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Les traitements

de durcissement superficiels
PAR INDUCTION - A LA FLAMME

AVANTAGES

■ Possibilité de traitement local.

■ Meilleure tenue à l’usure et au matage.

■ Amélioration de la résistance à la fatigue (cisaillement, flexion, roulement, torsion).


Ce sont des traitements ther-
■ Préservation des caractéristiques mécaniques à cœur.
miques partiels et localisés visant à
durcir la surface du matériau tout ■ Utilisation de matériaux peu coûteux : aciers bas carbone et fontes principalement.
en conservant une bonne résilience ■ Parc machines polyvalent permettant de traiter de grandes dimensions (longueur
à cœur. jusqu’à 8 m entre pointes, diamètre jusqu’à 5 m) et des formes très diverses.

Ces traitements sont le plus souvent ■ Technique adaptée aux moyennes et grande séries de pièces car nécessité de
une trempe (échauffement suivi disposer de l’inducteur convenable et d’effecteur des réglages minutieux (pour l’in-
d’un refroidissement) pour obtenir duction seulement).
la transformation martensitique de ■ Limitation des déformations car réchauffage de la zone à traiter seulement.
la zone souhaitée.

Le chauffage est réalisé par induc-


tion ou à la flamme.
■ On utilisera différentes gammes de fréquences suivant la profondeur à durcir et la
taille des pièces à tremper.

HF MF BF
Fréquence KHz f> 100 KHz 50 =< f<=5 4 =< f<=1
Puissance KW 25 =< P<=200 75 =< P<=300 200 =< P<=400
Profondeur mm 0.5 à 2.5 1.5 à 10 5 à 15

CHOIX DU MATÉRIAU
1 Les aciers
■ Tous les aciers sont susceptibles ■ Les éléments d’alliage permettent
Trempe par induction d’être chauffés superficiellement d’élever la pénétration de trempe
mais un certain nombre de critères (trempabilité). Dans la mesure où il
Le chauffage par induction électro- déterminent le choix des nuances à s’agit d’un traitement superficiel la
magnétique est le moyen le plus employer. notion de trempabilité joue peu et
répandu pour obtenir un échauffe-
ment de quelques dixièmes à
quelques millimètres de profon-
deur. Son principe repose sur
l’existence de courants induits
développés au voisinage de la sur-
face d‘une pièce métallique lors-
qu’elle est placée dans le champ
d‘une bobine (ou inducteur) par-
couru par un courant alternatif.

LES INDUCTEURS
■ Ce sont avec les douches de refroi- 2 3
dissement, directement liées à la
conception de l’inducteur et à la ■ La teneur en carbone, comme dans dans de nombreux cas, les nuances
forme de la pièce, les outils de la tout traitement thermique de trempe, non alliées conviennent. Lorsqu’on
trempe superficielle. Leur conception la dureté superficielle dépend de la recherche des profondeurs plus
est le fruit de l’expérience et néces- teneur en carbone, le choix dépend importantes on utilisera des aciers fai-
site parfois pour les pièces de forme donc de la dureté recherchée. blement alliés.
complexe une mise au point difficile
■ On se limitera cependant aux ■ La profondeur de la couche durcie
par approches successives.
teneurs en carbone moyennes infé- peut donc dépendre, ou de la pro-
■ Nos ateliers de trempe superficielle rieures à 0,55 de façon à ne pas fondeur chauffée, ou de la trempabi-
sont riches de plusieurs milliers de s’exposer aux risques de tapures de lité du matériau.
modèles d’inducteurs cylindriques trempe, risque qui augmente avec la
■ Il est souvent inutile de prescrire un
couvrant une très large gamme de teneur en carbone. On remarque
acier allié pour des profondeurs très
dimensions et inducteurs spécifiques d’ailleurs qu’au delà de 0,55 la dure-
faibles (< 2mm). Il est tout aussi inuti-
à une référence de pièce particulière. té n’augmente plus sensiblement.
le de demander des profondeurs
■ Nous concevons et fabriquons nos importantes sur des nuances qui
inducteurs chaudronnés ou usinés n’ont pas la trempabilité suffisante.
dans la masse dans du cuivre
électrolytique, renforcés si nécessaire
Nota : Dans certains cas, le choix
par des concentrateurs de champ. d’une nuance alliée est déterminée par
la nécessité de garantir en sous cou-
1/2. Trempe par induction MF che ou dans d’autres parties de la
3. Trempe horizontale centerless pièce une résistance obtenue par
4. Contrôle de dureté
5. Trempe superficielle à l'huile d'un galet trempe et revenu préalable.
double bourrelet
6. Profils de trempe
7. Inducteur de forme
8. Trempe superficielle dent par dent d'un
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pignon en flan de dent
La norme NF EN 10083-1, qui
définit les aciers pouvant être
utilisés en trempe superficielle

■ L’édition 1982 de la norme NFA A


35-552 qui définit l’ensemble des
aciers de construction non alliés, et
alliés spéciaux pour le traitement
thermique, rassemble la grande
majorité des aciers utilisés en trempe
superficielle, notamment les huit
nuances d’aciers au carbone XCH 6 7
pour lesquelles ont été introduites
des garanties mini et maxi de trem-
pabilité ainsi qu’une grosseur de ■ Il existe également une norme dite ■ Les fontes à graphite sphéroïdal type
grain (voir tableau ci-après). des aciers pour trempe superficielle FGS 600-3 ou FGS 500-7 sont éga-
(NFA A 35-563) qui se rattache à la lement très souvent trempées super-
norme A 35-552 et qui en reprend ficiellement. On s’assurera seule-
19 nuances, en définissant des pro- ment que leur dureté de départ n’est
priétés particulières qui justifient l’ap- pas trop élevée (HB < 260) et que la
pellation TS (Trempe Superficielle). structure de la matrice n’est pas fer-
ritique à plus de 40 %.
Ces caractéristiques sont :
■ Les duretés Rockwell obtenues sont
l P < 0,025 %
comprises entre 45 et 55 HRC.
■ Indice de grosseur de grain austéni-
tique compris entre 5 et 8 (ce qui est
CONTRÔLE DES PIÈCES
déjà prévu dans la norme A 35-552
TREMPÉES
pour les aciers non alliés).
■ Contrôle de dureté superficielle

DURETÉ MINIMALE GARANTIE (méthode HRC le plus souvent)


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DE LA COUCHE TREMPÉE ■ Contrôle de profondeur de trempe

■ Les aciers fortement alliés tels que


(par filiation de duretés Vickers sous
Nuances HRC mini (1)
les aciers inoxydables martenstiques faible charge 1 à 10 daN sur échan-
*XC 38 H 1 - *XC 38 H 2 52
X40Cr13 (Z40C13) ou les aciers tillon prélevé sur une pièce après
*XC 42 H 1 - *XC 42 H 2 54 destruction, prévoir le nombre de
d’outillage X100Cr Mo7 (Z100CD7),
*XC 48 H 1 - *XC 48 H 2 57
X160CrMo12 (Z160CD12) peuvent pièces à détruire à cet effet)
*XC 55 H 1 - *XC 55 H 2 59 être traités superficiellement avec ■ La profondeur de trempe peut être
40 Mn6 55 certaines restrictions sur la dureté à maîtrisée avec précision à partir de
38 Cr2 53 obtenir et la forme des pièces à trai- 0.5 mm pour la trempe à induction et
42 Cr2 56 ter. Les aciers de type à roulement 3 mm pour la trempe à la flamme. La
100 Cr 6 (100C6), 100CrMo7 profondeur conventionnelle trempée
38 Cr4 53
(100CD7) sont également fréquem- correspond à la valeur obtenue à
42 Cr4 56
ment trempés superficiellement par une dureté conventionnelle (40 HRC
38 CrMo4 55 induction à condition qu’il n’y ait pas ou 80% de HRC surface) selon la
42 CrMo4 57 sur les surfaces des accidents géo- norme NF A02-203.
50 CrV4 59 métriques trop accentués.
38 B3 53
Les fontes
38 MnB5 53
38 CrB1 53 ■ Les fontes grises à matrice perlitique
et graphite lamellaire sont aptes à la
(1) Ces valeurs correspondent aux duretés trempe superficielle, leur élaboration
minimales de la couche trempée réalisables doit être de qualité : graphite fine-
par trempe après chauffage superficiel et
ment réparti, absence de carbures et
après élimination éventuelle de la couche
décarburée et avant revenu de détente. d’eutectique phosphoreux.

* Désignations provisoires n’étant plus en usage


dans la normalisation européenne 8
Les traitements de durcissement superficiels

■ Contrôle de l’absence de fissures Trempe à la flamme


par magnétoscopie ou ressuage
(norme DIN 50190 2ème partie). Le Le chauffage peut aussi être assu-
traitement de durcissement par ré par des brûleurs alimentés par
trempe après chauffage superficiel un mélange oxygène-gaz, on parle
par induction des pièces méca- alors de trempe à la flamme.
niques fait l’objet de la spécification
CETIM/SATS TS1 de juin 1988 (dis-
ponible auprès du CETIM). DIMENSIONS MAXI

■ Une presse de 100 tonnes permet Diamètre : 6 000 mm


de rectifier la flèche éventuelle des Longueur 8 000 mm
cylindres ou des glissières. Poids maxi : 17 tonnes
■ Pour les tolérances applicables à la Nombre de sites : 1 9
profondeur de traitement, c’est la
norme DIN 6773 (spécification
CETIM), 3ème partie qui sert de réfé- Qui fait quoi en traitements superficiels chez Bodycote ?
rence. Chassieu Billy - Nivelles Voreppe
(69) Berclau (62) (Belgique)

Induction ● ● ● ●
Applications
Trempe à la flamme ● ●
Toute application :
■ d’usure par frottement, par
■ Nombre d’installations "induction" : 61
matage, par roulement
■ d’amélioration de la tenue à la ■ Nombre d’installations "à la flamme" : 11 (trempe rotative ou linéaire)
fatigue par renforcement total
ou localisé aux concentrations
de contraintes.
Automobile, ferroviaire, cons-
tructions mécaniques, construc-
tions agricoles, travaux publics,
machines-outils, sidérurgie…
pour des pièces telles que :
■ Axes, leviers, fourchettes, che-
mises, pistons, arbres de
transmission, arbres de route,
cylindres, glissières, galets,
poulies, réa, poussoirs, vilebre-
quins, cames, arbres à cames,
culbuteurs, joints de transmis-
sion, rotules, outils coupants
(cisailles, lames de tondeu-
ses…), maillons de chaînes.
10

votre correspondant
TRAIT. SUPERF. 07/2002

9. Machine de trempe superficielle


par induction verticale
10. Trempe superficielle à la flamme
d'un cylindre de laminoir

25, rue des Frères Lumière


BP 143 - 69686 CHASSIEU Cedex
Téléphone : 04 72 47 61 29
Fax : 04 72 47 61 90