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Introduction générale

 Le sol provient de la décomposition et de l’altération des


roches par l’action de l’eau, de l’air et des êtres vivants. Au
cours du temps, le sol s’épaissit et se modifie ; il acquiert des
constituants (matières organiques, argiles...) et des
structures (couleurs, agrégats, horizons...) qui lui sont
spécifiques.
 Le sol est divers : ses caractéristiques et ses propriétés
changent en fonction des roches, des reliefs, des climats, des
végétations, de leurs âges
 Trop souvent considéré comme un environnement minéral, le
sol est aussi un lieu de vie.
 Il héberge une très forte diversité d’espèces, des vers de
terre aux amibes qui participent à son fonctionnement et à la
fourniture de services écosystémiques nécessaires à notre
 Parmi ces espèces, les microorganismes sont, sans
conteste, les plus nombreux et les plus divers.
 Composés de bactéries et de champignons, ils assurent des
fonctions essentielles comme la biodégradation de la matière
organique, la production de nutriments pour les plantes, la
fixation d’azote, la dégradation des polluants, etc.
 Les cycles biogéochimiques comme le cycle du carbone de
l’azote ou du phosphore sont sous la dépendance (à plus de
90 %) des microorganismes.
 Ils sont ainsi responsables de l’émission des gaz à effet de
serre comme le CO2, le N2O et le CH4.
 Pourtant, malgré cette importance écologique, ils restent mal
connus.
 Cette méconnaissance a de multiples origines, mais la
 En effet, seul 1 % des bactéries du sol sont cultivables,
or, jusqu’à récemment, la culture sur un milieu spécifique
constituait la seule méthode de caractérisation des
espèces microbiennes.
 Ce verrou méthodologique a été levé grâce à l’essor des
outils moléculaires qui permettent de caractériser et
dénombrer les microorganismes dans leur milieu naturel
sans passer par l’étape de la culture. Grâce à ces
techniques, on sait, actuellement qu’un seul gramme de
sol peut héberger jusqu’à 10 000 espèces bactériennes
différentes et près d’un milliard de bactéries.
 La plupart appartiennent à des embranchements (ou
phylum) pour lesquels n’existe aucun ou quelques rares
représentants cultivés, d’où l’impossibilité de déterminer
précisément leurs rôles. D’autant plus, qu’une espèce
peut assurer plusieurs fonctions et inversement une
Chapitre I
la faune du sol dans son contexte
écologique
Une très grande diversité

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Localisation, nature, nutrition et
productivité de la faune du sol
 La majorité de la faune du sol, se localise où se
situe le potentiel énergétiques des apports végétaux
(environ 90% dans la litière, soit l’horizon de
fragmentation)
 Épiédaphon------ faune épigée -----surface du sol
 Hémiédaphon---- couche humifère
 Euédaphon------- faune endogée ---- profondeur du
sol
 Selon la taille des individus, nous pouvons diviser la faune du sol
en;
- Microfaune (inferieur à 0.2 mm); vivent dans un film d’eau (sp
hydrophiles, avec des formes résistantes à la sécheresse-vie
ralentie, déshydratation, enkystement. Protozoaires, nématodes,
rotifères, tardigrades et turbellariés.
- Mésofaune (0.2 à 4 mm); sp hydrophiles et xérophytes
- Macrofaune (4 à 80 mm); vers de terre, insectes supérieurs,
Myriapodes, arachnides, Mollusques, et crustacées.
- Mégafaune (de 80mm à 1.06m); reptiles, batraciens, rongeurs.
 Tous ces animaux possèdent des régimes alimentaires différents
et plus ou moins stricts;
- Les phytophages (mycophages)
- Les saprophages
- Les prédateurs (carnivores, insectivores, parasites)
- Les nécrophages
Colonisation des sols par la faune
 Les possibilités d’installation des animaux dans les sols sont
diverses;
1. Les animaux peuvent être transportés par le vent
2. Par l’eau courante (surtout la faune épigée)
3. Presque la totalité des animaux de la méso et macrofaune
peuvent se déplacer par eux même
 Il y a également les conditions historico-géographiques qui
déterminent dans le sol la nature possible des peuplements
(Ex: introduction accidentelle d’une espèce par l’homme)
 Les facteurs écologiques sont déterminants aussi
 L’évolution du sol modifie en permanence les conditions de
vie des animaux, ces conditions de vie peuvent à la fois être
Les facteurs abiotiques
 Les sols diffèrent des autres biotopes de par leurs conditions
très particulières d’atmosphère humide, d’uniformité
thermique, d’obscurité, et de calme.
 Les caractéristiques pédologiques pouvant être un élément
de sélection de la faune du sol sont;
 Humidité du sol: c’est un facteur primordial pour la faune,
le manque d’eau peut provoquer la dessiccation des
animaux, et l’excès peut provoquer des phénomènes
d’endosmose. on distingue des faunes hydrophiles,
hygrophiles, ou xérophiles
 Porosité et atmosphère du sol: la circulation de l’eau et
de l’air de la faune dépendent de la porosité. un sol très
compact s’oppose aux phénomènes migratoires.
 Température du sol: les températures du sol varient de
moins en moins lorsqu’on s’oriente vers la profondeur du
sol. Chaque espèce a une température préférentielle pour
son activité, il existe des espèces Eurythermes (Sp.
Euryèce) et des espèces Sténothermes. les variations de
températures déterminent aussi les migrations verticales
dans le sol. le froid ralentit les activités des animaux, et le
gel peut provoquer la mort d’un bon nombre d’espèces.
(le feu également)

 Autres facteurs du milieu: la texture, le pH, la nature


chimique des litières, le potentiel d’oxydo-réduction, la
salinité, la nature des argiles, et la lumière.
Les interactions entre organismes
 Dans le déterminisme de la faune du sol, le potentiel
énergétique des apports végétaux détermine d'abord la
somme de vie possible, puis viennent les facteurs
écologiques du milieu qui sélectionnent les espèces
composant le peuplement.
 il existe un autre facteur qui régit la sélection des
communautés; les interactions entre organismes qui
permet de former des communautés organisées (ou
biocénoses).
 ces interaction entre organismes sont d’une variété
Parmi les interactions on compte;
 l’amensalisme; interaction biologique interspécifique
(entre deux espèces différentes) dans laquelle une espèce
inhibe le développement de l'autre.

 compétition; Une compétition intra spécifique est une


concurrence au sein d'une même population pour la même
ressource. C'est l'inverse de la compétition
interspécifique, qui elle, est une concurrence entre deux
populations différentes.

 prédation; exprime l'acte d'un animal ou végétal, un


prédateur, capturant ou se nourrissant d'un autre
organisme, la proie, appartenant à une espèce différente
 parasitisme; est une relation biologique entre deux êtres
vivants, où un des protagonistes (le parasite) tire profit (en se
nourrissant, en s'abritant ou en se reproduisant) aux dépens
de l'autre (l'hôte).

 commensalisme; une interaction durable entre des individus


d'espèces différentes où l'un des partenaires retire un
bénéfice de l'association tandis que l'autre n'y trouve ni
avantage ni véritable inconvénient

 symbiose; est une association intime, durable entre deux


organismes hétérospécifiques (appartenant à des espèces
déterminisme des biocénoses, diversité et
stabilité

 Le déterminisme des biocénoses dépend de;


1. l’apport énergétique a un rôle fondamental car il
commande la somme de vie possible
2. l’importance des divers facteurs abiotiques du milieu qui
participent à la sélection des organismes susceptibles de
coloniser le milieu et dont l’évolution se reflète sur la
végétation
3. les interactions entre les organismes qui organisent le
 la diversité et la stabilité; les deux premières lois
biocénotiques fondamentales disent que:
1. Loi N°1: plus les conditions de vie sont variables dans un
milieu biologique, plus grand est le nombre d’espèces de
la communauté vivante qui le caractérise
2. Loi N°2: plus les conditions de vie d’un biotope s’écartent
de la normale et des conditions optimales de la plupart
des animaux, plus la biocénose devient pauvre en
espèces, plus elle devient caractéristique et plus la
densité des espèces présente s’élève

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