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2020/2021

Résumé du cours stratégie industrielle

Semestre 6
Définitions

L’économie industrielle peut être définie comme l’étude des comportements


des entreprises sur le marché, ainsi que leurs stratégies de concurrence. Elle
permet d’étudier :

▪ La régularisation des marchés


▪ L’organisation interne des entreprises.

La stratégie d’une firme : Est un moyen de définir les buts de l’entreprise à


travers des objectifs de long terme et ses priorités d’allocation des ressources.

Consiste à se fixer des objectifs en fonction de l’environnement (contraintes


extérieures) et des ressources disponibles dans l’organisation, puis à allouer
ces ressources afin d’obtenir un avantage concurrentiel durable et défendable

L’avantage concurrentiel : Il s’agit d’un élément qui différencie


fondamentalement l’offre d’une entreprise par rapport à ses concurrents, et
qui constitue donc sa puissance de différenciation.

L’avantage concurrentiel est l’élément de l’organisation qui lui permet d’être


compétitive. Il doit être :

▪ Durable ou difficilement remis en cause,


▪ Défendable face aux menaces des concurrents et facilement
reconnaissable.
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Les caractéristiques de l’avantage concurrentiel sont les suivantes : pour que


l’avantage concurrentiel soit durable, il doit être difficile à imiter, rare, c’est-à-
dire difficilement accessible par les concurrents et ne doit pas être
substituable.

Une organisation peut acquérir ou conserver un avantage concurrentiel grâce


à l’innovation, la qualité et la maîtrise des coûts.

Les types d’un avantage concurrentiel :

Trois types d’avantages compétitifs peuvent faire effet pour une entreprise
face à ses concurrents et lui permettent d’être leader sur son marché et de
réaliser des bénéfices supérieurs à ceux de ses concurrents.

• peut être porteur d’une innovation de concept radical, d’une notoriété


Le produit exceptionnelle et correspond parfaitement aux attentes des consommateurs.

• : L’entreprise s’appuie sur l’avance technologique qu’elle a su acquérir pour bénéficier


La
technologie d’une position dominante face à ses concurrents.

• L’entreprise bénéficie du marché sur lequel est plantée et qui lui procurer un
avantage concurrentiel s'il est particulièrement porteur.
Le marché

La stratégie industrielle : L’ensemble des décisions qui structurent et


organisent le système industriel et logistique de manière à atteindre les
objectifs qui découlent de la stratégie générale de l’organisation.

➢ Il a pour but de modifier favorablement et durablement la position de


l’organisation dans son environnement.
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➢ Elle représente le milieu entre la position actuelle de l’entreprise et sa


position future.
Toute E/se, pour améliorer sa position face à la concurrence, ou au moins
pour se maintenir sur son marché a besoin de faire des choix :

effectif du
nouveau nouveau investissement
personnel : le
marché produit, supplmentaire
qualifié

La chaine de valeur : Il s’agit d’un outil fondamental de performance d'une


entreprise, il détermine comment la valeur peut être créée.

La chaîne de valeur permettre à une entreprise non-leader sur un marché


de s’y implanter et de gagner des parts de marché.

En d’autres termes, l’analyse de la chaîne de valeur est un outil d’aide à la


décision permettant de formuler une stratégie performante.

L’objectif consiste à identifier l’avantage concurrentiel dont dispose votre


entreprise pour l’aider à se différencier de ses concurrents déjà en place et
à performer sur son marché.

Analyser la chaîne de valeur permet également de repérer les activités qui


n’apportent aucune valeur,

Que contient une chaîne de valeur ?

Selon Michael Porter, deux types d’activité créent de la valeur : les activités
principales (ou fonctions opérationnelles) et les activités de soutien (ou
fonctions support). Les premières concourent à la création et à la vente du
produit tandis que les secondes viennent en appui.
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On recense, parmi les activités principales, on distingue :

➢ L’approvisionnement : ce sont tous les services qui concernent les


stocks (réception de marchandises, stockage, distribution…),
➢ La fabrication/production : ce sont les services qui transforment les
matières premières en produits finis,
➢ La commercialisation : ce sont les processus de collecte, de stockage
et de distribution des produits finis ou marchandises,
➢ La vente et le marketing : ce sont les procédés qui permettent aux
clients de connaître l’offre et d’acheter le bien en question,
➢ Les services : ce sont toutes les opérations qui augmentent et
maintienne la valeur d’un produit vendu (installation, garantie, SAV)

Les activités de soutien comprennent, pour leur part :

➢ Les infrastructures de l’entreprise : ce sont les services essentiels


(administratif, comptable, contrôle de gestion, financier…),
➢ Les ressources humaines : c’est le service qui assure la gestion du
personnel et sa coordination,
➢ La recherche et le développement : ce sont des services qui
mobilisent un certain savoir-faire et une capacité à innover,
➢ Les achats : c’est le processus qui permet à l’entreprise d’acquérir les
ressources nécessaires pour produire.

L’utilité de l’économie industriel

II fournit des outils d’analyse conceptuelle des marchés et les stratégies des
firmes elle permet de comprendre, évaluer, anticiper la réaction des marchés.
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Au niveau de décision privée :

Elle permet à l’entreprise de déterminer si sa position relative actuelle


ou potentielle, est suffisamment différenciée, protégée, pour en
retirer un profit substantiel.
Elle lui permet de savoir comment entrer et ou se maintenir sur le
marché ? Quel positionnement de ses produits ? Quelle politique
tarifaire adopter ?
Au niveau des politiques publique :

Elle permet de déterminer si les forces spontanées de la


concurrence caractérisant le marché conduisent à une allocation
efficace des ressources et à des distributions socialement
acceptables.
Elle permet, également, au pouvoir public de décider de quelle
politique de concurrence adopter, de quelle politique industrielle
et de quelle politique d’aménagement du territoire appliquer.
Les écoles de l’économie industrielle
L’école de Harvard :
L’E.H a fourni des lignes directrices à la politique de la concurrence.
Le principe de cette école repose sur le Paradigme ”SCP”
La structure de marché (nb vendeurs, différenciation, coûts...)
influence le comportement des entreprises (prix, investissements...),
ce qui détermine la performance du marché (efficacité, variété...).
L’école de Chicago :
L’E.C remet en cause le paradigme (SCP), et développe en réaction
(CPS) approche comportement - performance – structure.
Le mécanisme régulateur du marché est la libre concurrence entre les
entreprises. Peu d’actions sur la structure...
Comportement, structure et performance s’influencent
mutuellement.
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La structure de marché :
Le fonctionnement du marché dépend de plusieurs facteurs, parmi les
principaux se trouve sa structure ;
✓ La structure du marché représente les caractéristiques qui influent sur
le choix et les stratégies des entreprises en matière du profit attendu,
le prix de vente, le volume de production…
✓ Plusieurs structures sont envisagées selon le nombre d’intervenants
sur le marché (comme est montré dans le tableau suivant :

Demandeur Offreurs

Un seul Un petit nombre Un très grand nombre

Un seul Monopole bilatéral Enchères Monopole

Un petit nombre Appel d’offre Oligopole bilatérale Oligopole

Un très grand nombre Monopsone Oligopsone CPP

Chapitre I : Les Marchés Concurrentiels

Le marché CCP

➢ La concurrence devait être pure : aucun des acteurs ne pouvant agir


unilatéralement et directement sur le prix du marché.
➢ La concurrence devait être parfaite : tous les acteurs disposant d’une
information complète.

C’étaient les conditions requises pour que le marché fonctionne à l’avantage


des consommateurs, en leur proposant un prix le plus bas possible.
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Le modèle de la CPP supposait que les cinq conditions suivantes soient


réunies :

➢ La transparence : information totale et complète

➢ La mobilité : les F. P (k, T) se déplace selon les besoins du marché.

➢ L’atomicité : se caractérise par un grand nombre d’acheteurs.


➢ La fluidité : est la possibilité, pour une entreprise, d’entrer sur un marché
ou d’en sortir sans coût (excessif).
➢ L’homogénéité : est celle du produit : il s’agit d’un produit unique ou
similaire.

Il existe cinq conditions du marché : les trois premières pour que la


concurrence soit “pure” et les deux suivantes pour qu’elle soit “parfaite”.

➢ L’atomicité du marché : l’offre et la demande sont composées


d’une grande multitude d’agents, si bien qu’un seul agent n’est pas
en mesure d’influencer l’une ou l’autre ;
➢ L’homogénéité des produits : les produits sont identiques et
interchangeables en termes de qualité ou de caractéristiques. Tout
produit différent constitue un nouveau marché. Seul le prix est
donc susceptible de modifier le comportement de l’agent ;
➢ La fluidité du marché : l’entrée ou la sortie du marché sont libres,
tout agent peut s’y introduire sans condition ou barrière à l’entrée
ou à la sortie. On ne peut s’opposer à l’entrée de nouveaux acteurs,
(pas de protectionnisme ou de numerus clausus1 par exemple) ;

1
« nombre fermé »
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➢ La libre circulation des facteurs de production (le travail et le


capital), qui peuvent se déplacer et aller là où ils sont le mieux
rémunérés. La main d’œuvre est logiquement attirée là où il y a une
demande de travail supérieure à l’offre. La libre circulation suppose
l’absence à la fois de coûts et de délais de transport ;
➢ La transparence de l’information : tout agent sait tout ce qu’il se
passe sur le marché dans lequel il se situe, l’information est gratuite
et immédiate, notamment celle portant sur les prix n’importe où
sur le marché. Il n’y a aucune asymétrie d’information.
✓ Dans Le CPP suffit qu’une parmi les cinq ne soit pas vérifiée, la
concurrence est considérée comme imparfaite.
✓ La réalité des marchés actuels montre que aucunes des cinq conditions
ne peut être véritablement réalisée.

Remise en cause les cinq conditions le CPP

L’atomicité est l’une des conditions rarement atteintes. Cependant les petits
vendeurs (PME et les entrepreneurs individuels) constituent l’essentiel du
monde de l’entreprise,

La concentration industrielle peut-être définie comme le processus au cours


duquel la taille des unités de production (établissement, société, groupe)
s’accroît et les parts de marché des unités les plus importantes s’accentuent.

La concentration : se font principalement par acquisition (une entreprise en


achète une autre) ou fusion (deux entreprises s’associent pour n’en former
plus qu’une).
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On distingue généralement les concentrations

Horizontales (deux entreprises concurrentes d’une même


branche),
Verticales (deux entreprises de branches complémentaires,
soit des fournisseurs ou des distributeurs) et conglomérales
(deux entreprises de branches complètement différentes).

La transparence : condition essentielle pour accéder à toutes les informations


du marché, et ce gratuitement, permet théoriquement aux consommateurs
comme aux autres producteurs de prendre en toute connaissance la bonne
décision.

Aujourd’hui, si le progrès technique a considérablement amélioré l’accès à


l’information, en réduisant plus particulièrement le temps d’accès, on est
cependant loin de la gratuité : l’information a un coude plus en plus important.
Par ailleurs, si le consommateur est de mieux en mieux informé, il faut noter
qu’il est souvent influencé par les campagnes publicitaires et que l’asymétrie
d’information est la règle.

L’asymétrie d’information : décrit une situation dans laquelle tous les


participant à un marché ne disposent pas de la même information « les
vendeurs d'un produit peuvent disposer de renseignements que n'ont pas les
acheteurs »

La fluidité : des marchés est une autre condition nécessaire du modèle de la


concurrence parfaite.
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Cette fluidité est aujourd’hui principalement remise en cause par la recherche


d’économie d’échelle, qui seule permet d’atteindre la capacité de produire par
un coût plus bas.

Mais les économies d’échelle ont un coût, et des conséquences directes


contraires au principe d’atomicité. Ce coût s’identifie aux besoins de capitaux,
à leur mobilisation seule capable de permettre d’atteindre la taille optimale
leur permettant d’affronter la concurrence.

Toutes les entreprises ne disposent pas des moyens financiers capables de les
réaliser. Dans un marché dominé par la petite entreprise, un petit nombre
d’entre elles sera capable de mobiliser les capitaux nécessaires. Les autres
devront disparaître à long terme.

Parmi les conséquences directes de cette recherche d’économie d’échelle :

➢ Une diminution importante de PME ;


➢ L’arrivée sur le marché d’entreprises de taille de plus en plus importante.

On s’éloigne ainsi à grands pas du principe d’atomicité.

L’homogénéité des produits est remise en cause par La différenciation, elle


permet de mieux affronter la concurrence directe, pour une même branche
d’activité. Cette différenciation peut dépasser le produit lui-même et se
traduire dans le service après-vente, l’emballage, se le traduire.

L’homogénéité a fait donc place à l’hétérogénéité.

La mobilité des facteurs est souvent contradictoire. En ce qui concerne :


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➢ La mobilité du capital technique : Elle est souvent rendue difficile par les
coûts qu’elle génère –ce qui n’empêche pas pour autant de constater des
mouvements importants de délocalisations d’entreprises.
➢ La mobilité du facteur travail : Elle est souvent constatée dans les pays
émergents comme la Chine et l’Inde, et, à un degré moindre, dans les
pays anglo-saxons où la pratique du contrat à durée déterminée est
souvent la règle. Par contre, dans les pays de l’UE, les contraintes sociales
et le droit du travail sont souvent des obstacles à la fluidité.

De la concurrence imparfaite a la concurrence monopolistique :

JOAN ROBINSON remet en cause la théorie néoclassique de la concurrence


parfaite qui selon elle n’a aucun lien avec la réalité économique.

Elle affirme que la concurrence est imparfaite puisque les entreprises, via
l’image de marque et la différentiation du produit, bâtissent des monopoles
qui leurs permettent de fixer leurs prix et de faire davantage de profits.

C’est ce que l’économiste EDWARD CHAMBERLIN nomme plus tard « la


concurrence monopolistique ».

Ce qui va l’amener à définir une nouvelle structure de marché :la concurrence


monopolistique, structure où cohabitent à la fois monopole et concurrence.

En résumé, la concurrence monopolistique n’étant que la conséquence d’une


concurrence imparfaite.

La concurrence monopolistique répond aux trois conditions suivantes, réunies


simultanément :
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➢ Il y a libre entrée et libre sortie des firmes dans la filière ;


➢ Chaque firme dispose de sa propre clientèle ;
➢ Chaque entreprise considère les prix de ses concurrents comme
une donnée.

La différenciation

L’hypothèse de la différenciation du produit, remet totalement en cause


l’hypothèse d’homogénéité :

➢ La différenciation d’un produit se traduit par le fait que des firmes


différentes offrent, pour satisfaire des besoins identiques, des
produits qui ne sont pas identiques, même s’ils portent souvent le
même nom.
➢ Cette différenciation devient un élément du marché pouvant
constituer une barrière à l’entrée et donc limiter la concurrence

La différentiation spatiale

Dans le modèle Hotteling 1928, propose un Example c’est : « deux


blanchisseries qui ne se distinguent que par leur localisation (le long d’une rue,
par exemple) ». Le service proposé, ainsi que le prix qui s’y rattache, sont
identiques. La problématique qui se pose est double :

La détermination de la clientèle de chacune des deux blanchisseries ?


La localisation optimale des offreurs (en l’occurrence, ici, les
blanchisseries) ?

La résolution de ces problèmes dépend du :


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Comportement des clients et les coûts du transport

L’analyse du coût des transports des clients est nécessaire pour déterminer la
clientèle de ces deux blanchisseries.

H. Hotelling fait une autre hypothèse concernant le comportement des


acheteurs : celle de la minimisation du coût de transport, ce qui va permettre
de déterminer une clientèle, dans la partie de la ville où il est moins cher de
se rendre.

Localisation des entreprises :

Les entreprises cherchent le point d’établissement qui permettra le plus de


profits, deux idées ont été avancées :

La différenciation minimale : Les producteurs devaient être le


plus près possible l’un de l’autre et du centre de la ville : c’est le
principe de différenciation proposé par Hotelling.
La différenciation maximale : estime que, en réalité, les
producteurs devraient se situer près des extrémités de la ville
pour éviter une concurrence trop forte.

Prix et coût de transport

Se pose la question comment intègre-t-il les coûts de transport ? Puisque c’est


le producteur qui transporte les produits ou services (et non plus le
consommateur comme précédemment)

Deux techniques peuvent être pratiquées :


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Prix FOB (free on board) : les prix des marchandises sont fixés “départ
usine” et le transport est tarifié à part, en fonction de son coût.
Prix uniforme livré : les prix sont définis transport compris et
uniformes pour l’ensemble des clients, quel que soit le coût du
transport La charge du transport est répartie différemment dans ces
deux systèmes.

La différentiation horizontale : se caractérise par l’existence, sur un même


marché, de produits ayant un usage identique ou similaire, une appellation
souvent identique et une apparence différente.

Dans son analyse de la concurrence monopolistique, c’est cette approche que


retient E. H. Chamberlin. Dans cette représentation, chaque offreur est
considéré comme disposant d’une partie de la demande totale. Une variation
du prix de l’un des biens aura peu d’effets sur la demande des autres biens.

La différentiation verticale : Les firmes proposent des produits répondant au


même besoin du consommateur mais avec des caractéristiques différentes,
des qualités différentes. La différence entre les produits peut être objective ou
subjective (c’est le rôle de la publicité).

Le choix de consommateur dépend des caractéristiques de l’objet


Les fonctions d’utilité et de demande ont comme arguments les
caractéristiques, et la demande de chaque bien n’est qu’une demande
composée des caractéristiques.

Les conséquences de la différenciation


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La différentiation permet à l’entreprise de passer dune demande à élasticité


infinie2 à une demande à élasticité finie3

La différenciation va permettre de fidéliser une clientèle : l’élasticité finie de la


demande sera le plus souvent faible en valeur absolue.

A cours terme l’entreprise augmente la demande par la baisse des prix ce qui
génèrera un surplus de profit, et ce malgré les coûts de production engendré
par la différentiation.

Plus l’entreprise se différentié moins la demande qui s’adresse à elle est


sensible au prix.

L’élasticité prix est plus forte qu’en monopole, mais moins forte qu’en
concurrence pure, et le degré de différenciation devient un déterminant
important de la demande.

Le marché n’est plus un lieu d’échange de biens strictement homogènes, mais


devient un lieu d’échange de l’ensemble des biens différenciés.

Il n’existe donc plus un prix unique sur le marché, mais un prix différent pour
chaque bien différencié. À court terme, comme en CPP, le nombre
d’entreprises est donné.

Chacune d’entre elles maximise son profit sans prendre en compte les
décisions des concurrents.

2
Pour un prix déterminer les consommateurs achète n’importe quelle quantité
3
L’inverse
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Du fait de la fidélisation au produit, elle se comporte comme un monopole,


avec un prix d’équilibre supérieur au coût marginal.

Comme en monopole, les quantités produites sont plus faibles que celles
obtenues en CPP.

Pour autant, l’entreprise dispose alors d’un véritable pouvoir de marché. La


concurrence prend une autre dimension, et ne se résume plus à la seule
concurrence par les prix, mettant en évidence le rôle de la publicité

Les oligopoles : désigne une forme de marché caractérisé par un petit nombre
de vendeurs face à une multitude d'acheteurs, c’est oligopole Lorsqu'il n'y a
que 2 vendeurs, on emploie le terme de duopole.

Le terme « duopole » : désigne la forme la plus simple d’un oligopole,


caractérisé par deux entreprises offrant un même produit ou service. Cette
structure de marché est une situation de concurrence imparfaite avec la
présence de deux vendeurs face à de nombreux acheteurs.

L’analyse théorique revient à distinguer des conclusions qui aboutissent à une


:

Situation d’équilibre
Situation du déséquilibre

La situation d’équilibre

Deux types de duopoles peuvent représenter la situation d’équilibre :

• Le duopole de A.-A. Cournot


• Le duopole de J. Bertrand.
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Le duopole de Cournot

Pour étudier le comportement des entreprises sur un marché, A.-A. COURNOT


avance deux hypothèses simplificatrices, à savoir :

➢ Le marché est celui d’un bien homogène à coût nul de production ;


➢ La variable stratégique est le volume de production, et non le prix

Dans le cas d’un marché dominé par deux entreprises A et B Le profit de A


dépend des quantités Q1 et Q2 produites par A et B et réciproquement, pour
le profit de B.

L’interdépendance entre A et B est ainsi mise en évidence. Les quantités de A


et de B qui maximisent leur profit sont égales.

À l’équilibre, la demande n’est pas totalement satisfaite, ce qui ne peut que


contribuer à faire monter les prix.

Le duopole de J. Bertrand :

Dans le duopole de Bertrand, chacune des deux entreprises fixe son prix en
considérant le prix de l’autre comme une donnée.

Que se passe-t-il alors si les entreprises choisissent de faire jouer la


concurrence par les prix ? le consommateur retient toujours le producteur qui
pratique le prix le plus bas.

La décision sur les prix est prise par les entreprises de façon simultanée avec
les consommateurs puisque, ils réagissent par rapport au prix proposé.

Contrairement au duopole de Cournot, le duopole de Bertrand aboutit à une


solution concurrentielle ;
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Le prix d’équilibre auquel on parvient est celui de la CPP, bien qu’il n’y ait pas
atomicité du marché. Cette tarification au coût marginal entraîne donc la
disparition du profit.

Un des paradoxes de la démarche est qu’il suffirait que deux entreprises se


livrent à une concurrence par les prix pour que l’on retrouve le schéma de
concurrence pure.

La résolution de ce paradoxe passe par la modification de la qualité des


produits et la prise en compte de la capacité de production.

La modification de la qualité des produits proposés va se traduire par la


présence de produits différenciés, se substituant aux produits homogènes.

Un duopole de déséquilibre :

Le duopole de Stackelberg :

L’analyse du duopole s’enrichit et répond à certaines critiques faites aux


duopoles de Cournot et de Bertrand :

Les hypothèses ne sont plus les mêmes, même s’il s’agit toujours d’un marché
à deux entreprises.

L’auteur suppose que ces deux entreprises ne sont pas symétriques, taille
différente et la part de chacune aussi pas la même L’une sera considérée
comme leader, l’autre suiveur (satellite).

L’analyse, ensuite, n’est pas statique, mais se place dans une logique évolutive,
dynamique. Rien n’est figé comme chez Cournot ou Bertrand.
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Enfin, les stratégies privilégiées sont conjecturales (aléatoires) et non


conjoncturelles (occasionnelles).

Avec H. von Stackelberg, chacune des deux entreprises anticipe la réaction de


l’autre à sa propre décision. Les hypothèses de départ ne sont pas les mêmes.

L’entreprise A et l’entreprise B ne sont pas de même puissance, c’est pourquoi


le son duopole est asymétrique.

A et B vont, toutes deux, anticiper les réactions que leurs propres décisions
auront sur les choix de l’autre.

L’entreprise leader est celle qui cherche à maximiser son profit en supposant
que l’autre se comporte en satellite.

À l’inverse, l’entreprise satellite suppose que l’autre est leader avec une
production considérée comme une donnée.

L’entreprise satellite ne connaît alors que sa fonction de réaction, et son


comportement est celui décrit dans le duopole de Cournot

Les conséquences stratégiques

L’analyse de Stackelberg repose sur une hypothèse forte, celle de la capacité


d’anticipation de l’entreprise aux réactions de l’entreprise concurrente.

Cela suppose également que l’on puisse identifier les deux entreprises,
puisque dans la réalité, ce n’est pas si simple.

Le duopole de Stackelberg revient à distinguer quatre situations possibles.


Deux sont des situations d’équilibres, et les deux autres des situations de
déséquilibre.
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Les deux situations d’équilibre

➢ Situation 1 : A comme leader et B comme suiveur,


➢ Situation 2 ; A comme suiveur et B comme leader
La firme leader, si elle veut maximiser son profit, devra tenir compte du
comportement de la firme satellite, et pour cela devra intégrer la
fonction de réaction de l’entreprise satellite à sa propre fonction de
profit.

Les deux situations de déséquilibre

➢ Situation 3 : les deux entreprises pensent être leaders


➢ Situation 4 : les deux entreprises pensent être satellites

Alors il s’agit d’une erreur d’anticipation

Cette erreur aura une conséquence indiscutable, celle d’aboutir à une situation
de déséquilibre.

Analyse de la situation 3 :

Dans la situation A et B pensent être leader, cette situation, aboutit


nécessairement à une surproduction. Cela entraînera, à terme, une baisse des
prix et des profits réalisés par A et B

Trois hypothèses sont alors possibles

L’une des deux entreprises capitule et devient l’entreprise satellite. On se


retrouve alors dans les situations 1 et 2.
Est que A et B se retrouvent en double satellisation. Dans ce cas, on sera
en situation de Cournot.
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Celle d’une entente entre A et B pour se partager le marché, on parlera


alors de maximisation des profits joints.

Analyse de la situation 4 :

L’absence d’entreprise leader identifiée par le marché revient à une situation


de sous-production par rapport à la demande. Les prix vont augmenter, ainsi
que les profits.

L’analyse de Stackelberg prend en compte l’asymétrie de l’information.

Dans une certaine mesure, elle est un passage obligé entre la microéconomie
et l’économie industrielle.

L’oligopole différencié de SWEEZY

En économie industrielle, la Théorie des prix et leur détermination jouent un


rôle essentiel. En concurrence, les prix baissent ; en monopole, les prix
augmentent. Que se passe-t-il alors en oligopole ?

Dans une économie de marché, on sait l’importance de la demande dans la


détermination du prix d’un bien ou d’un service.

En 1939, P. M. SWEEZY, en remettant en cause le caractère linéaire de la


courbe de demande.

P. M. Sweezy va rejeter l’hypothèse de l’homogénéité du produit et


l’hypothèse de la parfaite information du consommateur. Ce qui va lui
permettre de conclure que l’unicité du prix n’est plus nécessairement la règle.
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L’interdépendance conjecturale et les anticipations asymétriques selon que la


décision concerne une hausse, ou une baisse des prix, caractérisent l’oligopole
de Sweezy.
Fait par : ETUDIANT

‫م‬
‫نسأل نكم الدعأء لي ولوالدي‬

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