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UNIVERSITE D’ANTANANARIVO

FACULTE DES SCIENCES


FORMATION DOCTRALE EN PHYSIQUE

DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
MEMOIRE
Pour l’obtention du
DIPLOME D’ETUDES APPROFONDIES EN PHYSIQUE
Option : Physique Nucléaire, Physique Théorique et Physique Appliquée

ETUDE ET CONCEPTION
D’UN DISTILLATEUR SOLAIRE
A EFFET DE SERRE
Présenté le 04/08 /2011 par
ZIYADOU AHMED
Devant la commission d’examen:
Président : Monsieur RAOELINA ANDRIAMBOLOLONA
Professeur Titulaire de classe exceptionnelle à la Faculté des Sciences
Examinateur : Monsieur RABOANARY Roland
Professeur à la Faculté des Sciences
Rapporteurs : Monsieur RAMANANA Jean Bienvenu
Maître de conférences à la Faculté des Sciences
: Madame RAZANABOLONA Voahangy Hari-Lala
Maître de conférences à la Faculté des Sciences

iv
UNIVERSITE D’ANTANANARIVO
FACULTE DES SCIENCES
FORMATION DOCTRALE EN PHYSIQUE

DEPARTEMENT DE PHYSIQUE
MEMOIRE
Pour l’obtention du
DIPLOME D’ETUDES APPROFONDIES EN PHYSIQUE
Option : Physique Nucléaire, Physique Théorique et Physique Appliquée

ETUDE ET CONCEPTION
D’UN DISTILLATEUR SOLAIRE
A EFFET DE SERRE
Présenté le 04/08 /2011 par
ZIYADOU AHMED
Devant la commission d’examen:
Président : Monsieur RAOELINA ANDRIAMBOLOLONA
Professeur Titulaire de classe exceptionnelle à la Faculté des Sciences
Examinateur : Monsieur RABOANARY Roland
Professeur à la Faculté des Sciences
Rapporteurs : Monsieur RAMANANA Jean Bienvenu
Maître de conférences à la Faculté des Sciences
: Madame RAZANABOLONA Voahangy Hari-Lala
Maître de conférences à la Faculté des Sciences

v
REMERCIEMENTS
Je reconnais que seul, je ne serais jamais parvenu à bout de ce travail. Je tiens
donc à exprimer mes remerciements les plus sincères à tous ceux qui, de près ou de
loin, ont contribué à la réalisation de cet ouvrage et particulièrement à :

- Dieu, le tout puissant, Grâce à LUI, j’ai pu finir avec joie ce mémoire.
« Que Dieu soit loué »

- Monsieur RAOELINA ANDRIAMBOLOLONA, Professeur titulaire de


classe exceptionnelle à la Faculté des Sciences, Université
d’Antananarivo. Fondateur et Directeur Général de l’Institut National
des sciences et Techniques Nucléaires, qui a bien voulu m’accueillir
dans l’Institut INSTN.
« Permettez-moi d’exprimer ma très haute considération »

- Monsieur RABOANARY Roland Professeur à la Faculté des Sciences qui


a accepté avec bonté et compréhension de faire partie du jury de ce
mémoire.
« Veuillez trouver dans ce travail l’assurance de mon respect »

Je tiens à remercier aussi mes encadreurs :

- Monsieur RAMANANA Jean Bienvenu, Maître de conférences à la


Faculté des Sciences, chargé de mon encadrement, qui m’a proposé ce
sujet et avec amabilité m’a donné d’inestimables conseils.

- Madame RAZANABOLONA Voahangy Hari-Lala, Maître de conférences


à la Faculté des Sciences, chercheur au département d’électronique de
Madagascar-INSTN de m’avoir orienté, prodigué des idées et des
précieux conseils pour la conception et la réalisation de ce travail.

« Veuillez trouver ici l’expression de ma très profonde gratitude »


Ainsi que :
- Les enseignants de l’Université Nord Madagascar, particulièrement le
département de Sciences, qui m’ont formé pour l’obtention du diplôme
nécesaire à l’entrée en troisième cycle.

vi
« Qu’ils reçoivent ici l’expression de ma profonde reconnaissance »

- L’équipe et personnel de l’INSTN qui m’ont apporté leur soutien tout au


long du développement de ce mémoire, en particulier les chercheurs du
laboratoire d’hydrologie à l’INSTN.
« Veuillez recevoir mes remerciements les plus vifs »

Il m’est aussi impossible d’oublier :


- Mon père, ma mère et toute la famille.
- Tous ceux qui ont oeuvré à la réalisation de ce mémoire.
Pour leur soutien moral, matériel et financier, car sans leur concours,
cette étude n’aurait pu être menée à bon terme.
« Qu’ils trouvent ici, l’expression de mes remerciements les plus
chaleureux »

vii
TABLE DES MATIERES
LISTES DES FIGURES ……………………………………………………………………....i
LISTE DES TABLEAUX ……………………………………………………………………iii
NOMENCLATURE…………………………………………………………………………..iv
INTRODUCTION…………………………………………………………………………….1
PARTIE THEORIQUE
CHAPITRE I : Rappels sur le rayonnement solaire…………………………………………..3
I-1. Nature du rayonnement solaire…………………………………………………….3
I-2. L’éclairement………………………………………………………………………5
I-3. Direction du rayonnement direct ………………………...………………………..7
I-4. La hauteur h du soleil et l’azimut γ …………………………………………….…7
I-5. Comportement d’un corps exposé à un rayonnement …………………………......8
I-6. Estimation des moyennes journalières pour un mois (Hav) des rayonnements
globaux sur une surface horizontale par unité de surface .......................................9
CHAPITRE II :Rappels sur la thermodynamique…………………………………………....11
II-1-1. Introduction générale aux transferts thermiques…………………………….....11
II-1-2. La conduction………………………………………………………………….11
II-1-3. La convection………………………………………………………………….12
II-1-4. Le rayonnement………………………………………………………………..12
II-2. Coefficients de conductivité thermique ………………..……………………...12
II-3. Le verre et le rayonnement…………………………….……...……………….13
II-3-1. Facteur solaire (FS)……………………………………………..…………13
II-3-2. Effet de serre………………………………………………………………13
CHAPITRE III : Etude théorique du distillateur solaire……………………..……………..15
III-1. Description……………………………………………………………..……….15
III-2. Caractéristiques de fonctionnement du distillateur……………………………..15
III-2-1. Le rendement……………………………………………………..……..16
III-2-2. L’efficacité…………………………………………………….………..16
III-2-2-1. L’efficacité globale…………………………………………….16
III-2-2-2. L’efficacité interne……………………………………………..16
III-3. Bilans énergétiques dans un distillateur simple……………………..….....17
III-3-1. Echange de chaleur à l’intérieur du distillateur…………………....17
III-3-1-1. Echange de chaleur de l’eau entre l’absorbeur et la surface
de condensation………………………....…………………17
III-3-1-2. Echange de chaleur entre la vitre et la surface d’eau…...…17
III-3-2. Echange de chaleur à l’extérieur du distillateur…………………….17
III-3-2-1. Echange de chaleur entre la vitre et le milieu extérieur…...17
III-3-3. Modélisation mathématique………………………………………...17
III-3-4. Expression des différents coefficients de transfert de chaleur…...…21
PARTIE EXPERIMENTALE
CHAPITRE IV : Interprétation et discussions des résultats…………………………..….....25
IV-1. Prototype du système étudié…………………………………………...…..…....25
IV-2. Description du système………………………………………………………....26
IV-3. Eau distillée…………………………………………………….…………….....27
IV-3-1. Définition....................................................................................................27
IV-3-2. Domaine d’utilisation..................................................................................27
IV-4. Expériences…………………………………………….…………….………....28
IV-4-1. Eau de robinet…………………………………….…………...................28
IV-4-2. Eau de mer……………………..............………………………….……..34

viii
IV-4-3. Variation de la production d’eau distillée en fonction de l’épaisseur de la
nappe d’eau………………………………………………………………40
IV-4-3-1 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 17 mm………………..41
IV-4-3-2 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 14 mm………………..43
IV-4-3-3 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 11 mm………………..45
IV-4-3-4 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 8mm………………….47
IV-4-3-5 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 5mm………………….49
IV-4-3-6 Effet de l’épaisseur de la nappe d’eau sur la production
Journalière………………………………………………………51
IV-4-4 Utilisation du jute pour le distillateur………………………………………51
IV-5. Discussions des résultats………………………………………………………..54
IV-5-1. Variation de la température de chaque élément du distillateur………...54
IV-5-2. Phénomène de condensation superficielle sur le vitrage….………..54
IV-5-2-1 La face intérieure du vitrage……………………………………..54
IV- 5 -3 Différentes mesures du pH et C.E de l’eau distillée………….……...54
IV-6. Interprétation générale………………………………………………………...55
IV- 6-1. Les paramètres influant sur le fonctionnement du distillateur………...56
IV-6-1-1. Paramètres rattachés au distillateur…………………………..56
IV-6-1-1-1. Paramètres de construction……………………….56
IV-6-1-1-2. Paramètres thermophysiques………………...…57
IV-6-1-1-3. Paramètres optiques……………………………..57
IV-6-1-1-4. Paramètres de fonctionnement……………….....57
IV-6-1-2 Paramètres climatiques……………………………………...58
IV-6-1-2-1 Paramètres météorologiques…………………………….58
IV-6-1-2-2 Paramètres Géographiques………………………….58
IV-6-2 Conception objective pour un distillateur solaire efficace…………..58

CONCLUSION :……………………………………………………..…………….….…..60
BIBLIOGRAPHIE : …………….………………………………………….……………61
ANNEXES
Annexe A : Coût de construction du distillateur
Annexe B : Tableaux et figures de référence
Annexe C : Les Nombres adimensionnels
Annexe D : Listing du programme informatique

ix
LISTES DES FIGURES……………………………………………..……Numéros de pages

Figure 1-1 : Les différents rayonnements et leurs longueurs d’ondes caractéristiques………4


Figure 1-2 : Répartition spectrale du rayonnement d’un corps noir……………………….…4
Figure 1-3 : Rayonnement direct et rayonnement diffus…………………………………......5
Figure 1-4 : Eclairement et hauteur du soleil………………………………………………....6
Figure 1-5 : La masse d’air. ………….……………………………………………………....6
Figure 1-6 : Comportement général d’un corps recevant un rayonnement…………………..8
Figure 1-7 : Différents modes de transmission du rayonnement…………………………......9
Figure 1-8 : Différents modes de réflexion du rayonnement……………………………........9
Figure 1I-1 : Conductivité thermique………………………………………………………..12
Figure 1I-2 : le verre et le rayonnement …………………………………………………….13
Figure 1I-3 : Effet de serre …………………………………….............................................14
Figure 1II-1 : Le distillateur solaire plan…………………………………………………....15
Figure 1II-2 : Bilan énergétique d’un distillateur…………………………………………..18
Figure IV-1 : Prototype du système…………………………………………………………25
Figure IV-2 : Description du distillateur…………………………………………………….27
Figure IV-3 : Différentes températures en fonction du temps (30/12/10)…………………..29
Figure IV-4 : Quantité du distillat en fonction du temps (30/12/10)………..……………....30
Figure IV-5 : Rayonnement solaire global en fonction du temps …………......…………....31
Figure IV-6 : Conductivité électrique et pH en fonction du temps (30/12/10)………...........32
Figure IV-7 : pH en fonction du temps (30/12/12)……………………………………….....33
Figure IV-8 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps (30/12/10)...34
Figure IV-9: Différentes températures en fonction du temps (12/02/11)………………..….35
Figure IV-10 : Quantité du distillat en fonction du temps (12/02/11)……….……..……….36
Figure IV-11 : Rayonnement solaire global en fonction du temps …...................................37
Figure IV-12 : Conductivité électrique en fonction du temps (12/02/11)………..................38
Figure IV-13 : pH en fonction du temps (12/02/11)………………………………………...39
Figure IV-14 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps (12/02/11).40
Figure IV- 15: Différentes températures en fonction du temps (18/06/11)…………………41
Figure IV-16 : Quantité de distillat en fonction du temps (18/06/11)………………………42
Figure IV-17 : Différentes températures en fonction du temps (20/06/11)…………………43
Figure IV-18 : Quantité de distillat en fonction du temps (20/06/11)………………………44
Figure IV-19 : Différentes températures en fonction du temps (21/06/11)………………....45

i
Figure IV-20 : Quantité de distillat en fonction du temps (21/06/11)………………………46
Figure IV-21 : Différentes températures en fonction du temps (22/06/11)…………………47
Figure IV-22 : Quantité de distillat en fonction du temps (22/06/11)………………………48
Figure IV-23 : Différentes températures en fonction du temps (23/06/11)…………………49
Figure IV-24 : Quantité de distillat en fonction du temps (23/06/11)…..…………………..50
Figure IV-25 : Production journalière en fonction de l’effet de l’épaisseur………………...51
Figure IV-26 : Différentes températures en fonction du temps (25/06/11)…………………52
Figure IV-27 : Quantité de distillat en fonction du temps (25/06/11)……………………....53

ii
LISTE DES TABLEAUX………………………………………………....Numéros de pages

Tableau III-1 : Analogie entre les grandeurs thermiques et les grandeurs électriques….......19
Tableau IV-1 : Différentes températures en fonction du temps (30/12/10)………….….......28
Tableau IV-2 : Quantité du distillat en fonction du temps (30/12/10)....................................29
Tableau IV-3 : Données météorologiques typiques du 30/12 provenant du service
Météorologique d’Ampandrianomby.............................................….............30
Tableau IV-4 : Conductivité électrique et pH en fonction du temps (30/12/10)……….........32
Tableau IV-5 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps (30/12/10).33
Tableau IV-6 : Composition de l’eau de mer (35g/l)………………………………..............34
Tableau IV-7 : Différentes températures en fonction du temps (12/02/11)…………............35
Tableau IV-8 : Quantité du distillat en fonction du temps (12/02/11)....................................36
Tableau IV-9 : Données météorologiques typiques du 12/02 provenant du service
Météorologique d’Ampandrianomby ……….........................…...................37
Tableau IV-10 : Conductivité électrique et pH en fonction du temps (12/02/11)……..........38
Tableau IV-11 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps
(12/02/11) ………………………………………………………………....39
Tableau IV-12 : Différentes températures en fonction du temps (18/06/11)………………..41
Tableau IV-13 : Quantité de distillat en fonction du temps (18/06/11)……………………..42
Tableau IV-14 : Les différentes températures en fonction du temps (20/06/11)……………43
Tableau IV-15 : Quantité de distillat en fonction du temps (20/06/11)……………………..44
Tableau IV-16 : Les différentes températures en fonction du temps (21/06/11)……………45
Tableau IV-17 : Quantité de distillat en fonction du temps (21/06/11)……………………..46
Tableau IV-18 : Différentes températures en fonction du temps (22/06/11)………………..47
Tableau IV-19 : Quantité de distillat en fonction du temps (22/06/11)……………………..48
Tableau IV-20 : Différentes températures en fonction du temps (23/06/11)………………..49
Tableau IV-21 : Quantité de distillat en fonction du temps (23/06/11)……………………..50
Tableau IV-22 : Différentes températures en fonction du temps (25/06/11)………………..52
Tableau IV-23 : Quantité de distillat en fonction du temps (25/06/11)……………………..53
Tableau IV-12 : Différents mesures du pH et C.E de l’eau distillée……………………...55

iii
NOMENCLATURE

Notation Latine

a Coefficient de trouble atmosphérique du ciel [-]


a Diffusivité thermique [m2.s-1]
b Coefficient de trouble atmosphérique du ciel [-]
[ µScm ]
−1
C.E Conductivité électrique
-1 -1
Cp Chaleur massique à pression constante [J. kg .K ]
-2
D rayonnement diffus [W.m ]
f Fréquence [Hz]
g L’accélération de la chute libre [m.s-2]
G Puissance de rayonnement solaire incident
-2
par unité de surface [W.m ]
Gr Nombre de Grashoff [-]
h hauteur du soleil [rad]
Hav Moyenne journalière pour un mois des rayonnements
globaux sur une surface horizontale [kJ.m-2.j-1]
Coefficient de transfert de chaleur par convection
hc.e_v
entre le film d’eau et la vitre [W.m-2.K-1]
Coefficient de transfert de chaleur par convection
hc.v_a
entre la vitre et l’extérieur [Wm-2.K-1]
Coefficient de transfert de chaleur par convection
hc.v_e entre le fond du bac et le film d’eau [W.m-2.K-1]
Coefficient de transfert de chaleur par convection
hc:iso.e_a entre l’isolant et l’air extérieur [W.m-2.K-1]
Coefficient de transfert de chaleur par évaporation
hevap
condensation entre le film d’eau et le vitrage [W.m-2.K-1]
Coefficient de transfert de chaleur par rayonnement
hr.e_v
entre le film d’eau et la vitre [W.m-2.K-1]
hr .iso _ sol Coefficient de transfert de chaleur par rayonnement
entre l’isolant et le sol [W.m-2.k-1]
hr.v_ciel Coefficient de transfert de chaleur par rayonnement
par la vitre vers l’extérieur [W.m-2.K-1]
-2
I rayonnement direct [W.m ]
L Longueur caractéristique [m]
Lv Chaleur latente de vaporisation [J. kg -1]
.
m Débit de masse [kg .s-1]
m masse d’air [-]
Mc Masse du condensât [kg]
n Quantième jour de l’année [-]
Nu Nombre de Nussetl [-]
P Pression de vaporisation [Pa]

iv
P Puissance [Wm-2]
Pe Nombre de PECLET [-]
pH Potentiel d’hydrogène
Pr Nombre de Prandtl [-]
Pv Pression de vaporisation à Tv.i [Pa]
Flux thermique par convection entre le fond du bac et
Q c :b_e
le film d’eau [Wm-2]
Flux thermique par convection entre le film d’eau et le
Q c :e_v.i
vitrage [Wm-2]
Flux thermique perdu par l'isolant par convection vers
Q c :iso_a
l'extérieur [Wm-2]
Flux thermique perdu par convection par la vitre vers
Q c :v.e_a
l’extérieur [Wm-2]
Q cd Flux thermique perdu par conduction du bac [Wm-2]
Flux thermique par conduction entre le bac et l’isolant
Q cd :b_iso,i
thermique [Wm-2]
Flux thermique par évaporation –condensation entre le
Q evap
film d’eau et le vitrage [Wm-2]
Flux thermique par rayonnement entre le film d’eau et
Q r :e-v.i
le vitrage [Wm-2]
Flux thermique perdu par l'isolant par rayonnement
Q r :iso_sol
vers le sol [Wm-2]
Qr:v.e _ ciel Flux thermique perdu par la vitre par rayonnement
vers l’extérieur [Wm-2]
Flux thermique par évaporation –condensation entre le
Qeau
film d’eau et le vitrage. [Wm-2]
Ra Nombre de Rayleigh [-]
Re Nombre de Reynolds [-]
s Angle entre l’horizontale et le plan [°]
S Surface [m2]
St Nombre de Stanton ou de MARGOULIS [-]
T Température [K]
Ta Température de l’air ambiant [K]
Tb Température du bac [K]
Te Température de l’eau [K]
Ti Température à l’intérieur du distillateur [K]
Tiso Température de l’isolant [K]
Tve Température de la vitre face extérieure [K]
Tvi Température de la vitre face intérieure [K]
V Vitesse caractéristique du fluide [m.s-1]
v viscosité cinématique [m2.s-1]

v
Notation grecque

α : Coefficient d’absorption [-]


α t : Absorptivité effective de l’eau [-]

α e : Absorptivité de l’eau [-]

α b : Absorptivité du bac [-]

β : Angle d’inclinaison de la couverture [rad]


∆t : Variation du temps [s]
δ : Déclinaison du soleil [°]
δ b : Epaisseur du bac [m]

δ v : Epaisseur de la vitre [m]

δ iso : Epaisseur de l’isolant [m]

ε : Emissivité de la surface [-]


ε eff : Emissivité effective [-]

ε e : Emissivité de l’eau [-]

ε v : Emissivité de la vitre [-]

φ : Latitude du lieu [°]


λ : Conductivité thermique [W.m-1.K-1]
λb : Conductivité thermique du bac [W.m-1.K-1]

λiso : Conductivité de l’isolant [W.m-1.K-1]

λv : Conductivité thermique de la vitre [W.m-1.K-1]

µ : Viscosité dynamique [Kg.m-1.s-1]


η : Rendement [%]
η i : Efficacité interne [%]

η g : Efficacité globale [%]

ω : Angle horaire [°]


ρ : Coefficient de réflexion [°]
γ : Angle azimutal [°]
σ : Constante de Steffan Boltzmann [W.m-2.K-4]
θ : Angle d’incidence [°]

vi
τ : Transmitivité de la couverture [-]
τ v : Transmitivité du vitrage [-]

τ e : Transmitivité de l’eau [-]

vii
INTRODUCTION

2
INTRODUCTION

Depuis quelques années déjà, un déficit très important en eau est observé, du fait du
fort accroissement démographique [7], de l’amélioration du niveau de vie des populations et
des nécessités de développement.
Le recours aux ressources en eaux non conventionnelles telles que : recyclage des eaux
usées et dessalement des eaux de mer et saumâtres sont indispensables pour combler ce déficit.
Les énergies renouvelables avec ces méthodes de dessalement peuvent toutefois
contribuer à alléger ce déficit, mais apportent aussi une solution aux problèmes de l’économie
de l’énergie et de l’environnement.
Ainsi l’amélioration de la rentabilité de ces méthodes n’est plus une nécessité, mais une
priorité.
Les besoins en eau potable dans le monde augmentent d’une manière continue, alors que les
réserves s’épuisent rapidement. Il s’avère que dans les régions où l’eau potable est rare et
l’énergie potentielle nécessaire nouvelle (solaire) au dessalement des eaux saumâtres et/ou
salée est disponible (de plus ce sont les zones les plus ensoleillées du globe). Aussi les gens de
ces régions déshéritées pourront se libérer des contraintes de ravitaillement en fourniture
énergétique avec l’utilisation de l’énergie solaire pour le dessalement.
Les molécules d’un milieu hétérogène se déplacent grâce à un gradient de température
ou de vitesse par brassage, par convection ou par diffusion moléculaire. Ce transfert est
isotherme lorsqu’il s’agit d’un milieu de température uniforme et de concentration variable.
Dans le cas du phénomène d’évaporation de l’eau dans l’air, le transfert de matière est
assujetti au gradient de température ou de concentration en matière de vapeur d’eau, avec ou
sans ébullition. Cette évaporation est d’autant plus importante que le gradient de température
est grand ou la concentration de matière est élevée.
A cet effet, pour augmenter l’énergie calorifique d’une masse d’air, agent moteur
d’évaporation il suffit de l’enfermer en présence d’une quantité d’eau dans une enceinte close à
parois adiabatiques. Afin de réduire les pertes par convection et rayonnement, l’enceinte doit
être enveloppée d’une couverture transparente opaque au rayonnement infrarouge émis par la
saumure et le bac absorbeur au fond de l’enceinte. Beaucoup de travaux ont été effectués au
cours de ces dernières années pour augmenter la production du distillateur. Dans ce but nous
avons utilisé le jute (tissu poreux) placé au fond du bac absorbeur, ce dernier permet d’avoir
un meilleur rendement. Moins d’eau dans le distillateur, à tout moment donc l’eau est

1
chauffée plus rapidement et a une température élevée. L’utilisation du jute est donc d’une
grande utilité à la production d’eau distillée.
En laboratoire ou sur site réel, la quasi totalité des études effectuées sur les distillateurs
solaires, visent principalement à l’optimisation de ces systèmes à travers des modèles de
simulation numérique, basés sur des systèmes d’équations différentielles. Toutefois,
l’intégration de ces équations nécessite la connaissance des coefficients d’échange et des
propriétés thermophysiques qui interviennent dans le fonctionnement du système avec son
environnement.
On a recours généralement à de nombreuses hypothèses simplificatrices en vue de
déterminer ces coefficients, soit par voie expérimentale, soit par analogie à la similitude de
transfert de chaleur et de masse, en régime laminaire. Le caractère turbulent ou transitoire du
fonctionnement des distillateurs rend restreint et spécifique à chaque cas particulier toute
approche de simulation.
L’objectif principal de ce travail est basé sur l’étude et conception d’un distillateur
solaire à effet de serre afin d’obtenir de l’eau distillée qui pourra pallier les besoins en eau
potable dans la vie quotidienne.
Pour atteindre cet objectif, nous avons divisé notre travail en quatre grands chapitres.
Le premier chapitre est centré sur les rappels concernant le rayonnement solaire. Ensuite dans
le deuxième chapitre on a fait les rappels sur la thermodynamique. Le troisième chapitre est
basé sur l’étude théorique du distillateur solaire. Enfin le quatrième chapitre montre toutes les
interprétations et discussions des résultats.

2
PARTIE
THEORIQUE

3
CHAPITRE I - RAPPELS SUR LE RAYONNEMENT SOLAIRE

I-1 Nature du rayonnement solaire [8] [9]

Le soleil date de la naissance de l’univers et continuera à rayonner pendant encore cinq


à six milliards d’années. C’est une sphère de matière gazeuse très chaude (intense) avec un
diamètre de 1,39 106 km. Il est distant de la terre en moyenne de 1,5 108 km, son volume est de
1,3 milliard de fois de celui de la terre.
Vu de la terre, le soleil tourne autour de son axe de rotation environ une fois (un tour)
pendant 4 semaines.
Un rayonnement électromagnétique est émis par tout corps chargé d’une
certaine « énergie ».Ce rayonnement se caractérise par deux grandeurs :
 Sa longueur d’onde notée « λ » exprimée en micron.
(1 µm = 1 millième de millimètre = 10-3 mm = 10-6 m)
 Son flux ou puissance, notée « P »exprimé en W/m2.
Sa fréquence ( f ) exprimée en Hertz (Hz) se déduit directement de la
longueur d’onde :
1 c
f = ; λ = c.T = I.1
T f
Ce sont surtout les rayonnements dont la longueur d’onde est comprise entre
0,8 et 200 µm qui s’identifient à la chaleur. On les appelle rayonnements
infrarouges (IR).
La longueur d’onde du rayonnement émis par un corps est fonction de sa température .La
puissance du rayonnement dépend de l’état de la surface, de la chaleur, de la composition de ce
corps.
Afin de classer les corps, on définit un corps idéal (fournissant le rayonnement le plus puissant
dans des conditions de température donnée) : le corps noir.
Le corps noir a les propriétés suivantes :
 Il absorbe tous les rayonnements qu’il reçoit.
 La puissance qu’il émet est directement proportionnelle à la puissance
quatre de sa température et identique dans toutes les directions
(isotropes) : E = σ .T 4 C’est la loi de STEFAN. [12]
Le soleil se comporte comme un corps noir à 5 800 oC.
3
Figure I-1 : Les différents rayonnements et leurs longueurs d’ondes caractéristiques

Une rose nous paraît rouge car elle ne réfléchit que la composante rouge de la lumière
visible. Elle absorbe les autres longueurs d’ondes du rayonnement électromagnétique.
Le corps noir, lui, devrait absorber tous les rayonnements visibles et invisibles. Un tel
corps n’existe pas .Mais certains corps réels s’en rapprochent.
La longueur d’onde pour laquelle la puissance rayonnée est maximale dépend de la
température du corps noir. Elle est égale à :
2898
λM = I.2
T
C’est la loi de Wien [12]
Où T est la température du corps noir en degrés Kelvin.

Figure I-2 : Répartition spectrale du rayonnement d’un corps noir

4
I-2 L’éclairement : [9]
L’éclairement est la puissance de rayonnement reçu par unité de surface.
L’atmosphère ne transmet pas au sol la totalité du rayonnement solaire. Les nuages, les gouttes
d’eau, les molécules de gaz, les particules solides en suspension dans l’atmosphère empêchent
la totalité du rayonnement solaire à atteindre le sol.
 Le rayonnement direct : C’est le rayonnement qui parvient directement
sur une surface au sol sans avoir été ni réfléchi, ni diffusé. Pour une
surface horizontale, la puissance du rayonnement direct reçu est :
I .sin h (W/m2) I.3
Avec, I : rayonnement direct
h : hauteur du soleil.
 Le rayonnement diffus : il regroupe tout rayonnement autre que le direct,
reçu par une surface au sol après avoir été réémis par un corps
intermédiaire dans l’atmosphère. Ces corps (molécules d’air, aérosols,
poussières, gaz, vapeur d’eau) peuvent soit absorber complètement le
rayonnement solaire, soit en absorber une partie et en réfléchir une autre.
Tous ces phénomènes participent à la diffusion du rayonnement solaire.
Le rayonnement diffus par rapport au rayonnement direct n’a pas de
direction privilégiée et il sera noté : D
Ainsi le rayonnement global est : G = I. sin h + D I.4
Aussi pour la mesure du rayonnement, on se référera toujours au rayonnement global.

Figure I-3 : Rayonnement direct et rayonnement diffus

5
Figure I-4 : Eclairement et hauteur du soleil

 La masse d’air :

Figure I-5 : La masse d’air

θ Z : Angle zénithal
m : masse d’air
MP 1
m= =
HP cos θ Z
Quand M ≡ H, on a m = 1
Quand θ Z ≡ 60°, on a m = 2
Pour m f 2 on a un rayonnement rasant

6
I-3 Direction du rayonnement direct

Les relations géométriques entre un plan d’orientation particulière par rapport à la terre
à un instant quelconque (le plan peut être fixe ou en mouvement par rapport à la terre) et le
rayonnement solaire direct incident (la position du soleil par rapport au plan) peuvent être
décrites en terme d’angles. Ces angles et la relation entre eux sont :
cos θ = Sinδ .Sinφ . cos s − Sinδ .Cosφ .Sins.Cosγ + Cosδ .Cosφ .Coss. cos ω +
+ Cosδ . sin φ . sin s.Cosγ .Cosω + Cosδ .Sins.Sinγ .Sinω [25] 1.5
Avec
φ : Latitude
δ : La déclinaison du soleil (la position angulaire du soleil à midi en respectant le plan
de l’équateur).
s : la pente ou l’angle entre l’horizontale et le plan
γ : L’angle azimutal de surface qui est la déviation du projeté de la normale à la
surface par rapport au méridien local. Le point zéro étant vers le sud, l’Est positif et
l’Ouest négatif.
ω : angle horaire ou faisceau horaire. C’est l’angle que fait l’axe Nord sud et le projeté
du rayon solaire direct sur l’horizontale à midi ω = 0 et une heure équivaut à 15°
de longitude avec des angles matinaux positifs et ceux de l’après midi et du soir
négatifs.
θ : L’angle d’incidence de rayonnement direct, l’angle étant mesuré entre le
rayonnement et la normale au plan.
Formule empirique de COOPER (1969) [8]

Pour la déclinaison :
 248 + n 
δ = 23,45 sin 360  [13] I.6
 365 

Avec n = quantième jour de l’année

I-4 La hauteur h du soleil et l’azimut γ : [9]


 La hauteur du soleil est l’angle entre la direction du soleil et la projection de
celle-ci sur le plan horizontal.
Cette hauteur est donnée par la formule suivante :
Sinh = Cosφ .Cosδ .Cosω + Sinφ .Sinδ I.7
7
 L’azimut γ est défini par :
Cos δ .Sin ω
Sin γ = I.8
Cosh

I-5 Comportement d’un corps exposé à un rayonnement

Lorsqu’un corps reçoit un rayonnement, il en réfléchit une partie, en absorbe une autre,
en transmet une troisième (fig.I-6)

Figure I-6 : Comportement général d’un corps recevant un rayonnement

α + ρ +τ = 1 I.9
Pour le corps noir α = 1, ρ = τ = 0

Les corps transparents transmettent le rayonnement sans modification remarquable de sa


direction, alors que les corps translucides diffusent le rayonnement (fig.I.7)

8
Figure I-7 : Différents modes de transmission du rayonnement

Le coefficient (ou taux) de transmission varie avec l’angle d’incidence du rayonnement.


L’absorption s’accompagne d’une conversion d’énergie dans le corps récepteur. Par exemple,
un corps peut recevoir de l’énergie sous forme de lumière visible, la convertir en chaleur et la
rayonner sous forme de rayonnements infrarouges. La réflexion peut être spéculaire (cas des
métaux à surface polie...) ou diffuse sans direction privilégiée (fig.I.8). La dégradation des
surfaces au cours du vieillissement tend à les rapprocher de la réflexion diffuse.

Figure I-8 : Différents modes de réflexion du rayonnement

I-6 Estimation des moyennes journalières pour un mois ( Hav ) des rayonnements globaux
sur une surface horizontale par unité de surface [25]

Pour calculer Hav , on utilise la relation suivante :

9
 n
Hav = H 0  a + b  I.10
 N
N : Durée du jour
Elle est obtenue à partir du Nomogramme tiré de Whillier (voir annexe B, figure 3.4.2)
n : Durée d’ensoleillement
n varie en fonction du lieu (de la latitude, de l’altitude) et des mois.
a et b : sont obtenus à partir du tableau 3-4-2 (voir annexe B)
Le climat et la végétation d’Antananarivo :
- Climat : tempéré de forêt, saison sèche en hiver
- Végétation : semi-caduque, arbres à grandes feuilles toujours vertes et à grandes
feuilles caduques ; arbres à aiguilles toujours verts
D’où a = 0,17
b = 0,63
H 0 est obtenu à partir des figures 3-4-3 ( voir annexe B :abaque utilisé pour déterminer le

rayonnement solaire global)

10
CHAPITRE II- RAPPELS SUR LA THERMODYNAMIQUE

II-1-1 Introduction générale aux transferts thermiques

Lorsqu'on parle de « transferts thermiques » on cherche à expliquer la façon dont les


transferts de chaleur se font ainsi que de leur vitesse.

Le second principe de la thermodynamique spécifie que le transfert de chaleur se fait du corps


chaud vers le corps froid, ou de façon équivalente d'une température élevée vers une
température plus basse : Le système ne sera donc pas en équilibre thermique durant le
transfert. L'approche qu'on va poursuivre est essentiellement phénoménologique, c'est à dire
d'origine expérimentale, et macroscopique (on ne s'intéressera pas aux processus
microscopiques mis en jeu). Aussi on parle de transfert thermique pour décrire un échange de
chaleur lié à une différence de température.
Plusieurs modes de transfert vont être étudiés mais dans tous les cas on peut définir la
puissance transmise entre deux points de températures différentes T1 > T2 :
P = λ.S (T1 − T2 ) II.1
Avec λ : Conductivité thermique
S : Surface à la quelle le transfert se fait

Cette relation est connue sous le nom de loi de Newton, Le but de l'étude thermique est
souvent de déterminer λ .

Il existe trois modes principaux de transfert thermique : la conduction, la convection et le


rayonnement.

II-1-2 La conduction

C'est le mode de transfert qui apparaît toujours dans un fluide ou un solide dès qu'il y a un
gradient de température. Il s'agit d'un transfert thermique de proche en proche par chocs
microscopiques entre particules d'énergies différentes, les particules les plus énergétiques
transmettant de l'énergie cinétique à celles qui en ont moins. Du point de vue
phénoménologique elle est décrite par la loi de Fourier.

11
II -1-3 La convection

C'est un mode de transfert observable dans un fluide en mouvement. Il est donc lié à un
transfert de masse macroscopique. La convection peut prendre plusieurs formes :
• Le fluide par son mouvement d'ensemble véhicule de l'énergie thermique.
• Un transfert d'énergie a lieu entre un fluide et une paroi correspondant à la surface du fluide.
Au voisinage immédiat de la paroi, le transfert est surtout conductible car la vitesse du fluide
est très faible (même nulle sur la paroi elle même). Mais lorsqu'on s'éloigne de la paroi la
vitesse du fluide croît et les effets convections deviennent importants jusqu'à devenir
dominants. En fait le processus de convection est presque toujours associé à de la conduction.
Ici on s'intéressera uniquement à ce deuxième type de transfert de chaleur (convection)
souvent appelé conducto - convection.

II-1-4 Le rayonnement

Le transfert d'énergie par rayonnement, contrairement aux deux précédents, ne nécessite


pas de milieu matériel. Le transport se fait par des ondes électromagnétiques. Le corps chaud
émet des photons, donc une onde est absorbée par le corps froid et transformé en chaleur. Un
exemple typique de ce mode de transfert est le chauffage de la Terre par la lumière solaire.

II-2 Coefficients de conductivité thermique

La conductivité thermique est un paramètre physique très importante qu’il faut


considérer. Cela est du à la différence de nature des porteurs suivant le milieu considéré. Ci-
dessous sont résumés les domaines de valeurs des conductivités thermiques en fonction des
milieux considérés.

Figure II-1 : conductivité thermique

12
II-3 Le verre et le rayonnement
II-3-1 Facteur solaire (FS)
Le facteur solaire (FS) d’un vitrage est le rapport entre l’énergie totale entrant dans le
local à travers ce vitrage et l’énergie solaire incidente. Cette énergie totale est la somme de
l’énergie solaire entrant par transmission directe, et de l’énergie cédée par le vitrage à
l’intérieur à la suite de son échauffement par absorption (flux transmis + flux absorbé réémis
vers l’intérieur). (figII.2)

Figure II-2 : le verre et le rayonnement

II-3-2 Effet de serre


Lorsque le rayonnement solaire frappe une paroi vitrée, une partie sera réfléchie, une
partie sera absorbée puis réémise et le reste sera directement transmis. Ce rayonnement direct
transmis à l’intérieur des locaux est partiellement absorbé par les parois qui s’échauffent et
par la suite le rayonnement infrarouge est réémis dans toutes les directions. Le vitrage étant
pratiquement opaque au rayonnement réémis, celui-ci reste piégé à l’intérieur du local, y
entraînant une augmentation de la température.
C’est ce qu’on appelle l’effet de serre. Fig. (II-3)

13
Figure II-3 : Effet de serre

14
CHAPITRE III - ETUDE THEORIQUE DU DISTILLATEUR SOLAIRE

III- 1 Description

Le système de distillation présenté à la figure (Fig.III-1) est essentiellement


constitué d'une enceinte étanche surmontée d'une vitre. La partie inférieure est recouverte
d'eau (eau de robinet ou eau de mer). Sous l'action du flux solaire G, transmis par la couverture
transparente, l’eau s’échauffe et une partie de celle-ci s’évapore. La vapeur produite se
condense sur la face intérieure de la vitre et le condensât est récupéré par un gobelet. Un
appoint d'eau compense le distillat.
Afin de réduire les pertes de chaleur vers l'extérieur, les parois latérales et inférieure
sont isolées [1], [2], [3].

Figure III-1: Le distillateur solaire plan

III-2 Caractéristiques de fonctionnement du distillateur:


Plusieurs grandeurs sont définies afin de caractériser la production d'eau de tels
distillateurs. On distingue constamment [13]: le rendement, l'efficacité interne et globale.

15
III-2-1 Le rendement
C’est la quantité d’eau produite par unité de surface du bac noir par jour.
Le rendement d’un distillateur simple est [13]
.
m d .hevap
η= III.1
G
hevap : Enthalpie d’évaporation.
.
md : La masse du distillat.
G : Puissance de rayonnement solaire incident par unité de surface.
III -2-2 L’efficacité :
III-2-2-1 L’efficacité globale :
L’efficacité globale est définie par le rapport :
°
Qevap
m .L
ηg = = d v III.2
G.S G.S

Qevap : Flux thermique par évaporation –condensation entre le film d’eau et le vitrage
S : Surface
Lv : Chaleur latente
III-2-2-2 L’efficacité interne :
Si l’efficacité globale se rapporte à la quantité d’eau produite avec
l’énergie solaire tombant sur une surface horizontale, elle ne fait pas mention de la quantité
d’énergie entrant réellement dans le distillateur, d’autant plus qu’un distillateur est construit
en général dans un lieu donné et avec une perte d’absorption de la couverture. Un changement
de pente du lieu fait varier la quantité d’énergie qui entre dans le distillateur. On définit donc
l’efficacité interne en tenant compte de tous ces paramètres.
Qevap
ηi = III.3
Qeau

Pour une intensité globale G, l’expression de Qeau est :


Qeau = (τ vα e + τ v .τ e .α b ).G.S III.4

Qeau = α t .G.S III.5


Avec : α t = (τ vα e + τ v .τ e .α b ) III.6
Qeau : Flux thermique effectivement reçu par la masse d’eau

16
αt : Absorptivité effective de l’eau
τv : Transmitivité du vitrage
τe : Transmitivité de l’eau
αe : Absorptivité de l’eau
αb : Absorptivité du bac

III-3 Bilans énergétiques dans un distillateur simple :


III-3-1 Échange de chaleur à l'intérieur du distillateur :
III-3-1-1 Echange de chaleur de l'eau entre l'absorbeur et la surface de
condensation :
L'eau reçoit de l'absorbeur un flux de chaleur par convection naturelle et par
conduction. L'eau cède un flux de chaleur par rayonnement et par convection naturelle aux
surfaces de la condensation. Puisque il ya une évaporation, l'eau perd un certain flux de
chaleur.
III-3-1-2 Échange de chaleur entre la vitre et la surface d'eau :
Les flux de chaleur cédés par la nappe d'eau ne sont pas reçus
intégralement par la surface de condensation. Ainsi au cours du transfert, une partie est
absorbée par l'atmosphère interne et les parois latérales. La vitre reçoit les flux de chaleur par
convection naturelle, par rayonnement et par condensation de la vapeur d'eau.
III-3-2 Échange de chaleur à l'extérieur du distillateur :
III-3-2-1 Échange de chaleur entre la vitre et le milieu extérieur :
Le milieu extérieur cède le flux de chaleur par rayonnement solaire à la vitre, dont
une partie est réfléchie. La vitre cède au milieu extérieur le flux de chaleur par rayonnement et
par convection naturelle.
III- 3- 3 Modélisation mathématique :
La théorie d'un distillateur solaire simple en forme de serre, Figure III-2,
illustre les différents échanges de chaleur qui se produisent dans un distillateur solaire.
Elle est fondée sur quatre principes (bilan du vitrage, bilan de l’eau, bilan de l’isolant et le
débit du condensât). En régime transitoire, les équations régissant le bilan thermique au
niveau de chaque partie du distillateur, s'écrivent comme suit [15]:

17
Figure III-2 : Bilan énergétique d’un distillateur solaire

Avant d'écrire le bilan thermique, on doit tenir compte des hypothèses simplificatrices
suivantes :
- La température de chaque composant est uniforme.
- Le transfert de chaleur est unidimensionnel.
- Le soleil est assimilé à un corps noir.
- La couverture est propre.
- La condensation se fait uniquement sur la couverture (il n'y a pas de condensation
sur les parois latérales).
- L’eau est statique sur le bassin.
- Le bassin est étanche.
- La condensation de l'eau sur la couverture est homogène et continue (le
verre possède une bonne mouillabilité).
- La concentration d’eau n'intervient pas dans les transferts de chaleur et de masse à
partir de et vers l’eau.
- Les propriétés physiques des matériaux sont considérées constantes.
- Les parois latérales sont supposées adiabatiques.
- La chaleur perdue par addition d'eau d'appoint et celle emportée par le distillat sont
supposées négligeables.
Par analogie entre les grandeurs thermiques et les grandeurs électriques (Tableau III-1), on
peut appliquer les lois d'Ohm.

18
Nous approchons le fonctionnement réel du distillateur par l'utilisation de la méthode des
nœuds. Cette méthode nous permet de découper notre système de distillateur en plusieurs
sous-systèmes. Nous écrivons donc, pour chaque nœud du distillateur, l'équation du bilan de
puissance lui correspondant, ceci nécessite l'écriture des équations en régime transitoire.
Considérons une section quelconque du système à l'instant t, soit i l'un des milieux
représentés dans cette section, Mi sa masse en [Kg], Cpi sa chaleur spécifique en [J/Kg. K-1],
et T sa température en [°K].
Le bilan au nœud i est donné par :
n
dTi
= ∑ Qij + Pi
M i × C pi × III.7
dt i =1
Pi : Puissance absorbée par le corps d’indice i

Tableau III-1 : Analogie entre les grandeurs thermiques et les grandeurs


électriques

Grandeur thermique Grandeur électrique

Température Potentiel électrique


Flux thermique Courant électrique
Résistance thermique Résistance électrique
Capacité thermique Capacité électrique

1) Bilan du vitrage :

La quantité de chaleur reçue par la vitre est évacuée par conductivité à travers celle-ci,
soit :
- A la face extérieure :
M v Cpv dTve  λv 
=  (Tvi − Tve ) − Qr .v.e _ ciel − Qc:v _ a III.8
2 × S v dt  δv 
- A la face intérieure :

M v Cpv dTv.i  λv 
=  − (Tvi − Tve ) + Qr .e _ v.i + Qc:e _ v.i + Qevap III.9
2 × S v dt  δv 

Qr:e _ v.i : Flux thermique par rayonnement entre le film d’eau et le vitrage.
Qc:e _ v.i : Flux thermique par convection entre le film d’eau et le vitrage.
Qevap : Flux thermique par évaporation –condensation entre le film d’eau et le vitrage.

19
Qr:v.e _ ciel : Flux thermique perdu par la vitre par rayonnement vers l’extérieur.
Q c:v.e _ a : Flux thermique perdu par convection par la vitre vers l’extérieur.
Tvi : Température de la vitre face intérieure.
Tve : Température de la vitre face extérieure.
λv : Conductivité thermique de la vitre.
δv : Epaisseur de la vitre.

2) Bilan de l’eau :

M e Cpe dTe
= Qc:b _ e − Qc:e _ v − Qevap − Qr .e _ v.i + Pe III.10
S e dt
Pe : Puissance absorbée par la nappe d’eau, elle est négligeable pour l’eau de mer
Qc:b _ e : Flux thermique par convection entre le fond du bac et le film d’eau.

3) Bilan du bassin inférieur :

M b Cpb dTb
= −Qc.b _ e − Qcd :b _ iso.i III.11
S b dt
Qcd : Flux thermique perdu par conduction du bac.

4) Bilan de l’isolant :
Pour réduire les pertes de la chaleur à travers la base, nous utilisons un isolant
thermique. Le coté intérieur du distillateur reçoit la chaleur perdue de l’absorbeur et le
coté extérieur cède de la chaleur vers l’extérieur par rayonnement et par convection,
d’où l’équation :
- Au niveau de la face intérieure :

M i Cpi dTiso.i λ
= Qcd :b _ iso.i − i (Tiso.i − Tiso.e ) III.12
2 × S i dt δi

Qcd .b _ iso.i : Flux thermique par conduction entre le bac et l’isolant thermique.
- Au niveau de la face extérieure :

M i Cpi dTiso.e λi
= (Tiso.i − Tiso.e ) − Qr .iso − sol − Qc:iso −a III.13
2 × S i dt δi
5) Le débit du condensât

dM c (T − Tv )
= hevap e III.14
dt Lv

20
Mc : Masse du condensât.

Lv : Chaleur latente de vaporisation.

Te : Température de l’eau.

Tv : Température de la vitre.

hevap : Coefficient de transfert de chaleur par évaporation-condensation entre le film d’eau et

le vitrage.
III -3-4 Expression des différents coefficients de transfert de chaleur :

Les expressions pour les divers termes des équations données ci-dessus sont :

 Par rayonnement eau-vitre

Qr .e _ v = hr .e _ v (Te − Tv.i ) III.15

hr .e _ v : Coefficient de transfert de chaleur par rayonnement entre le film d’eau et la vitre.

( )
hr .e _ v = ε eff × σ × Te2 + Tv2.i × (Te + Tv.i ) III. 16

ε eff : Emissivité effective

σ : Constante de STEFFAN-BOLTZMAN

−1
1 1 
ε eff =  + − 1 III. 17
ε e ε v 

ε e : Emissivité de l’eau.
ε v : Emissivité de la vitre.
 Par convection eau-vitre hc..e _ v
Qc.e _ v = hc.e _ v (Te − Tv.i ) III. 18

hc..e _ v : Coefficient de transfert de chaleur par convection entre le film d’eau et la vitre [16]
1
 ( p − pv )(Tv.i + 273.15) 3
hc..e _ v = 0.884 Te − Tv.i + e  III. 19
 268.910 3 − p e 
pe : Pression de vaporisation à Te

p v : Pression de vaporisation à Tv.i

21
 Par vaporisation

Qevap = hevap (Te − Tv.i ) III. 20

hevap : Coefficient de transfert de chaleur par évaporation-condensation entre le film d’eau et

le vitrage [17]
( pe − p v.i )
hevap = 16.273.10 3 hc.e _ v III. 21
(Te − Tv.i )
La pression de la vapeur d’eau est estimée par la relation suivante [18] :

 4030,1824 
p = 133.32 exp18,6686 −  III. 22
 T + 273,15 

D’autre part KAMAL [19] propose un polynôme du troisième degré en fonction de la


température :
p = 0,148 × T − 0,3652 × 10 −2 × T 2 + 0,11242 × 10 −3 × T 3 III. 23

 Par rayonnement vitre – milieu ambiant

Qr .v _ ciel = hr .v −ciel (Tv.e − Tciel ) III. 24

hr .v _ ciel : Coefficient de transfert de chaleur par rayonnement par la vitre vers l’extérieur

(
hr .v _ ciel = ε v × σ Tv2.e − Tciel
2
)
× (Tv.e + Tciel ) . III. 25

Tciel : Température du ciel

La température du ciel est donnée par la relation approximative [20] :

 
Tciel = Ta −  6 ou 12  III. 26
 
En général, on utilise l’expression :

Tciel = 0,0552(Ta )
1, 5
III. 27
 Par convection vitre – milieu ambiant :

Qc.v _ a = hc.v − a (Tv.e − Ta ) III. 28


hc.v − a : Coefficient de transfert de chaleur par convection entre la vitre et l’extérieur
Le coefficient d’échange par convection entre la face externe de la vitre et l’air est
donné par la relation suivante [21].

22
hc.v − a = 5,7 + 3,8V III. 29

 Par convection bassin - eau :

Qc.b− a = hc.b − e (Tb − Te ) III. 30

hc.b −e : Coefficient de transfert de chaleur par convection entre le fond du bac et le film d’eau.

Nu ⋅ λ f
hc.b −e = III. 31
L
Dans ce type de problème, les corrélations expérimentales aboutissent à des relations
de la forme :
Nu = c(Gr Pr )
n
III. 32

β ⋅ g ⋅ ρ 2 ⋅ L3 ⋅ ∆T
Avec Gr : Nombre de GRASHOF ⇒ Gr = III. 33
µ2
Où c et n sont des constantes dépendant de la géométrie du système et de la nature de
l’écoulement (laminaire ou turbulent) :
 Plaque plane horizontale

Gradient de T vers le haut :


- l’écoulement est toujours laminaire et on a :
Si Gr < 105 ⇒ Nu = 1
L’échange thermique entre la saumure et le bac absorbant se fait uniquement par
conduction.
λe
Si 105 < Gr < 2 × 107 ⇒ Nu = 0,54 × (Gr Pr )
0 , 25

L
Si Gr > 2 × 10 ⇒ Nu = 0,14 × (Gr Pr )
7 0 , 33

β : Coefficient d’expansion volumétrique de l’eau en (K-1)


L : Longueur du bac absorbant en (m)
ρ : La masse volumique de l’eau en (Kg/m3)
g : L’accélération en (m2/s)
µ : La viscosité dynamique en (Kg/m.s).

23
µ e ⋅ Cpe
Pr : Nombre de PRANDLT ⇒ Pr = III. 34
λe

Les pertes thermiques du bassin par conduction thermique à travers l’isolation sont
données comme suit :
Qcd :b _ iso.i = K b × (Tb − Tiso.i ) III. 35
Tb : Température du bac

Tiso : Température de l’isolant.


Avec :
λb
Kb = III.36
δb
λb : Conductivité thermique du bac
δ b : Epaisseur du bac
- Par conduction Isolant-bassin :
λb
Qcd .iso.i _ b = (Tb − Ti ) III. 37
δb
- Par conduction à travers l’isolant

δ 
K i =  iso  × (Tiso.i − Tiso.e ) III. 38
 λiso 
λiso : Conductivité de l’isolant

δ iso : Epaisseur de l’isolant.


- Par convection entre l’isolant et l’air extérieur :

Qc.iso.i _ a = hc:iso.e _ a (Tiso.e − Ta ) III. 39


hc:iso.e _ a : Coefficient de transfert de chaleur par convection entre l’isolant et l’air extérieur.

- Par rayonnement entre l’isolant et le sol :

( )
hr .iso _ sol = ε iso × σ × Tsol2 + Tiso2 .e × (Tiso.e ) + Tsoli III. 40

24
PARTIE
EXPERIMENTALE

25
CHAPITRE IV INTERPRETATION ET DISCUSSIONS DES RESULTATS

Notre Distillateur fonctionne dans les conditions climatiques de la ville


d’Antananarivo installé sur le toit de l’amphithéâtre Q2, à l’Université (situé à 18,58° sud de
latitude, 47,5° Est de longitude et environ 1200m d’altitude)

IV -1 Prototype du système étudié

Figure IV-1 Prototype du système

25
IV -2 Description du système

Le système expérimental (Fig.IV-2) est composé essentiellement de :


Un distillateur solaire plan fonctionnant selon le principe de l’effet de serre, formé par une
pièce maîtresse ( bac absorbeur) en acier galvanisé de 5/10 d’épaisseur, peinte en noir mat, de
dimension 1 m2. Un recouvrement en verre de 5 mm d’épaisseur, de dimension 1m x1, 16m
constitue la toiture du distillateur qui est inclinée d’un angle de 30° (10° +18,58° sud de
latitude). Cet angle est largement supérieur à l’inclinaison minimale (15°) à partir duquel le
décollement des gouttes d’eaux condensées sur la vitre est évité. L’isolation est assurée par
une couche de sciure de bois d’une épaisseur de 2,5 cm. La récupération du distillat s’effectue
dans des goulottes placées à l’extrémité du toit.

26
Figure IV-2 Description du distillateur

IV-3 Eau distillée

IV-3-1 Définition
L'eau distillée est une eau obtenue par évaporation et condensation d’une eau
impure et qui est ainsi théoriquement pure exempte de minéraux et d’organismes que l'on
pourrait retrouver dans l'eau « naturelle ».

L'eau distillée possède, à température ambiante, un pH d'environ 5,4 à cause du (CO2) qui s'y
dissout et se comporte comme un acide. Cette acidité tend à augmenter à cause des rejets de
CO2.

La conductivité électrique de l'eau distillée est proche de celle de l'eau pure qui est quasiment
nulle.
IV-3-2 Domaine d’utilisation
- Utilisation principale
Le but principal pour l’obtention d’eau distillée, c’est d’avoir de l’eau potable
dans les régions défavorisées par l’absence d’eau.
- Utilisation auxiliaire
. L'eau distillée est utilisée généralement pour diluer la solution d’acide
sulfurique dans les batteries de voiture. La présence d’ions étrangers causera une réduction
énergétique de la durée de vie de la batterie.
. L'eau distillée est aussi employée comme « ingrédient » dans beaucoup de
produits cosmétiques et pharmaceutiques. Son utilisation est recommandée par sa pureté
éliminant ainsi les réactions chimiques non désirables.
27
. Une utilisation récente de l'eau distillée est celle d'un rinçage final lors des
lavages des voitures, car ne contenant aucun corps dissous, la voiture sèche sans laisser de
tache. [24]
IV-4 Expériences
L’expérience a été effectuée avec deux essais :
- un premier essai (eau du robinet),
- un deuxième essai (l’eau de mer).
IV-4-1 Eau de robinet
L’expérience a été faite pendant une période de trois mois (octobre, novembre et
décembre 2010). L’augmentation de la température dûe à l’effet de serre réchauffe l’air au
dessus de l’eau qui s’évapore. Cette évaporation s’accroît au fur et à mesure que la
température augmente jusqu’à ce que l’air atteigne sa saturation en vapeur d’eau .La vapeur
d’eau que contient l’air chaud est refroidie par l’air ambiant et se condense sur la face interne
de la vitre. Des gouttelettes se forment et s’écoulent sur la face intérieure de la vitrage vers
une gouttière qui les conduit dans un réservoir de stockage.
Les différentes températures sont mesurées à l’aide d’un multimètre muni d’un
thermo-couple. La conductivité électrique et le pH sont mesurés au laboratoire d’hydrologie
de l’ INSTN. Les prélèvements d’eau distillée, ainsi que des températures ont été effectués
toutes les heures (9 h à 16 h). Pendant la journée du 30/12/10 qui est caractérisée par un ciel
clair avec une température ambiante maximale de 30 °C. Notons que l’apparition de la
première goutte était à 9 h et la quantité totale du distillat recueilli jusqu’à 16 h est égale à
3 055 mL.
Tableau IV-1 Les différentes températures en fonction du temps (30/12/10)

Temps (heure) Tb Te Ti Tvi Tve Ta


9 35 34 33 31 28 27
10 39 38 36 34 33 28
11 45 44 41 40 38 29
12 50 49 46 45 43 30
13 56 55 50 48 45 30
14 55 54 49 47 44 29
15 51 50 47 43 40 28
16 44 43 40 37 33 26
Incertitude (%) 7,47 7,47 6,22 6,20 6,14 1,40
la quantité de distillat est de 3 055 mL avec un pH de 6,16 et de conductivité 10 µS / cm

28
60
Tb
55 Te
Ti
Tvi
50
Tve
temperature en °C
Ta
45

40

35

30

25
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure
Figure IV-3 Les différentes températures en fonction du temps (30/12/10)
Avec :
Tb : température au fond du distillateur
Te : température à la surface de l’eau du distillateur
Ti : température à l’intérieure du distillateur
Tvi : température face intérieure de la vitre
Tve : température face extérieure de la vitre
Ta : température ambiante
La figure IV-3 présente l’évolution des différentes températures en fonction du temps. On
remarque que les températures augmentent au fur et à mesure que la température ambiante
croît jusqu’à ce que la température maximale de l’absorbeur atteigne une valeur de 56 °C
(à13 h) avant de décroître.
Tableau IV-2 : Quantité de distillat en fonction du temps (30/12/10)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 5
10 80
11 280
12 780
13 1 530
14 2 280
15 2 780
16 3 055

29
3500
production horaire
3000

production journalière(ml)
2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure
Figure IV- 4 : Quantité de distillat en fonction du temps (30/12/10).

La figure IV-4 illustre la quantité du distillat en fonction du temps. Pour cette journée, elle est
croissante jusqu’à l’arrivée à la valeur de 3 055 mL à 16 h.
La production du distillateur augmente quand la température de l’eau s’élève.
Cependant, cette augmentation reste liée à la vitesse du vent et à la température ambiante.
 Rayonnement global solaire

Tableau IV-3 Données météorologiques typiques du 30/12 provenant du service


météorologique d’Ampandrianomby

Temps (heure) Ray direct (I) Ray diffus(D) Hauteur (h) en


w/m2 w/m2 radian
6 88 96 0.27
7 281 141 0.50
8 506 162 0.75
9 636 212 0.99
10 714 261 1.22
11 721 310 1.44
12 773 266 1.39
13 787 198 1.16
14 545 253 0.92
15 519 132 0.68
16 329 115 0.45
17 67 81 0.20

30
Figure IV-5 Rayonnement solaire global en fonction du temps

Nous remarquons l’importance du rayonnement solaire sur l’augmentation de la température


de l’air dans la serre. L’évolution du rayonnement solaire global reçu épouse bien l’évolution
de la température de l’air dans la serre. Entre 10 h et 13 h où le rayonnement solaire global
reçu est très important. La température de l’air dans la serre est très élevée par contre à 18 h
on a le rayonnement solaire global reçu tend vers zéro. De ce fait, vu que l’objectif de la serre
est d’augmenter la température afin de pouvoir produire de l’eau distillée, il est important de
tenir compte des conditions météorologiques du site d’emplacement ainsi que tout autre
facteur pouvant provoquer de l’ombre comme les arbres ,les maisons,etc.
 La conductivité électrique
La conductivité électrique de l'eau est sa capacité à conduire un courant électrique. La mesure
de la conductivité électrique de l'eau nous permet d'apprécier la quantité de sels minéreaux
dissous dans l'eau (chlorures, sulfates, calcium, sodium, magnésium…) ; cette mesure
s'exprime en micro-siemens par centimètre. La conductivité électrique diminue lorsque la
température de l'eau augmente.
La figure IV-6 montre la conductivité électrique en fonction du temps du 30/12/10

31
Tableau IV- 4 : Conductivité électrique et pH en fonction du temps du (30/12/10)
Temps (heure) C, E pH
10 16 6,4
11 13 6,2
12 10 6,12
13 9 5,9
14 9 5,93
15 10 6,02
16 13 6,09
Incertitude (%) 2,63 0,17

Figure IV-6 : Conductivité en fonction du temps (30/12/10)


Nous pouvons constater à travers la figure IV-6 que la conductivité électrique diminue au fur
et à mesure que l’on s’approche de 13 h. Les valeurs maximales (13 h et 14 h) de la
température du fond du bac correspondent à des valeurs minimales de la conductivité
électrique.
 Le pH (potentiel hydrogène)
Le pH mesure la concentration des ions hydrogènes (H+) à l'aide d'une électrode
spécifique ou par des indicateurs colorés ou encore par des bandes test imprégnées de ces
mêmes indicateurs colorés. C'est une échelle logarithmique qui varie de 0 à 14 qui traduit
l'acidité ou l'alcalinité d'une solution, la neutralité étant à pH 7. La valeur du pH a une
influence sur la croissance et la reproduction des micro-organismes existant dans l’eau. Par
exemple, la plupart des bactéries peuvent se développer dans une gamme de pH comprise
32
entre 5 et 9, l’optimum est situé entre 6,5 et 8,5, des valeurs de pH inférieures à 5 ou
supérieures à 8,5 affectent la croissance.
La figure IV-7 montre le PH en fonction du temps du 30/12/10

Figure IV-7 : pH en fonction du temps (30/12/12)

Le pH et la conductivité électrique ont la même allure, ils diminuent en fonction du temps.


Ici Figure IV-7, le pH atteint une valeur minimale à 13 h 00 mn pour croître après.
 L’efficacité interne η i et globaleη g

Tableau IV-5 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps (30/12/10)

Temps (heure) η i (%) η g (%)


9 0,50 0,39
10 7,50 5,85
11 20 15,60
12 50 39
13 75 58,50
14 75 58,5
15 50 39
16 27,50 21,45
17 7 5,46
18 0,40 0,31

33
La variation temporelle de l’efficacité interne et globale (figure IV-8) est
similaire à celle de l’irradiation globale. Dans le premier temps une augmentation de
l’efficacité jusqu‘à une valeur maximale à 13 h puis une décroissance jusqu’à la fin de la
journée.

Figure IV-8 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps (30/12/10)

IV-4-2. Eau de mer


On a fait l’expérience pendant une période de deux mois (janvier, février 2011).
La caractéristique la plus importante de l’eau de mer est sa salinité (voir tableau V.4, annexe
B), c'est-à-dire sa teneur globale en sels (de chlorures de sodium et de magnésium, de sulfates,
de carbonates). La salinité moyenne de l’eau de mer est de l’ordre de 35 g/L, cependant cette
valeur varie fortement selon les régions et la saison : Mer Baltique : 7 g/L, Mer
méditerranéenne : 36 à 39 g/L, Golfe Persique : 40 à 70 g/L, Mer morte : 270 g/L.
Tableau IV-6 : Composition de l’eau de mer (35 g/L) [23] (voir annexe B)

Pendant la journée du 12/02/11 qui est caractérisée par un ciel clair avec une
température ambiante maximale de 32 °C, notons que l’apparition de la première goutte était
à 9 h et la quantité totale de distillat recueilli jusqu’à 16 h est égale à 3 305 mL.

34
Tableau IV-7 Différentes températures en fonction du temps (12/02/11)

Temps (heure) Ta Te Ti Tvi Tve Ta


9 35 34 33 31 27 27
10 47 46 41 39 37 28
11 60 59 53 50 43 30
12 67 66 62 59 47 32
13 70 69 68 65 51 32
14 70 68 67 64 50 30
15 65 64 61 58 47 28
16 56 55 54 50 42 27
Incertitude % 12,37 12,24 12,43 12,04 7,91 2,05
La quantité de distillat est de 3 305 mL avec un pH de 5,62 et de conductivité 5 µS / cm

70
Tb
65 Te
Ti
60 Tvi
Tve
55
temperature en °C

Ta
50

45

40

35

30

25
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV- 9 Différentes températures en fonction du temps (12/02/11)

La figure IV- 9 présente l’évolution des différentes températures en fonction du temps. On


remarque que les températures augmentent au fur et à mesure que la température ambiante
croît jusqu’à ce que la température maximale de l’absorbeur atteigne une valeur de 70 °C
(à 13 h et à 14 h) avant de décroître.

35
Tableau IV-8 : Quantité de distillat en fonction du temps (12/02/11)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 10
10 110
11 435
12 1 035
13 1 820
14 2 605
15 3 005
16 3 305

3500
production horaire
3000
production journalière(ml)

2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV-10 Quantité de distillat en fonction du temps (12/02/11).

La figure IV-10 illustre la quantité de distillat en fonction du temps. Pour cette journée, elle
est croissante jusqu’à l’arrivée à la valeur de 3 305 mL à 16 h.

36
 Variation du rayonnements solaire global
Tableau IV- 9 Données météorologiques typiques du 12/02 provenant du service
météorologique d’Ampandrianomby

Ray direct (I) Ray diffus(D) Hauteur (h) en


Temps (heure)
w/m2 w/m2 radian
6 37 67 0,19
7 235 132 0,43
8 235 270 0,68
9 216 378 0,92
10 476 349 1,16
11 484 395 1,41
12 413 431 1,44
13 366 422 1,20
14 404 316 0,95
15 372 211 0,71
16 113 202 0,47
17 10 81 0,22

Le choix du distillateur dépend principalement de ses caractéristiques de


fonctionnement. L’irradiation solaire, étant le paramètre le plus influant sur le fonctionnement
du système, Il serait intéressant d’étudier son effet sur ces caractéristiques. La figure IV-11
montre l'évolution temporelle du rayonnement solaire global (G) tombant sur une surface
plane horizontale.

Figure IV-11 Rayonnement solaire global en fonction du temps

37
 La conductivité électrique

Tableau IV-10 : Conductivité électrique et pH en fonction du temps du (12/02/11)

Temps (heure) C, E pH
10 13 6,02
11 12 5,80
12 8 5,50
13 8 5,60
14 9 5,65
15 10 5,77
16 12,50 6,01
Incertitude (%) 2,13 0,19

Figure IV-12 : Conductivité électrique en fonction du temps (12/02/11)

La figure IV-12 montre que la conductivité électrique diminue au fur et à mesure que l’on
s’approche de 13 h. Elle atteint des valeurs minimales entre 12 h et 13 h. On peut conclure
qu’elle évolue dans le sens inverse de la température du fond du bac.

38
 Le pH (potentiel hydrogène)

Figure IV-13 : pH en fonction du temps (12/02/11)

Le pH et la conductivité électrique ont la même allure, ils diminuent en fonction du temps.


Dans la figure IV-13, le pH atteint une valeur minimale à 12 h pour s’accroître après.
 L’efficacité interne η i et globaleη g

Tableau IV-11 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps


(12/02/11)

Temps (heure) η i (%) η g (%)


9 2 1,56
10 10 7,80
11 32,50 25,35
12 60 46,80
13 78,50 61,23
14 78,50 61,23
15 40 31,20
16 30 23,40
17 10 7,80
18 0,50 0,39

39
La variation temporelle de l’efficacité interne et globale (figure IV-14) est aussi similaire à
celle de l’irradiation globale.

Figure IV-14 : Variation de l’efficacité interne et globale en fonction du temps (12/02/11)

D’après la figure (Fig. IV-14), on remarque que les deux grandeurs à savoir l’efficacité
globale et l’efficacité interne croissent avec le temps donc elles augmentent avec
l’accroissement du flux solaire. Nous observons que les valeurs de l’efficacité interne sont
plus élevées. En effet, l’efficacité globale est le rapport entre la quantité de chaleur utilisée
pour l’évaporation et le rayonnement global incident sur le distillateur, alors que l’efficacité
interne représente le rapport de la quantité de chaleur utilisée pour l’évaporation et la quantité
de chaleur effectivement reçue par la masse d’eau ; et comme le rayonnement solaire global
incident sur le distillateur est plus élevé que le rayonnement absorbé par la saumure,
l’efficacité interne sera donc plus élevée que l’efficacité globale.
IV-4-3 Variation de la production d’eau distillée en fonction de l’épaisseur de la nappe
d’eau.
Les tests sont réalisés pendant des jours clairs avec les épaisseurs de la lame d’eau
variant de 17, 14, 11, 8 à 5 mm, (les masses d’eau respectives : 17, 14, 11, 8 et 5 kg). Avant le
début de chaque test, la vitre du distillateur est essuyée et on règle en même temps le niveau
d’eau désirée.

40
IV-4-3-1 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 17 mm.
Les figures IV-15 et IV-16 montrent un exemple des résultats obtenus sur
l’évolution horaire des différentes températures et de la production de l’eau distillée (date du
18 juin 2011).
Tableau IV-12- Différentes températures en fonction du temps (18/06/11)
Temps (heure) Tb Te Ti Tvi Tve Ta
9 33 32 30 29 27 24
10 38 37 34 32 29 25
11 46 45 40 38 35 26
12 54 53 47 44 40 27
13 57 56 54 48 44 28
14 56 55 53 47 43 27
15 53 52 47 44 40 25
16 45 44 40 37 33 22
Incertitude % 8,81 8,81 8,62 6,99 6,36 1,92

60
Tb
55 Te
Ti
50 Tvi
Tve
temperature en °C

45 Ta

40

35

30

25

20
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV- 15 Différentes températures en fonction du temps (18/06/11)

On remarque que les températures augmentent au fur et à mesure que la température ambiante
croît jusqu’à ce que la température maximale de l’absorbeur atteigne une valeur de 57 °C
(à 13 h) avant de décroître.

41
Tableau IV-13 : Quantité de distillat en fonction du temps (18/06/11)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 5
10 82
11 283
12 786
13 1 556
14 2 326
15 2 829
16 3 119

3500
production horaire
3000
production journalière(ml)

2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV-16 Quantité de distillat en fonction du temps (18/06/11).

Sur la figure IV-16 la productivité horaire en eau distillée est croissante jusqu’à la valeur de
3 119 mL (à 16 h).

42
IV-4-3-2 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 14 mm.
Les figures IV-17 et IV-18 montrent un exemple des résultats obtenus sur
l’évolution horaire des différentes températures et de la production de l’eau distillée (date du
20 juin 2011).

Tableau IV-14 Les différentes températures en fonction du temps (20/06/11)

Temps (heure) Tb Te Ti Tvi Tve Ta


9 33 32 31 30 29 25
10 39 38 35 33 31 26
11 48 47 42 40 38 27
12 55 54 49 46 43 29
13 59 58 55 50 46 30
14 58 57 54 49 45 30
15 54 53 48 45 42 27
16 47 46 41 38 35 24
Incertitude % 9,28 9,28 8,65 7,36 6,43 2,44

60
Tb
55 Te
Ti
50 Tvi
Tve
temperature en °C

45 Ta

40

35

30

25

20
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV- 17 Différentes températures en fonction du temps (20/06/11)

Pour l’épaisseur de la nappe d’eau de 14 mm la température maximale de l’absorbeur est de


59 °C

43
Tableau IV-15 : Quantité de distillat en fonction du temps (20/06/11)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 7
10 97
11 306
12 836
13 1 636
14 2 436
15 2 965
16 3 303

3500
production horaire
3000
production journalière(ml)

2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV-18 Quantité de distillat en fonction du temps (20/06/11).

Pour l’épaisseur de la nappe d’eau de 14 mm la quantité de distillat maximale obtenue est de


3 303 mL (à 16h).

44
IV-4-3-3 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 11 mm.
Les différentes températures et la variation de la production d’eau distillée
(date du 21 juin 2011) sont montrées dans les figures IV-19 et IV-20.

Tableau IV-16 Les différentes températures en fonction du temps (21/06/11)


Temps (heure) Tb Te Ti Tvi Tve Ta
9 34 33 32 31 30 25
10 39 38 36 35 32 27
11 49 48 44 41 38 29
12 56 55 52 48 45 30
13 60 59 56 52 48 31
14 59 58 55 51 47 31
15 55 54 50 47 43 28
16 47 46 43 40 36 25
Incertitude % 9,47 9,47 8,79 7,62 6,87 2,43

60
Tb

55 Te
Ti
Tvi
50
Tve
temperature en °C

Ta
45

40

35

30

25
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV- 19 Différentes températures en fonction du temps (21/06/11)

La température maximale de l’absorbeur est de 60 °C pour une épaisseur de la nappe d’eau de


11 mm.

45
Tableau IV-17 : Quantité de distillat en fonction du temps (21/06/11)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 8
10 108
11 327
12 895
13 1 798
14 2 701
15 3 253
16 3 607

4000
production horaire
3500

3000
production journalière(ml)

2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV-20 Quantité de distillat en fonction du temps (21/06/11).

Pour l’épaisseur de la nappe d’eau de 11 mm la quantité de distillat maximale obtenue est de


3 607 mL (à 16h).

46
IV-4-3-4 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 8mm.
Les figures IV-21 et IV-22 montrent un exemple des résultats obtenus sur
l’évolution horaire des différentes températures et de la production de l’eau distillée (date du
22 juin 2011).

Tableau IV-18 Différentes températures en fonction du temps (22/06/11)

Temps (heure) Tb Te Ti Tvi Tve Ta


9 34 33 31 30 28 26
10 39 38 36 34 31 27
11 47 46 42 40 36 28
12 56 55 49 46 43 30
13 63 62 57 51 46 32
14 62 61 56 50 45 32
15 57 56 49 46 42 28
16 47 46 42 39 35 25
Incertitude % 10,62 10,62 9,19 7,54 6,71 2,61

65
Tb
60
Te
Ti
55
Tvi
Tve
temperature en °C

50
Ta

45

40

35

30

25
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV- 21 Différentes températures en fonction du temps (22/06/11)

Pour l’épaisseur de la nappe d’eau de 8 mm la température maximale de l’absorbeur est de


63 °C.

47
Tableau IV-19 : Quantité de distillat en fonction du temps (22/06/11)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 8
10 132
11 367
12 945
13 1 863
14 2 781
15 3 364
16 3 749

4000
production horaire
3500

3000
production journalière(ml)

2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV-22 Quantité de distillat en fonction du temps (22/06/11).

Pour l’épaisseur de la nappe d’eau de 8 mm la quantité de distillat maximale obtenue est de


3 749 mL (à 16h).

48
IV-4-3-5 Cas où l’épaisseur de la nappe d’eau est 5mm.
Les différentes températures et la variation de la production de l’eau distillée
(date du 23 juin 2011) sont montrées dans les figures IV-23 et IV-24.

Tableau IV-20 : Différentes températures en fonction du temps (23/06/11)

Temps (heure) Tb Te Ti Tvi Tve Ta


9 35 34 33 32 31 27
10 41 40 37 35 33 28
11 50 49 47 44 40 29
12 60 59 54 50 46 31
13 64 63 58 54 49 33
14 63 62 57 53 48 33
15 57 56 51 48 44 29
16 49 48 43 39 37 26
Incertitude % 10,52 10,52 9,22 8,29 6,84 2,61

65
Tb
60 Te
Ti
55 Tvi
Tve
temperature en °C

50 Ta

45

40

35

30

25
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV- 23 Différentes températures en fonction du temps (23/06/11)

La température maximale de l’absorbeur est de 64 °C pour une épaisseur de la nappe d’eau


de 5 mm.

49
Tableau IV-21 : Quantité de distillat en fonction du temps (23/06/11)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 9
10 241
11 479
12 1 068
13 1 993
14 2 920
15 3 511
16 3 901

4000
production horaire
3500

3000
production journalière(ml)

2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV-24 Quantité de distillat en fonction du temps (23/06/11).

Pour l’épaisseur de la nappe d’eau de 5 mm la quantité de distillat maximale obtenue est de


3 901 mL (à 16h).

50
IV-4-3-6 Effet de l’épaisseur de la nappe d’eau sur la production journalière
L’effet de l’épaisseur de la nappe d’eau sur la production journalière est mis
en évidence sur la figure IV-25 qui montre sans ambiguïté que la diminution de l’épaisseur de
la nappe d’eau conduit à l’augmentation de la production de distillateur.

Figure IV-25 Production journalière en fonction de l’effet de l’épaisseur

En effet la diminution de l’épaisseur de l’eau conduit à l’accroissement de la


quantité de chaleur absorbée comme on a une diminution de son inertie thermique, ceci
entraîne à une augmentation rapide de la température par conséquent on a un accroissement
de l’écart de température entre l’eau du bac et la face intérieure de la vitre.
La présente étude nous a permis de mettre en évidence l’effet de l’épaisseur de la
nappe d’eau sur la production journalière : la diminution de l’épaisseur influe d’une façon
considérable sur la production (meilleur rendement).
Remarquons que pour le rayonnement global, le pH, la conductivité électrique et
l’épaisseur d’eau on a fait le lissage pour chaque courbe.

IV-4-4 Utilisation du jute pour le distillateur


Le jute (tissu poreux) placé au fond du bac absorbeur permet d’observer
l’amélioration du rendement. On a pris comme épaisseur de 5 mm pour la nappe d’eau en
utilisant le jute.
51
Un exemple des résultats obtenus sur l’évolution horaire des différentes températures
et de la production de l’eau distillée (date du 25 juin 2011) est montré sur les figures IV-26 et
IV-27.

Tableau IV-22 : Différentes températures en fonction du temps (25/06/11)

Temps (heure) Tb Te Ti Tvi Tve Ta


9 36 35 34 33 32 27
10 42 41 39 36 34 29
11 52 51 48 45 41 30
12 63 62 57 54 47 32
13 67 66 60 57 50 33
14 66 65 58 55 49 33
15 59 58 53 49 45 30
16 49 48 44 40 38 26
Incertitude % 11,43 11,43 9,50 9,10 6,84 2,61

70
Tb
65 Te
Ti
60
Tvi
55 Tve
temperature en °C

Ta
50

45

40

35

30

25
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV- 26 Différentes températures en fonction du temps (25/06/11)

Les températures augmentent au fur et à mesure que la température ambiante croît jusqu’à ce
que la température maximale de l’absorbeur atteigne une valeur de 67 °C (à13 h) avant de
décroître.

52
Tableau IV-23 : Quantité de distillat en fonction du temps (25/06/11)

Temps (heure) Quantité de distillat (mL)


9 11
10 254
11 504
12 1 209
13 2 196
14 3 185
15 3 883
16 4 385

4500
production horaire
4000

3500
production journalière(ml)

3000

2500

2000

1500

1000

500

0
9 10 11 12 13 14 15 16
temps en heure

Figure IV-27 Quantité de distillat en fonction du temps (25/06/11)

La figure IV-27 illustre la quantité de distillat en fonction du temps. La production maximale


obtenue est de 4 385 mL à 16 h.
Conclusion : Pour une même épaisseur de la nappe d’eau (5 mm) à la même heure
(16 h), la production de distillat sans le jute est de 3 901 mL alors qu’avec le jute on obtient
une valeur de 4 385 mL. Donc l’utilisation du jute permet d’avoir encore un rendement plus
meilleur.

53
IV-5 Discussions des résultats
IV-5-1 Variation de la température de chaque élément du distillateur
Nous avons constaté que le bac absorbant a une température plus élevée résultant du fait
que la puissance absorbée par l'absorbeur est plus importante et supérieure à celle absorbée
par l’eau à distiller et la vitre. L'élévation des températures des faces intérieure et extérieure
de la vitre est due à l'absorption par celle-ci du rayonnement solaire incident et de la chaleur
cédée par condensation ( l’eau à distiller) par rayonnement, condensation et convection
naturelle. La température de la face intérieure est légèrement supérieure à celle de la face
extérieure, ceci s'explique par la quantité importante du flux reçu par la face intérieure tandis
que la face extérieure est soumise à l'action du vent (convection). Par absorption du flux
solaire, l'eau s'échauffe. L’absorbeur est légèrement plus chaud que l’eau à distiller à cause
des ses caractéristiques (coefficient d'absorption élevé), et des pertes thermiques par la base
du distillateur qui sont négligeables.
IV-5-2 Phénomène de condensation superficielle sur le vitrage

IV-5-2-1 La face intérieure du vitrage


Le phénomène de condensation est essentiellement lié aux facteurs suivants :
- le climat;
- la température de l’air intérieur;
- la production d’humidité dans la serre ;
- la température de surface de l’eau (vapeur saturante) ;
La vapeur produite se condense sur la face intérieure de la vitre, et le condensât est récupéré
dans une rigole. Un appoint d’eau compense le distillat. Afin de réduire les pertes de chaleur
vers l’extérieur, les parois latérales et inférieures sont isolées. La mise en circulation interne
de la vapeur d’eau se fait par thermosiphon qui prend naissance du fait de la différence de la
température entre la masse d’eau à distiller et la vitre.

IV- 5 -3 Différentes mesures du pH et C.E de l’eau distillée


Le tableau ci-dessous montre les différentes valeurs de pH et du C.E de l’eau
distillée mesurée au laboratoire d’hydrologie à l’ INSTN.

54
Tableau IV-12 : Différents mesures du pH et C.E de l’eau distillée
Type d’eau utilisée Conductivité pH (potentiel
pour la distillation électrique d’hydrogène)
Eau de robinet du Eau distillée du laboratoire
12/02/11 d’hydrologie à l’INSTN 2 µS / cm 6,20
Eau de mer du
12/02/11 Eau distillée de notre 5 µS / cm 5,62

Eau de robinet du distillateur

30/12/10 10 µS / cm 6,16
Eau vendue dans les
----- stations d’essences 32 µS / cm 6,27

 La conductivité
Les sels minéraux en solution résultent d’un mélange de cations (+) et d’anions (-). Ils
conduisent un courant électrique quand une tension est appliquée entre deux électrodes
placées dans l’eau. Plus il y a d’ions présents, plus l’intensité du courant est grande et plus la
conductivité augmente (alors que la résistivité diminue). La conductivité est exprimée en
micro Siemens par centimètre (µS/cm)

 Le pH
Dans la pratique la plupart de l’eau épurée a un pH qui est inférieur à 7. La distillation enlève
temporairement la C02 dissoute dans l’eau. Pendant la condensation l’eau réabsorbe la C02 et
le résultat est un pH légèrement inférieur à 7.

IV-6 Interprétation générale


Il est évident que l’énergie solaire incidente est le paramètre le plus important pour le
fonctionnement du distillateur, par conséquent nous nous sommes alors particulièrement
intéressés à l’effet de ce paramètre sur le fonctionnement du distillateur.

55
IV- 6-1 Les paramètres influant sur le fonctionnement du distillateur

On peut classer les paramètres qui influent sur le fonctionnement du distillateur comme
suit [10, 11, et 12] :
Les paramètres rattachés au distillateur.
Les paramètres climatiques.
IV-6-1-1 Paramètres rattachés au distillateur
IV-6-1-1-1: Paramètres de construction
La couverture :
La couverture intervient essentiellement par sa nature qui peut être en verre ou en
plastique. Elle a deux rôles à jouer :
-- Premièrement une fenêtre pour la lumière visible (le rayonnement émis ou ré-émis par
l'intérieur du bassin à basse température ne la traverse pas).
-- Deuxièment, c'est une surface de condensation de la vapeur d'eau : une bonne
mouillabilité est nécessaire pour éviter la condensation en gouttelettes qui ont tendance à
retomber dans le bassin et qui réfléchissent une partie importante du rayonnement incident
et aussi pour assurer le ruissellement de l'eau condensée vers la gouttière (collecteur).

L'inclinaison : [12]
L’inclinaison du distillateur par rapport à l'horizontale doit être prise en
considération, pour optimiser la quantité d'énergie solaire introduite dans le distillateur et
pour réduire la distance entre l’eau à distiller et la vitre, l'angle d'inclinaison doit faire ainsi
l'objet d'un choix judicieux. L'inclinaison influe aussi sur les équations des bilans
énergétiques des différents constituants du distillateur. Elle dépend du fonctionnement du
distillateur durant l'année :
• Fonctionnement estival : β = φ − 10 0
• Fonctionnement hivernal : β = φ + 20 0
• Fonctionnement annuel : β = φ + 10 0
β : Angle que fait la vitre et l’horizontale
φ : Latitude
L’absorbeur :
Les études faites dans ce domaine montrent que la surface absorbante peut être
construite de plusieurs matériaux (bois, métal, béton, matière synthétique ou en verre

56
ordinaire). Le choix de la matière de la surface absorbante ou du bac noir dépend de sa
capacité thermique, de la résistance à l'oxydation par l'eau et des dépôts minéraux.

La distance entre la surface d'évaporation et la surface de condensation :


STCUNANTHAN et HANSEN [14] ont montré que la performance du
distillateur augmente quand la distance entre la saumure et la vitre diminue.
La hauteur du niveau de la masse d'eau à distiller :

L'épaisseur de l'eau à distiller joue un rôle très important. La production est


d’autant plus importante pour un distillateur à faible épaisseur d’eau que pour un distillateur
de grande épaisseur d’eau.
L'isolation des faces latérales du distillateur :
L'isolation des faces latérales élimine les pertes de chaleur vers l’extérieur.

IV-6-1-1-2 Paramètres thermophysiques :


Les paramètres thermophysiques sont représentés par :
♦ La couverture et la surface absorbante : la conductivité thermique, la
chaleur spécifique et la diffusivité thermique.
♦ L’eau distillée : la conductivité thermique, la chaleur spécifique, la
viscosité dynamique, la viscosité cinématique, la chaleur latente de
vaporisation, le coefficient de dilatation thermique et la diffusivité
thermique.
♦ Le mélange air-vapeur : la conductivité thermique, la chaleur
spécifique, la viscosité dynamique, la viscosité cinématique, le
coefficient de dilatation thermique.
IV-6-1-1-3 Paramètres optiques
Ce sont les paramètres optiques de la surface de la couverture et de la surface
absorbante. (L’émissivité, l'absorptivité, la réflectivité et la transmitivité)
IV-6-1-1-4 Paramètres de fonctionnement
Ces paramètres sont les différentes températures du système et du fluide
en particulier la température de l'eau à distiller.

57
IV-6-1-2 Paramètres climatiques
Les études faites par plusieurs chercheurs ont montré que les
paramètres les plus fréquemment considérés sont :
IV-6-1-2-1 Paramètres météorologiques
a) Intensité du rayonnement solaire :
b) La température ambiante de l'air et la vitesse du vent :
Aux températures élevées, l’augmentation de la vitesse du vent fait naître une bonne
mouillabilité.
Par contre, aux températures basses de l’eau, l’augmentation de la vitesse du vent
fait chuter le taux d'évaporation.
c) L'intermittence des nuages :
La quantité d'énergie solaire reçue par une surface dépend des paramètres a , et b qui
dépendent de la nature de ciel.
Ainsi le passage des nuages diminue l'absorption effective moyenne.
a et b étant les coefficients de trouble atmosphérique du ciel dont les valeurs sont
données dans le tableau 3-4-2 (voir annexe B).

IV-6-1-2-2 Paramètres Géographiques


Les paramètres géographiques tels que la longitude, la latitude et la
hauteur de soleil, sont pris en considération dans cette étude.
IV-6-2 Conception objective pour un distillateur solaire efficace
Pour avoir un rendement élevé, le distillateur solaire doit maintenir :
• Une température d'eau du bac élevée.
• Une grande différence de température entre l'eau du bac et la surface de
condensation.
• Une faible fuite de la vapeur.
Une grande différence de température peut être obtenue si :
La surface de condensation absorbe peu ou pas le rayonnement entrant. L'eau de
condensation absorbe la chaleur qui va s’évaporer à la surface de condensation. En plus on
doit surveiller les éléments suivants :
■ L’emplacement
Les distillateurs solaires doivent être placés dans un endroit bien ensoleillé.

58
■ La consommation
L'eau distillée provenant du distillateur peut être chaude ou tiède. Il est recommandé
de réfrigérer l'eau distillée dans un pichet en verre.
■ La facilité de nettoyage
On choisit un modèle doté d'un absorbeur facile à nettoyer.
■ La composition des distillateurs
On recommande que les distillateurs soient en fer galvanisé, en aluminium ou en
plastique.

REMARQUE : (La nature de l’eau distillée)


L'eau distillée est insipide à cause de l'absence de minéraux, cependant le
refroidissement de l'eau pourrait en améliorer le goût.

59
CONCLUSION

60
CONCLUSION

La distillation solaire est un phénomène physico-chimique qui dépend de plusieurs


paramètres particulièrement la température de l’eau du bac qui fait l’objet de ce mémoire.
La production d’eau douce par voie solaire est importante à deux points de vue : la
nécessité d’économiser de l’énergie et le souci de procurer de nouvelles ressources en eau.
Ce travail présente l’étude expérimentale des principaux paramètres influençant sur les
caractéristiques de fonctionnement d’un distillateur solaire.
Les résultas obtenus ont montré que :
-- La production du distillateur solaire s’accroît avec l’irradiation solaire et
l’augmentation de l’écart de températures entre le milieu ambiant et l’eau au fond du bac.
-- L’eau de mer donne un meilleur rendement que l’eau de robinet.
Notons que la différence de température entre l’eau de robinet et l’eau de mer est due
au fait que la capacité calorifique de l’eau salée est inférieure à celle de l’eau de robinet ainsi
l’eau salée se chauffe et se refroidit plus rapidement.
De plus la quantité d’eau distillée a une conductivité électrique variant de 4 µS / cm à
10 µS / cm et un pH de 5 à 6,28.
Suite aux différentes expériences menées sur notre distillateur solaire à effet de serre,
nous avons constaté que pour améliorer le rendement, nous avons examiné l’effet de
l’épaisseur de la nappe d’eau sur la production journalière. Les résultats obtenus mettent en
évidence l’influence du rayonnement solaire incident et de l’épaisseur de la nappe d’eau sur
les productions horaires et journalières. En effet la diminution de l’épaisseur de la couche
d’eau conduit à l’accroissement de la quantité de chaleur absorbée par cette dernière car on
assiste à une baisse de son inertie thermique, par conséquent on a une augmentation rapide de
la température de l’eau engendrant un accroissement de l’écart de température entre l’eau du
bac et la face intérieure de la vitre.
Pour obtenir un meilleur rendement du distillateur solaire, nous avons encore utilisé la
structure poreuse du jute facilitant l’évaporation de l’eau à distiller et qui permet d’augmenter
davantage la quantité de distillat reçu.

60
Bibliographie

[1] BERNARD R., MENGUY G., et SCHWARTZ M., «Le rayonnement solaire, Conversion
thermique et applications ». Technique et documentation; 2 i è me Edition (1980).

[2] SFEIR A.A., GUARRACINO G. «Ingénierie des systèmes solaires. Application à


l'habitat ». Technique et documentation. Paris-(1981).

[3] KHEDIM A., «Mesure et Caractérisation Thermodynamique d’un Nouveau Système


Solaire de Dessalement de l’Eau de Mer avec Récupération de Chaleur » Rev. Energ.
Ren.: 11 è m e s journées Internationales de Thermique, (2003)

[4] CHAKER A., BELLEL N., et MENGUY G., « Pertes thermiques dans un distillateur
solaire plan ». Revue Internationale D’Héliothermie, N°28, 46-49 (2003).

[5] GOURDIN A., BOUMAHRAT M., « Méthodes numériques appliquées, avec de


nombreux problèmes résolus en Fortran 77 ». Office de publication universitaire, Alger
(1993).

[6] CHAKER A., MENGUY G., «Efficacité interne d'un distillateur solaire plan». Rev. Energ.
Ren.: numéro spécial 10 ème Journées Internationales de Thermique, 53-28(2001).

[7] Bulletin International de l’Eau et de l’Environnement N°21, 1999

[8] RAMANANA Jean Bienvenu, cours d’énergie solaire (A.E.A de Physique Nucléaire),
2009

[9] CHRISTIAN BELALAHY, Conception et réalisation d’un séchoir solaire évolutif,


janvier 2001.Mémoire pour l’obtention du diplôme de D.E.A de Physique Nucléaire,
Physique Théorique et Physique Appliquée à la Faculté de Sciences de l’Université
d’Antananarivo.

[10] BERNARD R., MERGY G., SCHWARTZ M. « Le rayonnement solaire:convection


théorique et application »Technique et documentation, deuxième édition 1980.

[11] KAABI A., et ZAIDI.,H « Study and optimisation of thermo-physical parameters for a
solar still performance», Proceeding of the 2 nd international conference on thermal
engineering theory and applications, unite Arab emirate 2006.

[12] KAABI A., et SMAKDJI., N., «Impact of temperature difference (water solar
collection) on solar still global efficiency » desalination, 2007.

[13] ZAYOUTI F., BOUTRDEN.L, AHAROUNE A., BANOUNI.M: «distillation


solaire:Amélioration de la condensation de la vapeur d’eau dans les distillateurs
solaires»Téouan-Maroc, Fier’2002.

[14] STCUNANATHAN AND HANSEN: « Au investigation of some parameters involved


in solar distillation, Solar Energy », Vol.14, pp 353-363, 1973.

61
[15] KHEDIM., A., « Mesure et caractéristique Thermodynamique d’une nouveau Système
solaire de Dessalement de l’eau de mer avec récupérateur de chaleur »
Rev.Energ.Ren :11èmes journées Internationales de thermique2003

[16] MOUSSA ABU- ARABIE, YOUSEF ZURUGAT, HILAL AL –HINAL, SAIF AL-
HIDDABI : «Modelling and Performance Analysis of a solar Unit With Double-Glass
Cover Cooling »,Desalination ,143,173-182,2002.

[17] DUNKLF., R., F., Solar water distillation: «The Roof Type Still and a multiple diffusion
Still », Commonwealth Scientific and industrial research organization, Victoria,
Australia, p895-902 edition1961

[18] BENHAMMOUN, M., OMARI, B., GAHGAH, M., AMER. L., BOUBGHAL A.: «
Réalisation et expérimentation d’un distillateur solaire Couplé à un Condensateur »,
Station d’Expérimentation des Equipements Solaires en Milieu Saharien, B.P 478, Route
de reggane-Adrar, 2003.

[19] KAMAL., W., A.,: «A Theatrical and Experimental Study of the basin-type solar still
under the Arabian Golf Climatic Condition » Solar & wind technology, Vol. 5 N°2.pp
147, Edition 1988.

[20] MAALEM., M., M., « Modélisation Mathématique d’un distillateur solaire statique, à
effet de serre et de géométrie régulière »

[21] KRETTF f : « Transmission de la chaleur et thermodynamique » p 484-488, édition


1967

[22] Contenu scientifique :J.L.Dufresne ;Réalisation :S.Jamili Laboratoire de


Météorologie Dynamique, Institut Pierre Simon Laplace (CNRS – Université Paris 6)

[23] Danis P., juin 2003. Dessalement de l'eau de mer. Techniques de l'Ingénieur, J 2700

[24] http://www.outils solaires.com

[25] Thekaekara,M.P.,Solar Energy,9,7(1965).”The Solar constant and Spectral Distribution


of Solar Radiant Flux.”

62
ANNEXES
Annexe A : COUT DE CONSTRUCTION DU DISTILLATEUR

Annexe B : TABLEAUX ET FIGURES DE REFERENCE

Annexe C : LES NOMBRES ADIMENSIONNELS


Annexe D : LISTING DU PROGRAMME INFORMATIQUE

63
ANNEXE A : COUT DE CONSTRUCTION DU DISTILLATEUR

Désignation Prix unitaire (Fmg) Nombre Montant (Fmg)

Tôle TPG (2 m2) 175 000 2 350 000

Vitre (1,16 m2) 170 000 1 170 000

Planche (4 m) 12 500 5 62 500

Planche (2 m) 10 000 1 10 000

Peinture noire mate 35 000 1 35 000


1kg

White spirit 6 000 1 6 000

Tuyaux PVC 10 000 1 10 000

Isolant (sciure de bois) 1 000 2 2 000

Colle 10 000 2 20 000

Caoutchouc 50 000 2 100 000

Main d’oeuvre 225 000

TOTAL 990 000

64
ANNEXE B : TABLEAUX ET FIGURES DE REFERENCE

65
66
67
68
Tableau IV-6: Composition de l’eau de mer (35 g/L) [23]

Sel Concentration

Na Cl 27,2 g/L 78 %

MgCl2 3,8 g/L 11 %

MgSO4 1 ,7 g/L 5%

CaSO4 1,26 g/L 3,5 %

K2SO4 0,86 g/L 2,4 %

69
ANNEXE C : LES NOMBRES ADIMENSIONNELS

C.1: Nombre de NUSSELT:


La combinaison du coefficient d’échange de chaleur par convection, de la longueur
caractéristique et de la conductivité thermique du fluide est appelée module ou nombre de
NUSSELT. C’est le rapport du gradient de température dans le fluide en contact immédiat
avec la surface au gradient de température de référence. Il caractérise l’intensité de l’échange
de chaleur sur la limite fluide - surface.
hc × L
Nu = (C.1)
λf

hc : Coefficient de convection thermique [W.m-². K-1].


L : Longueur caractéristique [m].
λ f : Coefficient de conductivité thermique du fluide [W.m-². K-1].
C.2: Nombre de GRASHOFF :
Ce nombre caractérise la transmission de chaleur en convection naturelle, il exprime le
rapport entre les forces de viscosité et les forces ascensionnelles créées dans le fluide par les
différences de température qui y règnent.
β × ρ 2 × g × L3 × ∆T β × g × L3 × ∆T
Gr = = (C.2)
µ2 v2
β : est le coefficient de dilatation thermique rapporté à la température moyenne du fluide (

β = 1T pour un fluide parfait) [1.K-1].

g : L’accélération de la chute libre [m.s-2].


L : Une dimension caractéristique (par exemple: la hauteur d’une plaque plane verticale) [m].
C.3: Nombre de Prandtl :
Ce nombre représente le rapport de la viscosité cinématique à la diffusivité thermique ; il
caractérise les propriétés physiques du fluide
µ × Cp v
Pr = = (C.3)
λf a

Cp : La chaleur spécifique à pression constante [J.kg-1. K-1].

λ f : La conductivité thermique du fluide [W.m-². K-1].

70
a : La diffusivité thermique [m².s-1].
Plus la viscosité est grande plus l’énergie dépensée nécessaire pour véhiculer le fluide
est élevée et plus la diffusivité est grande plus le fluide extrait facilement la chaleur de la
paroi.
C.4: Nombre de Reynolds :
Ce nombre est une mesure de la grandeur relative des forces d’inertie par rapport aux
forces de viscosité dans l’écoulement
ρ ×V × L V × L
Re = = (C.4)
µ v
ρ : La densité du fluide [kg.m-3].
V : est la vitesse caractéristique du fluide [m.s-1].
L : La dimension linéaire caractéristique du corps [m].
µ : La viscosité dynamique [kg.m-1.s-1].
v : La viscosité cinématique [m².s-1].
C.5: Nombre de PECLET :
Il exprime le rapport des flux thermiques par convection et par conduction dans un
échange de chaleur convectif. Ce nombre intervient surtout dans les problèmes d’écoulement
à faible nombre de Prandtl : c’est à dire pour les métaux liquides.
ρ ×v× L v× L
Pe = = (C.5)
µ a
C.6: Nombre de Stanton ou de MARGOULIS :
Ce nombre est aussi un coefficient de transfert de chaleur sans dimension : il exprime le
rapport entre le flux thermique total et le flux par convection dans un échange de chaleur
convectif.
Nu q
St = = (C.6)
Re× Pr ρ × Cp × v × L2 × ∆T

C.7: Nombre de Rayleigh :


Il exprime la relation entre les nombres de GRASHOFF et de PRANDLT. Ce nombre
peut fournir un critère de passage de la convection naturelle laminaire à la convection
naturelle turbulente.
Ra = Gr × Pr (C.7)

71
ANNEXE D : LISTING DU PROGRAMME INFORMATIQUE
Le programme informatique élaboré est écrit en MATLAB (version 7.1).
Dans le domaine de l’analyse numérique des données, on a souvent besoin d’établir un
modèle mathématique liant plusieurs séries de données expérimentales. L’interpolation
polynomiale consiste à approcher la courbe liant les deux séries de mesures par un polynôme.
Les coefficients optimaux de ce polynôme sont ceux qui minimisent la variance de l’erreur
d’interpolation. Ce principe est connu sous le nom de la méthode des moindres carrés.

Une interpolation consiste à relier les points expérimentaux par une courbe sous forme de
segments de droites ou de courbes polynomiales. Ceci peut être réalisé par la fonction
‘interp1’. La commande ‘interp1(x, y, xi,’type’)’ retourne un vecteur de mêmes dimensions
que xi et dont les valeurs correspondent aux images des éléments de xi déterminées par
interpolation sur x et y. Si f est l’interpolation de y, la chaîne ‘type’ spécifie alors le type
d’interpolation qui doit être parmi les suivants :
• ‘linear’  interpolation linéaire
• ‘spline’  interpolation par splines cubiques,
• ‘cubic’  interpolation cubique.
Si on ne spécifie pas le type, l’interpolation linéaire est choisie par défaut.
function distillateur
%entrées des données du rayonnement direct
for i=1:6
dir(i)=input('saisir rayt direct:');
end
%entrées des données de la hauteur du soleil
for i=1:6
h(i)=input('saisir hauteur:');
end
%entrées des données du rayonnement diffus
for i=1:6
diff(i)=input('saisir rayt diffus:');
end
%entrées des données de la température de l'eau
for i=1:6
Te(i)=input('saisir température de l''eau:');
end
%entrées des données de la température de la vitre face intérieure
for i=1:6
Tv(i)=input('saisir température de la vitre intérieure:');
end
%Calcul
for i=1:6
%Pression de la vapeur d'eau de l'eau à distiller
Pe(i)=((0.148)*(Te(i)))-(0.3652*10^-2*(Te(i))^2)+(0.11242*10^-3*(Te(i))^3);
%Pression de la vapeur d'eau de la vitre face intérieure

72
Pv(i)=((0.148)*(Tv(i)))-(0.3652*10^-2*(Tv(i))^2)+(0.11242*10^-3*(Tv(i))^3);
%Coefficient de transfert de chaleur par convection entre le film d'eau
%et la vitre
hc.e_v(i)=(0.884)*((Te(i)-Tv(i))+((((Pe(i)-
Pv(i)))*(Tv(i)+273.15))/(268.9*10^3-(Pe(i))))).^(1/3);
%Coefficient de transfert de chaleur par évaporation -condensation
entre
%le film d'eau et la vitre
hevap(i)=((16.273)*10^3)*hc.e_v(i)*((Pe(i)-Pv(i))/(Te(i)-Tv(i)));
%Flux thermique par évaporation-condensation entre le film d'eau et le
%vitrage
Qevap(i)=(hevap(i))*((Te(i)-Tv(i)));
end
alphaT=0.85;
%Calcul
for i=1:6
%Rayonnement global
g(i)=(dir(i)*sin(h(i)))+diff(i);
%efficacité interne
Ni(i)=(Qevap(i))/(g(i));
%efficacité globale
Ng(i)=alphaT*Ni(i);
end
%Affichage du Rayonnement global
disp(['le''rayonnement''global''est'])
for i=1:6
disp(g(i))
end
%Affichage de l'efficacité interne
disp(['l''efficacité''interne''est'])
for i=1:6
disp (Ni(i))
end
%Affichage de l'efficacité globale
disp(['l''efficacité''global''est'])
for i=1:6
disp (Ng(i))
end

function températures
%entrées l'heure
%for i=1:7
% h (i)=input ('saisir l''heure:');
%end
%entrées de la température t1
%for i=1:7
% t1 (i)=input ('saisir la température t1:');
%end
%entrées de la température t2
%for i=1:7
% t2 (i)=input ('saisir la température t2 :');
%end
%entrées de la température t3
%for i=1:7
% t3 (i)=input ('saisir la température t3 :');
%end
%entrées de la température t4
%for i=1:7
% t4 (i)=input ('saisir la température t4 :');
73
%end
%entrées de la température t5
%for i=1:7
% t5 (i)=input ('saisir la température t5 :');
%end
%entrées de la température t6
%for i=1:7
% t6 (i)=input ('saisir la température t6 :');
%end

h= [9 10 11 12 13 14 15 16];
%%%%%%avec l'eau de robinet
%Tb= [35 39 45 50 56 55 51 44];
%Te= [34 38 44 49 55 54 50 43];
%Ti= [33 36 41 46 50 49 47 40];
%Tvi= [31 34 40 45 48 47 43 37];
%Tve= [28 33 38 43 45 44 40 33];
%Ta= [27 28 29 30 30 29 28 26];

%%%%%%avec l'eau salée


%Tb= [35 47 60 67 70 70 65 56];
%Te= [34 46 59 66 69 68 64 55];
%Ti=[33 41 53 62 68 67 61 54];
%Tvi= [31 39 50 59 65 64 58 50];
%Tve= [27 37 43 47 51 50 47 42];
%Ta= [27 28 30 32 32 30 28 27];

%%%%%%%le 18/06/11
%Tb= [33 38 46 54 57 56 53 45];
%Te= [32 37 45 53 56 55 52 44];
%Ti= [30 34 40 47 54 53 47 40];
%Tvi= [29 32 38 44 48 47 44 37];
%Tve= [27 29 35 40 44 43 40 33];
%Ta= [24 25 26 27 28 27 25 22];

%%%%%le 20/06/11
%Tb= [33 39 48 55 59 58 54 47];
%Te= [32 38 47 54 58 57 53 46];
%Ti= [31 35 42 49 55 54 48 41];
%Tvi= [30 33 40 46 50 49 45 38];
%Tve= [29 31 38 43 46 45 42 35];
%Ta= [25 26 27 29 30 30 27 24];

%%%%%%le 21/06/11
%Tb= [34 39 49 56 60 59 55 47];
%Te= [33 38 48 55 59 58 54 46];
%Ti= [32 36 44 52 56 55 50 43];
%Tvi= [31 35 41 48 52 51 47 40];
%Tve= [30 32 38 45 48 47 43 36];
%Ta= [25 27 29 30 31 31 28 25];

%%%%%%%Le 22/06/11
%Tb= [34 39 47 56 63 62 57 47];
%Te= [33 38 46 55 62 61 56 46];
%Ti= [31 36 42 49 57 56 49 42];
%Tvi= [30 34 40 46 51 50 46 39];
%Tve= [28 31 36 43 46 45 42 35];
%Ta= [26 27 28 30 32 32 28 25];

74
%%%%%%Le 23/06/11
%Tb= [35 41 50 60 64 63 57 49];
%Te= [34 40 49 59 63 62 56 48];
%Ti= [33 37 47 54 58 57 51 43];
%Tvi= [32 35 44 50 54 53 48 39];
%Tve= [31 33 40 46 49 48 44 37];
%Ta= [27 28 29 31 33 33 29 26];

%%%%%%%%Le 25/06/11 avec le jute


Tb= [36 42 52 63 67 66 59 49];
Te= [35 41 51 62 66 65 58 48];
Ti= [34 39 48 57 60 58 53 44];
Tvi= [33 36 45 54 57 55 49 40];
Tve= [32 34 41 47 50 49 45 38];
Ta= [27 29 30 32 33 33 30 26];

plot(h,Tb,'-*',h,Te,'--k',h,Ti,':sb',h,Tvi,':m',h,Tve,'-d',h,Ta,'-r')
grid
legend('Tb','Te','Ti','Tvi','Tve','Ta',6)
xlabel('temps en heure')
ylabel('température en °C')

function global
%entrées l'heure
%for i=1:12
% t(i)=input('saisir l''heure:');
%end
%entrées des données du rayonnement direct
%for i=1:12
%dir (i) =input ('saisir rayt direct :');
%end
%entrées des données de la hauteur du soleil
%for i=1:12
%h (i) =input ('saisir hauteur :');
%end
%entrées des données du rayonnement diffus
%for i=1:12
% diff (i) =input ('saisir rayt diffus :');
%end

% Où par matrice, on a:

t= [6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17];
dir=[88 281 506 636 714 721 773 787 545 519 329 67];
h= [0.27 0.50 0.75 0.99 1.22 1.44 1.39 1.16 0.92 0.68 0.45 0.20];
diff=[96 141 162 212 261 310 266 198 253 132 115 81];

%dir= [37 235 235 216 476 484 413 366 404 372 113 10];
%h= [0.19 0.43 0.68 0.92 1.16 1.41 1.44 1.20 0.95 0.71 0.471 0.22];
%diff= [67 132 270 378 349 395 431 422 316 211 202 81];

%Calcul
for i=1:12
%Rayonnement global
g(i)=(dir(i)*sin(h(i)))+diff(i);
end
%Affichage du Rayonnement global
75
disp(['le''rayonnement''global''est'])
for i=1:12
disp (g(i));
end
z=6:0.1:17;
f=interp1 (t,g,z,'spline');
%courbe du rayonnement global
plot (t,g,'*r',z,f);
%plot (t,g)
grid
legend ('global')
xlabel('temps en heure')
ylabel('rayonnement global solaire (W/m2)')

function production
%entrées de l'heure
%for i=1:7
%t (i)=input ('saisir l''heure:');
%end
%entrées de la quantité du distillat
%for i=1:7
% p(i)=input('saisir la quantité du distillat:');
%end

t= [9 10 11 12 13 14 15 16];

%p= [5 80 280 780 1530 2280 2780 3055];


%p= [10 110 435 1035 1820 2605 3005 3305];

%%%%% Le 18/06/11
%p= [5 82 283 786 1556 2326 2829 3119];

%%%%% Le 20/06/11
%p= [7 97 306 836 1636 2436 2965 3303];

%%%%%Le 21/06/11
%p= [8 108 327 895 1798 2701 3253 3607];

%%%%%Le 22/06/11
%p= [8 132 367 945 1863 2781 3364 3749];

%%%%% Le 23/06/11
%p= [9 241 479 1068 1993 2920 3511 3901];

%%%%% Le 25/06/11 avec le jute


p= [11 254 504 1209 2196 3185 3883 4385];

%courbe de la quantité du distillat en fonction du temps


bar(t,p)
grid
legend('production horaire')
xlabel('temps en heure')
ylabel('production journalière(mL)')

76
function conductivité
%entrées de l'heure
%for i=1:7
%t (i)=input ('saisir l''heure:');
%end
%entrées la conductivité électrique
%for i=1:7
% C.E (i)=input ('saisir la conductivité électrique:');
%end

t= [10 11 12 13 14 15 16];

%C.E= [16 13 10 9 9 10 13];

C.E= [13 12 8 8 9 10 12.5];

z=10:0.1:16;
f=interp1 (t, C.E, z,'spline');

%courbe de la conductivité électrique en fonction du temps


plot (t,C.E,'*r',z,f);
grid
legend('C.E')
xlabel('Temps en heure')
ylabel('Conductivité électrique en (micro Siemens /cm)')

function potentiel
%entrées de l'heure
%for i=1:7
% t (i)=input ('saisir l''heure:');
%end
%entrées le potentiel hydrogène
%for i=1:7
% pH (i)=input ('saisir le potentiel hydrogène:');
%end

t= [10 11 12 13 14 15 16];
%pH= [6.4 6.2 6.12 5.9 5.93 6.02 6.09];

pH=[6.02 5.8 5.5 5.6 5.65 5.77 6.01];

z=10:0.1:16;
f=interp1 (t, pH, z,'spline');

%courbe du potentiel hydrogène en fonction du temps


plot (t,pH,'*r',z,f);
grid
%plot (t,pH)
legend ('pH')
xlabel('temps en heure')
ylabel('pH')

77
ETUDE ET CONCEPTION D’UN DISTILLATEUR SOLAIRE A EFFET DE
SERRE
Résumé
L’objectif essentiel de ce présent travail est l’étude d’un distillateur plan à effet de serre. Nous
avons particulièrement travaillé à la détermination des caractéristiques de fonctionnement, de
production, des efficacités globale et interne. Le travail effectué est purement expérimental et
entre dans le cadre de l’amélioration de la rentabilité d’un distillateur solaire à effet de serre.
Au cours de cette période d’expérimentation, différents paramètres ont fait l’objet d’une
campagne de mesures, principalement: flux solaire, températures des différentes parties de
l’installation (face interne de la vitre, l’air interne, eau du bac, ...) et la production journalière.
Les résultats obtenus nous ont permis de voir l’influence de la température de l’eau du bac sur
la production journalière ainsi que l’utilisation du jute (matériau poreux) facilitant
l’évaporation et augmentant la quantité de distillat et de conclure sur l’efficacité de l’initiative
entreprise.
Mots clés : Distillateur solaire - effet de serre - jute - Efficacité - Conductivité électrique - pH

Abstract
The main objective of the present work is the study of a plan solar still with greenhouse
effect. We have especially worked on the determination of operating characteristics,
production, internal and global efficiencies. The performed work is purely experimental and is
part within the framework of improving the profitability of a solar still with greenhouse
effect. During this period of experimentation, different parameters have been mainly a series
of measurements: solar flux, the temperatures of different parts of the plant (internal pane of
glass, internal air, water in the tank, ...) and the daily production. The obtained results have
allowed us to see the temperature influence of the water in the tank on the daily production
and the use of jute (porous material) to facilitate the evaporation and increasing the amount of
distillated water and to conclude on the effectiveness of the undertaken initiative.
Keywords: Solar still - Greenhouse - jute- Efficiency - Electrical conductivity - pH

ENCADREURS: AUTEUR: ZIYADOU AHMED


- Maître de conférences, RAMANANA Jean Bienvenu Email : ziyadouamed@yayoo.fr
- Maître de conférences, RAZANABOLONA Voahangy Hari-Lala Tel : 034 01 041 05

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