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SCHMITT Audrey - IADE


Octobre 2019
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1. Objectifs 4. Les différentes installations


 Décubitus dorsal et variantes
2. Introduction  Décubitus latéral et variantes
3. Pourquoi installer avec  Décubitus ventral
précautions un patient sur table  Génu-pectoral
opératoire?  Position assise
- Responsabilités
- Les complications 5. Bibliographie
 Nerveuses périphériques
 Nerveuses centrales
 Ostéo-articulaires
 Cutanéo-muqueuses
 Musculaires
 Oculaires
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 Savoir installer en toute sécurité un patient sur une table


opératoire

 Connaître les complications dues à une mauvaise installation sur


table opératoire et savoir les éviter

 Identifier les répercussions attendues liées aux installations du


patient sur table opératoire
 L’ installation d’ un patient sur une table opératoire est un temps
qui fait partie de l’ acte chirurgicale.

 C’ est un compromis entre les impératifs chirurgicaux et la


tolérance physique du patient.

 Les risques liés aux installations, qui peuvent aller de l’ inconfort


aux séquelles irréversibles, sont connus mais pourtant persistent
toujours.

 Le meilleur moyen d’ éviter ces complications, qui engagent


pourtant la responsabilité anesthésique et chirurgicale, sont de
connaître leurs causes et leurs moyens de prévention.

F 4
- LES RESPONSABILITES

Responsabilités sont conjointes entre anesthésistes et


chirurgiens

Selon l’ article R3411-5 du code de santé publique, l’


infirmier accomplit sur son rôle propre: « installation du
patient dans une position en rapport avec sa pathologie
ou son handicap ».

F 5
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Les installations au bloc opératoire


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Deux mécanismes :
 Etirement du nerf va de la déchirure jusqu’ à la rupture d’ une
racine.
 Compression d’ un nerf entre une structure osseuse et un plan dur.

Facteurs favorisants :
 Troubles de la microcirculation: diabète, état de choc, CIVD,
hypoTA
 Patient cachectique, obèse (d’ où une protection des points d’ appui
rigoureuse ).
 Mesure rapprochée de la TA

NB: chez patients obèses, incidence compression nerf ulnaire, étirement plexus brachial,
nerf sciatique plus importante que pour sujet ayant un poids standard.
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Niveau de gravité des lésions nerveuses périphériques ( classification
selon Sunderland et Seddon):
va de
 Neurapraxie = atteinte fonctionnelle avec disparition intégrale des
troubles sensitifs et/ou parésie en 1 à 6 semaines.
jusqu’ à
 Neuratmésis = interruption totale de l’ axone, névrilème et gaine de
schawnn par section ou élongation du nerf sans régénérescence
spontanée, nécessitant un traitement chirurgical.
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Manifestations cliniques :

Les traumatismes des troncs nerveux entraînent une souffrance


allant de la paresthésie à l’ impotence partielle ou totale, transitoire
ou irréversible.

Prévention:

• Respecter une installation du corps la plus physiologique


possible, si possible évaluer sur patient éveillé (éviter élongation)
• Protection points d’ appui ( éviter compression ).
• Distribution des pressions sur surface la plus large possible.
• Attention lors des mobilisations pré et per op.
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Les installations au bloc opératoire


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PREMIER CAS : une compression des vaisseaux cervicaux peut provoquer un


infarctus cérébral.

 Rotation de 60° diminue flux vertébral


 Rotation de 80° = arrêt circulatoire
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DEUXIEME CAS : un billot sous les épaules crée une hyperextension cervicale,
avec risques de lésions médullaires ou des racines cervicales ( responsables de
troubles moteurs, sensitifs et de la fonction neuro-végétative ) , qui sera limité par
un support occipital en gélose.

PREVENTION : Déterminer amplitude et tolérance des mouvements


extension, flexion et rotation axiale du rachis cervical chez sujet éveillé si
cervicarthrose ou athérome des vaisseaux cervicaux.
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TROISIEME CAS : En position assise en neurochirurgie, une hyperflexion de la tête


peut entraîner une perte d’ autorégulation du débit sanguin médullaire par
étirement des vaisseaux spinaux ou une compression médullaire.

Position neutre Flexion Extension


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PREVENTION : D’où une tolérance de flexion de la tête chez un patient


éveillé, à défaut il est recommandé de respecter une distance menton-
sternum de 2 travers de doigt.

Les installations au bloc opératoire – Les complication nerveuses centrales


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QUATRIEME CAS : En décubitus dorsal, une hyperlordose, surtout chez un


patient ayant un canal lombaire étroit, peut entraîner une compression médullaire
avec risque de paraplégie. ( ex: prostatectomie sous coelioscopie)

PREVENTION : Limiter l’ installation en hyperlordose ( amplitude et


durée ) en cas de canal étroit.
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Les installations au bloc opératoire


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Risques :

 Algie post-opératoire articulaire ( plus fréquente: axe rachidien au


niveau dorso-lombaire )
 Luxation

Facteurs favorisants :

 Cervicalgie, lombalgie préexistante


 ATCD luxation, fracture, prothèse chirurgicale
 Sujet âgé et arthrosique
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Prévention :

 Respecter la position la plus physiologique possible (capsule


articulaire au repos ).
 Si présence de prothèse articulaire, respecter l’ axe de l’
articulation (plus nombreux pour mobiliser).
 Disparition de la lordose physiologique due à l’ anesthésie;
compenser par coussins sous les lombes avec légère flexion
genoux (position de la « chaise longue « ) permet en DD de
répartir l’ appui sur toute la face dorsale du corps.

 Position gynécologique, risque de traumatisme sur la hanche


d’ où surélever simultanément les deux jambes pour éviter une
tension des ligaments interlombaires et lombosacrés ( risque
lombalgie au réveil ).
Les installations au bloc opératoire – Les complications ostéo-articulaires
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Les installations au bloc opératoire


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Par 2 mécanismes :

 Compression au niveau de quelques reliefs osseux.

 Par glissement du corps, en créant une torsion des tissus, qui


compromet la vascularisation des tissus sous-cutanés.
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Risques:
 phlyctène
 ischémie
 nécrose

Plus fréquents:
 occiput ( alopécie d’ apparition différée et transitoire )
 calcanéum

Facteurs favorisants:
 hypoTA
 hypothermie
 utilisation vasoconstricteurs
 terrain: IMC, état nutritionnel, trouble vasculaire ou neurologique, état
cutané local
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Prévention :

 surveiller et repositionner régulièrement zones à risques ( corps


bouge par geste chirurgical )
 lutter contre hypoTA, hypothermie, hypovolémie
 mise en place de protection supplémentaire ( matelas à mémoire
de forme, coussins qui augmentent zones de contact entre corps
et table opératoire )
 pansement colloïde ou américain
 limiter durée des postures
 éviter plis de drap, tissus
 aucune partie métallique ne doit toucher le patient
 pas sangle trop serrée tout en maintenant un corps fixe
 utilisation de viscoélastique sur zones à risques

Les installations au bloc opératoire – Les complications cutanéo-muqueuses


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Les installations au bloc opératoire


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Rhabdomyolyse posturale (syndrôme des loges ou compartimental)

C’est un syndrome clinique et biologique lié à la destruction des fibres


musculaires squelettiques avec libérations enzymes, électrolytes, et
myoglobines dans le sang.

C’est la conséquence d’ une pression tissulaire dans un espace


cloisonné ( loge musculaire contenant muscle, vaisseaux et nerfs).
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compression externe

ischémie musculaire

libération médiateurs vasodilatateurs qui


augmentent la perméabilité endothéliale

aggrave ischémie
(auto-aggravation)
extravasation liquidienne avec œdème local

augmentation volume musculaire avec aponévrose rigide

nécrose musculaire

libération myoglobines avec effet toxique sur épithélium tubulaire rénal

insuffisance rénale
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Facteurs favorisants :
 position supérieur à 3H
 défaillance HDM ( hypoTA )
 gêne retour veineux donc positions favorisantes: gynécologique, génu-pectorale,
décubitus latéral, trendélenbourg.
 terrain: obésité (25% des rhabdomyolyses), éthylisme

Signes :
 douleurs intenses précoces, sans modification au changement de position,
résistante aux antalgiques
 peau rouge, chaude, oedématiée évoluant vers marbrure, phlycténulaire
 déficit neurologique sensitif-moteur (paresthésie, anesthésie, parésie, paralysie)
 + ou – pouls perçu en aval
 augmentation CPK, K+, Ca2+
 myoglobinurie
 Recherche rhabdomyolyse si IMC>50 et durée chirurgie à risques> 3H

Traitement:
 aponévrotomie de décharge

Définition: Parésie= Déficit moteur défini par une perte partielle des capacités motrices d’ une partie du corps,
parfois transitoire d’ un ou plusieurs muscles.
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Prédominance du risque avec :

 position gynéco car diminution du retour veineux des membres


inférieurs avec abduction, rotation interne et flexion cuisse
 Position génupectorale: flexion cuisse sur mollet trop importante.
 position trendélenbourg: membres supérieurs
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Les installations au bloc opératoire


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Au cours de l’ anesthésie générale, l’ abolition des réflexes cornéens


et la diminution des sécrétions lacrymales exposent au
risque de lésions conjonctivales ou cornéennes (conjonctivite, ulcération
de cornée, kératite ).
Les atteintes oculaires peuvent être également la
conséquence d’ une compression directe entraînant une simple abrasion
cornéenne à de véritables cécités par occlusion de l’ artère centrale de la rétine.

Incidence: moins de 1 %

Facteurs de risques :
 Durée d’ anesthésie (longue)
 Chirurgie tête et cou
 Décubitus latéral ou ventral
 Hypotensions artérielles prolongées
 Anémie

Prévention :
 Occlusion palpébrale et application de larmes artificielles,
avant l’ intubation.
 Surveillance en cours d’ intervention car le corps bouge
pendant l’ intervention

Les installations au bloc opératoire – Les complications oculaires


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Les installations au bloc opératoire


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Description : Patient allongé sur le dos, position la plus physiologique


possible.

Indications :
 Induction
 Chirurgie tête et cou
 Orthopédique ( 4 membres )
 Accès du périnée, abdomen

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Répercussions respiratoires :

 Volumes et compliance diminuent par ascension de la coupole


diaphragmatique par étalement des viscères.
 Diminution de la CRF d’ environ 1 litre ou 20% entre position debout
ou allongé, aggravé chez les obèses.
 Possibilité de syndrome restrictif pulmonaire à l’ origine de micro-
atélectasies prédominantes dans les zones déclives avec risque
hypoxémique, prévention en faisant des recrutements alvéolaires.

Répercussions HDM :

 Bonne stabilité en dehors de terrain spécifique ( femme enceinte )


 Amélioration du retour veineux et augmentation du volume d’ éjection
systolique.
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Malpositions, Risques, Prévention


Abduction bras sup à 90°

Compression plexus brachial sur


tête humérale

Bras le long du corps, surveiller


mobilisation per-op

Rotation tête excessive

Etirement du plexus brachial de l’ épaule controlatéral


ou plexus cervical ou compression vaisseaux cervicaux

Respect axe tête-cou-tronc


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Membre supérieur ( si bras en croix sur appui-bras )

Main en pronation sur appui-bras ou chute de la main

Compression nerf ulnaire entre surface d’ appui et gouttière


épitrochléenne

Main en supination ( contact au niveau de l’ olécrane, gélose sous


coude, bras maintenu par sangle )

28%
atteintes
membre
supérieure
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Membre supérieur ( si bras en croix sur appui-bras )

Bras en rétropulsion ou chute du bras

Etirement plexus brachial

Appui-bras bien fixé, bras maintenus dans gouttière


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Membre inférieur

Jambes croisées

Ischémie des mollets et étirement du nerf poplité externe ( jambe


supérieure )

Jambes décroisées

Disparition de la lordose liée relaxation musculaire

Lombalgie post-opératoire

Coussin sous lombes avec + ou – flexion genoux position dite


« chaise longue » ce qui permet une meilleure répartition des
appuis sur tout le corps
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Descriptions : DD avec positionnement d’un billot sous les lombes ou sous


les épaules ( = position de rose ).

 Billot sous les lombes :

Indication : chirurgie hépato-biliaire, gros vaisseaux

Répercussions respiratoires : diminution expansion thoracique.

Répercussions HDM : si billot trop haut, compression et étirement au


niveau de la veine cave inférieure dans sa traversée diaphragmatique
=> diminution du retour veineux et débit cardiaque (TA instable)

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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 Position de rose :

Description : DD avec hyperxetension de la tête en soulevant la ceinture


scapulaire, soutenue par gélose sous occiput.

Indications : chirurgie thyroïdienne, tête, ORL, amygdale, maxillo-facial,


neuro-chirurgie.

Répercussion respiratoire : risque d’ extubation.


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Rétropulsion des épaules

Etirement nerf brachial

Billot assez long

Compression nerf optique par acte chirurgical

Cécité

Occlusion palpébral + pansement américain


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Description : Décubitus dorsal avec inclinaison tête en bas de 10 à 15°, sans


dépasser 30°, corps maintenu par table antidérapante et épaulière
rembourrée, + ou – bras le long du corps

Indications :
 Meilleure exposition pour les cavités pelviennes ( gynéco, dig
ou urol )
 Utiliser par anesthésie pour favoriser retour veineux en cas
d’hypoTA sévère
 Coelioscopie en gynéco
 Accès du périnée

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Répercussions respiratoires :

 Ascension de la coupole diaphragmatique et de la carêne due à la


pression des viscères => risque d’ intubation sélective d’ où
auscultation après mise en déclive

 Diminution CRF, compliance et Vt

 Augmentation risque d’ inhalation par reflux gastrique ( donc +/ –


vider estomac)

 Augmentation volume sanguin pulmonaire => augmenter les


volumes, auscultation et +/- PEEP
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Répercussions HDM :

 Si déclive inférieur à 15° => augmentation du retour veineux, débit


cardiaque, PA, FC.

 Si déclive supérieur à 15° => retour veineux gêné par augmentation


pression intrathoracique due pression des viscères sur diaphragme (
turgescence jugulaire, œdème de la face ) pression veineuse centrale est
augmentée, diminution débit cérébral, augmentation PIC.

 Trendélenbourg interdit si PIC élevée d’ où une mise en place


progressive en surveillant HDM si déclive supérieur à 15°, durée
maximum= 1H30.
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Epaulière placée trop prêt de la base du cou

Compression racine plexus brachial

Epaulière placée sur jonction


acromioclaviculaire avec gélose
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Description: Patient en DD avec angulation entre cuisse et tronc, jambes


soutenues par jambières ou étriers ou bottes et flexion + abduction au
niveau des hanches
Indications:
 Gynéco ( abord périné et pelvis )
 Urologique, résection trans-urétérale de prostate
 Proctologique

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Répercussions respiratoires:
 Limitation mouvement diaphragmatique, diminution Vt, compliance et
CRF
Répercussions HDM:
 Favorise retour veineux, augmentation volume sanguin intrapulmonaire
=> risque oap chez insuffisant cardiaque
 Augmentation TA mais résistance vasculaire périphérique diminuée
avec risque ischémie: vérifier pouls pédieux (SpO2 distale)
 hypoTA voire collapsus lors du repositionnement des jambes en
position horizontale d’ où un changement progressif (jambes
simultanées) avec surveillance HDM, remplissage vasculaire au
préalable et/ou vasopresseur
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Peu flexion genou

Etirement nerf sciatique

Plier genou
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Compression mollet et face postérieure cheville avec flexion membres inférieurs

Diminution retour veineux, hypoperfusion distale = rhabdomyolyse posturale


possible, syndrome des loges

Durée limitée à 3H, surveiller mollet en per-op si réinstallation, HDM stable

Baisser ou lever les jambes une par une

Disjonction lombo-sacrée à la remise en DD par mise en tension des ligaments


inter-lombaires et lombo-sacrés avec lombalgie au réveil

Lever et baisser les jambes les 2 en même temps


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Description:
Couché sur le côté, dos à 90° par rapport au plan de la table, respect axe
tête-cou-tronc avec coussin sous tête et sous l’ épaule, flexion des
jambes empêche bascule du tronc, jambe inférieure pliée à 45° et jambe
supérieure décalée par rapport à l’ autre
membres supérieurs fixés sur appui-bras.
Nécessité d’ appuis = pubien, sacré, +/- costal, +/- dorsal selon geste
chirurgical

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Indications :
 orthopédique ( hanche)
 chirurgie pulmonaire , neurochirurgie
 chirurgie des parties molles situées latéralement ou dans le dos

Répercussions HDM
 peu répercussion, besoin remplissage suffisant avant installation pré ou
post-opératoire pour éviter collapsus

Répercussions respiratoires : risque hypoxémique augmenté par :


 accumulation de sécrétions dans poumon déclive, sachant que :
- poumon inférieur = CRF diminuée, effet shunt ( bien perfusé, mal ventilé )
- poumon supérieur = CRF augmentée, effet espace-mort ( bien ventilé, mal
perfusé )
- créant atélectasies hypoxémiantes dans poumon déclive =>
fiO2=0,4prévient apparition d’ hypoxémie quelque soit la posture +
manœuvre de recrutement pour lever atélectasie
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Situation normale

Effet shunt
zone perfusée mais non ventilée

Effet espace mort


zone ventilée mais non perfusée
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Compression œil déclive

Atteinte cornéenne ou oblitération artère centrale de la rétine

Occlusion palpébrale + gel larme sans compression directe

Plicature pavillon oreille

Ischémie cartilage auriculaire

Oreille mise dans trou du rond de tête


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Tête tombante

Etirement plexus cervical, cervicalgie, obstruction vasculaire carotide, jugulaire ( diminution


débit sanguin cérébral )

Respect axe tête-cou-tronc par rond de tête

Jambe supérieure repose sur jambe inférieure

Syndrome compartimentaux des muscles inférieurs fessiers et escarre grand trochanter

Coussin entre les 2 jambes et gélose sous grand trochanter


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Epaule inférieure comprimé

Lyse des muscles deltoïde et paravertébraux et étirement du


nerf suprascapullaire

Billot sous axillaire en gélose ( vérifier pouls ) et fixer les


appuis pour que le tronc soit perpendiculaire à la table
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Epaule supérieure en antépulsion et abduction forcée

Etirement du plexus brachial

Avant-bras supérieur positionné sur appui-bras avec gélose sans


traction ( vérifier pouls )
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Description : DL avec table cassée an niveau crête iliaque.

Répercussions HDM : gêne au retour veineux par compression VCI,


diminution débit cardiaque.

Répercussion respiratoire : si billot sur côtes flottantes=> gêne au


mouvement hémidiaphragmatique.

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Billot ou cassure table mal positionné +/- rotation latéral hémicorps


supérieur

Compression VCI ( HDM instable)

Billot ou cassure sur crête iliaque + billot sous costal + corps fléchi
progressivement avec surveillance HDM avec remplissage cristalloïde
au préalable
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Description : thorax surélevé et billot sous crêtes iliaques pour libérer la


paroi abdominale et faciliter la ventilation, bras en avant de la tête sur
appui-bras avec géloses sous coudes OU bras le long du corps, pieds
légèrement surélevés, géloses sous genoux.

Contre-indication : obésité morbide.

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Indications :
 intervention rachis
 chirurgie des parties molles dans le dos

Répercussions HDM :
 diminution index cardiaque liée compression VCI
 risque collapsus lors du retournement ( pré et post-op ) => être avec le
MAR
 risque arrachement perfusion

Répercussions respiratoire :
 Diminution CRF par limitation expansion thoracique
 risque plicature sonde d’ intubation ( + ou – sonde armée )
 risque d’ extubation par mauvaise fixation de la sonde ( fixer en
entourant la nuque )
 auscultation après installation

Définition: Index cardiaque= quantité de sang expulsée ( litre ) par chacun des ventricules par min et par
m2 de surface corporelle. Normes= 2,6 à 3,8 l/mn/m2
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Compression globe oculaire

Altération perfusion rétinienne, thrombose artère


centrale de la rétine avec cécité irréversible

Vérifier position des yeux tout le long de l’


intervention ( chirurgien bouge le corps en post-op ),
possible utilisation du prone view ou gélose carré

Protrusion de la langue

Oedème de la langue avec possible obstacle à la


ventilation après extubation
Pose d’ un packing ( pas guédel car risque escarre de
lèvre )
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billots mal positionnés
compression vasculaire
Sur crête iliaque directe au niveau des
Sur thorax vaisseaux fémoraux

prendre pouls pédieux en


écrasement des seins ou début intervention et
étirement latéral coloration membres inférieurs
( attention prothèse en fin d’ intervention
mammaire ou greffe
cutanée ) compression VCI entraînant une
instabilité HDM, diminution
retour veineux, difficulté de
drainage veines vertébrales avec
augmentation saignement
chirurgical

surveillance HDM
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Rappel anatomique :
Espace épidural est parcouru par plexus veineux richement anastomosés
entre eux = capacité sanguine est de 750 à 1000 ml. Ces plexus se drainent
dans le système cave inférieur par l’ intermédiaire des veines foraminales.
Ce système n’ étant pas valvulé, la moindre hyperpression abdominale a
pour conséquence une majoration de la pression veineuse épidurale. Face
antérieure du corps vertébral et disque intervertébral est en rapport direct
avec les vaisseaux rétropéritonéaux: veine cave, aorte, veines et artères
lombaires et artères iliaques.
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Description : Patient à genou sur une table opératoire pliée, bras et tête
comme en DV, angle de 90° entre abdomen/cuisse, appui fessier et
géloses sous genoux.

Indications : chirurgie rachis


Contre-indication absolue : prothèse aorto-bifémorale

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Cette position par rapport au DV permet une ouverture des espaces


interlamaires et facilite le chirurgie mais également libère l’ abdomen pour
les obèses ( ventilation possible ) et moins de pression abdominale = moins
risque de saignement par diminution de la pression veineuse dans l’ espace
péridurale.

Pression mesurée dans veine cave inférieur :


DV => 6-12 cmH2O ( augmente risque perte sanguine )
génupectorale => 0-2 cmH2O

Répercussions respiratoires et HDM : idem DV sauf séquestration


sanguine importante des membres inférieurs donc position limitée à 1H30,
risque collapsus lors du retournement => remplissage vasculaire 5-10ml/kg
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Flexion cuisse sur mollet supérieure à 90°

Compression musculaire, risque syndrôme compartimental si


position supérieure à 3H

Appui-fessier bien fixé pour éviter glissement du corps


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Description : installer en DD puis mis en position assise progressivement


avec têtière, bras posés sur appui-bras

Indications : neurochirurgie, chirurgie plastique, chirurgie épaule

front

menton

Les installations au bloc opératoire – Les différentes installations


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Répercussions respiratoires:
 risque d’ extubation lors de l’ installation et en per-opératoire (
sparadrap ne colle plus avec salive) => bien fixée la sonde ( tour
de cou avec sparadrap )

Répercussions HDM :
 Baisse retour veineux par diminution débit cardiaque et baisse
PAM par spoliation sanguine dans les membres inférieurs (
risque hypoperfusion coronarienne et cérébrale: AVC avec
séquelles, état végétatif, cécité ).

 Réflexe Bézold-Jarisch
Ce réflexe est induit par les mécano-récepteurs du ventricule gauche
lors stase veineuse dans membres inférieurs, entraînant un blocage
innervation sympathique, qui provoque une stimulation nerf vague
et donc une bradycardie, vasodilatation et hypotension.
CAT: remplissage, vasopresseur, +/- atropine ( si possible DD)
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 Prévention hypoperfusion cérébrale :


• prendre la TA aux membres supérieurs ( le plus prêt du cœur )
• Débit sanguin cérébral maintenu constant pour PAM supérieure
à 60mmhg (certains auteurs disent 70 à 80mmhg, voir avec
MAR).
• Définir les objectifs tensionnels minimum avec MAR en début
intervention
• bon remplissage préalable
• PAM stable
• Position tête neutre pour éviter compression veine jugulaire
interne
• installation progressive
• correction rapide de l’ hypoTA par inotrope positif
• pas hypoTA prolongée délibérée
• mettre bas de contention ou combinaison anti-G en fonction de la
durée de la chirurgie.
• durée de la position n’ est pas limitée si bien tolérée.
Ou SPIR (spectroscopie proche infrarouge)
Deux électrodes frontales mesurent la saturation tissulaire en O2 en
temps réel.
Véritable marqueur de l’ hypoxie et ischémie cérébrale.

F 70
 risque d’ embolie « gazeuse » lors d’ effraction veineuse par le chirurgien
car le gradient de pression ( habituellement plus important dans oreillette
gauche que dans oreillette droite ) s’ inverse ( site opératoire est au-dessus
du cœur ) contribuant à reperméabiliser un foramen ovale=communication
cœur droit-cœur gauche ( qui reste potentiellement perméable chez 25% de
la population ) pour lequel un embole peut atteindre la circulation
cérébrale.

Signes: - diminution FetCO2


- collapsus
- hypoxémie
- bruit de rouet à l’ auscultation cardiaque
CAT: - arrêt brêche chirurgicale
- O2 pur ( arrêt N2O )
- mise en trendélenbourg ( bulle d’air va vers les membres inférieurs )
- médicaments inotropes
- si KT central en place, aspiration air
- + ou – oxygénothérapie hyperbare
Prévention: - maintenir PAM à 80% de la valeur de base

F 71
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hyperflexion tête sur thorax

perte auto-régulation du débit sanguin médullaire par


étirement des vaisseaux spinaux et œdème oro-facial
(macroglossie) par gêne du retour veineux

mettre la tête droite ou si besoin pour chirurgie tester


flexion sur patient éveillé ou 2 doigts de travers pour
distance menton-sternum

chute des épaules

étirement plexus brachial

mettre appui-bras suffisamment élevés et bien fixés,


géloses sous coudes
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 Traité d’ anesthésie générale; Bernard  Congrès national d’ anesthésie et de


Dalens; Edition: Arnette réanimation 2007; Rhabdomyolyse;
 Magazine: Anesthésie-réanimation; Kienlen
Anesthésie pour hernie discale  La vascularisation du corps vertébral
 Manuel des positions opératoires en thoracique; Dreno Marine; mémoire
anesthésie; A. Drizenko; Editions: Pradel Université de Nantes
 Complications liées à l’ installation de l’  Embolies gazeuses en anesthésie; M.
opéré; J.M Desmonts; EMC anesthésie- Fischler; SFAR 2001
réanimation-réanimation 1994  Complications des postures en
 Atlas de poche d’ anesthésie; N.Roewer; anesthésie; Deleuze; SFAR 2007
Editions: Flammarion médecine-sciences
 Annales françaises d’ anesthésie et de  Video internet :
réanimation 2012; Chirurgie https://www.prevention-medicale.org/Mediatheque/Toute-la-
arthroscopique de l’ épaule et bibliotheque/les-postures

complications ischémiques cérébrales;


Villevieille; SFAR 2012

Les installations au bloc opératoire


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SCHMITT Audrey - IADE

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