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Olympiades de Physique - 2005

Bouées dérivantes

Localisation

Mesures océanographiques

Angèle SORIA
Clémence CHARLIGNY
Marie MONTY-BERTONIER
Guillaume MANDART

Lycée Roosevelt - Reims


I ) Introduction
A ) Les débuts de l’océanographie
La seconde moitié du XIXéme siècle voit apparaître une science nouvelle,
l’océanographie. À la faveur de la pose des câbles télégraphiques sous -marins, on va
s’intéresser aux grands fonds qui, jusque -là, étaient réputés sans vie, la lumière n’y
pénétrant pas.

L’expédition du Challenger,
première grande campagne
océanographique mondiale,
s’est déroulée de Décembre
1872 à Mai 1876. Pour installer
des laboratoires équipés de
matériel scientifique, on a
démonté 15 des 17 canons qui
étaient à bord. Au cours de son
voyage, le navire a effectué des
prélèvement et des mesures sur
362 stations réparties
régulièrement le long du trajet
(voir schéma ci-dessous).

Extrait des carnets de bord du Challenger :

Carte de mesure des profondeurs au large des Açores

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Avant cette époque, des mesures, des
constatations et des analyses ont été
effectuées par des marins ou des
scientifiques qui « faisaient de
l’océanographie » sans le savoir !

Ce portulan, datant de 1627, du


cartographe Jean Guérard est la plus
ancienne carte connue donnant des
indications sur la nature des fonds marins.

B ) L’océanographie moderne
De nos jours, cette science a pris une importance considérable pour deux raisons : les
moyens techniques de mesure et d’analyse se sont énormément développés (capteurs,
électronique de mise en forme des signaux, traitement informatisé des données …), mais
aussi satellites dédiés (TOPEX-POSEIDON, JASON…).
La perspective d’un réchauffement climatique entraîne le besoin d’un suivi de plus en
plus précis de différent paramètres en particulier ceux qui correspondent aux couplages
océan / atmosphère.
Les satellites océanographiques permettent de mesurer les évolutions du niveau des
océans, la température de surface des mers, les grands courants marins, la hauteur des
vagues…
Mais il y a deux vastes domaines qui leur échappent : des mesures en profondeur et des
mesures très localisées. Différents types de bouées et de flotteurs sont utilisés pour ce
type de mesures.

II ) L’océanographie spatiale
A ) Satellites océanographiques

TOPEX-POSEIDON JASON

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B ) Quelques produits océanographiques fournis par les satellites

Température de surface des


océans : la température de
l'océan (loin des côtes) décroît
régulièrement de 28°C près de
l'équateur, à presque -2°C aux
hautes latitudes. Cette
distribution correspond assez
bien à la distribution du
rayonnement solaire à la
surface.
Variations du

Niveau des océans :


les variations
saisonnières de
l'océan : les valeurs
négatives (en bleu)
et positives (en
jaune-rouge)
correspondent à la
contraction et à la
dilatation des eaux
de surface, liées à
leur refroidissement
en automne et en
hiver.

Niveau de l’océan et couleur de l'eau : les zones les plus turbulentes (bosses en rouge et
creux en violet sur la carte de hauteurs résiduelles tirées de l'altimétrie, à gauche)
correspondent à des zones de forte activité biologique (en rouge sur la carte de couleur
de l'eau : quantité de chlorophylle a observée par mètre cube d'eau)

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II ) L’océanographie in situ

A ) Bouées et flotteurs

Bouées dérivantes
Le courant agit sur une ancre flottante en toile immergée (ici de forme tubulaire) et
déplace l'ensemble. Différentes mesures sont transmises à un satellite qui effectue la
localisation de l’émetteur durant la durée de la réception.

Bouées ancrées
Certaines de ces bouées pèsent jusqu'à 20 tonnes et en cas de rupture de leur ligne
d'ancrage, elles sont des dangers pour la navigation.

Flotteurs de sub-surface
Le profileur exécute des cycles
identiques préprogrammés de
descente, dérive en immersion,
descente à l’immersion maximale,
remontée, transmission des
données par ARGOS, de durée
typique 10 jours. Tous les
flotteurs de subsurface
s’équilibrent naturellement en
pleine eau par ajustement de leur
densité à la densité de l’eau de
mer à la profondeur désirée.

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B ) Mesures effectuées par des bateaux

Des sondes à têtes perdues, XBT (EXpendable BathyThermograph :


bathythermographe à tête perdue), lancées depuis des bateaux volontaires fournissent
des profils de température des 1000 premiers mètres de l'océan. XBT-ST est un produit
comprenant le matériel et le logiciel pour l'acquisition des données XBT, avec
transmission via Argos des bathymessages du bateau vers la terre.

III ) Le projet « Bouées Dérivantes » du Lycée Roosevelt

A ) Origine du projet
Un des prix d’un concours auquel ont
participé les élèves de l’Atelier de
Pratique Scientifique « Espace et
Environnement » fut une bouée
dérivante.
Un projet d’exploitation de cette bouée a
été mis au point et la découverte de
l’existence du projet
« ARGONAUTICA » piloté par le CNES
nous a poussés à demander une seconde
bouée dérivante, mais cette fois, une
bouée se déplaçant, non pas au gré des
vents et des courants de surface comme
la première bouée mais au gré des
courants de sub-surface.
Les bouées dérivantes sont équipées de différents instruments de mesures, d’une carte
d’acquisition et d’une carte d’émission Argos, le tout alimenté par des piles ( durée de
vie de quelques mois ).

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B ) Equipement des bouées

Capteur Capteur
de pression de température

Capteur
La première bouée est pré -équipée mais de pression
la deuxième bouée doit être équipée
Capteur
suivant notre projet.
L’ancre flottante sera réalisée par une de température
société créant des équipements pour Capteur
bateaux, mais les différents capteurs et de salinité
le traitement des données sont étudiés
dans le cadre de l’Atelier.

IV ) Les mesures effectuées

A ) Les capteurs

Capteur de lumière
On utilise une photodiode BPW34 dont la sensibilité spectrale s’étend de 400 à 1100 nm.
Cette photodiode est donc sensible à l’ensemble du spectre visible (de 400 à 800 nm).

Etude de la photodiode (acquisition informatisée – Interface ORPHY)


EA0
+
2.5V I
10 kΩ
0
2.5V R 1 kΩ
- RI
V
EA7
E

Ud

Ref

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Le montage de la page précédente permet de relever les caractéristiques
intensité/tension de la photodiode pour différents éclairements.
I

Courbe obtenue
dans l’obscurité

Ud

Augmentation
de l’éclairement

Montage permettant de mesurer l’éclairement

Ri
I
R
i

Ud
i
-
+ vS = -Ri

Le montage utilisé impose Ud = 0, donc le courant i circulant dans la photodiode


correspond à un point situé dur l’axe des courants (par exemple, le point jaune) et est
caractéristique d’un éclairement. La mesure de la tension de sortie vs et la connaissance
de R permet de trouver i et d’en déduire l’éclairement si la photodiode a été étalonnée.

Capteur de température

LM335
La tension de sortie varie de 10 mV/°C

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Capteur de pression
Ce capteur permet de connaître la profondeur où est prise la mesure.
Espace clos
où règne le vide

Résonateur à quartz
Bras de balance
dont la fréquence varie
suivant la pression
du fluide introduit
dans la chambre
Chambre se déformant
sous l’effet de la pression
du fluide qu’elle contient Axe de rotation
du bras de balance
Entrée du fluide
dont on veut mesurer
la pression
La mesure de la fréquence du signal de sortie permet de trouver la pression régnant à
l’endroit où se trouve le capteur et d’en déduire la profondeur à laquelle il se trouve
(voir tableau ci-dessous).

La gravité dépendant de la latitude, la conversion pression mesurée/profondeur dépend


aussi de la latitude.

B ) Mise en forme du signal issu des capteurs

Les signaux fournis par les capteurs sont souvent de faible amplitude (quelques mV par
exemple). Il est nécessaire d’amplifier ces tensions avant de les récupérer par
l’intermédiaire de la carte d’acquisition.
Schéma d’un montage amplificateur
R2i
R2
i La relation donnant la
R1i valeur de la tension de
R1
i
- sortie en fonction de la
tension d’entrée et des
éléments du montage
Ve
tension
+ VS
tension est :
d’entrée de sortie VS = -(R 2 /R 1 ) x Ve

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C ) Du capteur à la grandeur à transmettre : l’échantillonneur-bloqueur

L’échantillonneur-bloqueur assure les fonctions suivantes:


• Prélever à un instant connu avec précision un échantillon d’une tension variable
appliquée à son entrée
• Mémoriser cet échantillon
• Délivrer en sortie une tension égale à celle de l’échantillon mémorisé.

Les éléments de base de l’échantillonneur-bloqueur sont :


• Un interrupteur et son circuit de commande
• Un condensateur de mémorisation,
• Deux étages tampons (montage suiveur réalisé avec un amplificateur
opérationnel), l’un à l’entrée, l’autre en sortie.

La commande de l’interrupteur s’opère par un signal logique :


- à l’état haut, de durée ts (sampling time), ce signal provoque la fermeture de
l’interrupteur ; c’est la phase d’échantillonnage pendant laquelle la tension d’entrée est
reliée à travers l’étage tampon d’entrée au condensateur qui tend à se charger à la
même valeur
- à l’état bas, de durée th (holding time), le signal logique entraîne l’ouverture de
l’interrupteur, c’est la phase de blocage; pendant cette phase le condensateur chargé
mémorise la tension acquise pendant la phase précédente et par l’étage tampon de
sortie, présente cette tension à l’entrée du convertisseur analogique numérique.
Commande de l’interrupteur
ts

th
t

Interrupteur
commandé

- -
+ + vS
vE
Tension C Tension
d’entrée de sortie

Étage tampon Condensateur Étage tampon


d’entrée de mémorisation de sortie

Page suivante, les graphiques explicatifs montrant le principe de fonctionnement de


l’échantillonneur-bloqueur et le résultat obtenu en sortie du montage.

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Tension image de la température

t (s)

Tension en sortie de l’échantillonneur-bloqueur

t (s)

Tension transmise au satellite = tension reçue au sol

t (s)

Le résultat semble éloigné de la courbe de départ mais si on compare le résultat obtenu


avec la courbe d’origine, on constate que l’allure de celle-ci est conservée. Si les
variations de la grandeur mesurée sont rapides, il faut prendre des échantillons
souvent : la fréquence d’échantillonnage dépend du rythme des variations de la
grandeur mesurée.

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En comparant les
résultats transmis au sol
aux tensions images de
la température, on
constate que les
variations de courte
durée ne sont pas
« vues » mais que
l’allure générale des
variations des
températures au cours
du temps est conservée.
De plus, étant donnée
l’inertie thermique
d’une masse d’eau, les
variations de sa
température sont lentes,
donc il n’est pas
nécessaire de relever des
valeurs de température
à des intervalles trop
rapprochés.

Alors pourquoi, avoir des relevés toutes les 90 secondes ?


La bouée n’est vue par un satellite que pendant 10 à 15 minutes au cours d’une
révolution, de plus elle peut être vue par différents satellites à des moments différents de
la journée donc pour être sûr que des données soient relevées, il a été jugé préférable de
multiplier les instants d’émission.

D ) Transmission et réception du signal

Les valeurs de tensions à transmettre sont converties en nombre binaires et les résultats
obtenus permettent de coder une « porteuse ». Une porteuse est une onde
électromagnétique qui est émise par la balise et reçue par l’antenne du satellite.

Conversion analogique / numérique du signal


Chaque valeur de tension à transmettre est convertie en valeur numérique , ce qui veut
dire convertir un nombre exprimé en base 10 en un nombre exprimé en base 2 : par
exemple 5(10) = 101(2) .

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Codage de la porteuse
Premier graphique : la porteuse
sinusoïdale.
En correspondance avec ce
graphique, le nombre binaire
que l’on désire transmettre :
209(10) = 11010001(2). Le nombre
binaire est formé de 8 chiffre s,
on dit qu’il est codé sur 8 bits
(binary digits).
Deuxième graphique : une
tension image du nombre à
transmettre en fonction du
temps, c’est-à-dire que des tops
d’horloge (représentés en bleu)
permettent de déterminer la
valeur de chaque bit pendant
un intervalle donné, ce qui
permettra de transmettre le
nombre binaire chiffre après
chiffre au cours du temps.
Troisième graphique : à partir
de la tension-image du nombre,
on crée une tension en créneaux
suivant le principe suivant :
quand un chiffre est égal à 1, la
tension est égale à 1V, quand un
chiffre est égal à 0, la tension est
égale à –1 V.
Quatrième graphique : on a
effectué le produit « Porteuse »
multipliée par « Tension en
créneaux -1V/1V ».

Ce dernier graphique représente une partie du signal émis par la bouée et reçu par le
satellite (le signal transmis par la bouée contient de nombreuses informations : le
numéro de la bouée, les grandeurs mesurées…), puis une partie du signal émis par le
satellite et reçu par une station de réception au sol (le signal transmis par le satellite
contient de nombreuses informations : l’heure de la réception du signal provenant de la
bouée, le numéro de la bouée, sa localisation, les grandeurs mesurées…).

Décodage de la porteuse

La station au sol repère les


changements de phase du signal
ou les non-changements à
chaque top d’horloge et
reconstitue le nombre binaire.

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Exemple :
A t = 40 ns, il n’y a pas de changement de phase, donc le chiffre correspondant à
l’intervalle [40 ; 80] est le même que celui correspondant à l’intervalle [0 ; 40].
A t = 80 ns, il y a un changement de phase, donc le chiffre correspondant à l’intervalle
[40 ; 80] n’est pas le même que celui correspondant à l’intervalle [40 ; 80].
Un protocole défini au préalable permet au système de décodage de déterminer la valeur
du premier chiffre et à partir de cela de retrouver le nombre binaire transmis,
11010001, puis de le reconvertir en nombre décimal, 209, ce qui peut par exemple
correspondre à une température de 2,09°C.

V ) La localisation des bouées

Toutes ces mesures ne seraient pas d’une grande utilité si on ne savait pas où se trouvait
la bouée au moment de la réception des données par le satellite.

A ) Satellites de localisation

Les seuls satellites dédiés uniquement à la localisation sont les satellites du système
COSPAS-SARSAT (système de détection des signaux de détresse développé dès 1979
par les USA, l’URSS, la France et le Canada – maintenant 36 pays et organisations sont
membres de ce programme).
Les autres satellites de localisation relèvent du système de localisation ARGOS, réalisent
diverses missions (météorologie par exemple) et hébergent à leur bord le récepteur
ARGOS permettant d’effectuer des opérations de localisation.

Zone « vue » par


un satellite lors
Satellite de la NOAA (USA) d’un passage.

B ) Principe de la localisation

L’élément à localiser est équipé d’un émetteur dont la fréquence est connue. Localiser
cet émetteur consiste à détecter le signal émis par l’élément à localiser, à mesurer la
fréquence de ce signal et à comparer cette fréquence à la fréquence caractéristique de
cet émetteur. Cette fréquence est différente de la fréquence propre d’émission de
l’émetteur si l’émetteur et le récepteur sont en déplacement l’un par rapport à l’autre :
c’est la manifestation de l’effet Doppler.
La courbe représentant la fréquence calculée par le satellite récepteur en fonction du
temps (par exemple, les bouées équipées d’émetteur ARGOS émettent toutes les 90
secondes) coupe l’axe des temps quand la fréquence calculée par l’émetteur est identique
à la fréquence propre de l’émetteur.

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Point TCA : Time of Closest Approach
La fréquence du signal reçu est égale
à la fréquence du signal émis par la balise.

La fréquence La fréquence
du signal reçu du signal reçu
est supérieure à est inférieure à
la fréquence du la fréquence du
Fréquence signal émis par signal émis par
du signal reçu la balise. la balise.
par le satellite
Temps

Trajectoire
du satellite
Le satellite
Le satellite s’éloigne
se rapproche de l’émetteur
de l’émetteur
Bouée munie d’une balise
émettant un signal à intervalles réguliers
(toutes les 90 secondes pour ce type de balise)

A ce moment là, l’émetteur est situé sur une perpendiculaire à la trace du satellite,
cependant, la distance entre cette trace et la position de l’émetteur n’est pas déterminée.
Cette distance sera déterminée par l’analyse de la forme de la courbe fréquence
reçue/temps : plus l’émetteur sera éloigné de la trace au sol de l’orbite du satellite, plus
la « pente » de la partie de la courbe correspondant au passage « fréquence supérieure à
la fréquence propre de l’émetteur– fréquence inférieure à la fréquence propre de
l’émetteur » sera faible.

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VI ) Les études menées sur le site de largage des bouées

A ) Largage en Mer du Nord

Norvège

Suède
Écosse La Mer du Nord

Danemark

Allemagne

Angleterre Pays-Bas

Belgique

France

B ) Etude de diverses données en Mer du Nord

Intensité et direction des courants moyens en Mer du Nord


au milieu de la nuit (à 1h) et en fin d’après-midi (18h) le 14 Mai 2004

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Intensité et direction des vents en Mer du Nord
au milieu de la nuit (à 0h) et en fin d’après-midi (18h) le 14 Mai 2004

VII ) Les données apportées par les bouées dérivantes ou ancrées et les
flotteurs

A ) Les trajectoires des bouées = images des courants de surface et des vents

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B ) Une vision des profondeurs

Profils de tempéra ture et de salinité le long des côtes du Brésil


(en allant du Sud vers le Nord)

Découvrir que les océans sont formés de couches empilées les unes sur les autres est pour
le moins surprenant. Et en plus, il paraît que toutes ces masses d’eau sont en perpétuel
déplacement dans à peu près dans toutes les directions et dans tous les sens !

Il faut noter que les bouées ne suffisent pas à obtenir ce genre de


profil : des rosettes de bo uteilles larguées par des navires
océanographiques viennent compléter les mesures acquises par les
bouées et flotteurs.

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