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1 Introduction

recherches relatives à la caractérisation des marques de société dans le


œx�
Par commodité, nous avons repris la distinction généralement admise entre
« texte » et « discours », en réservant chacun de ces termes pour désigner
respectivement soit l'objet empirique (texte) considéré indépendamment de
ses conditions de production, soit l'objet empirique avec ses conditions de
production (discours). À elle seule, cette distinction justiije, en son plincipe,
la dénomination d' « analyse du discours », appliquée à la désignation d'un
domaine qui prend pour objet d'étude une entité linguistique (le texte) étudié
en fonction de paramètres qui permettent d'en cohtextualiser l'interprétation.
Cet ouvrage d'initiation a pour but d'introduire le lecteur - étudiant,
enseignant ou amateur éclairé - aux horizons les plus divers d'un domaine
en plein-e expansion dont les centres d'i11térêt englobent tin en�inble de
p_roductions qui va de l'espacelittéraire aux sciences de l'information.

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4 La, question des types et le problème de la compétence

-. - . 1
1

tielle). L'interférence constante de ces deux dimensions détermine l'effet dê:,::·.


texte ainsi défini {ibid., 58) : « Il (l'effet de texte) apparaît comme le résul�(,It 1
do passage ( ... ) de la linéarité de l'énoncé à la "figure", de la séqueriê�i:t''.' l
textuelle comme suite linéaire d'unités linguistiques (connexité) à la recons;\:{ i
truction (cognitive) de cette séquence comme un tout signifiant cohésif (coh�2)\\t:
sion et progression) et cohérent (cohérence et pertinence).» //\'.}: \

2.4 r:::.:!:.es de textes et prototypes


'.11, 1
-·.::::\._ 1
La recherche d'une base d'étude pertinente consiste alors à assigner à la'.:y;
lin-guistique textuelle « la théorisation des formes textuelles-séquentielles de·-)
h disGursivité » (J.-M. Adam, 1987, 56). -
Ce principe permet de revenir s_ur la-définition du textë:�.en -ia précisant :
---<< Un TEXTE est une structure hiérarchique complexe comprenant n
séquences - elliptiques ou complètes - de même- type ou_ de types diffé­
rents» (1992, 24). En schéma:
.- -- .) .

T. structure séquentielle-.-- n séq.-(elliptiques/complè�es).


- .
- . - .

--_ Mais qu'est-ce qu'une séquence ? Dri point d� vue formel, ùrie séquence-'-
s; analyse corrime une combinatoire de -propositions:: À ce titre, 'là -séquence
estune unité constituée (qui se recompose de propositions articulées entre
elles); mais elle est également, à un niveau d'intégration supérieur, une unité-_
constituante (les suites de propositions .dêfip.issènt des macro-propositions).
Ainsi : .« L� Séquence, unité constituante qu texte, est compe>sée de paquets
· ·de propositions (les macro-propositions), elles.mêmes constihlées den _propo-_
sition� » (1992, _29) ; d'autre part « Les propositions- �oritlès êôrilp_ôsante_s
d'une unité supérieure, 1a macroproposition; elle-même unité constituante de
1a:s·équ�nèe, elle-:mêine unité constituante du texte » ·(ibid., 30);
. ·. . . - .. -
schéma :
-
En
.. . .

_ T. une seQle séquence (narrative," argumentativ�. etc�) ·


. --• pl�sieurs séqu<!nces
Dans la- mesuré OÙ le texte �St une-<< strµcture séquentielle_ hétérogène:_» ·.
-((bief.;� J 1), et à-'là _êonditiop: qu'un--iexte comporte plùsieùrs séquences, if·
exfate deux modes principaux d'agencement des séquences:

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