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Section 1 

: Problématique de définition
Il est difficile de définir le terme «PME» de manière standard, car il recouvre un large

éventail de définitions et de mesures qui varient d'un pays à l'autre.

Mais le but de la définition des PME est de fournir des incitations fiscales, des

subventions et des taux d'imposition à la PME et les distinguer des grandes

entreprises. Par conséquent, nous nous basons généralement sur deux critères:

quantitatif et qualitatif.

1.1 Les critères quantitatifs

Sont en soi pratique ; ils servent à situer chaque entreprise par rapport aux autres entreprise

d’un même ensemble (d' Amboise,1989).Parmi les éléments essentiels des critères quantitatifs
figurent le chiffre d'affaires, la valeur ajoutée et le nombre d'employés

1.1.1 Le chiffre d’affaires

il est d’abord l’un des indicateurs permettant de mesurer la taille de la firme à travers le

niveau d’activité de l’entreprise, cependant il est essentiel de noter les considérations clés

suivantes liées à ce critère ; si l’entreprise présente un chiffre d’affaires important, mais le

nombre d’employés est limité cette dernière est estimée comme une grande entreprise,

inversement si l’entreprise ayant un chiffre d’affaires relativement faible, mais des opérations

et des systèmes qui peut être complique cette dernière vas être identifie comme une PME.

« De façon générale, on peut dire que ce critère ne donne pas de résultats vraiment

satisfaisants dans la mesure où la corrélation entre le chiffre d’affaires et l’importance de

l’entreprise n’apparaît pas comme significative » (hirigoven,1981)

1.1.2 La valeur ajoutée

« Elle mesure (au mieux) la contribution de l'entreprise à la production nationale;

incorporant les rémunérations des facteurs que sont le travail et le capital » (D.JUATIO . page

17).Cependant, il ne représente pas toujours correctement le rôle exact de l’unité de

production sur les marchés et dans la structure économique. De plus, la valeur ajoutée

présente l’inconvénient d’être problématique de le comprendre et uniquement exprimée en

termes monétaires, ce qui rend difficile sa comparaison dans le temps entre les pays. Sa
valorisation à partir du compte de résultat peut être soumise à des périodes de performance

variables.

1.1.3 L’effectif d’employé

« Le critère de l’effectif employé, reste à lui seul, insuffisant pour identifier la PME »(

Brahim LOUMMOU Abdelali LAHRECH, & Youness ZERHOUNI LAQRIB,2011.p86), ce

dernier dépend toujours des activités de la firme. Tout comme le critère de chiffre d’affaires,

l’effectif salarial présente également des défauts en ce qui concerne la différence entre les

grandes et les petites entreprises. Certains pays, comme la Chine, ne dépendent pas du

nombre d'employés ou du chiffre d'affaires pour définir ces types d'entreprises

Léon Gingembre, père fondateur de la CGPME insiste sur la distinction entre le "patronat de

management" qui correspond à la grande entreprise et le "patronat réel" qui caractérise

mieux le patron de PME qui engage ses propres capitaux, exerce une direction

administrative et technique effective et assure avec son personnel des contacts directs et

permanents.

En effet, si nous regardons de plus près le concept de PME, nous verrons qu’en plus des

critères quantitatifs, un certain nombre de caractéristiques sont permanentes et il vaut mieux

passer à une définition qualitative de ce type d’entreprise.

1.2 Les critères qualitatifs

Présentent un avantage intéressant dans la définition d'une PME, car ils peuvent refléter

fidèlement la vraie nature de ces petites entreprises. Sans oublier qu'ils sont adaptés à chaque

pays à part entière. Parmi ces critères on trouve (l’envergure géographique, le degré

d’autonomie et la nature de la gestion)

1.2.1 L’envergure géographique

Signifie que les propriétaires et les personnels sont fréquemment des locaux. En effet les

PME ont généralement une vision nationale ou régionale, et leur part de marché est en

général limitée à ce niveau-là. Grace à cette limitation les petites et moyennes entreprises

locales qui ont des coûts de production plus élevés que les grandes entreprises comblent cet

écart en minimisant les coûts de transport.


Par conséquent, le rapport entre les petites et moyennes entreprises et sa clientèle est une

relation de proximité physique (olivier Torres,). L’accent mis par les petites et moyennes

entreprises sur les activités de service permet de renforcer cette relation, le dirigeant a

souvent un contact direct avec ces clients et fournisseurs, ce qui donne à ce genre

d’entreprise un avantage concurrentiel, sans oublier qu’il y a aussi des PME qui exportent

vers des pays étrangers, mais cette expansion suit également le principe de proximité. Donc

pour conclure la PME pratique une certaine influence qui est plus favorable et importante

que les grandes entreprises sur un marché nommé restreint

1.2.2 Le degré d’autonomie

En ce qui concerne le deuxième critère, une PME est généralement détenue par un

propriétaire indépendant et fonctionne de manière autonome, cette exigence exclut les

grandes entreprises, c'est-à-dire une personne qui prend la responsabilité de décisions

importantes. «  La caractéristique fondamentale des PME »(d' Amboise,1989 , page 14)

1.2.3 La nature de gestion


La gestion est un différenciateur utile. Les PME ne respectent généralement pas la

spécialisation des tâches, mais reposent sur une gestion personnelle ou directe, c'est-à-dire

qu'une seule personne est souvent un dirigeant ou un groupe de dirigeants qui prennent

toutes les décisions sur l’orientation générales et les opérations courantes à la fois (d'

Amboise,1989, page 15)

Section 2 : différentes définitions dans le monde

2.1 PME dans les pays développés


Elle représente une entreprise qui fournit des emplois et nourrit tous les espoirs de la classe

politique et de notre société. Ces espoirs se concrétisent dans l'enthousiasme pour les valeurs

entrepreneuriales: initiative et responsabilité, créativité ambitieuse en matière de risque,


adaptabilité, capacité à gérer l'incertitude, Pragmatisme de gestion de projet confiant

(Torres , page 13)

2.1.1 Dans l'union européenne

« Les petites et moyennes entreprises sont l'épine dorsale de l'économie de l'UE »,1

représentant 99% du nombre total d'entreprises. Le nombre d'employés dans une entreprise

de taille moyenne ne doit pas dépasser 250, le chiffre d'affaires ne doit pas dépasser 50

millions d'euros, ou le bilan total ne doit pas être inférieur à 43 millions d'euros 2.La

combinaison valeur ajoutée et chiffre d'affaires s'explique par le fait que le chiffre d'affaires

varie selon la nature du secteur d'activité.

L'entreprise ne doit pas être contrôlée par une autre entreprise qui n'est pas une PME à plus

de 25% Selon la Commission européenne.

Le nombre d'employés reste le critère le plus important, et le critère financier vise à

comprendre l'importance de l'entreprise, ses performances et son statut par rapport aux

concurrents

2.2.2 Aux états unis


Selon les statistiques de la US Small Business Administration, les PME représentent 99,9% de

la structure économique américaine. Contrairement à l'Union européenne, la définition des

PME aux États-Unis varie selon le secteur C'est une entreprise indépendante de moins de 500

employés, mais elle peut être étendue à 1 500 dans l'industrie manufacturière. Le chiffre

d'affaires annuel des services ne dépasse pas 5 millions de dollars américains et le commerce

ne dépasse pas 13,5 millions de dollars américains3. En outre, la définition des PME dépend

non seulement de la définition du capital et de l'indépendance de la gestion, mais également

de l'absence de position dominante sur le marché.

2.2.3 Au canada
En décembre 2018, les PME représentaient 99,8% des entreprises canadiennes. Environ 15,8

millions de personnes sont employées, ce qui signifie que le ratio entre le secteur privé et le

1
Article14-01-2021 - Covid-19 : comment l'UE peut aider les petites entreprises à renforcer leur résilience p 2/3
2
https://ec.europa.eu/eurostat/fr/web/structural-business-statistics/small-and-medium-sized-enterprises
Eurostat l'office statistique de l'Union européenne
3
Les petites et moyennes entreprises - OECD
secteur public est de 86,6%. Dans ce pays, les PME emploient moins de 500 salariés et

réalisent un chiffre d'affaires ne dépassant pas 25 millions de dollars américains. Les

exportations totales de marchandises du Canada ont totalisé 522,8 milliards de dollars

canadiens, dont 41,1% appartenaient à des PME4.

Au contraire, dans l'Union européenne, les capitaux propres des PME canadiennes détenues

par de grandes entreprises ne peuvent excéder 25%

2.2.4 Au MAROC

2.2.4.1 définitions des PME au MAROC

2.2.4.1.1 Selon l'article premier de la loi 53-00 formant "Charte de la PME" du 23 juillet

2002

la PME est une entreprise gérée et/ou administrée directement par les personnes physiques

qui en sont les propriétaires, copropriétaires ou actionnaires et qui n'est pas détenue à plus

de 25% du capital ou des droits de vote par une entreprise, ou conjointement par plusieurs

entreprises, ne correspondant pas à la définition de la P.M.E. (ce seuil peut, toutefois, être

dépassé lorsque l'entreprise est détenue par des fonds collectifs d'investissement, des sociétés

d'investissement en capital, des organismes de capital risque, des organismes financiers

habilités à faire appel à l'épargne publique - à condition que ceux-ci n'exercent, à titre

individuel ou conjointement, aucun contrôle sur l'entreprise).5

Par ailleurs, les PME doivent répondre aux deux conditions suivantes

Pour les entreprises existantes :

TYPE D’ENTREPRISE EFFECTIF CHIFFRE D4AFFAIR OU TOTAL

BILAN
PME 200 personnes 75 millions DH 50 millions

DH

4
https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/augmentation-de-27-des-exportations-internationales-
de-marchandises-du-quebec-en-aout-2020/
5
Cf. article premier du Bulletin officiel N° 5036 du 27 JOUMADA II 1423 (5 septembre
2002), page 921
Dans le cas d'une PME, qui détient directement ou indirectement plus de 25% du capital ou des droits

de vote d'une ou plusieurs entreprises, un effectif permanent et un chiffre d'affaires annuel net

d'impôts, ou la somme des bilans annuels de ladite PME et les autres entreprises mentionnées ci-

dessus, mais avec chacun de ces critères n'ont pas dépassé les seuils énoncés ci-dessus

Pour les entreprises nouvellement créées (établies depuis moins de deux ans) Les entreprises

qui ont un plan d'investissement initial inférieur à 25 millions de DH et respectent que le

ratio d'investissement par emploi est inférieur à 250 000 DH sont considérées comme des

petites et moyennes entreprises.

2.2.4.1.2. La nouvelle définition de l’ANPME

La nouvelle définition de la PME élaborée par l’ANPME tient compte uniquement du critère

du chiffre d’affaires et fait abstraction de l’effectif de l’entreprise. Selon cette définition, trois

types d’entreprises sont distingués : • La très petite entreprise : moins de 3 millions de dhs. •

La petite entreprise : entre 3 et 10 millions de dhs. • La moyenne entreprise : entre 10 et 175

millions de dhs

2.2.4.1.3 La PME dans l’industrie manufacturière

Le ministère de l’industrie et du commerce s’appuie exclusivement sur les critères de taille

mesurée par le nombre d’employés pour déterminer les PME. Selon cette sélection, toute

entreprise employant moins de 200 salariés permanents est donc une PME16. Selon cette

définition, le nombre de PME serait estimé à 7262 sur un total de 7812 d’entreprise

manufacturières, soit 93% du secteur. De Plus, le ministère a choisi de différencier entre les

petites (moins de 50 personnes) et les moyennes entreprises (50-200) ce qui permet d’affiner

les statistiques. Selon cette différenciation, les petites entreprises représentent 78% du secteur

contre 15% pour les moyennes et seulement 7% pour les grandes entreprises.

2.2.4.1.4 Définition prudentielle de Bank Al-Maghrib6

La petite et moyenne entreprise : y compris les entrepreneurs individuels est celle qui répond

à l’une des deux conditions suivantes :

o Le chiffre d’affaires hors taxe ou celui du groupe d’intérêt auquel elle appartient est

supérieur à 10 millions de dhs et inférieur ou égal à 175 millions de dhs

6
OMTPME - RAPPORT ANNUEL 2018
o Le chiffre d’affaires hors taxe est inférieur à 10 millions de dhs et le montant global des

créances que détient l’établissement de crédits à son égard ou du groupe d’intérêt auquel elle

appartient, est supérieur à 2 millions de dhs.

Chapitre 2 : caractéristiques des PME

1 Le poids des PME au Maroc


M

ENTREPRISES AU MAROC

64%

TPE PME GE 7

Selon l’enquête nationale auprès des entreprises faite par HCP en 2019

On constate que parmi les entreprises marocaines, TPME représentaient 93%: les petites

entreprises 64% et les petites et moyennes entreprises 29%, ce qui place les petites entreprises

en position dominante dans l'économie marocaine. Selon la Confédération des petites et

moyennes entreprises (affiliée à la CGEM), les PME marocaines participent à 50% du salaire,

40% de la production et 51% de l'investissement marocain, et enfin participent à 20% du PIB

marocain. La proportion de petites et moyennes entreprises impliquées dans la création de

valeur ajoutée totale est de 40%Répartition des PME par secteur d’activité

7
1.2 Dans le secteur de l’industrie

l'industrie au Maroc
19%

81%

PME GE

Le secteur industriel est fortement concentré dans la région de Casablanca-Settat (47%). Dans

la région de Tanger-Tétouan-Al-Hoceima, cette proportion est de 12%. Les PME représentent

81.20% du secteur industriel

1.3 Le secteur du commerce


Le commerce au Maroc
7%

93%

PME GE

Dans le secteur du commerce, plus de la moitié (58%) des entreprises sont situées à

Casablanca-Settat (44%) et Rabat-Salé-Kénitra (14%), tandis que la part des PME dans le

secteur du commerce est de 92.70%.

1.4 Secteur de service

services au Maroc
7%

93%

PME GE
Le service est concentré dans les zones de Casablanca-Setat (39% de l'entreprise) et

Marrakech-Safi (11%). Les petites et moyennes entreprises dominent l’activité de service

(92.80%)

1.5 La valeur ajoutée par type d’entreprise

la valeur ajoutée
GE PME

8.85%

41.68%
54.35%

78.19%

91.15%

58.32%
45.65%

21.81%

AG R I C U L TU RE I N D US TR I E P ROD UC TI ON C OMMERC E

Source inforisk 2011

La proportion de petites et moyennes entreprises impliquées dans la création de valeur

ajoutée globale est de 40%. Les petites et moyennes entreprises dominent le secteur agricole,

tandis que la proportion de petites et moyennes entreprises dans la production et la

distribution d'électricité et de gaz naturel et l'eau n'est que de 8%.

La contribution des PME a l’emploi

Le secteur industriel: les PME fournissent près de 50% des 500 000 emplois de ce secteur. Le

pourcentage se répartit comme suit: textile et habillement 35%, agro-alimentaire 24%, 26% en

chimie et ultra-chimie, 12% en mécanique et métallurgie etc.

Le secteur du commerce fournit plus de 888 000 emplois (hors secteur informel) et toutes ses

entreprises sont des petites et moyennes entreprises.

Secteur des services: le tourisme en particulier compte 600 000 emplois et la plupart des

entreprises de ce secteur sont des PME.


2 L’importance et défis des PME marocaine

Malgré les défaillances statistiques et les difficultés à cerner les contours de la PME 8 : Les

statistiques actuelles ne sont pas bien comprises et la définition des PME constitue une

divergence entre les différents acteurs économiques. Les PME sont un facteur important de

développement économique, qui dépend des caractéristiques de taille et des activités, la

capacité d’adaptation aux crises et aux chocs exogènes, flexibilité et souplesse des structures

de gestion et de production, plus grande mobilité des facteurs qui permet une meilleure

allocation des ressources par rapport aux besoins du marché et enfin elle offre des opportunités

à des couches sociales plus larges pour participer aux processus de création de richesse. 9;

 Les petites et moyennes entreprises sont un moyen d'emploi efficace, il est donc possible

d'améliorer le niveau de vie des familles et éponger les problèmes d'emploi. De plus, le

développement des petites et moyennes entreprises conduit à la substitution des

importations et à la formation de concurrence (amélioration de la qualité et rationalisation

des prix) ; On peut donc en conclure que les PME à forte croissance sont les véritables leviers

du développement

(Nadine Levratto,2009) dans son ouvrage a mis en évidence deux facteurs, autres que

l'emploi, qui permettent aux PME de contribuer à la croissance et qui conduit à une

croissance économique ; Une internationalisation qui se déroule par étapes qui débutent par

la mise en place d'activités d'exportation opportunistes arrivant à la production à l'étranger.

A mesure que l’expérience internationale s’accroit, la distance psychologique qui s’épare la

PME des nouveaux territoires étrangers se réduit, favorisant une progression plus étendue et

une utilisation plus complète des opportunités offertes par les différents pays connus.

Le deuxième facteur concerne l’innovation ; une firme innovante développe des produits ou

des procédés nouveaux sur le plan technologique. Les entreprises innovantes sont nettement

plus tournées vers l’international que les autres (Nadine Levratto,2009)

8
Conjoncture N° 930 - Octobre 2011 -La PME, moteur de l‘économie

9
Le livre blanc
À propos des pays en développement comme le Maroc. Les défis auxquels sont confrontées

les petites et moyennes entreprises peuvent être l'un des facteurs du ralentissement de la

croissance économique. Selon le livre blanc de la PME classe ces défis en :

2.1Obstacles administratives :

Une mauvaise gestion du temps, des procédures et de la communication ralentit les

processus administratifs ainsi qu’un manque de compétences juridiques internes ou des

ressources financières nécessaires au recours à une assistance juridique

2.2 Obstacles concerne la réglementation de l’entreprise 

Tels que les obligations comptables, fiscales et sociales sont trop complexes et trop

nombreuses. Quant au code des sociétés, la nouvelle loi introduit un formalisme encore plus

strict qui ne peut s’appliquer qu’aux très grandes entreprises. En matière d’arbitrage, les

démarches par lesquelles les tribunaux exécutent la sentence arbitrale sont trop longues;

concernant le code des douanes, nous considérons des procédures douanières lourdes.

2.3 Obstacles LIÉES A L’ACCÈS AUX MARCHÉS

Sur le marché public, Les PME ont souvent du mal à accéder aux marchés publics pour plusieurs

raisons : insuffisance de formation sur les marchés publics pour les dirigeants de PME ; la dominance

des grandes entreprises et les sociétés d’exportation rendent l’accès des PME difficile sur ce marché ;

les délais de paiement sont longs : la plupart des administrations et établissements publics ne

respectent pas les délais de paiement et alourdissent ainsi la trésorerie des PME. Pour les marchés

extérieurs, les PME n’ont pas une culture d’ouverture sur le monde extérieur, ce qui conduit à une

rareté d’information sur les marchés étrangers et à un manque de personnel qualifié.

2.4 Obstacles de financement

Ces problèmes de financement externe résultent principalement de l’incapacité des bailleurs

de fonds à évaluer le degré de risque associé à ces petites entités, qui ne fournissent

éventuellement, ni une base d’informations fiables, ni des garanties réelles suffisantes.

Cependant, l’incertitude et les asymétries d’information qui caractérisent ces PME sont

amplifiées pour les plus innovantes d’entre elles, ce qui rend plus difficile leur accès au

financement (Ben Ayed, W. H. & Zouari, S. G. (2014))


Partie 2 : le financement des PME

Chapitre 1 : la politique de financement

1. LES BESOINS DE FINANCEMENT

1.1 Besoin de financement lié à l’investissement

La décision d’investissement revêt une importance considérable. En effet, elle consiste

injecter de façon efficace des ressources rares dans des investissements risqués envie de

maximiser la valeur de l’entreprise ou de son action sur le marché et, de façon ultime,

à assurer l’enrichissement des actionnaires. Il faut noter que l’entreprise consacre ses fonds

à des utilisations à court terme et à des investissements à long terme et qu’elle procède

à des analyses de rentabilité. Dans les deux cas, elle prend des décisions en fonction du

rendement qu’elle désire réaliser sur son investissement ( Maher Kooli, Fodil Adjaoud,

Narjess Boubakri, Imed Chkir, 2013,p2)

L'investissement permet de maintenir le potentiel de production en remplaçant ou en

renouvelant l'équipement Ou augmenter le potentiel de production en investissant dans la

modernisation, qui vise à réduire les coûts de production en remplaçant la machine par une

nouvelle, plus productive

On trouve différents types d’investissement (Jean-Luc Bazet,Pascal Faucher.2009):

1. Investissement matériel

L’achat de biens corporels physique (machines, véhicules…) qui constituant un moyen de

production .Selon (Jean-Luc Bazet et Pascal Faucher, 2009) on trouve que les investissements

industriels sont classés selon trois catégories :

a) investissement de remplacement sert a le remplacement d’un bien qui est totalement

amorti dans l’entreprise, ce type d’investissement n’affecte pas la capacité productive

de l’entreprise

b) Investissement de modernisation : c’est tout investissement qui vise à diminuer les

couts et les délais de production ainsi qu’améliorer la qualité du produit


c) investissement de croissance : vise à accroitre la capacité productive ou la création

des nouveaux produits

2. Investissement immatériel

« Dans cette catégorie, certains investissements sont susceptibles de générer des flux

futurs de profit et permettent à l’entreprise d’obtenir un avantage économique durable :

brevets, licences, marques et concessions. »( Jean-Luc Bazet et Pascal Faucher, 2009 page

254)

a) L’investissement financier : «  qui se présente par les droits de créances (prêt et dépôt)

ou par les placements et l’achat des titres pour les conserver à long terme afin de

bénéficier d’une prise de participation ou de contrôle dans d’autres entreprises

»(BRAHIM AAOUID, page 2017)

b) L’investissement de développement : « Il s’agit des opérations de sous-traitance entre

donneurs d’ordres et façonniers, des opérations d’externalisation dans les domaines

de l’entretien des locaux, de l’informatique, de la paie, de la restauration, etc., qui

peuvent ainsi être considérées comme des désinvestissements et se traduisent par une

diminution des actifs de l’entreprise »( Jean-Luc Bazet et Pascal Faucher, 2009 page

255)

Le choix d’investissement est toujours basé sur des phases essentielles. D’abord, l’entreprise

doit faire une conception du projet à partir de laquelle elle fera une analyse stratégique et

tactique. Ensuite, mettre en relation les aspects humains financiers juridiques et techniques.

Une étude financière du projet est une phase importante, la direction financière de

l’entreprise doit on premier lieu analyser de la rentabilité, les couts d’exploitation et aussi les

prévisions en en suite la recherche des modes de financement possibles et la détermination

des couts tout en traitant également la rentabilité en termes de financement. (Nathan by Jean-

Luc Bazet et Pascal Faucher,2009)

1.2 Besoin de financement lies à l’exploitation

On désigne par le cycle d’exploitation, l’ensemble des opérations successives qui


vont de l’acquisition des éléments de départ (matières premières, marchandise …)
jusqu’à l’encaissement du prix de vente des produits distribués (BRAHIM
AAOUID ,2017,page45)
Ensuite, les besoins de financement dépendent: de la durée du cycle d'exploitation :
 D’une période de prêt accordé aux acheteurs qui introduit un retard de
recouvrement, cette durée du crédit est l’un des éléments caractéristiques de la
relation entre clients et fournisseur
 D’une période de crédit obtenue auprès du fournisseur, la firme peut
bénéficier d’un crédit accordé par son propre fournisseur. Ce crédit constitue
une ressource financière pour l’entreprise.
 De L’évolution des autres éléments d’exploitation (TVA, salaire, charge
sociale...)
Selon (BRAHIM AAOUID , 2017) , les composants constitutifs du cycle d’exploitation

sont des éléments essentiels liquides : les stocks sont vendus et renouveler les

créances clients sont encaissées et substituées par d’autres et les dettes fournisseur

sont réglés et remplacées par de nouvelles.

« Toute entreprise, indépendamment de sa structure financière et de sa performance, peut

rencontrer des difficultés temporaires de financement de son besoin en fonds de roulement

d’exploitation (BFRE).Dans ce cas, il a la possibilité de contracter des crédits à court terme »

(Fadoua Anairi, Saïd Radi, 2017, page 320)

2. Sources de financement

On distingue entre deux sources de financement : interne et externe

2.1 Source de financement interne

2.1.1 Autofinancement

 L’autofinancement n’a pas une définition standard. Selon (Pierre. VERNIMMEN,2002)

Le code général de normalisation comptable définit l’autofinancement comme le surplus

monétaire (ressource) généré par la firme et conservé durablement pour assurer le

financement de ses activités. Les entreprises doivent donc choisir entre une politique de

distribution généreuse (satisfaisant les actionnaires, mais restreignant leurs possibilités

d'autofinancement) et des politiques de distribution restrictives (qui peuvent mécontenter les

actionnaires, mais augmenter les possibilités d'autofinancement).


L’autofinancement présente des avantages et inconvénients (BRAHIM AAOUID ,2017,page

115)

 Les avantages de l’autofinancement comme suite :

1/il maintient l’indépendance financière; (NATHAN Jean-Luc Bazet et Pascal

Faucher,2009,page 317) ont précisé que Si l’entreprise produit suffisamment de

richesses pour assurer son développement interne et externe tout en créant

de la valeur, alors l’autofinancement permet de ne pas recourir à d’autres formes

de financement. De plus, l’autofinancement renforce les fonds propres et accroit le

pouvoir d’endettement de l’entreprise et sa capacité de remboursement au cas où elle

emprunterait.

(Jullien, H. et Paranque, B ,1995) ont confirmé que l’autonomie financière des grandes
firmes est supérieure à celle des petites et moyennes compagnies, en raison des
différences dans les efforts de renouvèlement du potentiel de production [102]. Par
conséquent, cette différence entraine des besoins de financement importants. Les PME
«  assument des besoins en fonds de roulement d’exploitation plus élevé que leurs
concurrentes de plus grande taille. » (p.52)

2/c’est un moyen de financement gratuit ; comme l’autofinancement constitue une

part du résultat et des réserves conservées afin de financer des projets, en toute

logique ceux-ci vont créer de la valeur qui sera finalement distribuée aux actionnaires

lorsque ce sera opportun. Dans un premier temps, l’autofinancement ne vaut rien à

l’entreprise, mais correspond dans un second temps au cout des capitaux propres

3/il présente des avantages fiscale : le se déploie souvent dans la réduction de l’impôt

ainsi que d’autres exonérations fiscales.

 Les inconvénients :

10
1/ (Sana, QARROUTE et Nanamoudou, MAGASSOUBA,2019,) ont confirmé dans

leur étude publier dans le dossier de recherche en économie et gestion qu’il est

insuffisant pour financer les investissements : la capacité d’autofinancement est

généralement limitée pour contribuer à des projets promoteur qui vont assurer un

développement croissant de la firme. «  Une entreprise qui n’investit pas, est une

entreprise qui tend à fin. Cet inconvénient vient des conséquences du précédent, une

entreprise qui n’entreprend pas de projets ambitieux tend à être dépassée par son

marché et par ses concurrents. »(p.131). Dans ce cas, l’efficacité joue un rôle essentiel

dans l’investissement. (Jullien, H. & B. Paranque, B.,1995)ont conclu qu’il est

nécessaire de se garantir que la rentabilité économique y est meilleure pour assurer le

poids de l’endettement et de la politique d’investissement, car pour les investisseurs

des PME, cette contrainte de rentabilité est plus évidente.

2/ (NATHAN Jean-Luc BazetPascal Faucher,2009) ont ajouté que l’autofinancement

présente un risque de désintéressement des actionnaires : « les actionnaires se

rendraient compte du manque d’intérêt de l’investissement et se partageraient le

plus rapidement possible ce qui leur revient par la vente de leurs actions afin de

délaisser cette entreprise »(p.317).

Selon un rapport de la BAM en 2017 à préciser que « La prédominance de


l’autofinancement des PME est souvent associée, selon plusieurs études, à la volonté de préserver le

contrôle de l’entreprise, la réticence envers davantage de transparence financière pour des raisons

fiscales ou liées à la concurrence, ou encore des difficultés d’accès aux autres modes de
11
financement. »

11
rapport annuel de la BAM.2017
12
Données OMPIC et calculs BAM
2.1.2 Augmentation de capital

 C’est la procédure d’émission des nouvelles actions ou des nouvelle part sociales,

l’entreprise fait appel à ses associés actuels, ou à des nouveaux associés  (BRAHIM

AAOUID,2017) .

L’entreprise doit avertir et aussi attirer les investisseurs potentiels . La banque

d’affaires pratique un rôle d’un intermédiaire pour informer les investisseurs,

préparer l’opération et placer les actions. L'importance d’un cabinet d’expertise

comptable, qui va jouer le rôle d’un assistant pour l’entreprise afin qu’elle puisse

déterminer le prix démission des actions en fonction de la valeur de la société, des

revenus attendus des actions et du marché des actions.( NATHAN Jean-Luc

Bazet,Pascal Faucher,2009 )

Il existe plusieurs modalités d’augmentation du capital:

1. L'augmentation de capital par apports en numéraire: est la forme la plus

intéressante puisqu’elle est la seule qui procure à l’entreprise de

nouvelles sources financières. Elle permet d’accroitre le fonds de roulement

par des apports en trésorerie et d’assurer une certaine autonomie financière.

2. L’augmentation de capital par apports en nature: Il s’agit d’apport d’actifs en

nature sous forme d’immobilisations incorporelles (brevets, apports en

industrie...), d’immobilisations corporelles, financières ou d’actifs circulant

(créances clients, stocks). En contrepartie de l’inscription des actifs au bilan.

C’est une modalité observée surtout à l’occasion d’opérations de croissance

externe: absorption, fusion, etc. L’augmentation de capital en nature permet

de renforcer les fonds propres de l’entreprise sans impact sur la trésorerie, elle

améliore ainsi son ratio d’endettement.

3. L’augmentation de capital par incorporation de réserves: l’entreprise renforce

son capital en intégrant les réserves accumulées majorées le cas échéant du

résultat de l’exercice, du report à nouveau et des primes d’émissions


antérieures. Cette forme d’augmentation de capital n’ajoute aucune liquidité à

l’entreprise sauf qu’elle permet de communiquer les performances de la

société auprès d’un public élargie

4. L’augmentation de capital par conversion de dettes: Il s’agit d’une conversion

de dettes des créanciers de l’entreprise en actions afin de réduire son

endettement tout en s’engageant sur un futur meilleur. Cette modalité permet

de convertir certains bailleurs de fonds du statut de créancier à celui

d’actionnaire. Notons qu’aucune amélioration en trésorerie n’est constatable

en réponse à l’augmentation de capital par la conversion de dettes.

Selon (BRAHIM AAOUID ,2017) les avantages et les inconvénients sont :

 Les avantages:

 c’est un moyen de financement facile a mettre en œuvre

 les fonds ne sont pas remboursés à leurs apporteurs

 Les inconvénients

 les actionnaires peuvent perdre le contrôle de l’entreprise : les anciens


actionnaires qui n’ont pas assisté à l’organisation de capital ou qui ont participé
dans une proportion inférieure à leur droit voient leur part dans le capital
diminuer (jacqueline delahaye florence delahaye-duprat,2015)

 c’est un moyen de financement limité dans le temps : La cession d’élément d’actif

se procède d’une opération de désinvestissement visant à réinvestir des fonds

dans des activités plus rentables, ou dépend généralement de la vision stratégique

de l’entreprise

 le renouvèlement normal des immobilisations : «  ce qui est assez rare en pratique
car les immobilisations sont souvent non revendables car usées ou obsolètes d’une part et

qu’il faut trouver un marché de l’occasion pour les revendre d’autre part »( Jean-Luc

BazetPascal Faucher,2009,page 317) ; ces actifs sont généralement usés, donc à moins

qu'ils ne soient sur le marché de l'occasion, il sera difficile de les revendre.


Certaines immobilisations peuvent ne pas être nécessaires ou rentables, ce qui oblige

l'entreprise à les vendre pour trouver de nouvelles sources de financement

 La mise en œuvre d’une stratégie de recentrage ; « l’entreprise cède des usines

des participations des filiales dès lors qu’elles sont marginales par rapport à

son métier principal » (BRAHIM AAOUID,2017,PAGE 116)

2.2 Le financement externe

2.2.1 Emprunt obligataire :

(BRAHI AAOUID, 2017) a défini un emprunt obligataire comme un crédit à long

terme, émis par des sociétés de capitaux, souvent pour un cout important, libellé à

parts égales appelées obligations offertes au public par un intermédiaire bancaire,

l’entreprise est financée par plusieurs investisseurs

(NATHAN Jean-Luc Bazet Pascal Faucher, 2009) ont précisé que le rôle de la

banque est d’assurer le succès de l’opération, ils ajoutent donc l’expression « prise

ferme », c’est-à-dire le versement par la banque du montant du prêt en diminuant

des frais d’émission à la société émettrice

Ces deux auteurs ont défini les éléments de base à connaitre :

 Le prix d’émission : il s’agit du montant reçu par l’émetteur et versé par le

souscripteur.
 Produit brut de l’émission : le montant obtenu en multipliant le nombre

d’obligations par le prix d’émission.

 La prime d’émission est la prime payée par l’émetteur correspondant à la

différence entre le prix de remboursement et le prix d’émission.

 Le taux d’intérêt du prêt peut être fixe, variable, révisable

Les modalités de remboursement des emprunts obligataires :

Selon (Jacqueline Delahaye, Florence Delahaye Duprat l’emprunt obligataire peut

être remboursé «  in fine, par amortissement constant ou par annuités constantes »

1. Le remboursement in fine

Le remboursement du capital s’effectue à la dernière année, mais les intérêts sont remboursés

chaque année

Ces intérêts et les annuités diminuent chaque année

Exemple

Somme empruntée : 10 000DH

Durée de l’emprunt : 4 ans

Intérêt annuel : 2%

Annuité à terme échu

Année Capital restant Charge Capital Annuité

du d’intérêt remboursé
T=0 10 000 DH 200 DH 0 200 DH
T=1 10 000 DH 200 DH 0 200 DH
T=2 10 000 DH 200 DH 0 200 DH
T=3 10 000 DH 200 DH 10 000 DH 10 200 DH

2. Remboursement par amortissements constants


Le remboursement des annuités et aussi une partie constant du capital chaque années

Selon les mêmes donnés de l’exemple précédant :

Année Capital restant Charge Capital Annuité

du d’intérêt remboursé

T=0 10 000 DH 10 000*2% 10 000/4 200+2500

=200 DH =2500 DH =2700 DH

T=1 10 000-2500 7500*2% 2500 DH 2500+150

=7500 DH =150 DH =2650 DH

T=2 7500-2500 5000*2% 2500 DH 2500+100

=5000 DH =100DH =2600 DH

T=3 5000-2500 2500*2% 2500 DH 2500+50

=2500 DH =50 DH =2550 DH

2.2.2 Les obligations

D’après (NATHAN Jean-Luc Bazet et Pascal Faucher,2009), l’obligation est un titre

de créance avec un taux d’intérêt au pair qui sera payé à la fin du contrat à une

valeur de remboursement prédéterminée.

Selon la même source les obligations prennent différentes formes : Obligation ordinaires, qui

constitue la définition régulière des obligations, Obligation convertibles en action Les

obligation remboursable en actions et les obligations à bons de souscriptions d’action

2.2.3 Empruntsindividis :

Selon (BRAHIM AAOUID, 2017) , « les emprunts classiques se distinguent de

l’emprunt obligataire par le fait qu’ils sont constatés auprès d’un seul prêteur,

banque ou établissement financier »(p.117). Et c’est la raison pour laquelle ils sont

présentés comme « indivis » .ces emprunts bancaires se différencient d’après (Fadoua


Anairi et Saïd Radi, 2017) par « les durées, les modalités de remboursement, les taux

d’intérêt, les garanties, les conditions de remboursement »(p.323)

Selon la même source ont distingué deux sortes de crédits bancaires

2.2.3.1 le crédit a moyen et long terme

Il est distingué par sa durée de 2 ans à 7 ans pour le moyen terme et entre 7 ans et 20

ans pour le long terme, il sert généralement à financer les investissements. Les crédits

bancaires sont accordés « après une étude approfondie de la rentabilité du projet

d’investissement »(Fadoua Anairi et Saïd Radi, 2017, page 323) et aussi selon des

facteurs « endogènes » (Adair, P., & FHIMA, F. 2013) qui se caractérise par la

situation financière ainsi que le niveau d’activité de l’entreprise. (Fadoua Anairi et

Saïd Radi, 2017) ont mentionnés qu’il y a d’autres facteurs dits extérieurs tels le cout

du financement et les garanties requises par les banques, les exigences des banques,

surtout en matière de garanties, expliquent en grande partie l’insuffisance des

concours octroyés, par rapport aux besoins exprimés.

2.2.3.2 Le crédit à court terme

« Cette catégorie de prêts permet le financement des besoins courants et

d’exploitation de l’entreprise. La durée d’un crédit à court terme, et doit pas dépasser

2 ans. on trouve plusieurs modalités de financement pour crédit à court terme »

( Fadoua Anairi et Saïd Radi, 2017, page 324)

2.2.3.2.1 Crédit de trésorerie

a) Le découvert bancaire : est une forme de crédit de trésorerie, non spécialisé et

non mobilisables. La banque acceptera d’une façon exceptionnelle de régler

des paiements si l’entreprise a dépensé plus d’argent qu’elle a sur son compte

courant (position débitrice), cette catégorie de crédit n’est pas gratuite mais

remboursable avec des intérêts. Généralement « ce taux d’intérêt est élevé

suite à l’absence de garantie et au manque d’adossement à un bien »( Fadoua


Anairi et Saïd Radi ,2017,P324).le découvert doit dépasser un mois sinon il

devient une facilité de caisse

b) Crédit de trésorerie spécialisés et mobilisables : Comme le crédit de

compagne, il est destinée aux sociétés, dont leur activité, disons

saisonnière qui présente aussi un décalage de trésorerie important, ce

crédit permet de financer les besoins d’exploitation de l’entreprise «

sous forme de billets mobilisables » ( Fadoua Anairi et Saïd Radi, 2017

P324).

c) Crédit sur stock : a pour objet de fournir les fonds supplémentaires

nécessaires aux entreprises industrielles ou commerciales pour

répondre à leur besoin de stockage

d) Crédit de préfinancement des marchés publics et à l’exportation :


Billet de trésorerie : une société qui a besoin de liquidité, émise des
titres de créance négociable (TCN), afin que les agents économiques
excédentaires achètent ces titres et profite d’un placement à court terme
« ne dépasse pas l’année) avec un rendement sans risque élevé. Ce type
concerne généralement les grandes entreprises.

2.2.3.2.2 Le financement par mobilisation de créances

a) L’escompte de l’effet de commerce : c’est une opération de financement

classique, peu couteuse et facile à obtenir. La firme qui a besoin de

liquidité endosse auprès de sa banque les effets de commerce qu’elle

produit dans son portefeuille tel que la lettre de change, la traite ou le billet

à ordre, en échange, la banque paie la somme de l’effet au compte de

l’entreprise en diminuant les agios bancaires. À la date d’échéance, la

banque percevra, le montant d’effet par voie de compensation bancaire,

c’est-à-dire que la banque du tiré (personne ayant accepté l’effet) versera la

somme d’argent à la banque de bénéficiaire (l’entreprise ayant remis l’effet


à l’escompte)13 ; dans le cas où l’effet est impayé, la banque débitera le

compte de l’entreprise du montant de l’effet, ce qui présente une rigidité

de la gestion des crédits ( NATHAN Jean-Luc Bazet et Pascal

Faucher ,2009,page299)

b) Le crédit de mobilisation des créances commerciales CMCC :

contrairement à l’escompte d’un effet de commerce qui représente des

crédits individualisés, ce crédit permet d’escompter plusieurs créances

c) La cession de créances professionnelle est une procédure de vente « à titre

de créance ou à titre de garantie inscrite sur un bordereau » ([ NATHAN

Jean-Luc Bazet et Pascal Faucher, 2009, page 325]. Ces créances sont cédées

auprès des établissements de crédit souvent les banques.


d) LA LETTRE DE CHANGE

La lettre de change est un écrit par le quelle le tireur donne l’ordre au tire (son

débuterai) de payer une certaine somme a une certaine date (échéance) à une

troisième personnes (bénéficière) ou à son ordre (c’est-à-dire à une personne

qu’elle désignera ultérieurement) [ CITATION pro19 \l 1036 ]

 L’affacturage : cette méthode accorde à la firme une cession auprès d'un

organisme financier « factor », des créances qu'elle détient sur ses clients.

L'affacturage, est appliqué aux entreprises , peu importe la taille ou le secteur

d’activité, après avoir émis aux "factor" la facture de client, ce dernier garantira a

l’entreprise une liquidité immédiate pour reconstituer la trésorerie de l’entreprise

à condition qu’il bénéficie d’une commission d’affacturage englobe les frais de

gestion et de recouvrement, les intérêts qui dépend de montant et la durée ainsi

que la garantie qui couvre le risque d’une facture impayée a la date d’échéance.

D’après Hasan Amor directeur de l’affacturage au groupe société générale

Maroc a confirmé que L’affacturage, est souvent une solution efficace pour

les PME qui estiment avoir subi les effets d'une mauvaise gestion du poste

13
client, cela permet de soulager leur trésorerie et assurer un développement

des PME.14
 LE MAROC FACTORING est la première société de factoring en Afrique et dans le

monde arabe c’est une filiale du groupe BMCE. le Maroc factoring assure la trésorerie

aux entreprise qu’ont un besoin de fond de roulement dans une durée qui ne dépasse pas

48H, les entreprise peuvent inclure un contrat d’assurance-crédit indépendamment du

contrat d’affacturage comme une garantie conte les impayés et cela permet d’éviter les

problème de trésorerie qui mette les activités des PME en danger

2.2.4 Le financement par quasi-fond propre

Les quasi-fonds propres sont des modes de financement hybrides situés entre les

fonds propres et les dettes

2.2.4.1 LES AVANCES EN COMPTES COURANTS D’ASSOCIES (CCA) : Ce mode de

financement est largement exercé par les petites et les moyennes entreprises. Les

associés prêtent l’entreprise à besoin de fonds de roulement. En contrepartie, ils

bénéficient d’un taux d’intérêt déductible des comptes courant préalablement fixé

chaque année par le ministère de l’Économie et Finance à cette année le taux est à

1,63 %.

Selon les dispositions du Code général des impôts (C.G.I.) 2017, article 10

— II-A-2Le CCA est déductible des résultats imposables sauf si le capital


social est entièrement libéré

Les règles de lois ont permis aux entreprises d’insérer une clause de blocage dans la

convention sinon l’associé a le droit à tout moment à travers une demande présentée

à la société pour récupérer ses fonds. 

Bennaceur Bousetta Expert-comptable, Managing partner du cabinet BBO & Partners,

Membre de la Commission Juridique et Fiscale de la CFCIM, a affirmé dans un article

14
https://www.lavieeco.com/economie/laffacturage-de-plus-en-plus-prise-par-la-pme/ le 23/05/2021
publiée en « conjocture.info » que « Le recours aux comptes courants d’associés

devient de plus en plus fréquent face au manque de trésorerie et à la pénurie de cash,

surtout dans le contexte actuel où les entreprises, fragilisées par les répercussions de

la pandémie de la Covid-19, éprouvent des difficultés à accéder au financement

bancaire. »15

2.2.4.2 LE CROWDFUNDING (financement participatif)

La crise financière de 2008, les exigences prudentielles appliquées aux

établissements de crédit traditionnels ainsi que l’usage d’internet ont

créé une pratique qui porte le nom du l crowdfunding ( Lesur, N. [2015]).


Cette pratique permet à la foule (CROWD) de financer des entrepreneurs qui

diffusent des projets intéressants et aussi innovants pour créer leur petite ou

moyenne entreprise et débuter à réaliser des bénéfices. Il existe des

plateformes comme (crowd club, lending club ) qui regroupe les investisseurs

et aussi les entrepreneurs ou les entreprises qui ont un besoin de financement

Ce mode de financement peut prendre différents systèmes :


 Système de donation : les personnes financent le projet sans contrepartie. La
plupart du temps ces projets permettent de supporter une cause précise. Les
montants récoltés avec ce type de campagne de Crowdfunding sont généralement
assez faibles. (Sanae RHABRA, Wafa GUERGUER, 2015)

 Système de récompense : il vise a primé les personnes qui ont participé au


financement de projet la récompense dans ce type est non financière ;

 Système de prêt ou d’endettement (crowdlending) : ce sont des prêts souvent


destinés aux financements des PME, le remboursement peut provenir des intérêts
ou pas, la plateforme peut jouer le rôle d’intermédiaire, collecter les fonds et
rembourser les créditeurs , ce prêt est sans garantie ;
 système de participation (equity crowdunfunding) : les investisseurs devient des
actionnaires dans le projet, cependant, ils bénéficient d’un droit de vote et aux
dividendes ;

« Plusieurs projets de plateformes de crowdfunding ont été initiés au Maroc mais


elles ont dû s’arrêter avant même de commencer parce qu’elles se sont heurtés aux

15
https://www.cfcim.org/magazine/78911 date de visite 23/05/2021
contraintes règlementaires. » [CITATION Tha16 \p 29 \l 1036 ]. Donc les Marocains
porteurs des projets cherchent des financements sur des plateformes étrangères
généralement en France et aux États-Unis. Cependant la création des plateformes
marocaines sont nécessaire pour couvrir la forte demande pour le crowdfunding et
aussi pour encourager les créations des TPME (Anairi,Saïd, 2017). La CCG a
accordé le lancement d’un nouveau produit « MEZZANINE PME » qui
concerne les PME industrielles et exportatrices et aussi les TPE, aucune
garantie n’est exigée pour couvrir ce genre des prêts .

2.2.4.3 Le financement par ouverture de capital : ce financement comprend deux


modes ( capital-risque et aussi l’introduction en bourse) ; cette ouverture,
consiste a l’introduction d’un capital investisseur qui permettra d’apporter
de la trésorerie et financer d’une façon partielle ou totale l’acquisition.
a. Le financement par capital-risque : opère généralement dans la phase

de démarrage, les caractéristiques du crédit bancaire ne sont pas

compatibles avec le financement des PME notamment pour les jeunes

entreprises innovantes, cela est traduit par un taux d’intérêt élevé et

contreproductif ainsi que le remboursement sera impossible quand

l’entreprise est en défaillance donc le capital-risque constitue une

alternative de financement prometteuse pour les dirigeants. Grâce à ce

mode de financement, GOOGLE, APPLE et MICROSOFT existent

aujourd’hui, les capital-risqueurs ont pris le risque de financer ces

géants technologie lorsqu’ils n’étaient que des jeunes stratus a l’avenir

incertain ; donc ils jouent un rôle important dans le développement de

la haute technologie, dans la croissance et aussi à l’emploi. Les capital-

risqueurs sont organisés sous forme d’un partenariat de petite taille qui

rassemble une dizaine de capital-risqueurs et qui sélectionnent les

entreprises, les surveillent, leur apportent des conseils et les font sortir

du portefeuille, distribuant ainsi un revenu à leur investissement

(Emmanuelle Dubocag,2016).

Selon (Fadoua Anairi, Saïd Radi,2017) Les capital-risqueurs peuvent être des :

 
 Business-Angels

 Sociétés spécialisées dans le Capital risque (SCR),

 Fonds de capital-risque,

 Fonds Communs de Placement à risque (FCPR),

 Fonds Communs de Placement dans l’innovation (FCPI),

 et le Fonds d’investissement de proximité

Le financement peut être sous formes (abdeljalil 2002)

•la prise la participation immédiate dans le capital social de l’entreprise ;

•Le financement par des prêts participatifs ;

•Les souscriptions à des obligations convertibles ;

•La souscription à des certificats d’investissement ;

•Les obligations à bon de souscription d’actions ;

•L’apport en CCA après prise de participation.

voilà un schema qui permet de déterminer le cycle d’investissement du capital-risque

Source : wikimemoires.com16

b) Le financement via le marché boursier

La bourse est un marché financier ; c’est un lieu d’échange de capitaux, les gants qui

disposent de fond et les placent pour l’acquisition des titres (action, obligation) sont
16
https://www.google.com/url?sa=i&url=https%3A%2F%2Fwikimemoires.net%2F2012%2F02%2Fle-
financement-en-capital-risque%2F&psig=AOvVaw0g8nchRvwv2XTNiSXnRh-
_&ust=1621856594189000&source=images&cd=vfe&ved=0CAIQjRxqFwoTCICBxJXq3_ACFQAAAAAdAAAAABAD
appelés les offreurs de capitaux ils peuvent être ; des épargnants, des investisseurs et

aussi des spéculateurs. Pour les agents qui ont des besoins de liquidité et émettent

des titres sont des demandeurs des capitaux (les entreprises, les institutions

financières et l’état). La société de bourse est un des acteurs majeurs qui permet

d’organiser la rencontre de l’offre et de la demande dans les conditions optimales.


[ CITATION Fao17 \l 1036 ]

La procédure d’introduction à la bourse l’offre à prix

 L’offre à prix ferme OPF

Selon l’article 1.2.13 du règlement général de la bourse des valeurs, l’opération permet a fixé

un prix ferme pour une quantité de titres au public

 L’Offre à Prix minimal

Selon l’article 1.2.14 du règlement général de la bourse des valeurs les quantités des titres

disposés au public est fixé a un prix minimal de ventes donc les souscripteurs présentent leur

ordre à ce prix ou a un prix supérieur

 l’offre à prix ouvert

Selon l’article 1.2.15 du règlement général de la bourse des valeurs cette procédure consiste a

fixer une fourchette de prix, les ordres des souscripteurs sont présentés à la fourcher de prix

2.3 AUTRES SOURCE DE FINANCEMENT

2.3.1 Le crédit-bail

Le crédit-bail est un contrat de location d’un bien meuble ou immeuble entre un


bailleur (celui qui met le bien à disposition) et un preneur pour une période
irrévocable, assorti d’une option d’achat du bien à un prix fixé à l’avance (Jean-Luc
Bazet Pascal Faucher,2009, page 323 )

Le crédit-bail représente des avantages et des inconvénients (Jean-Luc Bazet Pascal


Faucher) :

 L’obtention d’un crédit-bail est facile et rapide.


 Contrairement à l’emprunt il permet de financer intégralement le bien utilisé
donc il n’exige pas d’autofinancement de l’entreprise
 L’entreprise peut conserver sa capacité d’endettement, car le crédit-bail
n’apparait pas à l’actif et le financement correspondant ne figure pas au passif.
 Les redevances de crédit-bail constituent un avantage fiscal, car elles sont des
charges déductibles dont elles permettent une réduction d’impôt.
 Le renouvèlement du bien loué avant l’échéance du contrat, offre à l’entreprise
un avantage de suivre le progrès technique

Cependant le crédit-bail présente certains inconvénients :

 Contrairement à l’emprunt le crédit-bail est un financement couteux ;


 La facilité d’accès au crédit-bail constitue une menace, car le financement de
l’entreprise peut ne pas être rentable, et ce risque ne sera pas contrôlé par un
auditeur externe, comme le fait une banque dans le cas d’un emprunt
Les recours des PME marocaines au financement de crédit-bail sont faibles à cause des
inconvénients cités précédemment

2.3.2 LE CRÉDIT FOURNISSEUR

Le financement des besoins d’exploitation par un fournisseur peut être une


alternative convenable pour les PME, alors ce crédit est résulté d’un agrément entre
les deux parties : le fournisseur va livrer la marchandise à l’entreprise pour démarrer
la production, le recouvrement peut avoir lieu à une échéance souvent avec des
intérêts. Pour éviter tout risque, le fournisseur doit étudier la solvabilité de
l’entreprise. « Selon le travail de recoupement réalisé par La Vie éco, le crédit fournisseur a
dépassé la barre des 400 milliards DH en 2018 (soit environ 30% du PIB), représentant en
moyenne 28% à 30% du financement des PME »17

2.3.3 Crédit interentreprises

Les relations commerciales, les relations de sous-traitance directes ou indirectes ainsi


que les relations des entreprises qui opèrent dans le même marché ont instauré un
mode de financement interentreprises : les entreprises bénéficiaires peuvent octroyer
des crédits aux entreprises déficitaires qui présentent un solde négatif. Le taux
d’intérêt des crédits interentreprises peut être onéreux ou gratuit, cela dépend de la
négociation entre ces entreprises, mais ce crédit et aussi fixé par un délai.

Selon une enquête entamée par coface en JUIN 2019 sur le comportement de
paiement des entreprises au Maroc : des délais toujours longs en 2019
Le crédit interentreprises marocain est encore largement dominé par les délais de paiement à
long terme : 84 % des entreprises interrogées déclarent que le terme moyen dépasse 60 jours.
Pour plus de 60 % des échantillons, le terme dépasse même 90 jours. Ces résultats montrent que
plus de la moitié des entreprises ne respectent pas le délai légal maximum fixé entre 60 et 90
jours.

2.4.4 ANPME

L’agence Maroc pme a entrepris des produit pour favoriser la compétitivité ainsi que la
croissance chez les TPME on trouve
17
https://www.lavieeco.com/economie/tpme-la-barre-des-400-milliards-de-dh-de-credit-fournisseurs-est-
franchie/
 ISTITMAR : ce produit permet de soutenir financièrement les TPME disposant de
projet d’investissement et de croissance a travers l’octroi des primes d’investissement
 TATWIR CROISSANCE VERTE : Ce programme vise également les PME en
amorçage ou en croissance, il offre un soutien a l’investissement par des primes et des
aides remboursable
 TATWIR START-UP : Ce produit offre des soutiens financier pour les startups ayant
un fort potentiel de croissance18

3.RELATION BANQUE – PME


Les banques ont été toujours un accompagnant des PME au développement et puis l’objectif principal est
d’assurer une maximisation des profits pour les deux parties prenantes. Alors ce lien se caractérise toujours
par une rencontre à titre routinier d’un intermédiaire financier et un chercheur de financement (NGONDI
ATANGANA et Denise Michèle, 2020)

Les entreprises préfèrent recourir à des prêts à moyen et long terme pour financer leurs
investissements. Par conséquent, les banques cherchent à collecter des économies auprès
d'agents excédentaires pour financer des projets jugés rentables. (Fall francois SECK,2009)
(Jean-Louis NAKAMURA.1999) a décrit les opérations effectuées par les banques comme des «  activités de
transformation » (p.40). Cette conversion selon lui, implique pour la banque la prise en charge de 3 types de
risque : « risque de taux, risque de crédit et le risque de liquidité » (p.40)

(Jean-Louis NAKAMURA.1999) a aussi souligné qu’une entreprise émettant de la dette peut s’adresser au
marché obligataire ou monétaire ou à son banquier par un crédit, mais cette intégration au marché
monétaire dérive de la taille de l’entreprise, car « une entreprise de petite taille, et a fortiori une entreprise
en création ne dispose pas dans l’immense majorité des cas – d’une notoriété suffisante pour faire appel au
marché elle doit donc recourir à une banque qui non seulement assurera son financement, mais contribuera
ses emprunts » ( p.41)le développement des PME offrira par la suite la possibilité à émettre directement des
titres

la nature de crédit permet d’influencer la décision des banque à octroyer des crédits aux PME. D’après une
enquête faite par (Mr HOUDAIFA AMEZIANE, Mr TAHROUCH MOHAMED, Mme MARIA SEGDALI,
2016) auprès d’un échantillon représentatif des entreprises de la région Tanger-Tétouan Maroc. 79% des
crédits sont des prêts de fonctionnement la deuxième place est occupée par les crédits d’investissement

La forte dépendance des PME à l’égard des banques ainsi que le lien entre eux peut être impactée aussi par
l’asymétrie de l’information entre le prêteur et l’emprunteur, l’obtention de crédit dépend de la qualité et
aussi la quantité d’information offerte par le dirigeant ( bilan, le compte de résultat et l’état de flux de
trésorerie…), la banque à son tour doit collecter toute information nécessaire pour pouvoir étudier le risque
et la rentabilité. La qualité est traduite généralement par la transparence cela veut dire que les états
financière doivent être cohérent a la réalité ainsi que la garantie offerte. La banque doit garantir la
confidentialité à la PME, car le dévoilement des informations peut être à la faveur des concurrents,
constituer une menace pour l’entreprise cliente. Un crédit à long terme offre en effet à la banque un moyen
d’information efficace pour l’étude du risque, permettra un taux d’intérêt moins élevé qui sera bénéfique
pour l’entreprise (Amina BENATTOU EL IDRISSI, Omar BENJELLOUN ANDALOUSSI, Bouchra AIBOUD
BENCHEKROUN, 2018) .Selon l’enquête précédente :40 % des entreprises de l’échantillon procèdent à une
analyse des états de synthèse, 56 % des entreprises rarement qui le font le caractère de la transparence
financière est absent dans 47 % des entreprises enquêtes contre 41 % ainsi que 5 % des cas avouent ne
jamais tenir une comptabilité réelle. On peut conclure que la maitrise d’information permettra une relation
gagnante/gagnant entre la banque et la PME.

18
https://marocpme.gov.ma/
Chapitre 2 ; PME dans le cadre de a crise sanitaire au maroc
"Nous sommes en guerre. En guerre sanitaire. Certes, nous ne luttons ni contre une armée, ni contre
une autre Nation. Mais l’ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse. Et cela requiert notre
mobilisation générale."19

Section 1 : Historique des crises économiques

(Vincent, 2012) a décrit la crise comme un dysfonctionnement du système bancaire qui se


déploie par le ralentissement d’activité, l’inflation ou déflation, l’augmentation de chômage ;
la crise économique correspond aussi « à une rupture, à un retournement brutal de la
conjoncture économique brisant une phase d’expansion » (P.5)

Dans le point de vue keynésien, les crises sont particularisées par le statut de « de sous-
emploi, c’est-à-dire d’une insuffisance de la demande effective caractérisée par une baisse de
la part de la consommation dans le revenu national » (p .6). le rôle de l’état donc est
d’investir pour gérer la situation de la crise afin de minimiser ces effets brutaux

Avant de traiter la crise pandémique covid-19 et son incidence sur l’économie. il est
important de ne pas négliger que le monde a connu des crises qui ont eu un impact fatal sur
l’économie, la question qui se pose en effet est de savoir si nous avons profité de notre
expérience pour bien maitriser cette crise ou covid-19 a entrainé des effets auxquels nous
n’avons jamais vécu auparavant ;parmis les crises qui ont marqué l’histoire sont :

1.1 la crise de 1929

avant la crise la situation économique américaine a été favorable et aussi l’économie


mondiale, grâce au développement technologique la production a augmenté (production de
masse) ce qui engendre un demande assez importante .Durant cette période, la tendance de
la spéculation boursière chez les gens a mené une augmentation de prix de l’action (figure 1 :
indice de dow jones) ce qui a engendré un décalage entre les actions et la production qui n’a
pas suivi cette augmentation, ce qui a donné la naissance du krach boursier. Plusieurs
théoriciens ont mal anticipé les conséquences de la tendance haussière des actions (Irving
Fisher, 16 OCTOBRE 1929) a mentionné dans le journal New York Times que « Les cours des
actions ont atteint ce qui ressemble à un plateau en permanence élevé » plusieurs spéculateur
ont décider de vendre pour réaliser leur profit et cela a entrainé une baisse de couts ce qui a
provoqué une grande dépression. Les spéculateurs n’avaient pas la capacité de rembourser
leurs emprunts auprès de la banque. L’état à son tour n’a pas agi pour mettre fin aux faillites
des banques, ce qui aggraver la situation.

19
Allocution télévisuelle au sujet de l'épidémie de coronavirus le 16 mars 2020, Emmanuel Macron
1.indice dow jones de janvier 1921 à septembre 19292021

Indice de dow Jones 22indique une augmentation des prix des actions a 300%

20

21
https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Djia_1921_1929.png
22
Le Dow Jones est l'un des seuls indices boursiers à être calculé sur la valeur des actions qui le composent, et
non pas sur leur capitalisation boursière comme la plupart des indices. Cette méthode de calcul de l'indice Dow
Jones en a fait sa faiblesse. Il a été remplacé par l'indice S8P500, qui est devenu l'indice principal de la Bourse
américaine. L'indice Dow Jones reste néanmoins publié sur le site de la société.
2.évolution de PIB 1929-193923

On remarque une forte baisse de PIB du 100 dans le monde dans la période du 1929 à
1932

D’abord, la différence principale entre ses deux crises c’est que la crise sanitaire est
une crise non économique au contraire, la grande dépression a été une récession
économique

la crise 1929 et la crise 2020 en chiffre (BEAUDREAU, Bernard C.,2020.p 3-4)

La crise 1929

PAYS Variation PIB chômage

23
https://www.google.com/url?sa=i&url=https%3A%2F%2Fwww.kartable.fr%2Fressources%2Fhistoire%2Fcours
%2Flimpact-de-la-crise-de-1929-desequilibres-economiques-et-sociaux
%2F52141&psig=AOvVaw1eMrNy1fNV7scccHB5nD29&ust=1621184258035000&source=images&cd=vfe&ved=
0CAIQjRxqFwoTCPjx1JmUzPACFQAAAAAdAAAAABAY
Canada -42% 30%
ETATS-UNIS -37% 25%
ALLEMAGNE 42% 33%
COVID-19

PAYS Variation PIB Chômage


CANADA 8% 7%
ETATS-UNIS -10,1% 14,1%
Allemagne 11,7% 4,2%

Parmi les causes que (BEAUDREAU, Bernard C., 2020) a mentionné sont : la baisse
des dépenses d’investissement de (John Manyard Keynes) ; la guerre tarifaire
provoquée par la loi tarifaire de smoot-hawley de ( Douglas Irwin, EF.shattschneider,
Frank Taussig) ainsi que le krash boursier et la sous-consommation

Le même auteur a confirmé que les causes de la crise 1929 et le COVID-19, avaient
des conséquences identiques sur l’économie :

Le ralentissement de l’investissement a été à cause de la perte des dépenses non


essentielles en 1929 et le confinement durant la crise sanitaire ;

La diminution de l’exportation et encore le baisse du commerce mondial est due « a


la loi tarifaire de smoot-hawley et la guerre tarifaire qui en découle » (P.7) en 1929 et
aussi la fermeture des frontières durant COVID-19 ;

La chute de PIB été « instantanée » (p.7) pendant la crise COVID-19 est due a le
ralentissement de l’économie en raison de l’absence du vaccin en revanche la
dégradation du PIB de la grande dépression s’effectuer de novembre 1929 a janvier
1933. « il n’y avait aucun empêchement de nature sanitaire ou autre à une reprise » (BEAUDREAU,
Bernard C., 2020.p.7)

(BEAUDREAU, Bernard C., 2020) a précisé que les vrais motifs de la crise 1929
s’amblaient un mystère ce qui rend la reprise difficile au contraire les causes de la
crise sanitaire sont connus

Donc les leçons tirer de la crise 1929 pour gérer la crise de COVID-19 selon
([BEAUDREAU, Bernard C., 2020] :

« Que la relance est une opération très délicate qui nécessite la coopération et la
participation de tout un chacun, mais particulièrement les gestionnaires
d’entreprises, surtout en ce qui concerne les anticipations » [p .18]

« les énoncés optimistes sont nécessaires, mais pas suffisants. Ce n’est que lorsque les
gestionnaires ont confiance que les consommateurs/ventes seront au rendez-vous,
qu’ils vont remettre la machine en marche, pour ainsi dire. »[P.19]

Donc pour conclure la reprise nécessite des efforts collectifs qui rassemblent l’état, les
dirigeants des entreprises et aussi les consommateurs 
1.2 La Seconde Guerre mondiale

La guerre a impacté l’économie des pays qui ont connu des combats sur leur sol, en
effet, la Deuxième Guerre mondiale a engendré une diminution de la consommation
ce qui a influencé l’offre sans oublier que Les États-Unis a sortie gagnant de cette
guerre et devenu une « super puissance » économique

1.3 Le choc pétrolier 1973

La dépendance énergétique et aussi la guerre de kippour, l’attaque de la Syrie et


l’Égypte contre Israël a provoqué l’intervention des États-Unis pour la faveur
d’Israël, qui a causé problème ; les pays de l’OPEP ont à leur tour mis en place un
embargo contre les pays occidentaux pour soutenir l’Égypte et la Syrie, ceci a
entrainé une diminution des exportations de pétrole et augmentation du prix de
pétrole et donner naissance a une crise.

Après un accord entre les États-Unis et Arabie saoudite, le prix du pétrole a chuté, dû
à la surproduction du brut ; en avril 2020 à cause de la pandémie et le confinement la
consommation a été faible ce qui a entrainé une récession économique et qui donne
suite a la diminution des couts de pétrole de 37 dollars

Âpres avoir traité différentes crises économiques on va traiter par la suite les crises
pandémiques qui sont non économiques, mais ont aussi un impact sur l’économie
mondiale ou nationale

1.4 La grippe espagnole

Cette grippe a été propagée durant 1918-1929, 20 à 50 millions cas positive et plus de
500 milles décédés équivalent a 30 % de la population mondiale. La grippe a
dépeuplé enterrement plusieurs village du rif au maroc.le taux de mortalité a fait
ralentir la croissance économique, l’activité manufacturière a diminué de 18 %, sans
oublier que le PIB va logiquement baisser en cette période [OUDDA Yousra &
ASSAAD IDRISSI Maha & BENNIS Laila, 2020]. «

1.5 SARS 2003

La propagation de ce virus a débuté en Forshan en chine du 2002 a 2004, . 8000


personnes ont testé positif [ 5327 en Chine, 1775 en Hong Kong, 346 en Taiwan et 251
en Canada] et 774 ont décédée, ce virus a également un impact sur le PIB mondial et
aussi en chine [OUDDA Yousra & ASSAAD IDRISSI Maha & BENNIS Laila, 2020]

1.6 H1N1
C’est un virus qui apparait en Amérique du Nord en 2009 et déclaré comme une
pandémie mondiale en juin 2009. H1N1, a causé plus de 151 700 morts avec un taux
de mortalité de [0,001 %-0,007 %] et de 700 millions a 1,9 milliard de personnes.

Le premier cas positif en 12 juin 2009, un total de 30 033 personnes infecté et 60


morts. Le PIB de l’Asie a baissé à cause de H1N1 ainsi que le monde entier

[OUDDA Yousra & ASSAAD IDRISSI Maha & BENNIS Laila, 2020]

1.7 Ebola

Entre 2014 et 2016, l’apparition d’un nouveau virus, mais cette fois-ci de l’Afrique de
l’Ouest, il a provoqué 11 323 décès ; taux de mortalité de 39.5% et 28646 cas
confirmés. « le Maroc, par la mise en place d’un plan de veill épidémiologique, et des
mesures de sensibilisation des citoyens afin de contrôler l’expansion du virus Ebola
sur le territoire. » (OUDDA Yousra & ASSAAD IDRISSI Maha & BENNIS Laila,2020.
P.457),le virus a impacté plus les PIB des pays de l’Afrique comme la guinée,Liberia
et Sierre Leon…

Les crises pandémiques ont été liées avec la baisse du PIB et ceci est expliqué par la
faiblesse de consommation et le blocage du commerce mondialel

2.Le COVID-19
Décembre 2019, la chine, avertissait le monde de l’apparition d’un nouveau virus, en ce
moment plus de 163 millions cas positif, et plus de 3,38 millions décès. Plusieurs pays ont
perdu contrôle de la situation à titre d’exemple (l’Italie, la chine le Brésil, l’Inde). Jusqu’à
présent, il est impossible de prévoir la fin de cette crise, les mutations de ce virus font
apparaitre des variantes qui sont plus en plus contagieuses et mortelles, grâce à la
technologie et la recherche scientifique, de différents vaccins sont disponibles, mais les
experts ne peuvent pas assurer l’efficacité des vaccins pour faire face aux variantes futures.
Le confinement reste toujours la solution convenable pour minimiser les effets brutaux de ce
virus, mais cette solution n’est pas du tout bénéfique pour l’économie mondiale .
Figure 3:Vue d'ensemble des cas

Source: Wikipedia, the New York Times, JHU CSSE COVID-19 Data et Our World
in Data.

33 millions de cas et 585 000 décès font des États-Unis le numéro un mondial. La nouvelle
variante place l'Inde au deuxième rang avec 25 millions de cas et 274K cas, et le Brésil au
troisième avec 15,6 millions et 13,8 millions de décès.

2.1 La situation de COVID-191 au Maroc

« La mort des citoyens ou la mort de l’économie » ( ARMOUM.H [2021]. P364)

Les deux choix impliquent des conséquences fatales pour notre avenir, mais les
gouvernements de certains pays ont pris la décision pragmatique : sauver l’être
humain. Depuis le début, le Maroc a mis en priorité la vie des citoyens.
L’état Marocaine mis en place des mesures protectrice il convient d’en énumérer
quelques-unes d’entre elles comme suit :
 13/3/2020 : fermeture des frontières
 15/03/2020 : suspension des vols internationaux
 16/03/2020 : fermetures des écoles, universités et les centre de formation
 20/03/2020 : confinement obligatoire
 21/03/2020 : suspension des vols intérieurs

2.1.1 L’entreprise marocaine dans le cadre de la crise pandemique covid-19

L’économie marocaine dépend fortement de son partenaire commercial


l’Europe, donc l’effondrement économique a affecté la situation économique
du Maroc, notamment les mesures de confinement sans oublier que le Maroc
ont connu une période de sècheresse agricole.
Selon HCP, la croissance économique au premier trimestre de cette année n’a
pas dépassé 0,1 %24. Cette faible croissance est principalement attribuée à la
baisse de la valeur ajoutée agricole à -5 % et au ralentissement de la croissance
des services industriels et marchands.
D’après ce qu’on a traité dans le premier chapitre, les PME représentent 93 %
du tissu économique national. sans oublier que les PME regroupent la majorité
des employeurs contrairement aux grandes entreprises nul ne peut nier que
les TPME « sont les premières victimes en effectif et en valeur, à payer le cout
couteux de la pandémie » ( BENNIS Laila, OUDDA Yousra . 2021 P 299)

Une enquête menée par l’HCP en avril a porté sur l’impact direct de la crise du
covid-19 sur la situation des firmes marocaines. Les résultats de l’investigation sont
les suivants :
Après le déclenchement de l’état d’urgence sanitaire, 57 % des entreprises ont été arrêtées
définitivement ou provisoirement ; 135 000 entreprises ont temporairement suspendu leurs
activités ; 6300 entreprises ont suspendu définitivement leurs activités ; 50 % des entreprises
ont diminué leur production ; 72 % des PME ont suspendu leurs opérations contre 28 % des
GE.60 % des emplois réduits concernaient les TPE et les PME.

24
Haut-Commissariat du Plan, Note stratégique « Impact social et économique de la crise covid-19 au Maroc »,
Juillet 2020.
Selon les trois enquêtes effectuées par l’HCP

AVRIL en avril a porté sur « l’impact direct de la crise du covid-19 sur la situation
des entreprises marocaines »

Juillet 2020 qui a pour objectif d’évaluer « le niveau de reprise d’activité après la
levée du confinement et à identifier les contraintes qui ont perturbé le retour au
niveau normal de l’activité des entreprises. »

Janvier 2021 vise « apprécier l’évolution de l’activité des entreprises au cours de la


période de juillet à décembre 2020, la comparer avec celle de la même période avant
la crise pour s’enquérir du niveau de performance des entreprises en quête du
rythme normal d’activité. »

Fig.1.Evolution de la situation des entreprises selon leur statut d'activité, entre Avril et Décembre 2020
(% entreprises)
83.7%

54.3% 52.0%
46.7%
43.1%

14.1%
2.6% 1.3% 2.2%
avr.-20 juil-20 déc-20

Entreprise en activité Entreprise en arrêt temporaire


Entreprise en arrêt définitif

Source : HCP

 2.2% des entreprises ont déclaré d’avoir cessé définitivement leur activité pendant le
mois de décembre 2,6 %.
 La baisse de taux d’arrêt temporaire des entreprises en 9 mois après le début de la crise
 Avril : 54.3%
 Juillet :52.0%
 Décembre : 14.1%
 Une évolution positive du taux d’activité des entreprises :
 Avril : 43.1%
 Décembre : 83.7%

Covid-19 a impacté plus les branches du transport et de l’entreposage, de l’hébergement et


restauration, car près de 30 % de ces firmes ont suspendu leur activité temporairement ainsi
que 10 % des entreprises dans le secteur des industries du textile ainsi que 7 % des
opérations immobilières ont arrêté définitivement leur activité (figure .2)

Fig.2. Répartition des entreprises selon leur statut d'activité, par sous-secteur

Total 83.8% 14.1% 2.2%


Industries Métalliques & Mécaniques 90.2% 5.5% 4.4%
Industries Electriques & Electroniques 91.6% 8.4%
Industries Chimiques & Parachimiques 92.4% 6.9%0.6%
Industries Textiles & du Cuir 77.0% 13.3% 9.7%
Industries Agro-alimentaires 86.7% 11.9% 1.4%
Services aux particuliers 89.9% 9.6% 0.5%
Enseignement et santé humaine 94.2% 5.8%
Services aux entreprises 79.0% 17.1% 4.0%
Activités immobilières 68.0% 24.9% 7.1%
Information et communication 75.0% 24.6% 0.4%
Hébergement et restauration 69.0% 27.5% 3.5%
Transports et entreposage 67.4% 30.5% 2.1%
Pêche 92.3% 6.2%1.5%
Mines 75.6% 24.4%
Energie 87.6% 7.9% 4.5%
Commerce 94.4% 5.1%
0.5%
Construction 80.0% 17.1% 2.9%

Entreprises en activité Entreprises en arrêt temporaire Enteprises en arrêt définitif

Fig.3. Répartition des entreprises selon leur statut d'activité, par catégorie
Source : HCP
89.6% 87.5%
81.0% 83.7%

Pour les TPE et les PME

Durant le mois de
16.4% 14.1%
décembre 89,6 % des PME
9.0% 11.7%
2.6%
Entreprises en activité 1.3% arrêt temporaire 2.2%
Entreprises en0.8%
et 81,0 % des TPE ont
TPE Enteprises en arrêt
PMEdéfinitif GE Total continué leur opération
ainsi que 9,0 % des PME et
16,4 % des TPE ont procédé une suspension temporaire de leur activité par contre 1,3
% des PME et 2,6 % des TPE sont en arrêt définitif (figure.3).
Cette crise a également affecté le commerce extérieur: au second semestre 2020, 78,5% des
petites et moyennes entreprises et 93,5% des TPE ont annoncé une baisse de leurs ventes à
l'étranger. (figure.4)

Fig.4. Evolution annuelle du volume des exportations au deuxième semestre


2020, par catégorie
(% entreprises)
93.5%
78.5% 81.3%
69.5%

25.3%
17.5% 14.5%
2.6% 3.9% 3.9% 5.3% 4.2%

TPE PME GE Total


Baisse Stabilité Augmentation

Fig.5. Evolution annuelle de l'emploi au deuxième semestre 2020


par catégorie (% entreprises)
64.7%
60.5%
58.7%
55.0%

41.9%
39.3%
37.5%
33.4% Concernant l’emploi, 33.4% des PME et
39.3% des TPE ont affirmé que
l’effectifs des employés à diminué
entre 2019 et 2020 (fig.5)
2.0% 1.9% 3.1% 2.0%

TPE PME GE Total

Augmentation Stabilité Diminution

En termes d’investissement, la baisse de ce dernier chez 5.2% des PME et 3.3% des TPE .un
pourcentage de 74.2% des PME et 84.6% des TPE ne garantirent aucun investissement
pendant 2021. (figure.6)

Fig.6.Perspectives d’investissement en 2021, par catégorie


(% entreprises)
84.6%
81.1%
74.2% 72.2%

12.2% 14.2%
10.9%
3.9%6.4%
6.7% 8.3% 8.6%
3.3% 5.4% 5.2%
2.7%

TPE PME GE Total

Pas d'investissement en 2021 Maintien le même niveau


Baisse Augmentation
Fig.16.Réserve de trésorerie, par catégorie
(% entreprises)

Total 40% 8% 17% 8% 12% 15%

GE 23% 6% 18% 10% 25% 19%


L’enquête menée par HCP a confirmé que 40 %
des firmes n’ont pas des réserves de trésorerie,
en matière de catégorie, 41 % des PME et 40 % PME 41% 6% 15% 6% 14% 17%
des très petites entreprises
Aucune réserve de trésorerie Moins de 1 mois 1 à 3 mois
TPE 40% 9% 17% 9% 11% 14%
4 à 6 mois Plus de 6 mois Pas certain

Fig.18.Risque d'insolvabilité des entreprises


(% entreprises)

Total 26% 25% 17% 32%


Selon la même enquête, 23 % des
GE 13% 23% 20% 45%
PME et 27 % des TPE devraient
faire face à de graves risques de
solvabilité
PME 23% 25% 22% 30%

TPE 27% 26% 15% 32%

Risque sévère Risque modéré Faible risque Aucun risque

Section 2 : Les mesures prises par l’état pour faire face à la crise pandémique

Face à cette crise le Maroc a réagi d’une manière exemplaire et plus précise, dirigé par Sa
Majesté le roi Mohammed 6 qui a donné des instructions importantes pour le lancement de
plusieurs mesures afin de sauver les ménages, l’économie ainsi que les entreprises
marocaines

Plusieurs missions d’ordre économique financier et fiscal sont procédées par le


gouvernement marocain. la création d’un « fond spécial pour la gestion de la pandémie de
covid-19 pour faire face à la survenue des dépenses exceptionnelles et de soutenir les
secteurs les plus vulnérables » ( BENNIS LAILA, OUDDA YOUSRA, 2021, P304)

Dans le cadre de la crise sanitaire, le Maroc a lancé l’élaboration d’un comité de veille
économique, « Ce comité est chargé d’une part, de suivre de près l’évolution de la situation
économique à travers des mécanismes rigoureux de suivi et d’évaluation et d’autre part,
d’identifier les mesures appropriées en matière d’accompagnement des secteurs impactés 25.
»26[1].

(BOUANANI EL IDRISSI jalila, LADRAA Salwa,2020) ont déterminé quelques dispositifs


prises par la CVE pour réduire l’effet brutal de la crise sanitaire :

 Du 31 mars à la fin de juin, les entreprises dont le CA est inférieur à 20 MDH ont
bénéficié d’une prolongation des déclarations fiscales et du paiement sur l’IS, cette
échéance a été reportée au 30 septembre 2020
 Les entreprises dont leur CA est inférieur a 200 millions de DH ou entre 200 MDH et
500MDH, qui souffrant d’une baisse de la trésorerie à cause de la chute d’activité, la
caisse centrale de garantie CCG a mis en place d’une garantie DAMAN OXYGENE. « En
chiffres, plus de 45 000 entreprises marocaines ont bénéficié des crédits pour un montant
total de 17 milliards de dirhams. 89 % de ces prêts ont été accordés à des très petites
entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 10 millions de dirhams. »(BENNIS
Laila, OUDDA Yousra, 2021.p305)
 Les entrepreneurs qui n’ont pas pu bénéficier de « DAMAN OXYGENE » la CCG a mis
en leurs dispositions le mécanisme « Garantie Auto-entrepreneurs Covid1 » qui devrait
servir également leur besoin. Des crédit de 15 000 dH, remboursables sur 3 ans, avec un
taux d’intérêt de 0 % est mis a la disposition aux auto entrepreneurs affectés par la crise.
 La création du crédit DAMAN RELANCE, « Crédit moyen terme (7 ans maximum) dédié
au financement du besoin en fonds de roulement des entreprises de petite taille impactés
par la crise COVID19 pour soutenir la relance de leur activité 27».il permet aussi de
financés les charges personnelles les charges sociale ainsi que les charges fiscales. On
distinguent deux sortes de catégories RELANCE TPE et DAMAN RELANCE PME
o DAMAN RELANCE TPE : « 

 Destiné au TPE ayant un chiffre d’affaires inférieur à 10 Mdhs


 Plafonné à 1 Mdhs
 Taux de financement à 3,5 % HT/an

25
https://www.casainvest.ma/fr/mesures-covid-19
26

27
https://www.cihbank.ma/entreprise/devenir-client/damane-relance
 Délai de remboursement pouvant aller jusqu’à 7 ans, dont 2 ans de
différé, au maximum
 Garantie de la CCG couvrant 95 % du montant du crédit 28»

o DAMAN RELANCE « 

“ · Destiné au TPE ayant un chiffre d’affaires supérieur à 10 Mdhs


· Plafonné à 100 Mdhs

· Taux de financement à 3,5 % HT/an

· Délai de remboursement pouvant aller jusqu’à 7 ans, dont 2 ans de différé, au maximum

· Garantie de la CCG couvrant 90 % du montant du crédit :

 90 % du principal pour les entreprises dont le CA ne dépasse pas 200 MDH

 85 % pour celles dont le CA est compris entre 200 MDH et 500 MDH ” 29[4]

(BENNIS LAILA, OUDDA YOUSRA, 2021 ) ont affirmé que près de 5720 entreprises ont
bénéficié de ce programme avec un montant global de 23,6 milliards de
dirhams

 Pour le financement des grands projets d’investissement dans les secteurs


industriels orientés vers l’export, l’agriculture ainsi que me tourisme. 45
milliards de dirhams ont été alloués au compte du fonds d’investissement stratégique,
dont 15 milliards de dirhams sont financés par le budget de l’État.
 En parallèle, la BAM a exécuté une baisse du taux directeur à 15 %, les banques de
second rang auront donc la possibilité d’octroyer des crédits avec un taux d’intérêt plus
bas qu’avant pour les ménages et les entreprises. Cette stratégie est généralement
élaborée dans les périodes de récession. La mission de la banque centrale est de stimuler
la demande, afin de produire une croissance économique par la suite.( ELABJANI
Abdelaziz & ELBAHJAOUI Maryam, 2021)
 Toujours dans le but de stimuler la demande, l’OPEN-MARKET a été parmi les
mesures importantes prises par la BAM pendant la période de récession. en effet,
la banque centrale réalise l’achat des titres auprès des banques de second rang
afin d’augmenter la masse monétaire et d’octroyer de nouveaux crédits
supplémentaires (ELABJANI Abdelaziz & ELBAHJAOUI Maryam, 2021)

 D’après la conférence qui a réuni le ministre de l’Économie, des Finances et de la


Réforme de l’administration, , en présence du Wali de Bank Al Maghib, du vice-
président délégué du Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM),

28
https://www.bmci.ma/credit-relance/
29[4]
https://www.bmci.ma/credit-relance/
et de la présidente du Fonds Hassan II pour le développement économique et
social. Lancement du Programme « Intelaka» en février dernier. 30
Le programme « INTILAKA » a été entrepris par le gouvernement marocain, il
répond aux directives de Sa Majesté le roi Mohammed 6 pour raison de donner
une forte impulsion au financement et d’accompagnement, lors de la création
c’est-à-dire les 5 premières années. Il concerne les TPE, les auto-entrepreneurs
ainsi que les PME exportatrices, au milieu urbain et aussi rural. Ce programme,
offre des crédits d’investissement notamment les prêts pour le financement des
besoins de fonds de roulement de démarrage, ces crédits sont garantis par la CCG
avec des taux d’intérêt réduit.13500 des entreprisses ont bénéficient de
INTILAKA et 27 000 des emplois sont créé grâce à ce programme, il est constitué
de 3 produits (DAMAN INTILAKA pour le monde urbain, et Intilaka pour le
monde rural et aussi start-TPE)

 DAMANE INTILAK

31

 DAMAN INTILAK AL MOSTATMIR AL QARAWI

30
Ceremonie du lancement du programme INTELAKA le 03 février 2020 à Rabat
31
file:///F:/PFE/PresentationMLM%20du%20FAFE%20VF.pdf date visite 22/05/2021
 START-TPE

33

32
idem
33
idem