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Exercice 1.

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. Montrer que l’ensemble des nombres r´eels est ´equipotent `a celui
des parties de N (on pourra utiliser les d´eveloppements dyadiques).
Montrer que R est non d´enombrable. Corrig´e. D’apr`es l’exercice
1.2, cela implique que R ne peut ˆetre ´equipotent `a N. Par suite, R
ne peut ˆetre d´enombrable, sinon il serait ´equipotent `a une partie
de N, n´ecessairement infinie, et donc, d’apr`es l’exercice 1.4, serait
´equipotent `a N. L’application x → x/(1 + |x|) est bijective de R sur ]
− 1, 1[ qui est en bijection avec ]0, 1[. De plus P(N) est ´equipotent `a
{0, 1}N, qui d´esigne l’ensemble des applications de N dans {0, 1} ; en
effet, on consid`ere, pour un ensemble X Φ : P(X) −→ {0, 1}X A → 1A ,
o`u 1A : X → {0, 1} est d´efini par 1A(x) = 1 si x ∈ A, 0 si x /∈ A.
L’application Φ est une bijection : comme A = 1−1 A ({1}), 1A = 1B
implique A = B. Par ailleurs, si ϕ : X → {0, 1}, on a ϕ = 1A avec A =
ϕ−1({1}). Il nous reste donc `a d´emontrer que {0, 1}N est ´equipotent
`a ]0, 1[. Soit x ∈]0, 1[. Posons, pour k ≥ 1 entier, xk = E(2kx) −
2E(2k−1x) = pk(x), o`u E(t) d´esigne la partie enti`ere de t caract´eris
´ee par E(t) ∈ Z et E(t) ≤ t< 2E(2k−1x) + 2 ce qui implique 2E(2k−1x) ≤
E(2kx) ≤ 2kx< E(2kx)+1 − 2E(2k−1x) ≤ 2, et comme xk est un entier tel
que 0 ≤ xk < 2, on trouve que xk ∈ {0, 1}. La s´erie k≥1 xk 2k est donc
convergente. On remarque que, pour n ≥ 1 entier, 1≤k≤n xk 2k =
1≤k≤n E(2kx) − 2E(2k−1x) 2k = 1≤k≤n E(2kx) 2k − 1≤k≤n E(2k−1x) 2k−1
= 1≤k≤n E(2kx) 2k − 0≤k≤n−1 E(2kx) 2k = E(2nx) 2n − E(x)=2−nE(2nx).