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Les indicateurs de performance du secteur maritime et portuaire algérien

1) Indice de connectivité des transports maritimes réguliers (LSCI)  :

L'indice de connectivité des transports maritimes réguliers (LSCI) établi par la CNUCED offre une
mesure du niveau d’intégration des pays dans les réseaux internationaux des transports maritimes de
ligne. Cet indice permet de déterminer la position d'un port dans le réseau mondial de transport
maritime de ligne.

Les ports et terminaux mondiaux doivent suivre et mesurer leur performance, car les
indicateurs de performance portuaire permettent une planification stratégique et une prise de
décisions rationnelles ainsi que des décisions d’investissement et de financement éclairées. Le
commerce mondial, les chaînes d’approvisionnement, les processus de production et l’intégration
effective des pays dans l’économie mondiale dépendant lourdement de l’existence de systèmes
portuaires efficients et de la logistique connexe. Il importe donc de de suivre et de mesurer la
performance opérationnelle, financière, économique, environnementale et sociale des ports. La
disponibilité accrue de données grâce aux divers progrès technologiques peut être exploitée.

Cet indicateur permet par exemple à des investisseurs de connaitre la facilité avec laquelle il
pourront acheminer leur production pour sa vente sur le marché international et aussi la facilité avec
laquelle il pourront approvisionner leurs matières premières et avoir ainsi une visibilité pour
déterminer le volume de leurs stocks.

L’indice est généré à partir de 6 composants :


(a) le nombre de navires prévus par semaine dans le pays,
(b) la capacité de charge annuelle déployée, en équivalent vingt-pieds (EVP),
(c) le nombre de services des transports maritimes de ligne offerts à partir et en direction du
pays,
(d) le nombre de compagnies offrant des services des transports maritimes de ligne à partir
et en direction du pays,
(e) la taille moyenne en EVP (équivalent vingt-pieds) du plus grand porte-conteneur opérant
des services des transports maritimes de ligne réguliers à partir et en direction du pays ; et
 (f) Le nombre de pays connectés au pays en question par le biais de services des transports
maritimes de ligne offrant une liaison directe.
Voici les scores obtenus (nombre de points sur 100) par l’Algérie et deux autres pays de la
région à titre comparatif (troisième trimestre 2020). Le nombre des pays concernés par
l’étude s’élève à 188.

Algérie Maroc Egypte


Score 13,55 67,42 67,83
Rang 92 24 23

Les résultats enregistrés par notre pays montrent l’étendue des efforts à faire pour nous
hisser au niveau des performances de nos voisins en termes de connectivité de notre pays au
réseau de transport maritime mondial.

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2) L’indice de performance logistique (LCI) de la Banque Mondiale
Le LPI international utilise six dimensions clés pour comparer les performances des pays. Le
tableau de bord permet des comparaisons entre pays avec la possibilité d'afficher les
résultats sur les six indicateurs qui composent le LPI global.
La performance logistique (LPI) est la moyenne pondérée des scores des pays sur les six
dimensions clés :
1) Efficacité du processus de dédouanement (c'est-à-dire rapidité, simplicité et prévisibilité
des formalités).
2) Qualité du commerce et des infrastructures liées au transport (par exemple, ports, voies
ferrées, routes, technologies de l'information)
3) Facilité d'organiser des envois à des prix compétitifs
4) Compétence et qualité des services logistiques (par exemple, opérateurs de transport,
courtiers en douane)
5) Capacité de suivre et de retracer les envois ;
6) Rapidité des expéditions à destination et respect des délais de livraison prévus.
Le LPI ainsi que les indicateurs qui le composent sont notés sur 5 points, la valeur du LPI
résulte de la moyenne de ses composants.
Le LPI est publié tous les deux ans, la publication la plus récente date de 2018 et concerne
167 pays. Le meilleur score est attribué à l’Allemagne, le dernier à la Somalie.
Les scores des six composantes des enquêtes LPI de 2012, 2014, 2016 et 2018 ont été utilisés
pour générer une «vue d'ensemble» afin de mieux indiquer les performances logistiques des
pays.

Morocco 87 2.67 2.36 2.58 2.80 2.59 2.57 3.09


Tunisia 104 2.59 2.27 2.27 2.53 2.45 2.78 3.20
Alegria 107 2.56 2.28 2.45 2.54 2.53 2.65 2.89

Le LPI mesure les performances logistiques internes et aux frontières en incluant la qualité
et la célérité des formalités règlementaires au passage des frontières. Là aussi, les chiffres
parlent d’eux-mêmes, l’Algérie accuse un immense retard.
Signalons aussi que certaines statistiques indiquent que les coûts logistiques participent à
hauteur d’environ 30% dans le prix de revient des produits vendus en Algérie.

3) Les indicateurs de performance portuaire (2018)

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Le temps de séjours moyen des navires dans le port (tous les types de navires) en Algérie est
2,43 Jours alors que la moyenne mondiale est de 0,70 jours. En Algérie les navires séjournent
trois fois plus de temps que la moyenne mondiale.

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Le temps moyen de séjours au port des vraquiers (vrac solide)  en Algérie est 6,85 jours
alors que la moyenne mondiale l n’est que de 2,05 jours.
Ce sont tous ces paramètres de sous-performance (avec bien sur le retour à vide des navires)
qui font que le fret à destination de l’Algérie est si cher.

En dehors de la constatation, une nouvelle politique se doit d’avoir au tableau de bord ces
différents indicateurs, de mettre en place les mesures nécessaires pour leur amélioration et
leur suivi. C’est ainsi seulement que le secteur maritime et portuaire pourra se hisser au
niveau des performances mondiales pour le bénéfice de l’économie nationale toute entière.

4) Les temps et les coûts liés aux procédures du commerce transfrontalier (selon Doing
Business)
Doing Business est une publication de la Banque Mondiale qui publie depuis 2003 des données
quantitatives annuelles sur les principales contraintes réglementaires affectant petites et moyennes
entreprises nationales tout au long de leur cycle de vie. Ce le rapport annuel présente des données
pour 189 économies et donne les informations dans dix domaines liés à la création et à l’exploitation
des entreprises et notamment en ce qui concerne le commerce transfrontalier.

Les indicateurs du commerce frontalier, enregistrent le temps et coût pour la préparation des
documents et le respect des procédures à la frontière pour exporter et importer des marchandises ;
ils ne mesurent pas les coûts associés au transport à l’international (fret) ou les taxes tarifaires et non
tarifaires. Par conséquent, les décideurs souhaitant mettre en œuvre les réformes réglementaires
peuvent utiliser Doing Business comme point de départ pour identifier réformes nécessaires en
liaison avec les différents indicateurs traités.

Voici les données publiées dans le cas de l’Algérie et pour l’année 2019.

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