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PROCEDURE CIVILE

1- La théorie de l’action en justice


2- Le déroulement de la procédure et les différentes règles
3- Le dénouement (dernière phase) de la procédure (le jugement)

Introduction :
I- Définition de la procédure civile
Au sens étymologique de la procédure civile qui peut être appréhendé de façon générale, et d’un autre côté, sous
un angle restreint.

Au sens général : la procédure c’est l’ensemble des formalités à accomplir pour l’obtention d’un résultat bien
déterminé. Ex : la procédure à suivre pour s’inscrire aux barreaux.

Dans un sens restreint, la procédure civile est l’ensemble des formalités à suivre pour saisir tel ou tel juridiction.

Dans un sens purement juridique, la procédure civile c’est la voie judiciaire à suivre pour la résolution d’un
contentieux (litige, conflit) à caractère civil n’a l’utilisation des règles du code de procédure civile, c’est une
application des règles de procédure qui constitue les garanties de l’équité.

La finalité de la procédure civile :

La finalité ou le but ou l’objectif de la procédure civile est d’éviter que les justiciables ne se fassent justice à eux-
mêmes elles leurs permets de s’adresser aux tribunaux pour faire valoir leurs droits et leurs conférents les moyens
nécessaires pour assurer l’exécution forcée des obligations de leurs débiteurs.

Ainsi que les sanctions appropriées dans ce cas.

L’étude de procédure civile marocaine portera sur l’appréciation et la maitrise des principes et des règles qui
constituent le droit commun de la procédure civile.

Cette matière comprend :

• Les principes directeurs et fondateurs de la procédure civile


• Les conditions d’exercice de l’action en justice
• Les règles selon lesquelles les juridictions civiles…
• Les formalités à accomplir pour la re solvabilité de l’action en justice (certaines affaires sont refusées)
• La manière dont les tribunaux instruisent le procès et rend le jugement qui feraient l’objet de l’exécution
• Les différentes voies de recoures et leurs effets
II- Différence entre procédure civile et les disciplines voiseu…
1) Droit processuel
2) Le droit judiciaire privé
3) La procédure pénale
1) Le droit processuel
Le droit processuel veut être appréhender selon les approches différentes.

• Première partie de la doctrine, estime que le droit processuel constitue une branche commune à toutes les
procédures dans ce sens elle rassemble toutes les règles juridiques de forme (formelle)
• Une autre partie de la doctrine attribue au droit processuel un aspect uniformisateur c’est-à-dire qu’il porte
sur l’étude des différentes procédures en vue de leurs unifications. En ce basant sur ces deux approches, on
peut dire que la procédure civile est une branche du droit processuel dans la mesure ou elle constitue le
droit commun des procédure (la plupart des matière juridiques entre dans la procédure civile à l’exception
de la procédure pénale)
2) Le droit judiciaire privé
Le droit judiciaire privé a domaine plus large que celui de la procédure civile, outres les règles de procédures
précités le droit judiciaire privé porte également sur les règles relatives à l’organisation judiciaire. Ses règles portent
sur les principes directeurs du système judiciaire marocaine, les règles d’organisation interne des tribunaux ainsi que
les membres qui siègent à la tête de ses juridictions, ainsi que les auxiliaires de ses juridictions.

3) La procédure pénale
La différence entre la procédure pénale et la procédure civile :

La différence qui existe entre la procédure civile et la procédure pénale est que la procédure civile oppose deux
parties (conflits entre deux privées) alors que la procédure pénale l’Etat est partie par l’intermédiaire du ministère
publique appelé demandeur pénal.

Une seconde différence existe entre la procédure civile et la procédure pénale se caractérise au niveau de la preuve,
en matière civile la preuve préexiste au procès avant le déroulement de la procédure ; alors en matière pénale la
preuve bien qu’elle est très déterminante en matière pénale, mais il ne peut pas être préconstituer avant que la
procédure pénale ne soit lancer.

En revanche la ressemblance entre procédure civile et procédure pénale est que celui qui va prononcer la décision
est un tribunal de l’ordre judiciaire indépendant du pouvoir exécutif.

III- Les parties à l’action civile


A. Le demandeur
B. Le défendeur
C. Le ministère public
A- Le demandeur
C’est celui qui use de son droit d’accès à la justice, c’est lui qui prend l’initiative.

Il intente une action en justice par le biais d’une requête écrite ou bien une déclaration verbale faite au secrétariat
greffe. En principe l’action en justice est exercée par un seul demandeur, la recevabilité de l’action en justice est
subordonnée à l’existence de trois formules :

• L’intérêt d’agir
• La capacité
• La qualité
B- Le défendeur
C’est celui contre lequel une action est intenté par son opposition du défendeur, la capacité et la qualité.

C- Le ministère public
L’inter exécution du ministère public dans la procédure civile est régit par les dispositions du CPC Marocain celui-ci
agit soit comme partie principale soit comme partie jointe.

1- Comme partie principale :

Le ministère public agit comme partie principale en tant que demandeur ou bien défendeur dans des cas
expressément déterminer par la loi.
Lorsqu’il agit comme partie principale, le parquet prend la parole le premier, il est tenu d’assisté à toutes les
audiences en vertu de l’article 10 du CPC, le fait d’agir en cette qualité lui permet de disposer de toutes les
voies de recoures sauf l’opposition.

2- Lorsqu’il s’agit comme partie jointe :

Il se joint à un procès déjà engagé pour donner son opinion dans ce cas, il va prendre connaissance du
dossier qu’il va lui être communiquer, sa présence aux audiences n’est pas obligatoire et il ne peut utiliser
une voie de recoure.

IV- Les principes fondateurs de la procédure civile


1) Le principe du contradictoire
Selon ce principes les parties en litiges ne peuvent pas être juger avant d’être appeler et entendue. Donc, les
parties doivent se faire connaitre les éléments de faite (la source du litige) sur lequel elles font leurs prétentions,
elles doivent avoir connaissance des éléments de preuve qu’ils produisent et des éléments de droit sur lequel
l’adversaire fonde pour obtenir le gain du procès, cet échange d’information et de nature à défendre la liberté de la
défense et s’impose aux parties et au juge. Cependant le principe du contradictoire souffre des dérogations de la
procédure civile ; c’est un principe de dérogation prévu par l’article 148 du CPC relative à l’ordonnance sur une
requête prévue par le président du tribunal en matière présumée urgentes.

2) Le principe de publicité
Selon ce principe le procès civil doit être public et cette publicité s’applique à la fois à l’audience et au décision
judiciaire, d’un côté les débats judicaires sont généralement publique à moins que la loi ne dispose autrement, d’un
autre côté les décisions judiciaires sont publiées notamment par voie de presse. Cette publicité est une garantie de
transparence et de bonne administration de la justice. Toutefois, le principe de publicité souffre d’exception, car la
loi dans certains cas aura lieu à « huit clos » (dans une séance privée), Lorsque la publicité est de nature à porter
atteinte à l’intimité privée ou s’il Servient des désordres de nature à perturber l’audience ou à troubler la sérénité de
la justice. Au regard de ce principe on peut faire la différence entre la matière contentieuse ou les distinctions
doivent être rendues publiques et la matière gracieuse ou les décisions sont toujours prononcée dans une audience
non ouverte au public.

• La matière contentieuse ou il y a un conflit d’intérêt entre deux parties.


• La matière gracieuse lorsque la demande est porter devant une juridiction en l’absence du litige et en
absence d’adversaire (la demande de changement de nom) ou il n’y a pas d’opposition et il n’est pas public.
3) Le principe dispositif
Selon ce principe la direction de l’instance est attribuée en grande partie au justiciable cela veut dire que l’objet de
la matière litigieuse est librement déterminé par les parties notamment par le demandeur. Par conséquent, une fois
l’objet du litige est déterminé par les parties, il devient imposable aux deux parties opposées.

V- Les caractéristiques de la procédure civile


1) Le caractère impératif
La plupart des règles qui régissent la procédure civile, sont des règles d’ordres publiques, elles s’imposent à la fois
aux parties au litige et au magistrat, cela veut dire on ne peut pas abandonnés aux plaideurs le choix de la juridiction
saisie car ça serait source d’inégalité et d’insécurité. Néanmoins, il y a une atténuation a ce principe car la procédure
civile gère par son essence (contentieux de droit privé).

Le service public de la justice vise les intérêts des personnes privées, donc s’apparaissant véritablement d’ordre
public que des règles d’intérêt général.
2) Le caractère accusatoire :
C’est un caractère qui signifie que la juridiction saisie se contente de tranché les litiges en fonction des éléments
présentés par les parties au litige. Dans, ce cas-là, ce sont les litiges qui ce charge de diriger l’instance et le juge ne
peut pas statuer au-delà des demandes des parties.

En revanche, la procédure est dite inquisitoire lorsque l’instance est entièrement dirigée par la juridiction
compétente. Alors la procédure civile est devenue « hybride » à mis cheval entre les deux, il est accusatoire dans
certains phases (prétention des parties, moyens de droit, élément de preuve), elles inquisitoire dans notre phase au
niveau des interprétations des juges, mais en pratique ce sont les parties qui dirigent principalement l’instance, le
déroulement du procès en conséquence sa portée.

3) Le caractère formaliste
Ce formalisme vise a assuré une totale sécurité au justiciable est à le protéger contre les manœuvres dilatoires de
l’adversaire et contre l’arbitraire du juge. C’est une technique au service du principe suprême. Par contre,
l’inconvénient majeure de ce principe c’est son caractère excessif, car dans certaines hypothèses, il devient facteur
de rigidité. C’est la raison pour laquelle de combattre cette rigidité.

4) Le caractère écrit
La procédure civile est une procédure obligatoire écrite. Par conséquent, les actes provenant des parties ceux
accomplie par les juridictions, juge… doit faire l’objet d’un écrit, mais par dérogation à ce principe.

L’oralité demeurent applicable devant le tribunal de première instance dans des affaires limités par la loi (affaire de
droit de la famille, pension alimentaire…) alors que devant les juridictions la procédure doit être écrite.

C’est les tribunaux administratifs.

Le caractère de la procédure implique l’obligation pour le plaideur d’être assisté d’un avocat. Si le plaideur réside à
l’étranger, il peut dans ce cas nommé un mandataire. Ce mandataire ne doit pas être un notoire, ni un huissier de
justice ni aucun représentant de la justice. Si la demande en justice est acceptée par le tribunal de la personne qui
réside à l’étranger, toutes les notifications seront acceptées par la procédure.

Sujets des exposés :


1) La procédure devant le tribunal de première instance (tribunal de commerce, tribunal administratif)
2) La procédure civile devant les tribunaux de proximités
3) La procédure civile devant la juridiction présidentielle (procédure urgente)
4) La procédure civile devant la cour d’appel (de commerce, administratif)
5) La procédure civile devant la cour de cassation

Partie I : la théorie de l’action en justice


1) Définition : action en justice
L’action en justice est l’acte par lequel le justiciable s’adresse à une juridiction pour requérir la protection d’un
droit, sa déclaration ou bien sa négation. Autrement dit, l’action en justice c’est le pouvoir reconnu au sujet de droit,
de s’adresser à la justice en vue de défendre leur droit et intérêt légitime, finalement ce droit il désigne le droit
reconnu à l’adversaire de discuter le bien fondé de la prétention est mise contre lui par le demandeur, généralement
l’action en justice c’est l’acte juridique qui nous confèrent le pouvoir d’agir en justice en vue de faire valoir au droit
déterminer.
Envisagé du côté de celui qui s’adresse le 1er au juge, l’action en justice s’appelle demande a contrario lorsqu’il est
appréhendé du côté de celui contre qui la prétention est émise, il s’appelle défense.

L’action est distincte de la requête qui consiste dans l’acte, comme l’acte écrit par lequel le titulaire d’une prétention
saisie la juridiction compétente. Certes, il n’y a pas de procès sans action or le code de la procédure civil Marocain ne
réserve aucune disposition légale à la théorie de l’action en justice, le code traitent seulement les différents types
d’actions en justice.

La théorie de l’action en justice est une théorie purement doctrinale, son but est d’examiner la particularité de
l’action en justice ainsi que son régime juridique.

2) Définition de l’action par rapport au droit


Pour définir l’action par rapport au droit on peut faire référence à deux théories opposées :

La théorie classique : considère que l’action en justice ne constitue que le droit de mouvement est dans ce sens elle
s’appuie toujours sur un droit substantiel (essentiel, fondamental) (subjectif c’est-à-dire personnel) qui lui sert de
fondement légal.

La théorie moderne : les auteurs contemporains s’accordent à dire que l’action est distincte du droit qu’elle vise à
défendre. Ce droit ne doit pas obligatoirement exister lors de l’introduction de l’action. L’existence ou le défaut de
ce droit ne peuvent être constaté qu’à la fin de l’instance (action en justice) c’est la juridiction compétente qui doit
se prononcer sur cette question.

3) L’abus dans l’action en justice (le droit d’agir)


Le droit d’agir en justice découle de l’exercice d’un droit subjectif qui est le droit d’accès à la justice. Ce droit ne
peut pas être utiliser en vue de nuire aux tiers et à autrui. Dans ce sens l’article 5 du CPC stipule que tout plaideurs
doit agir ou il est tenu d’agir de bonne foi. La théorie de l’abus de droit d’agir en justice s’applique à la malice du
demandeur ou en la commission d’une erreur grossière, équipollente ou dol. Par conséquent, le défendeur qui a subi
un préjudice du fait de l’exercice abusive peut dans ce cas d’une action en justice en réparation du préjudice qui lui
donnera droit à des dommages et intérêts.

Chapitre 1 : Conditions de recevabilité de l’action en justice


Puisque l’action en justice constitue l’acte en procédure qui exprime la volonté de passé de la faculté d’agir à
l’engagement d’une instance précise et bien déterminer. Le plaideur devra accomplir certaines conditions pour
pouvoir intenter que l’action en justice doit être valable au moyen d’une demande. Selon l’article 1 du CPC « ne
peuvent ester (intégrer) en justice que ceux qui ont qualité, capacité et intérêt pour faire valoir leurs droits. »

Le droit d’agir à un caractère facultatif en ce qu’une personne n’est pas forcée d’agir en justice et aussi un caractère
légal parce qu’il est garanti par la loi.

La recevabilité de l’action en justice dépend de 3 conditions essentielles relative à la personne qui agit.

Section 1 : Les conditions relative à la personne qui agit en justice


La personne qui intente une action en justice doit avoir un intérêt à agir, la qualité du titulaire du droit litigieux et il
doit avoir la capacité d’agir.

1) L’intérêt d’agir en justice


L’action en justice est ouverte à ceux qui ont un intérêt légitime au succès ou au rejet d’une prétention.

Cette condition s’exprime par l’adage « pas d’intérêt pas d’action » l’intérêt doit être :
• Légitime et juridique ;
• Directe et personnel ;
• Né et actuel.

L’intérêt doit être légitime : Cela veut dire que le titulaire de l’action doit justifier d’un intérêt reconnu
par la loi. L’intérêt doit être également juridiquement protéger.

L’intérêt doit être fonder sur un droit ou tendre à la protection d’un droit, l’intérêt peut être pécuniaire
réclamer le paiement d’une créance (bénéfice matériel que le demandeur veut tirer de l’action). L’intérêt
peut être moral se rapporte à la réparation d’un préjudice qui n’est pas susceptible d’être évalué en argent.
(La réputation, le bonne mœurs).

L’intérêt doit être personnel : La personne qui agit doit prouver qu’il a subi une atteinte à un droit qui lui
appartient. C’est-à-dire que l’action ne peut être intenté par le titulaire du droit litigieux, donc il n’est pas
permis d’agir dans l’intérêt d’autrui.

Cette condition ne soulève aucune difficulté, mais la question revêt un autre intérêt lorsqu’il s’agit
d’apprécier le caractère directe et personnel pour les groupements dotés de la personnalité morale. Il est
évident qu’un groupement peut agir en justice pour la défense de ses intérêts, mais par le biais d’une action
sociale qui se distingue de l’action individuelle intenté personnellement par chaque membre du groupement
pour la défense de sont intérêt personnel, la personne morale peut ester en justice par le biais de ses
représentants légaux. Les associations elle ne sont pas en mesure de se substituer à leur adhérent pour
défendre. Les intérêts individuels des adhérents. Cela s’explique par le fait que les pouvoirs publics ont
certaine méfiance à l’égard des associations, il est à craindre que celui-ci ne s’arroge la fonction de défenseur
de l’ordre public en portant atteinte du ministre public.

Il faut que l’intérêt né et actuel : l’intente en droit litigieux soit sur et certain. Un intérêt éventuel aux futures
ne peut pas servir de base à une action en justice. Autrement dit on ne peut pas saisir un tribunal à titre
préventif s’il n’existe pas un préjudice réel car le rôle de juge et de trancher les litiges qui sont déjà né.

L’exigence de ce caractère né et actuel l’objectif c’est d’éviter que la guerre préventive ne vienne qu’a
égorger les tribunaux, notamment devant le manque des magistrats qui sont constatés sur le terrain.

2) La capacité
En principe, la personne qui intente l’action en justice doit être une personne capable. Par définition, la capacité
c’est l’aptitude juridique d’une personne d’user de son droit d’agir en justice. En engagent une instance il existe deux
types de capacité :

• La capacité de jouissance qui correspond au droit d’agir en justice : dans ce sens toutes personnes
physiques ou moral dispose en principe de ce droit.
• La capacité d’exercice : qui correspond à l’exercice du droit d’agir en justice de sorte que les personnes
frappées d’incapacité ne peuvent agir en justice que par le biais de leurs représentant légal, dans le cas des
mineurs ils agissent par le biais de leurs tuteurs ou d’un testamentaire.

3) La qualité
C’est le titre juridique en vertu duquel une personne à le pouvoir de figurer dans une procédure en principe. Le
titulaire du droit litigieux, ainsi que ses héritiers ayant cause universelle. En plus du mandataire légal, juridique ou
conventionnel. En tout cas, les personnes ayant qualité pour représenter les plaideurs (demandeur, défendeur) ne
peuvent le faire que dans certaines situations et sous certaines conditions.

Les cas de représentation en justice :


• Le mandat conféré par une personne à une autre, dans le but d’agir en justice et son nom et pour son
compte et parfaitement licite. C’est en mandat ad litem, c’est-à-dire un mandat de représentation
spécialement en vue d’un procès.
• La représentation par un avocat est obligatoire

Dans la cour d’appel et la cour de cassation, ainsi dans les tribunaux de premières instances. Lorsque la
procédure est écrite, exceptionnellement la représentation n’est pas admise lorsque le tribunal exige la
comparution (présence) des parties en personne.

Par exemple lorsqu’il s’agit d’une mesure d’instruction supposent la présence des parties. (Ex : l’expertise ou
les parties doivent être présents)

Les conditions de représentation :


Toutes personnes capables peut être mandataire en justice (représentant).

• Les pouvoirs du mandataire peuvent être déterminé par la loi, (mandataire, légale) c’est le cas de
l’administration public ou bien par le juge (loi) c’est le cas du mandataire judiciaire (ex : du mineur qui est
autorisé par le juge d’être représenté par un tuteur).
• Ou bien par la volonté des parties (ex : mandataire conventionnel)
• Le représentant doit justifier de ses pouvoirs de représentation par un acte authentique ou sous sein privé
dument légalisé, ou bien par la déclaration verbale du plaideur devant la justice.
A noter que le mandat de représentation doit être spéciale à une affaire bien déterminer.
• La procuration doit être écrite, le nom du mandant doit figurer à côté de celui du mandataire.
Ce n’est pas le mandataire qui est partie du procès, mais plutôt la personne représentée c’est-à-dire le
mandant. Par conséquent, tous les actes de procédures doivent être faite à l’adresse du plaideur, n’est pas à
celle de son représentant.

Section 2 : Sanctions des règles de recevabilité


C’est le juge saisi qui relève d’office le défaut d’intérêt de capacité ou de qualité. Mais il n’a seul le monopole de
relever l’absence de ses 3 conditions, car les parties aux litiges peuvent elles aussi constater l’absence des conditions
de recevabilité de l’action.

Lorsque le juge constate ce défaut, il met en demeure (informe la partie) la partie concernée de régulariser la
situation dans un délai fixe. Si la régularisation intervient l’action est considéré comme étant valablement engager,
dans cas contraire le juge va déclarer l’action irrecevable.

La régularisation concerne souvent la condition relative à la capacité, car l’incapable peut agir en justice par le biais
de son tuteur. Par contre la réglementation du défaut d’intérêt ou de qualité est très difficile sur le terrain de la
pratique et dans ce cas l’action va être rejeté par le juge.

Chapitre 2 : Classification des actions en justice


Pour procéder à une classification des actions en justice est lier au droit litigieux. Car le régime juridique de l’action
dépend de ce droit. C’est pourquoi cette classification nous permet de distinguer entre les droits subjectifs et les
droits réels.

Section 1 : Classification fondée sur la nature de droit litigieux


§ 1 : l’action réelle
§ 2 : l’action personnelle
§ 3 : l’action mixte
§ 1 : L’action réelle
L’action réelle vise à protéger un droit réel et peut être exercé par tous ceux qui prétendent à voir un droit sur une
chose, contre tous ceux qui contestent en fait la réalité de ce droit. Cette pluralité des parties est liée à l’opposabilité
absolue du droit réel. Le détenteur (propriétaire) du droit réel peut exiger de toutes personnes le respect de ses
prérogatives sur la chose qui détient (ex : c’est le cas de l’action en revendication qui sanctionne le droit de propriété
et grâce à laquelle on réclame la restitution d’un bien à titre du propriétaire).

Le droit de propriété c’est le droit le plus absolue que l’on puisse avoir.

§ 2 : L’action personnelle
C’est une action qui a pour but de protéger un droit personnel. C’est-à-dire, c’est une action fondée sur un droit de
créance. C’est le cas du créancier qui réclame le paiement d’une somme d’argent due par son débiteur. Cette action
ne peut être exercer que par le créancier.

§ 3 : L’action mixte (ou l’action intermédiaire)


Est une action qui met en présence un droit réel et un droit personnel. On peut l’arranger dans deux catégories :

A) Les actions qui tendent à obtenir l’exécution d’un acte qui crée un droit réel et un droit personnel (ex : c’est
le cas d’une personne qui achète un immeuble et agit en délivrance de cet immeuble) cette action est mixte
car d’une part l’acheteur est créancier de la livraison d’où le caractère personnel de l’action. D’autre part
l’acheteur devient propriétaire dès le jour de l’inscription de la vente à la conservation foncière, d’où le
caractère réel de l’action.
B) Les actions qui tendent à l’annulation d’un acte translatif de propriété. C’est-à-dire à la destruction d’un
contrat (ex : c’est le cas du vendeur qui demande la résolution de la vente d’un immeuble) il s’agit d’une
action mixte. Car d’une part il tend à la résolution d’un contrat d’où son caractère personnel et d’autre part,
elle tend à redonner la propriété de l’immeuble après la résolution d’où le caractère réel de l’action.
La classification de ses différentes catégories d’action permet de déterminer les parts du procès ainsi que la
juridiction compétente. En matière réelle, l’action est portée devant le tribunal du lieu de la situation du b1.
Alors en matière personnelle, l’action est portée devant le tribunal du lieu du domicile du défendeur.
Finalement en matière mixte, le demandeur dispose d’une option. Il a la possibilité de choisir entre tribunal
du lieu du domicile du défendeur ou bien la juridiction du lieu de la situation du b1.

Section 2 : la classification fondée sur l’objet du droit litigieux


En faisant référence à l’objet du droit invoquée, on peut faire deux classifications différentes :

§ 1 : Action mobilière / action immobilière

§ 2 : Action pétitoire par opposition à l’action possessoire

§ 1 : L’action mobilière
Est une action qui tend et a pour but de sanctionner, invoqué un droit personnel (ex : l’obligation d’accomplir les
travaux sur un immeuble). Droit faire l’objet d’une action immobilière. Autrement dit, toutes les obligations de faire
et de ne pas faire sont sanctionnées par des actions mobilières.

La catégorie d’action mobilière est une catégorie ouverte parce que tous ce qui n’est pas considéré comme
immeuble est considéré comme meuble.

En conséquence, toutes les actions qui n’ont pas pour objet un bien immeuble sont considéré comme étant
mobilière.
L’action mobilière est porter devant le tribunal du lieu du domicile du défendeur.

Par opposition à l’action mobilière, l’action immobilière est celle qui a directement pour objet un immeuble c’est
l’exemple de l’action en « Rescision » (annulation du contrat par le juge) d’une vente d’immeuble pour existence
d’un vice de consentement, l’action immobilier est portée devant le tribunal du lieu de la situation de l’immeuble.

§ 2 : Action pétitoire par opposition à l’action possessoire


• L’action pétitoire (le droit de propriété de l’immeuble) c’est une action qui tend à sanctionner en droit réel à
savoir le démembrement du droit de la propriété (usus, fructus, abusus) (ex : l’action qui invoque le droit de
propriété sur un immeuble) le but de l’action pétitoire est de mettre en cause le fond du droit litigieux. C’est-
à-dire que le juge doit déterminer dans chaque cas (affaire) si le droit réel invoqué par cette action existe et
qu’il est le titulaire de l’action.
• L’action possessoire (possession d’un droit réel liée à l’immeuble) action qui tend à protéger non pas la
propriété mais la possession d’un droit réel immobilière (ex : la dénonciation des travaux effectués par un
voisin dans l’achèvement. Ils ont provoqué un trouble grave).

On peut distinguer entre trois types d’action possessoire :

A. La complainte
B. La dénonciation d’une nouvelle œuvre
C. La réintégrande
A. La complainte
Est une action qui est donné à un possesseur actuel d’un immeuble dont la possession est troublée par
autrui.

B. La dénonciation d’une nouvelle œuvre

C’est une action liée à un trouble éventuel ou futur (ex : une personne qui construit un mur devant votre
fenêtre, vous prive de la lumière et du soleil).

C. La réintégrande

C’est une action qui sanctionne la dépossession brutale et réprime l’atteinte à l’ordre publique. Elle peut
être intenter par une victime d’une voie de faite, accompagner ou non d’une violence.

Partie II : le déroulement de la procédure civile


Chapitre 1 : Les débats judiciaires
Le procès civil oppose de justiciables qui sont respectivement le demandeur et le défendeur. Chaque partie au litige
cherche à faire pencher la balance en sa faveur. L’instance est introduite par le biais d’une demande en justice.

C’est l’objet de la première section qui précède la saisine du tribunal seconde section. En contre partie de la
demande en justice l’adversaire peut réagir contre l’attaque du demandeur en utilisant ses moyens de défense
troisième section.

Section 1 : l’introduction de la demande en justice


La demande en justice c’est un acte de procédure par laquelle une personne dite demandeur prend l’initiative du
procès en saisissant le juge d’une prétention, qu’il entend faire valoir contre une ou plusieurs personnes dites
défendeurs. La demande en justice prend les formes bien déterminées par le code de la procédure civile. Elle peut
être de différents types comme il peut produire des différents effets.
§ 1 : Les formes de la demande en justice
La demande en justice peut être faite soit par requête écrite soit par une déclaration verbale faite au secrétariat
greffe du tribunal compétent.

• La requête écrite :
C’est le premier mode de la procédure écrite, c’est le mode le plus courant. La requête écrite est signée par
le demandeur ou son mandataire. Elle doit comporter les noms, prénoms, qualité ou profession, domicile ou
résidence du demandeur et du défendeur. Ainsi que le nom qualité et domicile du mandataire du
demandeur. Si l’une des parties est une société, le requérant est tenu d’indiqué la dénonciation sociale, la
nature et le siège de la société.
La requête doit énoncer l’objet de la demande, l’effet et les moyens invoquées. Si la demande est formulée
contre plusieurs défendeurs. Le demandeur doit disposer autant d’exemplaire de requêtes qu’il y a des
défendeurs.
Les indications requises sont impératives en conséquence leur non-respect entraine l’irrecevabilité de la
demande.
• La déclaration verbale :

Le demandeur en justice a la possibilité de saisir le tribunal. Sa demande par voie de déclaration orale
suivant l’article 31 du CPC. Dans ce cas le demandeur du greffe pour faire sa déclaration un procès-verbal
porte la signature de la déclaration et un mémoire supplétif et nécessaire après la déclaration à produire au
début de l’instruction du procès. Le juge est saisi dès le dépôt de la requête écrite ou l’établissement du PV
de la déclaration orale.

Chapitre 2 : Les mesures d’instruction


Les mesures d’instructions en matière de la procédure civile se déroule en principe selon une procédure écrite. Ils
sont soumis à un régime juridique connu et doivent respecter certaine condition de validité et sous un autre angle la
direction et l’exécution de ses mesures en leurs particularités.

Section 1 : Conditions de validité des mesures d’instruction


§ 1 : Condition de légalité
Les mesures d’instruction doivent avoir lieu dans le respect de la loi et leur portée doive être en conformité avec les
dispositions légales. Au nom du principe de légalité, ses mesures ne doivent pas porter atteinte au secret
professionnel, à la vie privée ou à l’inviolabilité du domicile.

§ 2 : Condition d’utilité
L’exigence d’un caractère utile des mesures d’instruction visent à atteindre deux objectifs.

Premièrement, l’utilité permet de minimiser le cout du procès et d’autre part, l’utilité constitue une garantie à la
sérénité de la justice.

§ 3 : Le caractère facultatif
Ce caractère facultatif veut dire que les juridictions de fond ne sont pas obligées d’instruire toutes les affaires dont
elles sont soumises. Elles ne sont pas obligées non plus de répondre favorablement aux demandes des parties.

Ces mesures peuvent être ordonné d’office par la juridiction de fond ou à la demande des parties.

§ 4 : les décisions qui ordonnent les mesures d’instruction


Les mesures d’instruction peuvent être ordonnée soit par le biais d’un jugement. C’est un jugement qui est rendu
dans une question accessoire durant le procès et avant que le juge montre sa décision. (Ex : jugement qui ordonne
une mesure provisoire)

Les mesures d’instruction peuvent également être ordonnée par le biais d’une ordonnance rendu par le président du
tribunal. (Ex : les matière urgentes)

Section 2 : Direction et exécution des mesures d’instruction


§ 1 : La direction des mesures d’instruction
L’instruction est confiée en principe au juge rapporteur ou au juge chargé de l’affaire. Si la juridiction saisie est
constituée d’un juge unique. Si ce dernier lui-même qui va se charger des mesures d’instructions. Il doit contrôler et
superviser toutes les phases de la procédure d’instruction.

Au nom de ce titre il joue le rôle d’un juge, il met en exigence les questions juridiques qui nécessite d’être tranchée.
D’autre part, il rapporte fidèlement le déroulement des mesures d’instruction.

Enfin, une fois l’instruction est terminée, le juge rapporteur dresse un rapport écrit relatant les incidents de la
procédure d’instruction.

§ 2 : L’exécution des mesures d’instruction


La réalisation des mesures d’instruction est effectuée sous le contrôle du juge rapporteur ou du juge chargé de
l’affaire qui les a ordonnés. Ce juge peut se déplacer en dehors du ressort de sa juridiction pour superviser la mesure
d’instruction ordonné. Les parties au litige doivent être appelé conformément aux dispositions de l’article 36 du CPC.

Pour assister au déroulement, au nom du principe du contradictoire. Toute mesure d’instruction prise en violation
risque d’être annulé.

Chapitre 3 : les incidents de procédure


Par définition, sont des événements qui ralentissent et alourdissent la cour normale de la procédure. Ainsi un
procès civil ne se déroule jamais aussi simplement comme on vient de le décrire. Ces incidents consistent dans la
suspension, l’interruption et l’extinction de la procédure.

Section 1 : Les causes de suspension et d’interruption du procès civil


§ 1 : Les causes de suspension
Les causes de suspension sont des événements qui arrête le cour de l’instance momentanément pour la laisser se
poursuivre. Ensuite quand la cause de la suspension se disparait.

(Ex : parmi les événements, les sursis à statuer à la suite d’une poursuite civile. C’est le juge qui statue sur la
recevabilité des cours de suspension.)

§ 2 : Les causes d’interruption


Les causes d’interruption de l’instance se rattache à une modification dans la situation des parties. (Ex : le décès de
l’une des parties.)

Alors l’instance interrompue ne reprend qu’après l’accomplissement des formalités des reprises de l’instance. Cette
reprise peut être volontaire émanant des parties ou bien forcé par voie de citation émanant du juge ou bien de la
partie adverse.

En tous cas, le décès ou la modification dans les conditions des parties ne peut pas retarder le jugement si bien
l’affaire est en état d’être jugée. Aucun cas, le juge n’est obligé de prononcer son jugement.
Section 2 : les causes d’extinction de la procédure
L’instance se termine normalement par la prononcée du jugement, mais les parties peuvent mettre fin à l’instance
par le désistement, l’acquiescement, la présomption.

§ 1 : le désistement
Le désistement se produit quand le demandeur renonce à l’instance actuellement engagée sans renoncer pour
autant à sa prétention. (Ex : Il y a intérêt ……… devant un tribunal incompétent autrement dit il n’entraine pas la
renonciation au fond du droit. Il s’agit ici d’un désistement d’acte. A côté de ce ……… en type il y a le désistement
d’action.

§ 2 : l’acquiescement
C’est le fait de la part d’un plaideur de se soumettre à la prétention de l’autre partie au litige. On distingue deux
sortes d’acquiescement :

L’acquiescement à la demande par lequel le défendeur se soumet à toutes les prétentions du demandeur.

L’acquiescement au jugement qui en porte renonciation à toutes les voies de recours et soumission à tous les chefs
du jugement.

§ 3 : la présomption de l’instance
C’est l’extinction de l’instance par suite de l’inaction des parties pendant un certain délai. Cette phase n’est pas
réglementée par le CPC marocain.

Elle est considérée comme une pratique consacrée par la jurisprudence marocaine. Aucune disposition légale ne fixe
le délai de présomption qui relève du PV discrétionnaire du juge.

Partie III : Le déroulement du procès civil


Chapitre 1 : le jugement
La procédure civile prend sa forme normale par le biais du jugement de la forme. Le jugement désigne une décision
rendue par un tribunal quelconque de l’ordre judiciaire. Plus précisément c’est l’acte par lequel le juge dit le droit et
ordonne en conséquence les mesures nécessaires pour en assurer le respect. Mais au niveau de la procédure, le
jugement est souvent employé de manière plus large pour désigner toute décision judiciaire.

Section 1 : Les conditions de régularité du jugement


§ 1 : les conditions de fond
Les jugements sont rendus en audience publique au nom de SM le Roi. A la fin des débats, on dit que l’affaire est
mise en délibéré pour une durée déterminée par le juge unique ou par la formation collégiale.

La délibération se caractérise par son aspect secret pour garantir la neutralité des magistrats que seul l’autorité
judiciaire collective qui tranche le litige à le droit d’être présente à la salle des délibérations. Après la délibération
intervient la phase de la procédure du jugement car il est assez rare que le jugement soit prononcé juste après la
clôture du débat.

Dans le projet de révision du CPC marocain, il sera interdit à un juge de refuser de statuer sur n’importe quelle
affaire qui lui est soumise. Disposition qui lui sert de rempart contre le délai de justice.

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