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L’AERODYNAMISME D'UNE

BALLE D’UN PISTOLET :

REALISE PAR : SOUS LA SUPERVISION:


SADAK Imane Mr. GHAZI
KHIBBI Mounia
KHOUZZOU Kawtar
ZIYANI Kawtar
TABLE DES MATIERES

2
INTRODUCTION :

L’aérodynamique a pour but d’étudier les interactions entre un corps solide et un


gaz, généralement l'air, lorsqu’il existe un mouvement relatif entre ces deux
éléments. De plus l'aérodynamique fait partie de la dynamique des fluides qui porte
sur la compréhension et l'analyse des écoulements d'air, ainsi que sur leurs effets
sur des éléments solides qu’ils environnent. Ces effets peuvent naturellement être
provoqués par un corps immobile soumis à un flux d’air animé d’une vitesse ou
par un corps se déplaçant dans l’atmosphère ou encore par la combinaison des
deux.
Dans notre projet on s'intéressera à l'étude d'un projectile, et plus précisément
l'étude d'une balle d'un pistolet en étant un axe de ce qu'on appelle la balistique. En
effet, le terme balistique est utilisé pour décrire l'ensemble des phénomènes mis en
jeu depuis la mise à feu de la charge de poudre jusqu'à la fin de l'interaction du
projectile avec la cible. D’ailleurs, on peut distinguer entre trois types de
balistiques :
• Balistique intérieure :
Étude des phénomènes se déroulant à l'intérieur de la douille et du canon de l'arme
depuis la mise à feu de la charge de poudre jusqu'au moment où le projectile quitte
le canon
• Balistique extérieure :
Étude du comportement et de la trajectoire du projectile lorsque celui-ci quitte le
canon jusqu'à son point d'impact.
• Balistique terminale :
Étude du comportement du projectile lorsqu'il atteint la cible ainsi que les réactions
physiologiques et biologiques qu'il provoque dans tout corps vivant.

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HISTORIQUE :
• De 1450 jusque vers 1500 :

Une cartouche métallique comportant poudre et balle, sur l’idée des boites à feu « culasses
mobiles » de canon de type veuglaire, pour couleuvrine à main et Arquebuse à chargement par la
culasse fut inventée. Elle n’eut pas un franc succès, car coûteuse, délicate à fabriquer et
présentant sans doute des fuites de gaz au niveau de la culasse, donc des risques de brûlure. Mais
néanmoins l’idée de la cartouche à chargement par la culasse, qui plus est métallique, était née.

• De 1500 jusque vers 1820 :

Apparition d’une forme très réduite de l’arquebuse à rouet. Bien que l’on puisse trouver des
armes portatives à canon très court dès 1380, qui sont mises à feu par des boutefeux à mèche ou
des ringards, et souvent fixé sur des hampes en bois, on ne peut les considérer comme pistolets
car trop longues, mais plutôt comme ancêtre de l’arquebuse.

• À partir de 1820 environ :

Les recherches de Vauquelin et Berthollet visant au remplacement du salpêtre des poudres par
une autre substance aboutiront à la découverte de substances hautement explosives, comme le
fulminate d'argent, ou le fulminate de mercure, qui vont permettre d'éliminer les points faibles de
la platine à silex.

• Vers 1830 :

Invention de la cartouche. Les inventeurs recherchèrent donc le moyen de rendre le chargement


plus aisé en réalisant une munition compacte sous la forme d'une cartouche papier et carton
d’abord, toujours introduite par la bouche du canon ou du barillet. Puis l’utilisation de la culasse
permit l’introduction de la cartouche par celle-ci, et non plus par le canon. La percussion se
réalisait par une aiguille venant percuter la capsule au centre de la cartouche.

• Vers 1860 :

À partir du début des années 1860, plusieurs armuriers et inventeurs se penchèrent sur la
réalisation d'une cartouche à percussion centrale. Avec la cartouche à percussion centrale, les
armes à répétitions comme le revolver purent atteindre rapidement un très haut niveau technique.
Le modèle règlementaire français Chamelot - Delvigne de 1874, en calibre 11,4 mm, représente
le début de cette ascension.

• Avènement de la poudre sans fumée 1880-1890 :

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Si les années 1870 virent la consécration des munitions à percussion centrale, l'événement des
années 1880-90 fut l'apparition de la nouvelle poudre sans fumée. Trois fois plus puissante que
l'ancienne poudre (poudre noire), sa combustion complète évitait d'avoir à respirer la fumée de
tir, tout en limitant les lourds inconvénients de l'encrassement rapide de la chambre et du canon.

PROBLEMATIQUES :
Malgré son côté mortel, l’étude des cartouches des pistons ainsi que les armes à
feu sont en constante évolution. Depuis quelques siècles, les armes à feu sont
devenues les armes prépondérantes de l'humanité. Utilisées pour la chasse,
certains sports, le crime et la guerre, elles ont été sources de nouveaux types de
blessures et séquelles, et de profondes mutations dans les doctrines militaires.

La popularité des armes à feu revient aux besoins de se sentir puissant et en


sécurité en parallèle d’où le besoin de développer les séquences de tir, son
efficacité et sa rapidité accompagné également par des obstacles qui se font
dépassés par des solutions ingénieuses.

Dans cette étude nous allons nous confronter aux obstacles de résistance d’air qui
causent des problèmes d’exactitude, stabilité et distance parcourue qui sont les
conséquences des forces de portance, dérivée et trainée.

Puisque la force de trainée présente le plus grand obstacle pour le lancement de


balle, elle sera traitée comme le noyau de notre étude.

OBJECTIF :
Dans le dessein de permettre au cartouche de se déplacer avec la moindre
interférence extérieure applique par l’air, surtout pour les vitesses supérieures,
une étude théorique accompagne par des simulations a été effectué dans le
dessein d’enlever l’ambiguïté sur deux axes principaux :

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✓ L’influence des différentes forces sur le déplacement ainsi que
l’efficacité d’une cartouche.

✓ La relation entre la forme de la cartouche et son aérodynamisme

Prérequis sur les actions aérodynamiques


externes appliquées par l’air sur une balle :

L’étude de la trajectoire d’un projectile (balle) lancé dans l’air consiste


principalement à la détermination de trois composants essentiels :
• Le poids
• La force de portance
• La force de trainée

La coque doit être aérodynamique. Lorsque la balle est en l'air, elle subit deux
forces en plus de son propre poids : une force de traînée et une force de portance.
La force de traînée s'oppose au mouvement, et la force de portance agit dans une
direction perpendiculaire. La poussée d'Archimède due à l'air est négligeable, car
la masse volumique de l'air est très petite devant celle de la balle. Pour que la balle
aille le plus loin possible, il faut réduire la force de traînée et augmenter la force de
portance.

6
ETUDE THEORIQUE :
Force de portance :

Figure 2 : Les forces exercées sur une aile d'avion : force de portance et force de
traînée

La portance aérodynamique est la composante de la force subie par un corps en


mouvement dans un fluide qui s'exerce perpendiculairement à la direction du
mouvement .
La force de portance est fonction d'un nombre important de facteurs. La relation
entre ces variables constituant la force de portance peut être résumée selon la
formule suivante :
1
𝐹𝑝 = 𝐶𝑝 𝐴𝜌𝑣 2
2
𝑭𝒑 ∶ La force de portance
𝑪𝒑 ∶ Coefficient de portance (un indice caractérisant la possibilité d'un corps à
produire une force de portance)
A : Surface du corps sur laquelle la pression s'exerce
𝝆 : Densité du fluide
𝒗 : Vitesse relative du fluide

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- L'angle d'attaque :
Si un corps ou un projectile n'a pas la forme d'une aile d'avion, la différence de
vitesse du fluide peut être obtenue en inclinant le corps par rapport à la direction de
l'écoulement du fluide. L'angle formé par le plan du corps et la direction de
l'écoulement du fluide est appelé l'angle d'attaque

Figure 3: Representation de l'angle d'attaque

➢ Si on prend l'exemple, d'un disque, sans angle d'attaque, la vitesse du fluide et


donc la pression sont les mêmes de part et d'autre du disque ; la seule force
aérodynamique est donc la force de traînée, aucune force de portance n'est créée
(Fig. a).

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➢ Quand l'angle d'attaque augmente, la différence de vitesse et de pression sur les
faces opposées du disque augmentent également, et une force de portance est
produite (Fig. 3b).

➢ La force de portance augmentera d'un petit angle jusqu'à un angle maximal


critique. Au-delà de cette valeur critique, à cause des conditions turbulentes du
fluide, la force de portance diminuera subitement et la force de traînée
augmentera considérablement (Fig. c). Cette valeur critique d'angle maximal est
de l'ordre de 30° pour le disque.

- Le coefficient de portance :
Le coefficient de portance, , est l'indice caractérisant la possibilité d'un corps à
créer une force de portance dans un fluide. Le est modifié en fonction des
changements d'angle d'attaque. Le d'un corps dépend de ses caractéristiques
corporelles et de l'angle d'attaque du corps.

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Force de trainée :
Le terme résistance est souvent utilisé pour désigner ce type de force qui est
physiquement connu en tant que force de traînée. Dans l'air, on parlera de force de
traînée aérodynamique. Plusieurs variables déterminent l'amplitude de la force de
traînée agissant sur un corps

• La vitesse relative d'un fluide par rapport à un corps en déplacement :

Les caractéristiques de l'écoulement du fluide sont les mêmes que l'on considère le
corps se déplaçant dans un fluide ou un fluide s'écoulant ou passant un corps. Ce
qui est important, c'est le mouvement relatif entre le corps et le fluide. Par
exemple, si une balle se déplace avec une vitesse horizontale de 30 m.s-1 à travers
un air immobile, calme, les forces agissant sur la balle sont les mêmes que si la
balle est immobile et qu'un vent de face souffle à 30 m.s-1 (d'où l'utilisation de
soufflerie dans le cadre d'expérimentation sur l'écoulement des fluides). La figure 1
illustre la vitesse relative des particules d'air par rapport à une balle alors que celle-
ci se déplace.

Figure 4 : La vitesse résultante des particules d'air par rapport à une balle en déplacement
avec un vent latéral (Vue de dessus).

A noter que la vitesse relative des particules d'air par rapport à la balle est de même
norme que la vitesse de la balle par rapport à l'air, mais de direction opposée.
Quand les particules d'air bougent d'elles-mêmes, comme par jour de vent, le

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mouvement de l'air par rapport au projectile qui résulte du mouvement du
projectile doit être combiné avec le mouvement des particules de l'air par rapport
au projectile qui est dû au vent pour trouver la vitesse résultante de l'air par rapport
au projectile.
Par exemple, si une balle se déplace avec un vent de face (vent soufflant en
direction opposée à la direction du mouvement de la balle), la vitesse relative de
l'air correspond à la somme de la vitesse du vent ajoutée à la vitesse de l'air par
rapport à la balle qui est due au mouvement de la balle (Fig. 2a). Si la balle est
lancée vers l'avant à une vitesse de 20 m.s-1 avec un vent de face de 5 m.s-1, la
vitesse résultante de l'air par rapport à la balle est de 25 m.s-1. Par ailleurs, si la
même balle est lancée avec un vent arrière (vent soufflant dans la même direction
que le mouvement de la balle), la vitesse du vent sera soustraite à la vitesse de l'air
passant la balle qui est due à son mouvement (Fig. 2b), et la vitesse relative de l'air
passant la balle sera de 15 m.s-1.

Figure 5 : La vitesse relative des particules d'air par rapport à une balle en déplacement
avec un vent de face (a) et un vent arrière (b) (Vue de dessus)

Les exemples précédents montrent comment la direction et la vitesse d'un fluide


par rapport à un corps en mouvement sont déterminées par la vitesse du corps et
par le mouvement du fluide environnant. Peu importe la direction du déplacement
du corps, l'écoulement relatif qui est provoqué par ce mouvement est opposé à
celui-ci. Cet écoulement du fluide provoque une force opposée au mouvement du
corps. Cette force est appelée la traînée. C'est la nature de l'écoulement du fluide

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autour du corps qui détermine l'amplitude de la force de traînée s'exerçant sur le
corps.
Deux types de forces de traînée se produisent à la fois dans des activités sportives
se déroulant dans l'air et dans l'eau : la traînée de surface et la traînée de forme.
Elles sont directement opposées à la direction de déplacement du corps. Elles
interviennent dans la détermination de la traînée totale, mais pas de façon
équivalente. Toutes les deux dépendant de la taille, de la forme et de la position du
corps, de la vitesse relative du fluide le passant et de la densité du fluide (l'air est
moins dense que l'eau).

• Trainée de surface :

La traînée de surface est la traînée causée par le fluide qui tend à se frotter le long
de la surface du corps. La fine couche de fluide en contact immédiat avec la
surface du solide ou du corps ne glisse pas, elle s'y attache à cause du frottement et
est transportée par le corps en mouvement. Cette couche, à son tour, tend à
entraîner la couche extérieure adjacente du fluide, qui alors entraîne la couche
extérieure suivante, et ainsi de suite. Couche après couche, les différences de
vitesse et de force de friction s'amoindrissent progressivement jusqu'à des couches
extérieures non déviées. La région de mouvement relatif entre les couches de fluide
est appelée la couche limite. Le frottement varie d'un fluide à un autre et est
fonction de la viscosité du fluide. L'air à une faible viscosité, provoquant ainsi une
traînée de surface négligeable. La traînée de surface augmentera avec la vitesse
d'écoulement du fluide, la surface orientée parallèlement à l'écoulement (une plus
grande surface entraînera plus de molécules) et avec la rugosité de la surface.

• La traînée de forme :

Dans les activités sportives, c'est la principale cause de traînée. Elle dépend de la
forme du corps et de sa position dans le fluide, c'est à dire de sa surface du maître
couple (surface projetée sur un plan perpendiculaire au courant). La forme du corps
causera une traînée de forme plus ou moins grande selon la surface du maître
couple du corps (Fig. 6). A vitesse équivalente, un corps ou un objet de petite
surface (Fig. 6a) rencontrera une force de traînée plus faible qu'un corps ou un
objet de grande surface (Fig. 6b).

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Cette traînée est également connue sous les termes de traînée de pression. En avant
de la surface du corps, la pression du fluide devient plus grande qu'en arrière de ce
corps (Fig. 6a). Cette zone de basse pression est constamment formée par tout
corps se déplaçant dans un fluide, le rendant turbulent. La différence de pression
entre les surfaces avant et arrière du corps crée un effet de succion agissant contre
le mouvement du corps.

Figure 6 : Influence de la surface du maître couple sur la force de traînée

• Les effets du profilage (forme aérodynamique ou hydrodynamique) sur


la force de traînée :

La forme du corps détermine la façon dont il va pénétrer dans le fluide :

Figure 7 : Influence du profil du corps sur la traînée de forme

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Les corps qui sont profilés en déplacement dans un fluide minimisent les
écoulements turbulents et permettent le maintien d'un écoulement laminaire. La
force de traînée sera réduite sur un objet profilé (Fig. 7b) comparée à un objet non
profilé (Fig. 7a). Derrière la sphère, se trouve une importante zone de basse
pression constituée d'écoulement turbulent.
Cependant, même si un corps profilé se trouve dans un fluide, l'écoulement de ce
fluide restera laminaire (Fig. 8a) ou deviendra turbulent (Fig. 8b) en fonction de la
position et de l'orientation du corps dans le fluide. La seule forme d'un corps ne
permet de réduire la force de traînée que si ce corps est orienté correctement par
rapport à l'écoulement du fluide, c'est à dire s'il ne rend pas l'écoulement du fluide
turbulent.

Figure 8 : Influence de la position du corps par rapport à l'écoulement du fluide sur la


traînée de forme.

La traînée de forme va être très élevée dans le cas d'une surface perpendiculaire à
la direction du courant. Cette traînée est alors essentiellement due à la forte
diminution de la pression dans la zone située en arrière du corps, l'écoulement
devenant ainsi turbulent.

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• Influence relative des facteurs constituant la force de traînée :

La force de traînée est fonction d'un nombre important de facteurs. La relation


entre les variables constituant la force de traînée peut être résumée selon la formule
suivante :
1
𝐹𝑇 = 𝐶𝑥 𝑆𝜌𝑉 2
2

𝑭𝑻 ∶ Force de traînée.
𝑪𝒙 ∶ Coefficient de traînée (un indice de "profilage" du corps, c'est à dire son profil
aérodynamique ou hydrodynamique)
𝑺 ∶ Surface du maître couple du corps
𝝆 : La densité du fluide
V : Vitesse relative du fluide

- Le coefficient de traînée Cx :

Le coefficient de traînée, 𝐶𝑥 , est un indice de profilage d'un corps. Il est déterminé


en soufflerie et est modifié suite à tout changement d'orientation d'un même corps
par rapport au fluide. Le 𝐶𝑥 peut varier avec la morphologie du corps, les
mouvements des segments et la vitesse du corps.
En effet, à faible vitesse, l'écoulement des molécules du fluide est laminaire,
tandis qu'à haute vitesse il devient turbulent.
La valeur du maître-couple S ; surface frontale maximale du véhicule, peut être
obtenue par calcul sur plan ou estimée par exemple, par la formule dite de Paul
Frère :
𝑆 = 𝑘. ℎ. 𝑙
h : La hauteur.
l : La largeur.
k : Coefficient de remplissage égal à environ 0,853.

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La traînée est un objet d'étude de la mécanique des fluides, qui ne considère plus le
mouvement du mobile dans le fluide, mais qui suppose le mobile fixe et s'intéresse
alors à l'écoulement du fluide autour de celui-ci. Cet écoulement est souvent
complexe, et est caractérisé par un nombre sans dimension, appelé nombre de
Reynolds et noté 𝑅𝑒 :
𝑣𝐿𝜌
𝑅𝑒 =
𝜂
On sait alors par l'expérience que :
➢ Lorsque 𝑹𝒆 <<1 (il s'agit d'un écoulement de Stokes), la traînée est propor-
tionnelle à la vitesse du mobile : le frottement que subit le projectile est dit
linéaire.
➢ Lorsque 30<𝑹𝒆 <800 (l'écoulement est laminaire), la traînée est approxi-
mativement proportionnelle à la vitesse du mobile à la puissance 1,4.
➢ Lorsque 𝑹𝒆 >2000 (l'écoulement est turbulent), la traînée est proportion-
nelle au carré de la vitesse du mobile : le frottement que subit le projectile
est dit quadratique.

• L’évolution de la mesure de Cx pour un cylindre en fonction du nombre


de Reynolds de l’écoulement :

On constate que pour des écoulements à petites vitesses, le Cx prend ses valeurs
maximales. Il suit ensuite une loi en puissance, puis de Re=10e 2 à Re=10e 5, les
valeurs sont relativement stables jusqu’à atteindre la valeur critique de chute de
Cx. Cela montre que la vitesse de l’écoulement est une donnée essentielle qui se
traduit par des comportements différents selon les régimes considérés.

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• Mesure du coefficient de traînée de différents obstacles dans un écoule-
ment turbulent :

L'écoulement est caractérisé par des variations spatio-temporelles importantes et


aléatoire de la vitesse du fluide. La force de frottement
s'exerçant sur la bille s'écrit :
1
𝑓⃗ = − r CxS v2 𝑢
⃗⃗
2
(𝒖
⃗⃗ : vecteur unitaire colinéaire à la vitesse et de même sens)

Cx : le coefficient de traînée de l'obstacle dans le fluide : Cx =


0,43 pour un obstacle sphérique.
S : surface frontale vue par le fluide : pour la bille étudiée : S= pr2.
Le coefficient de traînée Cx dépend uniquement du profil aérodynamique de
l'obstacle plongé dans l'écoulement et caractérise ainsi l'importance de la force de
frottement qui s'exerce sur celui-ci.

Le dispositif expérimental présenté ci-dessous permet une mesure directe de ce


coefficient de traînée : un objet de forme donnée est placé dans un écoulement d'air
uniforme (de vitesse v= 7,0 m/s) crée par une soufflerie de laboratoire. La force de
traînée F est alors directement compensée par l'action d'un ressort de torsion,
déformé par l'expérimentateur d'un angle q par rapport à la situation sans
écoulement

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Un étalonnage préalable de l'appareil permet de préciser la relation expérimentale
entre F et q.
F=   avec = 1,0 10-3 N ;  exprimé en degrés.
On procède ainsi à la mesure de l'angle q dont il faut déformer le ressort pour
compenser la force de traînée exercée sur des profils variés, ayant tous la même
surface frontale S= 1,2 10-3 m2 et une symétrie de révolution.

➢ On souhaite déterminer le coefficient de traînée pour chaque profil.

1. Régime d'écoulement de l'air autour de l'obstacle.

La première étape consiste à caractériser l'écoulement pour connaître l'expression


de la force de traînée.
L’air est assimilé à un gaz parfait à la température ambiante T0 = 300 K sous la
pression atmosphérique P0 = 1,0×105 Pa. On donne la masse molaire de l'air
M= 29 10-3 kg /mol et la constante des gaz parfaits R= 8,31 J.K-1.mol-1.
On considère une masse m d'air contenue dans le volume V.

- Montrer que la masse volumique de l'air  s'écrit  = MP0/(RT0) :


Quantité de matière (mol) d'air :
𝒎
𝒏=
𝑴
-3
Définition de la masse volumique (kg m ) = masse (kg) / volume (m3)
= m/V.
Equation des gaz parfaits :

18
P0 V = nRT0.
 P0 V = mRT0/M ; m/V = MP0/(RT0)

- Calculer numériquement  
 = MP0/(RT0) = 29 10-3 * 105 / (8,31*300)
  =1,2 kg m-3

- Calculer le diamètre d des obstacles :


S= d2/4 ; d =2 [S/]½
d = 2 [1,2 10-3/3,14]½ = 3,9 10-2 m.

- Calculer le nombre de Reynolds correspondant :


On donne la viscosité de l'air = 1,8 10-5 Pa s.
Re = v d /.
Re = 1,2*7*3,9 10-2 /1,8 10-5
 Re =1,8 104

- En déduire l'expression de la force de traînée qui s'exerce sur les obstacles


de la part de l'air en écoulement :
La valeur du nombre de Reynolds indique que l'écoulement de l'air autour de
l'obstacle est "turbulent".
D'où l'expression de la valeur de la force de traînée :
𝟏
𝑭 = 𝝆 𝑪𝒙 𝑺 𝑽𝟐
𝟐

2. Classement des obstacles suivant leur coefficient de traînée.

- Exprimer le coefficient Cx en fonction de b, , , S et v :


1
𝐹= 𝜌 𝐶𝑥 𝑆 𝑉 2 = 𝛽𝜃
2

19
𝟐𝛃𝛉
 𝐂𝐱 =
𝛒 𝐒 𝐕𝟐

- Calculer numériquement Cx pour les obstacles proposés :


2𝛽𝜃 2×10−3 𝜃
𝐶𝑥 = =
𝜌 𝑆 𝑉2 1,2∗1,2 10−3 ∗49

 Cx = 2,83 10-2 .

 (°C) 17 19 20 38

Cx 0,48 0,54 0,57 1,1

➢ D’après les valeurs de Cx obtenu, on conclut que le profil en forme de


goutte d’eau est le plus aérodynamique.

- Calcule du Frottement aérodynamique pour différentes vitesse :

On prend l’exemple du profil en forme de goutte d’eau et donc Cx = 0,48 et on


prend comme exemple la surface 𝑆 = 76.97 𝑚𝑚2 .

20
FROTTEMENT AÉRODYNAMIQUE (EN N)
VITESSE EN (M/S) 250 300 400 500

F (N) 1,154 1,662 2,955 4,618

➢ On peut conclure que les frottements augmentent en fonction de vitesse

- Le rapport des forces de Portance/Traînée :

Lorsqu'un corps se déplace dans un fluide, il doit essayer de maximiser la force de


portance et de minimiser la force de traînée. Un corps aura toujours une force de
traînée qui agira sur lui mais pas forcément une force de portance. Pour chaque
corps, il faut déterminer expérimentalement le rapport des forces de
portance/traînée pour différents angles d'attaque. La valeur de ce rapport est la plus
grande pour la valeur de l'angle d'attaque où la force de portance est la plus
importante sans qu'il y ait une augmentation trop importante de la force de traînée.
L'angle d'attaque d'un corps changeant constamment au cours d'un mouvement, ce
rapport des forces de portance/traînée est également modifié.

21
Simulation : visualisation de la relation entre la
géométrie du projectile et la force de trainée

Objectifs de simulation :

✓ Déterminer les forces qui influencent sur le projectile :


➢ La force de trainée et le coefficient Cx
➢ La force de portance

✓ Visualiser le champ de vitesse

✓ Améliorer le coefficient de la force de trainée Cx

22
- Détermination des forces qui influencent sur le projectile :
1) Modéliser une simple Balle sur SolidWorks :

2) Sur la fenêtre de flow simulation on crée notre projet :

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3) Choisir le système international des unités (SI) et mettre la vitesse en
m/s :

4) Choisir le type d’analyse externe et l’axe X (axe du mouvement) :

24
5) Choisir le fluide, pour notre étude c’est Lair :

6) Entrer les conditions initiales du fluide : Une vitesse initiale de -350 m/s
qui est l’opposé de vitesse de la balle suivant l’axe X.

25
7) Projeter la pièce sur un plan :

8) Calculer l’air à partir du diamètre et insérer les forces et la vitesse :

26
9) On définit le coefficient Cx de la force de trainée par son expression :

Domaine de calcul

10) Et pour démarrer le calcule on clique sur :

11) Les résultats de la première simulation :

27
Sur la colonne des valeurs moyennes on trouve nos résultats
La valeur négative de Cx est due au fait que dans l’équation de Cx on a utilisé la
force de trainée qui freine la balle celui-ci allant vers X+ donc c’est normal que la
force de trainée soit orientée vers le X- d’où le signe -.

28
Visualisation du champ de vitesse :

Commentaire :

Les particules d’air commencent à diminuer de vitesse jusqu’à l’avant de la balle,


et augmente au niveau des surfaces latéraux de la balle.
On observe aussi que la vitesse augmente à l’arrière de la balle et puisque la force
de trainée et proportionnel à la vitesse on peut conclure que la force de trainée est
plus importante à l’arrière de la balle du pistolet.

Amélioration du coefficient de la force de trainée Cx


On refait les mêmes étapes précédentes sauf que cette fois-ci la géométrie de la
pièce va changer, on va choisi un autre le profil de la balle afin de minimiser le plus
possible l’interaction de l’air avec la surface de la balle toute en gardant la même
surface projetée sur Le plan YZ : 𝑺 = 𝟕𝟔. 𝟗𝟕 𝒎𝒎𝟐

29
On change la forme du projectile
pour réduire l’effet
aérodynamique et avoir par la
suite un écoulement plus lisse et
moins turbulant

➢ Après le calcul on trouve les résultats suintants :

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On remarque que la valeur du coefficient de trainée à changer :
𝐶𝑥1 − 𝐶𝑥2 = 0,61 − 0,28 = 0,33

2,894 − 2,142
× 100 = 25,9 %
2,894

✓ En changeant la géométrie de la balle, on a pu diminuer la force de trainée


d’un taux de presque 26% de force de trainée du premier cas

INTERPRETATION

Dans le but de diminuer le coefficient de la force trainée on doit modifier la


forme du projectile d’après les résultats précédents
Le coefficient de trainée Cx dépend de la géométrie de la balle. Plus le
coefficient de trainée est petit et plus la forme est aérodynamique et la balle
devient moins freinée.

31
CONCLUSION :

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