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Thème 8 : La consolidation

et la norme IFRS 12

Travail réalisé par :


Agdi Kaoutar El Yazidi Lamiae
Ech-chadli Oumaima Belouafi Hanaa
El Merrouni Nizar Ouhbib Hassan
Shaimi Ayoub Belaiche Larabas
Benhassi Laila Badiri Salwa
Ellahouaji Hanae Elbadisy Ali

Encadré par : M. Badr Abouzaid

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Plan :
Introduction .................................................................................................................................3

Partie 1 : Cadre conceptuel


Chapitre 1 : Présentation générale de la norme IFRS 12
1. Définition de la norme IFRS 12 ........................................................................................6
2. Historique de la norme IFRS 12.........................................................................................7
3. L’importance de la norme IFRS 12 ....................................................................................8
4. Les incidences de la norme IFRS 12 et les questions principales à considérer ......................8
5. Éléments clés à prendre en considération dans un plan d’action ...........................................9

Chapitre 2 : Objectifs de la norme IFRS 12, son champ d’application et ses activités
1. Les objectifs de la norme IFRS 12 ..................................................................................... 10
2. Détails de principales exigences de la norme IFRS 12 ........................................................ 10
3. Champ d’application de la norme IFRS 12 ......................................................................... 10
4. Hypothèses et jugements significatifs ................................................................................ 11

Chapitre 3 : Les natures des intérêts


1. Intérêts dans des filiales .................................................................................................... 13
2. Intérêts détenus dans des partenariats et entreprises associées.............................................. 15
3. Intérêts détenus dans des entités structurées non consolidées ............................................... 17

Chapitre 4 : L’E.T.I.C. consolidé


1. Définition ........................................................................................................................ 19
2. La référence : Avis N°5 du Conseil nationale de comptabilité.............................................. 19
3. Informations à fournir :
3.1. Informations d’ordre général ...................................................................................... 19
3.2. Informations relatives au périmètre ............................................................................. 20
3.3. Comparabilité des comptes ......................................................................................... 21
3.4. Explication des postes du bilan et du CPC .................................................................. 22
3.5. Autres informations ................................................................................................... 25
4. Principales divergences entre l’Avis N°5 et IFRS 12 .......................................................... 26

Partie 2 : Cas pratiques


1. Cas des hypothèses et jugements non consolidés ................................................................ 28
2. Cas des filiales ................................................................................................................ 29
3. Cas des intérêts détenus dans les entreprises associées ........................................................ 36
4. Cas des intérêts détenus dans des entités structurées non consolidées................................... 44

Partie 3 : L’étude Empirique ..................................................................................................... 47

Conclusion ................................................................................................................................. 61

Bibliographie.............................................................................................................................. 64

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Introduction
L’acronyme « IFRS » désigne le référentiel comptable pour la présentation de l’informa tio n
financière appliqué principalement par les entités cotées dans plus de 120 pays. Les normes et
interprétations sont développées et mises à jour par l’IASB et le comité d’interprétation des
IFRS – IFRS Interpretation Committee (IFRS IC). Les IFRS sont conçues pour les entités à but
lucratif.

Toute entité déclarant respecter les IFRS doit se conformer à toutes les normes et
interprétations, y compris concernant les informations à fournir en annexe, et doit effectuer une
déclaration de conformité aux IFRS de manière explicite et sans réserve par écrit. L’objectif
principal des IFRS est de permettre aux états financiers de fournir une présentation fidèle (ou
une image fidèle), utiles aux investisseurs, aux prêteurs et autres créanciers actuels ou
potentiels, aux fins de leur prise de décision sur l’allocation de ressources à l’entité.

Pour être utile, l’information financière doit être pertinente et donner une image fidèle de ce
qu’elle prétend représenter. L’utilité de l’information financière est accrue lorsque celle-ci est
comparable, vérifiable, diffusée dans les temps et compréhens ible.

La norme IFRS 12 contient toutes les obligations d’information relatives aux intérêts que votre
entité a dans d’autres entités : filiales, partenariats (entreprises communes ou coentreprises),
entreprises associées et entités structurées non consolidées. L’application d’IFRS 12 entraînera
dans bien des cas un accroissement de la quantité d’informations à fournir. IFRS 12 s’applique
également à certains types d’intérêts non comptabilisés, ce qui vous obligera à fournir des
informations sur des éléments hors bilan.

La raison d’être de l’IFRS 12 est d’aider les utilisateurs d’états financiers à évaluer la nature
des intérêts qu’une entité a dans d’autres entités et les risques associés à ces intérêts ; ainsi que
les incidences de ces intérêts sur le bilan, l’état des résultats et l’état des flux de trésorerie de
l’entité.

IFRS 12 étant une norme sur les informations à fournir, les principaux changements résident
dans l’amélioration ou le renforcement de certaines obligations d’information. Les obligat io ns
d’information concernant les intérêts dans des filiales, des partenariats, des entreprises
associées et des entités structurées non consolidées ont été regroupées en une seule norme afin
d’en faciliter la compréhension et l’application.

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Partie 1 : Cadre
Conceptuel

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Chapitre 1 : Présentation générale
1. Définition de la norme IFRS 12 :
IFRS 12, Informations à fournir sur les intérêts détenus dans d’autres entités est une norme
consolidée sur les informations à fournir qui exige la présentation d’une vaste gamme
d’informations sur les intérêts détenus par une entité dans des filiales, des partenariats, des
entreprises associées et des entités structurées non consolidées. Les obligations d’information
sont présentées comme une série d’objectifs et sont assorties d’indications détaillées sur
l’atteinte de ces objectifs. L’objectif d'IFRS 12 est d’exiger la présentation d’informations
permettant aux utilisateurs des états financiers d’évaluer à la fois : la nature des intérêts
détenus dans d’autres entités et les risques qui leur sont associés ; les incidences de ces
intérêts sur la situation financière, la performance financière et les flux de trésorerie de
l’entité.
IFRS 12, une norme unique en matière d’informations à fournir.
IFRS 12 est la pierre angulaire de la volonté du régulateur ; elle éclaire les investisseurs sur
les risques potentiels auxquels ils pourraient être exposés, si des liens économiques existaient
avec des entités à risque.
La superposition d’informations imposée par l’IAS 27 « États financiers consolidés et
individuels », IAS 28 « Participations dans des entreprises associées », et IAS 31 «
Participations dans des coentreprises » a incité l’IASB à adopter une norme unique en matière
d’informations à fournir.
L’atout essentiel d’IFRS 12 réside sur la définition du contrôle et du pouvoir qu’une entité a
sur d’autres entités :
L’entité doit pouvoir fournir des hypothèses et jugements importants sur lesquels elle s’est
basée pour déterminer si elle exerce un contrôle conjoint ou une influence notable ;
Une information doit être fournie sur la composition du groupe qui n’exerce pas le contrôle,
ainsi que l’existence des restrictions importantes sur les accès de la société mère au
patrimoine de l’entité. L’entité exerçant le contrôle doit indiquer s’il existe un accord qui
obligerait la société mère ou ses filiales à apporter son soutien financier.
IFRS 12 a donc pour objectif de rendre accessibles et intelligibles les risques auxquels une
entité est exposée en raison des liens qu’elle entretient avec des entités structurées et définit le
concept de contrôle lorsqu’une entité n’a pas la majorité des droits de vote.
La norme IFRS 12 règle l’aspect conflictuel de l’IAS 27 et de SIC 12, dont le point
d’achoppement consistait à ne pas consolider des entités ad hoc, dans lesquelles pouvaient
être logées des opérations hors bilan risquées. Elle permet également de supprimer la
possibilité de comptabilisation d’une coentreprise soit par « la méthode de l’intégration
proportionnelle », soit par « la mise en équivalence » qu’octroyait l’IAS31.
La notion de contrôle sur activités pertinentes est une nouveauté dans le dispositif (en
remplacement du critère défini dans IAS 27 « Politiques financières et opérationnelles de
l’activité ») puisqu’elle induit la notion de contrôler une entité ayant un réel impact sur le
rendement de l’entité consolidée. L’accent a été porté sur le pouvoir et le contrôle de la

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société mère, cette transparence donnée aux investisseurs devrait permettre une allocation
d’actif plus sécuritaire des investissements.

2. Historique de la norme :

DATE DEVELOPPEMENT COMMENTAIRE


12 mai 2011 Publication d’IFRS Cette nouvelle norme améliore les obligations
12, Informations à d’information concernant les intérêts qu’une entité
fournir sur les intérêts détient dans des filiales, des partenariats, des
détenus dans d’autres entreprises associées et des entités structurées non
entités consolidées. Elle s’applique aux exercices ouverts
à compter du 1er janvier 2013. Une application
anticipée d’IFRS 12 est autorisée dans la mesure
où IFRS 10, IFRS 11, IAS 27 (modifiée en 2011)
et IAS 28 (modifiée en 2011) sont appliquées en
même temps. L’entité est encouragée à fournir les
informations exigées par IFRS12 avant les
exercices ouverts à compter du 1er janvier 2013.
28 juin 2012 Modifiée par États Les paragraphes C2A et C2B ont été ajoutés pour
financiers consolidés, ne pas imposer l’application des obligations
Partenariats et d’information pour certaines périodes
Informations à fournir comparatives, notamment les obligations
sur les intérêts détenus d’information relatives aux entités structurées non
dans d’autres entités : consolidées. Les modifications s’appliquent pour
Dispositions les exercices ouverts à compter du 1er janvier
transitoires 2013. Une application anticipée est permise.
31 octobre 2012 Modifiée par Entités Les modifications ajoutent des obligations
d’investissement d’information pour les entités d’investissement.
(modifications d’IFRS Les modifications s’appliquent aux exercices
10, d’IFRS 12 et ouverts à compter du 1er janvier 2014. Une
d’IAS 27) application anticipée est permise.
18 décembre 2014 Modifiée par Entités Ce projet à portée limitée porte sur un certain
d’investissement : nombre de modifications potentielles à apporter à
Application de IFRS 10, États financiers consolidés et à IAS 28,
l’exception à la Participations dans des entreprises associées et des
consolidation coentreprises (2011) pour régler trois questions
(modifications d’IFRS soulevées concernant l'exemption de consolidation
pour les entités d'investissement.

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10, d’IFRS 12 et Les modifications s’appliquent aux exercices
d’IAS 28) ouverts à compter du 1er janvier 2016. Une
application anticipée est permise.
8 décembre 2016 Modifiée par Cette modification vient clarifier le champ
Améliorations d’application de la norme en précisant que les
annuelles des IFRS – obligations d’information qu’elle renferme, autres
Cycle 2014-2016 que celles énoncées aux paragraphes B10 à B16,
s’appliquent aux intérêts d’une entité énumérés au
paragraphe 5 qui sont classés comme détenus en
vue de la vente ou d’une distribution, ou comme
activités abandonnées selon IFRS 5, Actifs non
courants détenus en vue de la vente et activités
abandonnées.
La modification s’applique de manière
rétrospective et entre en vigueur pour les exercices
ouverts à compter du 1er janvier 2017.

Date d’entrée en vigueur :


Exercices ouverts à compter du 1er janvier 2013, sauf pour les modifications ultérieures.
L’application anticipée d’IFRS 12 est autorisée, dans la mesure où IFRS 10 États financiers
consolidés, IFRS 11 Partenariats, IAS 27 États financiers individuels (modifiée en 2011) sont
appliquées en même temps.

3. L’importance de la norme :
• Les utilisateurs d’états financiers veulent obtenir de meilleures informations sur les intérêts
que l’entité présentant l’information financière détient dans d’autres entités, et ce, afin de
mieux évaluer :
— la nature des intérêts détenus dans d’autres entités et les risques qui leur sont associés ;
— les incidences de ces intérêts sur le bilan, l’état des résultats et les flux de trésorerie.
• IFRS 12 contient toutes les obligations d’information relatives aux intérêts qu’une entité a
dans d’autres entités : filiales, partenariats (entreprises communes ou coentreprises),
entreprises associées et entités structurées non consolidées.
• L’application d’IFRS 12 entraînera dans bien des cas un accroissement de la quantité
d’informations à fournir.
• IFRS 12 s’applique également à certains types d’intérêts non comptabilisés, ce qui obligera
l’entreprise à fournir des informations sur des éléments hors bilan.

4. Les incidences de la norme IFRS 12 et les questions principales à considérer :


• Est-ce que les indicateurs de performance clés sont touchés?
Non, car IFRS 12 ne porte que sur les informations fournies par voie de notes.
• Est-ce que les accords contractuels sont touchés?

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IFRS 12 ne devrait pas avoir d’incidence sur les accords contractuels; par contre, cette norme
pourrait obliger la société à fournir des informations de nature sensible.
• Quelle est l’incidence d’IFRS 12 sur les états financiers?
Du fait des informations additionnelles à fournir, les états financiers pourraient, dans certains
cas, devenir beaucoup plus longs.
• En quoi ces changements touchent-ils la collecte des données?
Dans certains cas, IFRS 12 peut imposer des exigences s’ajoutant à celles qui sont déjà
imposées par IFRS 10 et IFRS 11. Par exemple, pour satisfaire à l’obligation d’information
concernant l’exposition maximale au risque de perte attribuable aux intérêts dans des entités
structurées, l’entreprise devra peut-être aller puiser des informations ailleurs que dans celles
qu’elle a déjà recueillies.
• Quelles sont les conséquences fiscales?
Comme IFRS 12 ne porte que sur les informations à fournir, elle ne devrait pas avoir de
conséquences fiscales.
• Où (à qui) communiquer l’incidence des changements?
IFRS 12 exige de fournir des informations additionnelles sur des questions susceptibles
d’intéresser les analystes. Le rapport de gestion peut être un endroit approprié pour parler de
l’incidence de cette norme. Ce sont les circonstances qui dicteront la forme et l’ampleur des
informations à communiquer.
• Y a-t-il des répercussions sur le plan légal ou réglementaire?
Ce sont surtout l’attestation et l’information sur le contrôle qui sont touchées. Comme c’est le
cas chaque fois qu’une exigence comptable est modifiée, IFRS 12 pourrait entraîner des
changements dans les contrôles, forçant ainsi l’entreprise à revoir son processus d’attestation.
En ce qui a trait à l’identification des risques à communiquer, il est important de présenter une
analyse équilibrée afin que les informations fournies n’induisent pas le lecteur en erreur quant
à la nature du risque même ou à l’importance relative de ce risque.

5. Éléments clés à prendre en considération dans un plan :


L’adoption d’IFRS 12 nécessitera du temps, des efforts et beaucoup de jugement. Voici
certains éléments clés à prendre en compte pour le plan d’action :
• En préparant pour l’application d’IFRS 10 et d’IFRS 11, il faudra avoir rassemblé
l’essentiel des informations requises pour appliquer IFRS 12. Il faudra toutefois
examiner chaque entité à la lumière des exigences de cette norme.
• Les changements apportés aux obligations d’information auront une incidence sur le
processus d’établissement des états financiers. Il faudra peut-être plus de temps que
prévu pour recueillir les informations nécessaires. Veiller à ce que chaque filiale,
entreprise associée ou coentreprise soit en mesure de les fournir en temps voulu.
• Si IFRS 12 a des incidences importantes sur l’entité, on pourrait préparer des
modèles de notes (par exemple à partir des états de l’exercice précédent) pour aider à
ne rien oublier.
• Demander si les contrôles et procédures actuels sont encore adéquats.

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• Penser au rapport de gestion ou à un autre mode approprié pour la communication
des incidences.
• Examiner les possibilités en matière de formation sur le sujet.

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Chapitre 2 : Objectifs de la norme IFRS 12, son
champ d’application et ses activités
1. Objectifs de la norme IFRS 12 :

L’objectif de la présente norme est d’exiger d’une entité qu’elle fournisse des informations
permettant aux utilisateurs de ses états financiers d’évaluer à la fois :
 La nature des intérêts détenus dans d’autres entités et les risques qui leur sont
associés.
 Les incidences de ces intérêts sur la situation financière, la performance
financière et les flux de trésorerie de l’entité.
2. Détails des principales exigences :

Pour satisfaire à son objectif, l’entité doit fournir des informations sur:
 Les hypothèses et jugements importants sur lesquels elle s’est basée pour déterminer
la nature de ses intérêts dans une autre entité ou entreprise et pour déterminer le type
de partenariat dans lequel elle a des intérêts.
 Ses intérêts dans:

 Des filiales ,
 Des partenariats et des entreprises associées
 Des entités structurées qui ne sont pas contrôlées par l’entité (entités structurées
non consolidées).
Si les informations exigées par la présente norme et les autres IFRS ne permettent pas
d’atteindre l’objectif énoncé au paravent, l’entité doit fournir les informations
complémentaires nécessaires pour atteindre cet objectif.
L’entité doit s’interroger sur le niveau de détail nécessaire pour remplir l’objectif en matière
d’informations à fournir et sur l’importance à accorder à chacune des obligations énoncées
dans la présente norme. Elle doit regrouper ou ventiler les informations de manière à ne pas
noyer des informations utiles dans une profusion de détails non pertinents ou dans un
regroupement d’éléments disparates.
3. Champ d’application :

La présente norme doit être appliquée par toute entité qui détient des intérêts dans l’une ou
l’autre des catégories d’entités suivantes :
 Filiales ;
 Partenariats (entreprises communes ou coentreprises) ;
 Entreprises associées ;
 Entités structurées non consolidées.

La présente norme ne s’applique pas :

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 Aux régimes d’avantages postérieurs à l’emploi, ni aux autres régimes d’avantages à
long terme du personnel auxquels s’applique la norme IAS 19 Avantages du personnel
;
 Aux intérêts que l’entité détient dans un partenariat auquel elle participe sans toutefois
exercer sur celui-ci un contrôle conjoint, à moins que ces intérêts lui octroient une
influence notable sur le partenariat ou qu’il s’agisse d’intérêts dans une entité
structurée ;

 Aux intérêts dans une autre entité qui sont comptabilisés selon IFRS 9 Instruments
financiers. Toutefois, l’entité doit appliquer la présente norme :
- lorsque ces intérêts sont une participation dans une entreprise associée ou
une coentreprise qui, conformément à IAS 28 Participations dans des
entreprises associées et des coentreprises, est évaluée à la juste valeur par
le biais du résultat net, ou
- lorsque ces intérêts sont des intérêts dans une entité structurée non
consolidée

4. Hypothèses et jugements importants :

L’entité doit fournir des informations sur les hypothèses et jugements importants (et sur les
changements apportés à ces hypothèses et jugements) sur lesquels elle s’est basée pour
déterminer:
 qu’elle contrôle une autre entité, c’est-à-dire une entité faisant l'objet d'un
investissement, au sens des paragraphes 5 et 6 d’IFRS 10 États financiers consolidés;
 qu’elle exerce un contrôle conjoint sur une entreprise ou une influence notable sur une
autre entité;
 le type de partenariat (activité conjointe ou coentreprise), lorsque l’entreprise a été
structurée sous la forme d’un véhicule distinct.

Les hypothèses et jugements importants comprennent ceux que l’entité a formulés lorsque des
changements de faits et circonstances l’ont amenée à revoir, au cours de la période de
présentation de l’information financière, sa conclusion quant à l’exercice du contrôle, d’un
contrôle conjoint ou d’une influence notable.
L’entité doit indiquer, par exemple, les hypothèses et jugements importants sur lesquels elle
s’est basée pour déterminer:
 qu’elle ne contrôle pas une autre entité, même si elle détient plus de la moitié des
droits de vote dans cette entité;
 qu’elle contrôle une autre entité, même si elle détient moins de la moitié des droits de
vote dans cette entité;

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 qu’elle agit comme mandataire ou pour son propre compte qu’elle n’exerce pas
d’influence notable, même si elle détient 20 % ou plus des droits de vote dans une
autre entité;
 qu’elle exerce une influence notable, même si elle détient moins de 20 % des droits de
vote dans une autre entité.

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Chapitre 3 : les natures des intérêts

1. Les intérêts dans des filiales :

L’entité doit fournir des informations permettant aux utilisateurs de ses états financ iers
consolidés
 de comprendre:
 la composition du groupe,
 les intérêts des détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle dans les
activités et les flux de trésorerie du groupe
 d’évaluer:
 la nature et l’étendue des restrictions importantes qui limitent la faculté de
l’entité d’accéder aux actifs du groupe ou de les utiliser et de régler les passifs
du groupe
 la nature et l’évolution des risques associés aux intérêts détenus par l’entité dans
des entités structurées consolidées
 les incidences des modifications du pourcentage de détention des titres de
participation d’une entité dans une filiale qui n'entraînent pas la perte du contrôle
 l’incidence de la perte du contrôle d’une filiale au cours de la période de
présentation de l’information financière.
N.B. Entité structurée : Entité conçue de telle manière que les droits de vote ou droits
similaires ne constituent pas le facteur déterminant pour établir qui contrôle l’entité; c’est
notamment le cas lorsque les droits de vote concernent uniquement des tâches administratives
et que les activités pertinentes sont dirigées au moyen d’accords contractuels.
1.1. Intérêts des détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle dans
les activités et les flux de trésorerie du groupe :

L’entité doit indiquer pour chacune de ses filiales dans lesquelles les participations ne donnant
pas le contrôle sont significatives par rapport à l’entité présentant l’information financière:
a) le nom de la filiale;
b) l’établissement principal de la filiale (et le pays dans lequel elle a été constituée s’il
est différent);
c) le pourcentage des titres de participation des détenteurs de participations ne donnant
pas le contrôle;
d) le pourcentage des droits de vote des détenteurs de participations ne donnant pas le
contrôle, s’il est différent du pourcentage des titres de participation;
e) le résultat net attribué aux détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle de
la filiale au cours de la période de présentatio n de l’information financière;
f) le cumul des participations ne donnant pas le contrôle de la filiale à la fin de la
période de présentation de l’information financière;
g) des informations financières résumées concernant la filiale.
1.2. Nature et étendue des restrictions importantes
L’entité doit indiquer:

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(a) les restrictions importantes (par exemple, les restrictions de nature légale,
réglementaire ou contractuelle) qui limitent sa faculté d'accéder aux actifs du
groupe ou de les utiliser et de régler les passifs du groupe, telles que:
(i) les restrictions qui limitent la faculté d’une société mère ou de ses filiales de
transférer de la trésorerie ou d’autres actifs vers (ou depuis) d’autres entités
au sein du groupe,
(ii) les garanties ou autres obligations pouvant constituer une restriction au
paiement de dividendes et aux autres distributions prélevées sur les capitaux
propres, ou à l’attribution ou au remboursement de prêts et d’avances à (par)
d’autres entités du groupe;
(b) la nature des droits de protection des participations ne donnant pas le contrôle et la
mesure dans laquelle ils peuvent restreindre sensiblement la faculté de l’entité
d'accéder aux actifs du groupe ou de les utiliser et de régler les passifs du groupe
(par exemple lorsqu’une société mère se trouve dans l’obligation de régler les
passifs d’une filiale avant de régler ses propres passifs, ou lorsque l’approbation des
détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle est requise soit pour avoir
accès aux actifs d’une filiale ou pour régler ses passifs);
(c) les valeurs comptables, dans les états financiers consolidés, des actifs et des passifs
auxquels s’appliquent ces restrictions.
1.3. Nature des risques associés aux intérêts d’une entité dans des entités
structurées consolidées :
L’entité doit indiquer les stipulations de tout accord contractuel qui pourrait obliger la société
mère ou ses filiales à soutenir financièrement une entité structurée consolidée, y compris les
événements ou circonstances qui pourraient exposer l’entité présentant l’information financ ière
à une perte (par exemple, accords d’avance de trésorerie ou changements de notation de crédit
qui entraînent l’obligation d’acheter des actifs de l’entité structurée ou de lui fournir un soutien
financier).
Si, au cours de la période de présentation de l’information financière, une société mère ou l’une
de ses filiales a fourni, sans y être tenue par une obligation contractuelle, un soutien financ ier
ou autre à une entité structurée consolidée (par exemple, en achetant des actifs de l’entité
structurée ou des titres émis par elle), l’entité doit indiquer:
(a) la nature et le montant du soutien fourni, y compris les cas où la société mère ou
ses filiales ont aidé l’entité structurée à obtenir un soutien financier; et
(b) les raisons pour lesquelles le soutien a été fourni.
Si, au cours de la période de présentation de l’information financière, une société mère ou l’une
de ses filiales a fourni, sans y être tenue par une obligation contractuelle, un soutien financ ier
ou autre à une entité structurée non consolidée antérieurement et que ce soutien a abouti au
contrôle de l’entité structurée, l’entité doit fournir une explication des facteurs pertinents qui
ont mené à cette décision.
L’entité doit indiquer toute intention de sa part de fournir un soutien financier ou autre à une
entité structurée consolidée, y compris toute intention d’aider l’entité structurée à obtenir un
soutien financier.
1.4. Incidences des modifications du pourcentage de détention des titres de
participation d'une société mère dans une filiale qui n'entraînent pas la perte
du contrôle

14
L’entité doit présenter un tableau montrant les incidences, sur les capitaux propres attribuab les
aux propriétaires de la société mère, de toute modification de son pourcentage de détention des
titres de participation dans la filiale qui n’entraîne pas la perte du contrôle.

1.5. Incidences de la perte du contrôle d’une filiale au cours de la période de


présentation de l’information financière

L’entité doit indiquer tout profit ou perte, le cas échéant, calculé selon le paragraphe 25 d’IFRS
10, ainsi que:
(a) la partie de ce profit ou de cette perte qui est attribuable à l’évaluation de toute
participation conservée dans l’ancienne filiale à sa juste valeur à la date de la perte
du contrôle; et
(b) le(s) poste(s) où le profit ou la perte est comptabilisé en résultat net (si le profit ou
la perte n’est pas présenté séparément).
2. Intérêts détenus dans des partenariats et entreprises associées :
L’entité doit fournir des informations permettant aux utilisateurs de ses états financ iers
d’évaluer:
(a) la nature, l’étendue et les incidences financières de ses intérêts dans des partenariats
et des entreprises associées, y compris la nature et les incidences de ses relations
contractuelles avec les autres investisseurs qui exercent un contrôle conjoint ou une
influence notable sur les partenariats et les entreprises associées
(b) la nature et l’évolution des risques associés à ses intérêts dans des partenariats et
des entreprises associées

2.1. Nature, étendue et incidences financières des inté rêts d’une entité dans des
partenariats et des entreprises associées

L’entité doit indiquer:


(a) pour chaque partenariat et entreprise associée qui est significatif pour l’entité
présentant l’information financière:
(i) le nom du partenariat ou de l’entreprise associée,
(ii) la nature de la relation entre l’entité et le partenariat ou l’entreprise associée
(par exemple, en décrivant la nature des activités du partenariat ou de
l’entreprise associée et en précisant si ces activités revêtent une importance
stratégique pour les activités de l’entité),
(iii) l’établissement principal du partenariat ou de l’entreprise associée (et le pays
dans lequel il a été constitué, le cas échéant, s’il est différent),
(iv) le pourcentage des titres de participation ou des actions participatives détenu
par l’entité et, s’il est différent, le pourcentage des droits de vote détenu (le
cas échéant);
(b) pour chaque coentreprise et entreprise associée qui est significative pour l’entité
présentant l’information financière:
(i) le mode de comptabilisation de la participation dans la coentreprise ou
l’entreprise associée: méthode de la mise en équivalence ou juste valeur,

15
(ii) les informations financières résumées concernant la coentreprise ou
l’entreprise associée, selon les dispositions des paragraphes B12 et B13,
(iii) la juste valeur de la participation dans la coentreprise ou l’entreprise associée
lorsque cette participation est comptabilisée selon la méthode de la mise en
équivalence, s'il existe un prix coté sur un marché pour cette participation;
(c) les informations financières précisées au paragraphe B16 en ce qui concerne les
participations de l’entité dans des coentreprises et des entreprises associées qui,
prises individuellement, ne sont pas significatives:
(i) présentées de façon globale pour toutes les coentreprises qui ne sont pas
significatives prises individuellement; et, séparément,
(ii) présentées de façon globale pour toutes les entreprises associées qui ne sont
pas significatives prises individuellement.
L’entité doit aussi indiquer:
(a) la nature et l’étendue de toute restriction importante (résultant, par exemple,
d’accords d’emprunt, de dispositions réglementaires ou d’accords contractuels
conclus entre les investisseurs qui exercent un contrôle conjoint ou une influe nce
notable sur une coentreprise ou une entreprise associée) qui limite la faculté des
coentreprises ou des entreprises associées de transférer des fonds à l’entité sous
forme de dividendes en trésorerie ou encore de rembourser des prêts ou avances
consentis par l’entité;
(b) lorsque les états financiers d’une coentreprise ou d’une entreprise associée utilisés
pour l’application de la méthode de la mise en équivalence sont établis pour une
date ou pour une période différente de celle de l’entité:
(i) la date de clôture de la coentreprise ou de l’entreprise associée, et
(ii) la raison de l’utilisation d’une date ou d’une période différente;
(c) la quote-part non comptabilisée des pertes d’une coentreprise ou d’une entreprise
associée, pour la période de présentation de l’information financière et en cumulé,
si l’entité a cessé de comptabiliser sa quote-part des pertes de la coentreprise ou de
l’entreprise associée lors de l’application de la méthode de la mise en équivalence.
2.2. Risques associés aux intérêts d’une entité dans des coentreprises et des
entreprises associées
L’entité doit indiquer:
(a) ses engagements à l’égard de ses coentreprises séparément du montant de ses autres
engagements;
(b) conformément à IAS 37 Provisions, passifs éventuels et actifs éventuels, sauf si la
probabilité de perte est faible, les passifs éventuels contractés en ce qui concerne
ses intérêts dans des coentreprises ou des entreprises associées (y compris sa quote-
part des passifs éventuels contractés conjointement avec les autres investisse urs
exerçant un contrôle conjoint ou une influence notable sur les coentreprises ou les
entreprises associées), séparément du montant des autres passifs éventuels.

16
3. Intérêts détenus dans des entités structurées non consolidées :

L’entité doit fournir des informations permettant aux utilisateurs de ses états financiers:
(a) de comprendre la nature et l’étendue de ses intérêts dans des entités structurées non
consolidées
(b) d’évaluer la nature et l’évolution des risques associés à ses intérêts dans des entités
structurées non consolidées
Les informations requises) comprennent les informations relatives aux risques auxquels est
exposée l’entité en raison de ses liens avec une entité structurée non consolidée au cours de
périodes antérieures (par exemple, apport d’une aide financière à l’entité structurée), même si
l’entité n’a plus aucun lien contractuel avec l’entité structurée à la date de clôture.

3.1. Nature des intérêts


L’entité doit fournir des informations qualitatives et quantitatives sur ses intérêts dans des
entités structurées non consolidées, notamment sur la nature, l’objet, la taille, les activités et les
modes de financement de l’entité structurée.
Si l’entité a apporté une aide financière à une entité structurée non consolidée pour laquelle elle
ne fournit pas les informations requises au paragraphe 29 (par exemple, parce qu’elle ne détient
pas d'intérêts dans l’entité structurée à la date de clôture), elle doit indiquer:
(a) comment elle a déterminé à quelles entités structurées elle a apporté une aide
financière;
(b) les revenus tirés de ces entités structurées au cours de la période de présentation de
l’information financière, avec une description des types de revenus présentés; et
(c) la valeur comptable (au moment du transfert) de tous les actifs transférés à ces
entités structurées au cours de la période de présentation de l’informatio n
financière.
28 L’entité doit présenter les informations visées aux paragraphes (b) et (c) sous forme de
tableau, à moins qu’une autre forme convienne mieux, et classer ses activités d’aide
financière dans des catégories pertinentes

3.2. Nature des risques


L’entité doit présenter, sous forme de tableau, à moins qu’une autre forme convienne mieux,
un résumé:
(a) des valeurs comptables des actifs et passifs comptabilisés dans ses états financ iers
au titre de ses intérêts dans des entités structurées non consolidées;
(b) des postes de l’état de la situation financière où sont comptabilisés ces actifs et
passifs;
(c) du montant qui représente au mieux son exposition maximale au risque de perte
attribuable à ses intérêts dans des entités structurées non consolidées, ainsi que de
la façon dont cette exposition maximale a été déterminée. Si l’entité n’est pas en
mesure de quantifier son exposition maximale au risque de perte attribuable à ses
intérêts dans des entités structurées non consolidées, elle doit indiquer cette
incapacité et en préciser les raisons;

17
(d) de la comparaison des valeurs comptables des actifs et passifs de l’entité afférents
à ses intérêts dans des entités structurées non consolidées et de l’expositio n
maximale de l’entité au risque de perte attribuable à ces entités structurées.
Si, au cours de la période de présentation de l’information financière, l’entité a fourni, sans y
être tenue par une obligation contractuelle, un soutien financier ou autre à une entité structurée
non consolidée dans laquelle elle a ou a déjà eu des intérêts (par exemple, en achetant des actifs
de l’entité structurée ou des titres émis par celle-ci), elle doit indiquer:
(a) la nature et le montant du soutien fourni, y compris les cas où l’entité a aidé l’entité
structurée à obtenir un soutien financier; et
(b) les raisons pour lesquelles le soutien a été fourni.
L’entité doit indiquer toute intention de sa part de fournir un soutien financier ou autre à une
entité structurée non consolidée, y compris toute intention d’aider l’entité structurée à obtenir
un soutien financier.

18
Chapitre4: L’E.T.I.C. consolidé

1. Définition :

L’E.T.I.C consolidé est un document de synthèse qui complète et commente l’informa tio n
comptable donnée par les états de synthèse. Ce document doit contenir toutes les informatio ns
quantitatives ou qualitatives dont l’importance est significative pouvant influencer l’opinio n
que les lecteurs des états de synthèse peuvent avoir sur la situation patrimoniale et financ ière
de l’entreprise.
L’E.T.I.C consolidé doit comporter toute information de caractère significatif permettant aux
utilisateurs des comptes consolidés de porter une appréciation sur le patrimoine, la situatio n
financière et le résultat de l’ensemble constitué par les entreprises comprises dans la
consolidation. L’information porte au minimum sur l’exercice écoulé et sur le précédent. La
liste des informations recensées ci-après, dont l’ordre est indicatif, ne doit en aucun cas être
considérée comme limitative. En revanche, celles qui ne présentent pas un caractère significatif
ne sont pas à fournir.
L'E.T.I.C.C comporte, outre les informations prévues dans l'E.T.I.C du modèle normal :
 Des informations relatives au "périmètre de consolidation"(filiales ; entreprises
sous contrôle conjoint ; entreprises associées) ;
 Principes et modalités de consolidation ;
 Explicitation des postes spécifiques du bilan et du CPC consolidés
2. La référence : Avis N°5 du Conseil nationale de comptabilité :

L’ETIC consolidé prend ses fondements à la fois des normes et des avis publiés par le Conseil
National de la Comptabilité Marocain et ainsi des IAS et IFRS publié par l’IASB. Au Maroc,
L’avis N°5 publié par le conseil national de la comptabilité exige de présenter l’Etat des
informations complémentaires. Au niveau international, les normes régissant les informations
présentées sont définies selon IAS 27, IAS 28 et IFRS 12.
3. Les informations à fournir :
3.1. Informations d’ordre général :

A. M ODALITES DE CONSOLIDATION :

- méthodes de consolidation ;
- détermination de l’écart d’acquisition, justification en cas d’écart d’acquisition négatif
; détermination de la valeur d’entrée des actifs et passifs ; modalités d’amortisseme nts
des écarts d’acquisition positifs y compris les amortissements exceptionnels, et
modalités de reprise des écarts d’acquisition négatifs ; justification en cas d’imputatio n,
le cas échéant, des écarts d’acquisition sur les capitaux propres ;
- information sur les méthodes de conversion utilisées pour la consolidation les filia les
étrangers et analyse des écarts de conversion résultant de leur intégration dans les

19
comptes consolidés ; le cas échéant indicateurs retenus pour déterminer si les entreprises
étrangères sont situées dans des pays à forte inflation ; évolution de ces indicateurs au
cours de la période et des deux périodes précédentes pour les filiales concernées ;
- date (s) de clôture des exercices des entreprises consolidées si la date de clôture des
comptes individuels de l’entreprise consolidante est différente de celle de la plupart
d’entre elles.

B. M ETHODES ET REGLES D’EVALUATION :

- frais de recherche et développement : activation ou charge (méthodes d’amortisse me nt


le cas échéant) ;
- immobilisations corporelles ou incorporelles, durées de vie usuelles et méthodes
d’amortissements, règles de dépréciation,
- subventions d’investissement,
- stocks et travaux en cours,
- créances et dettes en monnaies étrangers,
- opérations partiellement exécutées à la clôture de l’exercice,
- contrats de location financement,
- comptabilisation des instruments financiers,
- provisions pour pertes et charges,
- engagements de retraite et prestations assimilées,
- impôts différés,
- prise en compte des produits,
- comptabilisation des « stocks options » accordée aux salariés,
- Précision sur les critères retenus pour identifier les charges et produits exceptionnels,
- modalités de calcul des résultats par action.

C. N ON-APPLICATION DES METHODES PREFERENTIELLES :

Si les méthodes préférentielles énoncées au §400 ne sont pas appliquées, indication de l’impact
sur le bilan et le compte de produits et charges de cette non-application.

3.2. Informations relatives au périmètre :

L’ETIC consolidé exige de présente les informations sur lesquelles on s’est basé pour définir
le périmètre de consolidation de la société-mère, à ceci vient s’ajouter les critères d’inclus io n
ou d’exclusion des entreprises dudit périmètre.

On énumère ci-dessous l’ensemble des informations cités par l’Avis N°5 publié par le CNC
Marocain :

- indication des critères retenus par le groupe pour définir son périmètre ;

20
- identification des entreprises consolidées, ainsi que de la fraction de leur capital détenue
directement et indirectement, et leur mode de consolidation ;
- justification, pour certaines entreprises contrôlées, de l’utilisation de la méthode de mise
en équivalence, en raison de la structure de leurs comptes ;
- justification des cas d’intégration globale lorsque la fraction des droits contrôlée détenue
est inférieure ou égale à 40% ;
- justification des d’exclusion de l’intégration globale lorsque la fraction des droits
contrôlée détenue est supérieure à 50% ;
- justification des cas de consolidation par la méthode de mise en équivalence lorsque la
fraction des droits de vote détenue est à 20% ;
- indication des motifs qui justifient la non-consolidation de certaines entreprises.

3.3. Comparabilité des comptes :


Après avoir changé de méthodes comptables, il faut présenter des infos qui permettent aux
utilisateurs des états d’avoir une idée sur les changements comptables et leur incidence sur le
résultats, les capitaux et chaque poste du bilan et du compte de résultat. L’ETIC recommande
aux entreprises de présenter ces infos sous la forme des comptes pro forma présentant les
comptes de résultat de l’exercice clos et de celui de l’exercice précédent selon le même
périmètre et avec les méthodes de consolidation.

- justification des changements comptables et leur incidence sur le résultat consolidé et


les capitaux propres ;
- Dans le cas d’acquisition d’une entreprise à consolider par intégration globale ou
proportionnelle, il faut indiquer à la date de son entrée dans le périmètre toutes les
informations utiles concernant le coût d’acquisition des titres, le montant de l’écart
d’acquisition et l’impact de l’acquisition sur tout poste du bilan, du compte de résultat
et du tableau des flux de trésorerie présenté au titre de l’exercice d’acquisition. Ces
informations prennent, de préférence, la forme de comptes pro forma présentant les
comptes de résultat de l’exercice clos et ceux de l’exercice précédent selon un même
périmètre en tenant compte des amortissements des écarts d’acquisition et frais
financiers entraînés par l’acquisition ;

- Dans le cas particulier de la substitution du montant de l’actif net comptable au coût


d’acquisition des titres, indication de l’application de cette méthode dérogatoire, des
mouvements qui en résultent pour les réserves, ainsi que du nom des entreprises
concernées ;

- Dans le cas de variations ultérieurs du périmètre ou des méthodes de consolidatio n,


obligation d’indication de toutes les informations utiles concernant l’incidence des

21
changements significatifs portant sur tout poste du bilan, du compte de résultat et du
tableau des flux de trésorerie affecté de façon significative par cette modification du
pourcentage de détention ; ces informations prennent, de préférence, la forme de
comptes pro forma présentant les comptes de résultat de l’exercice clos et ceux de
l’exercice précédent selon un même périmètre et avec les mêmes méthodes de
consolidation, en tenant compte des amortissements des écarts d’évaluation et des
produits financiers ;

- Mention des informations significatives concernant le coût ou le prix des acquisitio ns


et cessions effectuées entre la date de clôture de l’exercice et la date d’arrêté des
comptes.

3.4. Explication des postes du bilan et du compte de produits et charges :

A. Postes d’actifs immobilisés

Pour chacun des postes d’actifs immobilisés présentés au bilan

- indication des valeurs brutes, amortissements, provisions pour dépréciation ;


- analyse commentée des principaux soldes et mouvements de l’exercice.

B. Autres informations relatives aux postes d’actifs immobilisés :


 écarts d’acquisition : cas exceptionnel justifiant leur affectation dans les capitaux
propres ;
 immobilisation et amortissements : montant des biens inscrits dans les immobilisatio ns
qui font l’objet de contrats de location financement, par catégorie d’immobilisatio n,
ainsi que modalités de dépréciation ;
 titres mis en équivalence : total des actifs à court terme, des actifs à long terme, des
passifs à court terme, des passifs à long terme, des produits et charges en provenance
des principales entreprises mises en équivalence ;
 titres de participation non consolidés : liste des principales entreprises composant ce
poste en précisant leur identification, la fraction du capital détenu directement ou
indirectement, le montant de leurs capitaux propres, le résultat du dernier exercice, ainsi
que la valeur nette comptable des titres concernés ; indication de la valeur boursière des
titres cotés ;

C. AUTRES POSTES DU BILAN


Stocks :

22
- indication des principales composantes, montant des valeurs brutes et des
dépréciations.
Créances :

- ventilation par nature ;


- ventilation par échéance (moins d’un an, plus d’un an et plus de cinq ans) ;
- montant des valeurs brutes et des dépréciations.
Titres de placement :

- indication de la valeur boursière des titres cotés.


Les variations des capitaux propres consolidés peuvent avoir notamment pour origine :

- les variations du capital de l’entreprise consolidante ;


- l’acquisition ou la cession de titres d’auto contrôle ;
- l’incidence éventuelle des réévaluation retenue, l’écart dégagé, son incidence sur les
écarts d’évaluation et d’acquisition ainsi que sur les dotations aux amortissements et
provisions relatifs aux biens réévalués ;
- la part de l’entreprise consolidante dans le résultat consolidé de l’exercice ;
- les distributions effectuées par l’entreprise consolidante au cours de l’exercice ;
- l’incidence des variations de taux de conversion ;
- les chargements de méthodes d’évaluation ;
- l’imputation éventuelle de l’écart d’acquisition sur les capitaux propres.
- Le tableau de variation des capitaux propres peut être complété par un tableau de
variation des intérêts minoritaires.

Provisions pour risques et charges

- analyse commentée des principaux soldes et mouvements


Impôts sur les résultats

- ventilation entre impôts différés et impôts exigibles ;


- rapprochement entre la charge d’impôt théorique calculée en appliquant au résultat
comptable avant impôt le taux d’impôt le taux d’impôt applicable à l’entrepr ise
consolidante sur la base des textes fiscaux en vigueur. Parmi les éléments en
rapprochement se trouve l’incidence de taux d’impôt réduits ou majorés pour certaines
catégories d’opérations, et de différences de taux d’impôt pour les résultats obtenus par
l’activité exercée dans d’autres pays que celui de l’entreprise consolidante ;
- indication du montant des actifs d’impôts différés non comptabilisés du fait que leur
récupération n’est pas jugée probable avec une indication de la date la plus lointa ine
d’expiration ;

23
- en cas d’actualisation des impôts différés, indication de la méthode et du taux
d’actualisation ainsi que de l’impact de l’actualisation sur les actifs et passifs d’impôts
différés ;
- ventilation des actifs et passifs d’impôts différés comptabilisés par grande catégorie :
différences temporaires, crédits d’impôts ou reports fiscaux déficitaires ;
- justification de la comptabilisation d’un actif d’impôt différé lorsque l’entreprise a
connu une perte fiscale récente.
Emprunts et dettes financières :

- ventilation par nature, avec notamment l’indication des montants correspondant à des
contrats de crédit-bail retraités ;
- ventilation par principales devises, par échéance (moins d’un an, plus d’un an et plus de
cinq ans), par nature de taux (fixe, variable), en prenant en compte les instruments de
couverture y afférent ;
- état des sûretés réelles accordées en garantie.
Instruments financiers

- information sur la valeur de marché des instruments financiers comparée à la valeur


inscrite dans les comptes ;
- information sur les risques de taux, risque de charge et risque de contrepartie sur
l’ensemble des instruments financiers ;
- information sur les couvertures de transaction futures ;
Engagements hors bilan

- informations relatives aux effets escomptés non échus et autres engagements donnés ou
reçus ;
- informations relatives aux risques et engagements.
D. POSTES DU COMPTE DE PRODUITS ET CHARGES
Charges de personnel :

- charge globale (en cas de classement par destination) ;


- effectif moyen employé par les entreprises consolidées par intégration globale et quote-
part contrôlée des effectifs employés par les entreprises consolidées par intégratio n
proportionnelle, ventilé par catégorie.
Frais de recherche et de développement :

- montant des frais de recherche et développement inscrits en charges, y compris la


dotation aux amortissements des frais immobilisés.
Dotations d’exploitation :

- Montant de la dotation aux amortissements ;


- montant de la dotation aux provisions pour dépréciation.
Charges et produits financiers :

24
- indication des écarts de conversion éventuellement inclus dans ces postes ;
- charges financières incluses dans la production immobilisée, vendue ou stockée.
Produits et charges non courants :

- principaux composants ;
- indication de la part de l’impôt sur les résultats et, si elle est significative, la part des
minoritaires qui leur correspondent.

3.5. Autres informations :

Informations sectorielles :
( si un secteur d’activité ou une zone géographique, pays majeurs ou continents) représente
plus de 10 % du total consolidé) :
- ventilation du chiffre d’affaires et du résultat d’exploitation par zone géographique ou
monétaire et par secteur d’activité ;
- ventilations des immobilisations ou des actifs employés par zone géographique et par
secteur d’activité ;
- comptes synthétiques des entreprises consolidées dont les comptes sont structurés de
manière très différente de l’ensemble des entreprises du périmètre.

Evénements post clôture :


- information sur les événements post clôture d’importance significative n’ayant pas
donné lieu à un enregistrement au bilan, ni au compte de résultat.

Entreprises liées
- informations relatives aux transactions avec les entreprises liées non consolidées par
intégration globale ou proportionnelle : nature et éléments de ces opérations nécessaires
à la compréhension du bilan, du compte de résultat et du tableau des flux de trésorerie.
Dirigeants :

- montant des rémunérations allouées, au titre de l’exercice, aux membres des organes
d’administration, de direction et de surveillance de l’entreprise consolidante, à raison
de leurs fonctions dans des entreprises contrôlées ; cette information est donnée de
façon globale pour les membres de chacun de ces organes ;

- engagements en matière de pensions et indemnités assimilées dont bénéficient les


membres et les anciens membres des organes susvisés ; cette information est donnée
de façon globale pour les membres de chacun de ces organes ;

- avances et crédits accordés aux membres des organes susvisés par l’entrepr ise
consolidante et par les entreprises placées sous son contrôle, avec l’indication des
conditions consenties.

25
4. Principales divergences entre l’AVIS N°5 et L’IFRS 12 :

Par la présente partie, nous vous énumérerons les principales divergences au niveau des
informations à fournir concernant la consolidation. Nous soulignons que la lecture
comparative effectuée est le fruit du travail du groupe.
En guise de comparaison, les différences s’articulent sur 6 principaux niveaux :
1. Référentiel : Double référentialité au niveau de l’avis n°5 vs une uni-référentialité au
niveau de la norme IFRS 12
2. Notion du risque : Omniprésence au niveau de la norme IFRS 12 et Quasi-absence au
niveau de l’avis N°5 ;
3. les seuils de définition du périmètre : on se base pour la détermination du périmètre sur
les types de contrôle en IFRS alors qu’on évoque les méthodes de consolidation ;
4. la classification des infos à présenter : IFRS : selon les types d’entités AVIS N°5 : selon
les postes du bilan ;
5. la présence de l’information sectorielle dans l’ETIC alors que dans l’IFRS 12 on le traite
pas, toutefois elle est évoquée en IFRS 8 ;
6. le format de présentation des variations des méthodes : l’Avis N°5 recommande la
forme compte pro format

26
Partie 2 : Cas pratiques

27
1. Hypothèses et jugements significatifs :

RAPPELS DE LA NORME :

Une entité doit fournir des informations sur les hypothèses et jugement ( et sur les changements
apportés à ces hypothèses et jugements ) sur lesquels elle s’est basée pour déterminer ( IFRS
12.7 ) :

i) Qu’elle contrôle une autre entité ;

ii) Qu’elle exerce un contrôle conjoint sur une entreprise ou une influence notable sur
une autre entité ;

iii) Le type de partenariat ( activité conjointe ou coentreprise ), lorsque l’entreprise a


été structurée sous la forme d’un véhicule distinct.

Notre première illustration porte sur les hypothèses et jugements, nous avons choisi de présenter
l’exemple de Maroc Telecom qui présente dans le périmètre de consolidation les hypothèses et
jugements sur lesquels elle s’est basée pour déterminer le type d’intérêt qu’elle détient dans ces
entreprises.
Dans cet exemple toutes les entreprises sont des filiales de l’entreprise, mais il faut noter que
dans le cas d’une multitude de type d’intérêt il faut présenter séparément les informatio ns
concernant les intérêts qu’une maison mère détient dans
(a) des filiales,
(b) des coentreprises,
(c) des activités conjointes,
(d) des entreprises associées,
(e) des entités structurées non consolidées.

28
2. Intérêts dans les filiales :
La norme IFRS 12 ne précise pas comment présenter les intérêts dans les filiales elle insiste
uniquement sur l’obligation de le faire en présentant le nom de la filiale le pays où elle se trouve
et le pourcentage d’intérêt.
Pour Maroc Telecom la norme IFRS 12 n’a pas apportée de changement la société présente
toujours de la même manière ses intérêts dans ses filiales à travers le tableau du périmètre de
consolidation dans les notes.

29
Alors que d’autres entreprises ont présenté des nouveautés comme Philips qui a décidé de
classer ses filiales selon l’ordre décroissant de l’EBIT ou Arcelormittal qui a classé toutes ses
filiales par secteur d’activités.

Cas IAM

30
31
Cas PHILIPS

32
Cas ARCELORMITTAL

Présentation des informations à fournir concernant les intérêts minoritaires


significatifs

IFRS 12 ne donne aucune précision sur la façon d’apprécier dans quelle mesure les intérêts
minoritaires d’une filiale sont significatifs c’est ce qui a mené a une application différe nte
d’une société à une autre, certaines utilisent les agrégats bilancie ls, de résultat et de flux de
trésorerie selon leurs pertinence,

33
Mais la norme a précisé les éléments qui doivent être présentés pour les détenteurs des
participations ne donnants pas le contrôle :

- le nom de la filiale ;
- l’établissement principal de la filiale ou le pays dans lequel elle a été constituée s’il est
différent de celui de la maison mère
- le pourcentage des titres de participation des détenteurs de participations ne donnant pas
le contrôle ;
- le pourcentage des droits de vote des détenteurs de participations ne donnant pas le
contrôle, s’il est différent du pourcentage des titres de participation ;
- le résultat net attribué aux détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle de la
filiale au cours de la période de présentation de l’information financière ;
- le cumul des participations ne donnant pas le contrôle de la filiale à la fin de la période
de présentation de l’information financière ;
- des informations financières résumées concernant la filiale , on précise dans le
paragraphe B 10 dans le guide de la norme qu’il faut indiquer les dividendes versés aux
détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle , ainsi que de fournir des
informations financières résumées concernant les actifs, les passifs, le résultat net et les
flux de trésorerie de la filiale qui permettent aux utilisateurs de comprendre les intérêts
des détenteurs de participations ne donnant pas le contrôle dans les activités et les flux
de trésorerie du groupe. Ces informations peuvent notamment porter sur les actifs
courants, les actifs non courants, les passifs courants, les passifs non courants, les
produits, le résultat net et le résultat global total.
C’est exactement ce qui est présenté dans les tableaux suivant d’Arceromittal, dans le 1
er tableau sont présentés les 4 premières informations, et dans le deuxième sont
présentés les informations financières résumés.

34
Cas ARCELORMITTAL

35
3. Intérêts dans les partenariats et les entreprises associées
L’IASB a considéré que même si le contrôle conjoint (qui a trait aux partenariats) est différent
de l’influence notable (laquelle a trait aux entreprises associées), il était pertinent de fixer un
objectif commun aux informations fournies au titre des intérêts dans des partenariats et dans
des entreprises associées.

3.1.Comment déterminer que des partenariats ou des entreprises associées sont


individuellement significatifs ?
Compte tenu du niveau d’exigence différent en termes d’informations à fournir selon que la
coentreprise ou l’entreprise associée est significative prise individuellement ou pas, il est
important de définir une approche permettant d’identifier les entités significatives pour
lesquelles des informations spécifiques très détaillées devront être fournies sur une base
individuelle.
Or IFRS 12 ne donne pas de guidance pour apprécier dans quelle mesure un intérêt dans un
partenariat ou dans une entreprise associée est significatif. Dès lors, une bonne pratique en
termes de communication financière consiste, à notre avis, à indiquer la méthodologie
retenue, ou a minima les agrégats examinés, pour apprécier le caractère significatif de ces
intérêts, lorsque ceux-ci sont considérés sur une base individuelle.
Dans notre illustration, ARCELORMITTAL précise, dans une note en bas de tableau, les
critères retenus pour déterminer que certains partenariats et entreprises associées sont
considérés non significatifs individuellement :

36
Par ailleurs, la démarche d’identification des entités significatives doit se faire en ayant à
l’esprit la possibilité offerte par IFRS 12 de regrouper certaines informations7 , sous réserve
de respecter des conditions bien précises (cf. guide d’application de la norme qui précise en
particulier qu’une entité présentant l’information financière doit considérer les informations
quantitatives et qualitatives se rapportant aux différentes caractéristiques de risque et de
rendement de chaque entité qu’elle envisage d’inclure dans le regroupement, ainsi que
l’importance que chacune de ces entités revêt pour elle). Le regroupement de données semble
donc possible y compris s’agissant d’intérêts dans des entités individuellement significatives
(dès lors que les conditions régissant les regroupements sont remplies).
En cas de regroupement, celui-ci doit être indiqué de manière explicite, comme le fait
TOTAL dans l’exemple ci-dessous.
TOTAL indique, par une note en bas de tableau, que des regroupements d’entité ont été
opérés pour présenter l’information qui figure dans certaines colonnes :

37
Enfin, il peut également être utile de rappeler qu’IAS 31 exigeait de fournir des informations
spécifiques pour les « coentreprises importantes » (i.e. au sens de la norme IAS 31). Une
cohérence devra donc probablement être trouvée entre le prisme IAS 31 et le prisme IFRS 12
s’agissant de l’identification des sociétés listées de manière individuelle dans l’ancien
référentiel et les sociétés qui le seront en application d’IFRS 12 (au moins pour celles sur
lesquelles un contrôle conjoint est exercé).

3.2.Présentation des informations requises pour les coentreprises et entreprises


associées qui, prises individuellement, ne sont pas significatives :

38
Isoler sur une ligne spécifique les entités non significatives est très pertinent car cela permet de
répondre au § B16 de la norme IFRS12, qui stipule que dans le cas d’une coentreprise ou
entreprise associée qui est non significative, il faut que l’entité présente le montant global de
ses quotes-parts du : résultat net des activités poursuivies ; autres éléments du résultat global ;
résultat global total. Sans oublier que l’entité doit fournir les informations concernant les
coentreprises séparément des informations concernant les entreprises associées.

3.3.Comment présenter les informations requises pour les coentreprises et


entreprises associées qui, prises individuelle ment, sont significatives ?
Si la norme IFRS 12 est prescriptive sur le détail des informations à fournir pour les entités
individuellement significatives, elle ne l’est pas, en revanche, sur le format de présentation à
retenir. En pratique, plusieurs approches ont ainsi été retenues. Nous en listons trois ci-après,
sachant que d’autres formats de présentation sont sans doute envisageables dès lors que sur le
fond, les informations requises par IFRS 12 sont données. Les émetteurs devront adopter la
présentation qui leur semble être la plus pertinente compte tenu du périmètre des entités
significatives identifiées.
Une première approche consiste, comme dans le cas d’ARCELORMITTAL, à présenter un
tableau par période et à présenter, au sein de chaque tableau, les entités significatives
identifiées dans différentes colonnes :

39
La norme IFRS 12 dans ce cas exige de présenter :

 Le nom de la coentreprise ou de l’entreprise associée,


 La nature de son activité,
 L’établissement principal du partenariat ou de l’entreprise associée
 Le pourcentage des titres de participation détenus
 Les dividendes reçus par l’entité
 Les actifs courants
 La trésorerie et les équivalents de trésorerie compris dans les actifs courants
 Les actifs non courants
 Les passifs courants
 Les passifs non courants
 Les autres éléments du résultat global
 Le résultat global total
 Les dotations aux amortissements
 Les produits d’intérêts
 Les charges d’intérêts
 La charge ou le produit d’impôt sur le résultat.

40
41

 Une troisième approche consiste, comme dans le cas de TOTAL, à présenter les
informations requises en premier lieu par secteur opérationnel, chaque tableau inclua nt
ensuite une colonne spécifique par entité, puis des sous-colonnes au titre des différentes
périodes présentées.

42
3.4.Présentation des informations au titre des risques associés aux intérêts d’une
entité dans des coentreprises et des entreprises associées
IFRS 12n’impose pas de format de présentation lorsque de telles informations doivent
effectivement être données. En pratique, deux approches sont donc possibles :
 Présenter ces informations dans les notes annexes dédiées, pour le groupe dans son
ensemble, à la communication d’informations relatives aux engagements hors bilan
d’une part, et aux passifs éventuels d’autre part.
 Présenter ces informations en commentaires dans la note dédiée aux coentreprises et
dans celle dédiée aux entreprises associées.
La première approche exposée ci-dessus semble mieux adaptée dans le cas où le groupe a de
nombreuses données à communiquer. Cette présentation a par ailleurs le mérite de permettre
d’avoir une vue d’ensemble sur tous les engagements donnés au niveau du groupe.
Cette présentation a notamment été retenue par SANOFI : le groupe fait un renvoi à la fin de la
note sur les participations dans des sociétés mises en équivalence vers la note D.21.1.

43
En l’absence d’engagements donnés relatifs aux coentreprises ou de passifs éventuels relatifs
aux coentreprises et aux entreprises associées, une bonne pratique consisterait à indiquer ce fait
en annexe de manière explicite.

4. Intérêts dans les entités structurées non consolidées

RAPPEL DE LA NORME

Une entité doit fournir des informations permettant aux utilisateurs de ses états financiers :

a) De comprendre la nature et l’étendue de ses intérets dans des entités structurées non
consolidées

b) D’évaluer la nature et l’évolution des risques associés à ses intérets dans des entités
structurées non consolidées.

Dans ce cas, la coentreprise ou l’entreprise associée répond à la définition d’une entité


structurée. Des informations complémentaires sont donc susceptibles de devoir être données
autres que celles déjà mentionnées auparavant nous avons présenté les notes du groupe de la
Banque populaire et la Caisse d’Epargne qui ont appliqué la norme en présentant la natures des

44
intérêts ainsi que le risque associé à ces intérêts. Tout en respectant toutes les informations à
présenter pour le risque qui sont cités dans la norme et même la forme car la norme conseille
de le les présenter sous forme de tableau.

45
46
Partie 3 : Cadre Empirique

47
1. Paramètres généraux de l’étude sur terrain :
Le tableau suivant retrace les paramètres d’administration du questionnaire utilisé pour
recueillir les informations pertinentes à la problématique de notre questionnaire. L’objectif
derrière ce questionnaire est de conclure l’impact de la norme IFRS 12 sur les informations à
fournir pour appuyer les données annoncées aux utilisateurs des états financières. Dans un
premier plan, nous avons opté pour l’outil d’interview, mais ça n’a pas abouti à des résultats
intéressants, vu que la société qu’on a contacté n’a pas senti vraiment un changement après
l’application de la Norme IFRS 12, ce qui nous a poussé à opter pour un questionnaire que
nous avons administré via les réseaux : Facebook, LinkedIn, Google Forms, et aussi en prise
de contact direct. La population ciblée était composée de : directeur administratif,
consolideur, associé de cabinet d’audit, Conseiller en consolidation. Sur l’échelle nationale,
nous avons contacté 11 personnes, et à l’échelle internationale nous avons contacté 12
consolideurs, ayant occupé ce poste dans différentes entreprises. Sur un total de 33 personnes,
nous avons pu recueillir 6 réponses, ce qui implique un taux de retour les 18%. Le tableau
suivant retrace les informations d’ordre général.

Outil de collecte2, • Interview

• Questionnaire en ligne

Population Ciblée • Directeur administratif et financier

• Consolideur

• Associé de cabinet d’audit

• Conseiller en consolidation

Canaux de diffusion • Google forms,

• Linkedin,

• Facebook

• Prise de contact directe

Niveau de diffusion • National

• International

Logiciel d’analyse de données • Microsoft Excel

Taux de retour • 18%

48
2. Guide de l’entretien :
Ce questionnaire s'inscrit dans dans le cadre d'un travail de recherche autour de "la
consolidation et la norme IFRS 12" effectué lors du cours de consolidation des comptes
programmé en 5ème année à l'Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Tanger option
gestion de Tanger
 Nom, prénom et Fonction:
 Raison sociale:
 Faites vous partie d'un groupe
 Si oui, êtes vous une filiale ou une maison mère ?
 De quel type de participation s'agit-il ?
 Est-ce-que vous pratiquez la consolidation des comptes ?
 Si oui, selon quel référentiel normatif ?
 Depuis quand pratiquez-vous les normes IAS/IFRS?
 Est-ce que vous avez confrontées difficultés lors du passage à la pratique de la
norme IFRS12 ? si oui , lesquelles ?
 Quelles sont les informations que vous présentez concernant les entités faisant
partie de votre périmètre de consolidation ?
 Sur quelle base vous choisissez les entités faisant partie de votre périmètre de
consolidation ?
 Est ce qu’il y a eu un changement dans la manière de présenter vos informations
sur les intérêts détenus dans d’autres entités depuis l’entrée en vigueur da la norme
IFRS 12 ? Si oui, lesquels ?
 Est-ce qu’il y a un impact concernant l’application de la norme IFRS 12 dans la
consolidation des comptes? Si oui , lequel ?
 Quels sont les changements apportés par la norme IFRS 12 par rapport aux normes
IAS 27 (Etats Financiers Consolidés et Individuels et IAS 28 (Participation dans les
Entreprises associées et Coentreprises)?
 Est-ce qu’il y a une différence entre la norme IFRS 12 et le CGNC dans la pratique
?

49
3. Recueil des réponses :

Cabinet d’Audit :

 Nom : Guenoun

 Prénom : Sara

 Fonction: Consultante en consolidation

 Raison sociale:

 Faites vous partie d'un groupe : Non

 Si oui, êtes vous une filiale ou une maison mère ? : NA

 De quel type de participation s'agit-il ? : NA

 Est-ce-que vous pratiquez la consolidation des comptes ? : oui

 Si oui, selon quel référentiel normatif ? : IFRS

 Depuis quand pratiquez-vous les normes IAS/IFRS? : 10 ans

 Est-ce que vous avez confrontées difficultés lors du passage à la pratique de la


norme IFRS12 ? si oui , lesquelles ? : Non

 Quelles sont les informations que vous présentez concernant les entités faisant
partie de votre périmètre de consolidation ? : Dénomination, Taux de contrôle,
taux d intérêt, pays, métier, statut fiscal...

 Sur quelle base vous choisissez les entités faisant partie de votre périmètre de
consolidation ? : Seuils de consolidation

 Est ce qu’il y a eu un changement dans la manière de présenter vos informations


sur les intérêts détenus dans d’autres entités depuis l’entrée en vigueur da la norme
IFRS 12 ? Si oui, lesquels ? : Dividendes versés

 Est-ce qu’il y a un impact concernant l’application de la norme IFRS 12 dans la


consolidation des comptes? Si oui , lequel ? : Oui, analyse plus détaillée

 Quels sont les changements apportés par la norme IFRS 12 par rapport aux normes
IAS 27 (Etats Financiers Consolidés et Individuels et IAS 28 (Participation dans
les Entreprises associées et Coentreprises)? : Informations complémentaires à
publier

50
 Est-ce qu’il y a une différence entre la norme IFRS 12 et le CGNC dans la pratique
? : NA

SGMB Maroc :

 Nom : Zahi

 Prénom : Sami

 Fonction: Consolideur senior

 Raison sociale: Société générale Maroc

 Faites vous partie d'un groupe : Oui

 Si oui, êtes vous une filiale ou une maison mère ? : Société mère

 De quel type de participation s'agit-il ? : Participation directe donnant le controle


total

 Est-ce-que vous pratiquez la consolidation des comptes ? : oui

 Si oui, selon quel référentiel normatif ? : IFRS

 Depuis quand pratiquez-vous les normes IAS/IFRS? : 2008

 Est-ce que vous avez confrontées difficultés lors du passage à la pratique de la


norme IFRS12 ? si oui , lesquelles ? : Non

 Quelles sont les informations que vous présentez concernant les entités faisant
partie de votre périmètre de consolidation ? : Chiffres d'affaires , produit net
bancaire, capitaux propres, résultats nets

 Sur quelle base vous choisissez les entités faisant partie de votre périmètre de
consolidation ? : Le total bilan, le chiffre d'affaires, la taille

 Est ce qu’il y a eu un changement dans la manière de présenter vos informations


sur les intérêts détenus dans d’autres entités depuis l’entrée en vigueur da la norme
IFRS 12 ? Si oui, lesquels ? : Non, les memes informations publiées auparavant
sont toujours les mêmes

51
 Est-ce qu’il y a un impact concernant l’application de la norme IFRS 12 dans la
consolidation des comptes? Si oui , lequel ? : Oui, l'impact etant la non obligation
de publier les états financiers des sociétés mises en équivale nce, de plus avec
l'entrée en vigueur de ifrs 9 en 2018 les informations sur les participations évalués
à leur juste valeur par capitaux propres seront obligatoirement publiées dans un
tableau comprenant les informations sur ces participations.

 Quels sont les changements apportés par la norme IFRS 12 par rapport aux normes
IAS 27 (Etats Financiers Consolidés et Individuels et IAS 28 (Participation dans
les Entreprises associées et Coentreprises)? : Pas de changement significatif

 Est-ce qu’il y a une différence entre la norme IFRS 12 et le CGNC dans la pratique
? : Aucune connaissance de la partie consolidation sur le CGNC

52
SGMB Maroc :

 Nom : Guerchali

 Prénom : Kamal

 Fonction: Gestionnaire ALM

 Raison sociale: Crédit Agricole Lorraine

 Faites vous partie d'un groupe : Crédit Agricole S.A

 Si oui, êtes vous une filiale ou une maison mère ? : Filiale

 De quel type de participation s'agit-il ? : Participation exclusive

 Est-ce-que vous pratiquez la consolidation des comptes ? : oui

 Si oui, selon quel référentiel normatif ? : IFRS

 Depuis quand pratiquez-vous les normes IAS/IFRS? :N/A

 Est-ce que vous avez confrontées difficultés lors du passage à la pratique de la


norme IFRS12 ? si oui , lesquelles ? : Non

 Quelles sont les informations que vous présentez concernant les entités faisant
partie de votre périmètre de consolidation ? : L’ensemble des etats financiers

 Sur quelle base vous choisissez les entités faisant partie de votre périmètre de
consolidation ? : Pourcentage de controle

 Est ce qu’il y a eu un changement dans la manière de présenter vos informations


sur les intérêts détenus dans d’autres entités depuis l’entrée en vigueur da la norme
IFRS 12 ? Si oui, lesquels ? :

Rajout d''un état étayant l'ensemble des participations non consolidées

 Est-ce qu’il y a un impact concernant l’application de la norme IFRS 12


dans la consolidation des comptes? Si oui , lequel ? :

La méthode de consolidation reste la même

 Quels sont les changements apportés par la norme IFRS 12 par rapport aux normes
IAS 27 (Etats Financiers Consolidés et Individuels et IAS 28 (Participation dans
les Entreprises associées et Coentreprises)? :

Détermination la nature des intérêts détenus

53
 Est-ce qu’il y a une différence entre la norme IFRS 12 et le CGNC dans la pratique
?:
Pas de connaissances au niveau de la compta marocaine

54
Groupe SAHAM :

 Nom : abaakil

 Prénom : Sara

 Fonction: Consolideur

 Raison sociale: SAHAM

 Faites vous partie d'un groupe : Oui

 Si oui, êtes vous une filiale ou une maison mère ? : Societe Mere

 De quel type de participation s'agit-il ? : N/A

 Est-ce-que vous pratiquez la consolidation des comptes ? : oui

 Si oui, selon quel référentiel normatif ? : IAS / IFRS

 Depuis quand pratiquez-vous les normes IAS/IFRS? : 2013

 Est-ce que vous avez confrontées difficultés lors du passage à la pratique de la


norme IFRS12 ? si oui , lesquelles ? : Non

 Quelles sont les informations que vous présentez concernant les entités faisant
partie de votre périmètre de consolidation ? :

Capitaux propres, goodwill, pourcentages de détention, périmètre...

 Sur quelle base vous choisissez les entités faisant partie de votre périmètre de
consolidation ? : N/A

 Est ce qu’il y a eu un changement dans la manière de présenter vos informations


sur les intérêts détenus dans d’autres entités depuis l’entrée en vigueur da la norme
IFRS 12 ? Si oui, lesquels ? :

Non

 Est-ce qu’il y a un impact concernant l’application de la norme IFRS 12


dans la consolidation des comptes? Si oui , lequel ? :

Non

 Quels sont les changements apportés par la norme IFRS 12 par rapport aux normes
IAS 27 (Etats Financiers Consolidés et Individuels et IAS 28 (Participation dans
les Entreprises associées et Coentreprises)? :

55
N/A

 Est-ce qu’il y a une différence entre la norme IFRS 12 et le CGNC dans la pratique
?:
Oui, les impôts différés

56
Ciments du Maroc :

 Nom : Redouane

 Prénom : Fouad

 Fonction: Cadre Comptable et financier

 Raison sociale: Ciments du Maroc

 Faites vous partie d'un groupe : Oui

 Si oui, êtes vous une filiale ou une maison mère ? : Les deux

 De quel type de participation s'agit-il ? : Participation directe

 Est-ce-que vous pratiquez la consolidation des comptes ? : oui

 Si oui, selon quel référentiel normatif ? : IFRS

 Depuis quand pratiquez-vous les normes IAS/IFRS? : 2011

 Est-ce que vous avez confrontées difficultés lors du passage à la pratique de la


norme IFRS12 ? si oui , lesquelles ? : Non

 Quelles sont les informations que vous présentez concernant les entités faisant
partie de votre périmètre de consolidation ? :

Taux de participation, Extrait des états financiers de l'exercice en cours et les é


derniers exercices

 Sur quelle base vous choisissez les entités faisant partie de votre périmètre de
consolidation ? : Le taux de controle

 Est ce qu’il y a eu un changement dans la manière de présenter vos informations


sur les intérêts détenus dans d’autres entités depuis l’entrée en vigueur da la norme
IFRS 12 ? Si oui, lesquels ? :

Non

 Est-ce qu’il y a un impact concernant l’application de la norme IFRS 12


dans la consolidation des comptes? Si oui , lequel ? :

Non

57
 Quels sont les changements apportés par la norme IFRS 12 par rapport aux normes
IAS 27 (Etats Financiers Consolidés et Individuels et IAS 28 (Participation dans
les Entreprises associées et Coentreprises)? :

N/A

 Est-ce qu’il y a une différence entre la norme IFRS 12 et le CGNC dans la pratique
?:
Non

58
Groupe Axa :

 Nom : Mokhtari

 Prénom : Ahmed

 Fonction: Consolideur

 Raison sociale: Axa

 Faites vous partie d'un groupe : Oui

 Si oui, êtes vous une filiale ou une maison mère ? : Filiale

 De quel type de participation s'agit-il ? : Strategique

 Est-ce-que vous pratiquez la consolidation des comptes ? : oui

 Si oui, selon quel référentiel normatif ? : N/A

 Depuis quand pratiquez-vous les normes IAS/IFRS? : N/A

 Est-ce que vous avez confrontées difficultés lors du passage à la pratique de la


norme IFRS12 ? si oui , lesquelles ? : N/A

 Quelles sont les informations que vous présentez concernant les entités faisant
partie de votre périmètre de consolidation ? :

N/A

 Sur quelle base vous choisissez les entités faisant partie de votre périmètre de
consolidation ? : N/A

 Est ce qu’il y a eu un changement dans la manière de présenter vos informations


sur les intérêts détenus dans d’autres entités depuis l’entrée en vigueur da la norme
IFRS 12 ? Si oui, lesquels ? :

N/A

 Est-ce qu’il y a un impact concernant l’application de la norme IFRS 12


dans la consolidation des comptes? Si oui , lequel ? :

N/A

 Quels sont les changements apportés par la norme IFRS 12 par rapport aux normes
IAS 27 (Etats Financiers Consolidés et Individuels et IAS 28 (Participation dans
les Entreprises associées et Coentreprises)? :

59
N/A

 Est-ce qu’il y a une différence entre la norme IFRS 12 et le CGNC dans la pratique
?:
N/A

60
Conclusion
Pour récapituler, IFRS 12 étant une norme sur les informations à fournir, les principaux
changements résident dans l’amélioration ou le renforcement de certaines obligatio ns
d’information. Les obligations d’information concernant les intérêts dans des filiales, des
partenariats, des entreprises associées et des entités structurées non consolidées ont été
regroupées en une seule norme afin d’en faciliter la compréhension et l’application.

Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?

À bien des égards, le niveau des exigences imposées par IFRS 12 dépasse le niveau des
exigences actuelles (qui se trouvent dans un certain nombre de normes différentes). Les
situations simples comme lorsqu’une entité en détient une autre en propriété exclusive, ne
seront probablement pas touchées. Il n’empêche que tous les intérêts devraient être évalués pour
déterminer les incidences, car les circonstances peuvent varier.

L’incidence sera plus importante si la structure est complexe ou si la détermination du


traitement comptable approprié fait largement appel au jugement. Dans certains cas, il faudra
quantifier l’incidence d’aspects qui, auparavant, faisaient seulement l’objet d’une description.

L’application d’IFRS 12 pourrait accroître le volume des informations à fournir en ce qui


concerne, entre autres :

 Les jugements importants requis pour déterminer si votre entité contrôle une autre
entité ou exerce un contrôle conjoint ou une influence notable sur celle-ci, ou pour
déterminer si un partenariat est une entreprise commune ou une coentreprise (voir
notre bulletin Alerte info sur IFRS 11, Partenariats);
 Les participations ne donnant pas le contrôle dans les filiales, y compris les
informations financières résumées concernant les filiales dans lesquelles les
participations ne donnant pas le contrôle sont significatives ;
 Les restrictions importantes qui limitent la capacité d’avoir accès aux actifs (ou de
les utiliser) et de régler les passifs, telles que les restrictions qui limitent le transfert
de la trésorerie vers (ou depuis) d’autres entités au sein du groupe, y compris les
valeurs comptables des actifs et des passifs auxquels s’appliquent ces restrictions ;
 Les informations financières résumées concernant les coentreprises et les entreprises
associées qui sont significatives ;
 Les intérêts dans des entités structurées non consolidées.
Parmi les nouvelles exigences, un grand nombre s’appliquent aux « entités structurées », soit
les entités conçues de telle manière que les droits de vote ou droits similaires ne constituent pas
le facteur déterminant pour établir qui les contrôle (leur situation s’apparente à celle de ce qu’on
appelait les « entités ad hoc »). Ces nouvelles exigences sont notamment les suivantes :

 Dans le cas où les entités structurées entrent dans la consolidation, l’entité concernée
doit fournir des informations additionnelles sur les circonstances susceptibles de

61
l’exposer au risque de perte, ou sur le soutien financier qu’elle a fourni ou a
l’intention de fournir au cours de la période ;
 Dans le cas où les entités structurées dans lesquelles l’entité concernée a des intérêts
sont exclues de la consolidation, elle doit fournir des informations additionnelles sur
la nature de ces intérêts, les montants se rapportant à ces entités qui figurent dans
ses états financiers et son exposition maximale au risque de perte attribuable à ces
entités.

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Bibliographie :
- Norme IFRS 12, publié par l’IASB
- Avis N°5 publié par le Conseil National de la comptabilité
- Normes Ifrs 12 et guide d’application
- « L’application des nouvelles normes sur la consolidation (IFRS 10,11,12 ) dans la
communication des corporates » MAZARS
- Rapport financier Maroc Télécom 2015
- Rapport financier Groupe BPCE 2014 (version non audité )

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