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Chapitre 1

Notions de réseaux

Sommaire
1.1 Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.2 Le transfert de paquets . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
1.3 Les réseaux informatiques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.4 Les réseaux de télécommunications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.5 Modes de Transmission . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Transmission parallèle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.7 Transmission série . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7.1 Ordre de transmission des bits . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7.2 Les transmissions séries asynchrone et synchrone . . . . . . . . . . 8
1.7.3 Transmission asynchrone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.7.4 Transmission synchrone . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8 Sens de l’échange . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8.1 Liaison unidirectionnelle - Sipmlex . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
1.8.2 Liaison bidirectionnel à l’alternat - Half-duplex . . . . . . . . . . . . 12
1.8.3 Liaison bidirectionnelle - Full-duplex . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

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1.1 Introduction
Les réseaux ont pour fonction de transporter des données d’une machine terminale à une
autre. Une série d’équipements matériels et de processus logiciels sont mis en œuvre pour
assurer ce transport, depuis les câbles terrestres ou les ondes radio dans lesquels circulent les
données jusqu’aux protocoles et règles permettant de les traiter.
Les réseaux modernes sont apparus au cours des années 1960 à la faveur d’une technologie
totalement nouvelle permettant de transporter de l’information d’une machine à une autre.
Les réseaux de téléphonie existaient quant à eux depuis longtemps. Ils utilisaient la techno-
logie dite de commutation de circuits et le support de lignes physiques reliant l’ensemble des
téléphones par le biais de commutateurs. Lors d’une communication, ces lignes physiques ne
pouvaient être utilisées que par les deux utilisateurs en contact. Le signal qui y transitait était
de type analogique.
La première révolution des réseaux a été apportée par la technologie numérique des co-
decs (codeur-décodeur), qui permettaient de transformer les signaux analogiques en signaux
numériques, c’est-à-dire une suite de «0» et de «1». Le fait de traduire tout type d’informa-
tion sous forme de «0» et de «1» permettait d’uni�er les réseaux. Dans cette génération, la
commutation de circuits était toujours fortement utilisée.
La révolution suivante a été le passage à la technologie de transfert de paquets. Parmi
les nombreuses solutions de transfert de paquets qui ont été proposées, deux ont résisté au
temps, le routage de paquets et la commutation de paquets. Dans le routage de paquets, les
paquets sont aiguillés par chaque nœud de transfert en fonction de leur destination. La route
choisie peut être di�érente selon l’état du réseau, de telle sorte que deux paquets d’un même �ot
peuvent ne pas suive la même route. Des tables de routage sont implémentées dans ces nœuds
�n d’essayer de tenir compte de l’état du réseau pour optimiser le transport des paquets.
Issue du monde des télécommunications, la commutation de paquets consiste, avant d’en-
voyer le moindre paquet, à mettre en place un chemin entre les entités en communication,
chemin que tous les paquets d’un même �ot doivent emprunter. Ce chemin est appelé circuit
virtuel parce les paquets d’autres communications peuvent utiliser les mêmes ressources : il
n’y a pas de ressource réservée.

1.2 Le transfert de paquets


La technique utilisée pour le transport des données sous forme numérique, c’est-à-dire
sous forme de «0» et de «1», que l’on a adoptée depuis la �n des années 1960 s’appelle le transfert
de paquets.
Toutes les informations à transporter sont découpées en paquets pour être acheminées
d’une extrémité à une autre du réseau. Cette technique est illustrée à la �gure 1.1. L’équipe-
ment terminal A souhaite envoyer un message à B, le message est découpé en trois paquets,
qui sont émis de l’équipement terminal vers le premier nœud du réseau, lequel les envoie à un

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deuxième nœud, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’équipement terminal B. Le terme

F����� 1.1 – Transfert de paquets – Tiré de G. Pujolle, 2008

message est en fait beaucoup plus vaste et recoupe toutes les formes sous lesquelles l’informa-
tion peut se présenter. Cela va d’une page Web à un �ot de parole téléphonique représentant
une conversation.
Le réseau de transfert est composé de nœuds, appelés nœuds de transfert, reliés entre eux
par des lignes de communication, sur lesquelles sont émis les éléments binaires constituant
les paquets. Le travail d’un nœud de transfert consiste à recevoir des paquets et à déterminer
vers quel nœud suivant ces derniers doivent être acheminés.
Le paquet forme donc l’entité de base, transférée de nœud en nœud jusqu’à atteindre le
récepteur. Suivant les cas, ce paquet peut être regroupé avec d’autres paquets pour reconsti-
tuer l’information transmise. L’action consistant à remplir un paquet avec des octets s’appelle
la mise en paquet, ou encore la paquétisation, et l’action inverse, consistant à retrouver un �ot
d’octets à partir d’un paquet, la dépaquétisation. L’architecture d’un réseau est dé�nie princi-
palement par la façon dont les paquets sont transmis d’une extrémité à une autre du réseau.
De nombreuses possibilités existent pour cela, comme celles consistant à faire passer les pa-
quets toujours par la même route ou, au contraire, à les faire transiter par des routes distinctes
de façon à minimiser les délais de traversée.

1.3 Les réseaux informatiques


Les réseaux informatiques sont nés du besoin de relier des terminaux distants à un site
central puis des ordinateurs entre eux et en�n des machines terminales, telles que stations de
travail ou serveurs. Dans un premier temps, ces communications étaient destinées au trans-
port des données informatiques. Aujourd’hui, l’intégration de la parole téléphonique et de la
vidéo est généralisée dans les réseaux informatiques. On distingue généralement cinq catégo-
ries de réseaux informatiques, di�érenciées par la distance maximale séparant les points les

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plus éloignés du réseau (Figure 1.2) :
• Les réseaux personnels, ou PAN (Personal Area Network), interconnectent sur quelques
mètres des équipements personnels tels que terminaux GSM, portables, etc., d’un même
utilisateur.
• Les réseaux locaux, ou LAN (Local Area Network), correspondent par leur taille aux
réseaux intra-entreprise. Ils servent au transport de toutes les informations numériques
de l’entreprise. En règle générale, les bâtiments à câbler s’étendent sur plusieurs centaines
de mètres. Les débits de ces réseaux vont aujourd’hui de quelques mégabits à plusieurs
centaines de mégabits par seconde.
• Les réseaux métropolitains, ou MAN (Metropolitan Area Network), permettent l’inter-
connexion des entreprises ou éventuellement des particuliers sur un réseau spécialisé à
haut débit qui est géré à l’échelle d’une métropole. Ils doivent être capables d’intercon-
necter les réseaux locaux des di�érentes entreprises pour leur donner la possibilité de
dialoguer avec l’extérieur.
• Les réseaux régionaux, ou RAN (Regional Area Network), ont pour objectif de couvrir
une large surface géographique. Dans le cas des réseaux sans �l, les RAN peuvent avoir
une cinquantaine de kilomètres de rayon, ce qui permet, à partir d’une seule antenne,
de connecter un très grand nombre d’utilisateurs.
• Les réseaux étendus, ou WAN (Wide Area Network), sont destinés à transporter des
données numériques sur des distances à l’échelle d’un pays, voire d’un continent ou de
plusieurs continents. Le réseau est soit terrestre, et il utilise en ce cas des infrastruc-
tures au niveau du sol, essentiellement de grands réseaux de �bre optique, soit hertzien,
comme les réseaux satellite.
Les techniques utilisées par les réseaux informatiques proviennent toutes du transfert de pa-
quets, comme le relais de trames (Frame Realy), Ethernet, IP (Internet Protocol), etc. Une

F����� 1.2 – Les grandes catégories de réseaux informatiques – Tiré de G. Pujolle, 2008

caractéristique essentielle des réseaux informatiques, qui les di�érencie des autres catégories

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de réseaux est la gestion et le contrôle du réseau, qui sont e�ectués par les équipements ter-
minaux. Par exemple, pour qu’il n’y ait pas d’embouteillage de paquets dans le réseau, l’équi-
pement terminal doit se réguler lui-même de façon à ne pas inonder le réseau. Pour se faire,
l’équipement terminal mesure le temps de réponse aller-retour. Si ce temps grandit trop, le
terminal ralentit son débit. Cette fonctionnalité est rendue possible par l’intelligence qui se
trouve dans les machines terminales commercialisées par l’industrie informatique.

1.4 Les réseaux de télécommunications


Les opérateurs et les industriels des télécommunications ont une vision des réseaux di�é-
rente de celle des informaticiens. Leur application de base, la parole téléphonique, impose de
sévères contraintes, telles que la synchronisation aux extrémités ou le temps de traversée du
réseau, qui doit être limité. À l’inverse des réseaux informatiques, qui partent d’un environne-
ment asynchrone et doivent l’adapter pour accepter des applications synchrones, les réseaux
de télécommunications sont fondés par essence sur le passage d’applications fortement syn-
chrones.
La solution qui a été utilisée quasiment depuis les débuts des télécommunications pour
résoudre le problème de la synchronisation est la commutation de circuits. C’est une technique
permettant d’allouer des voies de communication qui disposent de ressource de multiplexage
et de commutation qui leur sont propres durant toute la durée de la commutation.

F����� 1.3 – Commutation des circuits - tiré de http://www.createurdeconvergence.com/


glossaire-telecom-reseaux/commutation-de-circuit/

Dans les réseaux à commutation de circuits (�gure 1.3), il n’y a pas de stockage intermé-
diaire des données. Les abonnés monopolisent toute la ressource durant la connexion. La ré-
gulation de tra�c est faite à la connexion ; s’il n’y a plus de ressource disponible, la connexion
est simplement refusée. Les noeuds du réseau sont de simples relais de commutation. Dans
ces conditions, la facturation est généralement fonction du temps (temps d’occupation des res-
sources) et de la distance (quantité de ressource utilisée). La numérisation du réseau a conduit
non plus à mettre des circuits en relation mais des intervalles de temps, à travers un réseau de

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multiplexeurs temporels (TDM, Time Division Multiplexing). Bien que plus complexe, cette
technique s’assimile à la commutation de circuits.
Sur un réseau de télécommunications, la fonction de commutation assure l’aiguillage du
tra�c en établissant des connexions temporaires entre deux ou plusieurs points du réseau.
Cette opération s’e�ectue dans des équipements placés à di�érents endroits du réseau et ap-
pelés commutateurs. Ainsi, dans sa structure de base, un réseau de télécommunications est
composé de supports de transmission connectés entre eux par des commutateurs.
Des recherches menées au début des années 1980 ont conduit les industriels et les opéra-
teurs des télécommunications à adopter le transfert de paquets mais en l’adaptant au transport
intégré de l’information (parole téléphonique plus données informatiques). Cette technique
appelée commutation de cellules a pour objectif de remplacer à la fois la commutation de
circuits et la commutation de paquets en respectant les principes de ces deux techniques. La
commutation de cellules est une commutation de trames particulière, dans laquelle toutes les
trames ont une longueur �xe de 53 octets. Quelle que soit la taille des données à transporter,
la cellule occupe toujours 53 octets. Si les données forment un bloc de plus de 53 octets, un
découpage est e�ectué, et la dernière cellule n’est pas complètement remplie.
En conclusion, la commutation de cellules est une technique de transfert qui a pris un essor
considérable à la �n des années 1980 grâce à sa simplicité, qui permet de monter facilement en
débit. Avec l’adoption, en 1988, du transfert de trames ATM (Asynchronous Transfert Mode),
le monde des télécommunications a connu une véritable révolution.
La technique ATM n’a cependant pu résister à l’arrivée massive d’Internet et de son paquet
IP. Toutes les machines terminales provenant du monde informatique ayant adopté l’interface
IP, le problème du transfert des paquets est devenu celui des paquets IP.

1.5 Modes de Transmission


Nous utilisons le terme mode de transmission pour désigner la manière dont les données
sont envoyées sur le support de transmission sous-jacent. Les modes de transmission peuvent
être divisés en deux catégories fondamentale :
Série : un bit est envoyé à un instant.
Parallèles : plusieurs bits sont envoyés en même temps.
La �gure 1.4 donne une taxonomie d’ensemble des modes de transmission discuté dans ce
chapitre.

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Mode de transmission

Parallèle Série

Synchrone Aynchrone Isochrone

F����� 1.4 – Une taxonomie des modes de transmission

1.6 Transmission parallèle


La transmission de données en parallèle consiste à envoyer des données simultanément sur
plusieurs canaux (�ls). En général, la transmission parallèle est utilisé avec un support câblé
qui utilise plusieurs �ls, indépendants. En outre, les signaux sur tous les câbles sont synchro-
nisés (�gure 1.5). La transmission parallèle pose de nombreuses di�cultés dont les principales

Emetteur Récepteur

chaque fil transporte le signal d'un bit,


et tous les fils fonctionnent simultanément
F����� 1.5 – Illustration de transmission en parallèle qui utilise 8 �ls pour envoyer 8 bits en même
temps.

sont le rayonnement des conducteurs l’un sur l’autre (diaphonie 2 ) et la di�érence de vitesse
de propagation entre les di�érents conducteurs (Delay Skew) qui nécessite la réalisation d’une
électronique coûteuse. Un coût élevé (nombre de conducteurs) et une distance franchissable
limitée par la désyn- chronisation du train de bits (Delay Skew) réservent la transmission
parallèle aux liaisons de processeur à processeur ou d’hôte à hôte (ordinateur central). Des
techniques apparentées sont mises en œuvre dans les réseaux locaux (Gigabit Ethernet...).

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1.7 Transmission série
En transmission série (�gure 3.4), tous les bits d’un mot ou d’un message sont transmis
successivement sur une même ligne.

Emetteur Récepteur

Conversion parallèle-série

F����� 1.6 – Illustration de transmission en série.

Dans les calculateurs, les données (bits) sont traitées en parallèle (bus). La transmission
série nécessite une interface de conversion pour sérialiser les bits en émission (conversion
parallèle/série) et les «dé-sérialiser» en réception (conversion série/parallèle). Pour la trans-
mission des données, la transmission série n’utilise que deux conducteurs. D’un coût moins
élevé, elle est adaptée aux transmissions sur de longues distances.

1.7.1 Ordre de transmission des bits


Le mode de transmission série introduit une question intéressante : lors de l’envoi des bits
de l’information, quel bit doit être envoyé en premier ? Par exemple, considérons un nombre
entier. L’émetteur devrait-il transmettre bit le plus signi�catif (MSB) en premier ou le bit le
moins signi�catif (LSB) ?
Les informaticiens utilisent le terme little-endian pour décrire un système qui envoie le
LSB en premier, et le terme big-endian pour décrire un système qui envoie le MSB en premier.
Qu’importe le format utilisé, il su�t que l’émetteur et le récepteur s’accordent.
Cependant, l’ordre dans lequel les bits sont transmis ne règle pas toute la question de l’ordre
de transmission. En e�et, les données dans un ordinateur sont divisées en mots, et chaque
mots comprend plusieurs octets en outre divisé en 8 bits. Ainsi, il est possible de choisir un
ordre des octets et un ordre des bits indépendamment. Par exemple, la technologie Ethernet
précise que les données sont envoyées en big-endian pour les octets et en little-endian pour
les bits d’un octet. La �gure 1.7 illustre l’ordre dans lequel les bits d’une information de 32 bits
sont envoyées sur un réseau Ethernet.

1.7.2 Les transmissions séries asynchrone et synchrone


Les bits sont émis sur la ligne à une certaine cadence. Cette cadence est dé�nie par une
horloge dite horloge émission. Pour décoder correctement la suite de bits reçue, le récepteur

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F����� 1.7 – Illustration de l’architecture big-endian pour les octets et little-endian pour les bits. Le bit
le moins signi�catif de l’octet le plus signi�catif est transmis en premier.

doit examiner ce qui lui arrive à la même cadence que celle de l’émission des bits sur le support.
L’horloge du récepteur et celle de l’émetteur doivent «battre» en harmonie.
Il ne su�t pas que les horloges battent au même rythme (fréquence), encore faut-il que les
instants d’analyse des niveaux électriques soient les mêmes pour les deux éléments ; ils doivent
être en phase. L’opération qui consiste à asservir l’horloge de réception sur celle d’émission
s’appelle la synchronisation. Selon le mode de synchronisation de l’horloge du récepteur sur
celle de l’émetteur, on distingue deux types de transmission : les transmissions asynchrones
et les transmissions synchrones. Dans les transmissions asynchrones les horloges sont indé-
pendantes, tandis que dans les transmissions synchrones on maintient en permanence une
relation de phase stricte entre les horloges émission et réception.

1.7.3 Transmission asynchrone


Dans les transmissions asynchrones, l’horloge de l’émetteur et celle du récepteur sont in-
dépendantes. Cependant pour assurer une lecture correcte des bits reçus, l’émetteur envoie,
avant toute suite binaire signi�cative, un signal spéci�que d’asservissement (synchronisation
initiale de l’horloge). Les caractères émis sont précédés d’un bit de start. Entre chaque carac-
tère, pour garantir la détection du bit de start suivant, la ligne est remise à l’état zéro. Selon le
système (paramètres de la liaison), ce temps de repos minimal varie de un à deux temps bit,
il constitue le ou les bits de stop. Le niveau de repos de la ligne ou niveau zéro est �xé à un
certain potentiel (V) et non pas au zéro électrique pour ne pas confondre un état de repos de
la ligne avec une rupture de celle-ci. Cette tension non nulle de repos signale aux systèmes
que les terminaux sont actifs (Figure 1.8).
Le bit de start et celui ou ceux de stop servent de délimiteur de caractères (Figure1.9 ).

1.7.4 Transmission synchrone


En transmission synchrone, la synchronisation des horloges émission et réception est
maintenue en permanence entre l’émetteur et le récepteur. Il est alors possible de transmettre
des blocs de taille importante. Pour maintenir la synchronisation, des signaux spéci�ques sont
émis durant les silences de l’émetteur (bourrage de ligne).

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F����� 1.8 – Principe de la synchronisation en transmission asynchrone.

F����� 1.9 – Envoie d’un caractère asynchrone.

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Si la synchronisation de lecture des bits est maintenue par ce procédé (synchronisation
bit), il n’en est pas de même de la frontière entre chaque caractère. Celle-ci est délimitée en
transmission asynchrone par les caractères de start et de stop, mais ces caractères sont évidem-
ment absents de la transmission synchrone. A�n de cadrer la lecture des bits sur une frontière
d’octet, chaque bloc transmis est précédé d’une séquence de synchronisation spéci�que dite
synchronisation caractère (fanion de début et de �n).
La synchronisation caractère est réalisée par reconnaissance dans le train binaire d’une
séquence binaire prédé�nie (Figure ??). Lorsque cette séquence est reconnue par le récepteur,
celui-ci se cale alors sur une lecture de 8 bits en 8 bits du �ot de bits pour lire un �ux d’oc-
tets. Cette séquence binaire ou fanion sert aussi de délimiteur de début et de �n de bloc. En
l’absence d’émission, les fanions servent au bourrage de ligne (maintien de la synchronisation
bit).

Fanion Controle Information Controle Fanion


01111110 …. 01010….. ….1111010110001………. …1010110… 01111110
8bits ≥0 8bits

F����� 1.10 – Exemple de format de trame en transmission synchrone.

Les principaux protocoles synchrones sont :


• HDLC, High Level Data Link Control (ISO 3309) ;
• BSC, Binary Synchronous Communication (IBM) ;
• SDLC, Synchronous Data Link Control (IBM) ;

1.8 Sens de l’échange


La transmission d’information entre deux correspondants peut être classée selon le sens
de l’échange en trois catégories (Figure 1.11) :

1.8.1 Liaison unidirectionnelle - Sipmlex


Appelée aussi liaison simplex, est un mode de transmission dans laquelle les données cir-
culent dans un seul sens, c’est-à-dire de l’émetteur vers le récepteur. Ce genre de liaison est
utile lorsque les données n’ont pas besoin de circuler dans les deux sens (par exemple de votre
ordinateur vers l’imprimante ou de la souris vers l’ordinateur, liaisons radio, télévision,...).

1.8.2 Liaison bidirectionnel à l’alternat - Half-duplex


Appelée aussi liaison semi-duplex ou half-duplex. La transmission est possible dans les
deux sens mais non simultanément, l’exploitation est en mode bidirectionnel à l’alternat. Ce

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type de liaison est utilisé lorsque le support physique est commun aux deux sens de trans-
mission (cas des lignes téléphoniques) et ne possède pas une largeur de bande su�sante pour
permettre des liaisons bidirectionnelles simultanées par modulation de deux fréquences por-
teuses di�érentes ; des procédures particulières permettent alors d’inverser le sens de trans-
mission.

1.8.3 Liaison bidirectionnelle - Full-duplex


Appelée aussi liaison full-duplex. Les données peuvent être émises ou reçues simultané-
ment dans les deux sens, l’exploitation est en mode bidirectionnel simultané. A chaque sens de
transmission correspond un canal de communication propre ; lorsque le support physique est
commun aux deux sens de transmission, chaque canal est dé�ni dans une bande de fréquence
spéci�que.

F����� 1.11 – Organisation fonctionnelle des échanges.

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