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Les six mécanismes de coordination[modifier 

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Dans son livre "Le Management - Voyage au Centre des Organisations"8, Henry
Mintzberg distingue six mécanismes fondamentaux de coordination :

 L'ajustement mutuel : Il consiste à s'accorder par une communication informelle


(discussion, geste...) dans des situations simples comme dans un atelier artisanal ou
dans un point de vente, tout comme dans des contextes plus complexes (groupes de
recherche, comité de direction).
 La supervision directe : par laquelle un supérieur hiérarchique (chef d'équipe ou
chef de bureau) transmet ses consignes à ses collaborateurs et contrôle leurs
résultats.
 La standardisation des procédés : soit la spécification à l'avance des méthodes de
travail, des procédures, des étapes d'une démarche. À charge pour les participants
de se conformer aux procédés ainsi prédéfinis sans besoin de se concerter avec ses
collègues ou de recevoir de directives supplémentaires.
 La standardisation des résultats : Les objectifs à atteindre sont fixés à l'avance :
L'exécutant garde une certaine initiative sur les mesures à prendre pour y parvenir .
Ainsi un livreur reçoit une liste d'adresse et des colis à livrer sans que soient
forcément pré-assignés l'ordre des livraisons, ni le trajet à emprunter.
 La standardisation des qualifications: Méthode utile lorsque le travail nécessite
une forte dose d'autonomie ou quand il n'est pas possible ou souhaitable de fixer par
avance ni les procédés, ni les résultats. Définir a priori les savoirs, les savoir-faire, et
les comportements attestés par des diplômes ou niveaux de compétence permet de
s'assurer a priori que les personnes feront correctement les tâches nécessaires.
 La standardisation par les normes: coordination imposée à tous les membres de
l'organisation
Type de coordinations des hommes et utilisations plus
particulièrement adaptées[modifier | modifier le code]
Par-delà la distinction, classique depuis Alfred Sloan, entre structure fonctionnelle et structure
divisionnelle, les différents types structurels ont été notamment étudiés par Henry Mintzberg, qui
en identifie cinq puis six :

1. La structure simple, coordonnée par la hiérarchie, particulièrement adaptée aux


organisations de petite taille (par exemple : une PME, un petit commerce).
2. La bureaucratie mécaniste, coordonnée par les procédures, particulièrement
adaptée aux organisations de grande taille à l'activité standardisée (par
exemple : une administration publique, une compagnie aérienne, une banque de
dépôt).
3. La structure divisionalisée, coordonnée par les budgets, particulièrement adaptée
aux organisations de grande taille à l'activité hétérogène, intervenant sur
différentes lignes de produits ou services, auprès de différents types de clients
et/ou sur différentes zones géographiques (par exemple : une entreprise
multinationale, un groupe industriel diversifié).
4. La bureaucratie professionnelle, coordonnée par la qualification, particulièrement
adaptée aux organisations qui doivent effectuer des tâches très complexes de
manière routinière (par exemple : un hôpital, une université, un journal).
5. L'adhocratie, coordonnée par la collaboration, particulièrement adaptée aux
structures par projet tournées vers l'innovation (par exemple : la Nasa, une
société de production cinématographique)
Article détaillé : Henry Mintzberg.

Mécanismes de coordination des tâches[modifier | modifier le code]


Pour sa part, Henry Mintzberg a élaboré sa typologie des organisations en distinguant cinq
mécanismes de coordination des tâches9 :

1. Supervision directe (hiérarchie)


2. Standardisation des procédés (procédures)
3. Standardisation des résultats (budget)
4. Standardisation des qualifications (compétences)
5. Ajustement mutuel (collaboration)

Nizet et Pichault[modifier | modifier le code]


Pour Nizet et Pichault, les cinq mécanismes de Mintzberg peuvent se résumer à deux
seulement10.

Barabel & Meier[modifier | modifier le code]


Pour ces deux auteurs, la coordination est le mode de collaboration institué entre les services et
les départements de l'entreprise.
La hiérarchie et la supervision directe demeure pour eux le principal mécanisme de coordination,
le deuxième mécanisme étant l'ajustement mutuel11.

Bibliographie[modifier | modifier le code]
 (en) James Mooney, Alan Reiley, The Principles of Organization (1939), 1947.
Années 1960

 Victor Thompson, Comportement bureaucratique et organisation moderne, éditions


Hommes et Techniques, 1966.
Années 1990

 Nicole Aubert et al., Management, PUF, 1990, « La coordination », p. 464-465 et


480-490.
Années 2000

 Jean Nizet, François Pichault, Introduction à la théorie des configurations. Du « one


best way » à la diversité organisationnelle, De Boeck, 2001.
Années 2010

 Michel Barabel, Olivier Meier, Manageor (1995), 2e édition, Dunod, 2010, « La


coordination », p. 85-86.
 (en) Chandra Bose, Principles of Management and Administration, Prentice Hall of
India, 2012.
 Jean Nizet, François Pichault, La coordination du travail dans les organisations,
Dunod, 2012.

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