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Université de Rennes I Licence pluridisciplinaire

UFR Mathématiques UE AMNU


Feuille de TD n◦ 2 Année -

Exercice n◦ 1
Soit f : [a, b] −→ [a, b] une application continue et la suite (un ) définie par la donnée de u0
et de la relation de récurrence un+1 = f (un ) pour tout entier naturel n.
1) Montrer que f admet un point fixe.
2) On suppose que f est croissante.
a) Y-a-t-il unicité du point fixe ?
b) Montrer que la suite (un ) est monotone. En déduire qu’elle converge. Que peut-on dire
de sa limite ?
3) On suppose que f est décroissante.
a) Montrer que f admet un unique point fixe.
b) Montrer que (u2n ) et (u2n+1 ) sont monotones. En déduire qu’elles sont convergentes.
Que peut-on dire de leurs limites ?
4) Exemples : étude des suites suivantes.
a) u0 ∈ [0, 1] et un+1 = ln(1 + un ) pour tout entier naturel n.
b) u0 > −1 et un+1 = 1/(1 + un ) pour tout entier naturel n.

Exercice n◦ 2
Extrait du contrôle continu de mars 1999
On définit une suite de réels (un )n par la donnée de u0 ≥ 0 et la relation de récurrence
un+1 = g(un ) pour n ≥ 0 où g est la fonction définie par g(x) =| x(x − 1) | pour tout x réel.
1) Déterminer quelles sont les limites possibles de cette suite.
2) Représenter graphiquement le comportement de la suite (un )n en fonction de u0 .
On distinguera les cas u0 ∈]0, 1], u0 ∈]1, 2[ et u0 > 2.
3) Etudier la convergence de la suite (un )n
a) si u0 ∈ [0, 1] ;
b) si u0 ≥ 2.
4) Soit u0 ∈]1, 2[.
a) Montrer que, si on suppose que un ∈]1, 2[ pour tout entier naturel n, la suite (un )n est
décroissante.
b) Etudier alors la convergence de la suite (un )n .

Exercice n◦ 3
Soit f (x) = x3 − x2 − 1. On se propose de trouver les racines réelles de f.
1) Situer les racines de f. Montrer qu’il y a une unique racine de f dans l’intervalle [1, 2].
2) On définit les méthodes itératives suivantes par les suites données par x0 ∈ [1, 2] et la
relation de récurrence suivante :
a) xn+1 = x3n − x2n + xn − 1
b) xn+1 = (x2n + 1)1/3 .
Examiner la convergence et la limite de chacune de ces méthodes. Préciser l’ordre des
méthodes convergentes.
Exercice n◦ 4
Soit b un
√ nombre réel strictement positif. On se propose de calculer des valeurs approchées
de a = b par la méthode de Newton appliquée à la fonction f (x) = x2 − b. On définit donc
la suite (xn )n par la condition initiale x0 = c, où c est un nombre strictement positif, et la
relation de récurrence
f (xn )
xn+1 = xn −  ·
f (xn )
1) Montrer que la suite (xn )n est convergente et que sa limite est a.
2) Prouver que, pour tout entier naturel n non nul, on a
1
0 ≤ xn+1 − a ≤ (xn − a)2 .
2a
On pose yn = (xn − a)/2a. Majorer yn+1 en fonction de yn . En déduire une majoration
de yn .

Exercice n◦ 5
On pose f (x) = x4 + x − 3 pour tout x réel.
1) Montrer que f possède deux racines réelles, l’une notée α comprise entre 1 et 2, l’autre
√ entre −2 et −1.
notée β comprise
On pose g(x) = 4 3 − x.
2) Montrer que g([1, 2]) ⊂ [1, 2].
3) Montrer que g est strictement contractante sur [1, 2].
4) Etudier la convergence de la suite définie par u0 = 1 et, pour tout entier naturel n,
un+1 = g(un ).

Exercice n◦ 6
Extrait du contrôle continu de mars 2000
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2 et a1 , a2 , . . . , an−1 n − 1 réels donnés.
On définit le polynôme P de degré n par

n−1
P (x) = xn + ai xi .
i=0

On suppose que le polynôme P admet n racines réelles distinctes α1 < α2 < · · · < αn .
1-a) Montrer que le polynôme dérivé P  de P admet n − 1 racines réelles distinctes que l’on
notera α1 < α2 < · · · < αn−1

. Les placer par rapport aux racines de P.
b) Montrer de même que le polynôme dérivé P  de P  admet n−2 racines réelles distinctes.
Les placer par rapport aux racines de P  .
c) Montrer que, pour tout réel x > αn , on a P (x) > 0, P  (x) > 0 et P  (x) > 0.

On considère une suite (xk )k ∈ N définie par la donnée de x0 > αn et la relation de récurrence
xk+1 = g(xk ) pour tout entier naturel k avec, pour tout x ∈ R \ {α1 , . . . , αn−1

},

P (x)
g(x) = x − ·
P  (x)
2-a) Pour justifier l’existence de cette suite, montrer que, pour tout entier naturel k, on a
xk > αn .
b) Montrer que la suite (xk )k est strictement décroissante.
c) Déduire des questions précédentes que la suite (xk )k est convergente et déterminer sa
limite.

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