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Par suite, l’application Ψ est injective et son image contient toutes les suites

(xk)k≥1 qui ne sont ni identiquement nulle ni compos´ees uniquement de 1 `a


partir d’un certain rang. Par cons´equent, Ψ est bijective de ]0, 1[ sur {0, 1}N\D
o`u D est un ensemble d´enombrable. Montrons pour terminer que {0, 1}N\D
est ´equipotent `a {0, 1}N. On a, pour C ´equipotent `a N disjoint de D dans {0,
1}N (ce qui existe car {0, 1}N est non d´enombrable) {0, 1}N = {0, 1}N\D ∪ D =
{0, 1}N\(D∪C) ∪ D∪C. Or D∪C est d´enombrable infini donc ´equipotent `a N et
`a C. Par suite {0, 1}N est ´equipotent `a {0, 1}N\(D∪C) ∪ C = {0, 1}N\D, qed.
Commentaire. Cet exercice peut ˆetre un peu simplifi´e par le th´eor`eme de
Schr¨oder-- Bernstein du probl`eme 1.1 ci-dessous. N´eanmoins, ce th´eor`eme
est beaucoup plus difficile, puisqu’il traite d’une situation tr`es g´en´erale. Il
nous a sembl´e plus simple de donner une preuve de l’exercice 1.8 ind
´ependante du probl`eme 1.1. Si X,Y sont des ensembles, on dira que Card X =
Card Y si X et Y sont ´equipotents, ceci sans d´efinir chacun des termes Card X,
Card Y . On note habituellement par ℵ0 le cardinal de N: on ´ecrira que Card E =
ℵ0 si E est ´equipotent `a N. Le fait que N × N soit ´equipotent `a N peut
s’´ecrire symboliquement comme ℵ2 0 = ℵ0. Noter ´egalement que si c d´esigne
le cardinal de R, nous avons d´emontr´e que c = 2ℵ0 . On a vu aussi que 2ℵ0 =
ℵ0 + ℵ0 = ℵ0, c + ℵ0 = c. On peut ´egalement d´emontrer que c2 = c.c = (2ℵ0 ) 2
= 22ℵ0 = 2ℵ0 = c. L’identit´e x2 = x est v´erifi´ee pour tous les cardinaux infinis,
mais sa d´emonstration g´en´erale requiert l’utilisation du th´eor`eme de Zorn
et n’est pas ´el´ementaire. Les exercices 1.2-4-8 constituent une petite
introduction `a l’alg`ebre sur les cardinaux. Le lecteur plus curieux pourra
consulter le premier volume du trait´e de Bourbaki [Bou] ainsi que d’autres
sources comme par exemple http://www-gap.dcs.st-
and.ac.uk/˜history/HistTopics/Beginnings−of−set−theory.html Exercice 1.9. a.
Soit X un ensemble et A1,...,An une partition finie de X. D´ecrire la tribu
engendr´ee par A1,...,An. Quel est son nombre d’´el´ements ? b. Soit X un
ensemble et (Ak)k∈N une partition de X. D´ecrire la tribu engendr´ee par
(Ak)k∈N. Montrer qu’elle est ´equipotente `a P(N)