Vous êtes sur la page 1sur 12

Voiries et Réseaux Divers Mr : M.

YOUSFI

L’assainissement

1- Introduction ………………………………………………………………………………... 15

2- Définition du réseau d'assainissement ……………………………………..……………...... 15

3- Accessoires du réseau d’assainissement ……………...……………………………………... 16

4- Principe des réseaux d'assainissement ……………..………….……………………………. 17

5- La quantité des eaux à évacuer ……………..………………….……………………………. 21

6- Dimensionnement des canalisations ………………..………….……………………………. 23

Université de Médéa -14- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

1. Introduction
D’une façon générale, dans tous les endroits où l’homme réside et notamment dans les agglomérations,
les eaux de toutes natures ne doivent pas être laissées ruisseler naturellement, elles doivent être
guidées, canalisées pour être dirigées vers des émissaires naturels ou artificiels et parfois être épurées
et traitées avant leur rejet définitif.

2. Définition du réseau d'assainissement


Un réseau d'assainissement doit assurer le transfert de l'effluent dans les meilleures conditions jusqu'au
point de traitement sans porter atteinte à la santé et à la sécurité des habitants. Atteindre cet objectif
exige la maîtrise de plusieurs paramètres :
- évaluer la quantité d'eau à évacuer et à traiter afin de dimensionner les différents composants du
réseau et de prévoir, si besoin est, un système de rétention à restitution différée ;
- évaluer le degré de pollution des eaux de ruissellement, des eaux domestiques ou industrielles, ces
dernières pouvant nécessiter un traitement spécifique à la source ;
- connaître le fonctionnement des différents dispositifs de collecte et de traitement ;
- déterminer la qualité des rejets dans le milieu récepteur.
La structure du réseau d'assainissement est telle qu'elle peut recevoir les eaux pluviales, les eaux de
ruissellement ainsi que les eaux polluées par l'activité humaine, quelle qu'elle soit. Afin de la définir, il
est nécessaire de prendre en compte les différents éléments constitutifs.
- L'aire collectée comprend les parcelles, les îlots d'habitation, les secteurs d'activités commerciales
ou industrielles, les rues, les parcs de stationnement qui génèrent des quantités d'eaux usées ou
pluviales rejetées dans les différentes branches du réseau (Fig. 2.1).
- Le bassin versant correspond aux secteurs géographiques à l'aval desquels aboutissent les effluents
à épurer et à rejeter dans un seul et même exutoire.

Fig.2.1 : Diverses aires raccordées sur un réseau d'assainissement

- Le réseau lui-même, le plus souvent de type ramifié, est constitué essentiellement de collecteurs
gravitaires. Il peut comprendre également des canalisations sous pression ou sous vide, des

Université de Médéa -15- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

émissaires à ciel ouvert, selon la topographie du terrain et la nature de l'effluent. Son rôle
primordial est d'assurer la continuité de l'écoulement dans des conditions optimales.
- Les organes terminaux et d'accès en tête du réseau comprennent différents types d'ouvrages. Les
regards de branchement forment l'interface entre la partie publique et la partie privée et assurent le
raccordement des équipements sanitaires des bâtiments, publics ou privés. Les regards de pieds de
chute constituent la liaison entre les canalisations verticales et horizontales. Les siphons de sol, les
grilles, les caniveaux et les avaloirs récupèrent les eaux de pluie ou de ruissellement. Les regards
de décantation des liquides légers ou les bacs à graisse forment une barrière pour arrêter ces rejets.
- Les ouvrages ponctuels regroupent les regards de visite, les chambres ou les dispositifs installés
aux points névralgiques : changement de direction, rupture de pente, rétention de débit, station de
pompage, etc.

2.1. Différentes catégories d’eaux usées


- Les eaux de pluie recueillies par les toitures et les chaussées, caractérisées par des débits
importants, mais irréguliers.
- Les eaux-vannes (polluées) issues des WC. (débits faibles et réguliers)
- Les eaux ménagères provenant des cuisines, des salles de bains et des buanderies. (débits faibles et
réguliers)
- Les eaux industrielles, utilisées dans un processus industriel et dont les débits sont connus avec
précision.

2.2. Rôle d'un réseau d'assainissement


- Assurer la protection des biens matériels et humains contre les inondations.
- Permettre la protection de la santé publique et la préserver.
- Préserver l'environnement en l'occurrence le milieu naturel contre les rejets des eaux usées.

3. Accessoires du réseau d’assainissement


3.1. Regards
Ce sont des compartiments en maçonnerie ou préfabriqué munis d’un couvercle amovible, ils
permettent l’accès aux canalisations pour d’éventuels branchements, et notamment pour le curage de
ces derniers. Ils existent plusieurs types de regards :

Regard de visite : ils permettent la surveillance et le curage des égouts ainsi que leur aération qui est
assurée grâce à une fonte sur le couvercle du regard, ce type de regard est prévu dans les cas suivants :
- au niveau de chaque branchement avec un autre collecteur.
- à chaque changement de direction (horizontale ou verticale).
- entre 40 et 50 m d’alignement droit.

Regard chute : ce sont des regards analogues aux regards de visite, seulement la chute est plus
importante, ce type de regard est prévu lorsque les canalisations sont disposées en forte pente, ce qui
entraîne des vitesses très importantes, la chute des effluents dans ces regards permet de briser la vitesse
d’écoulement.

Bouche d’égout : destinées à recueillir les eaux usées de la chaussée, elles doivent être sélectives pour
permettre la retenue du maximum de déchets, elles sont généralement disposées sous le trottoir.

Université de Médéa -16- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

Regard avaloir : ils sont généralement placés aux points bas des caniveaux destines à la collecte des

Regards à grille : ce sont des regards de petites dimensions, couverts par une grille en fonte, il sert à
évacuer les eaux de ruissellement des parcs et des allées piétonnes.

Regards de façade : ils sont utilisés pour les branchements particuliers, disposes plus près de la façade
de la propriété à raccorder.

Regards de branchement : servent au branchement du réseau sanitaire d’un immeuble au réseau


d’assainissement, les regards siphoïdes sont conseillés pour éviter les relents des mauvaises odeurs.

Déversoirs d’orage : c’est un ouvrage en béton armé de section rectangulaire, sa fonction est
d’évacuer les pointes exceptionnelles de débit d’orage vers un milieu récepteur, en d’autres termes, il
est prévu pour soulager le réseau sanitaire en période d’orage.

3.2. Les collecteurs


Ils sont constitués par des tuyaux (canalisations) enterrés alignés allons de regard en regard avec un
diamètre et une pente suffisante pour éviter toutes les stagnations des liquides chargés.

4. Principe des réseaux d'assainissement


Les réseaux d'assainissement sont, en général, de type gravitaire, l'effluent s'écoulant par gravité. Les
conduites sont calculées pour fonctionner en écoulement libre, elles ne sont pas conçues pour être
soumises à une circulation sous pression. Le tracé des réseaux est étudié de manière à permettre
l'écoulement et le rejet de l'effluent le plus rapidement possible, sans occasionner de nuisances au
voisinage (mauvaises odeurs, débordement, etc.). À cet effet, il tient compte de plusieurs paramètres :
- la localisation de la zone concernée, urbaine, périurbaine ou rurale ;
- la répartition et la destination des bâtiments à desservir ;
- l'implantation de la voirie ;
- la topographie du terrain afin de déterminer la pente des canalisations ;
- la cote du point de rejet dans le réseau public ou en milieu naturel ;
- l'extension éventuelle du réseau ;
- la protection du milieu ambiant, des zones de captage d'eau par exemple ;
- la présence ou non d'une nappe phréatique ;
- l'économie globale du projet (coût d'investissement et d'entretien) ;
- la coordination avec les autres réseaux existants ou projetés ;
- les conditions de réalisation, sous le domaine public ou sous les propriétés privées ;
- le positionnement des accès pour l'entretien ultérieur.

4.1. Principes de base


Les réseaux sont étudiés selon trois grands principes de base, selon que les eaux usées et pluviales sont
collectées de manière unitaire ou séparée.

4.1.1. Système unitaire


Le système unitaire permet de recevoir l'ensemble des effluents - eaux usées (ménagères, industrielles)
et eaux pluviales - dans un collecteur unique. Le principe, relativement simple, consiste à prévoir une
seule canalisation, calculée en conséquence. Chaque bâtiment est équipé d'un seul branchement.

Université de Médéa -17- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

Ses points faibles portent sur :


- le surdimensionnement du réseau et de la station de traitement afin de tenir compte du cumul des
débits des eaux usées et des eaux pluviales, ces dernières étant quantitativement plus importantes ;
- la nécessité d'incorporer des déversoirs d'orage afin de rejeter vers le milieu naturel les eaux
excédentaires et d'écrêter les pointes exceptionnelles dues à des pluies anormalement abondantes ;
leur rôle consiste à éviter tout refoulement dans le réseau ; bien que fortement dilué, l'effluent
entraîne des matières organiques dans le milieu naturel.

Fig.2.2 : Système unitaire (EP+EU)


4.1.2. Système séparatif
Le système séparatif comprend deux réseaux distincts, affectés chacun à un effluent spécifique.
Le collecteur réservé aux eaux pluviales rejettent celles-ci en milieu naturel soit directement, soit
après avoir transité par un bac dessableur ou dans une unité de dépollution lorsque le ruissellement
s'effectue dans des secteurs particulièrement pollués (zone industrielle, centre urbain). Des bacs de
rétention sont placés en des points du réseau afin de limiter le débit dans les canalisations en cas de
pluies importantes.
Le collecteur réservé aux eaux usées (ménagères et industrielles), de section moindre, est connecté
sur une station d'épuration dont l'importance est inférieure à celle du système précédent et dont le
fonctionnement est amélioré par l'apport d'un débit plus faible et plus régulier.
Les deux canalisations peuvent être parallèles, l'écoulement s'effectuant dans la même direction ou
avec des pentes inversées, en fonction de la position de l'exutoire. Ce système impose deux regards de
branchement par immeuble raccordé. Les avantages portent sur les points suivants :
- les canalisations ont des sections correspondant aux débits qu'elles sont amenées à recevoir, sans
être surdimensionnées ;

Université de Médéa -18- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

- les équipements complémentaires tels que stations de relevage des eaux usées sont dimensionnés
en conséquence ;
- les eaux pluviales peuvent être rejetées directement et gravitairement dans le milieu naturel, à la
condition de ne pas être polluées ;
- la station d'épuration est déterminée en fonction du débit des eaux usées, plus facilement
quantifiable.

L'inconvénient majeur réside dans le fait qu'il comporte deux réseaux indépendants, ce qui peut
entraîner un surcoût non négligeable.

Fig.2.3 : Système séparatif

4.1.3. Système pseudo-séparatif


Le système pseudo-séparatif combine les deux schémas précédents (Fig. 2.4). La collecte d'une partie
des eaux pluviales (eaux des toitures) s'effectue avec les eaux usées des immeubles. Seules les eaux de
ruissellement de la voirie sont récupérées séparément.
Ce système ne demande qu'un seul branchement par bâtiment et une station d'épuration d'importance
moyenne. Son principal avantage consiste à l'autocurage des canalisations d'eaux usées en période de
fortes pluies.

4.2. Les dispositions générales


Dans la mesure du possible, les réseaux sont adaptés à la topographie du terrain. Selon la configuration
du bassin versant, différents schémas peuvent être adoptés, évitant d'atteindre des profondeurs
excessives (Fig. 2.5).

Université de Médéa -19- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

Fig.2.4 : Système pseudo-séparatif

- Sur les terrains courants, le principe retenu est celui du réseau ramifié. Le collecteur général
visitable reçoit les collecteurs secondaires sur lesquels sont raccordées les antennes.
- Sur les terrains quasiment horizontaux, les antennes sont raccordées sur des points centraux, eux-
mêmes reliés par un collecteur général visitable.
- Sur les terrains à faible pente, les antennes sont reprises par des collecteurs secondaires qui
rejoignent le collecteur général obliquement en aval.
- Sur les terrains accidentés, plusieurs canalisations secondaires collectent les antennes à des
niveaux différents (zones étagées) avant d'être raccordées sur le collecteur général.

a) terrains courants b) terrains horizontaux

Université de Médéa -20- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

c) terrains à faible pente d) terrains accidentés (zones étagées)

Fig.2.5 : Schémas de réseaux d'assainissement adaptés à la topographie du terrain

4.3. Réseau sous pression


Dans certains cas, en présence d'un relief tourmenté, d'une grande longueur du réseau ou d'une
profondeur trop importante, d'autres dispositions peuvent être retenues comme le réseau sous pression.
Le réseau sous pression est destiné à évacuer les eaux usées domestiques pouvant provenir de
bâtiments d'habitation, à l'exclusion des eaux pluviales. Il est composé d'une bâche réceptrice équipée
d'une station de pompage générant une pression suffisante afin de transporter les eaux chargées dans
une canalisation unique sous pression jusqu'à un point de rejet (Fig. 2.6). Celui-ci, à une altitude plus
élevée que le point d'origine, est constitué par un regard ou un collecteur gravitaire fonctionnant sous
la pression atmosphérique.
Le réseau est constitué d'un regard équipé d'une grille retenant les gros éléments, d'un ensemble de
pompes, de vannes d'isolement d'un dispositif évitant les refoulements et d'un système d'alarme en cas
de dysfonctionnement.
Le diamètre des canalisations est calculé pour obtenir une vitesse minimale d'écoulement de l'ordre de
0,7 à 1 m/s, correspondant à la vitesse d'autocurage. La capacité de la bâche doit être suffisante afin de
pallier une défaillance momentanée de l'alimentation électrique des pompes.

Fig.2.6 : Réseau d'assainissement sous pression

5. La quantité des eaux à évacuer


Les quantités d'eau dépendent essentiellement du mode d'occupation des sols, de la densité et de la
destination des bâtiments, des extensions éventuelles et de la qualité de l'environnement extérieur.

Université de Médéa -21- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

Selon la nature du bassin versant, la quantité et la nature de l'effluent collecté sont différentes : centre
urbain, zone pavillonnaire, zone rurale, lotissement industriel, centre commercial, etc.

5.1. Débit des eaux usées


L’évaluation de la quantité des eaux évacuées par jours, s’effectue à partir de la consommation d’eau
potable par habitant (litres/habitant/jour), correspondant aux plus fortes consommations journalières de
l’année.
- en Algérie on admet que le débit maximal d’avenir est de 200 litres/habitant/jour.
- le débit total des eaux usées (EU) est donné par la formule suivante.

5.1.1. Les eaux domestiques : le débit moyen journalier est donné par la formule suivante :

- D : dotation journalière (consommation journalière) en l/Hab/j


- N : nombre d’habitants
- Kr : coefficient de rabattement

5.1.2. Débit de pointe : le débit de pointe est donné par la formule suivante :

- Cp : coefficient de pointe qui dépend de l’emplacement du collecteur et ça section varie selon la


formule suivante :

dans laquelle : a et b sont des paramètres déterminés en fonction de la valeur de Qm.

En général, a est égal à 1,5 et b a une valeur qui est de l'ordre de 1 à 2,5

5.2. Débit des eaux pluviales


Parmi les méthodes qui permettent la détermination des débits, deux sont plus particulièrement
utilisées. Elles sont assez proches l'une de l'autre.

5.2.1. La méthode rationnelle : cette méthode n’est pas susceptible d’être utilisée pour les grandes
surfaces en raison de la longueur de calcul qu’elle présente. Elle est valable juste pour des petites
agglomérations dont la surface est inférieur ou égale à 2ha et le débit est donné par la formule
relationnelle suivante :

- Qp : le débit de pointe (m3/h) ;


- C : un coefficient de ruissellement pondéré (0 < C < 1);
- i : l'intensité moyenne de la pluie (mm/h) dont la valeur dépend de la durée de l'averse et du temps
de concentration ;
- A : l'aire d'apport (ha).

Université de Médéa -22- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

De nombreuses expériences ont été réalisées sur différents types de surface, on obtient les coefficients
de ruissellement suivants :

Tableau 2.1 : Coefficient de ruissèlement

5.2.2. La méthode superficielle : a été mise au point par Caquot sur les bases de la méthode
rationnelle. Elle est formulée de la manière suivante :

- Qp : le débit de pointe (m3/s) ;


- I : la pente moyenne du bassin versant sur le développement total du parcours de l'eau (mm/m) ;
- C : le coefficient de ruissellement (0 < C < 1);
- A : l'aire d'apport (ha) ;
- K, , , , sont des facteurs correctifs en fonction de différents paramètres : intensité et durée de
la pluie, temps de concentration, etc.

6. Dimensionnement des canalisations


Après avoir défini le tracé du réseau d'assainissement et les cotes d'origine en amont et de rejet en aval,
il convient de calculer la section et la pente des différents tronçons qui le composent. Celles-ci sont
déterminées en fonction de plusieurs paramètres :
- la quantité d'effluent à évacuer ;
- la nature de l'effluent ;
- les caractéristiques du matériau constituant les tuyaux ;
- la longueur et les différents accidents du parcours (changements de direction, regards de
branchements...).

De type gravitaire, le calcul du réseau s'effectue selon le principe de l'écoulement libre. Le débit est
donné par la formule :

- S : la section transversale de la canalisation occupée par l'effluent ;


- V : la vitesse de l'effluent, elle-même fonction de la pente et d'un coefficient d'écoulement.

Connaissant en chaque point, les débits à évacuer et la pente des ouvrages, le choix des sections sera
déduit de la formule d’écoulement adoptée. Les dimensions des canalisations varient compte tenu des
diamètres courants de fabrication, ce qui apporte de ce fait, une capacité supplémentaire d’écoulement.

Université de Médéa -23- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

La vitesse d’écoulement est donnée par la formule de CHEZY

- V : la vitesse d’écoulement (m/s) ;


- I : pente de l’ouvrage (m/m) ;

- R : rayon hydraulique (m) avec :


S : section mouillée en m²
P : périmètre mouillé en m
- C : Coefficient qui peut être adopté soit par : la formule de BAZIN ou bien la formule de
MANNING-STRICKLER

6.1. Formule de BAZIN

-  : est un coefficient d’écoulement qui varie suivant les matériaux utilisés et la nature des eaux
transportées.

Tableau 2.2 : Coefficient de Bazin en fonction des parois

6.1.1. Canalisations d’eaux usées en système séparatif :


Il se forme une pellicule grasse dans les ouvrages qui améliore les conditions d’écoulement. Aussi, le
coefficient de Bazin  peut être pris égal à 0,25 en tenant compte des inégalités dans le réseau et
d’éventuelles intrusions de sable ou de terre.
C : peut donc être représenté approximativement par l’expression suivante :

On obtient donc :

et le débit capable de l’ouvrage Q :


- Q en m3/s
- V en m/s
- S en m2

Université de Médéa -24- 2019/2020


Voiries et Réseaux Divers Mr : M.YOUSFI

6.1.2. Canalisations d’eaux unitaires ou pluviaux séparatifs :


Il convient de tenir compte que des dépôts sont susceptibles de se former, ce qui conduit à admettre un
écoulement sur des parois semi-rugueuses. Le coefficient de Bazin  peut être pris à 0,46.
C : peut donc être représenté par :

On obtient donc :

et le débit capable de l’ouvrage Q :

6.2. Formule de de MANNING-STRICKLER


elle peut s'exprimer sous la forme :

On obtient donc :

et le débit capable de l’ouvrage Q :

K : Coefficient de Manning - Strickler I : Pente longitudinale de l’ouvrage en m/m


S : Section mouillée de l’ouvrage au m2 V : Vitesse de l’eau dans l’ouvrage en m/s
P : Périmètre mouillé de l’ouvrage en m Q : Débit capable de l’ouvrage en m3/s
R : Rayon hydraulique de l’ouvrage R=S /P en m

Tableau 2.3 : Coefficient de Manning-Strikler en fonction des parois


Nature des parois K
Béton lisse 77 à 91
Béton brut 62 à 77
Moellons 33 à 50
Graviers 28 à 35
Galets ou herbes 25 à 40

Université de Médéa -25- 2019/2020