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Etude d’un distillateur solaire à effet de serre Zarrit Rida

Conference Paper · October 2012

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Zarrit Rida
Unité de Recherche Appliquée en Energies Renouvelables, Ghardaïa, Algeria
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Le 2ème Séminaire International sur les Energies Nouvelles et
Renouvelables
The 2 International Seminar on New and Renewable
nd

Energies
Unité de Recherche Appliquée en Energies Renouvelables,
Ghardaïa – Algérie 15, 16 et 17 Octobre 2012

Etude d’un distillateur solaire à effet de serre


Zarrit Rida
Unité de Recherche Appliquée en Energies Renouvelables Ghardaïa

BP: 88 Gart Taam Z.I Bounoura Ghardaïa, Algeria


r.zarrit@uraer.dz

Résumé— Le travail présenté dans cet article concerne l'étude thermique solaire à basse température pour le dessalement des
théorique et numérique en régime transitoire d'un distillateur eaux saumâtres qui peut répondre à l'approvisionnement en
solaire plan à effet de serre. On utilisant comme modèle pour le eau potable, à l’échelle d’une famille ou même d’un petit
rayonnement solaire global reçu sur une surface inclinée le village. Cette application nécessite :
modèle de PERRIN BRICHAMBEUT donnée par [3]. Les
 L’effet de serre lié essentiellement aux propriétés
équations régissant le fonctionnement d’un distillateur solaire
sont résolues par une approche numérique basée sur la méthode optiques des vitres et des matières plastiques qui sont
de Gauss –Seidel d’itération. Les résultats obtenus ont permis de parfaitement transparentes au rayonnement solaire
mettre en évidence l’effet de l’irradiation globale sur la visible, et opaques au rayonnement infrarouge.
production journalière et le débit du condensât. Les résultats ont Source d’énergie (le soleil), on transformant l'énergie
montré l’intérêt de ce paramètre sur le débit du condensât. On solaire reçue sous forme de rayonnements en une énergie
note que le débit du condensât croît avec l’intensité du thermique par l'intermédiaire des installations solaires. En
rayonnement solaire. effet, les projets de distillation solaire ont fait leur preuve dans
Mots clé— distillation solaire, effet de serre, distillateur solaire plusieurs endroits du monde.
plan, rayonnement solaire La distillation solaire est une technologie d’une très grande
histoire. L’utilisation moderne de l’énergie solaire pour la
I. INTRODUCTION distillation de l’eau salée ou saumâtre a commencé en 1872,
L’eau douce ne représente que 2,5 % du volume totale dans le nord de chili par l’installation d’un distillateur solaire
d’eau sur la planète. L'eau douce est très inégalement de types bassin, qui a permis de satisfaire les besoins de la
distribuée. Les précipitations sont très variables. La sécheresse communauté, pendant plusieurs années. Depuis 1954, les
peut durer des mois. expériences se sont multipliées, les procédés thermiques sont
C'est le cas des pays du Maghreb, du Golf ou de l'Asie mis au point et utilisés pour dessaler l’eau de mer et ou
Centrale. Les besoins en eau potable dans ces pays augmentent saumâtre. Par ailleurs, des recherches sont développées sur les
d'une manière continue, alors que les réserves souterraines se procédés de dessalement.
trouvent constamment diminuées. Une grande partie des Dans ce contexte, vient de s'inscrire ce projet qui consiste dans
réserves d’eau est constituée d’eau saumâtre. Le dessalement la réalisation d'un distillateur solaire à effet de serre en double
de ces eaux par des unités classiques de traitement nécessite effet qui puisse être rentable et économique en matière de
beaucoup d'énergie électrique et/ou calorifique. réalisation. L’objectif de notre travail consiste à réalisé une
Les pays arides bénéficient généralement d’un grand potentiel étude numérique sur un distillateur plan simple (à effet de
d'énergie solaire (gratuit, propre et disponible en permanence) serre).
dont l’exploitation peut fournir une solution durable à
l'approvisionnement en eau douce. La distillation solaire à
effet de serre est l’une des applications de la conversion II. DISTILLATION SOLAIRE À EFFET DE SERRE
Un distillateur solaire plan (figure 1) est constitué distillateur a fait l'objet de nombreuses études en vue
d'une capacité étanche surmontée d'une vitre. La d'optimiser son rendement et de baisser le coût du
partie inférieure est recouverte d'un plan d'eau (eau mètre cube d'eau distillée. La production journalière
saumâtre ou eau de mer à distiller), généralement de ces distillateurs peut varie entre 1 et 8 litres par
peint en noir pour une meilleure absorptivité. Ce jour et par mètre carré de capteur (l/m2/j) dépendant
dernier est couvert d'un matériau transparent, de la saison, de la latitude et du degré d'optimisation
Plexiglas ou vitre. Le rayonnement solaire, passant à du capteur.
travers la vitre fait évaporer l'eau. Elle vient ensuite se
condenser sur la vitre inclinée de quelques degrés
pour permettre au distillat condensé de ruisseler par
gravité jusqu'à un bac de récupération. Ce type de

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Considérons une section quelconque du système à l'instant t,


soit "k" l'un des milieux représentés dans cette section, mk sa
masse, cpk sa chaleur spécifique et Tk sa température. Le
bilan au nœud k donne :
N
dTK
Cp K   QK , J Pv
dt K 1
En régime transitoire, les équations régissant le bilan
thermique au niveau de chaque partie du distillateur,
s’écrivent comme suit:
Fig.1 Principe de fonctionnement d’un distillateur solaire plan à effet de BILAN THERMIQUE DE LA VITRE
serre
-Au niveau du vitrage extérieur :
III. YPOTHÈSES ET SIMPLIFICATION 1
 v Gh S v  K v (Tvi  Tve ) S v 
L’étude d’un distillateur solaire à effet de serre nécessite une 2 (1)
analyse thermique détaillée. Cette modélisation est possible si 1 dT vea
mv Cpv ve  hcv (Tve  Ta ) S v  hRvea (Tve  TS ) S v
on fait certain hypothèses et simplification. 2 dt
Dans notre présent rapport les hypothèses suivantes ont été -Au niveau du vitrage intérieur :
faites : 1
- La couverture est propre.  v Gh S v  hcvevi (Te  Tvi ) S v  hRevi (Te  Tvi ) S v
2
- Régime d’écoulement est considéré transitoire. (2)
1 dTvi
- La température de chaque composant est uniforme.  hevp (Te  Tvi ) S v  mv Cpv  K v (Tvi  Tve ) S v
- Le soleil est assimilé à un corps noir. 2 dt
- La chaleur perdue par addition d’eau d’appoint et celle BILAN THERMIQUE DE LA SAUMURE
emportée par le distillat sont supposées négligeables.
- Les parois latérales sont supposées adiabatiques. dTe evi
 v ( e   e b )Gh S e  me Cpe  hcv (Te  Tvi ) S e
- Les propriétés physiques des matériaux sont considérées dt (3)
constantes. evi b e
 hR (Te  Tvi ) S e  hevp (Te  Tvi ) S e  hcv (Tb  Te ) S e
- La condensation se fait uniquement sur la couverture (il n’y
a pas de condensation sur les parois latérales).
- Les propriétés thermiques de l’eau (la saumure) dépendent BILAN THERMIQUE DE L'ABSORBEUR
de la température.
- La condensation de l’eau sur la couverture est homogène et dTb b e
continue (le verre possède une bonne mouillabilité) et elle se  v e b Gh S b  mb Cpb  hcv (Tb  Te ) S b 
dt (4)
fait uniquement sur la vitre. K b (Tb  Tii ) S b
- La concentration de la saumure n’intervient pas dans les
transferts de chaleur et de masse à partir de et vers la saumure. BILAN THERMIQUE DE L'ISOLANT
- La condensation -Au niveau de la face intérieure :
- Le bassin est étanche (la saumure dans le bac est statique). 1 dT
En prenant en compte les hypothèses citées nous avons établi K b (Tii  Tb ) Si  mi Cpi ii  K i (Tii  Tie ) Si (5)
2 dt
les échanges thermiques au niveau de chaque partie du
distillateur. -Au niveau de la face extérieure :
1 dT iea
IV. THÉORIE ET BILAN THERMIQUE : K i (Tii  Tie ) S i  mi Cpi ie  hcv (Tve  Ta ) S v
2 dt (6)
L’étude du distillateur solaire à effet de serre conventionnel
est rendue délicate par la complexité des échanges thermiques  hRiea (Tie  Tsol ) S v
et massiques à l’intérieur et à l’extérieur du distillateur. De
Avec [3,5] :
plus, les géométries du distillateur et leurs influences sur le
rendement ou sur la modélisation, sont en général le lieu de 1/ 3
 p  pvi 
nombreux autres problèmes, tel que l’isolation thermique, le e vi
hcv  0.884  Te  Tvi   e Te  (7)
rayonnement incident, les matériaux de construction, etc.…  2016  pe 

2
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Pe  Pvi mettre en évidence les différents paramètres influant sur la


evi
hevp  9.15  10 7 hcv ( ) LV (8) production du distillat pour des périodes et des lieux
Te  Tvi
différents.
La pression de saturation de la vapeur d’eau et la chaleur
latente d’évaporation sont estimées par les relations suivantes V. RÉSULTATS ET DISCUSSION :
[2] : Notre étude a porté sur la région d’Adrar, située au Sud-ouest
5144 algérien et ayant les coordonnées géographiques: latitude
P  exp(25.317  ) (9)
T (27°.88) Nord, longitude (0°.17) Ouest, et un décalage horaire
L  3.1615  106  2.40714  103 T (10) d’une heure.
Le coefficient d’échange par convection entre la vitre externe En vue de simuler le fonctionnement de notre prototype au
et l’air ainsi que celui entre la face externe de l’isolation et cours d’une année, on a pris un jour représentatif de chaque
l’air est donné par la relation suivante [5] : saison, de façon qu’il soit presque à la moitié de la saison, à
savoir le premier janvier, le premier avril, le premier juillet, et
ve  a
hcv ie a
 hcv  5.7  3.8  V (11) le premier octobre. Ils se rapportent respectivement aux
périodes hivernale, printanière, estivale, et automnale.
Le facteur d’échange par rayonnement peut s’écrire ainsi : Cependant, il est vrai que les conditions météorologiques ne
 T 4  Ts4  sont pas tout à fait identiques le long de la même saison,
hRvea   eff   ve  (12) d’ailleurs le début de la saison ne ressemble pas à sa fin, mais
 Tve  Ta  la projection sur toute la saison serait pour autant plus
1
1 1  profitable dans la simulation.
Avec  eff     1 On peut voir sur la figure (2) la variation du rayonnement

 e  v  solaire reçu par une surface plan selon la saison. Il est plus
La température ambiante peut s’exprimer en fonction du intense au premier juillet tandis qu’il est moins intense au
temps par la formule suivante [3] : premier janvier. De même, la durée d’insolation est plus
T  Tmin   Tmax  Tmin  longue dans la période estivale alors qu’elle est plus courte
Ta   max   sin 15t  120 (13)
 2   2  dans la période hivernale.
Ts est déduite par la formule suivante [3] : L’inclinaison du plan à une grande influence sur
l’intensité du rayonnement globale surtout en période du
Ts  0.0552  Ta3 / 2 (14) solstice d’hiver. Il est évident qu’en hiver, le plan incliné est
md représente le débit d’évaporation elle est donnée par la en général beaucoup mieux que le plan horizontal. Cela
formule suivante : s’interprète par le fait que la déclinaison du soleil est positive
evi
md  9.15  10 7 hcv ( Pe  Pvi ) (15) en été et négative en hiver, ce qui fait que les rayons solaires
La chaleur échangée entre la saumure et le bac absorbant se sont, en hiver, à peine perpendiculaires sur un plan incliné
fait par convection naturelle. La valeur du nombre de Nusselt alors que ce n’est pas le cas pour le plan horizontal sur lequel
calculée expérimentalement par MACADAMS [8] dépend du les rayons sont presque rasants.
nombre de Grashoff (Gr) a pour expression: 1200
Janvier
Avril
 e 1000 Juillet
1 L Ra  (Gr Pr)  105 Octobre
 800
be Nu   1  (16)
hcv  e e  0,54 Ra 4  e 105  Ra  2 107
(w/m²)

L  L
600
 1
4
e 7 10
0,14 Ra  L 2 10  Ra  3 10
 400
Les équations régissant le fonctionnement d'un distillateur
solaire sont résolues par une approche numérique basée sur la 200
méthode de Gauss-Seidel d'itération. Notre travail consiste à
développer un système d’équations gouvernant le 0
4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20
fonctionnement du système. On utilisant comme modèle pour
le rayonnement solaire global reçu sur une surface inclinée le t (h)
modèle de PERRIN BRICHAMBEUT donnée par [3]. Nous -a-
avons aussi élaboré un programme qui nous a permis de

3
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1200
Janvier
Avril 
1000 Juillet 1000
Octobre V
800 800 e
(w/m²)

b
600 600

 (w/m²)
400 400

200 200

0 0
4 6 8 10 12 14 16 18 20
t (h) 4 6 8 10 12 14 16 18 20
-b- t (h)
Fig. 2 Variation temporelle du rayonnement solaire
-b-
a-pour un plan incliné (10°) 600
b-pour un plan horizontal 
V
VARIATION TEMPORELLE DES PUISSANCES ABSORBÉES : e
400
Les figures 3-a-, 3-b- et 3-c- et 3-d- montrent l’évolution b
temporelle du rayonnement solaire globale reçu par mètre
 (w/m²)

carré de surface plane horizontale (pendant une journée) selon


les jours de calcul. Nous observons aussi une symétrie par 200
rapport au midi solaire, d’où l’insolation est plus intense de
10h00 à 16h00 (les puissances atteint leur maximum à midi)
tandis qu’elles soient moins intenses à la fin de la journée. 0
La puissance absorbée par la vitre n’est pas considérable,
elle reste toujours inférieure à celle absorbée par la saumure et 6 8 10 12 14 16 18
le bac absorbant. Ceci est dû à ses caractéristiques t (h)
géométriques et optiques. Par contre la puissance absorbée par -c-
le bac absorbant est la plus élevée : elle est largement
supérieure à celle de la saumure en raison de la caractéristique
de l’absorbant. 1000 
Nous pouvons constater aussi que la durée du jour varie V
d’une saison a l’autre, elle est courte en hiver long en été. 800 e
b
1200 600
 (w/m²)


1000 V 400
e
800
b 200
 (w/m²)

600
0
400
4 6 8 10 12 14 16 18 20
200
t (h)
0 -d-
4 6 8 10 12 14 16 18 20 Fig.3 : Variation temporelle des puissances absorbées pour les 4 saisons

t (h) a-Juillet , b-Octobre, c-Janvier, d-Avril


-a-

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VARIATION TEMPORELLE DES DIFFÉRENTES 80


TEMPÉRATURES DE DISTILLATEUR : 70 Tie
Tb

Température (C°)
60 Te
Les figures 4-a-, 4-b- et 4-c- et 4-d présentent l’évolution
Tve
temporelle de la température de chaque composant du 50 Ta
distillateur (Tvi,Tve,Te,Tb,Tii,Tie) pendant les jours de 40
calcul. On remarque, en premier lieu, que les températures
augmentent proportionnellement avec le temps et atteignent 30
une valeur maximale pour chaque élément. Cette valeur varie 20
d’une saison a l’autre, on constate le long de l’intervalle du
10
temps que les températures ne dépassent pas 100°C en juillet,
de l’ordre de 80°C en Avril et Octobre et elle est d’environ 0
4 6 8 10 12 14 16 18 20
52°C en Janvier. Nous pouvons observer que les températures
du bac absorbant et la face interne de l’isolant (celle en t (h)
contact directe avec l’absorbeur) sont les plus élevées. La -b-
température de la saumure augmente progressivement, elle est
60
proche de celle du bac mais reste inferieure à celle du bac
absorbant. Cette dernière est chauffée surtout par la Tie
50 Tb
convection (convection naturelle) et d’un degré moindre par la
Température (C°)

Te
conduction. 40 Tve
Ta
La faiblesse de la température de la vitre par rapport à celle 30
de l’eau s’explique par l’échange convectif avec l’ambiance,
ceci permet à la vapeur d’eau de se condenser sur la face 20
intérieure de la vitre. La température intérieure de la vitre Tvi
est légèrement supérieur à la température de la face 10
extérieure ; ceci s’explique par la quantité importante du flux
reçu par la face intérieure (la chaleur cédée par la surface 0
6 8 10 12 14 16 18
d’évaporation par rayonnement, évaporation et convection
naturelle) tandis que la face extérieure est soumise à l’action t (h)
du vent. La température la plus basse est celle de l’isolant de -c-
la face arrière : la conductivité thermique est très faible.
80
Tie
70
Tb
Température (C°)

110 Te
60
Tve
100 Tie Ta
50
Tb
90
Température (C°)

Te
40
80 Tve
Ta
70 30

60 20
50
10
40 4 6 8 10 12 14 16 18 20
30 t (h)
20 -d-
4 6 8 10 12 14 16 18 20
Fig. 4 Variation temporelle des différentes températures de distillateur pour
t (h) les 4 saisons
-a- a-Juillet, b-Octobre, c-Janvier, d-Avril

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journalière d’eau distillée est de (1,1 l/m²/jour). La production


L'observation de la figure 5 et la figure 6 permet de d’eau distillée, en période estivale est très importante par
remarquer que la température de la plaque et de la saumure rapport à celle de la période hivernale.
varie pour chaque saison de l’année, elle est néanmoins plus Les variations de la quantité d’eau distillée en fonction du
élevée surtout en moi de juillet. temps (production horaire et production cumulée) pour chaque
jour de calcul sont représentées sur les figues 6-a-, 6-b- et 6-c-
110 et 6-d. L’analyse des ces résultats montrent une forte
Température de la plaque (C°)

100 Janvier concordance avec ceux publier dans la littérature.


Avril
90 Tous les résultats discutés dans ce paragraphe sont
Juillet
80 Octobre récapitulé dans le tableau (1).
70
60
TABLE I
50
Températures (Te et Tvi) et quantité de l’eau distillée
40
30 Pour 4 saison
20
10
0
4 6 8 10 12 14 16 18 20
1erJan. 1e Avr. 1er Jui. 1erOct.
t (h)
-a- Te (°C) 51 83 99 78
Tvi (°C) 37 73 92 68
(Te-Tvi) (°C)
Température de la saumûre (C°)

100 Janvier 14 10 7 10
90 Avril
Juillet md ( / jours / m²) 1.10 4.01 5.55 3.32
80 Octobre
70
60
La figure 7 illustre l’évolution annuelle de la production
50
journalière. Elle est importante pour plus de 8 moi par année
40
(entre le moi de Mars et le moi d’Octobre). Les températures
30 de différents composant de distillateur ainsi que la production
20 journalière suit l’évolution du rayonnement solaire. D’où les
10 maximas se trouvent là où le rayonnement solaire est
0 maximal.
4 6 8 10 12 14 16 18 20
1,2
t (h)
1,0
-b- Janvier
Fig. 4 Variation temporelle températures de l’eau et de la plaque du 0,8 Avril
md (Kg/m²/h)

Juillet
distillateur pour les 4 saisons. Octobre
0,6
-a- plaque absorbante.
-b-la saumure. 0,4

QUANTITÉ DE L’EAU DISTILLÉE : 0,2

La production horaire de l’eau distillée pour un distillateur 0,0


simple à effet de serre est représentée dans la figure 5-a- et la 4 6 8 10 12 14 16 18 20
production journalière sur la figure 5-b-. On remarque que la
t (h)
production varie pour chaque saison elle est considérable pour
le moi de juillet d’environ (5,55 l/m²/jour), pour le mois -a-
d’Avril et d’Octobre elle est moyenne comprise entre (3 et 4
l/m²/jour). Par contre, en moi de Janvier la production

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6 1,25
Janvier md (Kg/m²/h)
Avril
5 Juillet md (Kg/m²/Jour)
1,00
Octobre
4
md (Kg/m²/Jour)

0,75

md (Kg/m²/s)
3
0,50
2

1 0,25

0 0,00

6 8 10 12 14 16 18 20 8 10 12 14 16
t (h) t (h)
-b- -c-
4,5
md (Kg/m²/h)
4,0
md (Kg/m²/Jour)
Fig. 5 Variation temporelle de la production de distillat pour les 4 saisons 3,5

a- production horaire, b- production journalière 3,0


md (Kg/m²/s)

2,5
6
md (Kg/m²/h) 2,0
5 md (Kg/m²/Jour) 1,5
1,0
4
0,5
md (Kg/m²/s)

3 0,0
-0,5
2 6 8 10 12 14 16 18 20
t (h)
1
-d-
0 Fig. 6 : Variation temporelle de la production de distillat pour les 4 saisons

4 6 8 10 12 14 16 18 20 a-Juillet, b-Octobre, c-Janvier, d-Avril


t (h)
-a- 6
3,5
md (Kg/m²/h)
3,0 5
md (Kg/m²/Jour)
md (Kg/m²/J)

2,5
4

2,0
md (Kg/m²/s)

3
1,5

1,0 2

0,5
1
MAY
MARS

SEPTEMBRE

NOVEMBRE

DESEMBRE
OCTOBRE
AVRIL
FIVRIER
JANVIER

JUIN

JUILLET

AOUT

0,0

-0,5
6 8 10 12 14 16 18
t (h)
-b- Fig.7 Variation temporelle de la production de distillat pendant une année

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VI. CONCLUSION
Adrar la partie centrale de la région Saharienne caractérisée
par un très grand écart de température, ajoutons à cela le fort RÉFÉRENCES
ensoleillement de cette région. La vitesse du vent quotidienne [1] Ch.PERRIN de BRICHAMBAUT, Ch. VAUGE, Le gisement
solaire,Edition TEC & DOC Lavoisier, Paris, 1982.
assez importante. Tous ces phénomènes favorisent l’utilisation [2] M. IQBAL, An introduction to solar radiation, Academic press,
de l’énergie renouvelable. La distillation solaire à effet de 1983.
serre en milieu Saharien est l’une des applications qui [3] Harpreet S. Kwatra, Solar Energy Vol. 56, No. 3, p. 261, 1996.
présente un grand intérêt. [4] M. M. Aboabboud et al, Energy, Vol. 22, No. 1, p. 83, 1997.
[5] H.P.Garg, Usha Rani, Solar Energy, Vol. 29, No. 6, p. 467, (1982).
Le travail présenté concerne l'étude théorique et numérique [6] John A. Duffie, William A. Beckman, Solar Engineering of Thermal
en régime transitoire d'un distillateur solaire plan à effet de Processes, 2nd ed. New york, (1991)
serre. Les résultats ainsi obtenus et présentés par différentes [7] Satcunathna et Hansen. An investigation of some of the parameters
figures montrent que le système présente une meilleure involved in solar distillation. Solar Energy, Vol 14, pp 353-
363(1973).
production journalière surtout pendant la période estivale avec [8] Harpreet S. K. Watra, 1996, Performance of a solar still predicted
une moyenne production pour les deux périodes automnale et effect of enhanced evaporation area on yield and evaporation
printanière. Cependant une faible quantité a été donnée par le temperature, solar energy, vol. 56, nO.3, pp. 261-266.
système pour la période hivernale. [9] John R Howeel, Richard b, Gary C. Vliet, "Solar Thermal Energy
Systems, Analysis and Design "New York (1982).
Les résultats obtenus ont permis de mettre en évidence
l’effet de l’irradiation globale sur la production journalière. Il
apparaît en particulier qu’une augmentation de l’irradiation
globale qui reste le paramètre le plus influant, conduit à un
accroissement de la production journalière.

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