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Réseau Interrégional d’Animation LEADER+Sud-Est

Atelier « Culture et territoires »

Compte-rendu de la journée formation-échange

LE DIAGNOSTIC CULTUREL DE TERRITOIRE

14/11/2005 - Bollène

Intervenants :

- Léo ANSELME, Agence Rhône-Alpes de Services aux Entreprises Culturelles (ARSEC),


l.anselme@arsec.org
- Robert PASQUIER, Communauté de communes de Moyenne Durance,
robert-pasquier@wanadoo.fr
- Olivier PINATELLE, Communauté de communes du Val de Drôme,
opinatelle@val-de-drome.com

RIA Sud-Est – Formation / échange « Diagnostic culturel de territoire » 1


Une rapide introduction a permis de recadrer l’atelier interrégional « Culture et Territoires » dans son contexte
(mise en réseau Leader, genèse en PACA à l’automne 2004, ouverture au Réseau interrégional d’Animation Sud-
Est, séminaire de Digne les Bains, actions émergeantes). Cet atelier est porté par la Société du Canal de
Provence, l’animation est assurée par Amélie CHARVERIAT.

I. INTERVENTION DE LEO ANSELME

L’ARSEC a accompagné plusieurs Collectivités territoriales en Rhône-Alpes sur le diagnostic culturel dans le cadre
des Contrats Globaux de développement (Pays du Gier, Pays du Haut Jura…).

Actuellement on assiste à la superposition de plus en plus de politiques territoriales, et simultanément, il y a de


moins en moins de subventions publiques. Les élus sont par conséquent en quête d’outils leur facilitant la tâche
notamment d’outils de diagnostic.

De plus en plus de collectivités territoriales font appel à des prestataires externes pour réaliser ces études. Cette
demande extérieure a un coût supérieur mais elle a comme avantage d’apporter une vision neuve sur le territoire
détachée des jeux d’acteurs inhérents. En moyenne un diagnostic coûte entre 15 et 20 k€.

Il est important pour réaliser un diagnostic de :

1. Clarifier la demande

Les commanditaires :
- identifier avec précision la composition du comité de pilotage,
- identifier le demandeur et le rédacteur du cahier des charges,
- définir clairement le cahier des charges.

Le cahier des charges doit définir précisément :


- le contexte
- la délimitation du champ
- les objectifs
Ex : Quels sont les équipements culturels intercommunaux ? = le contenant
Qui sont les porteurs de projets sur le territoire ? = le contenu
Quelle contribution amène la culture dans l’aménagement du territoire ?
- les résultats attendus
- les délais
- les besoins en benchmarking…

Dans le cahier des charges on ne doit pas trouver trop de méthodes mais une description du « comment
faire ».

Lors de la réception des réponses, il faut toujours se renseigner sur le prestataire via des ex-
commanditaires ou des références.

2. Bien formuler sa réponse

La réponse au cahier des charges doit avoir pour objectif de répondre à :


- que veut-on faire ?
- que conviendrait-il de faire ?
- que peut-on faire ?

Ensuite pour bien y répondre on peut proposer la méthode AFOM :


Atout-Faiblesse-Opportunité-Menace

- s’attacher à bien reprendre le contexte de la demande,


- identifier les structures relais (Etablissement scolaire, Syndicat mixte, MJC, OT, toutes les structures
faisant le lien entre le porteur de projet et la population)
- en fonction de la demande on peut choisir différents axes de travail : faire un inventaire et une
qualification des infrastructures, définir la politique culturelle du territoire, définir le domaine artistique,
croiser les données par domaine artistique, identifier les activités qui n’existent pas, faire une sociologie
des publics (des déplacements, bassin d’emploi, type de logement…)
- à l’issue du diagnostic on essaie de dérouler des préconisations pour répondre à la question « qu’allons
nous faire ? »
RIA Sud-Est – Formation / échange « Diagnostic culturel de territoire » 2
Plusieurs outils méthodologiques sont disponibles :
Les enquêtes qualitatives, quantitatives, les tables rondes collectives, les entretiens individuels…

Une fois sélectionné et le diagnostic terminé il est important d’organiser une restitution collective, sous
forme d’assises, de séminaire, de journées de formation-action…

II. INTERVENTION DE ROBERT PASQUIER

« Attention il n'existe pas "une bonne stratégie", chaque territoire a ses objectifs, ses contraintes et sa stratégie
appropriée. »

« Il faut toujours rétablir la "légitimité de la culture au sein de la Cité. Cela doit passer par une définition préalable
de ce concept en terme d'utilité sociale. »

« La culture doit faire partie de l'éducation comme on apprend à lire ou à nager… »

« Le diagnostic va donc jeter les bases d'une stratégie. »

« Il faut toujours se demander au préalable quel levier va permettre une mobilisation des élus, comment la
population va pouvoir investir l'offre culturelle. »

«La communication autour du diagnostic est importante pour que chaque acteur s’approprie sa mise en œuvre. »

« Il faut défendre un égal accès à la culture, pour tous et dans toutes ses formes. »

III. INTERVENTION D’OLIVIER PINATELLE

« Le diagnostic est légitime vis-à-vis des acteurs culturels lorsqu’il vient d’une demande territoriale.

La définition de la demande doit être claire et valider par l’ensemble des commanditaires.

L’animation de ce diagnostic consiste à :

- faire l’interface entre les élus et les acteurs pour permettre une bonne compréhension entre les acteurs
concernés,
- être sur le terrain,
- animer un groupe de pilotage,
- intégrer la population à la démarche et la faire s’approprier le projet,
- restituer en plénière à tous les acteurs concernés afin de susciter les réactions.

Difficultés du diagnostic :

- hiérarchiser les priorités,


- ne pas faire de concession sur la qualité,
- gérer le délai imparti,
- gérer la masse de travail et de temps que nécessite des enquêtes sur le terrain ,
- amener les élus à faire des choix sur les préconisations.

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