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Lundi 24 Mai 2021

Lundi 24 Mai 2021


L’état de rapprochement bancaire
L’état de rapprochement bancaire permet de rapprocher, à une même date, le solde du relevé
bancaire avec le solde du compte banque en comptabilité.
Sommaire
1)- Pourquoi faut-il établir un rapprochement bancaire ?
2)- Comment établir un état de rapprochement bancaire ?
3)- Modèle d’état de rapprochement bancaire

Il n’est pas obligatoire d’établir un état de rapprochement bancaire mais ce dernier est un outil de
contrôle efficace pour les comptes 512, un outil qui permet de connaître la situation réelle de la
trésorerie et un outil d’information très utile pour la comptabilité.
1)- Pourquoi faut-il établir un rapprochement bancaire ?
Le rapprochement bancaire est nécessaire car il existe des décalages entre :
- la date d’inscription d’un encaissement ou d’un décaissement sur le relevé bancaire,
- et la date à laquelle il convient de procéder à la comptabilisation d’un encaissement ou d’un
décaissement.
Voici quelques précisions sur les dates d’enregistrement des encaissements et des décaissements :
- lorsque l’on effectue un règlement par chèque ou par virement, le décaissement doit être comptabilisé à
la date d’émission
- du chèque (alors qu’il sera débité plus tardivement en banque),
- lorsque l’on reçoit un règlement par chèque, l’encaissement doit être comptabilisé lorsque la remise à
la banque est effectuée et un virement lorsque l’avis de crédit est obtenu (alors qu’il sera crédité plus
tardivement en banque).
De plus, le rapprochement bancaire est un outil de contrôle qui permet de détecter des erreurs
éventuelles dans la comptabilisation des opérations de trésorerie, des omissions, des vols…
2)- Comment établir un état de rapprochement bancaire ?
Pour établir un état de rapprochement bancaire, il faut tout d’abord réunir les éléments suivants :
- les extraits de compte sur la période visée,
- le grand-livre ou l’extrait du compte 512 concerné,
- le dernier état de rapprochement bancaire,
- et les justificatifs des mouvements de trésorerie (souches de chèques, remises de chèques, remises
d’espèces…).
Ensuite, il convient de mettre en place un tableau pour réaliser l’état de rapprochement bancaire.
Ce tableau peut être construit ainsi :
1)- une première ligne avec le montant figurant sur le relevé bancaire,
2)- ensuite, un tableau à deux colonnes qui comportera les montants débiteurs et créditeurs qui sont
enregistrés en banque en comptabilité mais qui n’apparaissent pas sur le relevé bancaire,
3)- puis un tableau à deux colonnes qui comportera les montants débiteurs et créditeurs qui figurent sur
le relevé bancaire mais qu’on ne retrouve pas en comptabilité,
4)- une ligne qui calcule le solde bancaire théorique en comptabilité,
5)- une ligne avec le montant figurant dans le compte banque en comptabilité,
6)- et une dernière ligne calculant l’écart entre les deux lignes précédentes.
Lorsque le rapprochement bancaire est terminé, il ne doit plus y avoir d’écart dans la dernière ligne. De
plus, les mouvements qui expliquent cet écart doivent être justifiés et éventuellement corrigés lorsque
c’est nécessaire.
Pour que l’établissement du rapprochement bancaire soit plus simple, il doit être établi assez souvent au
risque de devoir pointer beaucoup de mouvements en cas d’écart et de se rendre compte trop
tardivement d’erreurs aux conséquences plus ou moins importantes.
Par exemple :
Lorsqu’un budget de trésorerie est établi, on part généralement du solde du ou des comptes bancaires en
comptabilité.
Si ces derniers sont faux, le budget de trésorerie est également faux.
3)- Modèle d’état de rapprochement bancaire
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Voici un modèle possible d’état de rapprochement bancaire :
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Les journaux comptables
Pour tenir une comptabilité, il convient de mettre en place des journaux comptables, avec
obligatoirement un journal général qui constitue le support légal de la comptabilité.
La plupart des entreprises utilisent pour des raisons pratiques plusieurs journaux comptables (appelés
journaux auxiliaires) qui sont ensuite centralisés dans le journal général (appelé journal
centralisateur) : journal des achats, journal des ventes, journal de banque, journal de caisse…
Sommaire
Composition des journaux comptables
Journaux comptables : débit et crédit
Les principaux journaux comptables

Composition des journaux comptables


Les journaux comptables comportent obligatoirement les informations suivantes :
- date de l’opération comptabilisée,
- comptes mouvementés par l’écriture comptable,
- libellé de l’écriture comptable,
- montants de l’opération comptabilisée.
Journaux comptables : débit et crédit
Les colonnes prévues pour l’inscription des montants sont au nombre de 2 :
- la colonne des débits,
- et la colonne des crédits.
Deux articles séparés abordent ces notions :
- Le débit en comptabilité
- Le crédit en comptabilité
Les opérations comptabilisées dans les journaux comptables doivent être équilibrées :
DEBIT = CREDIT
Les principaux journaux comptables
Une entreprise utilise généralement les journaux comptables suivants :
Journal des achats, journal des ventes, journaux de trésorerie et journal des opérations diverses.
Le journal des achats
Le journal des achats contient toutes les écritures d’achats de marchandises ou de matières premières et
de frais généraux de l’entreprise (loyers, publicité, entretien, crédit-bail, honoraires, téléphone…).
Parfois, les frais généraux sont même comptabilisés dans un journal spécifique (journal des frais
généraux par exemple).
L’écriture comptable dans un journal des achats a généralement la forme suivante :
Le compte fournisseur (comptes de classe 401 du SCF) où est inscrit le montant de la dette TTC au
crédit, un compte de charge (comptes de classe 60, 61 et 62 du SCF) où est inscrit le montant HT de
l’achat effectué ou des frais généraux au débit, et un compte de TVA déductible (comptes de classe 4456
du SCF) où est inscrit le montant de la TVA au débit.
Le journal des ventes
On comptabilise dans ce journal toutes les factures de ventes établies par l’entreprise.
Les comptes utilisés dans ces journaux sont principalement :
Le compte client (comptes de classe 411 du SCF) où est inscrit le montant de la créance TTC au débit,
un compte de produit (comptes de classe 70 du SCF) où est inscrit le montant HT de la vente ou de la
prestation de service au crédit, et un compte de TVA collectée (comptes de classe 4457 du SCF) où est
inscrit le montant de la TVA collectée au crédit.
Les journaux de trésorerie
Les journaux de trésorerie sont utilisés pour comptabiliser toutes les opérations liées à la ou les
banque(s) et éventuellement à la ou les caisse(s) possédées par l’entreprise.
Les comptes utilisés dans ces journaux sont essentiellement des comptes de bilan : règlements des dettes
et encaissements des créances, avec en contrepartie le compte de trésorerie :
- il s’agit des comptes de classe 512 pour les banques,
- et des comptes de classe 53 pour les caisses.
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Le journal des opérations diverses
Le journal des opérations diverses, appelé journal des OD en abrégé, est utilisé pour comptabiliser
toutes les opérations qui ne rentrent pas dans les 3 types de journaux précédents (achats, ventes et
trésorerie).
Ainsi, on y comptabilise notamment : les écritures de paie, de TVA, d’amortissements des
immobilisations, de provisions, les écritures de bilan…
Il est également possible de diviser les opérations diverses en plusieurs journaux : journal de TVA,
journal des salaires, journal des dotations aux amortissements…
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Les états financiers d’une entreprise
La plupart des entreprises doivent établir et présenter des états financiers.
Derrière ce terme se cache une notion assez simple en comptabilité.
En effet, il s’agit généralement des comptes annuels.
On vous propose une fiche complète portant sur les états financiers d’une entreprise et répondant
aux questions :
Qu’est-ce qu’un état financier ?
Quelles entreprises doivent établir des états financiers ?
Quels sont les principaux tableaux à construire ?
Qui est tenu de les publier ?
Sommaire
Un état financier, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?
Quelles entreprises doivent établir des états financiers ?
Quels sont les principaux tableaux financiers à construire ?
Quelles sont les entreprises tenues de déposer et rendre publics leurs états financiers ?

Un état financier, qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?


Par définition, un état financier est un document comptable qui donne des informations sur la
situation d’une d’une entreprise. Ces informations peuvent concerner l’état de sa structure financière,
la composition de son patrimoine, l’évaluation de ses performances et la mesure de sa rentabilité.
Les états financiers synthétisent de façon claire et structurée les événements qui ont affecté une
entreprise tout au long de son existence ainsi que les transactions qu’elle a réalisées avec des tiers.
Ils permettent à tout lecteur de comptes :
- de mener des analyses précises notamment dans le cadre d’opérations de reprise d’entreprise,
d’évaluation de sociétés,
- de fusion, scission ou apport partiel d’actifs;
- d’effectuer des comparaisons dans le temps (les états financiers d’une même entreprise sont
comparés chaque année) ;
- de réaliser des comparaisons dans l’espace (les états financiers d’une entreprise sont comparés à ceux
d’une entreprise concurrente) ;
- de prendre des décisions (les équipes dirigeantes d’une entreprise les utilisent comme support,
véritable outil d’aide à la décision).
Les états financiers s’adressent à tout intéressé :
Les associés, les actionnaires, les dirigeants, les salariés, les banquiers, les investisseurs et à toute
personne y trouvant un intérêt.
Quelles entreprises doivent établir des états financiers ?
En principe, toutes les entreprises commerciales, artisanales, industrielles ou libérales doivent
construire des états financiers.
Toutefois, l’étendue des obligations diffère selon la nature de l’activité (bénéfices industriels et
commerciaux –BP, bénéfices non commerciaux –BNC ou bénéfices agricole -BA) et la taille de
l’entreprise (micro-entreprises, petite entreprise ou entreprise de taille normale).
Les mesures les plus contraignantes sont prévues pour les sociétés et notamment les sociétés
commerciales (société par actions, société à responsabilité limitée unipersonnelle -EURL ou
Pluripersonnelle -SARL, société en nom collectif -SNC, société anonyme -SA, société en commandite
simple -SCS ou société en commandite par actions -SCA) et assimilées (principalement les sociétés
d’exercice libéral, etc.).
Elles doivent généralement établir tous les états financiers recensés ci-dessous, sous réserve de quelques
dispenses et aménagements.
Les entreprises individuelles sont généralement dispensées de produire certains documents (et
notamment l’annexe qui est présentée ci-dessous, sauf pour les « grandes entreprises individuelles »).
Elles peuvent généralement se limiter à l’établissement d’un bilan et d’un compte de résultat.
On notera ici que les plus petites structures sont purement et simplement dispensées de tenir une
comptabilité et d’établir des états financiers.
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Il s’agit des entreprises relevant de l’un des régimes du micro au sens fiscal (régime du micro-BNC ou
régime du micro-BIC).
Elles bénéficient d’allègements comptables extrêmement importants.
Pour plus d’informations sur les obligations comptables applicables à chaque activité :
- La comptabilité des professions libérales,
- La comptabilité des artisans,
- La comptabilité des commerçants,
- La comptabilité d’une SCI,
- La comptabilité d’un micro-BP
- La comptabilité d’un mico-BNC.
Quels sont les principaux tableaux financiers à construire ?
État financier n° 1 :
le compte de résultat
Le compte de résultat permet de mesurer la rentabilité dégagée par une entreprise au cours d’une
période appelée exercice comptable.
Il ne reprend que des données issues de l’exercice en question et fait abstraction de celles relatives aux
exercices antérieures.
Il met en opposition, d’une part, l’ensemble des opérations qui ont abouti à créer de la richesse pour
une entreprise (ce sont les produits : chiffre d’affaires, subventions, produits d’exploitation, produits de
cession d’immobilisations) et, d’autre part, celles qui ont eu pour effet de détruire de la richesse (ce
sont les charges : achats et consommations de matières, charges externes, impôts et taxes, charges de
personnel, charges financières et charges exceptionnelles).
Le différentiel représente le résultat net comptable.
Le compte de résultat met généralement en évidence plusieurs sous-résultats afin d’identifier les
performances de l’entreprise à différents niveaux :
Sur le plan opérationnel (activité exercée par l’entreprise) :
C’est le résultat d’exploitation,
Sur le plan financier (politiques de placements des excédents et de financement) :
C’est le résultat financier,
Dans le domaine non courant (événements non courants) :
C’est le résultat exceptionnel.
Par ailleurs, le compte de résultat sert de support au calcul de nombreux ratios.
Il existe différentes modalités de présentation du compte de résultat selon le référentiel dont relève
l’entreprise.
Le SCF par exemple, en prévoit trois : le compte de résultat abrégé, le compte de résultat de base et le
compte de résultat développé.
État financier n° 2 :
Le bilan
Le bilan photographie à un instant « t » donné le patrimoine d’une entreprise.
Il compare, d’un côté ce qu’elle possède (ses actifs classés par ordre décroissant de liquidité :
immobilisations, stocks, créances clients, disponibilités et placements financiers) et, de l’autre, ce
qu’elle doit (ses passifs classés également par ordre de liquidité : capital, réserves légales et statutaires,
report à nouveau bénéficiaire ou déficitaire, provisions, provisions réglementées, dettes financières,
dettes fournisseurs, dettes fiscales et sociales et découverts bancaires).
Un bilan doit toujours être équilibré : le montant total de l’actif doit être égal au montant total du passif.
Le bilan donne des indications sur la situation financière d’une entreprise à un moment précis.
Il permet d’en étudier la structure financière et la solvabilité.
Dans le cadre de ces études, il est généralement retravaillé (certains postes comptes font l’objet de
reclassements) afin d’aboutir à un bilan fonctionnel.
Comme pour le compte de résultat, de nombreux ratios financiers sont calculés depuis un bilan.
Il existe également trois présentations possibles pour un bilan : le bilan abrégé, le bilan de base ou le
bilan développé.
État financier n° 3 :
L’annexe
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L’annexe est une note descriptive qui vient compléter les informations chiffrées figurant dans le
bilan et le compte de résultat.
Elle permet d’exercer une bonne lecture des comptes annuels en apportant un complément
d’informations appropriées.
En effet, en général, l’annexe ne doit contenir que des informations portant sur des opérations, des
postes ou des variations significatives (et ce afin de ne pas noyer le lecture de cet état financier). Son
objectif est de fournir des éléments utiles à la bonne compréhension et à la prise de décision.
Une fois encore, en fonction de la taille de l’entreprise, celle-ci peut être :
- Dispensée d’établir une annexe,
- Tenue de rédiger une annexe complète (l’annexe de base),
- Autorisée à produire une annexe simplifiée voire une annexe abrégée.
Quelles sont les entreprises tenues de déposer et rendre publics leurs états financiers ?
Certaines entreprises sont tenues, en vertu d’une disposition de la loi, de déposer leurs états financiers
(on parle de dépôt de comptes annuels) au greffe du tribunal de commerce dont relève leur siège social.
Cette obligation est instituée, une fois encore, pour les sociétés (EURL, SARL, SAS, SPA, SNC, SCA,
SNC dont tous les associés sont des SARL, des sociétés par actions, des SNC ou des SCS dont tous les
associés sont des SARL ou des sociétés par actions).
Les entreprises individuelles et les sociétés civiles ne doivent donc, en principe, déposer leurs comptes.
Une fois déposés, les états financiers sont, en théorie, publiés au bulletin officiel des annonces civiles
et commerciales (BOAL) et rendus publics.
A partir de ce moment, tout intéressé peut les consulter.
Des lois récentes ont toutefois mis en place une possibilité de rendre confidentiels les comptes
annuels de certaines entreprises.
Conclusion :
Les états financiers d’une entreprise sont généralement composés d’un bilan, d’un compte de
résultat et d’une annexe.
Sous réserve de quelques dispositions particulières, ils ne concernent que les sociétés personnes
morales.
Ils sont, sauf exceptions, rendus publics.
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La balance générale
La balance générale est un document comptable qui récapitule tous les comptes utilisés par une
entreprise au cours d’une période donnée.
Elle est très utilisée car elle permet d’obtenir une information rapide et synthétique des comptes d’une
entité.
On vous propose une fiche répondant aux questions :
Qu’est ce qu’une balance générale ?
A quoi sert-elle ?
Sommaire
Qu’est-ce qu’une balance générale ?
A quoi sert une balance générale ?
Quelle est la différence entre une balance générale, une balance auxiliaire et une balance âgée ?

Qu’est-ce qu’une balance générale ?


Une balance générale est une balance comptable qui reprend l’ensemble des comptes utilisés dans le
plan comptable d’une entreprise qui ont été mouvementés au cours de l’exercice.
Il s’agit des comptes de bilan et des comptes de gestion parmi lesquels on recense notamment :
- Les comptes de capitaux (classe 1),
- Les comptes d’immobilisations (classe 2),
- Les comptes de stocks et en-cours (classe 3),
- Les comptes de tiers (classe 4),
- Les comptes financiers (classe 5),
- Les comptes de charges (classe 6),
- Les comptes de produits (classe 7).
Une balance générale doit présenter un certain nombre d’informations et, à minima :
- Le numéro de compte général,
- Son libellé,
- Le total des mouvements au débit,
- Le total des mouvements au crédit,
- Le solde du compte (débiteur ou créditeur).
Voici un modèle de balance générale :

Une balance générale est obligatoirement équilibrée.


Cela signifie que le total de la colonne « débits » est forcément égal à celui de la colonne « crédits » (ou,
dans notre exemple, « solde débiteur » et « solde créditeur »).
A défaut, elle est déséquilibrée et la cause doit en être recherchée.
A quoi sert une balance générale ?
Avant tout, il convient de souligner ici que la balance générale ne fait pas partie des documents
obligatoires en comptabilité (comme peuvent l’être le grand-livre, le livre-journal ou encore les
comptes annuels).
La balance générale est un état qui fournit une information synthétique sur chaque compte faisant
partie du plan comptable d’une entreprise en indiquant son solde. Son analyse va permettre :
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- d’identifier très rapidement les soldes anormaux pouvant être la conséquence d’une erreur
d’imputation comptable (comptes de charges ou comptes d’actifs créditeurs, comptes de produits ou
comptes de passifs débiteurs) ;
- de mettre en évidence les variations de certains postes d’une année sur l’autre et de les justifier ou, le
cas échéant, de les corriger (la comparaison entre les postes est appelée « révision analytique »).
Dans la plupart des cas, la balance générale est éditée à l’occasion de la clôture de l’exercice ou lors de
l’établissement d’une situation comptable intermédiaire avant les travaux de révision (cet état est appelé
« balance générale de révision« ) puis après (elle est alors appelée « balance générale définitive« ).
Elle tire ses informations du grand-livre, lui-même alimenté par la saisie comptable.
La balance générale définitive va notamment servir de matières premières à la production des comptes
annuels.
Elle peut également être éditée tous les mois, tous les trimestres ou tous les ans pour aider à établir les
déclarations de TVA.
Les cabinets comptables s’appuient généralement sur cet état pour effectuer leurs contrôles en
matière de TVA :
Contrôle « base par taux », rapprochement entre les bases déclarées et les sommes figurant en
comptabilité, etc.
Le motif est toujours le même :
La balance générale donne une informatique globale et synthétique.
Enfin, la balance générale met en évidence la relation entre le bilan et le compte de résultat : la
différence entre les comptes de classe 7 et ceux de classe 6 va constituer le résultat comptable inscrit au
débit du compte 120 ou au crédit du compte 129 (qui représente, par ailleurs, la variation des capitaux
propres).
Quelle est la différence entre une balance générale, une balance auxiliaire et une balance âgée ?
La balance générale reprend tous les comptes généraux du plan de comptes de l’entreprise tandis que la
balance auxiliaire et la balance âgée ne vont recenser que les comptes de tiers ou, autrement dit, les
comptes clients et fournisseurs.
Au sein d’entre eux, l’entreprise devra veiller à bien « individualiser » ses contacts en créant des
comptes auxiliaires qui seront rattachés aux comptes généraux adéquats (le compte 401 pour les
fournisseurs et le compte 411 pour les clients).
Enfin, la balance âgée va apporter une précision supplémentaire par rapport à la balance
auxiliaire :
Elle porte sur l’exigibilité et l’échéance des factures en nombre de jours.
Conclusion :
La balance générale est un document comptable non obligatoire qui recense tous les comptes
utilisés par une entreprise et faisant l’objet d’au moins un mouvement pendant une période
donnée
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Comment classer ses pièces comptables ?
Lorsqu’une entreprise tient elle-même sa comptabilité, elle procède à l’enregistrement des pièces
comptables.
Ses justificatifs comptables peuvent prendre différentes formes (factures d’achats, factures de ventes,
relevés bancaires) mais ils doivent, dans tous les cas, faire l’objet d’un classement rigoureux.
On vous dévoile les bonnes pratiques à adopter en la matière et répond à la question : comment
classer ses documents comptables ?
Sommaire
Les pièces comptables à classer
Le format des justificatifs comptables à classer
La méthode de classement des documents comptables

Les pièces comptables à classer


Traditionnellement, toutes les pièces qui font l’objet d’un enregistrement comptable doivent être
classées ; citons notamment :
- Les factures d’achats et les factures de ventes ;
- Les relevés bancaires, les justificatifs d’opérations bancaires et les brouillards de caisse ;
- Les bulletins de paies, bordereaux de charges sociales, déclarations annuelles ;
- Les déclarations fiscales (déclarations de T.V.A, d’impôt sur les sociétés etc.).
Le classement des pièces comptables présente un intérêt indéniable :
Il contribue à la bonne gestion d’une entreprise et limite le risque de se perdre dans sa comptabilité. Il
génère un gain de temps considérable en permettant, par exemple, à une entreprise de retrouver très
rapidement une facture fournisseurs/clients.
Le format des justificatifs comptables à classer
Le classement peut être effectué :
En format papier
Il convient, dans ce cas, d’utiliser des classeurs en fonction des journaux comptables utilisés par
l’entreprise.
Il est nécessaire de porter une attention particulière au lieu de stockage/archivage afin de ne pas altérer
la qualité des documents (humidité) et de restreindre leur accès à quelques membres seulement.
Par exemple, si l’entreprise tient un journal « achats », un journal « ventes » et un journal « banque »,
elle va utiliser 3 classeurs qui porteront la même dénomination et qui contiendront les pièces
justificatives de chaque journal.
En formation dématérialisé
Les pièces comptables sont numérisées et stockées sur des espaces sécurisés.
L’entreprise doit se prémunir contre le risque de perte de données (sauvegarde sur des disques durs
externes ou CDROM par exemple) et également protéger l’accès à ces informations confidentielles. Il
est tout de même fortement conseillé de conserver les originaux en format papier.
La méthode de classement des documents comptables
Un bon classement doit permettre de retrouver rapidement un justificatif à partir du numéro qui lui
a été attribué dans la comptabilité.
Il existe plusieurs méthodes de classement des pièces comptables, selon la périodicité de saisie et les
caractéristiques propres à l’entreprise.
Voici une des pratiques les plus utilisées.
Tout d’abord, une ventilation des pièces comptables selon leur nature est indispensable (achat, vente,
banque).
Avant tout enregistrement dans les comptes, elles peuvent être classées, par exemple, par ordre
chronologique croissant et ce afin de simplifier le processus de saisie comptable.
Après avoir été comptabilisées, elles peuvent être classées directement dans des classeurs distincts :
- Les factures d’achats sont classées dans un classeur « Achats »,
- Les factures de ventes sont classées dans un classeur « Ventes »,
- Les relevés bancaires sont classés dans un classeur « Banque »,
- Les brouillards de caisse sont classés dans un classeur « Caisse »,
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- Les journaux de paie et bordereaux de charges sociales sont classés dans un classeur « Paie »,
- Les déclarations de TVA sont classées dans un classeur « TVA »,
Etc.
Une autre méthode de classement des documents comptables peut être retenue par les entreprises
autorisées à pratiquer une comptabilité de trésorerie.
Ces dernières peuvent agrafer derrière chaque relevé bancaire les justificatifs de tous les
mouvements qui y sont mentionnés, par ordre chronologique.
Ensuite, la numérotation des pièces comptables selon une codification propre à l’entreprise elle-même
est vivement recommandée.
Ainsi, le service comptable attribue un numéro au justificatif (généralement les factures
fournisseurs/clients), le saisit (en indiquant dans la colonne « numéro de pièce » le numéro qu’il a
attribué au justificatif), y appose un cachet « comptabilisé » et le range dans son classeur.
En pratique, selon la fréquence de saisie de l’entreprise, la numérotation peut être fondée, tout
simplement, sur une séquence de chiffres (exemple : 001, 002, 003 etc.) ou sur d’autres critères
(exemple : pour une facture d’achat datée de mai 2018, si l’entreprise utilise des intercalaires mois par
mois avec une numérotation remise à zéro tous les mois : « 2018-05-001 »).
Pour les factures de ventes, l’entreprise pourra suivre la même numérotation que celle de sa facturation
(elle renseignera donc le champ « numéro de pièce » de son logiciel comptable par le numéro porté par
sa propre facture). Pour les opérations bancaires, il pourra, par exemple, être retenu le numéro de la
remise de chèque, le numéro de chèque émis.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre fiche sur les délais de conservation des
documents comptables, celle sur les modes de classement des factures ou encore celle sur les modalités
de conservation des factures.
Conclusion :
Un bon classement de pièces comptables est indispensable pour assurer une gestion correcte de
l’entreprise et le suivi de ses opérations.
La numérotation des pièces comptables permet, quant à elle, de rapprocher plus rapidement une écriture
comptable de son justificatif.
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