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LP MAQASS SEMSTRE 4

Prof : Chouaib El WADI /Année universitaire 2019.2020

LE PLAN DU COURS

I. LE COMMERCANT
II. LES ACTES DU COMMERCE
III. LE FONDS DE COMMERCE
IV. LES EFFETS DE COMMERCE
V. LES SOCIETES COMMERCIALES
VI. DROIT DES ENTREPRISES EN DIFFECULTE

Le D. commercial est une branche du D. privé, qui régit les rapports qui naissent de l’exercice
de l’activité commerciale.

LE COMMERCANT
1. Le commerçant
11. Définition
Le commerçant est une personne qui exerce un acte de commerce, à titre de profession habituelle, en
son nom et pour son propre compte.
12. La qualité de commerçant
Il y a deux conditions pour avoir la qualité de commerçant :
 L’exercice de l’activité commerciale.
 La capacité commerciale
12.1 L’exercice de la profession commerciale
Le commerçant est celui :
═►habituel (répété)
Qui accomplit des actes de commerce à titre ═►professionnel (activités des art. 6 et 7 du code du
commerce)
═►personnel.(pour son propre compte de manière indépendante)
12.2 La capacité juridique
Toute personne ayant la capacité juridique peut exercer le commerce (la capacité juridique
s’obtient à 18 ans révolu).
Ne peuvent exercer le commerce les personnes suivantes :
Les mineurs La capacité juridique s’obtient à 20 ans.
Les majeurs incapables (les déments, les prodigues).
L’appartenance à certaines professions interdisant d’exercer une activité
commerciale.
Exemple :
Les incompatibles - les fonctionnaires
- les membres des professions libérales(avocats, médecin,…)
- les officiers ministériels (notaire, huissier….)

╚►Personnes condamnées pénalement (crime, vol, escroquerie, abus de


Les déchus confiance…
╚►Les dirigeants d’Ese condamnés à la faillite personnelle pour faute
grave (défaut de comptabilité, détournement d’actif,…)
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╚►Tout étranger ayant 18ans et plus peut exercer le commerce quelque


soit l’âge de majorité exigé par son pays.
Les étrangers ╚►Un étranger étant majeur selon sa loi nationale mais n’ayant pas l’âge
de majorité marocain, ne peut exercer le commerce qu’après l’autorisation
du président du tribunal et l’inscription de cette autorisation au registre du
commerce.
Certains commerces demeurent interdits aux étrangers et aux particuliers :
- Monopole de l’Etat (vente d’eau, d’électricité, des armes,)
N.B.
- Contraire à l’ordre public et aux bonnes mœurs (vente de
contrebande, de stupéfiants, produits périmés,...)

13. Les obligations légales du commerçant


 L’immatriculation au Registre de Commerce
 Obligation comptable : le code impose aux commerçants la tenue de certains livres de
commerce et en réglemente le nombre et la forme :
 Le livre journal.
 Le grand livre
 Les livres d’inventaire
 Ouverture d’un compte bancaire ou d’un compte chèque postal
 Obligation de respecter les règles de concurrence loyale et libre.
 Les obligations fiscales et sociales

14. Les prérogatives du commerçant


 Le commerçant est électeur aux Chambres de Commerce d’Industrie et de
Services
 Le commerçant est soumis à la juridiction des tribunaux commerciaux

RENSEIGNEMENTS COMPLEMENTAIRES

1. Le mineur est celui qui n’a pas atteint l’âge de majorité. Cependant, il peut exercer le commerce dans les
conditions suivantes :
 l’EXPERIENCE DE MAJORITE : si le mineur a 15 ans révolu et s’il présente des signes de majorité, il
peut être autorisé, par le juge, à gérer une partie de ses biens en exerçant le commerce, à titre
d’expérience. Le juge la lui enlève si cette gestion n’est pas réussie.
 LA DECLARATION DE LA MAJORITE ANTICIPEE (TARCHID) : à l’âge de 16 ans révolu, le
mineur peut être totalement relevé de son incapacité par une décision du juge. Etant majeur anticipé, il
aura la pleine capacité de gérer son patrimoine dans le cadre d’un commerce.
2. L’objectif d’ouvrir un CB ou un CCP est de développer la bancarisation de l’économie. Cette obligation se
trouve renforcée par celle du paiement par chèque barré pour toute opération d’une valeur > 20 000 dh.
3. Le livre journal : livre sur lequel sont portées toutes les opérations quotidiennes effectuées par le commerçant.
Le livre inventaire : c’est un inventaire annuel des éléments de l’actif et du passif du bilan de l’Ese. Il s’agit de
dresser
un bilan et un CPC.
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Ces documents doivent être tenus chronologiquement sans blancs ni altération, côtés, paraphés avant
toute utilisation par le
juge du tribunal compétent, conservés pendant 10 ans.
4. Les correspondances reçues et celles envoyées doivent être conservées pendant une durée de 10 ans à compter
de leur date.
5. Le registre de commerce est un moyen de publicité efficace qui contient toutes les informations relatives au
commerçant.
6. Les registres locaux : tenus par le secrétariat greffe de chaque tribunal compétent.
Le registre central : tenu par l’Office Marocain de la Propriété Industrielle qui a pour rôle de centraliser tout le
royaume. Les informations contenues dans les registres locaux, les inscriptions au registre de commerce
comprennent les immatriculations, les inscriptions modificatives et les radiations.
7. * L’immatriculation au registre du commerce se fait aussi bien pour les personnes physiques que pour les
personnes morales. Elle doit être faite dans un délai maximum de 3 mois à compter de la date d’ouverture de
l’établissement commercial ou de la constitution de la société.
La demande d’immatriculation consiste à déposer une déclaration en double exemplaires auprès du secrétariat-
greffe du tribunal dont le ressort duquel est situé le siège social ou l’établissement commercial du commerçant.
Cette demande d’immatriculation doit indiquer les informations suivantes :

Pour les personnes physiques Pour les personnes morales


-Le nom, prénom, adresse personnelle, n° de la -Le nom, prénom des associés
CIN -Date et lieu de naissance, nationalité et n° de la CIN de
-Le lieu et date de naissance chacun d’eux
-Le nom sou lequel le commerçant exerce le -Raison sociale ou dénomination de la Sté
commerce -L’objet de la Sté
-L’activité effectivement exercée -Le siège social et succursales
-Le lieu où est situé le siège de son Ese ou Ets -Le n° de patente
-Le n° de patente -Le montant du capital social
-La date de commencement d’exploitation… - La date de commencement de l’activité d’exploitation
Dans la 1ère semaine de chaque mois un exemplaire de l’inscription sera transmis par le secrétaire greffier au
service du registre central pour y être transcrit sans délai avec une référence au registre du commerce local sous
lequel le commerçant ou la Sté commerciale est immatriculée.
Tout commerçant est tenu de mentionner le n° et lieu de son immatriculation dans ses factures, lettres, bons de
commande, tarifs, prospectus et autres papiers de commerce destiné aux tiers sous peine d’une amende de 1000 à
5000 DHS.
*Les inscriptions modificatives :
Tout changement ou modification qui se rapporte aux éléments de l’immatriculation doit faire l’objet d’une
demande d’inscription modificative.
*Les radiations (TACHTIB‫ ) التشطيب‬:
Quand un commerçant cesse d’exercer son commerce ou vient de décéder, ou quand une Sté dissoute, il faut
procéder à la radiation de l’immatriculation.
*Les effets des inscriptions au R.C :
En plus de l’avantage de la publicité que donne l’immatriculation au registre de commerce, cette dernière
donne aux personnes physiques ou morales immatriculées la qualité de commerçant.
L’absence d’immatriculation par un commerçant rend inopposable, (le commerçant perd ses droits, mais il doit
accomplir ses Ob.) aux tiers sa qualité de commerçant.
En cas de cession ou de location d’un fond de commerce la personne immatriculée reste solidement
responsable des dettes de son successeur ou de son locataire tant qu’elle ne s’est pas faite radiée du R.C ou
qu’elle n’a pas fait modifier son inscription avec la mention expresse de la vente ou de la location.
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*Les sanctions :
Le commerçant qui ne procède pas à l’immatriculation de son commerce dans les délais prescrits encourt une
amende de
1000 à 5000 dh.
Toute indication non exacte donnée de mauvaise foi est puni d’un emprisonnement de 1 mois à 1 an et d’une
amende de 1000 à 50 000dh ou de l’une de ces deux peines seulement.
Tout commerçant qui a déjà fait l’objet d’une condamnation à une amende commet le même délit dans les 5
années qui suivent est considéré en état de récidive et les sanctions sont portées au double

A PROPOS DU RCC
Définition
Le Registre central du Commerce est l'une des deux composantes (les registres locaux du commerce et le registre
central) du registre du commerce. Il regroupe et relate l’ensemble des informations relatives aux personnes
physiques et morales qui exercent des activités de nature commerciale ou ayant une structure commerciale. Ces
personnes doivent s’y faire immatriculer, obtenant ainsi un numéro d’immatriculation pour les identifier. 
Il est destiné à faire connaitre l’existence, les caractéristiques et le devenir de ces professionnels de l'activité
commerciale afin de renseigner les tiers (toute personne peut en demander communication).
Le Registre Central du Commerce est tenu par l'Office Marocain de la Propriété Industrielle et Commerciale
Rôle et missions
Le Registre Central du Commerce :
Centralise, pour l'ensemble du Royaume, les renseignements mentionnés dans les divers registres locaux et les
actes déposés au niveau local (PV, statut, état de synthèse);
Transcrit, sans délai, les mentions qui lui sont transmises par le secrétaire-greffier, avec une référence au registre
du commerce local sous lequel le commerçant ou la société commerciale est immatriculé.
Délivre les certificats relatifs aux inscriptions des noms de commerçants, dénominations commerciales et
enseignes ainsi que les certificats et copies relatifs aux autres inscriptions qui y sont portées;
Diffuse auprès du public toute information nécessaire à l'immatriculation des commerçants au registre du
commerce.
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II -LES ACTES DE COMMERCE


1. Détermination des actes de commerce :

Avoir la capacité commerciale.


 Pour être commerçant, il faut :
Exercer des actes de commerce de façon habituelle ou professionnelle,
à titre personnel.

11. Les actes de commerce :

On distingue 3 types d’actes de commerce.

Les actes de C.ce Les actes de commerce Les actes de commerce


par nature par la forme par accessoire
Sont des actes Sont des actes que la loi considère Sont des actes qui ne sont
commerciaux par comme acte de commerce en fonction considérés commerciaux que
leur naturequelque de la forme sous laquelle ils sont lorsqu’ils sont accomplis par un
soit la personne qui accomplis quelque soit leur objet (civil commerçant dans l’intérêt de son
les accomplit ou commercial) et quelque soit la activité commerciale.
(commerçant ou personne qui les accomplit Pour reconnaître un acte de
non). (commerçant ou non). commerce par accessoire il faut
Ces actes sont Il s’agit : répondre par « oui » aux deux
énumérés par le code - de la lettre de change ou traite questions suivantes :
de commerce. - du billet à ordre 1. l’acte est-il fait par un
- des opérations accomplis par les commerçant ?
sociétés 2. l’acte est-il fait dans l’intérêt
commerciales : (sté en nom collectif, de
anonyme, l’activité commerciale de ce
à responsabilité limitée, en commerçant ?
commandite Exp. : 1. Achat d’un réfrigérateur
simple, en commandite par action) par un commerçant pour
- des opérations sur un fond de conserver les produits qu’il vend.
commerce : le
nantissement, la vente, la location
gérance
accompli par un non commerçant.
N.B. : Les actes mixtes : un acte est mixte lorsqu’il est civil pour une partie et commercial pour
l’autre.
Exp. : - 1.Vente d’un poste TV par un commerçant à un particulier (c’est un acte commercial
par nature pour le commerçant, car achat pour la vente et pour le particulier c’est un acte civil
car achat pour usage personnel).
- 2. Ct. D’assurance souscrit par un particulier auprès d’une sté d’assurance (pour le
particulier acte civil pour la sté d’assurance acte commercial)
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TITRE II: L’ACQUISITION DE LA QUALITE DE COMMERÇANT


Article 6
« Sous réserve des dispositions du chapitre II du titre IV ci-après, relatif à la publicité au
registre du commerce, la qualité de commerçant s'acquiert par l'exercice habituel ou
professionnel des activités suivantes :
 1) l'achat de meubles corporels ou incorporels en vue de les revendre soit en nature soit
après les avoirs travaillés et mis en œuvre ou en vue de les louer ;
2) la location de meubles corporels ou incorporels en vue de leur sous-location ;
3) l'achat d'immeubles en vue de les revendre en l'état ou après transformation ;
4) la recherche et l'exploitation des mines et carrières ;
5) l'activité industrielle ou artisanale ;
6) le transport ;
7) la banque, le crédit et les transactions financières ;
8) les opérations d'assurances à primes fixes ;
9) le courtage, la commission et toutes autres opérations d'entremise ;
10) l'exploitation d'entrepôts et de magasins généraux ;
11) l'imprimerie et l'édition quels qu'en soient la forme et le support ;
12) le bâtiment et les travaux publics ;
13) les bureaux et agences d'affaires, de voyages, d'information et de publicité ;
14) la fourniture de produits et services ;
15) l'organisation des spectacles publics ;
16) la vente aux enchères publiques ;
17) la distribution d'eau, l'électricité et de gaz ;
18) les postes et télécommunications. »

Article 7 
«  La qualité de commerçant s'acquiert également par l'exercice habituel ou professionnel
des activités suivantes : 1) toutes opérations portant sur les navires et les aéronefs et leurs
accessoires ; 2) toutes opérations se rattachant à l'exploitation des navires et aéronefs et au
commerce maritime et aérien. »
Article 8
« La qualité de commerçant s'acquiert également par l'exercice habituel ou professionnel
de toutes activités pouvant être assimilées aux activités énumérées aux articles 6 et 7 ci-
dessus ».
Article 9
«  Indépendamment des dispositions des articles 6 et 7 ci-dessus, sont réputés actes de
commerce: - la lettre de change ; - le billet à ordre signé même par un non-commerçant,
lorsqu'il résulte d'une transaction commerciale. »
Article 10
« Sont également réputés actes de commerce, les faits et actes accomplis par le commerçant
à l'occasion de son commerce, sauf preuve contraire ».
Article 11
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« Toute personne qui, en dépit d'une interdiction, d'une déchéance ou d'une


incompatibilité, exerce habituellement une activité commerciale, est réputée commerçant  »

La distinction entre un acte civil et un acte de commerce présente un intérêt surtout lorsque l’acte
estmixte. De ce fait, lorsque l’acte est mixte, il se trouve soumis à un régime dualiste (deux régimes),
ainsi :

* Sur le plan de la compétence du tribunal :

- Lorsque c’est le non commerçant qui est attaqué en justice, ce sont les tribunaux du droit
commun
(1ère instance) où le litige sera tranché.
- Si au contraire, le commerçant qui est attaqué, le demandeur à le choix d’attaquer le commerçant
devant le tribunal de1ère instance ou devant le tribunal decommerce
* Sur le plan de la preuve : En matière commerciale la preuve est libre et peut être apportée par
n’importe quel moyen ( écrit , oral ou par témoignage). Alors qu’en droit civil, l’acte écrit est
nécessaire lorsque la valeur de l’opération dépasse 250 dh.

* En matière de prescription : En droit civil, le délai de prescription est entre 15 et 20 ans , alors
qu’en matière commerciale est seulement de 5 ans
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APPLICATION
 DOCUMENT 1

COMMERCANTS, QUI ETES-VOUS ?

Sur du code de commerce introduit de nombreuses innovations concernant les commerçants.


Ainsi, qui peut être commerçant ? La qualité de commerçant s’acquiert par l’exercice habituel ou
professionnel des activités contenues dans une liste précise de 18 activités terrestres (art.6) et deux
activités maritimes et aériennes (art.7), à l’exception de l’agriculture régie par un texte spécifique.
Concernant la capacité commerciale, le code unifie la capacité quelle que soit la nationalité et la porte
à 20 ans révolus. Il met fin également à une aberration en restaurant la liberté commerciale de la
femme mariée qui n’a plus besoin de l’autorisation de son mari.
Au niveau des obligations des commerçants, la première concerne l’ouverture d’un compte dans un
établissement bancaire ou dans un centre de chèques postaux. L’objectif de cette disposition,
soulignent les experts, est d’étendre la bancarisation de la population. Cette obligation est renforcée
par celle du paiement par chèque barré pour toute transaction supérieure à 10 000 dh (art. 306). Face
aux critiques des commerçants l’ayant perçue comme une entrave à la liberté commerciale, la loi de
finances 1997/98 a remonté la barre et imposé le règlement par chèque barré non endossable pour les
transactions d’un montant supérieur à 20 000 dh.
Autre obligation, la tenue d’une comptabilité avec comme prime la possibilité de la produire à titre de
preuve (art.19).
Le nouveau code exige également que le commerçant classe et conserve les originaux des
correspondances envoyées pendant 10 ans à compter de leur date (art. 26), durée en inadéquation avec
celle de la prescription de
5 ans.
Par ailleurs, la personnalité morale ne prend effet qu’à partir de l’inscription au Registre du
Commerce. Ici, le code de commerce revalorise l’institution et en fait le pivot de l’existence légale
d’une entreprise ou d’un commerce.

Source : l’Economiste du 25/09/97

 DOCUMENT 2
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Commerçants : l’épicier, mais pas l’agriculteur

Le nouveau code du commerce élargit de manière substantielle le champ de la commercialité. De la


plus petite épicerie du coin jusqu’à la plus grande société industrielle, pas moins de 20 activités
relèvent aujourd’hui de la commercialité. La seule activité écartée pour l’instant est l’agriculture.
A la qualité de commerçant toute personne qui exerce, de manière habituelle ou professionnelle, les
activités suivantes : l’achat de meubles corporels ou incorporels en vue de les revendre soit en nature,
soit après les avoir travaillés et mis en œuvre ou en vue de les louer  la location de meubles corporels
en vue de leur sous location ; l’achat d’immeubles en vue de les revendre en l’état ou après
transformation ; la recherche et l’exploitation des mines et des carrières.
Au sens de la loi, sont également qualifiées de commerçants et assujettis aux obligations qui en
découlent, les personnes qui exercent les activités ci-après : l’industrie et l’artisanat, le transport, la
banque, le crédit et les transactions financières, les opérations d’assurance à primes fixes, le courtage,
la commission et toutes autres opérations d’entremise ; l’exploitation d’entrepôts et de magasins
généraux, l’imprimerie et l’édition quels qu’en soient la forme et le support ; le bâtiment et les travaux
publics, les bureaux et agences d’affaires, de voyages, d’information et de publicité ; la fourniture de
produits et de services, ; l’organisation de spectacles publics ; la vente aux enchères publiques ; la
distribution d’eau et d’électricité et de gaz les postes et télécommunications ; les transports maritimes
et aériens réintègrent le cercle des commerçants. Idem en ce qui concerne les personnes qui ont des
activités portant sur des navires et des aéronefs et leurs accessoires.
Enfin, même frappées d’une déchéance, d’une interdiction ou d’une incompatibilité, les personnes qui
exercent habituellement une activité commerciale ont la qualité de commerçants.
Sources : l’Economiste du 05/12/96

Questions :
1. A partir des documents 1 et 2, donner une définition du commerçant.
2. Quelles sont les activités qui permettent à la personne d’acquérir la qualité de
commerçant ?
3. Quelle est l’activité exclue du champ de commerce ?

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