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Département

énergétique

Manipulation N 4
Système de deux pompes centrifuges :
fonctionnement en parallèle et en série

Réalisé par : Ahmed Mohamed Saleh

Saidi Sirine

2ème année génie énergétique G3

AU : 2018 /2019

Objectif :
L’objectif de cette manipulation est d’évaluer les caractéristiques de fonctionnement
des trois circuits: une seule pompe, couplage en série, couplage en parallèle et déterminer le
point de fonctionnement de la pompe et le point de fonctionnement de l’installation.

Etude théorique :
 Généralités sur les pompes :
Une pompe permet de transformer l'énergie mécanique de rotation en énergie
hydraulique. En pratique, il s'agit souvent d'augmenter la pression du fluide.

- Les différents types de pompes :

On distingue deux grandes familles de pompes :

 les pompes centrifuges où le mouvement du fluide est généré par la force


centrifuge.
 les pompes volumétriques dont l'écoulement résulte d'une variation de
volume de l'espace occupé par le liquide.

On s’intéresse dans notre manipulation aux pompes centrifuges : caractéristiques de


fonctionnement, puissance hydraulique …

I- Pompes centrifuges :

1- Principe de fonctionnement d’une pompe centrifuge :

Une pompe centrifuge accélère le fluide qui la traverse et lui procure un mouvement de
rotation, cette rotation engendre une sorte de puissance hydraulique. Cette énergie
hydraulique peut être assimilée à la somme d’une énergie cinétique déterminée par le
mouvement du liquide et d’une énergie potentielle provenant de la hauteur d'eau située en
amont de la pompe.

- Applications :

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ce type de machine est très largement utilisé, notamment dans l’adduction d’eau, le transport
d'hydrocarbures, l’industrie chimique, etc.

- Avantages et inconvénients :

Les pompes centrifuges forment des dispositifs robustes. À caractéristiques égales, elles
présentent souvent un meilleur rendement, et un fonctionnement plus régulier, sont plus
fiables et moins bruyantes que les machines alternatives. Elles sont davantage compatibles
avec l'utilisation de fluides chargés de particules solides. Mais elles ne sont pas auto-
amorçantes. Enfin, leur plus grande simplicité mécanique a tendance à les rendre meilleur
marché.

 Triangle des vitesses :

Les vitesses à l'entrée de la roue (1) et à la sortie (2) peuvent être clairement représentées dans
des triangles de vitesse.

Avec :

1 : entrée de l'écoulement 2 : sortie de l'écoulement

U : vitesse périphérique w : vitesse relative du fluide dans l’impulsion

C1 u
C : vitesse absolue du fluide  : composant circonférentiel de vitesse absolu
C2 u

α et β : angles entre les vitesses relative et absolu n : vitesses de rotation

 Energie hydraulique :

L’énergie hydraulique par unité de volume en régime permanent s’écrit :

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E= ρV ²+ ρgz+ p
2

Si on divise E par le poids volumique ρg, on obtient la charge du fluide H s’écrit sous la

V² p
forme : H= + +z
2 g ρg

 Hauteur manométrique totale (HMT) :

C’est la différence algébrique entre la hauteur totale de charge au refoulement et la hauteur


totale de charge à l'aspiration.

L’hauteur manométrique totale s’écrit sous la forme : H th=H 1−H 2

Avec H1 : hauteur totale de charge au refoulement

H2 : Hauteur totale de charge à aspiration

P1 −P 2
HMT =
ρg

 Puissance hydraulique :

Si le fluide passe dans la pompe, on a une puissance hydraulique qui s’écrit sous la forme :

Ph= ρg× H th ×Q s’exprime en watts

 Caractéristique d’une pompe :

Dans le système d'axes (H, Q v ), la hauteur théorique est proportionnelle au débit. En y


enlevant les pertes de charge par chocs et dans les aubages, on obtient la courbe pratique dite
hauteur manométrique HMT ( qui est en général donné par le constructeur).

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 Rendement d’une pompe :

Il existe plusieurs types de rendement :

PH
 Rendement de la pompe : ηp=
Pab
Avec Pab est la puissance maximale de l’arbre de la pompe
Ph
 Rendement global : η=
P gr
Avec Pgr est la puissance absorbée par la machine d’entrainement de la pompe
2- Point de fonctionnement d’une pompe :

Si l'on branche une pompe sur un circuit de distribution, elle stabilisera le débit à une valeur
pour laquelle la pression qu'elle fournit équivaut à la résistance du circuit. Ce point est le seul
point de fonctionnement possible. Il correspond à l'intersection de la courbe caractéristique de
la pompe et du circuit.

Sur le même graphique (H, Q), on trace les caractéristiques de la pompe et de la conduite de
refoulement. Leur point d'intersection donne le point de fonctionnement.

3- Caractéristique d’une conduite :

L αV2
Les pertes de charge régulières d’une conduite s’écrivent sous la forme : ∆ P=λ
D 2

Avec λ est le coefficient de perte de charge

L V2
La perte de charge par unité de longueur j, exprimée en hauteur de liquide : j=λ
D 2g

j peut s’exprimer aussi en fonction du débit volumique Q, sous la forme :

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L Q2 l 8 λL
Q2
j =¿ λ 2 = 2 5
D S 2g π D g

8 λL
Pour une longueur L de conduite : H= 2 5
Q2
π D g

 Conduite de refoulement :

8 λL
La charge s’écrit : H r =Z 1−Z 2+ 2 5
Q2
π Dr g

La caractéristique de la conduite de refoulement est représentée par une parabole d’ordonnée :


H G =Z 2−Z 1

 Conduite d’aspiration :

8 λ La 2
La hauteur d’aspiration s’écrit sous la forme : H a= Q
π 2 D 5a g

4- Point de fonctionnement d'une pompe avec conduite d'aspiration :

L’intersection entre les courbes des hauteurs manométrique minorée (H- H a) et de refoulement
H r , donne le point de fonctionnement de l'installation.

Etude expérimentale :

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