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Système Aquifère du Sahara Septentrional (SASS)

Un modèle illustrant les problèmes liés à la ressource en eau dans


le Sahara

- Projet Pédagogique -

BUFFET Mathieu
LOUIS Julien
MAUREL Nicolas
SAUT Stéphan

- Projet RERIP 2007 -


Master BGAE 1°année opt. SVT

1
- AVANT-PROPOS -
Notre projet est né d’une contradiction courante de l’esprit existante chez de
nombreuses personnes : « dans un désert, il n’y a pas d’eau ».
Or, au cours de nos recherches dans le cadre de l’élaboration du mémoire scientifique,
nous avons découvert que le Sahara recelait des réserves en eaux extraordinairement
importantes et que celles-ci n’étaient pas bien gérées actuellement. La difficile accessibilité à
l’eau dans ces régions du monde soulève ainsi de nombreux problèmes tant politiques,
qu’économiques que humains. Il nous est donc paru intéressant de nous préoccuper de ce type
de thématique qui n’est pas couramment abordé, ce qui peut être également un élément
déclenchant la motivation des élèves. De plus, le peu d’informations et/ou leur difficile
accessibilité sur ce sujet a suscité notre curiosité.
Partant de ce constat, nous avons voulu sensibiliser les plus jeunes à ce problème
majeur de la planète, qui est la répartition et l’accessibilité de l’eau à tous les êtres vivant de la
planète.
Ce sujet nous a paru en adéquation avec le programme de géographie de 5ième puisque
celui-ci traite des risques liés à l’eau dans le monde. Comme ce type de problématique n’est
pas uniquement géographique, cela a été l’occasion de montrer qu’une action
pluridisciplinaire est possible sur cette thématique. Ainsi, une collaboration du professeur
d’histoire géographie avec le professeur de SVT est nécessaire. De plus, l’ensemble de la
démarche appliquée lors de ce projet rentre dans le cadre de l’IDD : l’itinéraire de découverte
qui est un enseignement faisant partie des directives pédagogiques conseillées au collège.
Ce type de thème soulevant de nombreuses réflexions d’ordre citoyenne,
l’aboutissement final de notre projet sera un « débat citoyen » sur ce thème.

Il est à noter que nous avons choisi le site du Sahara pour traiter les problèmes de
ressource et de disponibilité en eau car celui-ci ne présente pas, à première vue, de trace
montrant l’existence d’eau. De plus, le Sahara est le plus grand désert de la planète et les pays
traversés par celui-ci ont un lien historique avec la France (Algérie, Maroc, Tunisie,
Mauritanie,…). Il nous a donc semblé être le bon exemple pour aboutir à ce débat. En effet,
bien que la même réflexion aurait été possible dans nos régions sèches de type méditerranéen,
nous avons voulu nous appuyer sur un cas visuel très marqué, ceci pour faire naître le
questionnement chez l’élève et ensuite ramener cette problématique à un cas plus général.

N.B : La couverture représente une modélisation des différents types de végétations africaines. (J. MALEY)

2
- SOMMAIRE -

- AVANT-PROPOS - ............................................................................................................... 2

- INFORMATIONS GENERALES -...................................................................................... 4

- ORGANISATION ET PLANNING DE L’ENSEMBLE DES ENSEIGNEMENTS - .... 6

COURS 1
- INTRODUCTION AU PROJET – ....................................................................................... 8
- Description pédagogique -................................................................................................. 9
- Base de données - ............................................................................................................. 13

TP/TD 1
-PRESENTATION DES MODULES-.................................................................................. 17

MODULE 1 :PALEONTOLOGIE ET ARCHEOLOGIE


(MODELISATION DES CLIMATS ET DES PAYSAGES PASSES).............................. 18
- Description Pédagogique -........................................................................................... 18
- Documents à fournir aux élèves - ............................................................................... 20
- Un questionnaire pour vous guider -.......................................................................... 25
- Correction succincte du questionnaire - .................................................................... 26

MODULE 2 :GEOLOGIE
(STRUCTURE ET EXPLOITATION D’UNE NAPPE CAPTIVE) ................................. 28
- Description Pédagogique -........................................................................................... 28
- Ateliers de géologie - .................................................................................................... 29
- Expériences géologiques -............................................................................................ 30
- Exemple de fiche élèves - ............................................................................................. 33

MODULE 3 :ECOLOGIE EN MILIEU DESERTIQUE


(ADAPTATION DES ESPECES AUX CONTRAINTES DU MILIEUX) ....................... 34
- Description pédagogique -........................................................................................... 34
- Support Scientifique - .................................................................................................. 36
- Fiche élèves - ................................................................................................................. 43

TP/TD 2
- PRESENTATION DU MODULE -.................................................................................... 47
REALISATION ET PRESENTATION DES PANNEAUX INFORMATIFS PAR LES
ELEVES .............................................................................................................................. 48
- Description Pédagogique -........................................................................................... 48

COURS 2
- BILAN ET DEBAT CITOYEN -........................................................................................ 49
-Description pédagogique-................................................................................................. 50

- EVALUATIONS -................................................................................................................ 51
-Possibilités d’évaluations en rapport avec le BO-.......................................................... 52

-CONTACTS- ......................................................................................................................... 53

3
- INFORMATIONS GENERALES -

Type de Projet Pédagogique : Mallette Pédagogique (livret technique et d’activités).

Descriptif : Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’IDD (itinéraires de découverte, enseignement


obligatoire cf. Le B.O.N° 31, 29 AOÛT 2002), un travail pluridisciplinaire (SVT, Histoire-
Géographie, éducation civique et environnementale) concernant des élèves de 5ième. Il permet
le décloisonnement des matières et est intéressant tant pour les élèves que pour les
professeurs. Les élèves sont amenés à travailler en groupe de manière autonome sous la tutelle
des professeurs afin d’aboutir à une production collective.

Public concerné : En continuité du programme de SVT (Les êtres vivants observés ne sont
pas répartis au hasard ; leur répartition dépend des caractéristiques de l’environnement : B.O
hors série n°5 du 9 septembre 2004) et de Géographie (les grands domaines climatiques et
biogéographiques : B.O hors série n°5 du 25 août 2005) de 6ième, et en relation avec le
programme de la classe de 5ième (le Maghreb : B.O hors série n°1 du 13 février 1997).
Ce projet correspond donc parfaitement à une classe de 5ième.

Responsable : La responsabilité est à la charge d’un des intervenants (au choix).

Equipe pédagogique : Professeur de SVT, professeur d’Histoire-Géographie et d’éducation


civique.

Relation avec un projet institutionnel : Dans le cadre de l’IDD (niveau collège), afin
d’augmenter l’intérêt des élèves pour la recherche scientifique et les conditions
environnementales actuelles et futures. Les thèmes abordés dans ce projet pourraient
éventuellement être inclus dans l’option EATC pour les classes des lycées agronomiques.

Axe du projet : Thématique concernant la ressource et l’utilisation de l’eau en milieu


désertique. Ouverture sur le problème de la disponibilité de celle-ci à un niveau mondial.

Contenu pédagogique : Contexte géographique, archéologique, paléontologique, géologique


et écologique d’une région désertique. Modélisation à plus grande échelle concernant le
problème de la ressource en eau (utilisation pour l’agriculture mais également pour les
populations).

Objectifs pédagogiques : (B.O hors série n°5 du 25 août 2005). Découverte des sciences
afin de mieux évoluer au lycée. La motivation, doit être le point de départ de la démarche,
basée sur une situation déclenchante. Commencer à aborder la méthode scientifique avec
l’apprentissage de la démarche scientifique. Apprendre à travailler en équipe. Inculquer un
esprit critique aux jeunes élèves qui ne sert pas seulement en science mais aussi dans la vie
courante. Eveiller la conscience écologique (écocitoyenneté) et de prévenir les problèmes de
société. Donner l’envie d’agir. Découverte de vocation. Sensibilisation à la préservation :
connaître pour protéger.

Organisation : 1 séance de cours, 2 séances de TP sous forme de modules puis de


présentations orales, 1 séance de bilan/débat citoyen (voir organisation et planning du projet
pédagogique).

4
Production envisagée et valorisation : Réalisation d’expériences scientifiques simples.
Analyse de documents et travail de synthèse afin de réaliser des panneaux pédagogiques
informatifs par la classe pour le reste du collège ou pour tout autre événement (maison de
l’eau).

Partenaires/ collaboration : Possibilité d’accueillir un intervenant écologiste (lors du débat)


pour continuer le travail de sensibilisation auprès des élèves à un problème majeur qu’est la
disponibilité en eau, dans les régions désertiques et pour l’ensemble du globe dans les années
futures.

Budget éventuel : Comprend l’ensemble du matériel à fournir pour la réalisation des


expériences de TP (matériel pour les manipulations, impressions de documents…).
Eventuellement pour assister à des manifestations académiques (expo-sciences du niveau
collège). Dans la mesure où les itinéraires de découverte sont des temps d'enseignement
obligatoire, leurs financements relèvent des dispositions applicables à toute autre activité
pédagogique résultant des programmes officiels. De ce fait, les dépenses liées à la mise en
oeuvre des IDD font partie intégrante du budget de l'établissement.

5
- ORGANISATION ET PLANNING DE L’ENSEMBLE DES
ENSEIGNEMENTS -

Cours 1 : présentation du Sahara septentrional


Durée : 55 min.
Intervenant : professeur d’Histoire-Géographie.
Effectifs : Classe entière de 5ieme.
Objectifs :
 Présentation succincte de l’ensemble du projet et du déroulement des séances
(contenus et objectif final).
 Vérification des acquis et/ou des préjugés des élèves sur la notion de désert
(Brainstorming) : Qu’est-ce qu’un désert ? eau et désert ? vie et désert ? …
 Cours de géographie sur la région du Sahara (pays, population…).
 Afin d’aborder les séances suivantes, questionner les élèves sur leur vision de la
démarche scientifique, puis la leur donner.

TP/TD 1 : 3 modules différents de 1h30 min chacun

Effectifs : Ces séances doivent se faire en demi-groupes (sur une base d’une classe de 30
élèves). Dans chaque demi groupe, chacun des trois modules sera constitué idéalement par 5
élèves.
Buts : Acquérir la démarche scientifique et avoir une idée générale sur les interactions entre
eau et environnement (géologique et biologique). Les 3 modules ont une logique répondant
aux problèmes de ressource en eau dans le Sahara.

Module 1 -Paléontologie/archéologie-
Intervenant : Professeur d’histoire géographie.
Problématique: Quels ont été les climats et paysages passés dans la région du Sahara ?
Buts : Montrer l’existence de phases humides favorable à la présence de l’aquifère actuel.
Rapport à la problématique générale : les données accumulées dans ce module permettront de
montrer qu’il y a des variations climatiques dans le SASS (influençant la disponibilité en eau),
variations se retrouvant à l’échelle saharienne et planétaire.

Module 2 -Géologie-
Intervenant : Professeur de SVT.
Problématique : Quelles sont les structures géologiques permettant la création des réserves
ainsi que leur exploitation ?
Buts : Montrer que l’existence d’un aquifère multicouche a permis l’exploitation de nappe
artésienne.
Rapport à la problématique générale : les expériences réalisées lors de ce module montreront
les difficultés d’exploitation du SASS et donc l’inaccessibilité de la ressource en eau dans le
sahara.

6
Module 3 –L’écologie en milieu désertique-
Intervenant : Professeur de SVT.
Problématique : Existe-t-il des formes de vies adaptées au Sahara ?
Buts : Montrer l’existence des diverses adaptations animales et végétales en milieu désertique
Saharien.
Rapport à la problématique générale : les adaptations des espèces peuplant le Sahara
montrent la forte contrainte exercée par la ressource en eau sur celles-ci.

TP/TD 2 : Réalisation et présentation de panneaux informatifs par les élèves.


Durée : 1h30.
Intervenants : L’ensemble du personnel encadrant.
Effectifs : ensemble de la classe.
Les élèves ont une ou deux semaines après le TP/TD 1 pour la réalisation de panneaux
informatifs (pendant les créneaux à disposition de l’IDD sous la tutelle d’un des deux
professeurs). Chaque panneau sera réalisé par les 2 groupes ayant fait le même module. Le
tout ayant pour but une présentation orale devant l’ensemble de la classe lors de ce TP/TD 2.
Une synthèse du professeur suivra ces exposés et aura pour but de décloisonner les
trois modules en les rapportant à un modèle global.

Cours 2 : Séance de bilan et de débat

Durée : 55min.
Intervenants : Professeur d’histoire géographie en tant que professeur d’éducation civique.
Effectifs : Ensemble de la classe.
Objectifs :
 Rappels sur les notions générales normalement acquises.
 Elargir le sujet sur un débat citoyen. Apprendre à dialoguer et à respecter l’autre.
 Mettre l’accent sur l’écocitoyenneté afin d’aborder, si les élèves le souhaitent, les
nombreuses thématiques concernant le climat futur.
Les panneaux seront ensuite exposés au sein du collège pour valoriser leurs travaux.

7
COURS 1

- INTRODUCTION AU
PROJET –

8
- Description pédagogique -

Type d’intervention : Cours de présentation du projet et de la géographie régionale avec


l’ensemble de la classe.

But : Introduire le sujet, vérifier les acquis et/ou préjugés sur la notion de désert et
développer la partie géographie.

Professeur encadrant : professeur d’Histoire-Géographie.

Durée du cours : 55 min.

Documents nécessaires : planisphère, carte de l’Afrique et pour chaque élève une carte de
l’Afrique du nord avec la région saharienne.

Notions clefs : contenu du projet et objectif final, démarche scientifique, eau et désert/vie et
désert.

- PREAMBULE -

L’enseignant d’Histoire-Géographie est le plus indiqué pour cette séance. Il s’agit de


la première prise de contact avec les élèves dans le cadre de ce projet pluridiciplinaire. Le
professeur explique les aboutissants de cet enseignement co-organisé avec le professeur de
SVT.

Les objectifs de la séance :


 Présentation succincte de l’ensemble du projet et du déroulement des séances
(contenus et objectif final).
 Vérification des acquis et/ou des préjugés des élèves sur la notion de désert
(brainstorming) : Qu’est-ce qu’un désert ? eau et désert ? vie et désert ? …
 Cours de Géographie sur la région du Sahara (situation dans le monde, pays
concernés…).
 Afin d’aborder les séances suivantes, questionner les élèves sur leur vision de la
démarche scientifique, puis la leur donner.

9
I]- Présentation - 5-10 min
Ce premier cours va permettre de comprendre l’objectif de l’ensemble des enseignements
(cours et modules), leur organisation dans le temps. L’enseignant doit donc commencer son
intervention par une introduction sur le projet :
 Les enseignants concernés (en rapport avec la matière abordée).
 Le sujet : le Sahara comme modèle illustrant les problèmes liés à la ressource en eau
dans le monde.
 L’emploi du temps, avec le nombre de TP/TD et cours et leur déroulement.
 Les objectifs de cette IDD.

II] - Vérification des acquis - 20 min


Une explication des conditions de vie dans un désert (niveau des ressources,
occupation par espèces végétales et animales) est préférable dès cette séance de cours. Pour
cela, l’enseignant peut proposer à ses élèves de donner toutes leurs connaissances sur le sujet :
il effectue un brainstorming. Il regroupera ensuite les informations suivant différents thèmes :
la vie, les ressources, le climat, le sol,…afin de jauger le niveau de connaissance générale et
d’insister plus fortement sur certains points.

-Les notions souvent mal connues ou encore peu abordées-


Lors du brainstorming, de nombreuses idées ressortent. Le professeur rencontre
généralement les mêmes erreurs chez ses élèves. Il doit transmettre clairement certaines
notions importantes pour bien aborder la suite du cours mais aussi les TP :
 Le Sahara n’a pas toujours été le désert que l’on connaît aujourd’hui :
Il s’agit des notions abordées lors du module 1. Le climat a évolué et de nombreuses traces
peuvent en témoigner. Les hommes et les grands animaux ont été bien présents sur ces
territoires il y a longtemps.
 L’eau est peu observable en surface mais elle est bien présente en profondeur :
Il s’agit des notions abordées lors du module 2. Le professeur annonce que l’eau se trouve en
milieu désertique et que le sujet sera étudié pendant les TP/TD.
 Un désert ne s’oppose pas à la présence de vies animales ou végétales :
Il s’agit des notions abordées lors du module 3. De nombreux animaux peuvent être cités
rapidement à titre d’exemples si l’intervenant en ressent le besoin:
 Les Dromadaires (1 bosse) sont bien sûr les animaux qui nous viennent en prmier à
l'esprit mais ceux-ci sont des animaux domestiqués par l'homme. Ils ont été les
animaux favoris des nomades, en raison de leurs qualités bien connues de sobriété,
d'endurance et de rapidité. Dans le Sahara, on rencontre uniquement des
dromadaires, mais tout le monde les appelle chameaux.
 Le Scorpion jaune à large queue est aussi bien connu. Il peut mesurer 10 cm de
long. Sa piqûre est mortelle dans la plupart des cas.
 La Vipère des sables dotée d'une tête plate et triangulaire, s'enfouit dans le sable
grâce à des mouvements giratoires du tronc.
 Le Fennec appelé aussi renard des sables vit partout dans le Sahara.
 L'Addax, grande antilope blanche, est une espèce menacée. Adapté au désert, il
peut rester des mois sans boire, voire une année entière.
 La Gerboise est un rongeur adapté aux conditions arides.
Il existe bien sûr d'autres animaux dans le désert (des oiseaux notamment), mais ceux cités
plus haut sont les plus représentatifs du Sahara.

10
 Les déserts chauds et froids.
Pour la plupart des élèves interrogés, un désert est forcément chaud : déserts de Gobi au nord
de la Chine et au sud de la Mongolie, le Namib en Namibie (Afrique du sud ouest) le plus
vieux du monde, le Taklamakan en Chine, l’Atacama au Chili, la Vallée de la mort en
Californie (petite partie dans le Nevada). Il s’agit d’un préjugé classique à ce niveau.
Cependant, les déserts froids sont bien réels : arctique (pôle Nord).
 Alors, qu’est-ce qu’un désert ? Quelles sont les limites d’un désert ?
Il s’agit d’une région où les précipitations sont inférieures à l’évaporation. Le sol est peu
propice à la vie, la couverture végétale est très faible et les animaux présents sont adaptés à un
environnement très contraignant. Un désert est situé hors zone anthropique et le paysage se
reconnaît à son aspect dénudé.
Le désert en soi est un environnement assez stable. Le paysage varie du terrain plat aux
dunes de sable et montagnes élevées. Une aridité extrême et des vents violents caractérisent le
désert du Sahara. Ces derniers ont une portée de 100km/h. Ils emportent le sable sur de très
grandes distances, érodent les rochers et empêchent complètement toute visibilité lors des
grandes tempêtes. Les précipitations sont inférieures à 200 mm par an.

 Désert : Région très peu habitée dont les précipitations sont inférieures à l’évaporation
et dont la couverture végétale est faible et /ou intermitante.

III] - Géographie du Sahara - 15 min

Dans un deuxième temps, il est nécessaire d’aborder le sujet au niveau géographique :


place du continent africain dans le monde, localisation du désert dans la région, pays
concernés. Cette présentation doit être adaptée au niveau de la classe de 5ième.

Par sa taille, 30 221 532 km², l'Afrique est le deuxième plus grand continent du
monde, après l'Asie. Il est coupé en deux parties à peu près égales par l'équateur. Du Cap Bon
au Nord, au Cap Aiguilles au Sud, l'Afrique s'étend au-delà des 30ième degrés de latitude, et les
même zones climatiques se retrouvent ainsi de part et d'autre de l'équateur : des forêts denses
équatoriales aux savanes tropicales, et des steppes sèches aux déserts, jusqu'au climat de type
méditerranéen du Nord et du Sud. Ce continent est bordé par la mer Méditerranée au nord, le
Canal de Suez et la mer Rouge au Nord-Est, l’Océan Indien à l’Est et l’Océan Atlantique à
l’Ouest. Il comptait 900 000 000 habitants en 2005 avec 46 pays (en comptant Madagascar).

Le terme «sahara» vient de l’arabe qui signifie désert. Le Sahara est situé dans la
partie Nord de l’Afrique. Il s’agit du plus vaste désert chaud du monde et divise le continent
d’Est en Ouest. Il couvre une superficie de près de 9 065 000 km². Il s’agit donc d’une région
immense qui s’étend sur 11 pays au total : le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, l’Egypte,
le Soudan, le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Sahara occidental.
Un désert ne se délimite pas par les frontières des pays mais bien par des conditions
climatiques particulières. Le Sahara est caractérisé par des précipitations n’excédant pas 100
mm au Nord et 150 mm au Sud. Le climat du Sahara central est extrêmement aride.
L’ensoleillement est très fort. Les températures maximales dans les régions les plus chaudes
dépassent les 50°C en journée et chutent considérablement la nuit (et ainsi atteindre des
valeurs négatives !).
Pour cette partie, le professeur peut s’aider du mémoire scientifique pour les précisions
d’ensoleillement, de températures et de précipitations. Les nombreuses données sont donc à
consulter dans ce rapport.

11
IV] - La démarche scientique - 10 min
Bulletin officiel de l’éducation nationale hors série n°5 du 25 août 2005.
Afin de mieux appréhender les travaux pratiques et dirigés, notamment en sciences et
vie de la Terre, le professeur doit inculquer certaines notions de la démarche d’investigation
dès cette scéance. Effectivement, en sciences (mais certaines parties sont applicables à
l’analyse de documents dans toutes les matières en général), l’élève doit être capable de
s’appuyer sur : une observation, une recherche documentaire (nécessaire notamment pendant
les séances libres), une expérience, afin de construire une modélisation et une synthèse des
données : but de cette IDD avec la réalistion des panneaux informatifs. Il s’agit d’écrits de
références communs à toute la classe et conforme au savoir construit (ce que l’on a expliqué,
compris et découvert) et au savoir établi.

La formation au raisonnement scientifique en classe de cinquième s’appuie sur le


développement des compétences suivantes :
• relier des données ;
• expliquer un mécanisme ;
• rendre un schéma fonctionnel.
Lors de l’expérimentation en classe de cinquième les priorités seront données à :
• la conception du protocole ;
• la réalisation de l’expérience ;
• l’observation des résultats ;
• l’exploitation des résultats.
Ces quatre étapes de la démarche expérimentale ne pourront être que très rarement travaillées
en profondeur avec l’élève lors d’une même séance ; l’enseignant sera amené à faire des choix
quant au développement de telle ou telle étape.

12
- Base de données -

13
Image satellite de l’Afrique :

Commentaires : Le Sahara est bien visible sur cette reconstitution satellite. Il s’étend sur une
grande superficie en Afrique du Nord (9 000 000 km²)

14
Cartes de l’Afrique avec délimitation des pays concernés par le désert :

Données sur les pays :


Algérie : Pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Elle est bordée au Nord par la
Méditerranée.
Capitale : Alger (côte méditerranéenne).
Superficie : 2 300 000 km². Il s’agit du 2ième plus grand pays d’Afrique (après le Soudan).
Population : 33 000 000 hab.

Egypte : Pays d’Afrique du nord-est. Elle est bordée au Nord par la Méditerranée.
Capitale : Le caire (le long du Nil).
Superficie : 995 450 km².
Population : 78 887 000 hab.

Libye : Pays d’Afrique du Nord. Elle est bordée au Nord par la Méditerranée. Les 9/10 du pays
sont situés dans le désert et notamment les parties les plus arides du Sahara.
Capitale : Tripoli.
Superficie : 1 759 540 km².
Population : 5 900 000 hab.

15
Mali : Pays de l’Afrique de l’Ouest. Les 2/3 nord sont situés dans le Sahara méridional (le centre
est la région sahélienne).
Capitale : Bamako.
Superficie : 1 241 238 km².
Population : 13 518 000 hab.

Maroc : Pays au nord-ouest de l’Afrique appartenant au maghreb. Il est à la fois en contact avec la
mer Méditerranée au Nord-Est et avec l’océan Atlantique sur la côte Ouest.
Capitale : Rabat.
Superficie : 710 500 km² (avec le Sahara occidental).
Population : 33 241 260 hab.
Sahara occidental : Territoire non autonome mais contrôlé en partie par le Maroc. Il est bordé par
la Mauritanie à l’Est et au Sud, et par le Maroc au Nord. Il y a également une frontière avec
l’Algérie au Nord. Il s’agit d’une vaste étendue désertique ouverte sur l’océan Atlantique à l’Ouest
et très peu peuplée.
Superficie : 266 000 km².
Population : 266 000 hab.

Mauritanie : Pays situé sur la côte Nord-Ouest du continent africain. Le Sahara s’étend jusqu’à la
côte Atlantique. Le climat de cette région est aride ce qui explique sa faible densité de population.
Seule la partie Sud n’est pas désertique (région sahélienne).
Capitale : Nouakchott.
Superficie : 1 030 700 km².
Population : 3 086 860 hab.

Niger : Pays d’Afrique du Nord-Ouest.


Capitale : Niamey.
Superficie : 1 265 640 km².
Population : 11 058 600 hab.

Soudan : Pays de l’Est de l’Afrique. Il est bordé à l’Est par la mer rouge. Le climat désertique
touche seulement la partie Nord (tropical au Sud).
Capitale : Khartoum.
Superficie : 2 505 810 km². Il s’agit du pays ayant la plus grande superficie du continent.
Population : 36 230 000 hab.

Tchad : Pays d’Afrique du Nord en position centrale. Le nord du pays est désertique, le centre est
de type sahélien (tropical au Sud).
Capitale : Ndjamena.
Superficie : 1 284 000 km².
Population : 9 826 419 hab.

Tunisie : Pays d’Afrique du Nord appartenant au Maghreb. Elle est bordée par la mer
Méditerranée. 40% de la superficie du territoire est occupée par le Sahara au Sud.
Capitale : Tunis.
Superficie : 163 610 km² (plus petit pays du Maghreb).
Population : 10 126 300 hab.

16
TP/TD 1

-PRESENTATION DES
MODULES-

17
MODULE 1 :
PALEONTOLOGIE ET ARCHEOLOGIE
(MODELISATION DES CLIMATS ET DES PAYSAGES
PASSES)

- Description Pédagogique -

Type d’intervention : Travaux Pratique encadré (Possibilité de le traiter de façon indépendante ou


intégré dans le projet global).

But : Montrer l’existence de phases humides favorable à la présence de l’aquifère actuel.

Professeur encadrant : Professeur d’histoire géographie et/ou le professeur de SVT.

Durée du TP : 1h30.

Matériel requis : Documents fournis ci-après. Le professeur peut néanmoins remplacer certaines
photographies par des fossiles ou objets correspondant s’ils sont à sa disposition dans son
établissement.

Notions clef : Démarche scientifique, vision critique ; Paléoclimat et paléoenvironnement.

- PREAMBULE -

Le Sahara est un livre ouvert à qui veut bien s’y pencher et l’observer. On peut notamment
y lire la variabilité des climats et des environnements terrestres, le tout lié à l’histoire de l’homme.
Le Sahara est de ce fait une véritable machine à remonter le temps.
C’est ce que nous allons montrer ici aux élèves : tout paysage s’observe minutieusement
pour en obtenir les clefs de sa compréhension.

Ce TP aura donc pour but :


 De familiariser les élèves à une démarche scientifique précise avant tout,
puis ;
 De répondre à la question : Quels ont été les climats et paysages passés dans
la région du Sahara ?

Ce TP peut être traité de façon indépendante, soit être intégré dans la série de TP présenté
dans ce projet. Si cette dernière proposition est choisie, l’enseignant devra donc conclure dans le
sens de la 2° activité (activité géologique) : la présence de gigantesques réserves d’eau actuelles est
due à une paléorecharge du sol qui les a constituées.

18
Déroulement du TP :

Comme nous l’avons dit plus haut il est important de faire adopter la démarche scientifique
aux élèves. On leur fera donc se poser plusieurs questions, puis élaborer une problématique.
Ensuite, ils y répondront en réalisant plusieurs observations puis interprétation. Enfin ils
concluront.
Le professeur fournit aux élèves un questionnaire leur servant de guide tout au long du
TP/TD. La présence de l’enseignant est nécessaire durant la première phase du module. Ensuite il
n’est là que pour répondre à d’éventuelles questions et ne doit en aucun cas participer à la phase de
recherche.

Questionner les élèves sur ce qu’ils savent ou ce qu’ils s’imaginent :


o Est-ce qu’il y a de l’eau au Sahara ?
o D’où vient cette eau ?
o Est-ce que le paysage connu actuellement au Sahara a toujours été le même ?
o Si la réponse est non, quand a-t-il été différent, à quelle échelle se place-t-on :
homme ? 1000 ans ? 10 000 ans ?

Demander quels seraient les moyens qu’ils pourraient utiliser pour répondre à leurs
questions.

Présenter enfin les divers documents fournis permettant de répondre à leurs questions.

Les élèves doivent analyser les documents, discuter entre eux et proposer des réponses.
L’intérêt étant ici, que les élèves arrivent eux même à construire leur propre raisonnement,
raisonner en groupe, proposer des théories, échanger des idées entre eux, etc… Tout ceci
ayant pour but de leur montrer qu’une équipe de chercheurs travaille de la même façon
qu’eux (valorisation de leur travail, aspect motivant et cela replace leur démarche dans un
cadre plus utile et concret).

Une fois l’analyse faite, le groupe doit reconstituer les changements climatiques ainsi que
les environnements passés qui ont « dessiné » le Sahara actuel, en s’appuyant sur les
documents fournis. Les élèves sont aidés par le questionnaire fournis. A la fin de leur
synthèse, le professeur procède à une correction.

Enfin, deux conclusions sont possibles, pour terminer, selon si le TP est réalisé de façon
indépendante ou non :
o TP indépendant : Le Sahara a subi des changements climatiques majeurs durant le
quaternaire ce qui a crée des modifications du paysage environnemental. Corréler
ces changements avec des phénomènes plus globaux à l’échelle de la planète : aux
mêmes époques, la face du monde était différente.
o TP non indépendant : On réalise le même type de conclusion, en revanche, ne pas
faire d’ouverture à l’échelle du globe mais expliquer que ces périodes humides ont
permis de constituer des réserves d’eau importantes au sein des sols. Ce mécanisme
de recharge sera expliqué par leurs camarades lors de la 2° séance de TP/TD.
Dans les deux cas, il est important de rappeler les détails d’une démarche scientifique.

Remarque : Au vu du manque de connaissances de ce niveau scolaire, il est important de


développer le sens critique des élèves à propos des conclusions avancées. (ex : les phases
humides sont-elles réellement responsable de la recharge ? comment le vérifier ? Est-ce
bien de ne se fier qu’à un nombre limité d’indices ? etc.

19
- Documents à fournir aux élèves -

Document 1 :

Document 2 :

20
Document 3 : Document 4 :

Document 5 : Document 6 :

21
Document 7 :

Document 8 :

22
Document 9 :
Document 10 : .

Document 11 :

23
Document 12 :

Débris de poteries et restes d’os.

Document 13 

Document 14 :

24
- Un questionnaire pour vous guider -

Q1 : A quoi ressemblait le Sahara il y a environ 18 000 ans ? Quels documents permettent de


répondre à cette question ? Pourquoi ?

Q2 : Quel type d’informations peut vous apporter les indices montrant la présence d’homme dans
la région du Sahara ?

Q3 : Analysez chaque document et indiquez vos observations concernant chacun d’eux. Qu’en
déduisez vous ?

Q4 : Quelles critiques pouvez vous faire sur certains documents ? Quels sont ces documents ?

Q5 : Quelles sont les deux « familles » d’indices qui permettent de connaître les climats qui
existaient aux différentes époques ? Connaissez vous en d’autres ?

Q6 : Les scientifiques utilisent les indices contenus dans les sols (fossiles, os, coquillages,…) ou
les traces laissées par les hommes pour identifier l’âge des dépôts constituant ceux-ci.
Sur le document suivant, indiquez quels sont les documents qui ont pu permettre de réaliser en
partie le schéma.

25
- Correction succincte du questionnaire -
- Aide au professeur -

Il n’est pas question ici de faire un cours ou une correction exhaustive des questions posées aux
élèves. Ceci car l’étude même des documents est relativement aisée pour le professeur concerné.

Q1 : A quoi ressemblait le Sahara il y a environ 18 000 ans ? Quels documents permettent de


répondre à cette question ? Pourquoi ?

Q2 : Quel type d’informations peut vous apporter les indices montrant la présence d’homme dans
la région du Sahara ?
Document : 5-7-11-12-13-14. On cherche à montrer que la présence de l’homme indique
des conditions climatiques plus douce et humide qui lui permettent de s’installer dans la
région. De plus, de nombreux indices montrent une sédentarisation des populations (grâce à
la présence de poteries qui en constituent un témoin).

Q3 : Analysez chaque document et indiquez vos observations concernant chacun d’eux. Qu’en
déduisez vous ?
Les élèves doivent aboutir à la conclusion que le paysage saharien n’a pas toujours été celui
que l’ont connaît actuellement. En effet, il y a eu des phases beaucoup plus humides
permettant l’installation de divers animaux de régions plus clémentes.

Q4 : Quelles critiques pouvez vous faire sur certains documents ? Quels sont ces documents ?
On souhaite développer ici le sens critique des élèves. Certains documents n’ont pas de
dates, d’autres en ont, mais celles-ci sont imprécises, etc. Toutes remarques doivent être
considérées et discutées lors de la correction.

Q5 : Quelles sont les deux « familles » d’indices qui permettent de connaître les climats qui
existaient aux différentes époques ? Connaissez vous en d’autres ?
Ici, nous voulons montrer qu’il existe plusieurs types de « marqueurs » du climat. Les deux
« familles » citées ici sont bien sûr les fossiles et les marqueurs anthropiques.

Q6 : Les scientifiques utilisent les indices contenus dans les sols (fossiles, os, coquillages,…) ou
les traces laissées par les hommes pour identifier l’âge des dépôts constituant ceux-ci.
Sur le document suivant, indiquez quels sont les documents qui ont pu permettre de réaliser en
partie le schéma.
Cette question amène les élèves à synthétiser les questions précédentes et rendre un schéma
fonctionnel (comme le demande le B.O). De plus, et c’est le plus important ici, le schéma
les familiarisent pour la première fois à la notions de stratigraphie sans en employer le
terme.

26
27
MODULE 2 :
GEOLOGIE
(STRUCTURE ET EXPLOITATION D’UNE NAPPE
CAPTIVE)
- Description Pédagogique -

Type d’intervention : Expériences encadrées.

But : Montrer que l’existence d’un aquifère multicouche a permis l’exploitation de nappe
artésienne.

Professeur encadrant : Professeur de SVT.

Durée du TP : 1h30.

Matériel requis : Le matériel sera développé lors de chaque expérience.

Notions clef : Perméabilité, porosité, artésianisme.

Remarque : La réalisation de ce module implique de s’être bien imprégné du mémoire


scientifique !

- PREAMBULE -

La découverte d’importantes quantités d’eau dans le Sahara septentrional peut donner un


espoir pour la vie des populations locales. Cependant, la géologie particulière du SASS
implique un certain nombre de contraintes.
Cette séance de TP aura donc pour but de répondre à trois questions :
 Comment l’eau pénètre dans le sol ?
 Comment celle-ci est stockée ?
 Comment est-elle exploitée ?
Pour cela, trois ateliers seront mis en place. L’accent devra être porté sur la démarche
scientifique et un raisonnement orienté des élèves.

28
- Ateliers de géologie -

I] - La perméabilité -

La perméabilité d’une roche, c'est-à-dire la capacité d’une roche à se laisser traverser


par un fluide liquide ou gazeux (eau, pétrole, gaz…), est une notion dynamique. Trois facteurs
la contrôle :
 La granulométrie, c'est-à-dire la dimension des grains constituant la
roche : plus les grains sont grossiers, plus la roche est perméable.
 La porosité, définie par la proportion de pores dans une roche : Plus une
roche est poreuse, plus elle est perméable. Il est à noter que la porosité
d’une roche peut être augmentée par des phénomènes de fracturation
(exemple dans les Karst).
 La capillarité, c'est-à-dire le phénomène par lequel un liquide se trouve
comme aspiré au contact d’un solide doté de pore très fin.
Un terrain perméable pourra donc être considéré comme une passoire naturelle qui permet à
l’eau, au pétrole ou aux gaz de circuler à des vitesses plus ou moins lente.
Avant de commencer, il est important de faire naître chez les élèves un certain nombre
d’interrogations : Est-ce que la pluie est le seul facteur important déterminant la quantité
d’eau pénétrant dans le sol ? Pourquoi, après une pluie, l’eau disparaît presque
immédiatement dans un terrain sableux et stagne sur un terrain argileux ? Qu’est ce qu’une
roche perméable ? Imperméable ?
L’expérience 1 pourra être proposée pour répondre à ces questions.

II] - Le stockage de l’eau ou l’existence de couches imperméables en profondeur -

Une couche du sous-sol est dite imperméable quand elle s’oppose au passage de l’eau.
Cela pourra expliquer la formation de vastes réserves d’eau. Ces réserves se forment par
accumulation des eaux d’infiltration dans une couche perméable située au-dessus d’une
couche imperméable interdisant leur progression vers le bas.
Lors de cette partie, il sera très important de montrer que l’eau ne s’accumule pas dans un
espace vide, mais bien dans un sol perméable qui se comporte en quelque sorte comme une
éponge. Bien faire la différence avec les réseaux karstiques de nos régions où l’eau se déplace
dans un modelé calcaire formé par des systèmes de cavités produites par la dissolution des
carbonates !
L’expérience 2 (couplée à la problématique de l’exploitation de cette eau) sera proposée pour
comprendre cette notion.

III] - L’exploitation des ressources en eau : fonctionnement du puit artésien -

Dans la nature, l’eau se retrouve sous pression quand elle est contenue dans une
couche perméable coincée entre deux couches imperméables : la nappe est dite captive. Elle
se retrouve sous pression par l’effet du poids de la couche sus jacente.
La construction d’un puit à ce niveau entraîne l’expulsion de l’eau vers la surface. Cela se
produit tant que la nappe est sous pression : c’est le principe de l’artésianisme du nom de la
région de l’Artois (actuel Pas-de-Calais) où cela a été découvert il y a quelques siècles.
L’expérience 2 illustrera ce principe, suivi de l’expérience 3 qui montrera les difficultés
rencontrées quand cette pression disparaît et que l’on doit forer plus profondément.
Les questions des élèves devront porter sur l’irrigation des oasis, la construction des puits ou
la pérennité de ces puits.

29
- Expériences géologiques -

Expérience 1 : - La perméabilité - (20 min)

Cette expérience permet de mettre en évidence la relative perméabilité des roches. Et


de montrer que les fluides circulent à travers celles-ci.

Matériel :

 Une passoire à légume.


 Une passoire à thé.
 Un filtre à café et un entonnoir.
 De l’eau.
 Un verre mesureur.
 Un chronomètre.

Réalisation :

1. Placer en premier lieu la passoire à légume sous un robinet d’eau. Faire varier la
quantité d’eau, en commençant par un fin filet puis en augmentant progressivement.
Observer.
2. Faire de même avec la passoire à thé. Observer.
3. Placer le filtre à café dans l’entonnoir et faire couler un fin filet d’eau. Observer.

Lors de chaque expériences, on pourra éventuellement calculer le débit, c'est-à-dire la quantité


de fluide écoulé en fonction du temps, selon l’équation :
D = V/t
Où V est le volume d’eau écoulé pendant le temps t.

Résultats :

1. Avec la passoire à légume, l’eau s’écoule d’abord rapidement par les trous. Puis,
quand le robinet est ouvert à fond, l’eau ne s’écoule plus suffisamment vite : il y a
saturation et le niveau de l’eau commence à monter dans la passoire. Ici, le débit est
très fort.
2. Avec la passoire à thé, on observe exactement la même chose mais comme les trous
sont plus petits, la saturation débute plus rapidement. Le débit est un peu moins fort.
3. Pour le filtre à café, la saturation est immédiate et le débit est très faible.

Interprétation :

Ici, les trous des trois ustensiles sont assimilés aux pores existant dans les roches. Plus
les trous sont petits, plus le débit est faible. On voit bien qu’il y a une relation entre la
dimension des pores dans les roches et le débit et donc entre perméabilité et vitesse des
fluides qui les traversent.
La perméabilité dépend donc du type de roche.
Cette activité permet d’illustrer la possibilité de présence d’eau dans le désert ainsi que
sa recharge en cas de pluies.
Attention cependant, cette activité ne tient absolument pas compte des facteurs allant à
l’encontre de la circulation de fluides dans les sous sols tels que le vent en surface et la
température.

30
Expérience 2 : - Imperméabilité et artésianisme - (35 min)

Ici, il sera question de comprendre la structure non homogène des sols qui permettent
de créer des nappes où l’eau peut être retenue et exploitée.
Attention, cette expérience est difficile à mettre en place (problèmes de tube bouché).

Matériel :

 Un récipient transparent de 5 litres minimum.


 1 kg d’argile.
 1,2 kg de sable.
 Du papier aluminium.
 Un tube rigide de 0,5 cm de diamètre.
 Un arrosoir.
 De l’eau.
 Une fine spatule ou une épingle.

Réalisation :

 Dispositif :
1. Disposer 200 g de sable au fond du récipient en une strate uniforme.
2. Disposer 200 g d’argile en une couche bien parallèle à la précédente en faisant bien
attention à ce qu’elle touche bien les bords du récipient.
3. Mettre le reste de sable au dessus.
4. Creuser un trou au centre du sable sans que celui-ci n’atteigne la couche d’argile.
5. Placer la feuille d’aluminium sur le trou (celle-ci sert à stabiliser l’ensemble).
6. déposer le reste d’argile au-dessus de la feuille d’aluminium.

 Expérience
1. Verser délicatement dans le sable, par un coté du récipient, de l’eau. Observer.
2. Une fois que l’eau réapparaît de l’autre coté du récipient, réaliser un forage avec le
tube. Enfoncer celui-ci verticalement dans la couche supérieure d’argile puis dans le
sable sans que celui-ci n’atteigne la couche inférieure d’argile. Attention : le tube peut
se boucher, utiliser l’épingle pour le déboucher. Observer le résultat.

Résultat :
En premier lieu, quand on verse l’eau, on observe que celle-ci commence d’abord à
s’infiltrer dans le sable qui est perméable. Puis elle s’arrête quand elle atteint la couche
inférieure d’argile. On constate que l’eau s’accumule dans le sable jusqu’à déborder du coté
opposé du récipient. La couche de sable inférieure restant au sec.
Une fois le forage effectué, si le tube n’est pas bouché, l’eau remonte et sort du tube. Si l’on
ne rajoute pas d’eau, l’écoulement cesse. Si on rajoute de l’eau, l’écoulement peut
éventuellement reprendre au bout d’un certain temps (ne fonctionne cependant pas très bien).

Interprétation :
L’eau, située entre deux couches imperméable se retrouve sous pression. Si on crée un
forage, celle-ci a tendance à éjecter l’eau vers la surface.
Ce TP, bien que difficile à mettre en œuvre, donne une bonne impression de la structure en
multi-couche du SASS ainsi que de son exploitation par l’homme qui, à terme, est voué à
disparaître pour deux raisons :
 Une exploitation supérieure à la recharge ;
 Une perte de l’artésianisme.

31
Expérience 3 : - les coûts de forage - (5 min)

Cette expérience simpliste servira à montrer qu’il est de plus en plus difficile de
pomper de l’eau en profondeur.

Matériel :

 5 pailles.
 Deux verres d’eau.

Réalisation :

1. Assembler quatre pailles entre elles.


2. Aspirer de l’eau avec une paille et avec les quatre pailles assemblées.
3. Conclure.

Résultat :

Plus la paille est longue, plus il est difficile d’aspirer de l’eau.

Interprétation :

Ici, la longueur des pailles est assimilée à la profondeur des puits. Sans artésianisme,
plus le puit est profond, plus le coût énergétique de pompage est élevé.
Ceci sera l’occasion de montrer que, très généralement, il y a un compromis à faire entre
possibilité d’exploiter un fluide (eau mais aussi pétrole) et le coût d’exploitation de ce fluide.

Remarque : le reste du temps sera utilisé pour analyser et interpréter les expériences ainsi
que pour répondre au questionnaire.

32
- Exemple de fiche élèves -

A titre d’exemple, une fiche pourra être distribué aux élèves comprenant les protocoles
ainsi qu’un questionnaire à remplir tout au long du module. Ici n’est représenté que le
questionnaire, les protocoles étant déjà mentionnés ci-dessus.

Question 1 : Qu’est ce qu’une roche perméable ? Imperméable ?

Question 2 : Selon vous, un désert vous parait-il être un terrain où de l’eau pourrait circuler ?

Question 3 : Quelle contrainte importante diffère entre l’expérience 1 et un désert ? (Des


informations pourront être données quand aux débits en présence dans le SASS, cela sera
aussi l’occasion de critiquer un protocole).

Question 4 : A votre avis, pourquoi l’eau remonte-t-elle toute seule lors de l’expérience 2 ?

Question 5 : La méthode d’exploitation des nappes est identique dans l’exp. 2 et dans le
Sahara septentrional. A votre avis, une longue durée d’exploitation de la nappe vous parraît-
elle envisageable ?

Question 6 : L’expérience 3 vous montre une autre possibilité d’exploiter la nappe (on
pompe), quelle est le gros problème lié à ce type d’exploitation ?

Question 7 : Au vu des expériences réalisées et des informations que vous a donné votre
professeur, expliquez en quoi le temps est un facteur indispensable pour la recharge d’une
nappe et une contrainte pour l’utilisation de celle-ci par l’Homme.

33
MODULE 3 :
ECOLOGIE EN MILIEU DESERTIQUE
(ADAPTATION DES ESPECES AUX
CONTRAINTES DU MILIEUX)
- Description pédagogique -

Type d’intervention : Travaux Pratique encadré (Possibilité de le traiter de façon


indépendante ou intégré dans le projet global).

But : Donner la démarche scientifique à des élèves de 5ième et leur apprendre à travailler en
groupe.

Professeur encadrant : Professeur de science de la vie et de la Terre (SVT).

Durée du TP : 1h30.

Matériel requis : Documents fournis ci-après. Le professeur peut néanmoins remplacer


certaines photographies correspondant au sujet par d’autres espèces qu’il souhaite montrer à
ses élèves.

Notions clef : Démarche scientifique, adaptations animales et végétales.

Remarque : Beaucoup d’informations seront fournies pour ce module car peu traitées dans le
mémoire scientifique.

- PREAMBULE -

On pourrait penser que le désert est un autre monde. Un monde sans eau et, pourrait-
on le croire, sans vie. Mais l’une et l’autre sont bien présentes pour qui sait ouvrir les yeux et
observer. Brumes venues de l’océan, rare précipitations tombées du ciel (pluviométrie
annuelle en dessous de 25mm), nappes souterraines profondes, l’eau manque mais ne déserte
pas totalement permettant le développement de formes de vies adaptées : animaux et végétaux
vivent dans les déserts.
Le manque d’eau à la surface du désert fait de lui un révélateur de l’importance de
celle-ci pour la vie. L’ensemble des stratégies d’adaptations, c'est-à-dire l’ensemble des
caractéristiques qui permettent à une espèce, animale ou végétale, de survivre et de se
reproduire dans un milieu donné, sont des portes d’entrée pour les notions de biodiversité et
d’évolution.
Dans ce module, l’objectif sera de montrer ces adaptations aussi bien au niveau des
espèces animales que végétales.

34
Déroulement du TP :

Au cours de ce module, les élèves vont devoir adopter une démarche scientifique,
apprendre et comprendre l’intérêt d’un travail en commun. Ils vont devoir réfléchir,
communiquer entre eux, échanger leurs connaissances et apprendre à les regrouper.
L’enseignant dispose d’un support scientifique dont il prendra connaissance avant la séance
de module. Ce support est nécessaire car le mémoire scientifique ne traite pas de cette partie.
Les quelques espèces, animales et végétales, présentées dans ce support font parties
des espèces caractéristiques du Sahara. Cependant, d’autres espèces pourront y être intégrées
selon le désir de l’enseignant.

Le professeur fournit aux élèves, en début de séance, un questionnaire qui leur servira
de guide tout au long du TP. L’intérêt étant qu’ils préparent un panneau synthétique.
Ce questionnaire est divisé en deux parties :
1. Biologie animale
2. Biologie végétale

La présence de l’enseignant est conseillée durant la phase du module, mais ne servira qu’à
répondre à d’éventuelles questions et il ne devra à aucun moment participer à leurs
recherches.

Matériel à fournir en début de séance :


• Un bac de sable de minimum 15cm de profondeur + lampe chauffante +
thermomètre.
• Deux morceaux de tissus (un blanc et un noir).
• Deux plantes : une Euphorbe et un Cactus.

• Lire le questionnaire avec les élèves.


• Les élèves vont devoir analyser les documents, discuter, échanger leurs
connaissances entre eux et les regrouper. L’objectif ici, sera qu’ils adoptent un
raisonnement groupé et une démarche scientifique dans l’analyse et
l’interprétation des documents fournis.
• Après environ une heure, l’enseignant effectuera une correction orale à
l’ensemble du groupe. Plusieurs notions devront être acquise par les élèves en fin
de séance : Vie dans le désert, adaptations aux contraintes climatiques, modes de
vie…
• Il est envisageable, en fin de séance, d’effectuer une brève synthèse regroupant
les idées générales et notions importantes abordées dans ce module.

NB : Ce module pourrait être traité par des élèves de 4ème et 3ème. Les réponses devront être
plus précises et la démarche plus concise.

35
- Support Scientifique -

I] - BIOLOGIE ANIMALE -

Il y a environ 8 000 ans, au Néolithique, le Sahara n'était pas un désert, mais une
savane où vivaient éléphants et girafes, tandis que ses lacs abritaient des perches du Nil et des
crocodiles. En devenant de plus en plus sèche, la région a contraint les espèces animales à
s'adapter à des conditions extrêmes de chaleur et de sécheresse.
Le nombre d’espèces animales est relativement peu élevé dans les zones désertiques.
Cependant, rare sont les régions sans aucune vie (milieux abiotiques). La faune s’est adaptée
aux contraintes climatiques.

Des stratégies diverses :


Les espèces véritablement "désertiques" vivent dans les dunes, sur les hamadas
(plateaux calcaires) et les regs du Sahara. Elles ont développé des mécanismes favorisant
l'économie de l'eau, ce qui leur permet d'éviter, de tolérer ou de contrôler l'excès de chaleur.
Certaines espèces évitent les températures excessives grâce à leur mode de vie, souterrain ou
nocturne. D'autres résistent à la chaleur au moyen de téguments durs et imperméables.
D'autres encore, par leur métabolisme, se contentent de l'eau contenue dans les plantes qu'ils
consomment.
Les animaux terrestres perdent leur eau par la transpiration, par la respiration et par
l'excrétion de l'urine. Beaucoup de petits habitants du désert, avant de rejeter l'air de la
respiration, le rafraîchissent dans leurs narines et condensent ainsi l'eau qu'il contient. La
plupart des animaux désertiques, comme les insectes, les reptiles et les oiseaux, produisent
des excréments très concentrés sous forme d'acide urique solide, une manière de réduire les
pertes d'eau urinaires et fécales. Quant aux reins des mammifères désertiques, ils concentrent
l'urine de telle sorte que celle-ci contienne moins d'eau pour une quantité donnée d'urée que
l'urine des espèces non désertiques. Certains animaux du désert résistent aux fortes chaleurs,
grâce à une régulation thermique différente. Mais la vie dans un terrier constitue le moyen le
plus répandu pour se protéger des températures excessives du désert. Dans tout terrier, en
effet, l'humidité et la température sont plus régulières qu'en surface. L'air qui s'y trouve joue le
rôle d'isolant thermique, en même temps qu'il est réchauffé et humidifié par la présence et la
respiration des animaux. Enfin, diverses adaptations de la morphologie et du comportement
aident les animaux désertiques à se déplacer, à s'enfouir rapidement, à vivre dans un terrier,
etc.

Les grands mammifères désertiques :


Les mammifères de grande taille ne peuvent se soustraire aux conditions désertiques,
mais ils ont développé des facultés physiologiques particulières.Grâce aux cils longs et aux
muscles de leurs narines qui peuvent se fermer, les dromadaires sont protégés des vents de
sable. Leur épaisse toison et leurs réserves dorsales de graisse font écran aux radiations
solaires. Leur température corporelle varie, augmentant le jour et diminuant la nuit. Ils évitent
ainsi les pertes d'eau par évaporation, d'autant qu'ils ne transpirent qu'au-delà de 41°. Ils
perdent moins d'un litre d'eau par jour par l'urine et réduisent encore ce volume lorsqu'ils sont
déshydratés. Ils ne font pas de réserve d'eau, mais sont capables de supporter des
déshydratations sévères. Ils ne boivent que pour compenser leurs pertes. Un dromadaire qui a
perdu 30 % de son poids ne montre aucun signe de fatigue et il peut, dans cet état, boire 120
litres d'eau sans risque d'indigestion hydrique. Les gazelles et les antilopes trouvent dans les
plantes la majeure partie de leur eau. Elles parcourent de grandes distances à la recherche de
végétation, leurs larges sabots leur permettant de traverser le sable sans difficulté.

36
Les petits mammifères désertiques :
La plupart des petits mammifères vivent dans des terriers pendant le jour et ne
recherchent leur nourriture que la nuit. Certains tombent même en léthargie pendant les mois
les plus chauds : c'est l'estivation. Ils ne boivent pas, extrayant l'eau des plantes ou des graines
dont ils se nourrissent. Presque toutes leurs fonctions physiologiques concourent à l'économie
de l'eau. Leur urine est particulièrement concentrée. Grâce à leurs pattes postérieures
allongées, les gerboises et les gerbilles se déplacent très rapidement en sautant. Leurs pattes
antérieures, courtes, servent à creuser dans le sable. Beaucoup de ces rongeurs possèdent des
oreilles très développées. Ce caractère évolutif montre que ces espèces, nocturnes dans leur
majorité privilégient le sens de l'ouïe. Chez les lièvres du désert et les fennecs, les larges
oreilles, irriguées par de nombreux vaisseaux sanguins, contribuent aussi à la régulation
thermique du corps. Une audition améliorée facilite, en outre, les contacts et donc la
reproduction, dans une population dispersée.

Les oiseaux désertiques :


Les oiseaux sont adaptés à la vie désertique par leur comportement ou leur
physiologie, plus que par leur morphologie. Il existe deux catégories très différentes d'espèces
: les nidificateurs, véritables oiseaux désertiques et les migrateurs. Les premiers sont en
nombre restreint, corbeau brun, bouvreuil githagine, alouettes, sirli, traquets, gangas, outarde
houbara, etc. Les insectivores sont les mieux représentés mais granivores et carnivores se
rencontrent également. Dépourvus de glandes sudoripares, les oiseaux évitent une
augmentation excessive de leur température par des artifices de comportement ou bien par
l'évaporation que provoque leur respiration. La plupart d'entre eux se contentent de l'eau de
leur nourriture, mais quelques granivores doivent boire et demeurent donc inféodés aux points
d'eau. Diurnes pour la plupart, les oiseaux désertiques se réfugient dans les rares coins
d'ombre. Les alouettes nichent sous les buissons, les traquets dans les trous des rochers. Sans
cette stratégie, les oeufs, notamment ceux des petites espèces, "cuiraient" au soleil. Les
femelles gangas peuvent nicher à même le sol, grâce à une poche abdominale antithermique
qui leur permet de rester couchées sur le sol brûlant à des températures de près de 70 °C. Pour
aller boire, ces oiseaux peuvent couvrir, chaque jour, jusqu'à 70 km. Les plumes de leur
ventre ont des barbes et des barbules lisses, sans les crochets traditionnels. Enroulées en
spirale, elles se déploient dans l'eau qui est alors absorbée par les extensions capilliformes des
barbules. Les petits "têtent" ensuite le duvet gorgé d'eau.

Les reptiles désertiques :


La peau des reptiles désertiques est dépourvue de glandes sudoripares. Leur urine est
semi-solide. Leurs besoins en eau sont satisfaits par leur seule nourriture. La température des
reptiles est soumise à l'environnement. Les lézards sont léthargiques par temps froid. Au
soleil, au contraire, leur température interne s'élève. Ils règlent ainsi leur optimum corporel
par leur comportement.
Beaucoup de lézards s'enfoncent dans le sable ou dans des crevasses rocheuses, ou bien
creusent des terriers. La tortue striée, qui vit dans le sud du Sahara, se rafraîchit la tête, le cou
et les pattes antérieures avec sa salive dès que sa température dépasse 40,5 °C. Elle accumule
les déchets de son métabolisme dans la vessie : l'urine, très concentrée, ne serait émise que
lorsqu'une pluie ou une source d'eau lui permet de boire. Les serpents trouvent des trous ou
des fissures pour s'abriter des grandes chaleurs. Leur peau presque imperméable et leur urine
très concentrée contribuent à réduire leur perte en eau. Leur régime carnivore leur assure, en
outre, une nourriture riche en liquide.

37
Les arthropodes désertiques :
Chez les arthropodes du désert (scorpions, araignées, insectes, etc.) qui se partagent en
espèces nocturnes, matinales ou vespérales, le rythme quotidien connaît généralement un
ralentissement de l'activité aux heures chaudes. Leur premier moyen de lutte contre les pertes
d'eau est leur squelette externe, véritable cuirasse rendue quasi imperméable par la sécrétion
d'une matière cireuse. Les scorpions passent le jour à l'ombre, sous terre, et sont actifs la nuit.
Les galéodes, arachnides non vénéneux, ont des pattes pouvant mesurer 15 cm. Cela leur
permet des déplacements très rapides, lors des chasses qu'elles effectuent généralement la
nuit. Le jour, elles se terrent dans des trous de rochers ou sous les pierres. Avec les fourmis et
les termites, les coléoptères sont les rois du Sahara. Les espèces de la famille des
ténébrionides sont des éléments essentiels de la faune désertique. Chez la plupart d'entre elles,
les ailes, non fonctionnelles, sont soudées sur la ligne médiane et forment un étui qui couvre
complètement le dos : l'espace ainsi formé contre le corps retient une certaine masse d'air qui
joue un rôle isolant.

Les espèces animales caractéristiques du désert :

• Le Dromadaire :

Le Dromadaire (Camelus dromedarius) est un


mammifère domestique de la famille des camélidés et du
genre Camelus. Pour cette raison, il n'est pas erroné de
qualifier un dromadaire de « chameau », mais seulement
imprécis. Le mot dromadaire est tiré du mot grec
« dromas », qui signifie coureur. Le chameau a 2 bosses
alors que le dromadaire n'en a qu'une mais certains
considèrent que chameau et dromadaire sont moins des
espèces distinctes que des variétés géographiques puisque dans le foetus, le dromadaire
présente 2 bosses. Pendant la gestation de la chamelle, les deux bosses se fondent en une
bosse peu avant la naissance.
De nos jours, le dromadaire est l'animal des déserts chauds d'Afrique, du Proche et du
Moyen-Orient. Il est également célébré par le Coran. Il fût aussi utilisé à des fins militaires
pour les charges guerrières dans la bataille ou pour le transport de troupes et de matériels. Le
dromadaire rend de multiples services à l'homme depuis des milliers d'années et en particulier
aux nomades qui l'exploitent pour ses productions de travail, de cuir, de lait et de viande. En
transportant le matériel, il permet à l'homme de s'économiser et de durer dans les milieux
désertiques.
Il peut jeûner jusqu'à trois semaines. Sa régulation thermique est originale pour un
mammifère: Par forte chaleur, il élève sa température jusqu'à 42°C. De quoi différer sa
transpiration et ses pertes hydriques. A l'inverse il peut abaisser sa température à 30°C au plus
froid de la nuit, afin de ménager ses forces. Les sinus de l’animal sont amples et profonds et
procèdent, de ce fait, de l'adaptabilité du dromadaire à la vie désertique. En effet, le
dromadaire présente un sac sinusal aveugle latéral qui n'est observé chez aucune autre espèce.
Une telle anatomie permet au dromadaire de récupérer une part importante de l'eau au
moment de l'expiration par les voies nasales. Celles-ci sont par ailleurs reliées à l'extérieur par
des naseaux pouvant se fermer complètement, évitant ainsi un assèchement de la muqueuse
nasale et donc le maintien d'une atmosphère humide dans les voies respiratoires supérieures
propices à limiter les pertes hydriques.
La plupart des mammifères vivant dans les zones désertiques s'astreignent de l'effet de
la chaleur et de la sécheresse en s'enfouissant dans le sol pendant les heures chaudes. Il est
bien évident qu'un animal de la taille du dromadaire ne saurait satisfaire à une telle exigence.
Aussi, notre animal a-t-il développé d'autres arguments pour s'adapter aux conditions qui sont

38
les siennes. La bosse du dromadaire, contrairement à une légende tenace chez les néophytes,
n'est pas une réserve d'eau, mais d'énergie. La bosse est un amas de graisse blanchâtre qui
peut dépasser les 100 kg pour un animal en pleine forme et bien nourri. Cette accumulation
localisée évite la dissémination du gras en région sous-cutanée dans les autres parties du
corps. Sa présence sur le dos de l'animal lui assure également un rôle dans la
thermorégulation. L'animal se refroidit mieux car il est moins gras. Il est le seul animal à
pouvoir transformer la graisse en eau par des réactions physiologiques d'oxydation (jusqu'à 40
litres pour un animal en bonne forme).Dans des situations extrèmes de déshydratation le
dromadaire est capable d’économiser l’eau corporelle par des mécanismes de réduction des
pertes hydriques (diminution de la diurèse, arrêt de la sudation, diminution du métabolisme de
base, variation de la température corporelle) tout en maintenant une homéostasie vitale pour
sa survie, à la fois en limitant la variation de la concentration des paramètres vitaux et en
assurant une excrétion maximale des déchets métaboliques. Celle-ci est permise par
l’émission d’une urine très concentrée. Son estomac à 4 poches stocke jusqu'à 50 kilos
d'aliments et 130 litres d'eau.
Ses lèvres sont très résistantes, elles broutent sans dommage les buissons d'épineux et
les branches d’Acacias.

• La Gazelle dorcas :

Gazella dorcas est le plus petit des bovidés sahariens, elle


est active le jour en dehors des heures trop chaudes pendant
lesquelles elle aime se reposer à l'ombre. Espèce saharo-
arabique, elle vit dans tout le Sahara à l'exception du centre
de la Mauritanie. Ces gazelles vivent en petits groupes de
quelques individus aussi bien dans les oueds, les dunes que
les zones rocheuses.
La Gazelle dorcas est petite, elle ne mesure que 65 cm au garot et pèse au plus 20
kilos. Le ventre et la croupe sont blancs, la queue est noire, le reste du pelage est fauve avec
une bande plus foncée délimitant les zones ventrale et dorsale. Les cornes des mâles sont en
forme de lyre alors que celles des femelles sont presque droites. Les Gazelles dorcas courent
très vite, elles peuvent atteindre la vitesse de 80 km/heure. Dès qu'elles sont effrayées elles
détalent pour se mettre hors de portée de ce qui leur paraît être un danger.
Ce sont des herbivores, elles consomment des graminées, diverses plantes basses et
également les feuilles d'arbres comme les acacias. Elles peuvent se passer d'eau pendant très
longtemps trouvant l'eau dans les plantes, dans le nord du Sahara certaines gazelles peuvent
complètement se passer d'eau. Leur grande oreilles leurs servent a réguler la déperdition
calorifique et son pelage à poil courts permet une meilleure thermolyse. Leurs sabots sont
presque plats pour ne pas s’enfoncer dans le sable. Par forte chaleur, leur organisme est
capable d’élever de 7 à 8°C sa température corporelle, de façon à ne pas avoir a refroidir la
peau en perdant de la sueur.

• Le Fennec :

(Fennecus zerda) Ce petit carnivore voisin du renard


n'atteint que 20 cm de hauteur au garrot pour un poids de 1 à
1,5 kg : c'est le plus petit des canidés. Le fennec vit le plus
souvent isolé. Cet animal fait parti des canidés. Animal très
discret dont on voit facilement les traces dans le sable et les
sorties de terrier. Il prend un reflet argenté au milieu des

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dunes. Il vit partout dans le Sahara. Possède une robe claire pour réfléchir le soleil. Il
recherche l’eau et la nourriture la nuit. Ses oreilles surdimensionnées lui servent de
« radiateur » pour réguler la déperdition calorifique et son pelage à poil courts et clair lui
permet une meilleure thermolyse.

• L’Addax :

(Addax nasomaculatus) Taille: 1,10 mètre au garrot, poids:


125 kg. On trouve quelquefois des cornes desséchées dans le
sable. L'Addax est un des animaux les mieux adapté au
désert. Il se contente le plus souvent de l'humidité des herbes
qu'il mange, même s'il boit beaucoup s'il rencontre un point
d'eau. Son pelage clair lui permet de réfléchir le soleil.

• Le scorpion :

Pour économiser l’eau et éviter la chaleur excessive, il possède une


couche épaisse de chitine et vit sous terre. Il peut mesurer 10cm de
long. Sa piqûre est mortelle dans la plus part des cas. Ils sont actifs
la nuit et reste à l’ombre la journée.

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II] - BIOLOGIE VEGETALE (ECOLOGIE) -
Le désert n'est jamais totalement vide et les pluies, même très rares, entretiennent une
végétation variée. Elle est plus abondante dans les oasis ou le lit des oueds, mais des plantes
isolées peuvent se trouver au milieu des dunes. Les plantes ont dû adopter des stratégies afin
de faire face au déficit hydrique du sol et aux prédateurs (herbivores).
Pour réduire l’évaporation et augmenter l’absorption d’eau, les plantes se sont
adaptées : Feuilles très petites, racines très longues capables de plonger dans les couches les
plus humides du sol (Acacias, Tamaris…), accumulation d’eau dans les tissus et feuilles
recouvertes de cire (succulentes), cuticule épaisse, présence de duvet (couche d’air
emprisonné limitant la convection), couleur claire des feuilles (blanches…), réduction du
nombre des tomates.
La limitation des ressources en eau pose également problème pour le maintient du port
dressé. Les plantes ont donc acquis une stratégie, celle des sclérophytes, qui possèdent de
nombreux tissus lignifiés. En plus des plantes, ont peu retrouver dans les désert, des arbustes
et des buissons qui se concentrent dans les lits des oueds et autour des points d’eau.

Quelques plantes du Sahara :

• Acacia :

(Acacia tortilis raddiana ou Acacia albida) Ils se rencontrent


dans une grande variété de conditions écologiques, allant des
zones littorales, sub-montagneuses, arides et sub-arides. Les
fleurs sont des fleurs régulières généralement petites,
groupées en tête globuleuses ou en épis cylindriques. Les
fleurs sont généralement jaunes, bien qu’il existe quelques
espèces aux fleurs roses. L’acacia possède de longues
racines qui se ramifient largement dans le sol où elle pompe
l’humidité. Les feuilles de l’Acacia sont des épines pouvant mesurer jusqu’à 8cm. Les
branches et les feuilles épineuses sont recouvertes d’une pellicule épaisse qui réduit
l’évaporation. Ils ont acquis une protection contre la déshydratation, l’ensoleillement et les
prédateurs (sauf les dromadaires).

• Euphorbe :

(Calotropis Procera) Ses feuilles sont grosses comme des feuilles de


chou, elles sont raides et persistantes. Leurs cuticules est épaisse et
Protège de la déshydratation. Elle produit de superbes petites fleurs
bleues. Sa sève, un latex blanc qui coule dès que l'on touche la plante, est
corrosive et toxique. C'est à cause de cette sève qu'aucun herbivore ne se
hasarde à la manger. Elle est dangereuse pour l'homme, même par
contact.

• Tamaris :

(Tamarix aphylla) Taille : 2 à 8 m


Grand arbre à écorce rugueuse avec de petites feuilles écailleuses,
imbriquées formant un fourreau autour des rameaux. Fleurs
groupées en chatons grêles avec 5 étamines, sur les jeunes
pousses. Les racines sont très longues et descendent profond dans
le sol à la recherche d’humidité.

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• Cactus : (originaire du continent Américain)

Leur aspect s’explique principalement par l’adaptation aux conditions de sécheresse, à


l’origine de la fonction de stockage et de la réduction des surfaces d’évaporation. La fonction
de stockage s’est traduite par un épaississement de la tige et le développement de racines
tubéreuses. Son système radiculaire peut atteindre plusieurs mètre pour une plante de
quelques centimètres de diamètre. Les cactées sont caractérisées par la présence sur les tiges,
de petits coussinets laineux ou feutrés, les aréoles, qui sont des capteurs de goutelettes
(stockées ensuite dans les tissus). La réduction des surfaces d’évaporation s’est traduite par un
épaississement de l’épiderme, parfois même recouvert d’une sorte de cire, une diminution du
nombre de stomates (pores permettant la respiration) et surtout, la transformation des feuilles
en épines. Les épines ont plusieurs fonctions. Elles servent de protection contre les animaux,
évitent les déperditions d’eau et protègent du soleil le corps du cactus lorsqu’elles sont très
nombreuses. Les cactus font parti des plantes succulentes et peuvent contenir jusqu’à 3000
litres de sève pour 16 mètres de hauteur.

• Palmier dattier :

(Phoenix dactylifera).C' est le relais indispensable pour l'utilisation des


rares ressources en eau des oasis. En l'absence d'irrigation, les palmiers
possèdent des racines jusqu'à 20 fois plus développées que leur tronc
pour aller chercher l'eau au plus profond et réduire les surfaces exposées
à la transpiration. Le palmier dattier, introduit par les arabes, est
indispensable à l’existance de l’homme dans les oasis. Les dattes sont un
aliment très énergétique. Les troncs servent à la fabrication des poutres,
le feuillage sert à la fabrication des paniers, cordes, couvertures pour les
cabanes….Il protège du soleil les arbres fruitiers. Les feuilles sont pennées, finement divisées
et longues de 4 à 7 mètres.

L’oasis n’est pas une île de végétation qui naît spontanément autour d’une source en plein
désert, c’est une création de l’homme : l’oasis d’erg est une vaste cuvette creusée par
l’homme à l’intérieur d’une dune artificielle. Les oasis d’oued sont fréquents dans les vallées
qui descendent des montagnes, là où est receuilli la pluie tombée sur les montagnes et celle
filtrée jusqu’à la nappe phréatique. Un puit et des canaux vont permettre l’irrigation.

NB : Les espèces animales et végétales du Sahara n’ont pas les compétences requises pour
exploiter l’eau présente dans les nappes souterraines contrairement à l’homme (création de
puits). L’adaptation est le caractère primordial pour vivre dans ce milieu désertique.

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- Fiche élèves -

Le Sahara (de l'arabe, Sahhra qui signifie désert) est le plus grand désert de la planète
avec 8,5 millions de km2. Caractérisé de désertique, une faune et une flore ont pu s’établir et
survivre dans cette région aride.

1ère partie : Biologie animale :

Il vous est présenté une série d’espèces vivant dans le Sahara. A l’aide de ces images
et de vos connaissances, répondez aux questions suivantes.
Ces questions vous aideront à réaliser un panneau sur l’écologie en milieu désertique.

Le Fennec La Gazelle

L’Addax Le Scorpion

Le Scarabée Le Dromadaire

La Vipère à corne La Gerboise

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1) Donner les classes auxquelles appartiennent ces espèces animales (Oiseaux,
Mammifères,…) et trouver les critères généraux de classification propre à ces
animaux.

2) Ces animaux vivent dans des conditions extrèmes. Lesquelles ? Pourquoi ?

3) Manipulations :

a/ Vous disposez d’un bac rempli de sable et d’une lampe chauffante. Faire chauffer
sous cette lampe le petit bac de sable (à quelques cm) pendant quelques minutes puis prendre
la température de surface et à 15cm de profondeur à l’aide d’un thermomètre; relever les
valeurs.

b/ Deux morceaux de tissus sont à votre disposition : un blanc et un noir. Exposer


les tissus à une lampe chauffante ou au soleil (si le temps et ensoleillé) pendant quelques
minutes. Observer.

4) D’après vos connaissances et vos résultats obtenus aux deux manipulations, quels
caractères spécifiques (anatomie, mode de vie…..) ont permis à ces espèces animales
de vivre dans ce milieu Saharien ? Regrouper les espèces lorsque ceci est possible.

5) Citer d’autres espèces que vous connaissez vivant dans cette région. Donner leurs
caractères spécifiques.

6) Le désert Saharien est un désert sec et aride. Il existe d’autres déserts dans le monde.
Citer ces déserts et les espèces qui y vivent. Donner leurs caractéristiques. Existe-t-il
des corrélations entre ces nouvelles espèces et les espèces Sahariennes ?

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2ème partie : Biologie végétale :

A l’exception des oasis, la végétation du désert est clairsemée. Pourtant il suffit d’un peu
d’eau, même à une certaine profondeur pour que quelques espèces végétales puissent
survivre.
Il vous est présenté quelques unes de ces espèces vivant au Sahara.

Le Palmier dattier

Le Tamaris

Acacia

L’Acacia possède des épines de 3-4 cm sur ses


branches, des petites feuilles, des fleurs
blanches ou roses.

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Vous disposez en plus de ces espèces de deux échantillons que vous devrez observer :
 Une Euphorbe, prélevée dans la région méditerranéenne, dont les caractéristiques sont
similaires à une espèce de la même famille trouvée dans le désert du Sahara.
 Un Cactus, plante que l’on retrouve dans le désert.

1/ La présence d’eau dans le désert est très rare et la chaleur y est exessive mais certaines
espèces ont réussi a survivre. Comment ?

2/ Le cactus est une plante possédant de nombreuses épines. Pourquoi ? Que représentent ses
épines ? D’autres arbres ou plantes ont-elles les mêmes caractéristiques ?

3/ Observer les organes de ces plantes (tiges, feuilles, fleurs…). Qu’en déduisez-vous ?

4/ Citer d’autres espèces végétales vivant dans cette région que vous connaissez.

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TP/TD 2

- PRESENTATION DU
MODULE -

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REALISATION ET PRESENTATION DES
PANNEAUX INFORMATIFS PAR LES ELEVES

- Description Pédagogique -

Type d’intervention : Dans un premier temps, travail personnel sous tutelle éventuelle afin
de réaliser les panneaux, puis présentation du travail de chaque groupe à l’ensemble de la
classe, en présence de l’ensemble des responsables.

But : synthétiser le travail effectué lors des modules du TP1.

Professeur encadrant : L’ensemble du personnel encadrant.

Durée du TP : une ou deux semaines pour la réalisation des panneaux informatifs plus une
séance d’1h30 pour la présentation du travail accompli.

N.B : Chaque panneau sera réalisé par les 2 groupes ayant fait le même module.

PREAMBULE

La mise en commun des résultats des travaux et des productions des groupes est un
moment important. C’est l’occasion d’un dialogue, voire d’un débat, au sein de la classe,
contrôlé par le professeur qui a en charge de faire émerger un bilan des travaux effectués, une
structuration de la notion ou du concept et l’élaboration de traces écrites (sous forme de
panneaux synthétiques dans notre cas).

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COURS 2

- BILAN ET DEBAT
CITOYEN -

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-Description pédagogique-

Type d’intervention : Cours avec rappels synthétiques des éléments importants sur le sujet.
Mise en place d’un débat citoyen avec l’ensemble de la classe.

But : consolider les acquis. Apprendre à dialoguer et à respecter la parole de l’autre.

Professeur encadrant : professeur d’Histoire-Géographie en tant que professeur d’éducation


civique.

Durée du cours : 55 min

- PREAMBULE -

L’objectif de ce cours sera de synthétiser les connaissances des élèves, acquises lors de
l’ensemble des modules, sur la problématique de l’eau dans le désert. Cela afin d’aboutir à un
débat, encadré par le professeur ou par un intervenant d’une association écologiste par
exemple, sur l’eau dans le monde.
En effet, en adéquation avec le programme de 5ième, cela permettra de montrer les enjeux que
représente la ressource en eau : enjeux économiques, écologiques et géopolitiques.
Ce sera l’occasion de montrer la difficile antinomie qu’il faudra résoudre dans les années à
venir entre consommation d’eau croissante et réserves d’eaux non illimitées.
Ce débat aura aussi pour but d’éveiller une conscience citoyenne sur notre propre rapport à
l’eau et de son inégale répartition : à l’heure actuelle, la moyenne de la consommation d’eau
journalière va de plus de 6000 litres par jour et par personne aux Etats-Unis à moins de 5
litres par jour et par personne en Ethiopie (Nicolas Hulot et le Comité de veille Ecologique :
Combien de catastrophe avant d’agir ?).

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- EVALUATIONS -

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-Possibilités d’évaluations en rapport avec le BO-

Extraits du « CENTRE NATIONAL DE DOCUMENTATION PÉDAGOGIQUE » basé sur


le BO :

« Les faits tirés d’observations, leur confrontation aux connaissances et aux conceptions des
élèves permettent de formuler des problèmes scientifiques, dont la résolution s’inscrit dans
une démarche explicative et permet d’élaborer des projets d’activités. »

« Portant de façon équilibrée sur des connaissances et sur des apprentissages


méthodologiques renforcés, l’évaluation permet d’assurer le suivi des élèves. »

« L’évaluation en cours d’apprentissage accompagne les élèves dans leur formation. Elle
les rend conscients des objectifs à atteindre et des conditions de la réussite. Elle permet aux
professeurs de repérer obstacles et difficultés rencontrés et d’apporter la solution adaptée.
L’évaluation en fin d’apprentissage, seule notée, porte à la fois sur des acquis cognitifs et
méthodologiques. »

« Les compétences mobilisent des connaissances et des méthodes pour l’accomplissement


d’une tâche. Elles servent de guide pour le choix des exercices et pour l’évaluation, partie
intégrante de l’action pédagogique. »

En accord avec les extraits présentés ci-dessus, la phase d’évaluation en cours


d’apprentissage pourra s’effectuer durant les travaux pratiques, à l’aide des questionnaires
proposés. Cette première approche permettra ainsi à l’enseignant d’observer l’évolution des
acquis des élèves.

Seule notée, l’évaluation en fin d’apprentissage pourra être décomposée en différents points :
• Evaluation des panneaux : originalité, fond, qualité…
• Présentation orale collective: plan, homogénéité, clarté, …
• Présentation orale individuelle : qualité d’expression, attitude, clarté…

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-CONTACTS-

Pour toutes questions ou remarques n’hésitez pas à nous contacter.

BUFFET Mathieu : mathieu.buffet@club-internet.fr

MAUREL Nicolas : nykozac@hotmail.com

LOUIS Julien : juvoyage496@hotmail.fr

SAUT Stéphan : steph07.s@hotmail.fr

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