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Chapitre 1 

: Le cadre Conceptuel des normes IAS/IFRS

Le cadre conceptuel traitant particulièrement de l’objectif des états financiers, des caractéristiques qualitatives de ces états, des
éléments les composant, de la prise en compte et de l’évaluation de ces éléments, des systèmes de mesure et du concept du capital.

Le cadre conceptuel s'intéresse aux états financiers à usage général, y compris aux états financiers consolidés. Ces états financiers sont
préparés et présentés au moins une fois par an et visent à satisfaire les besoins d'informations communes à un nombre important
d'utilisateurs. Un jeu complet d'états financiers comprend un bilan, un compte de résultat, un tableau des flux de trésorerie, un état
indiquant soit l'ensemble des variations des capitaux propres, soit uniquement les variations des capitaux propres autres que celles
résultant de transactions avec les détenteurs de parts représentatives du capital agissant en cette qualité et des notes contenant un
résumé des principales méthodes comptables et les autres notes explicatives. Le cadre conceptuel s'applique aux états financiers de
toutes les entreprises commerciales, industrielles ou autres, qu'elles appartiennent au secteur public ou au secteur privé.

Section 1 :
Le cadre conceptuel est le socle des normes comptables internationales. En effet, toutes les normes actuelles mais également futures
sont élaborées sur la base des principes énoncés dans le cadre conceptuel. L’IASB insiste sur le fait que le cadre conceptuel n’est pas
une norme et ne peut avoir une prédominance sur une norme publiée. La première version du cadre conceptuel a été élaborée en 1989
avec une mise à jour en 2010 à l’occasion de la modification de la constitution.

 Le cadre conceptuel est un ensemble de principes généraux formulés par une organisation normative en vue de fournir une base
commune permettant l’élaboration de règles cohérentes.
 Un cadre de préparation et de présentation des états financiers (Fra-mework for the Preparation and Presentation of Financial
Statements) a été, par ailleurs, adopté par l’IASC en avril 1989. Il avait pour mission de fixer les concepts sous-jacents à
l’élaboration des états financiers.

1. L’objectif du Cadre Conceptuel 


Les principaux objectifs du cadre conceptuel sont les suivants :

 Aider l’IASB dans la production de nouvelles normes et également dans l’amélioration de celles déjà publiées :
 Aider l’IASB dans le processus de promotion des normes IFRS au niveau international,
 Aider les normalisateurs nationaux dans les travaux de production des normes,
 Aider les préparateurs des états financiers dans l’application des normes IFRS,
 Aider les auditeurs dans leurs travaux d’audit des comptes IFRS

2. L’objectif de l’information Comptable et financière :

Les objectifs des états financiers selon la norme américaine et internationale sont de fournir des informations qui permettent
l’efficience des marchés et l’allocation optimale des ressources économiques. Les investisseurs et les créanciers sont reconnus comme
étant les premiers utilisateurs de l’information comptable et financière.

Ainsi, les objectifs de l’information comptable et financière sont :

Fournir une information utile aux investisseurs, aux créanciers et autres utilisateurs afin de leur permettre de faire des choix
rationnels en matière d’investissements et de crédit ;
Fournir une information qui aide les investisseurs, les créanciers et autres utilisateurs à évaluer le montant, le moment et
l’incertitude quant aux flux de trésorerie de l’entreprise concernée ;
Fournir une information sur les ressources économiques de l’entreprise, sur les droits y afférant et sur les effets des opérations,
événements et circonstances pouvant affecter ces ressources et ces droits ;

On précise que la comptabilité internationale qui se pose sur une comptabilité d’engagement est supérieur à une comptabilité de
trésorerie pour fournir

une indication sur la capacité d’entreprise à générer les flux de trésorerie. Ainsi on pose l’hypothèse que le compte de résultat a une
valeur prédictive des flux de trésorerie.
 On peut classer les objectifs en deux catégories :

-l’utilité prédictive (prédiction des flux et trésorerie) ; et

-L’utilité contractuelle ou redditionnelle.

«  Par utilité prédictive on entend que l’information comptable serve à prédire les flux de trésorerie, l’utilité prédictive vise à satisfaire
les besoins d’investissements » .

Quant à l’utilité contractuelle ou redditionnelle, « l’information a pour objectif de permettre d’évaluer dans quelle mesure les contrats
ont été respectés, par exemple pour fixer la rémunération d’un dirigeant en fonction du résultat, les actionnaires ont besoin d’une
information fiable et axée sur sa capacité redditionnelle. Ainsi, la nécessité d’une juste représentation économique voire d’une image
fidèle ».

La comptabilité internationale accorde plus d’importance à l’utilité prédictive qu’à l’utilité contractuelle.

3. L’entité Comptable :

« L’entité comptable est un ensemble circonscrit d’activités économiques dont l’information financière est susceptible d’être utile aux
investisseurs en capitaux propres, aux prêteurs et aux autres créanciers actuels et potentiels qui ne peuvent obtenir directement
l’information dont ils ont besoin pour prendre des décisions sur la fourniture de ressources à l’entité et pour évaluer si la direction et le
conseil d’administration de cette entité ont utilisé avec efficience et efficacité les ressources fournies »

4. Caractéristiques qualitatives des états financiers :

Ces caractéristiques qualitatives déterminent l’utilité des informations contenues dans les états financiers. Elles peuvent être classées
en deux sous-ensembles : les caractéristiques qualitatives essentielles et les caractéristiques qualitatives auxiliaires.

Pour que l’information financière soit utile, elle doit être pertinente et représenter fidèlement ce qu’elle prétend représenter. L’utilité de
l’information financière est renforcée si elle est comparable, vérifiable, prise rapidement et compréhensible. Le cadre conceptuel de
1989 présentait quatre principales caractéristiques qualitatives : l’intelligibilité, la pertinence, la fiabilité et la comparabilité. Il
présentait aussi un certain nombre de caractéristiques qualitatives dérivées : l’importance relative (dérivée de la pertinence), l’image
fidèle, la prééminence de la substance sur la forme, la neutralité, la prudence, l’exhaustivité (dérivées de la fiabilité).

Il est à noter que le nouveau cadre a préféré retenir la notion de fidélité plutôt que celle de fiabilité. Au vu de la nature et de l’étendue
des difficultés posées depuis longtemps par la caractéristique qualitative de fiabilité, et des tentatives antérieures pour les régler, les
Boards de l’IASB et du FASB en étaient arrivés à remettre en cause le terme même. Aussi ont-ils cherché un terme qui traduirait plus
clairement le sens visé. La fidélité, c’est-à-dire la description fidèle des phénomènes économiques dans les rapports financiers, est
essentielle à l’utilité décisionnelle de l’information. Pour donner une image fidèle des phénomènes économiques, les représentations
comptables doivent être complètes, neutres et exemptes d’erreurs significatives. Les Boards de l’IASB et du FASB ont donc avancé
que la fidélité englobe toutes les qualités clés que les cadres antérieurs décrivaient comme des aspects de la fiabilité.

Section 2 : le contenu et l’évaluation des éléments des états financiers :

1. Eléments des états financiers :


Dans cette perspective, le cadre conceptuel IFRS précise les éléments directement liées à l’évaluation de la situation financière d’une
entreprise. Sont les actifs, les passifs et les capitaux propres. Il en propose des définitions suivantes :

Actifs : Un actif est une ressource contrôlée par l'entreprise du fait d'événements passés et dont des avantages économiques futurs sont
attendus par l'entreprise. L'avantage économique futur représentatif d'un actif est le potentiel qu'a cet actif de contribuer, c directement
ou indirectement, à des flux de trésorerie et d'équivalents de trésorerie au bénéfice de l'entreprise.

Passifs : un passif est une obligation actuelle de l'entreprise résultant d'événements passés et dont l'extinction devrait se traduire pour c
l'entreprise par une sortie de ressources représentatives d'avantages économiques.

Capitaux propres : les capitaux propres sont l'intérêt résiduel dans les actifs de l'entreprise après déduction de tous ses passifs.

Produits : Les produits sont les accroissements d'avantages économiques au cours de l'exercice, sous forme d'entrées ou
d'accroissements d'actifs, ou de diminutions de passifs qui ont pour résultat l'augmentation des capitaux propres autres que les
augmentations provenant des apports des participants aux capitaux propres.
Charges : Les charges sont des diminutions d'avantages économiques au cours de l'exercice sous forme de sorties ou de diminutions
d'actifs, ou de survenance de passifs qui ont pour résultat de diminuer les capitaux propres autrement que par des distributions aux
participants aux capitaux propres.

 Ajustement : la réévaluation : La réévaluation ou la ré-estimation des actifs et des passifs donne naissance à des
augmentations ou des diminutions des capitaux propres. Bien que ces augmentations ou ces diminutions satisfassent à la
définition des produits et des charges, elles ne sont pas inclues dans le compte de résultat selon certains concepts de maintien
du capital. Au contraire, ces éléments sont inclus dans les capitaux propres en tant qu’ajustement de maintien du capital ou
réserves de réévaluation.
 Performance : Le résultat est fréquemment utilisé comme mesure de la performance ou comme base pour c d’autres mesures
telles que le rendement des placements ou le résultat par action. Les éléments directement liés à l’évaluation du résultat sont les
produits et les charges. La comptabilisation et l’évaluation des produits et des charges, et par conséquent du résultat, dépendent
en partie des concepts de capital et de maintien du capital utilisés par l’entreprise pour préparer ses états financiers.

2. Les concepts de capital et de maintien de capital

Un concept financier de capital est adopté par la plupart des entreprises pour préparer leurs états financiers. Selon un concept financier
de capital, tel que celui de l'argent investi ou du pouvoir d'achat investi, le capital est synonyme d'actif net ou de capitaux propres de
l'entreprise. Dans ce cas, un résultat positif n'est obtenu que lorsque le montant financier de l'actif net à la clôture de l'exercice annuel
dépasse le montant financier de l'actif net à l'ouverture de l'exercice, compte non tenu de toute distribution aux actionnaires et de tout
apport de leur part au cours de l'exercice considéré Par contre selon un concept physique de capital, tel que la capacité opérationnelle,
le capital est considéré comme la capacité productive de l'entreprise, fondée, par exemple, sur les unités produites par jour
.L’entreprise doit au préalable, choisir entre le concept financier du capital et le concept physique du capital.

 Le choix du concept de capital mérite d'être basé sur les besoins d'information des utilisateurs des états financiers :
Un concept financier du capital se doit d'être retenu si les utilisateurs sont au premier chef concernés par le maintien du capital
nominal investi ou par le pouvoir d'achat du capital.
Un concept physique du capital doit être privilégié si la principale demande d'information des utilisateurs est la reconnaissance
de la capacité opérationnelle de l'entreprise. Le choix du concept n'est point innocent puisqu'il conditionnera les modalités de la
mesure de la performance de l'entreprise et de son résultat.

MAINTIEN DU CAPITAL FINANCIER Selon ce concept, un bénéfice est obtenu uniquement lorsque le montant financier de l’actif net à la clôture
de l’exercice dépasse le montant financier de l’actif net à l’ouverture de l’exercice, après exclusion de toute distribution aux propriétaires et de
toute contribution de la part de ces propriétaires au cours de l’exercice. Ainsi, les accroissements des prix des actifs détenus au cours de
l’exercice sont conceptuellement, des bénéfices. Ce concept c est intéressant si l’utilisateur des états financiers est intéressé par la notion de
pouvoir d’achat du capital. Ce concept est adopté par la plupart des entreprises.

F. MAINTIEN DU CAPITAL PHYSIQUE Selon ce concept, un bénéfice n’est obtenu que si la capacité de production physique (ou la capacité
productive) de l’entreprise (ou les ressources ou fonds nécessaires pour atteindre cette capacité) à la clôture de l’exercice, dépasse la capacité
productive physique à l’ouverture de c l’exercice après exclusion de toute distribution aux propriétaires et de toute contribution de leur part au
cours de l’exercice. Tous les changements de prix affectant les actifs et les passifs de l’entreprise sont considérés comme des changements de
l’évaluation de la capacité productive physique de l’entreprise. En conséquence, ils ne sont pas traités comme bénéfices, mais comme des
ajustements de maintien du capital qui font partie des capitaux propres. Ce concept est intéressant si l’utilisateur des états financiers est
intéressé par la notion de performance de l’entreprise.

G. LES REGLES DE COMTABILISATION ET D’EVALUATION Un article doit être comptabilisé si : il est probable que tout avantage économique
futur qui lui est lié ira à l’entreprise ou en proviendra ; l’article a un coût ou une valeur qui peut être évalué de façon fiable.c Un article qui
possède les caractéristiques essentielles d'un élément mais qui ne satisfait pas aux critères de comptabilisation peut néanmoins mériter une
information dans les notes annexes, textes explicatifs ou tableaux supplémentaires.

H. LES REGLES D’EVALUATION L'évaluation est le processus consistant à déterminer les montants monétaires auxquels les éléments des états
financiers vont être comptabilisés et inscrits au bilan et au compte c de résultat. Ceci implique le choix de la convention appropriée d'évaluation,
qui peut être :

le coût historique ;

 le coût actuel ;

 la valeur de réalisation ou de règlement ;

 la valeur actuelle

 Coût historique : Le coût historique correspond à la valeur donnée au jour d'acquisition du bien.

Le cadre conceptuel précise :


o les actifs sont comptabilisés pour le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie payé ou pour la juste valeur de la contrepartie
donnée pour les acquérir au moment de leur acquisition.

o Les passifs sont comptabilisés pour le montant des produits reçus en échange de l’obligation, ou dans certaines circonstances, c pour le
montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie que l’on s’attend à verser pour éteindre le passif dans le cours normal de l’activité ; Cout
actuel : le coût actuel est défini comme la valeur équivalente d'un actif ou d'un passif à la date d'évaluation

o Les actifs sont comptabilisés pour le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie qu’il faudrait payer si le même actif ou un actif
équivalent était acquis actuellement.

o Les passifs sont comptabilisés pour le montant non actualisé de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie qui serait nécessaire pour régler
l’obligation actuellement ; états financiers

o Valeur de réalisation (de règlement) : la valeur de réalisation ou de règlement est définie comme la valeur de cession.

o les actifs sont comptabilisés pour le montant de trésorerie ou d’équivalents de trésorerie qui c pourrait être obtenu actuellement en vendant
l’actif lors d’une sortie volontaire.

o Les passifs sont comptabilisés pour leur valeur de règlement, c’est-à-dire pour les montants non actualisés de trésorerie ou d’équivalents de
trésorerie que l’on s’attendrait à payer pour éteindre des passifs dans le cours normal de l’activité.

Valeur actuelle : La valeur actualisée est définie comme la valeur des entrées ou des sorties de trésorerie futures actualisées à la date
d'évaluation :

o les actifs sont comptabilisés pour la valeur actuelle des entrées nettes futures de trésorerie que l’élément génère dans le cours normal de
l’activité.

o Les passifs sont comptabilisés à la valeur actuelle des sorties de trésorerie nettes futures c que l’on s’attend à devoir consentir pour éteindre les
passifs dans le cours normal de l’activité.

II-Le processus d’élaboration des normes IAS/IFRS :

Selon le Due proce