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L’ESSAI DE GONFLEMENT

RECHERCHE DANS LA MECANIQUE DES SOLS

- Saadi Massinissa Koussaila.


- Fellah Mohamed Tarek. Groupe : 02, 3éme Année GC.
L’ESSAI DE
GONFLEMENT
RECHERCHE DANS LA MECANIQUE
DES SOLS
 Résumé:

Plusieurs recherches ont été effectuées sur le phénomène de


gonflement des sols. Ce phénomène qui reste non maîtrisable,
provoque des grands dégâts à travers le monde, et les études qui
ont été menées ; même à présent ; ont pour but d’atténuer
l’intensité de ces dégâts, et ce en comprenant le comportement
des sols expansifs et en maîtrisant les facteurs qui pourraient
influencer ce comportement.
Une étude bibliographique a été menée, pour recueillir le
maximum d’informations qui concerne le phénomène de
gonflement des argiles, ainsi qu’une présentation de quelques
résultats bibliographiques sur les facteurs influencent le potentiel
de gonflement.
En citant les différentes techniques de la stabilisation des
argiles ainsi qu’une présentation de quelques résultats
bibliographiques sur la stabilisation du gonflement. Ensuite, une
caractérisation des matériaux utilisés était effectuée à la base de
l’étude bibliographique, il s’agit des essais géotechniques
mécaniques standards, en plus des chimiques.
La problématique du gonflement différé des sols sur-
consolidés en fond de déblais est apparue progressivement avec
la mise en service de grandes infrastructures routières conduisant
à la création de tranchées de plus en plus profondes. Pour la
réalisation de nouvelles infrastructures ferroviaires à grande
1
vitesse, cette problématique peut avoir des répercussions bien plus fortes tant en termes
d’exploitation (problématique des équipements ferroviaires) qu’économique (plus fortes
contraintes géométriques, répercussions sur un long linéaire). Cette recherche présente une
méthode de quantification de ce type de gonflement à partir de l’analyse d’essais œdométriques
de déchargement et en se basant sur le modèle Ylight. L’existence d’une phase élastique
réversible et d’une phase irréversible sont ainsi mises en évidence.

I- INTRODUCTION :

Le terme "sol" est utilisé en génie civil pour désigner un matériau constitue d'un agrégat
naturel de particules minérales de dimensions comprises dans des limites prédéfinies.
Les sols argileux sont constitués de minéraux varient dont l’affinité à l’eau dépend de
plusieurs paramètres, entre autre la structure minéralogique. Certains sols comportent une
proportion de particules argileuses telles que les Illites et les Smectites, etc. Quand ils sont
humidifiés à partir d'un état sec, ils subissent des gonflements dus d’une part, à l'absorption des
molécules d'eau sur la surface extérieure des particules et d’autre part, à la pénétration des
molécules d'eau entre les feuillets dont, l'empilement constitue les particules d'argile. Ce
gonflement des argiles dépend des conditions de l'état de compacité du sol et des conditions
hydriques. Inversement, si la quantité d'eau diminue dans le sol, il subit une diminution de
volume relativement importante. Ceci provoque en particulier le développement d'un réseau de
fissures dû au retrait/gonflement en surface.
Ces phénomènes de gonflement et de retrait sont à l'origine de nombreux désordres tant
pour les constructions en surface (bâtiments, ouvrages de soutènement, remblais) que pour les
ouvrages enterrés (tunnels, pieux).
Le gonflement est un problème complexe qui touche plusieurs pays tels que l'Afrique du sud,
l'Algérie, l'Arabie Saoudite. En Algérie, plusieurs cas de désordres très préjudiciables, sont liés
au gonflement. On cite à titre d'exemple, l'hôpital de Batna et la raffinerie d’In-Amenas. Ce
dernier est un exemple frappant puisqu’ il concerne des ouvrages pétroliers déplacés à un autre
endroit, et ceci peut se répercuté sur l'économie. Plusieurs techniques de construction, de
stabilisation et de confortement, ont été utilisées dans le domaine de génie civil afin de résoudre
les problèmes vécus. Les solutions salines, l'ajout de sable et les traitements par liants
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hydrauliques (chaux, ciment, cendres, volantes, …) les traitements organiques (huiles,
goudrons, bitumes, résines naturelles, polymères, …) et les techniques préventives sont les
techniques les plus utilisées.

II- TYPE D’ESSAI :


Les essais les plus connus sont : l’essai de gonflement libre, l’essai à volume constant
ou l’essai type Huder-Amberg. Serratrice dresse un inventaire de tous les types et procédures
d’essais. L’essai de gonflement libre consiste à mesurer le déplacement axial d’une éprouvette
immergée dans l’eau.
On peut également mesurer la variation de circonférence de l’éprouvette à l’aide d’une
bande métallique souple graduée pour évaluer le gonflement libre radialement.
L’essai de gonflement à volume constant est pratiqué dans un œdomètre ; il permet de
déterminer une pression de gonflement. Une faible contrainte de 10 kPa est appliquée
initialement. On ajoute l’eau et la contrainte appliquée est augmentée de manière à compenser
aussi finement que possible la déformation axiale due au gonflement.
Dans l’essai Huder-Amberg, l’échantillon est soumis à un premier chargement jusqu’à une
valeur de contrainte σo correspondant au poids des terres, suivi d’un déchargement jusqu’à une
pression de l’ordre de 10 à 15 kPa, et d’une recharge jusqu’à σo. Cette phase de reconfinement
à sec tend à corriger les effets du prélèvement et à refermer les microfissures. L’échantillon est
alors mis en eau et on laisse le gonflement se développer, jusqu’à stabilisation : en général on
retient comme critère que le gonflement doit être inférieur à 10 microns en 12 heures. On
décharge alors l’échantillon et on mesure le gonflement correspondant. On répète l’opération
pour les paliers suivants. La droite reliant les valeurs du gonflement des divers paliers de charge
nous donne la droite de gonflement.
III- Le Phénomène De Gonflement Du Sol :

Le gonflement de certains sols ou de certaines roches sédimentaires constitue un


phénomène très important en géotechnique car il est à l’origine de nombreux dommages
pour les ouvrages en surface et souterrains. Ce phénomène prépondérant dans les
matériaux argileux, dépend des caractéristiques minéralogiques de l’argile en question. Il
s’amorce lorsque le matériau est mis en contact avec l'humidité.
Le gonflement est généralement accompagné d'un changement des caractéristiques
mécaniques et physico-chimiques du sol, ce qui peut avoir une influence sur la durée de vie
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de l'ouvrage. Les conséquences du gonflement sont nombreuses et dépendent
principalement du type d'ouvrage, technique de construction et potentiel de gonflement.
Les ouvrages sont sujets au gonflement principalement dans la structure et la maçonnerie
du bâtiment. Parmi ces derniers, Les maisons individuelles, construites sans mesures de
précaution de construction sur ce type de sol, sont sujettes à des dégradations et des fissures
au niveau des poteaux, des murs de remplissage et des fondations (radier, semelle
superficielle, ou filante et les pieux).
Les dommages touchent aussi les réseaux de drainage qui peuvent, par exemple, subir
des inversions de pente provoquant le débordement des drains alimentant ainsi le
phénomène de gonflement.

1- Les Argiles :
Les argiles sont des sols très sensibles à d'eau. Elles sont à l'origine de nombreux
désordres dans les constructions. Elles peuvent être classées en deux grandes
catégories:
1. argiles plastiques : indurés et très déformables.
2. argiles raides : indurées et présentent un comportement plus fragile que de la limite
d'élasticité. Ceci à cause de la présence des carbonates et du quart microscopique.
Les argiles sont formées par l'assemblage de particules de taille inférieure à 2 μm
chargées négativement comme la Smectite, l'Illite et la Kaolinite. La présence de tels
minéraux rend l'argile fortement sensibilité aux molécules polaires d'eau. Cette sensibilité
se traduit par le gonflement et/ou le retrait du sol. C'est la variation de la teneur en eau
qui est le facteur déclenchant des variations de volume. Une augmentation de la teneur
en eau entraîne le phénomène de gonflement tandis que sa diminution induit le
phénomène de retrait. La variation du volume des argiles est fortement influencée par les
facteurs microscopiques et macroscopiques. A l'échelle microscopique, ces facteurs sont
complexes et dépendent principalement des propriétés minéralogiques des matériaux
argileux et des propriétés chimiques du fluide hydratant. A l'échelle macroscopique, ils
dépendent des liaisonnes électriques entre les particules.
2- Structure élémentaire des minéraux argileux :

Tous les minéraux argileux sont composés par l’assemblage, en réseau cristallin, d’eau
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(H2O), de silice, sous forme de silicates (SiO3) et d’aluminium, sous forme d’alumine
(Al2O3). Leur structure élémentaire, appelée feuillet, est constituée d’un arrangement de
deux cristaux de base : silicates et alumines. Chaque minéral argileux est composé d’un
empilement de feuillets.
Ce dernier a un nombre variable de couches pouvant être regroupées en deux types :
1) Le tétraèdre de silice SiO4 (Te) : 4atomes d’oxygène disposés au sommet d'un
tétraèdre régulier enserrent un atome de silicium. Les tétraèdres se combinent entre
eux pour forme des couches planes dites couches tétraédriques (Freeah 2006) (Fig.
I-1).

2) L’octaèdre d'alumine Al2(OH)_6 et éventuellement de magnésium Mg3(OH)_6 (Oc):


6 ions hydroxydes enserrent un atome d’aluminium ou de magnésium. Les

octaèdres se combinent également pour former des couches planes dites couches
octaédriques.
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3- Structure moléculaire microscopique des argiles :

Le feuillet élémentaire se compose d'un empilement de 2 ou 3 unités de base. Les liens


covalents et les liaisons ioniques assurent l'assemblage des feuillets élémentaires. Les forces
de liaison entre feuillets sont principalement :

- les forces d'attraction moléculaires de qui sont des liaisons faibles.


- les liaisons hydrogène qui apparaissent avec des atomes fortement électronégatifs,
comme l'oxygène.
- les substitutions isomorphes qui consistent en le remplacement de certains cations
constitutifs du réseau cristallin par d'autres de moindre valence. Ce dernier phénomène
crée des déficits de charge qui affaiblissent les forces ioniques de liaison entre les feuillets
(remplacement d'un ion Si4+ par in ion Al3+ dans la couche octaédrique d'aluminium.

Les particules sont donc soumises à un ensemble de forces d'attraction et de répulsion


qui varient avec la teneur en eau et dépendent des substitutions isomorphes. Malgré la
simplicité apparente de la structure des argiles, on en coute un grand nombre d'espèces,
qui se distinguent par les défauts liés aux substitutions isomorphes au moment de la
formation.

Trois types d'argile sont couramment rencontrés : la Kaolinite, l'Illite et la Montmorillonite.

1. La Kaolinite : (Si4O10) Al4 (OH) 8 :

Le feuillet élémentaire est compose d'une couche de silice et d'une couche d'alumine.

Entre différents feuillets de kaolinite, le contact se fait entre un plan contenant les ions
hydroxyles. OH- de l'octaèdre, et celui contenant les ions d'oxygène O2- du tétraèdre. Dans
ce cas, les liaisons interfolieras résultent de l'effet compose de liaisons hydrogène et de
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forces de Van Der Waals, ce qui se traduit par un lien assez fort. Ainsi une particule de
kaolinite sera constituée, par exemple, de quelques centaines de feuillets et pourra avoir une
épaisseur de quelques dizaines de micromètres. Ces particules sont stables et leur structure
élémentaire n'est pas affectée par la présence d'eau (Fig. I-3).

2. L'Illite (K, H2O)2 Si8 (Al,Fe,Mg)4,6 O20 (OH)4 :

Le feuillet élémentaire est composé d'une couche d'alumine comprise entre deux couches
de silice. Dans les couches de silice, un ion Si4+ sur quatre est remplacé par un ion Al3+ .La
charge qui en résulte est compensée par les ions potassium K+ qui assurent des liaisons
assez fortes entre les feuillets.

La particule d'Illite comportera, par exemple, une dizaine de feuillets et pourra avoir une
épaisseur de quelques centièmes de micromètres. L'espace créé à l'intérieur du feuillet de
silice est occupé par un ion K+ qui, par sa présence, induit un lien fort entre les couches (Fig.
I-4).

3. La Montmorillonite (OH)4 Si8 (Al3+ 10/3 ,Mg2/3) O20, n H2O (6) :


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Le feuillet élémentaire est composé, comme pour l'Illite, d'une couche d'alumine comprise
entre deux couches de silice. Un ion Al3+ est remplacé par un ion Mg2+ dans les couches
d'alumine (Fig. I-5). Le déficit de charge qui en résulte est compensé par des ions Ca2+
(montmorillonite calcique) ou par des ions Na+ (montmorillonite sodique). La valence des
ions sodium étant plus faible que celles des ions calcium. C’est la montmorillonite sodique
qui aura la plus grande surface spécifique et la plus grande C.E.C .Les liaisons entre
feuillets étant très faibles, ces argiles sont très sensibles à la teneur en eau et ont un fort
potentiel de gonflement. L'épaisseur d'une particule de montmorillonite peut- être très

faible puisque, contrairement à autres argiles, on peut isoler un feuillet élémentaire. La


montmorillonite fait partie de la famille plus générale des smectites définies comme
argiles gonflantes.

Les caractéristiques de ces argiles sont résumées dans le tableau 1-1.

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La figure I-6 : présente des images de ces argiles prises au microscope électronique à balayage.

4- Gonflement interfoliaire et interparticulaire :

L'analyse minéralogique précédente montre que certaines argiles, pour lesquelles les
liaisons foliaires sont très faibles, ont la propriété de fixer les molécules d'eau entre deux
feuillets voisins. C’est le cas des smectites telles que la montmorillonite, et des chlorites.
L'eau pénètre à l’intérieur des particules et s’organise en couches monomoléculaires. Il
s’agit alors d'un gonflement interfoliaire (Didier, 1972). Il intervient à l'échelle la plus petite
de la structure argileuse mais peut présenter une ampleur très importante. En dehors de
ce cas particulier, qui définit les argiles dites "gonflantes", le gonflement est
interparticulier. C’est-à-dire que l'eau ne pénètre pas à l'intérieur des feuillets d'argiles.
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Elle agit sur les particules solides. C’est le gonflement interparticulaire. Celui-ci a une
ampleur assez limitée, mais affecte toutes les types d’argiles.

5- Mécanismes de gonflement :

Les matériaux susceptibles de gonfler sous l'action de l'eau sont les sols argileux
naturels, les marnes, les roches argileuses et les roches composées d'anhydrite. Le
processus de gonflement du taux d’absorption de l’eau. Il met en jeu séparément ou de
façon combinée des phénomènes physico-chimiques et mécaniques variés. Il dépend
aussi de la texture du matériau. C’est-à-dire de l'organisation des plaquettes entre elles.

6- Causes et conséquences du gonflement :

Les argiles gonflantes se trouvent dans des régions arides ou semi-arides et dans des
zones tempérées. Ces sols sont toujours dans un état sec ou très peu humide du fait de
la position de la nappe phréatique. Dans certaines régions on assiste à deux saisons bien
distinctes, l’une pluvieuse et l’autre sèche. En période sèche le matériau se fissure et
présente des polyèdres (Freeah 2006). Dans de nombreux pays du monde, le gonflement
est à l’origine de fréquents désordres des ouvrages légers. Aux Etats-Unis d’Amérique
les dommages provoqués par le gonflement des sols présentent un coût supérieur à celui
de toutes les catastrophes naturelles. En Algérie l’urbanisation de certains quartiers des
villes et la construction des routes se heurtent aux problèmes que pose le phénomène
de gonflement.

1. Causes du gonflement :

Pour que le gonflement d’un sol se produise, il faut que des «minéraux expansifs» puissent
entrer en contact avec de l’eau. En effet toutes les observations ayant portées sur les
conséquences présumées du gonflement d’un sol, qu’il s’agisse de la construction de tunnels,
d’habitats ou de voiries, ont abouti à la formation de cette équation :

« Minéraux expansifs + eau = gonflement ».

Quand un ouvrage est mis en contact avec des terrains expansifs, les désordres qui peuvent
l’affecter ou après sa construction et qui sont attribués au caractère gonflant des terrains
encaissants résultent d’un changement de teneur en eau de ces terrains et trouvent
généralement leur origine dans l’une ou l’autre des causes suivantes :

 L'ouvrage est construit dans une région à saison constatées (saison sèche- saison
humide, en région tropicale par exemple).
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 La méthode d’exécution ou de confortement de l’ouvrage utilisant l’eau (Robert et Fabre,
1987)
 Lors des travaux de construction d’un tunnel par exemple, la ventilation est supprimée,
ce qui a pour effet d’augmenter la teneur en eau de l’air ambiant (Robert et Fabre, 1987).
 Des canalisations sont rompues ce qui fait que l’eau s’infiltre dans les terrains gonflants.
 La construction d’un ouvrage proche perturbe l’écoulement des eaux souterraines.
 Des travaux de drainage contribuent au retrait des sols gonflants.
 Des mesures d’imperméabilisation ne sont pas prises, ce qui contribue à rendre les
terrains sensibles aux variations saisonnières (alternance saison sèche -saison humide).

L’évacuation ou l’évaporation de l’eau contenue dans les sols gonflants est brusquement
empêchée alors que les apports d’eau à ses sols ne sont pas limités, ce qui a pour effet
d’augmenter leur teneur en eau (ex : la construction d’un bâtiment supprime l’évacuation de
l’eau contenue dans un sol de fondation).

2. Conséquences du gonflement :

Les désordres provoques par le gonflement affectent généralement les constructions apportant
de faible contrainte sur le sol support. La pathologie dépend du type d’ouvrage. Nous ne
traiterons ici que le cas des bâtiments légers, des chaussées et des travaux souterrains.

a- Cas des bâtiments :


Les bâtiments, et particulièrement les maisons individuelles construits sans précautions
sur sols gonflants, présentent souvent des figures de dégradation telles que fissures des
murs porteurs, voire des murs de remplissage, bombement de l’éventuel radié… qui
conduisent parfois à l’instabilité générale du bâtiment par rupture ou déboisement de ses
éléments porteurs. Ces désordres résultent du caractère différentiel que prennent les
mouvements du sol de fondation (terrassement ou gonflement) sollicitant la structure en
flexion ou en cisaillement (Fig. I-7). Ces différences relatives de mouvement proviennent
par ailleurs de l’hétérogénéité des sols de fondation, de celle des forces appliquées par
la structure sur le sol, ainsi que des perturbations hydriques que le bâtiment peut
engendrer (Mouroux et al. ,1987). Les dégâts causés aux structures des bâtiments
reposant sur des sols gonflants aux U.S.A (1976) ont été chiffrés à environ 2.25 milliards
de dollars. La figure (I-7) illustre différent type de dégâts causés à un bâtiment qui repose
sur un sol sujet au gonflement ou au retrait.
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a- Cas des voiries et réseaux divers :

Les dommages touchent également les voiries et réseaux divers. Les réseaux de drainage
peuvent par exemple subir des inversions de pente qui provoquent le débordement des
drains alimentant de cette façon le phénomène de gonflement, Les routes non conçues pour
les sols gonflants peuvent facilement être détruites par enchaînement des phénomènes
d’évaporation de l’eau, de retrait des sols, de fissuration d’infiltration de l’eau à travers les
fissures, puis de gonflement plus en profondeur.…

b- Cas des chaussées :

Le gonflement peut provoquer des désordres importants à la structure de la chaussée. Ce


phénomène est causé par des variations de teneur en eau du sous-sol .d’après Jennings
(1962) il peut être attribue au climat et à la surcharge. D’autres auteurs signalent que sur les
routes d’importance moyenne en Grèce malgré le renouvellement d’asphalte il y a apparition
de divers type de fissures. Les désordres subits par la chaussée se résument (figure I-9).

IV- Solution Et Interprétation :

Outre les essais d’identification, le programme expérimental exécuté comporte des essais
de compressibilité et de consolidation œdométriques, des essais de gonflement à l’œdomètre
et des essais de dessiccation pour l’identification des paramètres de retrait-gonflement de sol
étudié. Les éprouvettes soumises aux essais effectués pour chaque pourcentage et la répartition
des prises d’essais par éprouvette et par numéro d’essai. Ce programme expérimental évolue
au fur et à mesure que des indications supplémentaires sur telle ou telle propriété mécanique
des sols et son influence sur l’interprétation des résultats d’essais ont été jugé nécessaires non
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seulement en fonction de la qualité des informations déjà obtenues, mais en fonction aussi de
leur qualité.

1- Méthodes de Mesure du Potentiel de Gonflement :

Parmi une multitude de méthodes de mesure du potentiel de gonflement des sols expansifs,
ceux-ci dessous sont arbitrairement choisis et discutées.

a- Méthode de MYSLIVEC.
b- Méthode chinoise.
c- Méthode du C.E.B.T.P.
d- Méthode de FU HUA CHEN.
e- Méthode de HUDER et AMBERG.
f- Méthode de FIRTH.
g- Méthode du double œdomètre :

Cette technique de mesure est mise au point par JENNINGS et KNIGHT (1958). Dans un
premier œdomètre, un échantillon de sol est soumis à une série croissante de chargements en
gardant la teneur en eau naturelle. La variation de l'indice des vides est représentée selon la
courbe (1) de la (figure V-7). Dans un second œdomètre, un autre échantillon du même sol est
soumis, après avoir complètement gonflé sous charge nulle, à la même série de chargement
que le premier échantillon. La courbe (2) est obtenue. La translation verticale de la courbe (1)
vers la courbe (2) permet de repérer un premier point d'intersection. Une construction graphique
particulière permet de déterminer le taux de gonflement.

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2- Essai de gonflement a l’œdomètre selon la norme NF P 94-91 :
a- Essai de procédure sur sols gonflants :

La manipulation a pour but de déterminer des caractéristiques de compressibilité d'un sol qui
permettent d'estimer le tassement et gonflement d'un massif de sol.

1. Définition: c'est un essai déformation à charge constante d'une éprouvette


cylindrique avec déformation à latérale nul et drainage sur les deux faces
(inférieur et supérieur) figure (V-8). 15
2. Préparation :
a- extraction de l'échantillon de
son étui :
- Repérer le haut et le bas de la
carotte (avant extraction).
- Exclure le bas et le haut
systématiquement.
- Découper un cylindre ayant 2 fois
à 4 fois la hauteur de l'éprouvette
et commencer la taille.
b- forme de l'éprouvette :
- Il s'agit d'obtenir une éprouvette
non perturbée par le découpage.
- Cylindrique aux dimensions du
moule.
- Les deux faces bien planes et parallèles.
c- dimensions de l'éprouvette :
- D = 75mm, D = 50mm (selon le diamètre a la carotte).
- Mise en place de l'éprouvette.
- Saturation de l'éprouvette
- Chargement et déchargement de l'éprouvette.- Calculs et résultats (graphique,
détermination des paramètres).
3- Calcul et Résultat :

L'interprétation des résultats d’essais œdométriques dispos classiquement sur l'exploitation


du tableau de compressibilité et de consolidation le coefficient de compressibilité Cc = 5.98%
et coefficient de gonflement Cg = 2.33% et de charge σs=0.63 bar et pour le cas de traitement
par lions hydrauliques à compressibilité par 4%chaux Cc = 1.99% et coefficient de
gonflement Cg = 0.00% et de charge σs=3.75 bar dans les traitements par chaux en levée le
gonflement. Dans la compressibilité par 4% ciment Cc = 2.99% et coefficient de gonflement
Cg = 0.00% et de charge σs = 7.47 bar dans l'essai traitement par ciment en levée le
gonflement.
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V- Conclusion :

En vue de l’étude du retrait et du gonflement de sols argileux soumis à dessiccation ou à


imbibition, des procédures d’essais simples, normalisé en France, permettent la mesure de
paramètres caractéristiques.

L’essai de gonflement à l’œdomètre permet de reproduire les Cndts de chargement du sol et


d’en suivre le comportement après imbibition prolongée.

Il convient toutefois de garder présent à l’esprit que, même lorsqu’un sol est par nature identifié
comme sensible aux phénomènes de retrait et gonflement, il peut, en Fct de l’état dans lequel il
se trouve, ne provoquer ni tassement, ni soulèvement. Tel est le cas par exemple, des sols
desséchés en deçà de leur limite de retrait effective et qui, subissant une dessiccation
supplémentaire, ne verraient pratiquement par leur volume varier.

VI- Conclusion General :

Pour réussir un ouvrage, il est impératif de connaître les caractéristiques techniques du sol
à utiliser.

L’analyse granulométrique nous permet de dessiner la courbe correspondante au tamisage


afin de déduire les composantes du sol et le classifier ensuite.

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