
Vol Avion

Avion Pilote
On note des anomalies de mise à jour sur la relation COMPAGNIE : Il n’est pas possible
d’introduire un nouvel avion sur un nouveau vol sans préciser le pilote correspondant.
La décomposition suivante donne deux relations en 3FN qui permettent de retrouver toutes les
DF :
R1 (Vol, Avion)
R2 (Avion, Pilote).
Les relations R1 et R2 sont en 3FN.

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