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Calcul de Structures élastiques

Méthodes d’énergie pour les structures


élastiques curvilignes

Licence - LA396

(LA396) Calcul de Structures elastiques Licence - UPMC 1 / 23


Méthodes d’énergie - Structures hyperstatiques

Motivations - Objectifs - Hypothèses

Energie de déformation élastique

Théorème de Castigliano et application au Calcul de déplacements

Théorème de Ménabréa et applications aux structures hyperstatiques

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2.6.2 Calcul de la rotation

Motivations - Objectifs G0
L
G1

C ω0
Détermination de l’énergie de déformation élastiquex d’une poutre.

Mise en place de théorèmes d’énergie visant :


e d’équilibre
I de
l’évalution2.6.3 poutre
Déplacementdans
des déplacements vertical
uneà mi-travée
structure isostatique
G G
ion infinitésimale 0
P
1

Δ
L
nitiale x
le de
I la résolution de problèmes de structures hyperstatiques 0
omo- y Retrouver le résultat avec l’équation différentielle y ‘’ =
Q (,
orte- L x
eur li- TP1 C08 Théorie du potentiel interne Page 9 sur 31
cours disponible sur http://lycos.membres.fr/rdmestp
on or- π/4
prin-
sec-
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Energie élastique de déformation d’un milieu 3D – Théorème
du travail

ENERGIE ELASTIQUE DE DEFORMATION :

K
stabilité du matériau w définie positive K  0,   0
Energie de déformation élastique des poutres
Puissance des efforts de cohésion dans la cinématique réelle

Z l Z l Z l
d 1
Pint = R coh
· Ḋds = D · K · Ḋ = ( D · K · Dds)
0 0 dt 2 0

Energie de déformation W : Pint = dW dt . W peut être également


exprimée en termes de contraintes généralisées :
Z
1 l N2 Vy2 V2 M 2 My2 Mz2
W = ( + + z + x + + )dx
2 0 ES GSy GSz GI0 EIy EIz

Expression justifiée par le fait que le matériau étant élastique, le


principe de superposition s’applique
Et parce que chacune des sollicitations ne travaille que dans le
déplacement qui lui est associé.
Remarque : Dans de nombreux cas, le terme en M est prépondérant
devant les autres : la structure est dite à énergie de flexion dominante.
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Théorème du travail (Clapeyron)

Etant donnés les efforts extérieurs suivants :


des actions réparties f , m et concentrées F i , C i appliquées aux arcs
qui composent la structure ;
des actions aux appuis, c’est-à-dire aux extrémités Eα des arcs A
R
2W = ξ·
f + θ · m dS
AP
+ α R(Eα ) · ξ(Eα ) + H(Eα ) · θ(Eα ) (1)
P
+ i F i · ξ(Mi ) + C i · θ(Mi )

Ce résultat est connu sous le nom de formule de Clapeyron.


Le membre de droite n’est pas le travail qu’ont développé les efforts
extérieurs au cours de la transformation. Noter le facteur 2
multipliant l’énergie élastique.

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conditions limites sur la face supérieure: contact bilatéral sans frottement (gauche),
encastrement (droite)

Exemples d’application
Exercice 3 : Calcul de flèches maximales en flexion
Question 1.4 : Comparer la cinématique poutre et la cinématique 3D. Discuter en
Question 3.1 : Pour chacun des
particulier de lacas de flexion
pertinence du de poutre
modèle ci-dessous,
poutre déterminer
(domaine de validité,
la flèche maximale.faites,
approximations On utilisera
. . . ). une cinématique de type Euler-
Bernoulli.
Poutre console en flexion - charge à mi travée
y y
F
Exercice 2 : Comparaison Timoshenko/Euler-Bernoulli pour la flexion
x h
On considère une poutre, de longueur L et de section carré x(côté a), soumise à deux
cas de chargement de flexionL/2 L/2
distincts (Figure 3): (i) flexion pure
b générée par un moment
−M"z appliqué en x = L; (ii) flexion simple générée par un effort vertical −T "y appliqué en
x = L. Ony note E et µ le module de Young et le coefficient dey cisaillement du matériau.
Poutre console en flexion, f
charge d’extémité
e
y
x h
x T
x L M
cas 1 b cas 2

Remarque
y : Seuls lesFigure
déplacements (ou
3. Cas de flexion rotations)
étudiés y au bas de charge (ou
F
moment) ponctuel sont accessibles à l’aide du théorème du travail.
e

x h
x
L
2 b

Figure 4. Schématisation des poutres étudiées


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Théorème de Castigliano
Objectif : déterminer les grandeurs cinématiques dans lesquelles
travaillent les efforts donnés à partir d’un raisonnement énergétique.
On suppose que les données cinématiques aux appuis sont nulles.
Considérons 1 chargement régi par un unique paramètre.
Seule donnée en effort extérieur ==> force concentrée F au point M.
- On note u un vecteur unitaire colinéaire à F et l’on pose F = F u.
- Soit ξ F la solution en déplacement correspondant à F = 1.
Dans ces conditions, la formule de Clapeyron s’écrit :
1 F2
W = F · ξ(M) = u · ξ F (M) (2)
2 2
Par construction, le champ ξ F est indépendant de F . On a donc :
dW
= F u · ξ F (M) = u · ξ(M) (3)
dF
Conclusion : ainsi, en dérivant W par rapport à F , on trouve la
projection du déplacement dans la direction de la force F .
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Question 2.1 : Pour chacun des deux cas dW
(19) de echargement
= ωk proposés, calculer les ac-
dMk
tions de cohésion dans la poutre.
Ladies and gentlemen, Monsieur Castigliano ! !
Question 2.2 : A partir de la théorie de Timoshenko (théorie naturelle pour la
flexion), en déduire les expressions du déplacement vertical v(x) et
de la rotation θ(x) de la poutre.

Question 2.3 : En utilisant à présent la théorie de Euler-Bernoulli pour la flexion,


déterminer la nouvelle cinématique de la poutre pour les cas 1 et 2
Calcul de déplacements
de chargement. (Suite)
Carlo Alberto Castigliano
(7/13)
Question 2.4 : Conclure sur la validité et les approximations de cette dernière
théorie.
… Énoncé du théorème de Castigliano

Le de
Exercice 3 : Calcul déplacement (resp. la
flèches maximales enrotation)
flexion au point d’application d’une force
(resp. d’un moment), dans la direction de cette force (resp. de ce
Question 3.1moment), est égal
: Pour chacun à ladedérivée
des cas partielle
flexion de poutre de l’énergie
ci-dessous, de déformation de
déterminer
la structure
la flèche maximale.parOnrapport
utilisera àune
cette force (resp.
cinématique ce moment)
de type Euler-
Bernoulli.
Exemple de la poutre chargée ponctuellement à mi-travée
y y
F
… Justification intuitive du théorème de Castigliano ( Preuve)
x h
x

Ź
L/2 L/2
Énergie potentielle d’un milieu curviligne K
b : soit >FwXDH un CCA, on définit
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Calcul de déplacements (Suite) (10/13)

Application Castigliano
… Exemple d’application du théorème de Castigliano

r X B ) B r ʇ Hypothèse : cadre classique


V\ ʇ Système isostatique
\ ?
F …\ U 4
-\

ʇ Efforts de liaison : …\ ) (, V\ ) B, -\ ) B U

ʇ Effort(s) intérieur(s) : -wXD ) B wX  UD


8 U
d - 1 wXD B 1 Un
ʇ Énergie de déformation : P ) QX p P )
1 ( oO1 EoO1
ʇ Calcul du déplacement 84 wB D (par le théorème de Castigliano)
w 1 nW
(P ( B U B Un
84 wB D ) RtwB 3I$„wB DD ) RtwB 3rD p 84 wB D ) 
(B (B EoO1 noO1

Astuce de calcul : « intégrer après avoir dérivé »

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ples d’applications
mes isostatiques
e Portée du théorème de Castigliano : charge fictive
Le théorème de Castigliano peut être mis à profit pour obtenir le
structure plane chargée dans son plan représentée sur la figure 6. La
déplacement où la rotation en un point où il n’y a pas de force (ou de
de section constante (moment d’inertie I). Le module de Young est
E. L’appui A est fixe avec encastrement. L’extrémité B est libre. Le
110
moment) concentrée. Chapitre
XII – Structures curvilignes thermo
est constitué de la charge verticale descendante de densité linéique
e, par exemple, de déterminer le déplacement vertical en B.

 Utilisation du théorème de Castigliano.

On introduit la charge fictive « évanouissante » Qf verticale ascendante appliqu


a, par intégration de (3.8) compte tenu des conditions en B :
(4.3) N (x) = 0
Figure 6 – Poutre console
( − x)2
(4.4) M (x) = Qf ( − x) − p
2
. d’où :
  Å ã2
n détermine N (x) = Constante = N () = 0 (extrémité B libre). 1 ( − x)2
(4.5) W ∗ (p , Qf ) = Qf ( − x) − p dx .
directement la déformée de la poutre en intégrant (3.11) avec les conditions aux 0
2E I 2
antes.
Le déplacement vertical en B , ξy () est donné par :
dξy
encastrement fixe : ξy (0) = 0 , (0) = 0 ; ∂W ∗
dx (4.6) ξy () = qf = (p , 0)
∂Qf
extrémité libre, M () = 0 et V () = 0 d’où, par (3.9) et (3.8) :
0,
d3 ξy
() = 0 . p 4
dx3 et on retrouve : ξy () = − .
8E I
d4 ξy p
(3.11) s’explicitant ici en =− , on obtient :
dx4 EI
(LA396)Treillis
4 3 isostatique
2 2 Calcul de Structures elastiques Licence - UPMC 10 / 23
Structures Hyperstatiques - Introduction
Résolution d’un problème hyperstatique (4/10)

 Une démarche pour lever l’hyperstaticité (et résoudre un problème hyp.) :


la compatibilité des déplacements

► 1. Calcul des efforts de liaison en fonction des charges et des inconnues


hyperstatiques (grâce à l’équilibre global de la structure)
► 2. Calcul des efforts intérieurs en fonction des charges et des inconnues
hyperstatiques (grâce à la définition)
► 3. Calcul des déplacements en fonction des charges et des inconnues
hyperstatiques (grâce aux formules de Navier – Bresse)
► 4. Levée d’hyperstaticité grâce aux conditions limites cinématiques

► 5. Expression des efforts de liaison, efforts intérieurs, déplacements,


uniquement en fonction des charges
► 6. Dimensionnements classiques en contraintes et en déplacements
(points 3, 4, et 3bis du problème isostatique)

(LA396) Il existe une autre méthode (énergétique),


Calcul de Structures elastiques plus systématique cf. Cours
Licence - UPMC 11 /423
Résolution d’un problème hyperstatique (5/10)
Structures Hyperstatiques - 1ère résolution
 2ème méthode : compatibilité des déplacements vue sous un autre angle

 Exemple y
YA YB
x
► Soit le Problème 1, hyp. de degré 1 : A
XA
C
MA B
→ Choix : YB inconnue hyp. (AC = 2AB = 2L) F = Fy
1
→ On a : vB =0 y
YA YB
x
► Soit le Problème 2, isostatique : A
XA
C
B
→ YB est une charge MA
(AC = 2AB = 2L) F = Fy

En intégrant la loi de comportement (i.e. formules de Navier – Bresse


+ les CL v(0) = 0 et ω(0) = v ′ (0) = 0 ), on trouve :
 
2 L3 5 1
vB = F + YB
EJ2 6 3
1 2
► Or, les deux problèmes sont équivalents ⇔ vB = vB =0
5
⇔ YB = − F
2

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Cette relation est également connue sous le théorème de Menabréa. Toutefois,
Ladies and s’est
une polémique gentlemen, Menabrea
élevée du vivant même de !Menabrea,
! celui-ci s’étant approprié
3
l’énoncé du théorème de Castigliano, décédé prématurément.

Luigi Federico Menabrea

3.2. Exemple. Une poutre encastrée/simplement appuyée est représentée sur


la figure 7.
ENONCE : Dans un problème hyperstatique quelconque dont les liaisons
surabondantes ont été
y réaliséesq en imposant un déplacement nul, la valeur
111
000 000000000000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111111111111
des composantes hyperstatiques correspond à des minimum de l’énergie de
111 000000000000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111111111111
000111111111111111111111111111111111111111111111
000000000000000000000000000000000000000000000 B
déformation élastique
111
000
écrite en effort.
000000000000000000000000000000000000000000000
111111111111111111111111111111111111111111111
x
111
000
(LA396) 111
000 A Calcul de Structures elastiques Licence - UPMC 17 / 23
StructuresLevée d’hyperstaticité
Hyperstatiques (suite)
- Résolution (2/6)

► Vers une autre méthode : le théorème de Menabrea



→ Rappel : M (s) =
-F (s − 2L) + YB (s − L) pour s ∈ [0, L]
-F (s − 2L) pour s ∈ [L, 2L]

→ Expression et calcul de l’énergie de déformation élastique :


 0 

1 s1
N 2 (s) T 2 (s) T 2 (s) M 2 (s) Mf22 (s) Mf23 (s)
W= + 2 + 3 + t + + ds
2 s0 ES(s) GS2 (s) GS3 (s) GI(s) EJ3 (s) EJ2 (s)
Effets nég. Pb 2D Pb 2D Pb 2D
(cadre classique)

 s1
1 M 2 (s) Énergie de déformation dans le cadre
⇒ W = ds
2 s0 EJ2 (s) classique des hypothèses de la RdM

→ Dans l’exemple :
 sB  sC 
1
W = [F (s − 2L) + YB (s − L)]2 ds + [F (s − 2L)]2 ds
2EJ2 sA sB

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StructuresLevée d’hyperstaticité
Hyperstatiques (suite)
- Résolution (3/6)
3
L  2 
Soit, après calcul : W = 8F + YB2 + 5F YB
6EJ2

5
→ Question : Lien entre W et YB = − F ?
2
∂W 5
On constate que : =0 ⇔ 2YB + 5F = 0 ⇔ YB = − F
∂YB 2

⇒ L’inconnue hyperstatique déterminée par la compatibilité des déplacements


∂W
est également solution de (F, YB ) = 0
∂YB

 Énoncé du théorème de Menabrea

Pour un système hyperstatique, les inconnues hyperstatiques prennent les


valeurs qui minimisent l’énergie de déformation élastique du système

Méthode la plus fréquente pour lever l’hyperstaticité

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Exemple de structure hyperstatique : position du problème

Exemple élémentaire d’équilibre de poutre


en transformation infinitésimale

Poutre rectiligne dans sa configuration initiale


(référence) dénuée de contrainte. Modèle de
poutre issu d’un cylindre 3D élastique homo- y Q
gène isotrope, obéissant à la loi de comporte- L x
ment standard inextensible. Effort extérieur li-
néïque nul (pesanteur négligée). Direction or- π/4
thogonale à la figure supposée direction prin-
cipale d’inertie géométrique de toutes les sec-
tions (⇒ problème plan).

ξ z ≡ 0, θx ≡ 0, θy ≡ 0,
Rz ≡ 0, Mx ≡ 0, My ≡ 0.

On souhaite calculer le déplacement « vertical » du point d’application de la force


extérieure dans le but d’évaluer la raideur de l’ensemble.
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Exemple de structure hyperstatique : détermination de
l’inconnueCalcul
hyperstatique
des contraintes par le minimum de Ec

L’espace affine SA est donné par :

Rx(x) = X,
y Q
−X − Q, x ∈ ]0, L/2[ ,
L x
Ry (x) =
−X, x ∈ ]L/2, L[ ,

(X + Q)x − XL − QL/2, π/4

Mz (x) =
X(x − L),

où X ∈ R (inconnue hyperstatique).

Z L
1 L3  
Ec (Q, X) = W ∗ (Q, X) = [Mz (x)]2 dx = 8X 2 + 5QX + Q2 ,
2EI 0 48EI

5Q
rendue minimale par : X(Q) = − .
16

MEC 553(LA396) Amphielastiques


Calcul de Structures 4 Licence - UPMC 17
22 //21
23
Exemple de structure hyperstatique : calcul de
déplacement
Calcul de par le théorème
la raideur de Castigliano
par le thm de Castigliano-Menabrea
On note : y Q
q(Q) = −ξ y (L/2), L x

dit « paramètre cinématique associé au para- π/4


mètre de chargement Q ».
Considérons le nouveau problème d’équilibre obtenu en imposant le déplacement
q(Q) au lieu de la force Q, qui conduit à la même configuration d’équilibre. Le mini-
mum de la nouvelle énergie complémentaire :
 
Ec′ Q∗, X = W ∗ Q∗, X − q(Q) Q∗,
sera atteint en (Q∗, X) = (Q, X(Q)). Il en résulte le théorème de Castigliano-
Menabrea :

W ∗ (Q, X(Q)) = 0,
∂X
∂ d
q(Q) = W ∗ (Q, X(Q)) = W ∗ (Q, X(Q)) ,
∂Q∗ dQ∗
7 L3
qui donne ici : −ξ y (L/2) = Q.
768 EI
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