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LES CAHIERS DE

MATHEMATIQUES
DE L’EPCCI
Constantin ACKA
Ernest GOHI
Gérard K. KANGA
Denis K. KOUAME
Nicolas De MEDEIROS

TOME 1 MATHS APPLIQUEES BTS 1


Introduction :
La recherche opérationnelle est l’ensemble des techniques qui permettent d’obtenir une
gestion efficiente des ressources d’une entreprise afin d’aboutir aux résultats les plus
favorables qu’il est possible qu’il est possible d’atteindre et les méthodes pour y parvenir :
organisation, programmes, plans, répartition des moyens, méthodes d’exploitation et les
stratégies de prise de décision.
La recherche opérationnelle est donc l’ensemble des méthodes et modèles scientifiques
(mathématiques) que l’on peut utiliser pour élaborer une stratégie reposant sur des prises de
décision. Les domaines d’application de la recherche opérationnelle sont nombreux mais dans
le cadre de notre étude, nous nous limiterons à seulement deux d’entre eux qui sont :
 la programmation linéaire ;
 la gestion des stocks en avenir certain ;
 l’ordonnancement.

I LA PROGRAMMATION LINEAIRE

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I. RESOLUTION D’UN PROGRAMME LINEAIRE PAR METHODE GRAPHIQUE
Objectifs : - Ecrire un programme linéaire sous forme canonique ;
- Déterminer de la solution optimale.
Pré requis : Régionnement du plan, résolution graphique des systèmes
d’équations et d’inéquations linéaires à deux inconnues

Toute entreprise, dans ses activités de production, est soumise à un certain nombre de
contraintes qui peuvent être :
 d’ordre technique (limitation du nombre de travail ouvrier, difficultés pour se procurer
certaines matières premières ou du personnel qualifié etc.…)
 d’ordre financier (financement de la production ou des investissements, écoulement de
la production à un certain prix).
Toute organisation doit donc apprendre à vivre avec ses contraintes et à les gérer du mieux
possible. Elle peut, pour cela, avoir recours à la programmation linéaire qui est une méthode
qui consiste à rechercher l’optimum d’une fonction linéaire de plusieurs variables liées par
une série de contraintes, elles-mêmes exprimées sous forme d’équations ou d’inéquations
linéaires.
I.1 LA FORMALISATION D’UN PROGRAMME LINEAIRE.
Il s’agit de réaliser une transcription mathématique du problème à résoudre.
A l’issue de la transcription on obtient le programme linéaire traduisant le problème.
Pour y parvenir les étapes à suivre sont les suivantes.
(1) Choix des variables de décision
Les variables de décision, encore appelées variables d’activité ou variables d’action, sont les
inconnues du problème aux quelles on peut attribuer des valeurs numériques appropriées pour
atteindre un objectif donné. Elles sont généralement désignées par x1, x2, x3,…, xn.
(2) La fonction économique
La fonction à optimiser traduit l’objectif poursuivi. C’est une fonction linéaire à deux ou
plusieurs variables de décision. En économie on la désigne par « fonction économique » mais
l’appellation générale est la « fonction-objectif ».
On cherchera donc à optimiser (maximiser ou minimiser) la fonction économique. De façon
pratique, il s’agira d’une maximisation des résultats (chiffes d’affaires, marges, bénéfices) ou
minimiser des couts. Il s’agit donc rechercher les valeurs des variables (x1, x2,…, xn) qui
optimise la fonction économique notée généralement Z (Z = a1x1 + a2x2 +….+ anxn).
(3) Les contraintes
On distingue deux types de contraintes : les contraintes de signe et les contraintes à caractère
économique.
 Les contraintes de signe
Puisque les variables de décision désignent des quantités (à fabriquer, à vendre, à acheter,..)
elles sont positives ou nulles. On parle alors de contrainte de non négativité ou de contrainte
de positivité.
 Les contraintes à caractère économique.
Les contraintes à caractère économique sont des contraintes liées aux facteurs de production
et de distribution (matière, machine, main d’œuvre, argent, marché etc.…).
Chaque facteur a son unité de mesure (kg, l, m, h…) que l’on désigne généralement unité
d’œuvre (uo).

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Chaque produit utilise les facteurs dans une certaine proportion unitaire et les facteurs sont
général limités (disponibilité maximale ou besoin minimal). Cette limite des facteurs impose
des contraintes qui s’expriment sous forme d’équations ou d’inéquations dont les premiers
membres sont des formes linéaires et les seconds membres des constantes représentant les
limites respectives des facteurs. Si un facteur n’est pas limité, il n’induit pas de contrainte.
(4) La forme canonique
Il s’agit d’écrire, en résumé la fonction à optimiser appelée fonction économique en précisant
l’objectif à atteindre et le système des contraintes sous forme d’inégalités au sens large
( ou ).
La plupart des problèmes économiques se présentent sous une forme constituée de la fonction
à optimiser et d’un système de contraintes associé appelée forme canonique.
On peut donc donner la définition suivante.
Définition :
On appelle programme linéaire tout problème consistant à chercher le maximum ou le
minimum d’une fonction linéaire de plusieurs variables liées par des relations linéaires
appelées contraintes.
Applications
Application 1 : Enoncé d’un problème de maximisation
Une ONG veut fabriquer pour une vente de charité des ours et des lapins en peluche.
Pour fabriquer un ours il faut 40 cm² de tissu beige et 10 cm² de tissu blanc et pour fabriquer
un lapin, il faut 20 cm² de tissu beige et 30 cm² de tissu blanc.
La personne dispose de 1,6 m² de tissu beige et de 0,9 m² de tissu blanc.
La vente d’un ours rapporte un bénéfice de 950 F et celle d’un lapin, un bénéfice 1210 F
Travail à faire :
Déterminer la forme canonique du programme de fabrication d’ours et de lapins qui permet à
cette ONG de réaliser un bénéfice maximal.
Solution :
 Choix des variables
Désignons par x le nombre d’ours et par y le nombre de lapins à fabriquer et à vendre.
 Fonction économique à optimiser
Désignons par Z la fonction à optimiser et exprimons Z en fonction de x et y :
Z = 950x + 1210y
On veut maximiser Z, on écrit donc : Max [Z = 950x + 1210y]
 Contraintes de positivité : x ≥ 0, y ≥ 0.
 Contraintes linéaires
- contrainte liée à la disponibilité en tissu beige : 40x + 20y ≤ 16 000
- contrainte liée à la disponibilité en tissu blanc : 10x + 30y ≤ 9 000
Comme on le voit, les variables x et y sont soumises à plusieurs contraintes.
Le problème peut donc être formulé comme suit : maximiser la fonction Z = 950x + 1210y
sous les contraintes
 x  0, y  0

40x + 20y  16 000
10x + 30y  9 000

et on écrit :

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Max [Z = 950x + 1210y]
 x  0, y  0

40x + 20y  16 000
10x + 30y  9 000

C’est la forme canonique du programme de fabrication d’ours et de lapins qui permet à
l’ONG de maximiser son bénéfice.
Application 2 : Enoncé d’un problème de minimisation
Un comité d’entreprise organise un repas pour 150 personnes. Il prévoit pour chaque personne
3 assiettes en carton, 2 verres et 4 serviettes.
Une grande surface de la place propose deux lots :
 Un lot de type 1 comprenant 50 assiettes, 50 verres et 50 serviettes pour 4 550 F
 Un lot de type 2 comprenant 30 assiettes, 25 verres et 60 serviettes pour 4 000 F.
Le comité veut déterminer combien il doit acheter de lots de chaque type pour minimiser la
dépense.
Travail à faire :
Faire la mise en équation du problème posé et donner la forme canonique du programme
d’achat de ce comité.
Solution :
 Choix des variables : désignons par x le nombre de lots de type 1 et par y le nombre de
lots de type 2 à acheter.
 Fonction économique à optimiser notée Z : Z = 4 550x + 4 000y
On veut maximiser Z, on écrit donc : Min [Z = 4 550x + 4 000y]
 Contraintes de signe (ou de positivité) : x ≥ 0, y ≥ 0
 Contraintes linéaires
- contrainte liée au nombre nécessaire d’assiettes : 50x + 30y ≥ 450
- contrainte liée au nombre nécessaire de verres : 50x + 25y ≥ 300
- contrainte liée au nombre nécessaire de serviettes : 50x + 60y ≥ 600
La forme canonique du programme d’achat d’assiettes, verres et serviettes qui permet au
comité d’entreprise de minimiser la dépense est :
Min  Z  4 550x + 4 000y 
 x  0, y  0
50x + 30y  450


50x + 25y  300
50x + 60y  600
Remarques :
(1) Optimiser, c’est maximiser ou minimiser.
(2) Parfois, une partie des contraintes est composée d’égalités et l’autre partie d’inégalités.
Un tel programme est dit sous forme mixte.
I. 2 RESOLUTION D’UN PROGRAMME LINEAIRE PAR METHODE GRAPHIQUE
I. 2. 1 Recherche d’un maximum par une méthode graphique
Reprenons l’énoncé de l’application (1) et exposons les différentes étapes à travers la
résolution ce programme linéaire.
Une ONG veut fabriquer pour une vente de charité des ours et des lapins en peluche.
Pour fabriquer un ours il faut 40 cm² de tissu beige et 10 cm² de tissu blanc et pour fabriquer
un lapin, il faut 20 cm² de tissu beige et 30 cm² de tissu blanc.
La personne dispose de 1,6 m² de tissu beige et de 0,9 m² de tissu blanc.
La vente d’un ours rapporte un bénéfice de 950 F et celle d’un lapin, un bénéfice 1 210 F

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Travail à faire :
1. Déterminer la forme canonique du programme de fabrication d’ours et de lapins qui permet
à cette ONG de réaliser un bénéfice maximal.
2. Résoudre graphiquement ce programme et déterminer la solution optimale.
Solution :
1. La forme canonique du programme de fabrication qui permet à l’ONG de maximiser ses
bénéfices est :
Max [Z = 950x + 1210y]
 x  0, y  0

40x + 20y  16 000
10x + 30y  9 000

2. Construction du domaine des solutions admissibles
 Construction des droites de contraintes saturées
Définition :
On appelle droites de contraintes saturées les droites associées aux inéquations du système de
contraintes du programme.
Dans le plan muni d’un repère orthogonal, on considère les droites (D1), (D2), (D3) et (D4)
d’équations respectives x = 0 ; y = 0 ; 40x + 20y =16 000 et 10x + 30y = 9 000.

Droites (D1) (D2) (D3) (D4)

Coordonnées x 0 0 0 1 0 4 0 9
des
points y 0 1 0 0 8 0 3 0

y
8

5
(D3)
4

3 A

2 B

1 DSA (D4)

0 1 2 3 4 C 5 6 7 8 9 10 11(D1)
12x

-1

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Les coordonnées des points du polygone OABC bords inclus sont les solutions possibles du
programme linéaire. Ce polygone est appelé le domaine des solutions admissibles.
Coordonnées des sommets : A(0 ; 3), B(3 ; 2), C(4 ; 0) et O(0 ; 0).
 Solution optimale du programme
Nous admettons la propriété suivante :
Propriété fondamentale :
La fonction économique s’optimise toujours en un point du domaine des solutions
admissibles.
- Méthode énumérative
Evaluons la fonction économique Z en chacun des sommets du domaine des solutions
admissibles.

Valeur de la fonction économique


Sommet Coordonnées
Z = 950x + 1210y

O (0 ; 0) 0

A (0 ; 3) 3 630

B (3 ; 2) 5 270

C (4 ; 0) 3 800

L’optimum est atteint au sommet B(3 ; 2).


La solution optimale est : x* = 3, y* = 2 et Z* = 5 270.
L’ONG doit fabriquer et vendre 3 ours et 2 lapins pour un bénéfice maximal de 5 270 F.
 Interprétation de la solution optimale
A l’optimum, on a :
40x* + 20y* = 120. On a utilisé effectivement 120 cm2 de tissu beige à l’optimum, la
contrainte liée à la disponibilité en tissu beige est dite saturée.
On dit aussi qu’il y a plein emploi du facteur tissu beige.
10x* + 30y* = 90. On a utilisé effectivement 90 cm2 de tissu blanc à l’optimum.
- Méthode des droites parallèles
Z = 950x + 1 210y est une feuille ou une famille de droites parallèles à la droite (∆)
d’équation 950x + 1 210y = 0 appelées courbes de niveau ou courbes d’indifférence.
Pour déterminer la solution optimale, on trace la parallèle à la droite (∆) : 950x + 1 210y = 0
en chacun des sommets du domaine des solutions admissibles. Le sommet en lequel la
parallèle à (∆) a l’ordonnée à l’origine la plus élevée est celui en lequel l’optimum est atteint
(la parallèle coupe l’axe des ordonnées au plus haut point ou le plus éloigné de l’origine O).
On constate sur le graphique que la parallèle passant par C coupe l’axe des ordonnées au plus
haut point ; par conséquent les coordonnées de C sont la solution optimale.
Ces coordonnées de C sont lues directement sur le graphique.

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y

7
(D2)
6

4 (D3)

3 A
B
2
(D)
1 DSA (D4)
C (D1)
-1 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11x

-1

Nous voyons sur le graphique que le sommet en lequel la parallèle à (D) : 950x + 1210y = 0
coupe l’axe des ordonnées au point le plus éloigné est le point B de coordonnées (3, 2).
L’optimum est donc atteint au sommet B et la solution optimale est x* = 3, y* = 2,
Z* = 950x* + 1210y* = 5 270.
Remarques
(1) S’il s’agit d’une minimisation, le point en lequel l’optimum est atteint est celui en lequel
la parallèle à (D) : Z = 0 coupe l’axe des ordonnées en le point le plus proche de l’origine
(3) Si deux sommets du domaine des solutions admissibles (DSA) sont solutions optimales,
alors tous les points du segment reliant les deux sommets sont solutions optimales.
On dit alors que le cas est dégénéré.
I. 2. 2 Redondance d’une contrainte
Une contrainte est redondante si elle est inutile (superflue) dans la résolution du problème
parce que la droite qui la représente se situe entièrement dans le domaine des solutions
impossibles déterminées à partir des autres contraintes.
Une contrainte redondante ne délimite pas le domaine des solutions admissibles. Elle peut être
supprimée de la forme canonique du programme linéaire parce qu’elle n’influence pas
l’optimum.
A titre d’exercice, reprenons l’écriture du programme linéaire associé au problème posé et
supposons une nouvelle contrainte : 2x + 2y  18.
Représentez-la sur le graphique en B; que constate-t-on ?
I. 2. 3 Recherche d’un minimum par une méthode graphique
Traiter l’énoncé de l’application 2 à titre d’exercice.
Exercices proposés
EXERCICE I :
Un marchand de glaces vend des glaces en cornet, les unes à une boule, les autres à deux boules.
Chaque jour, le marchand dispose de 60 cornets prévus pour une boule et de 60 autres cornets
prévus pour deux boules. Il vend au plus 100 cornets par jour et dispose d’une quantité de crème
glacée lui permettant de faire quotidiennement 150 boules.

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Le bénéfice réalisé est de 500 F pour un cornet à une boule et de 650 F pour un cornet à deux
boules.
Travail à faire :
Déterminer la forme canonique du programme du marchand de glaces qui lui permet de maximiser
son gain journalier.

EXERCICE II :
Un comité d’entreprise organise un repas pour 150 personnes. Il prévoit pour chaque personne 3
assiettes en carton, 2 verres et 4 serviettes.
Une grande surface de la place propose deux lots :
 Un lot de type 1 comprenant 50 assiettes, 50 verres et 50 serviettes pour 50 F
 Un lot de type 2 comprenant 30 assiettes, 25 verres et 60 serviettes pour 40 F.
Le comité veut déterminer combien il doit acheter de lots de chaque type pour minimiser la
dépense.
Travail à faire :
1. Faire la mise en équation du problème posé et donner la forme canonique du
programme d’achat de ce comité.

EXERCICE III :
Résoudre graphiquement les programmes linéaires suivants :
Max (Z = 50x + 40y) Min (Z = 1 060x + 650y)
x≥0;y≥0 x≥0;y≥0
5x + 3x ≤ 900 3x + y ≥ 1 260
3x + 5y ≤ 900 5x +3y ≥ 3 300
x + y ≤ 200 2x + 3y ≥ 1 680

EXERCICE III :
Une personne veut fabriquer pour une vente de charité des ours et des lapins en peluche. Pour
fabriquer un ours il faut 40 cm de tissu beige et 10 cm de tissu blanc et pour fabriquer un lapin,
il faut 20 cm de tissu beige et 30 cm de tissu blanc.
La personne dispose de 1,6 m de tissu beige et de 0,9 m de tissu blanc.
1. Soit x le nombre d’ours fabriqués et y le nombre de lapins fabriqués.
Déterminer graphiquement l’ensemble S des couples (x,y) qui correspondent à ce que
peut fabriquer la personne.
2. Sachant que la vente d’un ours rapporte un bénéfice de 950 F et un lapin vendu
rapporte 1210 F, déterminer graphiquement le nombre d’ours et de lapins que l’on doit
fabriquer pour obtenir un bénéfice maximum.
Quel est ce bénéfice maximum ?
EXERCICE IV :
Dans un zoo, on nourrit les animaux en leur fournissant un minimum quotidien de 120 kg de
glucides, 90 kg de protides et 60 kg de lipides. Deux types d’aliments (A et B) entrent dans la
composition de la nourriture des animaux de ce zoo. Les caractéristiques pour un sac de chaque
type d’aliments sont indiquées dans le tableau ci-dessous.
Quantité de Quantité de Quantité de Prix d’un sac
glucides par sac protides lipides d’aliment (F)
(kg) par sac (kg) par sac (kg)
Aliment de
3 3 1 5 000
type A

Aliment de
2 1 2 2 500
type B

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Travail à faire :
1. Ecrire le programme linéaire qui donne le nombre de sacs d’aliment de chaque type qu’il faut
utiliser quotidiennement dans ce zoo pour nourrir les animaux à moindre coût.
2. Résoudre ce programme par une méthode graphique.
3. A l’optimum :
a- Déterminer les quantités de glucides, protides et de lipides utilisées quotidiennement
par ce zoo.
b- Toutes les contraintes sont-elles saturées ?
c- Quel(s) élément(s) faut-il suivre de près pour ne pas mettre en péril le zoo ?
EXERCICE V :
Une société fabrique et vend deux produits A et B dont les prix de vente sont respectivement
1220 F et 1200 F.
La fabrication des deux produits est assurée dans trois ateliers successifs dont les capacités
globales mensuelles sont limitées à :
- 12 000 unités d’œuvre pour l’atelier1
- 9 600 unités d’œuvre pour l’atelier 2
- 4 200 unités d’œuvre pour l’atelier 3.
La fabrication d’une unité de A nécessite 2,5 unités d’œuvre dans l’atelier 1 ; 3 unités d’œuvre
dans l’atelier 2 et 1,5 unités d’œuvre dans l’atelier 3.
La fabrication d’une unité de B nécessite 4 unités d’œuvre dans l’atelier 1 ; 3 unités d’œuvre dans
l’atelier 2 et une unité d’œuvre dans l’atelier 3.
Par ailleurs le coût d’une unité d’œuvre est de 100 F dans l’atelier 1 ; 120 F dans l’atelier 2 et
140 F dans l’atelier 3.
La société désire connaître les quantités de produits A et B qu’elle doit fabriquer par mois pour
maximiser sa marge.
Travail à faire :
1. Écrire la forme canonique du problème.
2. Résoudre ce programme par la méthode énumérative et en déduire la solution
optimale pour la société.
3. A l’optimum ce programme assure t-il le plein emploi des facteurs de production ?
EXERCICE VI :
Une bijouterie confie à un artisan joaillier la confection de bracelets or et argent de deux
types : A et B. Les consignes de fabrication sont données dans le tableau suivant :

Quantité Quantité Nombre d’éclats Durée de fabrication


d’or (g) d’argent (g) de diamant d’un bracelet (h)
Bracelet type A 10 20 10 3
Bracelet type B 10 50 40 2

Pour cet ouvrage, le joaillier reçoit 207 g d’or, 600 g d’argent et 450 éclats de diamant.
Les délais qui lui sont imposés font qu’il ne dispose que de 46 heures de travail. Il doit en outre
justifier l’emploi de la matière première et rendre celle qui n’est pas utilisée.
Par ailleurs le joaillier perçoit 8 000 F pour un bracelet de type A fabriqué et 10 800 F pour un
bracelet de type B fabriqué.
Travail à faire :
1. Ecrire la forme canonique du programme de confection de bracelets qui permet au
joaillier de maximiser son gain.
2. Résoudre graphiquement ce programme et donner la solution optimale.
3. Une fois l’optimum atteint :
a) à combien s’élève le salaire horaire du joaillier ?
b) quelles matières premières peut-il redonner et en quelle quantité ?

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EXERCICE VII :
Une société fabrique et vend deux types de produits P1 et P2. Le marché de ces produits peut
être considéré comme illimité.
La fabrication des produits P1 et P2 nécessite un passage dans trois ateliers A, B et C.
Ainsi on peut traiter :
• Dans l’atelier A, 20 produits P1 en 40 heures et 10 produits P2 en10 heures ;
• Dans l’atelier B, 1 produit P1 par heure et 20 produits P2 en 60 heures ;
• Dans l’atelier C, 20 produits en 20 heures quel que le type de produits.
Les capacités hebdomadaires des ateliers sont limitées à 60 heures, 180 heures et 120 heures
respectivement dans les ateliers A, B et C.
La vente d’un produit P1 procure un bénéfice de 3460 F et celle d’un produit P 2 un bénéfice de
4440 F.
Travail à faire :
1. Ecrire un programme linéaire permettant de maximiser le bénéfice hebdomadaire de
la société
2. Résoudre graphiquement le programme linéaire en utilisant la méthode de
recensement des sommets.
3. La société peut-elle faire de la sous-traitance ? Si oui, dans quel atelier cela est
possible ?

II. RESOLUTION D’UN PROGRAMME LINEAIRE PAR LE SIMPLEXE


En programmation linéaire la méthode graphique devient de plus en plus difficile à mettre en
œuvre lorsqu’on est en présence de plus de deux variables. Or dans la pratique, les problèmes
de programmation linéaires comportent plusieurs dizaines de variables et de contraintes.
Une méthode développée par G B Dantzig depuis quelques décennies permet d’utiliser un
algorithme consistant à transformer la fonction économique de façon à obtenir un optimum.
C’est la méthode du simplexe ou de Dantzig qui s’applique sous deux formes :
 la forme algébrique ;
 la méthode des tableaux.
La méthode des tableaux est la plus utilisée pour la résolution des programmes linéaires.
II. 1. RECHERCHE D’UN MAXIMUM PAR LE SIMPLEXE
Exposons les différentes étapes de la méthode à travers la résolution du programme linéaire P
suivant :
 x1 , x 2 , x 3  0

 x1 + 2x 2 + 4x 3  64

P  2x1 + x 2 + 2x 3  84
3x1 + 2x 2 + 2x 3  60
Max  Z  3x1 + 5x 2 + 6x 3 

 Ecriture du programme P sous forme standard


On transforme les inéquations en équations par l’adjonction de variables positives appelées
variables d’écart nous permettant ainsi d’écrire le programme P sous forme standard P’.
Désignons donc par e1, e2, e3 les variables d’écart.
La forme standard du programme P est :

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 x1 , x 2 , x 3 , e1 , e 2 , e3  0

 x1 + 2x 2 + 4x 3 + e1 = 64

P’ 2x1 + x 2 + 2x 3 + e 2 = 84
3x1 + 2x 2 + 2x 3 + e3 = 60
Max  Z  3x1 + 5x 2 + 6x 3 

 Construction du premier tableau


De façon très pratique nous résumons le programme standard et les transformations
successives dans des tableaux configurés comme suit :
VHB
Variables réelles, variables d’écart R
VB

Variables Seconds membres


de Tableau central des coefficients des
des contraintes
base contraintes du système linéaire
linéaires

Ligne de la fonction Valeur numérique


Coefficients de Z
économique Z de -Z

Premier tableau :
Variables
Hors base
x1 x2 x3 e1 e2 e3 R
Variables
de base
e1 1 2 4 1 0 0 64

e2 2 1 2 0 1 0 84

e3 3 2 2 0 0 1 60

Z 3 5 6 0 0 0 0

Remarques :
(1) A chaque étape de la résolution, la valeur d’une variable (initiale ou d’écart) est :
- nulle si elle ne figure pas parmi les variables de base ;
- égale à la valeur du second membre de la ligne c’est une variable de base.
On a donc la solution de départ suivante : x1 = x2 = x3 = 0 ; e1 = 64, e2 = 84, e3 = 60 et Z = 0.
(2) L’optimum est atteint lorsque tous les coefficients de la ligne Z sont nuls ou négatifs.
 Détermination de la colonne pivot, de la ligne pivot et du nombre pivot
1er critère de Dantzig : La colonne pivot est celle où se trouve le coefficient positif le plus
élevé de la ligne Z et la variable entrante.
2ème critère de Dantzig : En divisant chaque élément de la colonne des seconds membres par
l’élément situé à l’intersection de la ligne et de la colonne pivot, le plus petit rapport positif
obtenu indique la ligne pivot et la variable sortante.
Le nombre situé à l’intersection de la ligne pivot et du nombre pivot est le nombre pivot.

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Variables hors
base R
Variables
x1 x2 x3 e1 e2 e3 R
x3
de base
 ligne pivot
1 2 4 1 0 0 64 16
e1
e2 2 1 2 0 1 0 84 42

e3 3 2 2 0 0 1 60 30

Z 3 5 6 0 0 0 0

colonne pivot
Variable entrante : x3
Variable sortante : e1
Nombre pivot :4
 1ère itération – construction du 2ème tableau
On construit un deuxième tableau à partir du nombre pivot :
- les coefficients remplaçant ceux de la ligne pivot sont obtenus en divisant les coefficients de
cette ligne par le pivot (y compris le pivot lui-même) ;
- les coefficients remplaçant ceux de la colonne pivot sont tous nuls à l’exception de celui
qui remplace le nombre pivot qui est égal à 1.
Plus généralement si on désigne par LP la ligne pivot, P le nombre pivot et par k le nombre
situé à l’intersection de la ligne Li et de la colonne pivot alors la ligne Li’ remplaçant Li dans
L
le tableau suivant est obtenue par la relation L'i = Li - k × P .
P
Première ligne
L 1 1 1
L’1 = P = 1 0 0 16
4 4 2 4
Deuxième ligne
L2 = 2 1 2 0 1 0 84
L 1 1
-2  P = - -1 -2 - 0 0 -8
4 2 2

LP 3 1
L’2 = L2 – 2  = 0 0 - 1 0 76
4 2 2
Troisième ligne
L3 = 3 2 2 0 0 1 60
L 1 1
-2  P = - -1 -2 - 0 0 -8
4 2 2

LP 5 1
L’3 = L3 – 2  = 1 0 - 0 1 52
4 2 2

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 13


Quatrième ligne
L4 = 3 5 6 0 0 0 0
L 3 3
-6  P = - -3 -6 - 0 0 -96
4 2 2
L 3 3
L’4 = L4 – 6  P = 2 0 - 0 0 -96
4 2 2
La première itération conduit au tableau suivant :
Variables hors
base
Variables
x1 x2 . e1 e2 e3 R
de base
1 1 1
x3 1 0 0 16
4 2 4
3 1
e2 0 0 - 1 0 52
2 2
5 1
e3 1 0 - 0 1 28
2 2
3 3
Z 2 0 - 0 0 -96
2 2
Solution de cette étape : x1 = x2 = 0, x3 = 16, e1 = 0, e2 = 76, e3 = 52 et Z = 96.
Variable Sortante : e3, Variable entrante : x2. Le nombre pivot est 1.
La deuxième itération conduit au tableau ci-dessous :
Variables hors
base
Variables
x1 . . e1 e2 e3 R
de base
1 1
x3 -1 0 1 0 - 2
2 2
3 1
e2 0 0 - 1 0 52
2 2
5 1
x2 1 0 - 0 1 28
2 2
7 1
Z - 0 0 - 0 -2 -152
2 2
La solution optimale est x1* = 0, x2* = 28, x3* = 2 et Z* = 152.
 Interprétation du dernier tableau
A l’optimum :
- Les valeurs des variables d’écart traduisent des quantités disponibles au niveau des
facteurs de production. En particulier lorsqu’une variable d’écart est nulle, la contrainte
linéaire associée est saturée pour la solution optimale..
Les variables d’écart e1 et e3 sont nulles. Les contraintes associées respectivement aux
variables e1 et e3 sont saturées.
- Les coefficients de la ligne de la fonction économique sont les valeurs marginales des
variables.
- les coefficients de la ligne de la fonction économique ne sont pas tous nuls. La solution
optimale est donc unique.

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Remarque :
En cas de conflit dans le choix de la variable entrante ou sortante, opter pour l’une quelconque
d’entre elles conduit à la même solution optimale.
II. 2. RECHERCHE D’UN MINIMUM PAR PASSAGE AU DUAL
II. 2. 1 Programme dual d’un programme linéaire
A tout programme linéaire, on peut associer un autre programme particulier, de sorte que les
fonctions économiques aient la même valeur optimale.
On appellera primal le programme initial et dual, le programme associé.
Si le programme primal consiste en une maximisation alors le programme dual consiste en
une minimisation et si le primal consiste en une minimisation alors le programme dual associé
consiste en une maximisation et vice versa.
Le système de contraintes du programme dual est construit à partir de nouvelles variables, les
inéquations étant de sens contraire au sens des inéquations du primal.
 Nombre de contraintes et de variables du dual
Le nombre de variables du dual est égal au nombre de contraintes du primal et inversement, le
nombre de contraintes du dual est égal au nombre de variables du primal.
 Fonction économique du dual
Les coefficients de la fonction économique de dual sont les seconds membres des contraintes
du primal.
 Seconds membres des contraintes du dual
Les seconds membres des contraintes du dual sont les coefficients de la fonction économique
du primal.
 Matrice centrale du dual
La matrice centrale du dual est la transposée de la matrice centrale du primal
Exemple : Considérons le programme primal P suivant :
 x1 , x 2 , x 3  0

4x1 + 2x 2 + 3x 3  400
3x1 + x 2 + 2x 3  207
P 2x + 6x + x  414
 1 2 3

 x1 + x 2  142
Min  Z = 36x1 + 24x 2 + 44x 3 
Notons P’ le programme dual associé au programme P. Le système de contraintes du dual est
constitué de trois contraintes linéaires dans lesquelles figurent quatre variables.
Désignons par y1, y2, y3 et y4 les variables du dual et par Z’ sa fonction économique.
Z’ = 400y1 + 207y2 + 414y3 + 142y4
4 2 3
3 1 2 4 3 2 1
  2 1 6 1 
2 6 1  
  
 3 2 1 0 
1 1 0 
Matrice centrale de P Matrice centrale de P'
Le programme dual associé au programme primal P est donc :

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 15


 y1 , y 2 , y3 , y 4  0

4y1 + 3y 2 + 2 y3 + y 4  36

2y1 + y 2 + 6y3 + y 4  24
3y1 + 2y 2 + y3 + 0y 4  44
Max  Z ' = 400y1 + 207y 2 + 414y3 + 142y 4 
Propriétés fondamentales
Nous admettons les propriétés suivantes :
Propriété 1 : A l’optimum, la fonction économique du programme primal et la fonction
économique du programme dual associé ont la même valeur numérique.
Propriété 2 : A l’optimum les valeurs des variables du programme primal sont au signe près
égales aux valeurs marginales des variables d’écart du programme dual associé.
Exercice d’application
Un gérant d’hôtel souhaite renouveler le linge de toilette de son établissement. Il a besoin de
90 draps de bain, 240 serviettes et 240 gants de toilette.
Une première entreprise lui propose un lot A comprenant 2 draps de bain, 4 serviettes et 8
gants de toilettes pour 20 000 F.
Une deuxième entreprise vend pour 40 000 F un lot B de 3 draps de bain, 12 serviettes et 6
gants de toilette.
Le gérant veut déterminer les quantités de lots de chaque sorte à acheter pour minimiser sa
dépense.
Travail à faire :
1. Ecrire la forme canonique du problème du gérant d’hôtel.
2. Résoudre ce programme par le simplexe.
3. A l’optimum :
a) Combien y a t-il de draps de bain, de serviettes et de gants de toilette achetés ?
b) Le gérant décide de vendre les draps de bain, les serviettes et les gants de toilette en
excès au prix de 2 850 F le drap de bain, 2 500 F la serviette et 850 F le gant de toilette.
Quel est en définitive le montant minimal du renouvellement ?
Solution :
1. Forme canonique
Désignons par x le nombre de lots A à acheter et par y le nombre de lots B à acheter.
Contraintes de positivité : x ≥ 0, y ≥ 0.
Fonction économique notée Z : Z = 20 000x + 40 000y.
Contraintes linéaires
Contrainte liée au nombre de draps de bain nécessaire : 2x + 3y ≥ 90
Contrainte liée au nombre de serviettes nécessaire : 4x + 12y ≥ 240
Contrainte liée au nombre de gants de toilette nécessaire : 8x + 6y ≥ 240
Forme canonique du programme d’achat du gérant :
Min  Z = 20 000x + 40 000y 
 x  0, y  0
2x + 3y  90


4x + 12y  240
8x + 6y  240

2. Résolution par le simplexe


Déterminons le programme dual associé au programme primal.
Soit u, v, et w les variables du programme dual et Z’ sa fonction économique.

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Z’ = 90u + 240v + 240 w
Contraintes linéaires : 2u + 4v + 8w ≤ 20 000
3u + 12v + 6w ≤ 40 000
La forme canonique du programme dual est :
Max  Z '  90u  240v  240w 
u  0, v  0, w  0

2u  4v  8w  20 000
3u  12v  6w  40 000

Déterminons la forme standard du programme canonique.
Soit e1 et e2 les variables d’écart du programme dual.
Max  Z '  90u  240v  240w  0e1  0e 2 
u  0, v  0, w  0, e1  0, e 2  0

2u  4v  8w  e1 = 20 000
3u  12v  6w  e = 40 000
 2

Premier tableau

VHB R/v
VB u v w e1 e2 R
e1 2 4 8 1 0 20 000 5 000
20 000
e2 3 12 6 0 1 40 000
6
Z’ 90 240 240 0 0 0

Variable entrante = v, Variable sortante = e2, pivot = 8


Deuxième tableau :
VHB
VB u . w e1 e2 R R/w
-1 20 000 10 000
e1 1 0 6 1
3 3 9
1 1 1 10 000 40 000
v 1 0
4 2 12 3 6
Z’ 30 0 120 0 - 20 - 800 000
Variable entrante = w, Variable sortante = e1, pivot = 6
Troisième tableau :

VHB
VB u . . e1 e2 R R/u
1 1 -1 10 000 40 000
w 0 1
6 6 18 9 6
1 -1 1 25 000 100 000
v 1 0
6 12 9 9 6
- 40 - 2 800 000
Z’ 10 0 0 - 20
3 3
1
Variable entrante = u, Variable sortante = w, pivot =
6

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Quatrième tableau
VHB
VB . . . e1 e2 R
-1 20 000
u 1 0 6 1
3 3
-1 1 5 000
v 0 1 -1
4 6 3
Z’ 0 0 -60 -30 -10 -1 000 000

Tous les coefficients de la ligne Z’ sont négatifs ou nuls, l’optimum est donc atteint.
20 000 5 000
La solution du programme dual est : u* = , v* = , w* = 0 et Z’* = 1 000 000.
3 3
Les valeurs marginales des variables d’écart du dual sont -30 pour e1 et -10 pour e2.
La solution du primal est donc : x* = 30, y* = 10 et Z* = 1 000 000.
Le gérant doit acheter 30 lots A et 10 lots B pour une dépense minimale de 1 000 000 F.

3. a) A l’optimum il y a : 90 draps de bain, 240 serviettes et 240 + 60 = 300 gants


de toilette ont été achetés d’après les valeurs marginales de variables duales
dans le dernier tableau.
b) A l’optimum il y a un excédent de 0 draps de bain, 0 serviettes et 60 gants de
bain dont la vente rapportera 60×850 = 51 000 F.
Le montant minimal du renouvellement est 1 000 000 – 51 000 = 949 000 F.
II. 2. 2 Interprétation du dernier tableau du programme dual
 On rappelle que les valeurs optimales de variables du primal sont au signe près les
valeurs marginales des variables d’écart du programme dual.
 Les valeurs marginales des variables principales du dual traduisent des excédents au
niveau des facteurs de production dans les contraintes du programme primal.
 Si la valeur marginale d’une variable principale est nulle à l’optimum, alors la
contrainte duale associée est saturée pour cette solution. La contrainte duale n’est pas
saturée dans le cas contraire.
Exercices proposés :
EXERCICE I :
L’entreprise Vih-Bi , spécialisée dans la fabrication d’aliments pour volaille veut lancer une
nouvelle gamme de produits qui seront fabriquées à base de grains de mais concassés et de
farine de poisson. Pour des raisons techniques, chaque fournisseur propose un lot de deux
paquets indissociables : un paquet de grains de mais et un paquet de farine de poisson.
Les offres des différents fournisseurs se distinguent par les poids respectifs des deux paquets
et par le prix du lot. Les livraisons auront lieu systématiquement au début de chaque cycle de
fabrication.
Tout cycle de fabrication nécessite au moins 120 kg de grains de mais et au moins 90 kg de
farine de poisson.
Mme Aka, M. Koffi et M. Traoré sont les trois fournisseurs retenus pour livrer ces matières
premières.

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Le tableau ci-dessous résume leurs propositions :

Prix d’achat du lot


Quantité de farine de
de deux paquets Quantité de maïs
Fournisseurs poisson dans le lot
(en milliers de dans le lot (kg)
(kg)
francs)
Mme Aka 120 6 2
M. Koffi 132 6 4
M. Traoré 60 2 2

Travail à faire :
1. Ecrire la forme canonique du programme linéaire qui permet à la société Vih-Bi de
déterminer le nombre de lots qu’il faut acheter à chaque fournisseur pour minimiser
le coût d’approvisionnement.
2. Donner la forme canonique du programme dual associé au programme de l’entreprise
Vih-Bi.
3. Résoudre ce programme par la méthode du Simplexe.
4. A l’optimum, y a-t-il des matières premières en surplus ? Justifier la réponse.

Variables x1 x2 x3 e1 e2 e3 R

x3 0 -2 1 4 -3 0 100

x1 1 1 0 -1 1 0 100

e3 0 8 0 -9 6 1 600

Z 0 200 0 -300 100 0 -70 000

EXERCICE II
Le programme ci-dessous représente la forme canonique du problème de fabrication de trois
produits P1, P2 et P3 dans trois ateliers A1, A2 et A3. Z représente la marge sur coût variable
globale :
Max(Z = 500x1 + 300x 2 + 200x 3 )

3x1  x 2 + x 3  400

4x1 + 2x 2 + x 3  500

3x1 + 5x 2 + 3x 3  1 200
x , x , x  0
 1 2 3
Travail à faire :
1. Donner une interprétation concrète :
a) aux coefficients de x1, x2 et x3 dans la fonction Z ;
b) aux constantes seconds membres du système d’inéquations ci-dessus.
2. A une étape de la résolution du problème, on a obtenu le tableau suivant :
a) Procéder à l’itération suivante ;
b) Donner la solution optimale du problème posé ;
c) Quels sont les ateliers qui ont pleinement utilisé leurs ressources ?
d) Quelle est la valeur marginale de l’atelier A1 ? En donner une interprétation
concrète.

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EXERCICE III :
Un agriculteur dispose d’une superficie cultivable de 50 hectares.
Il peut écouler au prix du marché tous les produits qu’il obtient et qui sont essentiellement des
tomates, des laitues et des radis. Les tomates se vendent 2 F le kg, la laitue se vend 1 F le pied
et la livre de radis 0,6 F.
Les rendements moyens par hectare sont respectivement de 2 tonnes, 6 000 pieds et une tonne
pour les tomates, la laitue et les radis.
Pour obtenir ces résultats, il faut employer des engrais à raison de 100 kg/ha pour les tomates et
la laitue et à raison de 50 kg/ha pour les radis.
Les travaux d’aménagement du sol, de semence et de récolte, demandent l’emploi de 10
hommes/jour par hectare pour les tomates et les radis et de 12 hommes/jour par hectare pour la
laitue.
Compte tenu des disponibilités en main d’œuvre locale, le cultivateur ne peut employer que 400
hommes/jour au tarif normal.
L’engrais utilisé revient en moyenne à 1 F le kg et compte tenu des charges sociales, il faut
compter 100 F par homme/jour utilisé.
Travail à faire :
1. Le problème posé étant de définir quelle politique d’affectation des sols peut rendre
maximum le bénéfice total de l’exploitation, on demande tout d’abord de l’exprimer
sous la forme d’un programme linéaire.
2. Déterminer ensuite la solution optimale à l’aide de la méthode du simplexe.
3. On suppose maintenant qu’au-dessus de 100 000 pieds de laitue, de 90 tonnes de tomates ou
de 40 tonnes de radis, le prix de vente du produit correspondant doit être réduit de 10 %
pour les quantités additionnelles. Introduire ces nouveaux éléments d’information dans vos
formalisations précédentes. La solution optimale est-t-elle modifiée ?

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Année : 2020 -2021
LES INTERETS SIMPLES

MATHS FINANCIERES Classes : FC 1 , IDA 1


UP MATHEMATIQUES VISA CM
COURS

1. NOTION D’INTERET
Lorsqu’une personne physique ou morale met à la disposition d’une autre personne une
certaine somme d’argent pendant un certain temps, il est convenu que cette somme lui soit
remboursée majorée d’un montant appelé intérêt.
L’intérêt est donc la rémunération d’un prêt ou d’un placement d’argent appelé capital.
Remarque :
Il existe trois grands modes de paiement des intérêts s à savoir :
- les intérêts précomptés : intérêt versé dès la remise du capital
- les intérêts post comptés : intérêts versés à la fin de la durée du prêt
- les intérêts périodiques : intérêts versés à intervalles de temps réguliers
2. FORMULE DE L’INTERET SIMPLE
2.1. Principe :
Une durée de placement peut être décomposée en plusieurs périodes. Quelle que soit la
période, le calcul de l’intérêt simple repose sur le capital initial, le taux d’intérêt et la durée du
placement.
2.2. Notation :
Désignons par :
 C : le capital prêté ou placé ;
 t : l’intérêt annuel pour 100 F de prêt ;
 n : la durée de placement ;
 I : l’intérêt produit.

Durée exprimée en années semestres trimestres mois jours


Ct n Ct n Ct n Ct n Ct n
Formule de l’intérêt I
100 200 400 1 200 36 000
Remarque :
On considère des années commerciales de 360 jours, chaque étant compté pour son nombre de
jour réel.
Application
1. Quel intérêt produit un capital de 1 500 000 F au taux annuel de 6% pendant 55 jours ?
pendant 7 mois ? pendant 3 trimestes ?
2. Quel est le capital qui, placé au taux annuel de 6% pendant 45 jours, rapporte 1980 F
d’intérêt ?
3. A quel taux annuel a été placé un capital de 460 000 F qui a rapporté en 91 jours 6279 F
d’intérêts ?
4. Au bout de combien de jours un capital de 500 000 F placé taux annuel de 10%
rapportera-t-il 25 000 F d’intérêt ?

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 21


Remarque :
Si la période est définie entre deux dates et que la durée doit être exprimée en jours, il faut
compter le nombre de jours compris entre les deux dates en prenant en compte l’une des deux
dans le décompte (en général on prend en compte la dernière date).
Application :
Déterminer le nombre de jours compris entre le 15 mars et le 10 juillet
3. VALEUR ACQUISE PAR UN CAPITAL
La valeur acquise d’un capital est la valeur du capital majoré de ses propres intérêts.
Désignons par V la valeur acquise par un capital C placé pendant une durée n au taux annuel
de t %
V=C I.
Ct n
Pour une durée n exprimée en jours on a : V = C + .
36 000
Application
Quelle est la valeur acquise par un capital de 500 000 F placé au taux de 8% pendant 3 mois ?
A quel taux annuel est placé un capital de 200 000 F qui acquiert en 72 jours une valeur
acquise de 203 400 F ?
Pendant combien de temps faut-il placer un capital de 750 000 F au taux annuel de 10% pour
obtenir une valeur acquise de 780 000 F ?
Quel est le capital qui, placé pendant 125 jours à 6%, donne une valeur acquise de 153 125
F?
4. TAUX MOYEN DE PLUSIEURS PLACEMENTS
4.1. Définition :
On appelle taux moyen de placement de plusieurs capitaux Ck (k = 1, 2, 3, …., n) placés
respectivement aux taux t k pendant des durées nk , le taux unique tm qu’on pourrait appliquer à
chaque capital pour obtenir le même intérêt global que celui obtenu à partir des taux initiaux
respectifs.
4.2. Formule :

On montre que : tm =

Application : Déterminer le taux moyen de placement des capitaux ci-dessous :


C1 = 300 000 F t1 = 4,5 n = 9 mois
C2 = 550 000 F t2 = 5,5 n = 9 mois
C3 = 125 000 F t3 = 7 n = 7 mois
C4 = 800 000 F t4 = 6 n = 4 mois
5. TAUX EFFECTIFS DE PLACEMENT
Cette notion s’observe en général lorsque l’intérêt est précompté. Selon cette hypothèse
l’intérêt I que doit verser l’emprunteur est perçu non pas au moment du remboursement,
c'est-à-dire à échéance, mais plutôt dès la remise du prêt.
Puisque l’intérêt est perçu par avance on considère que le montant effectivement prêté est le
montant initial C diminué de la valeur de l’intérêt I ; soit (C-I).
A l’échéance l’emprunteur aura à débourser le montant C.

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 22


5.1. Définition :
On désigne par taux effectif de placement, le taux T qu’il faut appliquer à la somme
effectivement prêtée pour avoir le montant de l’intérêt précompté.
5.2. Formule
(C - I)  t  n Ct n
Si la durée est exprimée en jours on a : I = avec I =
36 000 36 000
Ct
On en déduit que (C - I)  T  n = C  t  n d'où T = .
C-I
Ct n 36000  t
En remplaçant I par on montre que T = .
36 000 36 000 - t  n
Application :
Déterminer le taux effectif de placement d’un capital de 900 000 F Prêté à 6,5% pendant 6
mois, les intérêts étant versés par avance.

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 23


THEME Année 2020 - 2021

LES INTERETS
SIMPLES
MATHS FINANCIERES Classe : BTS 1 FCGE - IDA
UP MATHEMATIQUES VISA CM
TRAVAUX DIRIGES

Exercice 1 :
Deux capitaux différents et placés au même taux, le premier pendant 5 mois et le
second pendant 8 mois, ont produit des intérêts simples égaux.
1. Démontrer que = .
2. Déterminer les capitaux et sachant que leur somme est égale à 3 900 000 F.
3. Le premier capital a rapporté 70 000 F d’intérêt en 5mois, quel est le taux de placement ?
Calculer la valeur acquise du second capital.
Exercice 2 :
Deux capitaux de 753 000 F et 1 262 000 F sont placés respectivement au taux de 6,5 % et
8 %. Le premier est placé du 5 mars au 15 juillet, le second du 6 avril au 12 juin.
Calculer :
a) les intérêts produits par les deux capitaux ;
b) les valeurs acquises par les deux capitaux à la fin de leur placement ;
c) le taux moyen de ces deux placements
Exercice 3 :
La somme de deux capitaux s’élève à 144 000 F. Le premier est placé pendant 150 jours à
6 % et second pendant 90 jours à 7%. L’intérêt rapporté par le premier est le double de
l’intérêt rapporté par le second.
Calculer les deux capitaux.
Exercice 4 :
Afin de lui permettre de payer les salaires de ses employés à la fin du mois d’avril, une
banque prête à M. Yao, le 26 avril, une somme de 2 500 000 F au taux annuel d’intérêt simple
de 8,5 %. Au moment du remboursement, la banque lui prélève une somme de 2 553 125 F
représentant la valeur acquise de la somme prêtée.
1. Quelle est la date de remboursement du prêt ?
2. A quel taux d’intérêt simple serait consenti le prêt si, pour le remboursement, M. Yao
devrait payer une somme totale de 2 568 750 F ?
3. Déterminer le capital placé si M. Yao a remboursé la 2 655 250 F au même taux que la
question 1)
Exercice 5 :
Une somme de 45 000 F est placée au début d’une année à 5 % et le taux devient 6 % en
cours d’année. L’intérêt produit à la fin de l’année est 2 500 F.
Quelle est la date du changement de taux ?

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Exercice 6 :
Une personne dispose d’une somme de 3 000 000 F pour un projet dont les travaux ne
pourront démarrer que dans deux mois. Compte tenu de la date de démarrage des travaux, il
arrive à placer une partie X de cette somme à 8 % pendant 45 jours et l’autre Y à 6 % pendant
30 jours.
Sachant que l’intérêt du second placement représente 70 % de celui du premier :
a) écrire le système d’équations qui traduit cette opération ;
b) résoudre graphiquement le système ainsi obtenu ;
c) retrouver par le calcul le résultat obtenu à la question 2)
Exercice 7 :
Trois capitaux sont placés à intérêts simples le 15 mai de l’année N à des conditions
différentes : le premier de 207 700 F à 10,5 % jusqu’au 25 juin de l’année N, le second de
146 200 F à 8,4 % jusqu’au 20 juillet de l’année N et le troisième de 246 200 F à 6.5 %
jusqu’au 18 août de l’année N.
1. Calculer le taux moyen résultant de l’ensemble de ces placements.
2. On appelle durée moyenne, la durée unique de placement conduisant au même montant
global d’intérêt. Quelle est la durée moyenne des placements précédents ?
3. Une des banques lui propose de placer la somme des trois capitaux, au taux moyen et
pendant la durée moyenne calculés aux questions 1) et 2).
Cette proposition est –elle avantageuse pour lui ? Justifier.
Exercice 8 :
On place le premier jour de chaque mois, du 1er janvier au 1er décembre inclus, une somme de
100 000 F sur un compte rémunéré au taux annuel de 6 %.
De quelle somme disposera-t-on le 1er janvier de l’année suivante, en supposant que la date
d’effet est :
a) la date du placement ;
b) le premier jour du mois suivant la da date du placement.
Exercice 9 :
Mme Séry commerçante de produits vivriers remet à sa banque le 29 août un effet de valeur
nominale 351 500 F échéant le 27 novembre suivant. Les conditions de négociation sont les
suivantes : escompte : 12,80 % ; commission d’endos : 0,60 % ; commission fixe : 350 F ;
TOB 10 %.
1. Calculer la valeur nette de l’effet.
2. Déterminer :
a) le taux réel d’escompte ;
b) le taux de revient pour Madame Séry;
c) le taux de placement pour la banque.

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THEME
Année : 2020 – 2021
L’ESCOMPTE
COMMERCIAL
MATHS FINANCIERES Classes : FCGE 1, IDA 1
UP MATHEMATIQUES VISA CM
COURS

1. NOTION D’ESCOMPTE
1. 1 Illustration :
On a réglé à M. Mamadou une facture par le moyen d’un effet de commerce d’une valeur de
1 500 000 F échéant le 19 septembre. Le 1er juin, M. Mamadou ayant besoin d’argent pour
régler certaines dettes, se rend à sa banque pour négocier l’effet de commerce en sa
possession. La banque lui remet 1 500 000 F moins l’intérêt produit par cette somme entre le
1er juin le 19 septembre au taux de 9%.
1. 2 Vocabulaire
Un effet de commerce est un document écrit donnant à son possesseur le droit de percevoir à
l’échéance une somme qui y est inscrite.
- La valeur nominale de l’effet est la somme à percevoir à l’échéance.
- L’échéance est la date à laquelle cette somme sera perçue.
- Négocier un effet, c’est vendre l’effet ;
- Escompter un effet c’est l’acheter.
- L’intérêt prélevé par le banquier est l’escompte.
- Le solde remis au client par le banquier est la valeur actuelle.
2. L’ESCOMPTE COMMERCIAL
2. 1 Formule de l’escompte commercial :
En désignant par :
- V la valeur nominale de l’effet de commerce,
- t l’escompte pour 100 F,
- n la durée restant à courir exprimée en jours.
- EC le montant de l’escompte commercial
Vtn
On a : EC =
36 000
2. 2 Valeur actuelle commerciale
C’est la valeur de l’effet le jour de la négociation. Elle correspond à la différence entre la
valeur nominale et le montant de l’escompte commercial.
Soit AC la valeur actuelle commerciale
AC = V - EC
Application :
Reprendre l’illustration puis calculer l’escompte commercial et la valeur actuelle commerciale
de l’effet de commerce.

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2. 3 L’escompte rationnel
L’escompte commercial est calculé sur la base de la valeur nominale de l’effet. Cette pratique
courante pénalise le client qui gagnerait à ce que l’escompte soit calculé sur la somme
effectivement versée par le banquier à son client le jour de la négociation.
L’escompte rationnel est donc l’intérêt calculé sur la somme versée comptant par le banquier
au bénéficiaire d’un effet, le jour de la négociation de cet effet.
La valeur actuelle rationnelle est la somme qui, augmenté de ses intérêts pour le nombre de
jours d’escompte, est égale à la valeur nominale.
Ainsi donc l’escompte rationnel est l’intérêt de la valeur actuelle rationnelle.
Si Ar désigne la valeur actuelle rationnelle et E r l’escompte rationnel, on a :
A t n
Ar + Er = V avec Er = r
36 000
Remarques :
A t n V  36 000
En remplaçant, dans la relation Ar + Er = V, Er par r , on a, Ar =
36 000 36 000 + t  n
V  36 000
De même en remplaçant Ar, dans la relation Ar + Er = V par , on montre que
36 000 + t  n
Vtn
Er =
36 000 + t  n
2. 4 Agio
Ce terme désigne l’ensemble des retenues effectuées par l’escompteur d’un effet de
commerce.
En plus de l’escompte, la banque prélève des commissions qui serviront à couvrir les charges
générées par la transaction ainsi que la TOB (taxe sur les opérations bancaires) à reverser à
l’Etat. On peut résumer ce qui précède par les égalités suivantes :
Agio HT = Escompte + Commissions
Agio TTC = Escompte + Commissions + Taxe.
Les commissions ne sont pas toujours les mêmes d’un établissement financier à un autre.
Dans leur ensemble, les commissions sont de diverses natures ; elles peuvent être fixes ou
variables.
Une commission est fixe lorsque son montant est connu d’avance et indépendant aussi bien de
la valeur nominale que de la durée.
Une commission variable qui est toujours fonction de la valeur nominale d’un effet peut être
dépendante du temps (commission proportionnelle au temps) ou indépendante du temps
(commission indépendante du temps). Ces commissions sont calculées de la façon suivante :
Vtn
- Commission proportionnelle au temps où t désigne la commission pour 100 F.
36 000
Vt
- Commission indépendante du temps où t désigne la commission pour100 F.
100
Remarques :
(1) Dans la pratique la durée n, exprimée en nombre de jours est calculée par rapport aux
jours calendaires majorés éventuellement de jours dits de banque.
(2) Le taux de la TOB est de 10% et est appliqué sur l’agio hors taxe (agio HT).
Le montant de la TOB est calculé de la façon suivante : agio HT×

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2. 5 La valeur nette
Lorsque le banquier effectue tous les prélèvements sur la valeur nominale, il met à la
disposition de son client le reliquat appelé valeur nette ou plus simplement le net de la
négociation.
Valeur nette = Valeur nominale – Agio TTC
Application :
Le 18 septembre, un effet de valeur nominale 172 000 F échéant le 31 octobre est négocié aux
conditions suivantes : taux d’escompte 13%, taux d’endos 0,6%, commission fixe 500 F, taux
de TOB 10% , un jour de banque.
Calculer l’agio et la valeur nette.
2. 6 Le bordereau d’escompte
Dans la pratique, un client négocie en même temps plusieurs effets possédant des
caractéristiques (valeur nominale, date d’échéance, lieu de paiement) qui leur sont propres.
Ces informations sont consignées dans un document appelé le bordereau d’escompte dont la
présentation peut varier d’un établissement financier à un autre.
Présentation simplifiée du bordereau d’escompte

Valeur nominales Echéances Nombre de Escompte Commission Autres


jours d’endos commissions
V1
V2

VK
Total escompte + endos =………….
Autres commissions :…………………..
TOB :…………………………………………….
Agio TTC :…………………….
Valeur nette :……………………

3. LES TAUX EFFECTIFS


3. 1 Le taux réel d’escompte
C’est le taux qu’il faut appliquer à la valeur nominale pour obtenir directement l’agio, compte
V  t r  nr
tenu du nombre de jours effectifs restant à courir. Soit t r ce taux ; on a : Agio =
36 000
36 000  Agio
d’où t r  . V étant la valeur nominale et nr le nombre de jours effectifs.
V  nr
3. 2 Le taux de revient pour le client
C’est le taux qu’il faut appliquer à la valeur nette pour obtenir le montant de l’agio, en tenant
compte du nombre de jours effectifs restant à courir. Soit t c ce taux ; on a :
V  t  nr 36 000  Agio
Agio = N c d’où t c  .
36 000 VN  n r
Vn étant la valeur nette et nr le nombre de jours effectifs.

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3. 3 Le taux de placement (ou de rendement) du banquier
C’est le taux qu’il faut appliquer à la valeur nette pour avoir le montant de l’escompte, compte
tenu du nombre de jours effectifs restant à courir. Soit t b ce taux ; on a : = EC donc
tb=
Ec étant l’escompte commercial.
Application :
Le 22 aout on négocie un effet de commerce de nominal 435 000 F à échéance du 15 octobre.
Les conditions d’escompte sont les suivantes : taux d’escompte 9,6% , taux d’endos 0,6 % ,
commission indépendante de la durée 0,2 % , TOB 10%, 2 jours de banque. Calculer :
1. l’agio ttc et le montant net de la négociation ;
2. le taux réel d’escompte ;
3. le taux de revient ;
4. le taux de placement.

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THEME
ANNEE 2020 - 2021
LES INTERETS
COMPOSES
Matière : MATHS FINANCIERES Classes : BTS 1 FCGE - IDA
UP MATHEMATIQUES Visa CM
COURS
Les opérations financières à long terme concernent les opérations réalisables sur une durée
généralement supérieure à l’année. Cette durée est décomposée en intervalles de temps
égaux appelés périodes. La période peut être le mois, le trimestre, le semestre, l’année etc…
1. DEFINITIONS
1.1 Intérêts composés
Un placement ou un prêt est effectué à intérêts composés si, à la fin de chaque période, la
valeur acquise à intérêts simples sert de base de calcul de l’intérêt pour période suivante et ce
processus continue jusqu’à la fin de la durée de l’opération.
1.2 La capitalisation des intérêts
La capitalisation des intérêts consiste à ajouter à la fin de chaque période, les intérêts générés
au capital.
2. FORMULES FONDAMENTALES
2.1 Formule de Capitalisation
Désignons par :
C0 : le montant du capital placé ou prêté ;
n : la durée du placement exprimée en nombre de périodes ;
i : le taux d’intérêt pour 1F et pour une période ;
Cn : le montant de la valeur acquise au bout de n périodes.
La valeur acquise Cn par C0 au bout de n périodes est donnée par la formule Cn = C0(1 + i)n .
C’est la formule de capitalisation.

0 1 2 n

C0 Cn
Capitalisation

2.2 Calcul du montant de l’intérêt


Soit I le montant de l’intérêt total généré par le capital C0 après n périodes de placement.
On a : Cn = C0 + I d’où I = Cn - C0
Soit Ik le montant de l’intérêt produit au cours de la kième période :
Ik = Ck – Ck-1 = C0(1+i)k – C0(1+i)k-1 = C0[(1+i)k – (1+i)k-1]
Ik = Ck-1× i = C0(1+i)k-1× i
2.3 Valeur actuelle à intérêts composés
Il s’agit de déterminer le capital C0 qu’il faut placer à intérêts composés aujourd’hui pour
obtenir une valeur Cn au bout de n périodes.
On déduit de la formule de la valeur acquise celle de la valeur actuelle appelée formule
d’actualisation. C0 = Cn(1+i)-n
0 1 2 n

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 30


C0 Cn
Actualisation
Remarques :
(1) Actualisation et capitalisation sont des opérations inverses l’une de l’autre.
(2) Les valeurs acquises C1, C2, C3,….., Cn respectivement au bout de 1, 2, 3, …., n
périodes de placement au taux périodique i par un capital, sont en progression
géométrique de raison 1 + i.
Escompte à intérêts composés
Lorsque l’échéance d’un effet est supérieure à l’année alors il est conseillé d’effectuer le
calcul de l’escompte à intérêts composés.
Soit V la valeur nominal d’un effet de commerce, A sa valeur actuelle et E C le montant de
l’escompte commercial. On a :
A = V(1+i)-n et on en déduit l’escompte EC = V-A ou EC = V[1 – (1+i)-n]
Applications
Exercice 1 :
1. On place à intérêts composés, au taux annuel de 6%, un capital de 2 000 000F pendant 5
ans. De combien disposera-t-on au terme du placement ?
2. Quelle somme doit – on placer aujourd’hui, au taux annuel de 8% pour disposer de
5 000 000 F dans 4 ans ?
3. On place aujourd’hui à intérêts composés un capital de 1 000 000 F.
Dans 3 ans on disposera de 1 273 761 F. Quel est le taux annuel de placement ?
4. On place aujourd’hui, à intérêts composés, un capital de 1 200 000 F au taux annuel de
7,5% et au terme du placement, on disposera de 2 140 173 F.
Quelle est la durée du placement ?
Exercice 2 :
Une personne place, à intérêts composés, une somme de 3 200 000 F a taux annuel de 8%
pendant 10 ans. Calculer :
a) l’intérêt produit au cours de la 3èmeannée ;
b) la valeur acquise par cette somme au bout de la 10èmeannée ;
c) l’intérêt total produit au bout des 10 années de placement.

3. TAUX EQUIVALENTS – TAUX PROPORTIONNELS


3.1 Taux équivalents
3.1.1 Définition :
Deux taux portant sur des périodes de capitalisation différentes sont dits équivalents si, pour
un même capital donné et pour une même durée de placement, ils conduisent à la même
valeur acquise à intérêts composés.
3.1.2 Relations entre les différents taux équivalents
Soit ia le taux annuel pour 1 F, is le taux semestriel pour 1 F, it le taux trimestriel pour 1 F et im
le taux mensuel pour 1 F.
Dire que ces taux sont équivalents entre eux revient à écrire les égalités suivantes :
1+ia = (1+is)2 = (1+it)4 = (1+im)12 .
On en déduit les formules suivantes : is = a -1 , it = a -1 , im = a -1

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 31


3.2 Taux proportionnels
Définition :
Deux taux portant sur des périodes de capitalisation différentes sont dits proportionnels si leur
rapport est égal au rapport des périodes de capitalisation correspondantes.
= ; = ; = ; il s’en suit les égalités ci-après :
ia = 2is ; ia = 4it ; ia = 12im
Application
Compléter le tableau ci-dessous, les taux étant arrondis à deux décimales par défaut.

Taux proportionnel en % Taux équivalent en %


Taux annuel 6 ,00 3,75
T aux
3,50 2,10
semestriel
Taux
3,40 2,08
trimestriel
Taux mensuel 1,45 0,87

4. EQUIVALENCE A INTERETS COMPOSES


4.1 Equivalence de deux capitaux
Définition :
Deux capitaux de valeurs nominales C1 et C2 échéant respectivement dans n1 et n2 périodes
sont dits équivalents à la date 0 et à un taux périodique i si leurs valeurs actuelles à cette date
sont égales.
L’égalité suivante traduit l’équivalence des capitaux C1 et C2 à la date 0 :
C1(1+i)-n1 = C2(1+i)-n2
Applications
Exercice 1 :
On envisage aujourd’hui de remplacer un règlement de 9 200 000 F échéant dans trois par un
règlement C échéant dans cinq ans.
Quelle doit être la valeur de C pour que ces deux règlements soient aujourd’hui équivalents au
taux annuel de 9% ?
Justifier qu’ils le sont alors également aux dates 1, 3 et 5.
Quel serait le montant d’un règlement immédiat équivalent aux deux précédents ?
Exercice 2 :
Un débiteur devant faire face à une dette de 2 500 000 F exigible dans un an trois mois, se
propose d’anticiper le remboursement dans un délai de 9 mois au taux trimestriel de 3%.
Calculer la valeur d’anticipation de cette dette.
Propriété fondamentale
A intérêts composés, si l’équivalence à un taux donné a lieu à une date déterminée alors elle a
lieu, au même taux, à n’importe quelle autre date.

Conséquence

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 32


A intérêts composés, l’équivalence est indépendante de la date d’évaluation. On choisira donc
une date d’équivalence permettant de simplifier les calculs.
5.2 Equivalence entre un capital et un groupe de capitaux
Définition :
A intérêts composés, un capital est équivalent, à une date déterminée, à un groupe de capitaux
si actualisés au même taux, la valeur actuelle de ce capital, à cette date, est égale à la somme
des valeurs actuelles, à la même date, des capitaux du groupe.
L’équivalence à la date 0 entre le capital C, échéant dans n périodes et le groupe de capitaux
C1 , C2,…..,Ck , échéant respectivement dans n1 , n2 ,….,nk périodes, se traduit par l’égalité :
C(1+i)-n = C1(1+i)-n1 + C2(1+i)-n2 + ……+Ck(1+i)-nk
Applications
Exercice 3 :
Un débiteur qui doit s’acquitter des dettes suivantes : 2 400 000 F, 1 600 000 F ;3 000 000 F
et 4 000 000 F payables respectivement dans 1, 2, 3 et4 ans, obtient de son créancier de se
libérer par un paiement unique dans 5 ans.
Calculer, au taux annuel de 6%, la valeur nominale de ce paiement unique.
Exercice 4 :
Un débiteur qui s’est engagé à payer au même créancier : 1 540 000F dans un an, 1 620 000F
dans deux ans, 1 730 000F dans trois ans et 1 810 000 F dans quatre ans accepte de se libérer
par un paiement unique de 6 692 000 F.
Quelle est l’échéance du paiement unique au taux annuel de 9,25% ?

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 33


THEME
ANNEE : 2020 - 2021
LES INTERETS
COMPOSES
Matière : Maths Appliquées Classe : BTS 2 FCGE - IDA
UP MATHEMATIQUES Visa CM
TRAVAUX DIRIGES
Exercice 1 :
Un capital C est placé à intérêts composés au taux i pendant n années. Les intérêts produits
sont capitalisés annuellement. Sachant que les intérêts produits au cours de la troisième année
et de la quatrième année de placement s’élèvent respectivement à 220 500 F et 231 525 F et
que le total des intérêts produits après n années de placement s’élève à 2 515 580 F,
calculer i, C et n.
Exercice 2 :
Après un placement à intérêts composés en 1989, une entreprise a obtenu une somme de
40 000 000 F en 1999.
1. Quelle étaient la valeur de cette somme en 1992, le taux de placement étant de 10 % l’an ?
2. Calculer le montant de la somme initialement placée.
3. Ce capital initial représente la valeur acquise d’une somme de 8 750 704,659 F placée
pendant 5 ans à un certain taux. Déterminer ce taux de placement.
Exercice 3 :
M. GNYSSAND place dans un établissement financier le 12 mars une somme de 50 000 F puis
le 12 juin suivant il retire la somme de 23 000 F.
Trois mois après, le solde de son compte s’élève compte tenu des intérêts capitalisés
trimestriellement à 33 056,25 F.
Déterminer le taux trimestriel de placement et en déduire le taux annuel équivalent.
Exercice 4 :
Le 1er janvier 2004, une personne ayant contracté une dette de 8 000 000 F dispose de trois
façons de s’en libérer :
 Soit de régler la totalité de la somme à la fin de l’année ;
 Soit de verser 5 000 000 F dans deux ans et 5 000 000 F deux ans plus tard ;
 Soit de verser 1 900 000 F par an pendant 5 ans, le premier versement survenant le 1er
janvier 2005.
Au taux d’actualisation 10 %, quel est le mode de règlement le plus avantageux ?
Exercice 5 :
Un débiteur qui s’est engagé à payer au même créancier : 1 540 000 F dans un an,
1 260 000 F dans deux ans, 1 730 000 F dans trois ans et 1 818 000 F dans quatre ans accepte
de se libérer par un paiement unique de 6 692 000 F.
Quelle est l’échéance de paiement unique au taux annuel de 9,25 % ?
Exercice 6 :
Une personne place en banque, le 31 décembre, une somme de 2 000 000 F puis le
31 décembre suivant, une somme de 500 000 F. À la fin de la troisième année, le solde de son
compte s’élève, compte tenu des intérêts capitalisés annuellement, à 2 683 200 F.
Quel est le taux de capitalisation ?

Exercice 7 :

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 34


On place 8 250 000 F à intérêts composés pendant 5 ans à un taux variable (capitalisation
annuelle).
1. Quelle serait la valeur acquise au bout de 5 années de placement si le taux est de 7,5 % l’an
pendant les deux premières années, 8 % l’an la troisième année et 7 % l’an les deux
dernières années ?
2. A quel taux annuel fixe aurait-il fallu faire ce placement pour obtenir au bout de 5 ans la
même valeur acquise ?
Exercice 8 :
M. ZAN-BI place dans un établissement financier le 7 novembre une somme de 42 500 F
puis le 7 février suivant il retire la somme de 18 000 F.
Trois mois après, le solde de son compte s’élève compte tenu des intérêts capitalisés
trimestriellement à 33 539,0625 F.
Déterminer le taux trimestriel de placement et en déduire le taux annuel équivalent.
Exercice 9 :
On envisage aujourd’hui de remplacer un règlement de 92 000 F échéant dans trois ans par un
règlement C échéant dans cinq ans.
1. Quelle doit être la valeur de C pour que ces deux règlements soient aujourd’hui équivalents
au taux annuel de 9 % ?
2. Montrer qu’ils le sont alors également aux dates 1, 3 et 5.
3. Quel serait le montant d’un règlement immédiat équivalent aux deux précédents ?
Exercice 10 :
M. KPANGUI devrait percevoir le 31 décembre 2006 une somme de 15 000 000 F.
Le 31 décembre 1996 il escompte l’effet relatif à cette somme au taux semestriel d’intérêts
composés de 3,25 %. La somme ainsi obtenue est placée immédiatement à intérêts composés
au taux annuel de 7,5 %.
1. Quel est l’avantage d’une telle opération ?
2. A quelle date M. KPANGUI obtiendra la somme de 15 000 000 F ?
3. Quelle est la valeur acquise par ce placement au 31 décembre 2006 ?
Exercice 11 :
Un investissement d’un montant de 700 000 F est prévu pour le 1er janvier 2006.
Cet investissement est susceptible de générer une recette de 450 000 F qui serait perçue le 1er
janvier 2009 et une recette de 500 000 F qui serait encaissée le 1 er janvier 2011.
1. Compte tenu du taux d’actualisation de 7,5 %, l’investissement était-il opportun ?
2. Même question si le taux d’actualisation était de 8 %.
3. En utilisant les résultats des deux questions précédentes, déterminer le taux d’intérêt pour
lequel on n’aurait pas plus de raison d’envisager l’investissement que de l’écarter.

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 35


Thème : Année Scolaire : 2019-2020

ANNUITES
Matière : MATHS Classes : BTS FCGE2-
FINANCIERES IDA2
UP-MATHEMATIQUES CM :
COURS

INTRODUCTION
Ce chapitre applique les règles de calcul des intérêts composés lorsque des placements ou des
décaissements de plusieurs sommes de même montant ou non sont effectués à intervalles de
temps égaux.
1. GENERALITES SUR LES ANNUITES
1. 1 Définition
On désigne sous le terme général d’annuités une suite de versements effectués à intervalles de
temps égaux. L’intervalle de temps séparant le paiement de deux annuités est la période et elle
peut avoir une durée égale à l’année, au mois, au semestre ou au trimestre. On parlera donc
éventuellement d’annuités, de semestrialités, de mensualités ou de trimestrialités selon la
durée de la période.
1. 2 Objet
Une suite d’annuités a pour objet :
 la constitution d’un capital (annuités de capitalisation ou de placement)
 Soit le service d’un emprunt (annuité de remboursement ou d’amortissement)
1. 3 Caractéristiques d’une suite d’annuités
Une suite d’annuités est parfaitement définie lorsqu’on connaît :
 la date du premier versement
 la période
 le nombre de versements
 le montant de chacun des versements
 le taux d’intérêt
Elle peut être schématisée comme suit :
a1 a2 ………………. ….. an-1 an

Périodes
0 1 2 n-1 n

Remarques
1. Les annuités peuvent être constantes (annuités constantes) ou variables.
2. Lorsque le premier versement est effectué :
- à la date 0 (date de signature du contrat), on parle d’annuités de début de période ;
- une période après la date 0, on parle d’annuités de fin de période ou d’annuités
immédiates ;
- à moins d’une période de la date de signature, on parle d’annuités anticipées ;
- au-delà d’une période de la date de signature, on parle d’annuités différées.
2. EVALUATION D’UNE SUITE D’ANNUITES QUELCONQUES
2. 1 Valeur acquise à la date du dernier versement
Considérons une suite de n annuités de montants a1, a2, …….., an et i le taux pour 1 franc
correspondant à la période.
La valeur acquise Vn par cette suite d’annuités à la date du dernier versement est égale à la
somme des valeurs acquises à cette date par chacune des annuités.

EPCCI Cours de mathématiques appliquées – BTS 1 36


Vn
a1 a2 ………………. ….. an-1 an

Périodes
0 1 2 n-1 n

Vn = a1(1 + i)n-1 + a2(1 + i)n-2 + …………. + an-1(1 + i)1 + an


2. 2 Valeur actuelle une période avant le premier versement
La valeur actuelle V0 d’une suite de n annuités a1, a2, ……, an ; une période avant le premier
versement est égale à la somme des valeurs actuelles des annuités à cette date. Notons la V0.
V0
a1 a2 ………………. ….. an-1 an

Périodes
0 1 2 n-1 n

V0 = a1 (1 + i)  + a 2 (1 + i)  +............. + a n-1 (1 + i)  n  + a n (1 + i)  n

Remarque:
n périodes séparant la date du dernier versement de celle du premier versement, d’après la
formule d’actualisation nous avons : V0 = Vn(1 + i)– n .
Exemple d’application
Dans la perspective de se constituer un capital suffisant pour financer un projet, Mme Akossi
décide de placer 15 000 F le 01 / 07 / 2002 ; 20 000 F le 01 / 01 / 2003 ; 30 000 F le
01 / 07 / 2003 et 35 000 F le 01 / 01 / 2004 au taux annuel de 6,5 %.
1. Quelles sont les caractéristiques de cette suite d’annuités ?
2. Quel est le taux périodique équivalent au taux annuel donné ?
3. De quelle somme disposera-t-elle le 01 / 01 / 2004 ?
4. Quelle est la valeur de cette suite d’annuités au 01 / 01 / 2002 ?
3. EVALUATION D’UNE SUITE D’ANNUITES A UNE DATE QUELCONQUE
Pour évaluer une suite d’annuités à une date donnée, on peut effectuer la somme des valeurs
acquises ou actuelles de chaque annuité à cette date. On peut également utiliser pour cela, si
elles sont connues, l’une des valeurs V0 ou Vn.
3. 1 Evaluation à une date postérieure à celle du dernier versement
Soit k le nombre de périodes séparant les deux dates (date du dernier versement et date
d’évaluation). Désignons par Vn+k la valeur de cette suite de n annuités. Elle s’obtient par
capitalisation de Vn sur k périodes ou de V0 sur n + k périodes.
V0 Vn Vn+k

0 n n+k

Vn+k = Vn (1 + i) k = V0 (1 + i) n + k

3. 2 Evaluation à une date antérieure à la date 0


Soit m le nombre de périodes séparant la date 0 de la date d’évaluation (-m) de la suite de n
annuités. La valeur V-m de cette suite de n annuités est obtenue par actualisation de V n sur
n + m périodes ou de V0 sur m périodes.

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V-m V0 Vn

-m 0 n

V-m = Vn (1 + i) – (m + n) = V0 (1 + i) – m
3. 3 Evaluation à une date d comprise entre la date 0 et la date du dernier versement n
Désignons par Vd la valeur de la suite d’annuités à la date d. Vd peut être obtenue soit par
actualisation de Vn sur n-d périodes soit par capitalisation de V0 sur d périodes, n-d et d étant
les nombres de périodes respectifs séparant la date d’évaluation des dates n et 0.
V0 Vd Vn

0 d n

Vd = Vn (1 + i) -(n – d ) = V0 (1 + i) d
Exemple d’application
Reprenons l’énoncé de l’exemple précédent et déterminons la valeur de cette suite
d’annuités :
a) le 01 / 01 / 2000 ;
b) le 01 / 07 / 2003 ;
c) le 01 / 01 / 2005.
4. EVALUATION D’UNE SUITE D’ANNUITES CONSTANTES
4. 1 Valeur acquise par une suite de n annuités constantes à la date du dernier
versement
Considérons une suite de n annuités constantes de montant a et i le taux pour 1 franc
correspondant à la période. La valeur acquise à la date du dernier versement est
 (1 + i)n  1
Vn = a  
 i 
3. 2 Valeur actuelle une période avant le premier versement
Considérons une suite de n annuités constantes de montant a et i le taux pour 1 franc
correspondant à la période.
La valeur actuelle V0 de la suite d’annuités, une période avant le premier versement est égale
à la somme des valeurs actuelles des annuités à cette date.
1  1 + i  n 
V0 = a  
 i 
Remarque :
Pour les annuités de début de période, la valeur acquise est évaluée une période après le
dernier versement tandis que la valeur actuelle est évaluée à la date du premier versement.
 (1 + i) n  1  1  1 + i  n 
Vn = a(1 + i)   ; V0 = a(1 + i)   et V0 = Vn(1 + i)-n.
 i   i 
Exemple 1 : Pour constituer un capital, M. Gohoré décide de faire 15 versements annuels de
125 000 F chacun.De quelle somme disposera-t-il à la date du dernier versement au taux
annuel de 4,5 % ?

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Exemple 2 :
1. Calculer à la date du 15 octobre 1992 la valeur d’une suite d’annuités de 12 500 F chacune.
 Date du premier versement : 15 octobre 1993 ;
 Date du dernier versement : 15 octobre 2007 ;
 Taux d’intérêt annuel :10,5 %.
2. Quelle est la valeur acquise par cette suite d’annuités à la date du dernier versement ?
3. Calculer la valeur de cette suite d’annuités à la date du 15 octobre 1990 au même taux.
5. ANNUITES EN PROGRESSION ARITHMETIQUE
Si r est la raison de la progression arithmétique de premier terme a, alors les n annuités
consécutives versées au taux i aux dates 1, 2, 3, …, n – 1 et n sont respectivement
a, [a + r], [a + 2r], [a + 3r],…………, [a + (n – 2)r] et [(a + (n – 1)r].
5. 1 Valeur acquise à la date du dernier versement
 r   (1 + i)n - 1  n  r
Vn =  a +    -
 i  i  i
5. 2 Valeur actuelle une période avant le premier versement
 1 - (1 + i) - n   r  nr
V0 =   a + + nr  -
 i  i  i
Exemple d’application :
Neuf annuités sont placées au taux annuel de 8 %. La première vaut 1 200 F.
Sachant que l’annuité augmente de 500 F chaque année, calculer leur valeur acquise à la date
du dernier versement et leur valeur à l’origine.
6. ANNUITES EN PROGRESSION GEOMETRIQUE
Si q est la raison de la progression géométrique de premier terme a, alors les n annuités
consécutives versées au taux i aux dates 1, 2, 3, ……….., n – 1 et n sont respectivement
a, aq, aq2, ……….., aqn – 2 et aqn – 1 .
6. 1 Valeur acquise à la date du dernier versement
 q n - (1 + i)n 
 Si 1 + i ≠ q, alors Vn = a   
 q - (1 + i) 
 Vn = n  a 1 + i 
n -1
Si 1 + i = q, alors

6. 2 Valeur actuelle une période avant le premier versement


 n  q - (1 + i) 
n n
 Si 1 + i ≠ q, alors V0 = a  1 + i   
 q - (1 + i) 
V0 = n  a 1 + i 
1
 Si 1 + i = q, alors
Exemple 1
M. Dougoné-Bi, anticipant sur la hausse probable de son revenu, a décidé d’effectuer des
versements croissant au rythme de 5 % l’an et au taux d’intérêt annuel de 6,5 %.
Le premier d’un montant de 12 000 F est effectué le 5 / 01 / 2000 et le dernier 05 / 09 / 2009.
1. Quel est le montant du capital ainsi constitué à la date du 5 / 01 / 2009 ?
2. Quelle est la valeur de ses placements à la date du 5 / 01 / 2000 ?
Exemple 2
On verse des annuités qui augmentent de 8 % par an. Le premier versement a lieu le
01 / 01 / 1982, son montant est de 10 000 F et le dernier 01 / 01 / 1996.

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Le taux de placement est annuel et vaut 8 %.
Calculer leur valeur :
a) le 01 / 01 / 1981.
b) le 01 / 01 / 1996.
c) le 01 / 01 / 2000.

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THEME
Année : 2020 - 2021
LES ANNUITES

Matière : Mathématiques appliquées


Classes : BTS FCGE 2- IDA 2
UP MATHEMATIQUES
TRAVAUX DIRIGES

Exercice 1 :
1. Calculer à la date du 15 octobre 1992 la valeur d’une suite d’annuités de12 500 F chacune.
 Date de versement de la première : 15 octobre 1993 ;
 Date de versement de la dernière : 15 octobre 2007, taux : 10,5 %.
2. Quelle est la valeur acquise par cette suite d’annuités à la date du dernier versement ?
3. Calculer la valeur de cette même suite d’annuités à la date du 15 octobre 1990 au même
taux.
Exercice 2 :
Depuis le 1 / 01 / 2000, un retraité a systématiquement prélevé sur sa pension trimestrielle une
somme de 5 000 F qu’il a placée sur un compte portant intérêts au taux trimestriel de 1,5 %.
De quelle somme dispose-t-il le 1 / 07 / 2005 date de son dernier versement ?
De quelle somme disposera-t-il 9 mois après ce dernier versement ?
De quel taux d’intérêt trimestriel aurait-il dû bénéficier pour disposer de 145 000 F au 1 / 07 /
2005 ?
Exercice 3 :
Neuf annuités sont placées au taux annuel de 8 %. La première vaut 1 200 F.
Sachant que l’annuité augmente de 500 F chaque année, calculer leur valeur acquise à la date
du dernier versement et leur valeur à l’origine.
Exercice 4 :
On verse des annuités qui augmentent de 5 % par an. Le premier versement a lieu le 01 / 01 /
1882, son montant est de 10 000 F et le dernier 01 / 01 / 1996. Le taux de placement est
annuel et vaut 8 %.
Calculer leur valeur :
a) le 01 / 01 / 1981.
b) le 01 / 01 / 1996.
c) le 01 / 01 / 2000.
Exercice 5 :
Une personne, anticipant sur la hausse probable de son revenu, a décidé de placer au début de
chaque année une somme croissant au rythme de 5 % l’an. Le 5/01/ 2000 elle place 12 000 F.
Quel est le montant du capital ainsi constitué à la date du 5 / 01 / 2009, un an après son
dernier versement, si ses placements sont rémunérés au taux annuel de 6,25 % ?
Quelle est à la date du 5 / 01 / 2000 la valeur actuelle de ses placements ?
Exercice 6 :
M. Kokouaї place chaque 31 décembre ses économies annuelles d’un montant de 200 000 F à
intérêts composés de 5 % l’an pendant 20 ans.
1. Quel est le montant de son épargne au moment du dernier versement ?
En fait, à partir du onzième versement, il a pu placer chaque année la somme de 300 000 F.
2. De combien augmentera le montant de son épargne ? Quelle est alors la nouvelle valeur de
son épargne ?
3. Vérifier le résultat trouvé en totalisant la valeur acquise à cette même date par les 10
versements et la valeur acquise par les 10 derniers versements.
4. Le capital ainsi constitué sert à l’achat d’une maison, mais il est insuffisant.

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L’acheteur s’engage donc à verser pendant 5 ans, le premier versement se faisant un an après
l’achat, des annuités de 510 000 F chacune au taux de 6 %.
a) Combien manquait-il au moment de l’achat ? En déduire le coût de la maison au moment
de l’achat.
b) Quel aurait été le taux si l’acheteur s’était libéré en 10 ans au lieu de 5 ans par un
versement de 290 000 F ?
Exercice 7 :
On place à intérêts composés 15 trimestrialités de 100 000 F du 02 / 01 / 1999 au 02 / 07 /
2002, période pendant laquelle le taux trimestriel varie :
 2 % du 02 / 01 / 1999 au 01 / 04 / 2000 ;
 1,75 % du 02 / 04 / 2000 au 01 / 04 / 2001 ;
 2,25 % du 02 / 04 / 2001 au 01 / 08 / 2002.
1. Quelle est la valeur définitive de ce placement au moment du dernier versement le 02 / 07 /
2002 ?
2. Quel est le taux trimestriel moyen de placement ?
3. Evaluer le montant de ces placements le 02 / 07 / 2004.
Exercice 8 :
Le 1er janvier 1997 M. Trazié achète un fonds de commerce estimé à 500 000 F.
1. Il verse 100 000 F au comptant, le reste en 8 annuités constantes dont la première doit être
versée le 31 décembre 1997.
Quel est le montant de l’annuité constante si le taux à intérêts composés est de 3,50 % l’an ?
2. Le paiement le 31 décembre 1997 étant effectué, il décide de finir de régler sa dette le 1 er
janvier1999. Combien doit-t-il verser à son créancier à cette date toujours au même taux ?
Exercice 9 :
Diomandé jeune propriétaire d’une entreprise de prestation de biens et services souhaite
constituer un capital de 3 500 000 F en vue de renforcer son parc informatique.
Il effectue pour cela 5 versements semestriels égaux d’une valeur de 600 000 F chacun, au
taux annuel de 10,25 %.
1. Quel est le taux semestriel équivalent ?
2. Diomandé a-t-il pu constituer son capital au jour du dernier versement ?
3. Quel devait être le montant à verser à chacune des échéances pour constituer exactement le
capital ?
4. En fait, le capital à la date du dernier versement de la question 2 n’est retiré que 12 mois
plus tard. De quelle somme disposera alors Diomandé ?
Exercice 10 :
Un emprunt de 10 millions contracté au taux de 9 % est remboursable au moyen de n
mensualités.
1. Si le remboursement s’effectue au moyen de 36 mensualités constantes, quel est alors le
montant de chaque mensualité ?
2. Calculer le nombre de mensualités à verser si chacune d’elles est égale à 205 890 F.
3. L’emprunt est remboursable à l’aide de 36 mensualités dont les 12 premières valent
100 000 F chacune et les autres sont constantes. Sachant que la première mensualité est versée
deux mois après la signature du contrat, quel est le montant de chacune des 24 mensualités ?
Exercice 11 :
M. Zahiri propriétaire d’une imprimerie, achète une machine coûtant 710 000 F pour
409 074,0741 F comptant et le reste payable en n semestrialités augmentant de 8 % chaque
semestre, dont la première de montant 25 000 F est versée six mois après le jour de l’achat au
taux annuel d’intérêts composés de 16,64 %.
1. Déterminer le taux semestriel équivalent is.
2. Déterminer le nombre de semestrialités à verser.
3. Immédiatement après paiement de la huitième semestrialité, M. Zahiri décide de solder sa

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dette dix huit mois après en un seul versement et au même taux.
Quel est le montant de ce versement unique ?

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