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Correction contrôle final 2017/2018

1) S’agissant de l’agrégat « 𝑀2 − 𝑀1 » :
d-) Aucune de ces réponses
Justification : l’agrégat « 𝑀2 − 𝑀1 » (épargne à vue), regroupe l’ensemble des placements à vue
(compte sur carnet et plan d’épargne) détenus par les agents non financiers auprès des banques
de second rang. Ces actifs ont la particularité d’être liquides, non transférables et rapportant un
rendement.

2) S’agissant des ressources à caractère non monétaire :


d-) Aucune de ces réponses
Justification : les ressources à caractère non monétaire est l’une des contreparties de la masse
monétaire (reliée négativement à 𝑀3 ) et elles incluent des actifs non monétaires ne faisant pas
partie de la définition de 𝑀3 , elles regroupent notamment :
✓ Capital et réserves des institutions de dépôts ;
✓ Les engagements non monétaires des autres institutions de dépôts, plus précisément, les
dépôts réglementés et de garantie, les emprunts subordonnés, les certificats de dépôts
émis et ayant une durée résiduelle supérieure à 2 ans, ainsi que les obligations.

3) S’agissant des créances nettes sur l’administration centrale :


d-) Aucune de ces réponses
Justification : les créances nettes sur l’administration centrale représentent l’une des contreparties
de la masse monétaire (reliée positivement à 𝑀3 ).
4) Analyse de l’évolution des agrégats de la monnaie, et la déduction de la préférence des
agents non financiers :

D’après le tableau 1 (qui retranscrit l’évolution des différentes composantes des agrégats de la
monnaie en %), la variation positive (+6,5%) qu’a connu la masse monétaire au sens large M3 (ou
encore la création monétaire observée sur cette période) peut-être expliqué, d’une part, par la
variation positive (+6,8%) de la masse monétaire au sens étroit (circulation fiduciaire + dépôts à
vues qui ont connus tous les deux des hausses respectives de l’ordre de 9,3% et 5,8%). Ceci traduit
en outre la préférence des agents économiques non financiers pour la liquidité.
D’autre part, par une amélioration de l’épargne totale (5,6%), étant donné que l’épargne à vue a
évoluée de 9,5% et l’épargne à terme de 3,5%. Ce qui traduit la préférence des agents non
financiers pour l’épargne à vue (actifs liquides non transférables et rapportant un rendement ;
placements à vue).
Par ailleurs, cette préférence pour la liquidité des ANF est traduite par les données du tableau 3,
dans la mesure où, on remarque une hausse générale des prix (inflation) entre les deux périodes
qui serait la résultante d’un accroissement de l’activité économique (hausse de la croissance du
PIB nominal en % entre les deux périodes) (augmentation du revenu, de la demande de biens et
services et de la demande de monnaie), et une hausse du taux d’intérêt nominal (taux d’intérêt
qui est défini au moment de la création d’un emprunt ou d'un prêt).

5) Calcul des contributions des contreparties de la masse monétaire à la création monétaire :


Sachant que 𝑀3 pour l’année 𝑁 est de 700, et que son évolution entre 𝑁 et 𝑁+1 est de 6,5% donc
𝑀3 pour l’année 𝑁+1 est de l’ordre de 700 + 0,065 ∗ 700 = 745,5
Par conséquent la variation en valeur de 𝑀3 entre 𝑁 et 𝑁+1 est de : 745,5 − 700 = 45,5

*Contribution des Créances sur l’économie :


74,4
∗ 100 = 163,51%
45,5
On remarque que la contribution des créances sur l’économie à la création monétaire (variation
de 𝑀3 ) est très importante ce qui signifie que le montant des crédits accordés à l’économie par
les institutions de dépôts entre les deux périodes est très considérable. Ce qui rejoint l’analyse de
la question précédente, dans la mesure ou la préférence des agents non financiers pour la
liquidité, explique l’augmentation de la demande de monnaie et par la même occasion la
demande de crédit.

*Contribution des Réserves internationales nettes :


−20,8
∗ 100 = −43,95%
45,5

La contribution des réserves internationales nettes est négative, ce qui signifie que les avoirs
extérieurs nets (ou encore créances nettes des ID sur les non-résidents) ont diminués entre les
deux périodes. Au niveau macroéconomique ceci se traduit par un déficit de la balance des
paiements (entrées en devises < sorties en devises).

6) La part des dépôts à vue dans la masse monétaire 𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑚𝑜𝑛é𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 = 𝐵𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡𝑠 +
𝐷é𝑝ô𝑡𝑠 à 𝑣𝑢𝑒 = 700

𝐷é𝑝ô𝑡𝑠 à 𝑣𝑢𝑒 = 0,9 ∗ 700 = 630 donc 𝐵𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡𝑠 = 700 − 630 = 70

6.1- Calcul du coefficient de préférence du public pour les billets :

𝐵 𝐵 70
𝑏 = 𝑀 = 𝐵+𝐷 = 70+630 = 0,1

Si b augmente, cela signifie que la demande de monnaie des ANF a augmentée, par conséquent
les banques de second rang devront satisfaire cette demande, c’est-à-dire qu’elles devront créer
plus de monnaie pour assouvir (synonyme de satisfaire) le besoin en liquidité.
Dans le cas contraire si b diminue, cela signifie que la demande de monnaie a diminuée, et par
conséquent les banques vont créer moins de monnaie.

6.2- Déduction de la monnaie banque centrale, sachant que les réserve des banques auprès de la
banque centrale s’élèvent à 63 :

La banque centrale émet ce qu’on appelle la monnaie banque centrale (ou monnaie de base)
avec ses deux principales composantes :
➢ La monnaie fiduciaire en circulation dans l’économie, à laquelle il faut ajouter les dépôts
des agents non bancaires auprès de la banque centrale. (Seule cette composante fait partie
de la masse monétaire) ; ➔ Billets en circulation (B)

➢ Les disponibilités des agents bancaires (banques) sous forme de monnaie fiduciaire en
caisse (RE) ou sous forme de comptes courants créditeurs auprès de la banque centrale
(RO). (Cette composante ne fait pas partie de la masse monétaire). ➔ Réserves (R = RE
+ RO)
MBC = B + R

𝑀𝐵𝐶 = 70 + 63 = 133

6.3- Calcul du diviseur de crédit :


▪ Le diviseur de crédit est donné par : 𝑑 = 𝑏 + 𝑔 ∗ (1 − 𝑏)

Il faut déterminer le taux de la réserve obligatoire : celui-ci est calculé sur la base des dépôts à
vue
𝑅 = 𝑅𝑂 + 𝑅𝑂 Sachant que les 𝑅𝐸 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑛𝑢𝑙𝑙𝑒𝑠 𝑅 = 𝑅𝑂 = 63
63 63
▪ Le taux de réserves obligatoires est de : 𝑔 = 630 = 630 = 0,1 = 10%

Donc 𝑑 = 0,1 + 0,1 ∗ (1 − 0,1) = 0,19

Pour chaque Dh accordé sous forme de crédit, les banques de second rang devront disposer d’au
moins 0,19Dh sous forme de monnaie banque centrale.

Si les banques décident d’accorder de nouveaux crédits à hauteur de 100 elles auront besoin de :
𝛥𝑀𝐵𝐶 = 𝛥𝑀 ∗ 𝑑

𝛥𝑀𝐵𝐶 = 100 ∗ 0,19 = 19

Si les banques de second rang décident d’accorder de nouveaux crédits à hauteur de 100 elles
auront besoin de 19 sous forme de MBC.

6.4- Variation des billets et des dépôts si la banque centrale décide d’accorder le refinancement
aux banques de second rang :

La fuite en billet :
𝐵 = 𝑏 ∗ 𝛥𝑀

𝐵 = 0,1 ∗ 100 = 10 Pour faire face à la fuite de billets

Donc les billets devraient varier de 10.

Les nouveaux dépôts : 𝑁𝐷 = 𝑛𝑜𝑢𝑣𝑒𝑎𝑢𝑥 𝑐𝑟é𝑑𝑖𝑡𝑠 − 𝑓𝑢𝑖𝑡𝑒 𝑒𝑛 𝑏𝑖𝑙𝑙𝑒𝑡𝑠


𝑁𝐷 = 100 − 10 = 90

Les dépôts devraient varier de 90.

6.5- S’agissant du diviseur de crédit :


c-) Il implique une offre de monnaie endogène
✓ Le principe du diviseur repose sur l’hypothèse que c’est la monnaie crée par les banques
commerciales qui déclenche le recours à la monnaie banque centrale. Autrement dit le
diviseur de crédit traduit tout simplement une situation de besoin de financement des
banques commerciales auprès de la banque centrale, suite à l’octroi de nouveaux crédits.
𝑀 ==> 𝑀𝐵𝐶 (Raison pour laquelle on dit, dans le cas du diviseur de crédit que l’offre
de monnaie est endogène).