Vous êtes sur la page 1sur 34

Master Entrepreneuriat et Ingénierie Managériale

Réalisé par :

EL BAKHIRI BENTAYA TOUISSI ZEKRAOUI


Kawtar Lamyae Merem Wafae

Encadré par :

Mme
BOUFERAS
Naima

Année universitaire : 2020-2021

1
Introduction générale

« Notre planète est confrontée à des défis », c’est dans ce contexte que la communauté
internationale commence à constater que les activités économiques et industrielles ont
un impact significatif sur l’environnement et sur l’équilibre social. Afin de relever ce
défis, une idée moderne de la nature appelée développement durable est apparue.
L’industrie peut être un véritable vecteur du développement durable, c’est pour cette
raison l’apparition de ce concept est concomitante avec celle de la société industrielle,
et il a rapidement pris de l’importance face à la multiplication des crises écologiques et
de leurs conséquences sur la société.
De nos jours les entreprises s’engagent de plus en plus dans l’adaptation d’un
comportement managérial en adéquation avec les principes du développement
durable, à partir d’intégrer ce dernier dans leur management stratégique, c-à-d elles
sont devenues consciente de la nécessité de trouver un modèle économique, et
d’adopter un management stratégique appropriés susceptible d’assurer nos besoins
sans détruire notre écosystème et notre société. Autrement dit trouver un "mode
de développement qui permet de satisfaire les besoins du présent sans compromettre
la possibilité pour les générations futures de satisfaire les leurs"
D’où vienne la complexe question, Management stratégique, Développement
Durable ; Quels liens ? Pour mettre en évidence les enjeux associés à ce sujet ou
cette problématique nous devons répondre à une série de question :

 Qu’est-ce qu’on entend par le management stratégique ? Et quelle est son


importance dans les entreprises ?
 Comment un développement pourrait être durable ? Comment peut-on définir
ce concept ? Quels sont ses fondements ? et ses objectifs ?
 Comment une entreprise peut-elle répondre aux besoins actuels sans
compromettre les générations futures de répondre aux leurs ?

2
Méthodologie de recherche :

Pour mener à bien notre recherche, on a procéder à une étude documentaire pour
pouvoir collecter les informations nécessaires permettant de comprendre et explorer la
place du développement durable dans la stratégie des entreprises, et on a cibler comme
entreprise le groupe COSUMAR, et ce choix se justifie parce que celle-ci est une
entreprise de grandes taille qui se dispose des moyens matériels, humain et financier
qui lui permet d’intégrer le développement durable dans son management.

• Comprendre et explorer la place du


But de l’étude développement durable dans la stratégie
d’entreprise.

Moyen de l’étude • Etude documentaire

Cible visée • COSUMAR

3
Plan

Introduction

Section 1: Management stratégique et Développement durable

A- Aperçu de l’évolution historique du développement durable

B- Définitions des notions et concepts clés

C- Développement durable : Fondements et Objectifs

Section 2 : Les liens entre management stratégique et développement durable

A- L’entreprise en tant qu’acteur économique social et environnemental

B- La responsabilité sociale de l’entreprise

C- La réceptivité sociétale

Section 3 : Management stratégique et développement durable au sein de


l’entreprise COSUMAR : Etude empirique

A - Présentation de l’entreprise

B - Analyse des données

Conclusion

Bibliographie et webographie

Sommaire

4
Section I :
Le management
stratégique et le
développement durable

5
Si on veut bien comprendre un tel sujet ou une telle thématique, on doit tout
d’abord mettre le point sur les mots clés et les concepts de bases qui les constituent, et
faire un petit appel à l’histoire, car d’après le passé qu’on comprend le présent, c’est-à-
dire qu’il faut construire, en quelque sorte, un socle ou une base de données qui nous
permettra de bien comprendre l’explication et l’analyse de sujet. En effet, pour arriver
à expliquer et à comprendre le lien entre le management stratégique et le
développement durable financière mets par l’Etat Marocain, on doit passer par les
deux points suivants :

A. Aperçu de l’évolution historique du développement durable


L’émergence de l’idée du développement durable est concomitante avec celle
de la société industrielle. Au cours des années 60, les sociétés occidentales
commencent à constater que leurs activités notamment économiques et industrielles
ont un impact significatif sur l’environnement et sur l’équilibre social (Déchets,
fumées d’usine, pollutions des cours d’eau, etc.…).

Le développement durable ne se décrète pas, il se construit au quotidien pour et avec


les générations présentes et futures. Il doit nous permettre de remettre l’Humain au
cœur des projets et de toutes les politiques.

Le développement durable a connu une évolution au fil du temps :

 1972 : Sommet de Stockholm (en suède) : conférence des nations unies sur
l’environnement

C’est la première conférence mondiale qui a fait de l’environnement une question


majeure.
Les Nations Unies se réunissent, pour la première fois, afin d’évoquer l'impact
environnemental de la forte industrialisation des pays développés sur l'équilibre
planétaire. Cette conférence donne naissance à la création du PNUE (Programme des
Nations Unies pour l’environnement).

 En 1978

La prise de conscience de l’impact des activités économiques sur les ressources


naturelles se développe progressivement. Dans cette perspective, l’UNESCO organise
la première conférence internationale pour la gestion raisonnée et la conservation de la
biodiversité.

6
 1987 : naissance du « Développement durable »

La notion de "Développement durable" a été définit de manière officielle, dans le


rapport de Mme Gro Harlem Brundtland «Notre avenir à tous ». Cette définition a
abouti à la création du concept de « triple résultat » qui va appréhender les impacts et
interactions des institutions dans trois domaines suivants :

• Le domaine environnemental
• Le domaine social
• Le domaine économique

 1992 : Sommet de la Planète Terre à Rio de Janeiro

Lors du premier Sommet de la terre sur l’environnement à Rio, se tient la seconde


Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le Développement (CNUED).
182 pays reconnaissent officiellement la nécessité des changements en approuvant les
principes énoncés dans la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement
et en adoptant le plan mondial d'action sur le développement durable.

 1997 : le Protocole de Kyoto

La fixation des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à échéance
2008-2012 pour les pays industrialisés.

 2002 : le Sommet mondial de Johannesburg

Le deuxième Sommet de la terre sur l’environnement se déroule à Johannesburg qui


souligne la lenteur de la mise en œuvre des décisions de Rio. visait à faire le bilan du
précédent sommet tenu à Rio de Janeiro en 1992.

 2012 : Conférence des nations unies sur le développement durable


(Rio+20)

Cette conférence a abouti à un document contenant des mesures claires et pratiques


pour la mise en œuvre d'un développement durable.

 Août 2015 : ODD ; Les 17 objectifs du développement durable

Adoption de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte et


publication au journal officiel le 18 août 2015.

7
Si le développement durable était une idée relativement peu connue jusqu’à la
seconde moitié du 20ème siècle, elle a rapidement pris de l’importance face à la
multiplication de ces crises écologiques et de leurs conséquences sur les sociétés
humaines. Au fur et à mesure de l’avancée des connaissances scientifiques sur des
enjeux comme la couche d’ozone, le réchauffement climatique ou la disparition de la
biodiversité, la communauté internationale a pris conscience de la nécessité de trouver
un modèle économique susceptible de permettre d’assurer nos besoins sans détruire
notre écosystème.

B. Définitions des notions et concepts clés

a. Développement durable
Dans un contexte économique, le développement désigne l’amélioration
qualitative et durable d'une économie et de son fonctionnement, soit la progression
économique et sociale d’une nation.
Pour qu’un développement soit durable il doit respecter 3 dimensions : Le respect de
l’environnement, l’équité sociale, et la rentabilité économique. Ces trois dimensions
ont été mentionnées dans le rapport de Brundtland, le rapport dans lequel apparaît pour
la première fois la définition officielle de développement durable.

Définitions institutionnelles
Institution Définition proposée
« Un développement qui répond aux besoins
G.H Brundtland (1987) du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs »
« le développement durable est le fait
d'améliorer les conditions d'existence des
UICN (1991) communautés humaines tout en restant dans
les limites de la capacité de charge des
écosystèmes ».

8
Définitions académiques

Auteur Définition proposée


« Le développement durable est un
développement endogène et dépendant de ses
I. Sachs (1991) propres forces, soumis à la logique des
besoins de la population entière, conscient
de sa dimension écologique et recherchant
une harmonie entre l'homme et la nature ».
« Le développement durable est facilement
D. Pearce (1991) interprétable comme un bien-être humain qui
ne décroît pas avec le temps ».

« Il s'agit de la non décroissance de la


D. Pearce (1998) consommation par tête, ou du PNB, ou de
quelque indicateur de développement accepté
que ce soit ».

On peut dire que le développement durable se construit au quotidien pour et


avec les générations présentes et futures en remettant l’Humain au cœur des projets et
de toutes les politiques. Donc concrètement, le développement durable est une façon
d’organiser la société de manière à lui permettre d’exister sur le long terme, et cela
implique de prendre en compte à la fois les besoins présents mais aussi ceux du futur.

b. Management Stratégique
Pour le management stratégique peut être défini comme étant un ensemble de
techniques utilisées par l’entreprise afin d'atteindre une série d'objectifs d'adaptation à
son environnement. Plusieurs auteurs ont proposé des définitions du management
stratégique :

Auteur Définition proposée

« Le management stratégique consiste à


R. Parthasarthy, Ph. Grenon, J. Queeton gérer à la fois l’environnement externe et les
(2011) ressources internes de manière à créer des
avantages compétitifs durables sur la
concurrence ».

9
« Le Management stratégique est
l’établissement et le renouvellement de
M. Ghertman (2004) méthodes d’analyse et de prise de décisions
et de principes normatifs pour aider les
décideurs ».

C. Développement durable : Fondements et objectifs


a. Les fondements du développement durable

i. Les piliers du développement durable

Le développement durable est souvent réduit à tort à la dimension environnementale,


c-à-d quand entend développement durable on pense automatiquement à
l’environnement sans se rendre compte à l’aspect social ou encore économique. Ce qui
nous amène à dire que le développement durable repose sur ces 3 aspects :

Pilier environnemental :

L’environnement est l’une des principales préoccupations en la matière


notamment dans les pays industrialisés. Nous consommons trop et nous produisons
trop de déchets, donc il faut arrêter de se dire que jamais les ressources naturelles ne
s’épuiseront et que la nature s’arrangera pour nous fournir de l’eau et d’autres
ressources jusqu’à l’éternité.

Dans ce concept du développement durable, il faut penser à préserver, améliorer,


économiser et évaluer l’environnement sur le long terme, en maintenant les grands
équilibres écologiques, en diminuant les risques et aussi en empêchant les impacts
environnementaux.

Pilier social :

Le développement durable touche également le domaine social par la lutte


contre l’exclusion sociale et les discriminations, à travers la satisfaction des besoins
essentiels des communautés humaines de manière équitable pour le présent et le futur,
au niveau local et global, et l’amélioration de la qualité de vie par l’accès généralisé de
tous les membres de la société aux ressources et aux services de base (Santé, sécurité,
éducation, alimentation, emploi …), ainsi que par leur participation aux processus de
prise de décision et par le respect des droits et des libertés de la personne.

10
Pilier économique :

Le développement durable prend également une tournure économique en conciliant la


viabilité d'un projet, d'une organisation (performance économique) avec des principes
éthiques, tels que la protection de l’environnement et la préservation du lien social.
Il implique la modification des modes de production et de consommation en
introduisant des actions pour que la croissance économique ne se fasse pas au
détriment de l’environnement et de la société.

Dans son équilibre avec les dimensions sociale et environnementale, la


dimension économique permet aux hommes de continuer à répondre à leurs besoins,
de manière équitable entre tous et viable sur le long terme.

Le schéma ci-dessous résume bien les différents courants entrecroisés de ce large


concept :

Source : DIEMER (2009)

11
Ce visuel présente les trois piliers du développement durable, à savoir :
- Le pilier social, qui comporte un aspect vivable et équitable;
- Le pilier environnemental, qui comporte un aspect vivable et viable;
- Le pilier économique, qui comporte un aspect viable et équitable;
Alors la durabilité sera atteinte par l’interaction de l’équité, viabilité et
vivabilité.

ii. Les principes fondamentaux du développement durable

Les principes du développement durable sont au nombre de 4 :

 Solidarité entre les groupes sociaux, entre les générations, entre les
populations, et entre les pays.
Par exemple : économiser les matières premières pour que le plus grand
nombre en profite.

 Précaution dans les décisions pour ne pas causer de catastrophes quand on sait
qu’il existe des risques pour la santé ou l’environnement.
Par exemple: limiter les émissions de CO2 pour freiner le changement
climatique.

 Participation de chacun, quels que soient son statut social ou sa profession,


afin d’assurer la réussite de projets durables.
Par exemple : mettre en place des conseils d’enfants et de jeunes.

 Responsabilité de chacun, citoyen, industriel ou agriculteur. Pour que celui qui


abîme, dégrade et pollue répare.
Par exemple : faire payer une taxe aux industries qui polluent beaucoup.

Ces principes sont parfois incompatibles avec la société de consommation dans


laquelle nous vivons. C’est pourquoi, de nombreuses personnes (entreprises,
associations, particuliers, jeunes…) demandent que notre système économique soit
repensé pour tendre vers une société plus durable afin de préserver la planète et ses
ressources.

12
b. Les objectifs du développement durable

Le 25 septembre 2015, en parallèle de l’Assemblée générale des Nations unies, 193


pays se sont engagés sur 17 objectifs mondiaux afin d’atteindre 3 supers objectifs d’ici
2030 :
Mettre fin à l’extrême pauvreté.
Lutter contre les inégalités et l’injustice.
Régler le problème du dérèglement climatique.

D’autres objectifs concernent la santé, l’accès de tous à l’éducation, la réduction des


inégalités, la promotion des femmes et la bonne gouvernance.

Ces objectifs font partie d’un programme de développement visant à aider en priorité
les catégories sociales les plus fragiles notamment les enfants et les femmes.

Les ODD portent sur de nombreux sujets à compter la protection de la planète, la


construction d’un monde plus pacifique, la possibilité pour chacun de vivre en sécurité
et avec dignité etc.

Les 17 ODD proposés se présentent comme suit :

17 OBJECTIFS POUR CHANGER NOTRE MONDE

13
1. Éradication de la pauvreté : sous toutes ses formes et partout dans le monde.

2. Lutte contre la faim : éliminer la faim et la famine, assurer la sécurité alimentaire,


améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable.

3. Accès à la santé : donner aux individus les moyens de mener une vie saine et aider
au bien-être de tous à tous les âges.

4. Accès à une éducation de qualité : veiller à ce que tous aient accès à l’éducation et
promouvoir des possibilités d’apprentissage de qualité dans des conditions équitables
tout au long de la vie.

5. Égalité entre les sexes : parvenir à l’égalité des sexes en rendant les femmes et les
filles plus autonomes.

6. Accès à l’eau salubre et l’assainissement : garantir l’accès de tous à l’eau et


l’assainissement et gérer les ressources en eau de façon durable.

7. Recours aux énergies renouvelables : garantir l’accès de tous à des services


énergétiques fiables, durables et renouvelables à un coût abordable.

8. Accès à des emplois décents : promouvoir une croissance économique soutenue,


partagée et durable, le plein-emploi productif et un travail décent pour tous.

9. Innovation et infrastructures : Soutenir les petites entreprises pour qu’elles se


développent, favoriser le développement des entreprises qui respectent
l’environnement et fabriquent des produits sains (qui ne nuisent pas à notre planète ni
aux populations) et permettre l’accès de tous aux nouvelles technologies.

10. Réduction des inégalités : réduire les inégalités entre les pays et au sein de chacun.

11. Villes et communautés durables : créer des villes, des logements, des transports
ouverts à tous, sûrs, résistants et durables.

12. Consommation responsable : instaurer des modes de consommation et de


production durables : éviter le gaspillage, diminuer les déchets et les biens de
consommation (livres, vêtements…) en réduisant, réutilisant et recyclant.

13. Lutte contre le changement climatique : prendre des mesures d’urgence pour
lutter contre les changements climatiques et leurs conséquences.

14
14. Protection de la faune et de la flore aquatiques : conserver et exploiter de manière
durable les océans, les mers et les ressources marines.

15. Protection de la faune et de la flore terrestres : préserver et restaurer les


écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement
les forêts, lutter contre la déforestation, la désertification, stopper et inverser le
processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la
biodiversité.

16. Justice et paix : promouvoir la paix, assurer à tous l’accès à la justice et mettre en
place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes.

17. Partenariats pour les objectifs mondiaux : revitaliser le partenariat mondial au


service du développement durable et renforcer les moyens de ce partenariat. Les pays
promettent également de lutter contre le dérèglement climatique. Tous les objectifs
intègrent bien entendu la protection de l’environnement.

Les ODD représentent un programme porteur de changement, axé sur l’être


humain, et fondé sur les principes de transparence, de participation, et d’inclusion. Les
ODD sont importants pour nous tous car il nous incombe à chacun une part de
responsabilité pour notre avenir et celui de notre planète. Sans objectifs précis et sans
cibles mesurables, et en l’absence d’un ensemble de données nous permettant
d’analyser la situation, notamment au niveau local, nous risquons de laisser les plus
vulnérables de côté et de ne pas répondre efficacement aux difficultés qui entravent le
développement et fragilisent notre planète. La réalisation des ODD dépendra, entre
autres, du degré d’appropriation et de mobilisation des citoyens.

15
Selon l’agenda 2030, Les 17 ODD s’appuient sur cinq grands enjeux transversaux, qui
sont les « 5P » suivants :

La population

La planète La prospérité

5P

Le partenariat La paix

Source : Réalisé par nous mêmes

16
Section 2 :
Les liens entre
management stratégique
et développement durable

17
Si le développement durable cherche à concilier et à faire l’équilibre entre les trois
volets, économique (croissance et développement économique), social (justice et
équité) et environnemental (préservation et sauvegarde de la nature), la question se
pose sur la place et le rôle du mangement dans la préservation de l’environnement et la
prise en compte des attentes des parties prenantes.

A. L’entreprise en tant qu’acteur économique social et


environnemental
Depuis quelques années, l’approche du développement durable incite les Hommes
à aller au-delà d’une vision purement économique du monde et d’y inclure les aspects
environnementaux et sociaux.

Au fil du temps, les entreprises sont entrées au cœur des problématiques du


développement durable. Du fait de leur activité, les entreprises consomment de
l’énergie et des ressources naturelles, emploient des hommes et des femmes pour
effectuer un travail, utilisent des moyens de production et de logistique et génèrent des
déchets ayant des conséquences sur l’environnement et sur la société.

Intégrer le développement durable dans les activités semble difficilement réalisable


pour de nombreuses entreprises. Pourtant, cela peut présenter de nombreux avantages.
Tout d’abord, cela leur permet de réduire leurs coûts, d’atteindre une certaine
performance financière, d’améliorer leur image de marque, de consolider leur position
sur le marché et de s’engager dans une démarche volontaire, responsable et proactive
qui leur donne la capacité de s’adapter plus rapidement aux évolutions de la société et
de mieux répondre aux exigences durables de ses clients. Grâce à cela, elles peuvent se
différencier de la concurrence, d’innover mais également améliorer les conditions de
travail et assurer la pérennité de l’entreprise à long terme.

Comme dit précédemment, le fait pour une entreprise d’intégrer le


développement durable au cœur de sa stratégie de management a des répercussions
positives sur le bien-être de ses employés. En effet cela les oblige à prendre en compte
les enjeux sociaux. Les salariés sont donc plus motivés et par conséquent plus
impliqués dans l’activité de la société.
De plus en plus soucieuses de l’environnement et du bien-être de leurs employés, un
grand nombre d’entreprises a décidé de plus s’impliquer dans une perspective du
développement durable.

18
Evidemment, toutes les entreprises n’ont pas le même degré d’implication. Certaines
d’entre elles choisiront simplement d’intégrer les valeurs du développement durable à
leur stratégie, quand d’autres opteront pour la mise en place d’un management
environnement ou auront une démarche axée sur la responsabilité sociétale des
entreprises.

Le monde de l’entreprise et de l’industrie n’est pas homogène. Une TPE (Très


Petite Entreprise) ne dispose pas des mêmes moyens et de la même marge de
manœuvre pour intégrer le développement durable dans ses activités qu’une très
grande entreprise. Il est évident que les efforts pour intégrer le développement durable
dans les structures et infrastructures d’une entreprise varient très fortement d’un cas à
l’autre.

Ce n’est plus exigent d’être une multinationale pour s’intéresser au développement


durable, mais toute activité et tout acteur économique sont aussi concernés. Cela ne
demande pas nécessairement des investissements considérables, parfois il suffit de
remettre en questions de vieilles habitudes et de regarder les choses d’un nouveau
point de vue.

Une entreprise qui s’inscrit dans une démarche de développement durable se


questionne sur trois aspects en même temps :

 sa performance économique,
 sa performance environnementale,
 sa performance sociale.

Il ne s’agit, donc, en aucun cas de sacrifier la rentabilité de l’entreprise, mais de mener


une réflexion plus globale sur ses impacts à tous les niveaux et d’améliorer ses
performances écologiques et sociales.

« Le Développement durable n’est pas venu pour changer la nature de l’entreprise


capitaliste de réaliser des profits, mais de l’aider à changer ses pratiques, à les faire
évoluer pour réaliser sa finalité de la manière la plus responsable possible ».
Bouferas Naima

La transposition du développement durable en entreprise s’est, donc, matérialisée par


la responsabilité sociale (RSE) de celle-ci.

19
B. La responsabilité sociale de l’entreprise
La Responsabilité Sociale des Entreprises, regroupe l’ensemble des pratiques mises en
place par les entreprises dans le but de respecter les principes du développement
durable, c’est-à-dire être économiquement viable, produire un effet positif sur la
société ainsi respecter la nature. Côté acteurs économiques, le développement
durable se traduit par la responsabilité sociale des entreprises (RSE) que l’on attribue
en général à l’homme d’affaire Howard R. Bowen qui est considéré comme le « père
fondateur » de la RSE. Selon lui La responsabilité Sociale de l’Entreprise, renvoie aux
obligations des hommes d’affaires de suivre les politiques, de prendre les décisions, ou
de suivre les orientations qui sont désirables en termes d’objectifs et de valeurs pour
notre société.

La Responsabilité sociale ou sociétale des entreprises se veut englobant cela nous


permet d’interroger sur ses niveaux et ses principes.

a. Les 4 niveaux de la responsabilité sociale

Les responsabilités
philanthropiques

Les responsabilités
éthiques

Les responsabilités
légales

Les responsabilités
économiques

Source: CARROLL (1979)

20
Les responsabilités économiques : L’entreprise doit Être profitable, parce que
la RSE n’est pas venu pour changer la nature de l’entreprise capitaliste, mais de
l’aider à changer ses pratiques, à les faire évoluer pour réaliser sa finalité de la
manière la plus responsable possible.

Les responsabilités légales : Obéir aux lois et respecter les règles du jeu, c'est-
à-dire l’entreprise doit opérer conformément aux lois.

Les responsabilités éthiques : l’entreprise a l’obligation de faire ce qui est


droit, Juste, et loyal.

Les responsabilités philanthropiques : Être une bonne entreprise citoyenne :


qui contribuer aux ressources de la communauté et améliore la qualité de vie.

b. Les 3 principes de la responsabilité sociétale de


l’entreprise
La signification de la responsabilité sociétale ne peut être appréhendée qu’à travers
l’interaction des trois principes suivants :

21
L’évolution du concept de la Responsabilité Sociale de l’Entreprise a fait émergé une
nouvelle notion plutôt managériale et plus opérationnelle de la RSE, notamment : la
réceptivité sociétale.

C. La réceptivité sociétale
Plusieurs chercheurs ont tenté de proposer des définitions pour ce concept :

Selon Frederick (1978), La réceptivité sociétale c’est la capacité de réponse aux


pressions sociétales.

Wood (1991) a défini la réceptivité sociétale comme La mise en place d’une gestion
des relations qui lient l’entreprise avec ses différentes parties prenantes.

Alors que pour Pesqueux (2002), La réceptivité sociétale c’est L’attention des
dirigeants portée aux demandes de la société, elle répond ainsi au flou de la
responsabilité sociale.

Le concept s’inscrit, donc, dans une posture « responsive », et se focalise


sur l’acte de réponse.
La compétence managériale revêt à ce niveau une importance particulière, ce
sont les managers qui sont derrière le développement des stratégies de réponse. La
réceptivité s’avère ainsi une approche à vocation managériale puisqu’elle accorde une
attention particulière au management des relations avec la société. Donc la réceptivité
sociétale renvoie aux stakeholders (se sont les parties prenantes ou les acteurs
impliqués), à l'égard desquels l'entreprise se trouve responsable.

22
Stratégies de réceptivité sociétale

Faire uniquement Etre progressiste Etre leader de son


Mc Adam Terry Lutter ce qui est exigé
(1973) secteur
Mise en conformité Capacité de
Sethi (1975) réponse aux parties
prenantes
Wilson (1975) Réactive Défensive Accommodation Proactive
Caroll (1979)
Oliver (1991) Manipulation Conformité sociale Conformité totale
Wheeler et al Evitement Mise en Management des Création de valeur
(2003) conformité relations
Martinet et Cosmétique Annexe Intégrée BOP
Payaud (2008)

Source : Adapté d’après Ernult et Ashta (2007); Martinet et Payaud (2008); Gherra (2010)

23
Section 3 :
Développement durable et
management stratégique
au sein de l’entreprise
COSUMAR : Etude
empirique

24
De nombreuses entreprises sont aujourd’hui en train de prendre conscience
que s’elles veulent exister et se développer sur le long terme, elles doivent préserver
les espaces naturels, les ressources, mais également fonder une société plus juste et
plus égalitaire.
Parmi les entreprises qui intègrent le développement durable au sien de leur
management figure COSUMAR.

A. Présentation de l’entreprise

COSUMAR est l’opérateur historique sucrier par excellence au Maroc développant


son expertise sur trois métiers. Tout d'abord, la société s'occupe de l'extraction du
sucre à partir des plantes sucrières canne et betterave à sucre. Ensuite, celle-ci met en
place le raffinage du sucre brut importé et enfin le conditionnement sous différentes
variétés.
Elle se positionne comme leader de la production sucrière au Maroc, et a su
prouver au public son engagement envers ses collaborateurs, ses agriculteurs, ses
clients, et ses fournisseurs. COSUMAR est désigné par la FAO (L’Organisation des
Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), comme modèle d’agrégateur, et
responsable solidaire de la filière sucrière.
 La fiche technique de l’entreprise se présent comme suit :

Dénomination : « COSUMAR » Compagnie Marocaine Sucrière et de Raffinage

Slogan : Partageons le Progrès

Date de création : Avril 1929 Société mère : Wilmar International


Fondateurs : Société nouvelle des
Chiffre d’affaires : 8.211 MAD (2019)
raffineries de sucre et Saint Louis

Forme Juridique : Société Anonyme Résultat net : 924 million MAD (2019)
Siège : 8, rue El Mouatamid Ibnou Abbad
EBE : 1 840 millions MAD
BP3098 20 000
Actions : MASI Superficie : 20 Hectares

Direction : Mohamed Fikrat (PDG) RC : CASA 30037

Activité : Production Agroalimentaire IF : 01640353


Produits : Sucre ICE : 001555060000024

25
En 2019, COSUMAR s’est disposé de 8 unités industrielles, de 1403
collaborateurs, et a offert 5000 emplois directs et indirects, elle avait 2000
fournisseurs, et a ciblé 40 pays de destination des exportations, comme elle s’est
possédé aussi de 1850 machines agricoles et 80000 agriculteurs et a réalisé 4.4 M de
production de betterave et cannes à sucres au cours de la même année.

B. Analyse des données


La stratégie du Groupe COSUMAR repose sur la volonté de devenir un acteur régional
sucrier majeur en Afrique, diversifié dans ses activités, créateur durable de valeurs et
socialement responsable. Des orientations stratégiques fortes sont définies et
s’appuient sur la poursuite du développement de son amont agricole, la modernisation
de son outil industriel pour toujours mieux répondre aux attentes de ses clients mais
également le renforcement de ses relations avec l’ensemble de son écosystème. Les
axes stratégiques sont:
Le renforcement de l’orientation client sur toute la chaîne de valeur.
L’amélioration de la productivité et extension des cultures de l’amont
agricole.
L’optimisation des processus opérationnels et industriels.
Créer des valeurs durablement et socialement responsables.
L’augmentation du volume de production et d’exportation.

En se positionnant au cœur d’un écosystème qui crée et repartage de la valeur pour


toutes ses composantes, COSUMAR affirme son engagement indéfectible au service
de sa communauté, de son pays et de l’environnement. Cet engagement est formalisé
par la stratégie RSE, qui prône une vision durable de la devise de COSUMAR «
création et partage ». Erigée en modèle tripolaire « Social, environnemental,
économique » :

a. Axe social

Agir pour le bien-être des collaborateurs et agriculteurs et agir pour le


développement social, éducatif et solidaire
COSUMAR considère le capital humain comme une richesse, qui veille chaque
jour à procurer à l’ensemble de ses collaborateurs, les meilleures conditions de travail
et de sécurité. Elle bénéficie d’un bon climat social, et ceci à travers un dialogue

26
social permanent et constructif avec ses partenaires sociaux. COSUMAR s’attache à
travers sa politique de ressources humaines, à accompagner ses collaborateurs dans
leur progression et leur montée en compétence par des plans de formation assurés par
l’Académie COSUMAR.
Agrégateur responsable et solidaire de la filière, COSUMAR déploie les moyens
nécessaires pour accroître les revenus des agriculteurs et garantir la pérennité de leur
activité, à travers un accompagnement technique, financier et social. Ainsi,
COSUMAR opte pour une stratégie de pérennisation de la filière sucrière marocaine et
garantir sa prospérité à long terme. Une prospérité à visage humain, qui place la
qualité de vie au cœur de la démarche de l’entreprise COSUMAR.

A ce titre, cette entreprise accorde une importance particulière au bien-être et à la


promotion sociale des familles d’agriculteurs, elle le considère comme un levier
d'épanouissement. En effet, la promotion du capital Humain fait partie intégrante de la
politique RSE du groupe COSUMAR. Au fil des années, le Groupe s’est forgé une
culture d’entreprise qui favorise un cadre de travail adapté et encourage l'évolution des
carrières. D’abord au moyen d’une gestion de talents rigoureuse, non discriminante et
libératrice de potentiels, les collaborateurs sont constamment formés aux compétences
et techniques les plus en adéquation avec leurs profils et leur évolution interne.
Ensuite, c’est la qualité de vie au travail qui garantit l’épanouissement personnel de
chacun d’entre eux et leur permet de mieux communiquer et travailler ensemble.
Parmi les actions entreprises dans ce sens :

Emploi et insertion des personnes handicapées.


Garantir la santé et sécurité au travail (le respect de la norme ISO 45 001).
L’instauration d’un baromètre social permettant à la politique RH d’être au
plus près des attentes et besoins des collaborateurs.
L'implémentation d'un cycle régulier de séminaires et programmes de
formations animés par des experts de renom et traitant de thématiques
pertinentes pour l’activité de notre Groupe.
L’octroi de bourses d’excellence aux bacheliers les plus méritants pour aider
nos collaborateurs à offrir à leurs enfants les meilleures études supérieures.
L’adoption d’une charte RH pour la promotion de la parité et de l’égalité des
chances au travail.

27
Fort de ses 1 403 collaborateurs, COSUMAR mène une politique sociale fondée sur
des principes aujourd’hui ancrés dans sa culture d’entreprise que sont le dialogue
social, la santé, la sécurité, le bien-être au travail, l’équité et la diversité.

Dialogue social : structuré sous forme de réunions d’échange permanentes et


constructives avec ses partenaires sociaux, ce qui garantit à l’entreprise de
bénéficier d’un bon climat social.

2017 2018 2019


Nombre de jours de grève 0 0 0
Nombre du représentant du personnel 61 61 61

Emploi et insertion des personnes handicapées : COSUMAR a réservé des


postes de travail aux personnes handicapées, pour favoriser leur inclusion et
éviter toute sorte de discrimination.

Santé et sécurité au travail (ISO 45 001): Le capital humain a toujours été


considéré comme une richesse pour COSUMAR. Elle veille chaque jour à
procurer à l’ensemble de ses collaborateurs, les meilleures conditions de travail
et de sécurité.

2017 2018 2019


Nombre d’accidents au travail 7 4 6

Au cours de l’année 2019, COSUMAR a déployé son programme de sécurité qui


comprend un volet diagnostic, ainsi qu’un volet formation et sensibilisation.

 Les équipes en charge de la sécurité ont procédé à 275 visites de sécurité qui
ont permis de mettre en place des actions correctives adéquates.
 Lancement d’un nouveau dispositif de sécurité « Safety Corners ».
 Sensibilisation de 328 personnes de la raffinerie à travers ce nouveau
dispositif, soit 91% de la population cible.

28
b. Axe environnemental

Agir pour économiser l'eau, pour l'efficacité énergétique et la préservation de


l'environnement
La dimension environnementale est au cœur des intérêts du groupe
COSUMAR, parce qu’elle est considérée comme un choix stratégique incontournable,
un levier fondamental du développement durable, ainsi qu’une marque importante afin
de créer la richesse et faire bénéficier de façon équilibrée l’ensemble des acteurs et
parties concernés par la filière sucrière (clients, producteurs des plantes sucrières,
capital humain interne et les investisseurs contribuant au capital du groupe).

 Préservation des ressources d’eaux :

Dans la production de sucre, l’utilisation de la ressource en eau est essentielle que ce


soit au niveau de l’amont agricole ou lors du traitement post-récolte dans les sucreries
et également dans le processus de raffinage de sucre brut. En effet, pour réduire la
consommation en eau au niveau de son amont agricole, COSUMAR a lancé plusieurs
initiatives, telles que :

 La sélection variétale de plantes sucrières tolérantes au stress hydrique.


 La gestion et la planification de l’eau d’irrigation avec les partenaires
régionaux.
 La réalisation d’essais de techniques d’économie d’eau d’irrigation.
 L’accompagnement de la mise en place de systèmes d’irrigation dans le
cadre de l’agrégation.
 La mise en place des systèmes de pilotage de l’irrigation (stations météo,
humidité du sol).
 L’aide au financement de systèmes de goutte à goutte.

29
Evolution de la consommation d’eau dans l’activité de raffinage

Source : Rapport financier annuel « COSUMAR » (2019)

L’activité de raffinage de sucre brut a enregistré une baisse de 42% de


consommation d’eau depuis 2013.

 Empreinte carbone :

Conscient de la fragilité des cultures sucrières face aux effets du changement


climatique, COSUMAR dès 2016 pris en compte ses émissions de gaz à effet de serre
et mis en place un suivi de l’impact de son activité industrielle pour mieux maîtriser et
contrôler son incidence sur l’environnement, faisant ainsi partie des entreprises
pionnières en la matière à l’échelle du Royaume.

Empreinte Carbone 2016-2019


Année du bilan GES Empreinte carbone kgCO2 /kg sucre

2016 0,637

2017 0,540

2018 0,529

2019 0,525
Source : Rapport financier annuel « COSUMAR » (2019)

La consommation d'Energie Empreinte Carbone a baissée de 11,2% depuis


2016.

30
c. Axe économique

Agir pour la création de valeurs partagées


COSUMAR accorde un grand intérêt à l’impact économique qui peut être généré
autour de l’activité sucrière. Au-delà des 80 000 agriculteurs partenaires liés à
l’entreprise par un contrat d’agrégation. COSUMAR soutient des corps de métiers qui
gravitent autour de l’amont agricole, tels que les transporteurs partenaires, qui ont
bénéficié d’un programme d’inclusion socio-économique, avec un statut d’auto-
entrepreneurs, ce qui a permis de structurer l’activité d’approvisionnement et de la
moderniser.
COSUMAR a engagé aussi de nombreux investissements pour augmenter sa capacité
de production. L’extension de la raffinerie ainsi que le déploiement de programmes
d’optimisation industrielle, ont permis d’atteindre aujourd’hui une capacité globale de
production de 2,05 millions de tonnes de sucre blanc par an. Cette nouvelle capacité de
production permet au groupe de conforter la sécurisation de l’approvisionnement du
marché marocain et d’exporter ses excédents vers de nouveaux marchés à l’étranger
sous le régime d’admission temporaire.

COSUMAR mène une stratégie de développement qui repose sur trois piliers que sont
le développement de la filière sucrière nationale, l’optimisation des outils de
production et le développement de sa présence à l’international :

Renforcement du niveau de la production nationale : Le premier pilier de la


stratégie est le développement de la filière sucrière marocaine en amont, à
travers l’amélioration continue des rendements et des performances agricoles en
s’appuyant sur la mécanisation, l’agriculture de précision, la R&D et la
digitalisation comme leviers de croissance.

Optimisation de l’outil industriel : Le second pilier de la stratégie de


COSUMAR consiste à capitaliser sur les capacités de production de la
raffinerie de Casablanca et de stockage pour servir les attentes du marché
national et capter les opportunités à l’export.

Développement à l’international et diversification : Le troisième pilier de la


stratégie de COSUMAR consiste à renforcer la position du groupe au Moyen-
Orient et en Afrique par de la croissance externe à travers l’identification de
nouvelles capacités de raffinage et la diversification des produits, par le
développement de produits

31
Conclusion

Après avoir conçu l’influence négative de leurs activités économiques, les


entreprises décident de s'orienter vers le développement durable afin de minimiser
cette influence, et s'impliquer au sein d’une politique de ressources humaines
soucieuse et assurer le bien-être de leurs collaborateurs. Le concept de développement
durable peut être approché selon trois dimensions étroitement liées, à savoir la
dimension économique qui permet la combinaison optimale des ressources naturelles,
humaines et techniques dans le but d’assurer l’efficacité des allocations et de
maximiser le bien-être et la dimension environnementale qui a trait à la gestion du
capital naturel et la préservation de sa qualité et de sa durabilité, et en troisième lieu la
dimension sociale qui vise à assurer le bien-être des employés. A cet égard la
performance de l’entreprise est intrinsèquement liée à l’homogénéité de ces trois
finalités. Pour répondre aux axes de développement durable il faut suivre une stratégie
qui va déterminer ces finalités et ces objectifs fondamentaux à court et à long terme, le
suivi de cette stratégie est réalisé à travers une analyse de caractère indivisible de trois
dimensions (sociale, économique et environnementale).

COSUMAR se présente parmi les entreprises qui ont optés pour une stratégie de
développement durable en assumant la responsabilité de protéger l'environnement de
différentes manières ce qui demeure dans la réduction des émissions de gaz à effet de
serre, la préservation et la minimisation de la consommation des énergies à savoirs
l’eau et l’électricité... Les entreprises doivent comprendre que l’adoption du
développement durable est un investissement rentable qui leur garanti, à terme, de
bénéficier de plusieurs avantages à savoir l’amélioration de leur l’image et gagner la
confiance des différents partenaires (clients, administrations, investisseurs,
associations de protection de l’environnement), et enfin pour garder sa survie et sa
assurer sa pérennité.

32
Bibliographie et webographie

- A.Bagnaud, « Les piliers du développement durable », In:


https://www.supplychaininfo.eu/piliers-developpement- durable/, Le 10 septembre
2018.

- A.Acquier, « Développement durable et management stratégique : Piloter un


processus de transformation de la valeur », Le 29 septembre 2007.

- B.Superiur, « Monde de développement », article n°174, p7 à 14.

- E.Boussoura, « Performance Sociétale de l’Entreprise : développement d’un cadre


d’analyse », AIMS (XXII Conférence International de Management Stratégique).

- L.Bermaki et D.Aitcheikh, « Revue Congolaise de Gestion », Editions ICES, Janvier-


Décembre 2016, p11 à 44.

- Masen, « Le développement durable », Septembre 2018.

- Rapport financier annuel 2019, COSUMAR.

- S.Gherra, « Intégration du développement durable dans la stratégie d’entreprise »,


Thèse pour l’obtention du doctorat en sciences de gestion, Université de la
Méditerranée-Aix Marseille II, Faculté des sciences Économiques et de Gestion, Le 25
novembre 2010.

33
Sommaire
Introduction générale ....................................................................................................................2
Méthodologie de recherche ..........................................................................................................3
Plan....................................................................................................................................................4
Section 1 : Le management stratégique et le développement durable ...................................5
A. Aperçu de l’évolution historique du développement durable ..............................................6
B. Définitions des notions et concepts clés .................................................................................8
a. Développement durable .......................................................................................................8
b. Management Stratégique .....................................................................................................9
C. Développement durable : Fondements et objectifs ............................................................. 10
a. Les fondements du développement durable ........................................................................ 10
b. Les objectifs du développement durable............................................................................. 13
Section 2 : Les liens entre management stratégique et développement durable ............... 17
A. L’entreprise en tant qu’acteur économique social et environnemental ............................. 18
B. La responsabilité sociale de l’entreprise ............................................................................. 20
a. Les 4 niveaux de la responsabilité sociale .......................................................................... 20
b. Les 3 principes de la responsabilité sociétale de l’entreprise ............................................... 21
C. La réceptivité sociétale ........................................................................................................ 22
Section 3 : Développement durable et management stratégique au sein de l’entreprise
COSUMAR : Etude empirique .................................................................................................. 24
A. Présentation de l’entreprise ................................................................................................ 25
B. Analyse des données ............................................................................................................ 26
a. Axe social ......................................................................................................................... 26
b. Axe environnemental ......................................................................................................... 29
c. Axe économique ................................................................................................................ 31
Conclusion ..................................................................................................................................... 32
Bibliographie et webographie .................................................................................................... 33
Sommaire ....................................................................................................................................... 34

34