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(L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat.

)1

s'inspirant de cette adage on peut dire que La culture de paix est un


ensemble de valeurs, d’attitudes et de modes de comportement et de vie qui
rejettent la violence et préviennent les conflits en s’attaquant à leurs causes
profondes afin de résoudre les problèmes par le dialogue et la négociation
entre les individus, les groupes et les nations.

l'ONU2 en tant que prometteur phare de la culture de paix, depuis sa


création en 1945 a cherché à diffuser les valeurs de cette culture par tous
moyens surtout par la mise en œuvre du droit international humanitaire
en arrêtant et empêchant sa violation ,ce dernier vise la protection de la vie,
d'une façon générale, de limiter les effets néfastes, irréversibles et inutiles
de la guerre, notamment en interdisant certaines pratiques et
comportements pour arriver à instaurer un monde pacifique où règnent la
paix et la justice.

En effet l’ONU intervient dans la mise en œuvre du droit international, tout


d’abord par le bais de ses organismes subsidiaires qui agissent soit seul, soit
en collaborations avec la croix rouge internationale3. Par ailleurs, par ses
organes principaux l’ONU depuis les années soixante et le début des années
soixante-dix, a multiplié ses interventions en vue de mettre en œuvre et
développer le droit international humanitaire ainsi il a doté peu à peu la
communauté internationale de traités, de conventions ou de principes
engageant la responsabilité pénale internationale des individus pour
permettre l'amélioration du respect des principes du droit international
humanitaire.

Historiquement le début de l’histoire de la relation des Nations Unies avec


le droit international humanitaire est caractérisé par la méfiance et
l’ambiguïté. Ceci a conduit Dietrich Schindler3, dans sa conclusion aux
travaux de la première séance sur l’élaboration du droit international
humanitaire, à parler des trois périodes de cette relation. La première, qui
s’est achevée par le tournant décisif de la Conférence de Téhéran de 1968
sur les droits de l’homme. La deuxième, qui voit les Nations Unies intégrer
la dimension du droit international humanitaire mais avec les réserves
qu’impose la guerre froide. Et la troisième, dans laquelle nous sommes
aujourd’hui, amorcée par la guerre du Golfe4, caractérisée par une large
prise en charge du droit international humanitaire par les Nations Unies et,
de ce fait, également par le mélange et la confusion entre le jus in bello5 et le
jus contra bellum6.

Donc ,l’ONU a étroitement un lien avec le droit international humanitaire en


ce que celui-ci exige une collaboration en cas des violation graves de ce
droit et que les actions entreprises dans ces situations doivent être
conformes aux valeurs des nations unies ,ce qui nous amène à poser la
problématique suivante : que doit faire l’ONU face aux violations de droit
international humanitaire ?

Pour bien répondre à cette question nous avons décidé d’adopter le plan
suivant :

I - La mise en œuvre du droit international humanitaire

1-Droits des conflits armés

a-définition

b-aperçu historique

2- Les sources du DIH et son champ d’application


a- les sources
b- le champ d’application

II-le système des nations unies et le DIH


1-le maintien de la paix
a-origines
b- les types des opérations
2-le système de protection des personnes civiles
a- la notion de protection des civils
b- la protection des civils pendant les opérations de paix de
l’ONU