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Université de Béjaia.

Faculté des sciences exactes Département d’informatique L2 RN

Chapitre 1 L’optique géométrique


1.1 Généralités
1.1.1 La lumière
La lumière que nous voyons n’est qu’une petite fraction d’un vaste spectre,
les différentes parties de ce spectre se distinguent par différentes valeurs d’une
certaine quantité qui varie. Cette quantité variable est appelée « la longueur
d’onde ». Lorsque celle-ci varie dans la partie visible, la lumière modifie
apparemment sa couleur du rouge au violet.
Une onde est une perturbation qui se propage dans un milieu sans modifier
de façon permanente ses propriétés. La longueur d’onde est la grandeur homogène à
une longueur définie comme étant la distance séparant deux maxima consécutifs de
l'amplitude de l’onde.

Représentation de la longueur d’onde d’une fonction sinus.

Si nous explorons le spectre systématiquement depuis les grandes longueurs


d’onde jusqu’aux plus courtes, nous débuterons par ce qui habituellement les ondes
de radio. Techniquement, nous pouvons obtenir ces ondes de radio sur une plage
large de longueurs d’onde, certaines étant même plus longues que cellesutilisées
habituellement dans les émissions de radio, qui ont des longueurs d’onde
correspondant à environ 500 mètres. Nous trouvons ensuite ce que nous appelons
les « ondes courtes », c’est à dire les ondes de radar, les ondes millimétriques, etc.
Après le domaine des ondes millimétriques, nous atteignons ce que nous
appelons « l’infrarouge » et ensuite le spectre visible. De l’autre coté, nous avons la
région qui est appelée « l’ultraviolet ». Là où l’ultraviolet s’arrête, les rayons x
commencent. Les longueurs d’onde commencent aux environ de 10 -8 m ou 10-2 µ. Ce
seront alors les rayons x mous, puis les rayons x ordinaires puis les rayons x durs.
Ensuite, il y a les « rayons gamma », etc. pour des longueurs d’onde de plus en plus
courtes.

Chapitre 1 Optique et ondes électromagnétiques A. Mohamed Meziani


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Multiples et sous multiples des unités :

1 = 100 unité
10 = 101 Déca (da) 0.1 = 10-1 Déci (d)
100 = 102 Hecto (h) 0.01 = 10-2 Centi (c)
1000 = 103 Kilo (k) 0.001 = 10-3 Milli (m)
106 Méga (M) 10-6 Micro (µ)
109 Giga (G) 10-9 Nano (n)
1012 Téra (T) 10-12 Pico (p)
1015 Péta (p) 10-15 Femto (f)
1018 Exa (E) 10-18 Atto (a)
1021 Zetta (Z) 10-21 Zepto (z)
1024 Yotta (Y) 10-24 Yocto (y)

A l’intérieur de ce vaste domaine de longueurs d’onde, il y a au moins trois


régions d’approximation qui sont intéressantes.
1) Dans l’une d’elles, les longueurs d’onde sont très petites par rapport aux dimensions
de l’appareillage dont on dispose pour les étudier. De plus, l’énergie du photon est
plus petite par rapport aux énergies de l’équipement. Dans ces conditions nous
pouvons faire une approximation grossière à l’aide d’une méthode appelé « l’optique
géométrique ».
2) Si les longueurs d’onde sont comparables aux dimensions l’appareillage, ce qui est
difficile de réaliser avec la lumière visible, mais plus facile avec des ondes de radio, et

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si l’énergie des photons est toujours négligeables, nous utilisons l’approximation où


la lumière a un comportement ondulatoire, sans tenir compte des la mécanique
quantique. Cette méthode est fondée sur la théorie classique du rayonnement
électromagnétique.
3) Dans le cas où les longueurs d’onde sont très petites pour lesquelles nous pouvons
oublier le caractère ondulatoire, mais où les photons ont une très grande énergie en
comparaison avec la sensibilité de l’appareillage utilisé. Ce sera la descrition
photonique.

Dans l’optique géométrique, l’aspect ondulatoire et photonique seront oubliés. Nous


ne préoccupons même pas de ce qu’est la lumière, nous examinons simplement son
comportement sur une échelle grande en comparaison avec les échelles ou les
dimensions qui nous intéressent.

La lumière nous est familière et cela depuis des temps très reculés. Le processus qui
nous permet de voir la lumière consiste à ce que quelque chose pénètre dans notre œil.
Ce quelque chose rebondit sur les objets environnants pour entrer dans notre œil.

Une autre observation importante est que lorsque la lumière va d’un endroit à un
autre, elle se déplace en ligne droite s’il n’ y a rien sur son chemin, et que les rayons ne
semblent pas interférer entre eux. La lumière se propage dans toutes les directions dans
la pièce, mais la lumière qui passe devant notre ligne de vision n’affecte pas la lumière
qui vient d’un certain objet jusqu’à nous.

Réflexion et réfraction. Lois de Descartes


Définition :

On appelle dioptre la surface qui sépare deux milieux différents d’indices de


réfraction différents.

Nous considérons que la lumière se propage en ligne droite entre deux points et
nous étudions le comportement de la lumière lorsqu’elle frappe divers matériaux.

Lorsque la lumière frappe un miroir, l’objet le plus simple, elle ne continue pas en
ligne droite, mais rebondit sur lui selon une autre ligne droite qui se déplace lorsque
nous changeons l’inclinaison du miroir. La lumière frappant un miroir se propage de
sorte que les deux angles, entre chaque rayon et le miroir, soient égaux :  i  r

c’est la loi de la réflexion.

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Lorsque la lumière, en se propageant, passe d’un milieu à un autre, par exemple de l’air dans
l’eau, nous voyons qu’elle ne se propage pas en ligne droite. Dans l’eau le rayon de lumière
est dévié par rapport à sa trajectoire dans l’air. Si nous varions l’angle d’incidence  i de
sorte que le rayon soit presque vertical, l’angle de « rupture » n’est plus aussi grand. Mais si
nous inclinons le rayon de lumière incident d’un angle important, alors l’angle de déviation
devient très grand.

Une loi empirique a été proposée par Willebrord Snell, un mathématicien Danois, en 1621. Si
i1 est l’angle d’incidence dans le milieu 1 (air par exemple) et i 2 , l’angle réfracté dans le
milieu 2 (l’eau), la loi de Snell est énoncée comme suit :

n1 sin i1 n 2 sin i2

où n1 et n 2 sont les indices de réfraction des deux milieux 1 et 2.

Réfraction limite. Réflexion totale.

 n1
L’angle de réfraction i 2 est au maximum égal à et selon la valeur du rapport
2 n2
le rayon réfracté peut ne pas exister. Examinons les différents cas possibles.

1- Cas où n1  n 2 .

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Dans ce cas, nous disons que la lumière passe d’un milieu à un autre plus réfringent et
nous avons :

n1
1 soit sin i 2  sin i1 donc i2  i1 ,
n2

L’angle de réfraction est inférieur à l’angle d’incidence et il existe toujours un rayon réfracté

qui se rapproche de la normale. Lorsque i1  , i2 atteint une valeur limite l appelée
2
« angle limite de réfraction » donné par la relation suivante :

 n
n1 sin n2 sin l  sin l  1
2 n2

2- Cas où n1  n 2 .
La lumière passe d’un milieu à un autre moins réfringent et nous avons alors :

n1 sin i2
n1 sin i1 n2 sin i2   1  i2  i1
n2 sin i1

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Le rayon réfracté s’éloigne de la normale.


Pour une certaine valeur l’ de l’angle d’incidence, l’angle de réfraction i 2 est égal à .
2
Nous avons alors :

 n
n1 sin l ' n 2 sin  sin l '  2
2 n1

Si l’angle d’incidence est supérieur à l ' , il n’ y a plus de rayon réfracté et nous avons alors
« réflexion totale ».

Principe de Fermat du moindre temps.

Dans le développement progressif de la science, les scientifiques souhaitent obtenir


d’avantage qu’une simple formule. Les scientifiques partent d’abord d’une observation, puis
obtiennent des nombres suite aux mesures qu’ils mettent en formule ou bien loi. Le vrai
triomphe de la science c’est de pouvoir trouver une manière de penser telle que cette loi
soit évidente.

La première manière de penser qui rendit évidente la loi sur le comportement de la


lumière fut découverte par Fermat en 1650 et elle est appelée le principe de Fermat ou le
principe du moindre temps de Fermat.

Enoncé :

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Parmi toutes les trajectoires possibles que la lumière peut emprunter pour aller d’un
point à un autre, la lumière choisit la trajectoire qui nécessite le temps le plus court.

Nous allons montrer que c’est vrai pour la réflexion de la lumière sur un miroir.

Soit un miroir plan MM’ et deux points A et B. quelle est la manière de se rendre de A vers B
dans le temps le plus courts ?

- La première réponse est d’aller en ligne droite de A vers B ! Mais si nous exigeons
que la lumière doit frapper la surface du miroir, la réponse n’est plus évidente.

Il y a plusieurs chemins possibles, ADB, AEB, ACB, etc, mais nous cherchons celui qui
minimise le temps du déplacement. Nous devons alors trouver le point C pour lequel le
temps du déplacement est le plus petit. Nous allons le trouver grâce à une construction
géométrique.

Soit le point B’ situé de l’autre coté du miroir, à égale distance du point B. nous
traçons la droite EB’. Puisque BFM est un angle droit et BF = FB’ et EB = EB’. Ainsi la
somme des deux distances, AE + EB, qui est proportionnelle au temps de parcours, si la
lumière se déplace à une vitesse constante est également la somme des deux longueurs
AE + EB’. Le problème devient alors : quand la somme de ces deux longueurs est elle
minimum ? L réponse est directe : lorsque la ligne passe par le point C suivant une droite

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de A vers B’. Si ACB’ est une droite, alors l’angle BCF est égal à l’angle B’CF et ainsi à
l’angle ACM.

Ainsi l’énoncé que l’angle d’incidence est égal à l’angle de réflexion est équivalente à
l’affirmation que la lumière se rend vers le miroir d’une manière telle qu’elle retourne
vers le point B dans le temps le plus court possible.

En ce qui concerne la réfraction, nous savons que la vitesse de la lumière dans l’air
est supérieure que celle dans l’eau. Alors le principe de moindre temps impose des
trajectoires différentes dans chaque milieu. L’indice de réfraction d’un milieu j
quelconque est défini comme étant le rapport de la vitesse de la lumière dans le vide sur
c
sa vitesse dans ce milieu : n  v .
j

Liquides Indice de réfraction


Verre 1.535 à 1.551
Benzène 1.501
Alcool éthylique 1.361
Glycérine 1.473
Eau 1.333

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