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‫اجل ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـم ـ ـه ـ ــوري ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــة اجل ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـزائـ ـري ـ ــة الدميـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـقـ ـراط ـي ـ ــة ال ـشـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـعـ ـبـ ـي ـ ــة‬

REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE


‫وزارة الت ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـعـ ـ ــلي ـ ـ ـ ــم العـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــايل و البـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــحث الع ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـل ـ ـ ـمـ ـ ـ ـ ـ ــي‬
Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
– ‫جـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــامعة أيب ب ـكـ ـ ـ ـ ـ ــر ب ـ ـل ـ ـق ـ ـ ــاي ـد– ت ـ ـ ــلمسـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ـ ــان‬
Université Aboubakr Belkaïd– Tlemcen –
Faculté de TECHNOLOGIE

MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de MASTER

En : Hydraulique

Spécialité : Hydraulique urbaine

Par :

HAMIDI Sidi Mohammed

Étude de la performance du modèle hydrologique HBV appliqué au bassin versant


d’oued Sikkak (Tafna, Algérie).

Soutenu publiquement, le 25 / 09 / 2018, devant le jury composé de :

M GHENIM A.N Professeur Univ. Tlemcen Président


M BOUANANI A. Professeur Univ. Tlemcen Directeur de mémoire
Mme BABA HAMED K. Professeur Univ. Tlemcen Co-Directeur de mémoire
M MEGNOUNIF A. Professeur Univ. Tlemcen Examinateur
M ROUISSAT B. M.C.A. Univ. Tlemcen Examinateur

2017 - 2018
REMERCIMENTS

En préambule à ce mémoire je remercie ALLAH qui m’a aidé et donné la


patience et le courage durant ces longues années d’études.
Je souhaite adresser mes remerciements les plus sincères aux personnes qui m’ont
apporté leur aide et qui ont contribué à l’élaboration de ce mémoire ainsi qu’à la
réussite de cette formidable année universitaire.
Ces remerciements vont tout d’abord au corps professoral et administratif de la
Faculté de Technologie de l’université Aboubakr Belkaïd, pour la richesse et la qualité
de leur enseignement et qui déploient de grands efforts pour assurer à leurs étudiants
une formation actualisée.

Je tiens à remercier sincèrement Professeur BOUANANI A et Professeur BABA


HAMED K, ils se sont toujours montrés à l’écoute et très disponibles tout au long de
la réalisation de ce mémoire, ainsi que pour l’inspiration, l’aide et le temps qu’ils ont
bien voulu nous consacrer et sans qui, ce mémoire n’aurait jamais vu le jour

Je tiens aussi à remercier les membres du jury Pr MEGNOUNIF A, Pr GHENIM A N et


Mr Rouissat B qui ont accepté d’expertiser ce travail.
Je n’oublie pas ma femme et mes parents pour leur contribution, leur soutien et leur
patience.

Enfin, j’adresse mes plus sincères remerciements à tous mes proches et amis, qui
m’ont toujours encouragé au cours de la réalisation de ce mémoire.
Merci à tous et à toutes.
Dédicace
Ce projet fin d’étude est dédié a ma chère femme qui m’a encourager à aller de l’avant et qui

m’a donné tout son amour pour reprendre mes études.

A mon père, ma mère pour leurs amour, leur bonté, leur sacrifice, leur encouragement

perpétuels, leur soutien, puisse Dieu, le très haut prolonger leur vie dans le bonheur.

A mon beau père et ma belle mère qui me sont chers puisse Dieu, le tout puissant, l’avoir en

sa santé miséricorde !

A mon cher frère Yessine et ma sœur Hanane et mes beaux frères.

Enfin, à mes chers amis et professeurs et à tous les gens qui m’ont aidé dans ma vie, je dédie

ce mémoire.

Hamidi sidi mohammed


Résumé

Le travail réalisé dans ce mémoire est relatif au bassin versant d’oued Sikkak situé au
Nord ouest algérien, d’une superficie (217.53 Km²) et affluent de la Tafna. L’objectif du
travail réside dans l’application de la modélisation pluie-débit en utilisant le modèle global
semi-distribué HBV Light. Nous avons aussi procédé à une comparaison entre les
performances du HBV Light et du modèle GR4J. les résultats montrent que bien que le calage
reste moyen, le modèle HBV Light peut donner de meilleurs résultats que le GR4J. Il
semblerait que la présence de beaucoup plus de paramètres dans le HBV pourrait contribuer à
améliorer les résultats des simulations.

Mots clés : Bassin versant, oued Sikkak, modélisation pluie-débit, HBV Light, GR4J,
Abstract
The work carried out in this memoir relates to the Sikkak wadi watershed located in
northwestern Algeria, of an area (217.53 Km²) and tributary of the Tafna. The objective of the
work lies in the application of rain-flow modeling using the semi-distributed HBV Light
global model. We also compared the performance of the HBV Light and the GR4J model. the
results show that although calibration remains average, the HBV Light model can give better
results than the GR4J. It would appear that the presence of many more parameters in HBV
could help to improve simulation results.

Key words: Watershed, wadi Sikkak, rainfall-flow modeling, HBV Light, GR4J,
‫الملخص‬

‫ويتعلق العمل المنجز في هذه المذكرات بمخطط مياه وادي سكاك الذي يقع في شمال غرب الجزائر ‪ ،‬بمساحة (‪35..12‬‬

‫كيلومتر مربع) وهو احد روافد تافنا‪ .‬الهدف من العمل يكمن في تطبيق نمذجة تدفق المطر باستخدام النموذج العالمي‬

‫‪ HBV‬كما قمنا بمقارنة أداء ‪ HBV Light‬ونموذج ‪ GR4J.‬تظهر النتائج أنه على الرغم من أن المعايرة تظل متوسطة ‪،‬‬

‫فإن نموذج ‪ HBV Light‬يمكن أن يعطي نتائج أفضل من ‪ GR4J.‬يبدو أن وجود العديد من المعلمات في ‪ HBV‬يمكن أن‬

‫يساعد في تحسين نتائج المحاكاة‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪:‬احواض المياه ‪ ،‬وادي السكاك ‪ ،‬نمذجة جريان المطر ‪،GR4J ،HBV Light ،‬‬
Liste des abréviations

Critère EAM : L'écart arithmétique moyen


Critère EQM : L'écart quadratique moyen
ISMH : Institut Suédois de Météorologie et d’Hydrologie
HBV : : Hydrologiska Byråns Vatten balansavdelning
Epot : Évaporation
Pcalt : Précipitation
Tcalt : Température
Q : Débit en m3/s.
R2 : Coefficient de détermination.
R : Ruissellement (mm).
R : Réservoir de routage
RU : Réserve Facilement Utilisable.
S : Réservoir de production
T : Température
Tc : Temps de concentration.
χ2 : Test de Khi deux.
Σ: Somme
Ip : Indice de pente.
Le : Lame d’eau écoulée.
l : Largeur
L : Longueur.
P : Périmètre.
P : Précipitations
P : Précipitations annuelles.
π: 3,14
U : Variable réduite de Gauss
ε : Erreur moyenne absolue
PWP : Point de flétrissement permanent du sol
GR : Génie Rural
GR1A : modèle du Génie Rural à I paramètre Annuel
GR2M : modèle du Génie Rural à 2 paramètres Mensuel
GR4J : modèle du Génie Rural à 4 paramètres Journalier
I : Indice de Moral annuel
Im : Indice de Moral mensuel
Etp : évapotranspiration potentielle mensuelle
ETR : Évapotranspiration réelle annuelle moyenne
EQM : Erreur quadratique moyenne.
Liste des figures

Figure I.1 : Le cycle hydrologique (d'après Maidment, 1992)………………………………..3


Figure I.2 : Classification des modèles proposée par Singh (1995)…………………………..5
Figure I.3: Schéma simplifié du modèle HBV (Abadie, 2006)……………………………..12
Figure I.4: Structure générale du modèle HBV Light……………………………………….15
Figure I.5: Exemple du menu des paramètres de calage du modèle HBV Light……………17
Figure I.6: Organigramme des procédés généraux de la version du modèle HBV Light
(Seibert, 2005)………………………………………………………………………………...18
Figure I.7: Coefficient de ruissellement en fonction de l’humidité du
sol et de la capacité maximale du stockage (Seibert, 2005)…………………………………..19
Figure I.8: Relation entre l’évapotranspiration réelle et PWP (Seibert, 2005)………………21
Figure I.9: Fonction de réponse……………………………………………………………..22
Figure I.10: Menu de l’efficacité du modèle HBV Light…………………………………...23
Figure I.11: Exemple des résultats graphiques de la simulation obtenue par le modèle
HBV Light……………………………………………………………………………………24
Figure I.12: Schéma conceptuel et le calcul effectué au sein du modèle
IHACRES (D’après Oudin in Khalifa, 2011)………………………………………………..26

Chapitre II
Figure II.1 : Le bassin versant de la Tafna dans l’ensemble Oranie Chott Chergui (ABH,
2009)………………………………………………………………………………………….27
Figure II.2: Réseau hydrographique de la Tafna (Bouanani, 2004) ………………………...28
Figure II.3: Réseaux Hydrographique du Bassin Versant d’Oued Sikkak.
(Mémoire.Merkache, 2017)…………………………………………………………………30
Figure II.4: Courbes Hypsométriques et histogramme des fréquences altimétriques
du bassin versant de l'oued Sikkak.(Markache., 2017)………………………………………32
Figure II.5: Carte Hypsométrique du Bassin Versant d’Oued Sikkak.(Markache, 2017)…...33
Figure II.6: Profil en long d’Oued Sikkak. (Berrezoug et Kissi, 2002)……………………..36
Figure II.7: Carte d’occupation de sol du bassin versant d’oued Sikkak.(Markahe 2017)….38
Figure II.8: Carte lithologique du bassin versant de l’oued Sikkak
(Bouanani. 2004)……………………………………………………………………...39
Figure II.9: Colonne stratigraphique des monts de Tlemcen jusqu’aux
hautes plaines (Benest M., Bensalah M.1999)……………………………………….40

Chapitre III
Figure III.1: Localisation des stations hydroclimatiques retenues pour l'étude…………….44
Figure III.2 : Variation des précipitations annuelles a la station de Mefrouche
(1970/1971-2009/2010)……………………………………………………………………..46
Figure III.3 : Histogramme des précipitations moyennes mensuelles de la station de
Mefrouch (1970/1971-2012/2013)…………………………………………………………..47
Figure III.4: Histogramme des précipitations saisonnières de la station de Mefrouche
(1970/1971-2009/2010)………………………………………………………………….......48
Figure III.5: Variation des précipitations moyennes journalières
(1970/1971-2009/2010)……………………………………………………………………..49
Figure III.6: Ajustement graphique des précipitations annuelles à la loi de
distribution normale…………………………………………………………………………51
Figure III.7: Variation des températures annuelles à la station de Mefrouche
(1970/1971-2005/2006)……………………………………………………………………...53
Figure III.8: Variation des températures moyennes mensuelles
(1970/1971-2005/2006)………………………………………………………………………54
Figure III.9: Courbe pluviothermique de la station Mefrouhe
(1970/1971-2005/2006)……………………………………………………………………...55
Figure III.10: Abaque de Martonne………………………………………………………….56
Figure III.11: Abaque de Martone…………………………………………………………..60
Figure III.12: Variation de l’ETP Turc et l’ETP Thornthwaite pour la station
de Mefrouche (1970/1971-2009/2010)………………………………………………….........63
Figure III.13 : Variation du coefficient moyen annuel de l'écoulement
(1988-2010)…………………………………………………………………………………...64
Figure III.14 : Variation du coefficient moyen Annuelle de l'écoulement
(1988-2010)…………………………………………………………………………………..65
Figure III.15: Variation des débits annuels à la station de sikka
(1999/2000-2009/2010)……………………………………………………………………...66
Figure III.16: Histogramme des débits mensuels à la station de
sikkak (1999/2000-2009/2010)……………………………………………………………….67
Figure III.17: Variation des l’âme d’eaux annuels à la station de sikkak
(1999/2000-2009/2010)………………………………………………………………………67
Figure III.18: Variations mensuelles des lames d'eau écoulées
(1899/2000-2009/2010)……………………………………………………………………....68
Figure III.19: Variations saisonnières des lames d'eau écoulées
(1999/2000-2009/2010)………………………………………………………………………69
Figure IV.1 : Exemple du menu des paramètres de calage du HBV Light………………….72
Figure IV.2 : Organigramme des procédés généraux de la version du modèle
HBV Light (Manuel ISMH, 2005)…………………………………………………………..73
Figure IV.3:Visualisation de la qualité du calage……………………………………………75
Figure IV.4 : Corrélation entre le débit simulé et le débit observé…………………………..75
Figure IV.5 : Visualisation du tableau des résultats du calage………………………………76
Figure IV.6: Visualisation de la qualité de la validation…………………………………….77
Figure IV.7 : Corrélation entre le débit simulé et le débit observé………………………….77
Figure IV.8 : Variations interannuelles des précipitations et des lames d'eau
Écoulées (1988/1989- 2009/2010)……………………………………………………………78
Figure IV. 9 : Variations mensuels des précipitations et des lames d'eau
écoulées(1970/1971-2012/2013)……………………………………………………………..78
Figure IV.10 : Résultats obtenus par le modèle GR1A avec l’ETP de Turc………………..80
Figure IV.11 : Résultats obtenus par le modèle GR1A avec l’ETP de Thornthwaite………81
Figure IV.12: Validation du modèle GR1A selon l'ETP respectivement de
Turc et Thornthwaite…………………………………………………………………………82
Figure IV.13 : Résultats obtenus par le modèle GR2M avec l’ETP de Turc………….…….84
Figure IV.14 : Résultats obtenus par le modèle GR2M avec l’ETP de Thornthwaite………86
Figure IV.15 : Validation du modèle GR2M selon l'ETP respectivement
de Turc et Thornthwaite………………………………………………………………………87
Figure IV.16: Visualisation de la qualité du calage observés et les débits simules………….88
Figure IV.17: Corrélation entre les débits ………………………………………………….88
Figure IV.18: Courbe du niveau S du réservoir de production………………………………89
Figure IV.19 : Courbe du niveau R du réservoir de routage…………………………………89
Figure IV.20: Validation du modèle GR4Jselon l'ETP de Oudin (1993/1995)……………..89
Figure IV.21: Visualisation de la qualité du calage observés et les débits simules………….90
Figure IV.22: Corrélation entre les débits…………………………………………………...91
Figure IV.23: Courbe du niveau S du réservoir de production………………………………91
Figure IV.24 : Courbe du niveau R du réservoir de routage…………………………………91
Figure IV.25 : Validation du modèle GR4Jselon l'ETP de Oudin (1990/1993)…………….92
Figure IV.26: Visualisation de la qualité du calage observés et les débits simules………….93
Figure IV.27: Corrélation entre les débits…………………………………………………...93
Figure IV.28: Courbe du niveau S du réservoir de production………………………………94
Figure IV.29 : Courbe du niveau R du réservoir de routage…………………………………94
Figure IV.30 : Validation du modèle GR4Jselon l'ETP de Oudin (1990/1995)……………..94
Liste des tableaux

Tableau I.1: Paramètres de captage (Catchment Parameters)……………………………….16


Tableau I.2: Paramètres de végétation (Vegetation Zone Parameters)……………………...16
Tableau I.3: Liste des Graphes-options (Cette opération est optionnelle)…………………..23
Tableau II.1: Caractéristique de la forme de sous bassins de Sikkak……………………….29
Tableau II.2 : Rapport de Confluence………………………………………………………………31
Tableau II.3 : Répartition hypsométrique du bassin d’oued Sikkak.(Markache 2017)……...31
Tableau II.4 : Les Altitudes Caractéristiques du Bassin Versant d’Oued Sikkak…………...33
Tableau II.5 : Classification du relief selon Ig par l'ORSTOM……………………………..34
Tableau II.6 : Classification du relief selon DS par l'ORSTOM…………………………….35
Tableau II.7: Indice de pente et Relief du Bassin versant de Sikkak………………………..35
Tableau II. 8: Valeurs du coefficient de torrentialité et du temps de concentration
des eaux du Bassin Versant d’Oued Sikkak…………………………………………………35
Tableau II.9: calcul des pentes de chaque Tronçon. (Berrezoug. T et Kissi.S, 2002)………36
Tableau II.10: Distribution du couvert végétal dans le bassin d’Oued Sikkak…………….37
Tableau II.11 : Principaux Paramètres du bassin versant d’oued Sikkak……………41
Tableau III.1: Caractéristiques de la station de mesure pluviométrique…………………….43
Tableau III.2 : Précipitations moyennes annuelles (mm) à la station de Mefrouch
(1970/1971-2009/2010) ……………………………………………………………………...45
Tableau III.3: Précipitations moyennes mensuelles à la station de Mefrouche
(1970/1971-2009/2010) ……………………………………………………………………..46
Tableau III.4 : Précipitations saisonnières moyennes à la station de Mefrrouche
(1970/1971-2009/2010)………………………………………………………………………47
Tableau III.5: représente quelques valeurs Max de la précipitation journalière…………….48
Tableau III.6 : Distribution interannuelle des débits de la station Mefrouche……………..50
Tableau III.7 : Paramètres de position des précipitations de la station Mefrouche
(1970/1971-2008/2009)………………………………………………………………………50
Tableau III.8 : Calcul du χ2 pour la station de Mefrouche (loi normale)…………………...52
Tableau III.9 : Calcul des précipitations pour une période de récurrence donnée………….52
Tableau III.10 : Températures moyennes annuelles à la station de Mefrouche
(1970/1971-2005/2006)………………………………………………………………………53
Tableau III.11 : Valeurs moyennes mensuelles des températures de la station
d'El Meffrouch (1970/1971-2005/2006)……………………………………………………..54
Tableau III.12 : Précipitations et températures moyennes mensuelles (1970/1971-
2005/2006)……………………………………………………………………………………54
Tableau III.13: Classification du climat suivant l’indice d’aridité de De Martonne………..56
Tableau III.14 : montrent que le régime climatique mensuel fluctue entre un climat hyper
aride, steppique, désertique, semi-aride et tempéré…………………………………………..57
Tableau III.15 : Indice de moral à la station de Mefrouche…………………………………57
Tableau III.16 : Valeurs des indices mensuels de Moral à la station de Mefrouche………...58
Tableau III.17 : Type de climat selon Moral………………………………………………..58
Tableau III.18 : Indice d’Emberger de la station de Mefrouche……………………………59
Tableau III.19: Calcul d’Indice d’Emberger………………………………………………..59
Tableau III.20: Valeur l’ETP par la méthode de Turc à la station de Mefrouche (1970/1971-
2009/2010). (ANRH Tlemcen)……………………………………………………………….61
Tableau III.21 : Valeur l’ETP par la méthode de Thornthwaite à la station de
Mefrouche (1970/1971-2009/2010). (ANRH Tlemcen)……………………………………...62
Tableau III.22: Calcul d’ETR par la méthode de Turc……………………………………..63
Tableau III.23: Calcul du déficit d’écoulement par la méthode de Coutagne………………64
Tableau III.24: Bilan moyen annuel de l'écoulement au niveau de la station
de Mefrouhe…………………………………………………………………………………64
Tableau III .25 : Bilan moyen mensuel de l’écoulement au niveau de la station de Sekkak…65
Tableau III.26: Débits moyens mensuels à la station de sikkak (1999/2000-2009/2010)…..66
Tableau III.27: Valeurs moyennes mensuelles des lames d’eau écoulées…………………..68
Tableau III.28: Répartition des lames d’eau écoulées saisonnières…………………………68
Tableau VI.1: Paramètres de captage……………………………………………………….72
Tableau VI.2: Paramètres de végétation…………………………………………………….72
Tableau VI.3: Résultats des paramètres d’optimisation du calage au pas de temps
Journalier (1991/1992-1994/1995)…………………………………………………………...74
Tableau IV.4:Résultats de validation du modèle de HBV Light……………………………76
Tableau IV.5:Présentation des résultats obtenus par l'utilisation de GR1A…………………79
Tableau IV.6 : Variation des coefficients de corrélation…………………………………….81
Tableau IV.7 : Représentation des résultats obtenus par l'utilisation de GR2M…………….83
Tableau IV.8 : Variation des coefficients de corrélation…………………………………….86
Tableau IV.9: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-92 à 31-08-95)………87
Tableau IV.10: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-90 à 31-08-93)…….89
Tableau IV.11: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-90 à 31-08-93)….…90
Tableau IV.12: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-90 à 31-08-93)…….92
Tableau IV.13: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-91 à 31-08-95)…….92
Tableau IV.14: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-95 à 31-08-98)…….94
Tableau IV.15: Résultats du modèle HBV light et GR4J…………………………………..95
Tables des matières

REMERCIEMENTS
DEDICACES
RESUME
LISTE DES ABREVIATIONS
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
TABLES DES MATIERES
Introduction générale…................................................................................................. 1

CHAPITRE I. État de l’Art de la Modélisation

I. Modélisation Hydrologique et Modèle Pluies-Débit……………………………………..2


I.1.Notions de l’Hydrologie………………………………………………………………….2
I.2. Objectifs de la modélisation…………………………………………………………….4
Simulation de débits………………………………………………………………………....4
Prédétermination des débits de crue ou d’étiage………………………………………......4
Prévision des crues et des étiages…………………………………………………………...4
Influence d’aménagements sur l’hydrologie……………………………………………….4
I.3. Classification des modèles………………………………………………………………4
I.4.1. Le modèle déterministe……………………………………………………………….5
I.4.2. Le modèle stochastique……………………………………………………………….5
I.4.2.1. Le modèle statistique et stochastique………………………………………………5
I.4.3. Le modèle global ou distribué………………………………………………………..6
I.5. Classification basée sur la représentation des processus hydrologiques…………….6
I.5.1. La modélisation de type boîte noire………………………………………………….6
I.5.2. Un modèle hydrologique à base physique …………………………………………..6
I.5.3. Un modèle à réservoir………………………………………………………………...6
Variables d’entrées………………………………………………………………………….7
Variables de sorties……………………………………………………………………….....7
Variables d’état……………………………………………………………………………...7
Paramètres de calage………………………………………………………………………..7
La fonction de production…………………………………………………………………...7
La fonction de transfert:……………………………………………………………………..7
I.6.Calage et performance d'un modèle hydrologique…………………………………....7
I.6.1. Généralité sur le calage et la performance d'un modèle…………………………...7
I.6.2 Les méthodes automatiques de calage des modèles…………………………………8
I.6.2.1Les méthodes locales………………………………………………………………...8
I.6.2.2 Les méthodes globales……………………………………………………………....8
I.6.3 L'évaluation de la performance……………………………………………………...8
I.6.3.1 La performance potentielle en calage……………………………………………...8
I.6.3.2 La performance en validation……………………………………………………...8
I.6.3.3 La performance en transposition spatiale…………………………………………9
I.6.3.4 La performance en prévision………………………………………………………9
I.7 Les critères de performance……………………………………………………………9
I.8 Modèle HBV Light……………..………………………………………………………10
I.9. Introduction…………………………………………………………………………...10
I.10. Description de l’architecture du modèle HBV Light et ses paramètres…………..12
 Routine de neige………………………………………………………………...…13
I.11. Paramètres de captage……………………………………………………………….16

I.11.1. Paramètres de zone végétation………………………………………………….…16

I.11.2. Fonte des neiges et accumulation de neige………………………………………..18

I.11.3. Précipitations efficaces et humidité du sol………………………………..………18

I.11.4. Relation entre l’humidité du sol et la capacité du champ des eaux de


ruissèlement………………………………………………………………………………..19

I.11.5. Évapotranspiration………………………………………………………………..20

I.11.6. Réponse des eaux de ruissellement…………………..……………………………21

I.11.7. Étalonnage ou calibration du modèle……………………….…………………….22

I.11.8. Résultat graphique………...……………………………………………………….23

I.12. Les Modèle utilisés dans ce travail……..……………………………………….…..24


I.13. Le Modèle GR....................................................................................................….....24
I.14. Objectifs de développement…………………………………………………………24
I.15. Mode de développement…………………………………………………………….24
I.15.1.Description du modèle pluie-débit annuel GR1…………………………………..25
I.15.1.1 Introduction………….……………………………………………………………25
I.15.2. Description du modèle pluie-débit mensuel GR2M………………………………25
I.15.2.1. Introduction………………………………………………………………………25
I.15.3Le modèle pluie-débit journalier GR4J..........................................................….......26
I.16.CONCLUSION……………………………………………………………………….26

CHAPITRE II. Présentation de la zone d’ étude

II-ETUDE MORPHOMETRIQUE……..………………………………………………....27
II.1. Introduction……………………………………………………………………………27
II.2. Présentation de la zone d’étude……………………………………………………….27
II.2.1. Bassin versant de la Tafna…………………………………………………………..27
II.3.1. Situation géographique du bassin versant de Sikkak……………………………...28
II.3.2 Caractéristiques de forme…………………………………………………………....28
II.3.2.1. Indice de compacité de Gravelius Kc (1914)……………………………………..28
II.3.2.2. Rectangle Équivalent……..……………………………………………………….29

II.3.2.2. Coefficient de Circularité.……………………………………………………….29


II.3.3.Étude du Réseau Hydrographique ………………………………………………...29
II.3.3.1 Densité de drainage………………………………………………………………..30
II.3.3.2 Rapport de confluence..……………………………………………………30
II.3.4 Étude du Relief……………………………………………………………………….31
II.3.4.1 Hypsométrie………………………………………………………………………..31
II.3.4.2Altitudes caractéristiques…………………………………………………………..32
II.3.5 Les indice de pente et relief………………………………………………………….33
II.3.5.1 Étude des Pentes…………………………………………………………………...33
II.3.5.1.1.Indice de pente de Roche Ip………………………………………………………33
II.3.5.1.2.Indice de pente globale Ig………………………………………………………...34
II.3.5.1.3.Dénivelée spécifique Ds……………………………………………..…………….34
II.3.5.2 Coefficient de torrentialité…………………………………………….…………...35
II.3.5.3 Temps de concentration…………………………………………………………...35
II.3.5.4 Étude du profil en long……………………………………………………………36
II.3.6 Sol et Végétation……………………………………………………………………..36

II.4.Contexte Géologique………………………………………………………………….38
II.4.1.Introduction………………………………………………………………………....38
II.4.1.1.Les formations secondaires……………………………………………………….39
II.4.1.2.Les grés de Boumediene (Oxfordien supérieur-Kimméridgien
supérieur)…………………………………………………………………………….39
II.4.1.2.1Les Dolomies de Tlemcen (Kimméridgien terminal)……………….......39
II.4.1.3.Les formations tertiaires…………………………………………….........40
II.4.1.3.1 Le Miocène marin…...................................................................................40
II.4.1.4.Les formations quaternaires………………………………………….......41
II.4.1.4.1les alluvions anciennes……………………………………….……...........41

 Le complexe de piémont………………………………………….......41
 Les travertins……………………………………………………........41
 La croûte calcaire……………………………………………………41
II.4.1.5.Le glacis de pente Soltanienne……………………………….……….........41

II.4.1.5.1.Les alluvions récentes………………….……………………………........41


Conclusion……………………………………………………………………….......41

CHAPITRE III. Hydroclimatologie

Introduction………………………………………………………………………………43
III.1. Étude des précipitations…………………………………………………………...43
III.1.1. Variation de la pluviométrie interannuelle……………………………………..45
III.1.2. Précipitations mensuelles………………………………………………………...46
III.1.3. Précipitations saisonnières………………………………………………………47
III.1.4. Variation des précipitations journalières……………………………………….48
III.1.5. Étude statistique………………………………………………………………….49
 Test de normalité………………………………………………………………...49
 Test graphique…………………………………………………………………...49
 Test analytique…………………………………………………………………...49
III.1.5.1Ajustement par la loi normale………………………………………………….51
 Test graphique…………………………………………………………………...51
 Test numérique (Test du χ2 de PEARSON)………………………………….51
III.1.5.2Calcul des précipitations pour une période de récurrence donnée ………….52
III.2.1- Étude des températures………………………………………………………...52
III.2.2- Températures moyennes mensuelles…………………………………………..54
III.3. Étude du climat…………………………………………………………………...54
III.3.1. Indices climatiques……………………………………………………………...55
III.3.1.1. Indice d’aridité de De Martonne…………………………………………….55
III.3.1.1.1 Indice d’aridité annuel ……………………………………………………..55
III.3.1.1.2 Indice d’aridité mensuel de De Martonne……………………….………...56
III.3.1.2. Indice de Moral……………………………………………………………….57
III.3.1.2.1.Indice de Moral annuel I……………………………………………………57
III.3.1.2.2Indice mensuel de Moral…………………………………………………….57
III.3.1.3 Climagramme d’Emberger…………………………………………………...59
III.4.Étude de l’évaporation …………………………………………………………...60
III.4.1.Notion d’évapotranspiration réelle et potentille…………………………………...60
III.4.1.1.Estimation de l’évapotranspiration ………………………………………….60
III.4.1.1.1- Formule de Turc ………………………………………………………………..61
III.4.1.1.2- Formule de Thornthwaite (1948-1955) ……………………………………….62
III.4.2. Évapotranspiration réelle (ETR)……………………………………………....63
III.4.2.1 Formule de L. Turc (1954) …………………………………………………...63
III.4.2.2Formule de Coutagne…………………………………………………………..64
III.4.3.Calcule de l’ETR………………………………………………………………...64
III.4.3.1. Bilan moyen annuel de l’éboulement………………………………………..64
III.4.3.2- Bilan moyen mensuel de l’éboulement……………………………………………65
III.6.1. Étude des débits………………………………………………………………...65
III.6.1.1. Variation annuelle des débits………………………………………………...65
III.6.1.2. Débits moyens mensuels……………………………………………………...66
III.6.2. Études des lames d’eau écoulées……………………………………………….67
III.6.2.1. Variation des lames d’eau moyennes interannuelles………………………..67
III.6.2.2. Variation des lames d’eau écoulées mensuelles……………………………...68
III.6.2.3. Variations saisonnières des lames d’eau écoulées…………………………...68
III.7. Conclusion ……………………………………………………………………………...69

CHAPITRE IV. Modélisation de la fonction Pluie-Débit D’oued Sikkak

IV. Modèle HBV Light ………………………………………………………………71


IV.1. Introduction………………………………………………………………………...71
IV.1.2.Application du modèle HBV Light……………………………………………..71
IV.1.2.1.Résultat de la série longue ………………………………………………73
IV.1.2.1.1.Calage du modèle (longue)……………………….…………………………..73
IV.1.2.1.2Validation du modèle………………………………………..………………...76
IV.2. Application du model GR …………………………………………………………78
IV.2.1. Relation Pluie-Débit ……………………………………………………………..78
IV.2.1.1. Étude de la relation Pluie-Débit………………………………………………..78
IV.2.3. Modèle annuel GR1A…………………………………………………………….79
IV.2.3.1.Calage du modèle………………………………………………………………..79
 Interprétations des résultats …………………………………………………….79
IV.2.3.2- Validation du modèle…………………………………………………………..81
Interprétations des résultats de la validation………………………………………81
IV.2.4.Modèle Mensuel GR2M…………………………………………………………..82
IV.2.4.1 Résultats du calage du modèle mensuel en utilisant I'ETP par la méthode Turc
et Thornthwaite…………………………………………………………………………...82
IV.2.4.2- Validation du modèle…………………………………………………………..86
IV.3.GR4J…………………………………………………………………………………87
IV.3.1. Résultats obtenus par le modèle GR4J avec l’ETP d’Oudin…………………...87
IV.3.1.1.La validation croisée ……………………………………………………………87
 calage du modèle …………………………………………………………………87
 Validation du modèle ……………………………………………………………89
IV.3.1.2. Modèle journalier GR4J avec une période plus courte………………………90
IV.3.1.2.1.Résultats obtenus par le modèle GR4J avec l’ETP d’Oudin……………….90
 Calage (période Courte)………………………………………………………….90
 Validation du modèle (Période Courte)………………………………………....92
IV.3.1.3.Série longue……………………………………………………………………..92
 Calage du model (longue)………………………………………………………..92
 Validation du modèle ……………………………………………………………94
IV.3.2.Comparaison entre les résultats du modèle HBV Light et le GR4J…………...95
IV.3.2.1.Pour la série longue…………………………………………………………….95
IV.4.Conclusion…………………………………………………………………………..95
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale :

Un modèle hydrologique est un outil numérique de représentation des relations


pluies-débits à l'échelle du bassin versant. Les modèles conceptuels présentent le
bassin versant sous forme d'un ensemble des réservoirs interconnectés après
avoir simplifier le cycle de l'eau. La modélisation présentée dans ce rapport a été
fait à l'aide des modèles GR4J et HBV Light.

Pour une meilleure compréhension du comportement hydrologique du bassin


versant de l’oued sikkak, nous avons tenté dans ce travail l’application de la
modélisation pluie-débit en utilisant deux modèles: le modèle du Génie rural «
GR » et HBV Light.

Le but de cette étude a été de vérifier l'adéquation des modèles utilisés sur le
bassin versant. Nous avons appliqué ces modèles sur le bassin versant
expérimental d’Oued sikkak.

Et estimer la performance et la robustesse des modèles GR et HBV Light.

L’étude s’articule autour de 4 chapitres :


Chapitre I : s’attèle à décrire l’état de l’art de la modélisation Pluie – Débit.
Chapitre II : présentation du bassin versant, où seront décrites les principales
caractéristiques géographiques, géologiques, hydrogéologiques et
morphométriques.
Chapitre III : consacré à la détermination des paramètres hydrologiques et
climatiques.
Chapitre IV : où seront appliqués les modèles GR avec des pas de temps
différents allant de l’annuel au journalier.
Et enfin une Conclusion Générale qui présente une synthèse des résultats
obtenus dans cette étude.
CHAPITRE I
État de l’Art de la Modélisation
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

I. Modélisation Hydrologique et Modèle Pluies-Débit

La modélisation du comportement hydrologique des bassins versants est incontournable dès


lors que l’on s’intéresse à des problématiques relatives à la gestion des ressources en eau, à
l’aménagement du territoire, ou à l’une des différentes facettes des risques hydrologiques.
Elle doit pouvoir décrire les différentes étapes de la transformation pluie-débit et en
particulier les processus liés à la formation des crues et à l’apparition des étiages. Elle est
censée fournir des informations exploitables pour le dimensionnement d’ouvrages
hydrauliques, de protection contre les crues ou pour la gestion hydrologique et écologique du
bassin versant étudié.
Un modèle hydrologique n’est qu’une simplification d’un système complexe (Payraudeau,
2002) à chaque stade de la modélisation, des approximations sont réalisées : perception des
phénomènes, formalisation en un cadre conceptuel, traduction dans un langage de
programmation (Ambroise, 1999).
Il existe dans la littérature, de nombreux modèles hydrologiques de bassin versant ayant
chacun leurs spécificités et leur domaine d’application. Une fois le modèle choisi, il faut
évaluer sa capacité à représenter la réalité. Ceci se fait le plus souvent en comparant les
résultats du modèle avec les observations.

I.1.Notions de l’Hydrologie
La définition de l'hydrologie reste difficile, car ce n'est pas une science unifiée, elle change
d'une époque ou d'un hydrologue à l'autre. Étymologiquement elle est définie comme étant
"une science qui traite des eaux". Penang (1961 in Yanoba, 2009) la définit comme la science
qui cherche à répondre à la question « Qu'arrive-t-il aux précipitations ? ». Question simple
en apparence mais sur laquelle les nombreux chercheurs qui s'y sont penchés n'ont pas trouvé
une réponse entièrement satisfaisante. Cela s'explique par le fait que les éléments qui font
l'objet d'études en hydrologie sont eux-mêmes sujets à de nombreuses incertitudes tant dans la
connaissance théorique des chercheurs que dans leurs mesures en nature. Cette complexité a
donné lieu à plusieurs branches de l'hydrologie: hydrologie maritime, côtière, des bassins
versants. Dans les dictionnaires, elle est parfois définie comme la science qui étudie les eaux,
leurs caractéristiques, leurs propriétés, s'appuyant sur des considérations physiques,
météorologiques, géologiques ou chimiques (Perrin, 2000). L’objet fondamental d’étude de
l’hydrologie est le cycle de l’eau. Ce cycle est illustré (Fig. 1).
L’hydrologie continentale, qui s’intéresse plus particulièrement à la partie du cycle de l’eau
sur ou proche des terres émergées, peut être aussi définie comme la science de l’eau qui traite
de la circulation, de la distribution, de la dynamique et des propriétés de l’eau sur Terre au
travers du cycle hydrologique (Eagleson, 1991 in Perrin, 2000). Ses thèmes d’étude sont les
précipitations, l’évaporation, l’infiltration, le ruissellement, les écoulements dans les nappes et
les cours d’eau, et le transport de substances dissoutes ou en suspension.

2
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Figure I.1 : Le cycle hydrologique (d'après Maidment, 1992).

Pour ce qui nous concerne, nous nous intéressons à l'hydrologie des bassins versants qui peut
être définie comme l'étude des processus intervenant dans le cycle de l'eau à l'échelle des
bassins versants.

Afin de pouvoir mettre en relation les précipitations (pluie, neige) et les débits d’un cours
d’eau, il est nécessaire de délimiter les surfaces qui contribuent à alimenter l’écoulement de ce
cours d’eau. L’ensemble de ces surfaces constitue le bassin versant (Gaume, 2009) qui
représente l'élément d'étude de base en hydrologie.
Le bassin versant en une section droite d'un cours d'eau, est défini comme la totalité de la
surface topographique drainée par ce cours d'eau et ses affluents à l'amont de cette section.
Les processus qui s'y déroulent sont essentiellement les précipitations, l'infiltration, le
ruissellement et l'évapotranspiration. Ces processus sont régis par le climat, la végétation, la
topographie, le sol, la géologie, l'utilisation et la taille du bassin versant (Singh et Woolhiser,
2002 inYonaba, 2009).

3
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

I.2. Objectifs de la modélisation :

La modélisation pluie-débit peut réussir à répondre à de nombreuses questions centrées sur


l’eau, gestion des risques et de la ressource notamment. Michel (1989) ; Refsgaard et Abbott
(1996) répertorient l’essentiel de ces problématiques dont nous donnons quelques-unes.
• Simulation de débits, pour le comblement de lacunes dans des séries de données, la
reconstitution de débits historiques (les données de pluie étant souvent disponibles sur des
périodes beaucoup plus longues que les débits) ou pour permettre des traitements statistiques;
• Prédétermination des débits de crue ou d’étiage: on désire savoir avec quelle fréquence
des débits de crue (supérieurs à un seuil de risque par exemple) ou des faibles débits (en deçà
d’un débit réservé par exemple) risquent de se produire, et sur quelle durée. On se place ici
dans une démarche d’analyse fréquentielle. Cette connaissance peut permettre le
dimensionnement d’ouvrages et de réservoirs ou d’aménagements dans le lit (mineur à
majeur) du cours d’eau;
• Prévision des crues et des étiages: il s’agit d’évaluer par avance (avec un délai de quelques
heures à quelques jours), connaissant l’état du bassin, les débits de crues susceptibles de
présenter des risques (inondation) ou les débits d’étiages pouvant demander de mettre en
place une gestion particulière de la ressource (par des barrages-réservoirs par exemple) pour
assurer l’approvisionnement en eau ou la préservation de la vie halieutique.
• Influence d’aménagements sur l’hydrologie: on désire pouvoir prédire les changements de
la réponse du bassin suite à des modifications des caractéristiques du bassin d’origine
humaine ou à des changements environnementaux.
Ces problématiques font ressortir deux aspects importants, celui de l’évaluation du risque et
celui de la gestion de la ressource. La pertinence des réponses que l’on peut leur apporter est
conditionnée par celle du modèle dans sa représentation du bassin relativement aux objectifs
fixés.

I.3. Classification des modèles

Si la modélisation pluie-débit représente un étroit domaine de l’hydrologie, elle n’en est pas
moins féconde en termes de production de modèles (fig.3). Le développement des moyens de
calculs informatiques a certainement été l’un des facteurs majeurs ayant favorisé l’essor de ce
secteur de recherche depuis le début des années 60, avec la création de dizaines de modèles.
Encore aujourd’hui, de nouveaux modèles sont très souvent proposés dans la littérature. Ce
foisonnement tient d’une part de la diversité des approches possibles, qui font appel à des
concepts et des points de vue différents sur la manière de représenter la réponse d’un bassin
versant à des événements de pluie.

4
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Équations décrivant
Les processus

Bassin versant
Entrée Processus et caractéristiques Sortie

État initial
Et conditions aux limites

Global Distribué

Déterministe Stochastique Mixte

Figure I.2 : Classification des modèles proposée par Singh (1995).

I.4.1. Le modèle déterministe

S'appuie sur la description du bassin versant et prend en compte une ou plusieurs de ses
caractéristiques physiques (pente, superficie, type de sol, occupation du sol, …). Les modèles
déterministes ont pour application la prévision hydrologique pour la gestion des ouvrages
hydrauliques ou pour la prévision des crues, la délimitation des zones inondables, la gestion
du territoire, la quantification des impacts potentiels des changements climatiques.
I.4.2. Le modèle stochastique
Sert à établir des critères de conception d'ouvrages (par exemple : dimensionnement des
évacuateurs de crue des ouvrages hydrauliques grâce au calcul de la crue et de la cote de
projet) ou à vérifier les performances d'ouvrages existants. La finalité du modèle probabiliste
est de fournir des grandeurs statistiques de variables hydrologiques : débits maximum de
pointe crue d'une occurrence donnée, précipitations minimales d'une durée donnée et d'une
période de retour donnée.
I.4.2.1. Le modèle statistique et stochastique

Au sein des modèles probabilistes, on distingue les modèles statistiques – ajustement de lois
statistiques, méthode du Gradex … – et les modèles stochastiques qui représentent la nature
aléatoire des phénomènes hydrométéorologiques à l'aide de distributions statistiques.

5
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

I.4.3. Le modèle global ou distribué


Selon comment sont considérés le territoire étudié et les processus hydrologiques, on parle de
modèle global ou de modèle distribué. Le bassin est considéré comme une seule entité qui
réagit dans son ensemble. Les caractéristiques physiques et les grandeurs météorologiques
sont considérées comme uniformes à l'échelle du bassin versant assimilé à une unité
ponctuelle. Il s’agit de valeurs moyennes applicables à tout le bassin versant. Les processus
hydrologiques sont simulés pour l’ensemble du bassin versant.

I.5. Classification basée sur la représentation des processus hydrologiques :

Selon le degré de complexité avec lequel on souhaite traduire les processus hydrologiques,
Perrin (2000) distingue trois types de modèles : ceux de type boîte noire, ceux à base physique
et ceux à réservoirs.

I.5.1. La modélisation de type boîte noire :


Propose un schéma sans lien direct avec la réalité. Elle ne fait appel qu'aux seuls variables
d'entrée et de sortie d'un bassin sans faire intervenir de données sur sa nature physique. Elle
fournit une description purement mathématique et globale de la transformation pluie-débit
sans chercher à la décomposer en processus. Son objectif est uniquement d’obtenir des sorties
les plus proches possibles des débits d’un bassin versant réel. Elle est représentée
principalement par les modèles linéaires d'analyse de séries temporelles (Box et Jenkins,
1976) et les réseaux de neurones artificiels RNA (Anctil, et al. 2004).

I.5.2. Un modèle hydrologique à base physique :

Met en œuvre des équations qui décrivent la physique des processus hydrologiques :
infiltration avec l'équation de Green ou le modèle de Philip, évapotranspiration avec la
formule de Pen man, écoulement dans les zones saturée et non saturée avec les équations de
Bousines et de Richards ou encore écoulement à surface libre avec les équations de Barré de
Saint-Venant. Ces équations s’appuient sur des paramètres physiques mesurables, comme la
conductivité hydraulique des sols à saturation, qui ne nécessitent pas en théorie d’être
calibrés.
On distingue aussi les modèles empiriques, conceptuels ou théoriques (fondés sur la
physique), suivant les relations utilisées pour modéliser la transformation de la pluie en débit
et suivant la représentation du système modélisé.

I.5.3. Un modèle à réservoir :

Dans un modèle hydrologique dit à réservoirs, la transformation de la pluie en débit est


décomposée en différentes composantes. Les équations qui les décrivent comportent des
paramètres qui ne peuvent être mesurés et qui doivent être obtenus par calage (Fouchier,
2010). Ces procédures prennent souvent la forme de réservoirs qui se remplissent et se vident
au cours du temps.

6
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

 Variables d’entrées: Le modèle fait appel à ces variables qui dépendent du temps
et/ou de l'espace (pluie, ETP, caractéristiques et hydrodynamiques du milieu, …).
 Variables de sorties: Le modèle répond par un ensemble de variables (débits, flux ou
concentration en polluants, …).
 Variables d’état : Elles permettent de caractériser l'état du système modélisé et
peuvent évoluer en fonction du temps (niveau de remplissage des réservoirs d'eau d'un
bassin versant, taux de saturation des sols, profondeurs des sols, pentes, …).
 Paramètres de calage: En plus des variables, la modélisation fait intervenir des
variables dont la valeur doit être déterminée par calage (conductivité hydraulique à
saturation, …) (Gaume, 2002).

Les variables citées ci-dessus interviennent dans la modélisation hydrologique par


l'intermédiaire de deux fonctions : une fonction de production et une fonction de transfert
 La fonction de production: c'est une représentation simple mais réaliste, elle exprime
la transformation de la pluie brute en pluie nette, définit la fraction de la pluie brute
qui contribue effectivement au ruissellement (Morin, 1991). En d'autres termes, elle
permet de calculer la quantité d'eau qui va s'écouler à l'exutoire d'un bassin ou sous
bassin versant.
 La fonction de transfert: c'est la fonction qui permet de transférer, la quantité d'eau
déterminée par la fonction de production, vers le cours d'eau. Elle permet la
transformation de la pluie nette en un hydrogramme à l'exutoire du bassin versant,
donc, de donner une forme à la crue dont le volume a été déterminé par la fonction de
production, en simulant l'hydrogramme de crue à l'exutoire.

I.6.Calage et performance d'un modèle hydrologique: (Marchandise; 2007)

I.6.1. Généralité sur le calage et la performance d'un modèle:

Le calage d'un modèle consiste à déterminer, sur un échantillon d'événements de référence, un


ou plusieurs jeux de paramètres avec lesquels les simulations du modèle approchent au mieux
les hydrogrammes de la base de données de référence.
La plupart du temps, on utilise une méthode d'optimisation qui détermine un jeu «optimal »,
au sens où la distance entre les simulations du modèle et les hydrogrammes de référence est
minimale. La nécessité de cette phase de calage des paramètres a plusieurs origines:
La schématisation du fonctionnement du bassin versant repose sur des objets conceptuels (de
type réservoir) dont les paramètres n'ont pas de signification hydrologique et ne sont donc pas
mesurables.
Le modèle repose sur des hypothèses physiques qui ne sont pas acceptables pour le
fonctionnement du bassin considéré. Le calage aura donc tendance à identifier un
comportement marginal du modèle, en forçant les paramètres vers des valeurs dont
l'interprétation ne correspond pas à la physique du modèle.
La variabilité spatiale d'un descripteur du bassin versant n'est pas appréhendée par le modèle
(faute de données ou mesures disponibles). Il s'agit alors de caler un paramètre qui sera
représentatif de la valeur moyenne du paramètre sur le bassin.
7
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Les données fournies à l'entrée et à la sortie des modèles sont soumises à des incertitudes de
mesure. Le calage des paramètres du modèle doit permettre de compenser ces erreurs. Pour
caler un modèle, il faut donc choisir:
- Une base de données d'événements (pluie et hydrogrammes de crue) de référence.
- Un critère ou indicateur pour évaluer l'ajustement des simulations du modèle aux données de
calage pour un jeu de paramètre donné.
- Une méthode d'exploration de l'espace des paramètres du modèle.
Pour explorer les paramètres et pour évaluer les modélisations, on peut procéder « à la main »,
en testant des jeux de paramètres au hasard ou prédéfinis et en évaluant visuellement
l'ajustement des simulations des modèles aux données de référence. Cette méthode
s'appliquera si on a une bonne connaissance de la sensibilité des différents paramètres du
modèle et/ou si le modèle est relativement parcimonieux. Dans le cas contraire, on utilisera
une méthode d'optimisation automatique associée à des critères de performance.
On propose dans le paragraphe suivant des méthodes automatiques de calage des modèles. On
présentera ensuite les critères d'évaluation des performances des simulations des modèles
utilisés.

I.6.2 Les méthodes automatiques de calage des modèles


On distingue deux méthodes une méthode locale et l'autre globale :

I.6.2.1Les méthodes locales


Une méthode d'optimisation locale part d'un vecteur de paramètres donné par l'utilisateur et se
déplace de manière itérative, par variations infinitésimale du vecteur des paramètres, vers des
zones de critère de performances croissant. Elle s'arrête lorsqu'elle ne trouve plus de jeux de
paramètres plus performants dans le voisinage d'un jeu de paramètres considéré alors comme
optimal.

I.6.2.2 Les méthodes globales : A l’ opposé des méthodes locales, les méthodes globales de
calage explorent une partie importante de l'espace des paramètres.
Dans la pratique, on couple souvent une méthode globale avec une méthode locale une
analyse de sensibilité globale, avec un pas de balayage, permet d'identifier la ou les zones de
critères optimaux.

I.6.3 L'évaluation de la performance


Quand on parle de la performance d'un modèle, il faut différencier:
I.6.3.1 La performance potentielle en calage:
On évalue alors les capacités d'adaptation du modèle sur un ou plusieurs événements. Cette
performance est généralement toujours bonne et ne permet pas de différencier les modèles.

I.6.3.2 La performance en validation:


On évalue le modèle calé sur une base de données d'événements qui n'a pas servi pour le
calage. Cette étape est nécessaire pour évaluer la robustesse du modèle qui nous intéresse
dans une optique de simulation opérationnelle des crues. On peut s'intéresser à évaluer la

8
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

performance du modèle sur des événements de fréquence plus rare pour tester leur capacité
d'extrapolation vers les extrêmes.

I.6.3.3 La performance en transposition spatiale:


On teste un modèle calé sur un bassin donné sur un autre bassin ou un sous bassin.

I.6.3.4 La performance en prévision:


Il s'agit d'évaluer la simulation du modèle à un pas de temps t+dt à partir de la connaissance
de la situation du système (pluie, débits, saturation du bassin) à l'instant t.

I.7 Les critères de performance:


Pour l'évaluation des modélisations, différents critères mesurant la distance entre les
hydrogrammes simulés et les hydrogrammes reconstitués ont été calculés. Nous présentons
les critères arithmétiques et quadratiques les plus couramment utilisés dans les études
hydrologiques.

Équation 1: Valeur moyenne des écarts entre deux séries, notée e%

e%=

Équation 2 : Valeur moyenne des écarts absolus entre deux séries notée |e|%
|e|%=

Équation 3: Critère EAM : L'écart arithmétique moyen: Cet indicateur mesure le biais
moyen absolu entre les deux séries, normé par la moyenne des observations.

EAM=

Équation 4: Critère EQM : (L'écart quadratique moyenne)

EQM=

Ce critère est la mesure de la moyenne quadratique de toutes les erreurs commises, normées
par la moyenne des observations.

Équation 5: Critère NASH : (Nash et Stucliffe, 1970)


NASH=1-
Cet indicateur mesure la part de la variance du champ de départ Yi expliqué par le champ
simulé Xi. Pour une valeur de critère de 1, la simulation est parfaite. Pour des valeurs
négatives de ce critère, la valeur moyenne de la série est un meilleur estimateur que la série
des débits simulés.

9
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Ces critères ont tous une valeur optimale atteinte si les hydrogrammes simulés coïncident
parfaitement avec les hydrogrammes de crues reconstituées. Cette valeur optimale vaut 0 pour
e%, l’EAM et l'EQM et 1 pour le critère de NASH.

Le critère de NASH est le critère le plus fréquemment utilisé. Il a l'avantage de donner un


poids important à la restitution par le modèle des forts débits. Il présente également la qualité
d'être normalisé par la variance du champ observé. Son principal inconvénient est son
caractère dissymétrique: il peut prendre des valeurs fortement négatives pour des événements.

I.8. Modèle HBV Light

I.9. Introduction

Au cours des 20 dernières années, le modèle HBV (Bergström, 1976) élaboré par l’ISMH
(Institut Suédois de Météorologie et d’Hydrologie) est largement utilisé pour les simulations
des écoulements (Bergström, 1992). En outre, le modèle a été appliqué, parfois en versions
modifiées, dans environ 30 pays. Le modèle hydrologique universel HBV (Lindström et al.
1997) est un modèle conceptuel global à l’échelle du bassin versant qui est capable de calculer
le débit pour divers forçages et mécanismes. Ce modèle est connu pour sa robustesse, malgré
sa simplicité relative modifié en HBVx (Ouachani et al. 2010). Ce modèle simule le débit
journalier en utilisant comme entrées les températures, les précipitations et les débits
journaliers, ainsi que les estimations mensuelles de l’évapotranspiration potentielle. Il prend
en compte les caractéristiques topographiques comme la superficie et l’altitude pour la
discrétisation spatiale du domaine d’étude en zones homogènes pour la version semi-
distribuée.
Le modèle HBV consiste en une fonction de production pour l’écoulement vertical où la fonte
de la neige est calculée par la méthode des degrés-jours, où la recharge de la nappe et
l’évapotranspiration réelle sont des fonctions de stockage en eau actuel dans le réservoir sol et
où la formation de l’écoulement de surface se fait à travers trois réservoirs dont le premier est
non-linéaire (Seibert, 1997). Pour les fonctions de production neige et sol, les calculs sont
réalisés pour chaque zone. Ainsi le modèle est semi-distribué alors que les paramètres de la
fonction de transfert sont globaux par sous-bassin.
Là-derrière nouvelle version du modèle HBV, était de fournir un outil facile à utiliser. Les
équations de base sont conformes à la ISMH version HBV (Bergström, 1992) avec seulement
deux légères modifications. Dans la version originale, que des entiers des valeurs autorisées
pour le paramètre de routage MAXBAS. Il est possible d'utiliser une correction de la
moyenne à long terme de l'évaporation potentielle par des valeurs proposées par Lindström et
al. (1997) et Bergström, (1992).
La version du HBV Light offre deux options qui n'existent pas dans l’ancienne version. Le
premier est la possibilité d’inclure des niveaux d’eaux souterraines observés et la seconde est
la possibilité d'utiliser une routine de réponse différente avec un paramètre retard.
Le but est de donner une description sur la façon d'utiliser le logiciel HBV. Le modèle HBV a
été initialement développé par la section du bilan hydrique de l'Organisation de l'Institut
10
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Suédoise de Météorologie et d'hydrologie (ISMH).


Ce modèle est disponible en tant que communauté modèles en plusieurs versions qui varient
dans leurs caractéristiques selon la complexité et l'utilité. La principale structure et les
représentations de processus présentés ici, sont basées sur la version modifiée du modèle HBV,
développé à l'Institut de Génie Hydraulique, Université de Stuttgart (Allemagne).
Le HBV peut être utilisé comme modèle global ou semi-distribué en divisant le bassin versant en
sous-bassins., aussi cette version est utilisée à des fins pédagogiques.
Dans un modèle global, on suppose que la zone d'étude (bassin versant) est d’une seule unité
(zone) et les paramètres ne changent pas dans l'espace du bassin versant. Le modèle HBV se
compose de quatre principaux modules :
(1) la fonte des neiges et le module de l'accumulation de neige ;
(2) la précipitation efficace, et le module de l'humidité du sol ;
(3) module de l’évapotranspiration ;
(4) module de la réponse des eaux de ruissellement.
La fiabilité des modèles hydrologique est fortement tributaire de la procédure d’étalonnage, qui
est normalement la recherche d’un ensemble de paramètre optimale. D’une autre part, dans la
plupart des modèles ; les paramètres ne peuvent pas être estimés facilement (Jakeman et
Hornberger, 1993). L’incertitude des paramètres, à savoir le problème pour trouver un ensemble
unique de paramètre, augmente avec le nombre de paramètre du modèle et diminue avec des
informations croissantes sur le système. Les informations qui sont normalement disponibles pour
la calibration et la validation, à savoir, les séries chronologiques des variables d’entrée et de
sortie, ne permettent pas souvent le bon choix du paramètre (Sorooshian et Gupta, 1983).
Les erreurs dans les deux structures du modèle et les données mesurées ainsi que le choix plus
ou moins arbitraire de la fonction objective s’étend sur l’ensemble des paramètres (Beven et
Binley, 1992).
Le modèle HBV (Bergström, 1976) a été appliqué dans de nombreuses études, par exemple,
pour calculer les prévisions hydrologiques, et pour le calcul des crues de projet ou pour les
études de changement de climat (Bergström, 1992).

11
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Le modèle HBV est choisi principalement en raison de son approche conceptuelle dans lequel
les processus hydrologiques sont simplifiés. Pour la meilleure compréhension de l’utilisation du
modèle HBV Light, les étapes ci-après décrient d’une manière très détaillé les étapes
d’utilisation du modèle.

Température de l’air Précipitations Évapotranspirat ENTREE


ion potentielle

Évaporation Débit de surface


Interception

Eau dans le sol

Évapotranspiration
PROCESSUS
Excès d’eau dans le sol
Débit direct Q0
Réservoir supérieur (K0)

Percolation
Débit de base Q1
Réservoir inférieur 1 (K1)

Percolation profonde
Débit direct Q2
Réservoir inférieur 2 (K2)

Fonction de transfert
(MAXBAS)

SORTIE Débit total

Figure I.3: Schéma simplifié du modèle HBV (Abadie, 2006).

I.10. Description de l’architecture du modèle HBV Light et ses paramètres


Avant l’application de ce modèle, nous ne pensons qu’une description détaillée des étapes
d’application, l’injection des données et l’accès aux sorties est une nécessité pour le lecteur.

NB : Les équations de la modélisation présentées ici sont propres au modèle HBV Light
Version 2.0

Le modèle simule le débit journalier moyen du quotidien de la pluie, la température et


l'évaporation potentielle moyenne mensuelle comme entrées. Les précipitations sont simulées
pour être soit de la neige ou de la pluie en fonction de la température t (°C) au-dessus ou en
12
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

dessous de la température critique de la fonte de neige TT [°C]. Toutes les précipitations


simulées à la neige, lorsque la température est inférieure à TT, est multiplié par un facteur de
correction des chutes de neige, SFCF [-].
 Routine de neige
La fonte des neiges est calculée avec la méthode des degrés-jours (Équation 1).

eau de fonte =meltwater =CFMAX(T(t) - TT) en (mm.j-1)1

Le paramètre CFMAX varie normalement entre (1,5 et 4) mm °C-1 j-1 (en Suède), avec des
valeurs plus basses pour les zones boisées. Comme approximation les valeurs 2 et 3,5 peuvent
être utilisées respectivement pour CFMAX dans le paysage boisé et ouvert.
L'eau de fonte de neige et les précipitations sont retenues dans le manteau neigeux jusqu'à ce
qu'il dépasse une certaine fraction, CWH [-], de l'équivalent en eau de la neige. L'eau liquide
dans le manteau neigeux regèle en fonction de l'équation 2.

congélation de la fonte =CFR.CFMAX (TT - T(t)) 2


CFMAX Facteur du degré-jour (mm oC-1 j-1), TT et T(t) en (°C).
CFR Coefficient de recongélation
TT Température critique de fonte de la neige (°C)
T(t) la température de départ (°C)

Les précipitations (P) et la fonte des neiges sont divisées par le remplissage en eau de la boîte
du sol et de la recharge des eaux souterraines en fonction de la relation entre la teneur en eau
dans le réservoir du sol (SM [mm]) et sa plus grande valeur (FC [mm]) (équation 3).

= ) BETA 3

FC : humidité maximale de stockage du sol (mm)


SM : Humidité du sol (mm)
Recharge en eau souterraine (mm)

NOTE : FC est un paramètre du modèle qui n’est pas nécessairement à mesurer


BETA : paramètre qui détermine la contribution relative aux eaux de ruissèlement de la pluie
ou la fonte des neiges (-)
L’évaporation réelle de la boîte sol est égale à l'évaporation potentielle si SM/FC est au-dessus
LP [-] tout en linéarisant, alors que la réduction est utilisée lorsque SM/FC est
inférieur à LP (équation 4).

Eact =Epot.min ( 4

LP : valeur d’humidité du sol au-dessus du quel Eact atteint Epot(mm)


Epot: Évapotranspiration (mm)

La recharge en eau souterraine est ajoutée à la zone des eaux souterraines supérieure (SUZ

13
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

[mm]). PERC [mm j-1] défini la percolation maximale prise à partir de la partie supérieure de
la boîte en bas des eaux souterraines (SLZ [mm]). Les eaux de ruissellement des réservoirs des
eaux souterraines sont calculées comme la somme de deux ou trois sorties d’équations linéaire
selon que SUZ est supérieure à une valeur seuil, UZL [mm] (Figure 1.b). Le débit de base
(growndwater GW) (avec ou sans débit de ruissèlement) est calculé par l’équation 4.8,

QGW(t) =K2SLZ + K1SUZ +K0max (SUZ-UZI ,0) 8

SUZ : recharge des eaux souterraines supérieures (mm)


PERC : Percolation maximale (mm.j-1), j : jour

Ce ruissellement est enfin transformé par une fonction de pondération triangulaire définie par
le paramètre MAXBAS (équation 9) pour donner le ruissellement simulé Q Sim(t)[mm d-1].

QSim(t) = GW5t-i-1) 9

Ou

C(i)= – du

Si on utilise les différentes zones d'altitudes différentes, les précipitations et les températures
changent avec l'altitude, celles-ci sont calculées en utilisant les deux paramètres PCALT [% /
100 m et] et TCALT [° C/100 m] (Équation 10 et 11) (Figure 1.a).

P(h) =P0 10

T(h) =T0- 11

Po et To se sont des précipitations et des températures mesurées (mm)


Pcalt : Précipitations calculées (mm) selon l’altitude h(m)
Tcalt : Températures calculées (°C) selon l’altitude h(m)
La moyenne à long terme de l'évaporation potentielle, Epot, pour un certain jour de l'année
peut être corrigée à leur valeur au jour t, Epot (t), en utilisant les écarts de la température, T(t),
de sa moyenne à long terme TM et CET [° C-1] est un facteur de correction (équation 14).

E pot (t )  (1  CET (T (t )  TM )).E pot,M Eq. 12


Avec : Epot(t) : évaporation potentiel corrigé au jour j-1
CET : Facteur de correction (° C)
T (t) : Température au jour t (°C)
TM : Température moyenne à long terme pour ce jour de l'année (°C)
Epot,M : Évaporation moyenne à long terme pour ce jour de l'année (mm.j-1)
La figure 4 résume l’ensemble des données des 15 paramètres optimisables du modèle HBV
Light qui contribuent aux trois composantes de l’écoulement total (pur Q1, hypodermique Q2 et

14
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

de base Q3).

Figure I.4: Structure générale du modèle HBV Light.

Avec : TM: Température moyenne à long terme (°C)


Recharge : Entrée de la routine du sol (mm jour-1)
SUZ : Stockage dans la zone supérieure (mm)
SLZ : Stockage dans la zone inférieure (mm)
UZL : Paramètre de seuil (mm)
PERC : max. percolation de zone inférieure (mm jour-1)
Ki : Coefficient de récession (jour dans la zone du sous-sol j-1)
Qi : Composante de ruissèlement (mm .jour-1)
Ki : Coefficient de récession (j-1)
FC : Capacité de stockage maximale d’humidité du sol.
N.B (Fig. 4) :
 SUZ n'a pas de limite supérieure,
 Q2 ne peut jamais dépasser PERC/ ZSL et ne peut jamais dépasser PERC/K.
 Les 3 coefficients (K0, K1 et K2) des 3 composantes du débit simulé, Q0 : Débit de
ruissèlement pur, Q1: Débit hypodermique et Q2 : Débit de base qui font partie de l’optimisation
manuel au cours du calage du modèle,
 AXBAS : Temps de base de l’hydrogramme unitaire,
 FC : La plus grande teneur en eau dans le réservoir supérieur.
On peut distinguer deux types de paramètres : les paramètres de captage et les paramètres de
zone de végétation.

15
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

I.11. Paramètres de captage

Tableau I.1: Paramètres de captage (Catchment Parameters).


Nom Unité Plage valide Description
PERC mm/d [0,inf) Paramètre de seuil
Alpha - [0,inf) Coefficient de non linéarité
UZL mm [0,inf) Paramètre de seuil
K0 1/d [0,1) Coefficient 0 de stockage (ou de récession)
K1 1/d [0,1) Coefficient 1 de stockage (ou de récession)
K2 1/d [0,1) Coefficient 2 de stockage (ou de récession)
MAXBAS Δt [1,100] Longueur de pondération triangulaire de fonction
Cet 1/°C [0,1] Facteur potentiel de correction de l'évaporation
PCALT %/100m (-inf,inf) Changements de précipitations avec l'altitude Variables
TCALT °C/100m (-inf,inf) Variation de la température avec l'altitude Variables
Pelev m (-inf,inf) Elévation de données des précipitations dans les fichiers PTQ
Telev m (-inf,inf) Elévation des données des températures dans les fichiers PTQ
PART - [0,1] Partie de la recharge qui est ajouté à la boîte des eaux souterraines
DELAY d [0,inf) Période de temps pendant laquelle la recharge est répartie

I.11.1. Paramètres de zone végétation

Tableau I.2: Paramètres de végétation (Vegetation Zone Parameters).


Nom Unité Plage valide Description
TT °C (-inf,inf) Température de seuil
CFMAX mm/d°C [0,inf) Facteur de degrés-Δt
SFCF - [0,inf) Facteur de correction de chutes de neige
CFR - [0,inf) Coefficient de regel
CWH - [0,inf) Capacité de rétention d’eau
CFGlacier - [0,inf) Facteur de correction de glacier
CFSlope - (0,inf) Facteur de correction de pente
FC mm (0,inf) Humidité maximale de stockage du sol
LP - [0,1] Valeur de l'humidité du sol au-dessus duquel AET atteint PET
paramètre qui détermine la contribution relative aux eaux de
BETA - (0,inf)
ruissellement de la pluie ou de la fonte des neiges

L’ensemble des paramètres de simulation sont donnés arbitrairement au début du traitement


après avoir enregistré les données journalières des précipitations, des températures, des débits
mesurés et les 12 valeurs moyennes de l’ETP mensuelle (Fig. 5).

16
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Figure I.5: Exemple du menu des paramètres de calage du modèle HBV Light.
La figure 5, illustre le processus général de la version simplifiée du schéma d’utilisation du
modèle HBV. Le modèle peut fonctionner à un pas de temps journalier ou mensuel, les données
d'entrée requises comprennent des séries chronologiques de précipitations et des observations de
température à chaque pas de temps journalier, et des estimations à long terme de la moyenne
mensuelle de la température et de l'évapotranspiration potentielle.
Le modèle inclue aussi un module qui traite les précipitations d'entrée soit de la pluie ou de la
neige, sur la base d'entrée de température à chaque pas de temps. Les précipitations et la fonte
des neiges (si elle existe) sont ensuite traitées dans le module d'humidité du sol ou de la
pluviométrie efficace qui contribue à l'écoulement de surface évalué. La partie restante de la
pluie contribue au stockage de l'humidité du sol qui lui-même peut être évaporé tant qu'il y a
assez d'eau dans le sous-sol.
Le résultat principal du modèle est le ruissellement à l'exutoire du bassin versant, qui est
constitué de trois composantes (en millimètre par jour (mm.j-1)) : les eaux de ruissellement pur
Q0, (mm .j-1) hypodermique Q1 (mm.j-1) (contribution de l'écoulement près de la surface) et le
débit de base Q2 (mm.j-1) (contribution de l'écoulement des eaux souterraines). Le modèle a un
certain nombre de paramètres qui doivent être calibrés en fonction des observations disponibles.
Dans la suite, le détail de chaque module est brièvement décrit dans l’organigramme représenté
par la figure 6 établie par Bouguerne en 2014.

17
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Figure I.6: Organigramme des procédés généraux de la version du modèle HBV Light
(Seibert, 2005).

I.11.2. Fonte des neiges et accumulation de neige

La fonte des neiges et l'accumulation sont supposées être directement proportionnelles à la


température. Le premier des paramètres du modèle est le seuil de, la température TT (Fig. 6),
pour des températures supérieures à la neige fondue et si TT est au-dessous de celle-ci la neige
s’accumule. Le réglage de la température initiale TT à zéro degrés Celsius est une hypothèse de
départ raisonnable si un événement de précipitations P (mm) se produit lorsque la température
est inférieure à TT puis les précipitations s'accumulent sous forme de neige, sinon les
précipitations d'entrée sont supposées comme précipitations. Tant que la température t(t) reste
au-dessous du seuil de la température TT, les précipitations d'entrée ne contribuent pas au
ruissellement. Cependant, dès que la température dépasse le seuil, c’est le début de la fonte des
neiges qui contribue à l’écoulement (Fig. 6) (Bouguerne, 2014).

I.11.3. Précipitations efficaces et humidité du sol

Les précipitations tombant sur un bassin versant sont généralement divisées en deux volets :
 Le premier contribue à l’'infiltration dans la zone des sols,
 Et le deuxième volet contribue au ruissellement de surface.

La deuxième composante, généralement connue sous le nom des précipitations efficaces,


estimée par le HBV qui contribue à la teneur de l’humidité du sol au moment des précipitations.
La capacité (FC) est le paramètre qui décrit le stockage maximal d'humidité du sol dans la zone
sous-sol. En général, la production devient plus concentrée en humidité du sol au moment des

18
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

précipitations, et par la suite la contribution des précipitations au ruissellement. Lorsque


l'humidité contenue dans le sol se rapproche de la capacité au champ d’infiltration, elle réduit la
contribution des précipitations au ruissellement, c’est l’augmentation de la production.
L'équation 15, donne les précipitations efficaces en fonction de la teneur en humidité du sol.

SM 
Peff  ( ) (P  Sm ) Eq. 13
FC
Avec : Peff : Précipitations efficaces [L]
SM : est réel l'humidité du sol [L]
FC : est maximal dans le sol capacité de stockage [L]
P : est la hauteur des précipitations quotidiennes [L]
β [-] un paramètre du modèle (coefficient de forme)

Pour un déficit d'humidité du sol donnée (mesuré par le rapport de (SM/CF), SM est le
paramètre, connu sous le nom de coefficient de forme, (P + SM) contrôle la quantité de l’eau qui
contribue au ruissellement. La Figure I.11, montre la relation entre l'humidité du sol (SM), sur la
capacité du terrain, le coefficient de forme β[-] et le coefficient de ruissellement qui est défini
comme le rapport des précipitations effectifs à la profondeur d'eau totale disponible.

Figure I.7: Coefficient de ruissellement en fonction de l’humidité du sol et de la capacité


maximale du stockage (Seibert, 2005).

La figure 7, montre que l’humidité SM augmente avec le coefficient de forme β [-] et admet
une valeur constante quel que soit la valeur β[-] pour une valeur de capacité maximale de
stockage.

I.11.4. Relation entre l’humidité du sol et la capacité du champ des eaux de ruissèlement

Le montant particulier de l'humidité du sol sera plus élevé si le coefficient de ruissellement


est faible (Fig. I.7). En outre, l'humidité du sol (SM) se rapproche de la capacité du champ (FC),

19
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

quand le coefficient de ruissellement β[-] augmente et tant que la capacité sur le terrain et le
coefficient de forme FC sont utilisés comme paramètres d'étalonnage .
Il est à noter que le coefficient de ruissellement et l'humidité du sol ne sont pas constants et
qu'ils changent de façon dynamique au cours des pas de temps de simulation. Pour commencer
les calculs une valeur initiale pour l'humidité du sol est nécessaire. La pluie efficace est calculée
par l’utilisation de l’équation 15 et la valeur initiale de l'humidité du sol (SM) (Seibert, 2005).
Par exemple, si le coefficient de ruissellement est estimé à 0,7, les 70% des précipitations
contribuent aux eaux de ruissellement et le reste (30%) s'infiltre dans le sous-sol. La valeur
initiale de l'humidité du sol est ensuite mise à jour, fondée sur l'infiltration et
l'évapotranspiration. Pour le prochain pas de temps, la nouvelle valeur de l'humidité du sol est
utilisée et les calculs sont répétés en utilisant les nouvelles précipitations (Seibert, 2005).

I.11.5. Évapotranspiration

Pour calculer l'évapotranspiration réelle au niveau des bassins versants, l'utilisateur du modèle
doit fournir à l’entrée et à long terme l’évapotranspiration potentielle mensuelle. Ensuite, pour
chaque jour dans la période de simulation, l’ajustement de l’évapotranspiration potentielle est
calculé en réduisant la valeur potentielle basée sur la différence entre la température moyenne
dans la journée et à long terme de la température moyenne mensuelle (Equation 14).

PEa  (1  C (T  Tm )).PEm Eq. 14


Avec : PEa : Ajustement de l’évapotranspiration potentielle [mm]
T : Température quotidienne moyenne
Tm : Température moyenne mensuelle à longue terme
PE : Évapotranspiration potentielle moyenne mensuelle à long terme C’est un paramètre du
modèle.
Le paramètre C du modèle est utilisé pour améliorer la performance du modèle lorsque la
température quotidienne moyenne s'écarte considérablement de son long terme. L'humidité du
sol et l'évapotranspiration réelle calculés sont couplées grâce à l'utilisation du point de
flétrissement permanent du sol (PWP). L’équation 15, montre la relation entre l'humidité du sol
et l'évapotranspiration réelle.

 SM 
Ea  PEa  si SM  PWP
 PWP  Eq. 15
Ea  PEa si SM  PWP
Avec : Ea : Évapotranspiration réelle [mm]
PWP : Point de flétrissement permanent du sol [mm]
L'équation 15, indique que lorsque l'humidité du sol SM est au-dessus, l'évapotranspiration
réelle se produit au même rythme que l'évapotranspiration potentielle.
Le PWP est une limite pour l'évapotranspiration de l’humidité du sol, ce qui signifie que
lorsque l’humidité du sol est inférieure à PWP, l'évapotranspiration réelle est inférieure à
l'évapotranspiration ajustée.
La réduction du montant de l'évapotranspiration est due à l'absence de la disponibilité de

20
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

l'humidité du sol en dessous de PWP. La figure 8, illustre la relation qui existe entre le
rendement réel l'évapotranspiration et PWP décrit dans l'équation 15.

Figure I.8: Relation entre l’évapotranspiration réelle et PWP (Seibert, 2005).


La figure I.8, montre que lorsque le PWP est proche de la capacité au champ,
l'évapotranspiration réelle sera plus élevée, et vice-versa. Sur la base des observations, les
paramètres du modèle FC et PWP peuvent êtres tous les deux estimées par l'étalonnage du
modèle.

I.11.6. Réponse des eaux de ruissellement

Ce module évalue le ruissellement à l’exutoire du bassin en se reposant sur le concept de


réservoir. Le système se compose de deux réservoirs conceptuels, l’un au-dessus de l'autre,
comme représentés schématiquement sur les figures 4 et 9. Le premier réservoir est introduit
dans le modèle de l'écoulement près de la surface, tandis que le second réservoir est utilisé pour
simuler le débit de base (contribution en eau souterraine).

21
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Figure I.9: Fonction de réponse.


Recharge = Entrée de la routine du sol (mm jour-1)
SUZ = Stockage dans la zone supérieure (mm)
SLZ = Stockage dans la zone inférieure (mm)
UZL =paramètre de seuil (mm)
PERC = max percolation de zone inferieure (mm jour-1)
Ki =Coefficient de récession (jour-1)
Qi =Composante du ruissellement (mm/ jour-1)

II.11.7. Étalonnage ou calibration du modèle

L'étalonnage du modèle est généralement effectué par essai manuel selon l’'erreur technique
(Bergström, 1992).
Différents critères peuvent être utilisés pour évaluer l'ajustement du débit simulé au
ruissellement observé :
 Inspection visuelle des parcelles avec Qsim et Qobs,
 Différence accumulée,
 Des critères statistiques.
Le coefficient d'efficacité, Reff est utilisée pour l'évaluation des
simulations par le modèle HBV.

Eq. 16

Reff compare la prévision par le modèle le plus simple de prédiction possible, une valeur
constante de la valeur moyenne observée sur toute la période.
Reff = 1 ajustement parfait, Qsim (t) = Qobs (t) t.
Reff = 0 simulation aussi bonne (ou mauvaise) que la constante de la valeur de prédiction.
Reff <0 s'adaptent très pauvrement.

22
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Figure I.10: Menu de l’efficacité du modèle HBV Light.

I.11.8. Résultat graphique


Les résultats sont tracés en fonction de l'option choisie. Le tableau I.3, indique les moyens d’observer la
simulation par superposition des débits simulés ainsi que les températures et les précipitations. Comme on peut voir
sur le graphique le niveau des eaux souterraines, l’évaporation ainsi que d’autres écoulements contribuent à
l’écoulement global au niveau de l’exutoire (Fig.11).

Tableau I.3: Liste des Graphes-options (Cette opération est optionnelle).


Option Plot Graphique Plotted variable (s)
Différence accumulée entre la sortie simulée et observée (en noir) et la
Haut
température mesurée (en rouge)
PTQ Précipitations mesurées (bleu) et la neige simulée (en équivalent
Milieu
d’eau, en vert)
Bas Débit enregistrées (bleu) et simulées (en rouge)
Haut Evapotranspiration potentielle (bleu) et actuelle (rouge)
Montant de l’eau dans la zone du sol, SM (en rouge)
Soil+E+Q Milieu
Débit enregistré (bleu) et simulé (en rouge)
Bas Enregistré (bleu) et simulé (rouge) de décharge
Haut
Montant de l'eau souterraine dans la zone supérieure, SUZ (en bleu)
GW+Q
Milieu Montant de l'eau dans la zone inférieure des eaux souterraines, ZSL (noir)
Bas Débit enregistré (bleu) et simulé (rouge)

23
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

Figure I.11: Exemple des résultats graphiques de la simulation obtenue par le modèle
HBV Light

I.12. Les Modèles utilisés dans ce travail

I.13. Le Modèle GR :
Les modèles de simulation du Génie Rural fonctionnent aux pas de temps annuel, mensuel et
journalier.
I.14. Objectifs de développement:
La simulation du débit à l'exutoire d'un bassin versant est nécessaire voir indispensable pour de
nombreuses applications d'ingénierie et de gestion de la ressource en eau, telles que le
dimensionnement et la gestion d'ouvrages, la prévision des crues ou des étiages, la détection
d'impact, etc. C'est pour répondre à ces questions que le Cemagref a commencé à développer au
début des années 1980 des modèles hydrologiques (du Génie Rural - OR) permettant de faire le
lien entre la lame d'eau précipitée sur un bassin versant et son débit à l'exutoire (Miche! 1983).
I.15. Mode de développement:
Bien que ces modèles soient parfois apparentés à des modèles conceptuels du fait de leur
structure à réservoirs, ce sont en fait des modèles empiriques: leur construction s'est faite sur la
base de grands jeux de données et en découvrant progressivement la structure permettant de
reproduire au mieux le comportement hydrologique du bassin versant (c'est-à dire sa réponse aux
pluies).
Les idées suivantes se sont progressivement imposées au cours du développement de ces
modèles pour permettre d'obtenir des modèles fiables et robustes (Mathevet 2005):
- Représentation globale du bassin versant,
- Approche empirique de développement sans recours a priori à la physique des écoulements,
- Augmentation progressive de la complexité de la structure du modèle en partant de structures
simples,

24
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

- Justification de la complexité de la structure d'un modèle par ses performances,


- Recherche de structures de modèle générales (applicables à des bassins variés),
- Utilisation de larges échantillons de bassins versants pour tester les performances des modèles,
- Évaluation d'un modèle par comparaison à d'autres structures de modèle,

I.15.1.Description du modèle pluie-débit annuel GR1


I.15.1.1 Introduction:
Le modèle GR1A (modèle du Génie Rural à I paramètre Annuel) est un modèle
pluie-débit global à un seul paramètre. Son développement a été initié au Cemagref à la fin des
années 1990, avec pour objectif de mettre au point un modèle de simulation pluie-débit robuste
et fiable en vue de l'utiliser pour des applications d'évaluation et de gestion de la ressource en
eau. La version, que nous présentons ici et que nous utiliserons dans ce travail, est celle proposée
par Mouelhi (2003) et Mouelhiet al. (2006a).
Le modèle ne comporte qu'un paramètre optimisable, le paramètre X adimensionnel, qui apparaît
comme un coefficient modulateur de l'évapotranspiration potentielle.
 
 
 
 1 
Qk  Pk 1  0 .5 
   0 . 7 Pk  0 . 3 Pk 1 
2
 
 1     
 
 
  X .E k  
 
 

I.15.2. Description du modèle pluie-débit mensuel GR2M:


I.15.2.1. Introduction:
Le modèle GR2M (modèle du Génie Rural à 2 paramètres Mensuel) est un modèle pluie-débit
global à deux paramètres. Son développement a été initié au Cemagref à la fin des années 1980,
avec des objectifs d'applications dans le domaine des ressources en eau et des étiages. Ce modèle
a connu plusieurs versions, proposées successivement par Kabouya (1990), Kabouya et Michel
(1991), Makhlouf (1994), Makhlouf et Michel (1994), Mouelhi (2003) et Mouelhi et al. (2006b),
qui a permis d'améliorer progressivement les performances du modèle. La version que nous
utilisons par la suite pour notre bassin est celle de Mouelhi et al. (2006b) qui paraît la plus
performante (Perrin et al.2007).

Sa structure, bien qu'empirique,(voir schéma ci-dessous) l’apparente à des modèles conceptuels


à réservoirs, avec une procédure de suivi de l’état d’humidité du bassin qui semble être le
meilleur moyen de tenir compte des conditions antérieures et d’assurer un fonctionnement en
continu du modèle. Sa structure associe un réservoir de production et un réservoir de routage
ainsi qu'une ouverture sur l'extérieur autre que le milieu atmosphérique. Ces trois fonctions
permettent de simuler le comportement hydrologique du bassin.

25
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

S  X 1  P 
(1) S1  with   tanh 
E P 1
S  X1 
X1
(1) (2)
evaporation (3) P1  P  S  S1
(2)
S1 1     E
  tanh


(3) S2  with
 S   X1 
Production X1 1   1  1 
S  X 1 
store
(4) S 
S2 P2  S 2  S
1/ 3
(4)  S  
3
P2 P1 1   2  
 X  
  1 
(5) P3 (5) P3  P1  P2
(6)

Outside of X2 60 mm R1  R  P3
(6)
the basin R
(7) Routing R2  X 5 .R1
store (7)
(8) Q R22 R  R2  Q
(8) Q
R2  60

Figure I.12: Schéma conceptuel et le calcul effectué au sein du modèle


IHACRES (D’après Oudin in Khalifa, 2011

I.15.3Le modèle pluie-débit journalier GR4J :

Le modèle GR4J est un modèle pluie-débit global à quatre paramètres. Son développement a été
initie au Cemagref au début des années 1980. Ce modèle a connu plusieurs versions, proposées
successivement par Edijatno et Michel (1989), Edijatno (1991), Nascimento (1995), Edijatnoet
al. (1999), Perrin (2000), Perrin (2002) et Perrin et al. (2003) qui ont permis d'améliorer
progressivement les performances du modèle. C'est la version de Perrin et al. (2003) qui a été
utilisée dans notre travail.
La structure du GR4J l’apparente à des modèles conceptuels à réservoirs, avec une procédure de
suivi de l’état d’humidité du bassin qui permet de tenir compte des conditions antérieures et d’en
assurer un fonctionnement en continu. Sa structure associe un réservoir de production et un
réservoir de routage, des hydrogrammes unitaires ainsi qu'une fonction d'ouverture sur l'extérieur
non atmosphérique permettant de simuler le gros du comportement hydrologique du bassin.

I.16.CONCLUSION

Grâce aux progrès importants réalisés dans le domaine de l’informatique et des Systèmes
d’Informations Géographiques les modèles hydrologiques et en particulier distribués utilisent
une description de plus en plus complète du bassin versant et des termes du cycle hydrologique.
Cependant, du fait du grand nombre de paramètres qui interviennent dans les processus
hydrologiques et la complexité de ces bassins, cette approche pointue n’apporte pas forcément
des résultats meilleurs. C’est pourquoi nous avons choisi deux modèles hydrologiques globaux,
comportant peu de paramètres et pouvant rendre compte du comportement hydrologique du
bassin ; Les modèles GR et HBV. L’objectif est de déterminer les paramètres caractéristiques de
ces modèles pour un bassin versant donné et de comparer les résultats obtenus et la performance
relative de chacun d’eux.

26
Chapitre I État de l’Art de la Modélisation

27
CHAPITRE II
Présentation de la zone d’étude
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
II-ETUDE MORPHOMETRIQUE

II.1. Introduction :
Les indices morphométriques classiques ont été les toutes premières mesures créées par les
géomorphologues afin de quantifier l’influence théorique de la morphologie des bassins versants
sur leur réponse hydrologique de surface (Douvinet J., Delahaye D., Langlois P., 2007).
La plupart des méthodes se trouvent encore aujourd’hui dans les ouvrages d’hydrologie de
référence (Lambert, 1996 ; Cosandey et Robinson, 2000). Les apports de ces indices sont
considérables puisqu’ils ont constitué les premières formes de réflexion menées sur le transfert
d’échelle en géomorphologie (Hauchard, 2001). Les indices morphométriques peuvent donc être
un important sujet d’investigation dans la compréhension du dynamisme d’une rivière, tout
comme l’hydrologie l’est pour l’analyse d’un bassin versant (Veltri et al, 1996).
L’utilisation de la morphométrie est l'un des moyens les plus importants pour comprendre
l’influence des différents facteurs physico-géographiques.

II.2. Présentation de la zone d’étude :

II.2.1. Bassin versant de la Tafna :


Le bassin versant de Tafna situé au Nord-Ouest du territoire algérien, s’étend en grande partie
dans la Wilaya de Tlemcen recoupant 37 communes (fig 1) et une partie du bassin versant de
Tafna situé au Nord_Est du Maroc pour une superficie totale de 7245 Km².il porte le code 16
parmi les 17 bassins de l’Algérie et appartient à la région hydrographique Oranie Chott Chergui.

Figure II.1 : Le bassin versant de la Tafna dans l’ensemble Oranie Chott Chergui (ABH, 2009)

27
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
II.3.1. Situation géographique du bassin versant de Sikkak
Le bassin versant de l’oued Sikkak est un sous bassin de la Tafna. C’est un affluent rive
gauche de l’oued Isser avec lequel il conflue au nord de Aïn Youcef (Fig. I-1). Le bassin versant
d’Oued Sikkak occupe une surface de 217.52km2, il est limité :
 Au sud par les Djebels Nador et Bouladour.
 A l’est par les Djebels Er Ramlya, Ouakrif et Tabeldaout.
 A l’ouest, par le Djebel Tiffatisset et le plateau de Zenata.
 Au nord par le Djebel Toutlait.

Le bassin versant de l’oued Sikkak, se situe sur les cartes topographiques au 1/50 000 de Tlemcen,
de Terny et de Bensekrane.

Figure II.2: Réseau hydrographique de la Tafna (Bouanani, 2004)

II.3.2 Caractéristiques de forme :


La forme d'un bassin versant influence l'allure de l'hydrogramme de crue à l'exutoire du
bassin versant. Par exemple, une forme allongée favorise, pour une même pluie, les faibles débits
de pointe de crue, ceci en raison des temps d'acheminement de l'eau à l'exutoire plus importants.
Ce phénomène est lié à la notion de temps de concentration.

II.3.2.1. Indice de compacité de Gravelius Kc (1914) :


C’est le rapport entre le périmètre du bassin et la circonférence du cercle ayant la même
superficie que le bassin :

KC = 0.28 (1)

Ou : Kc : Indice de compacité de Gravelius.


28
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
P : Périmètre du bassin versant (km).
S : Aire du bassin versant (km2).

II.3.2.2. Rectangle Équivalent


Afin de pouvoir comparer le comportement hydrologique de deux bassins, on utilise la
notion du rectangle équivalent ou le rectangle de Gravelius :

L : longueur = (2)

l : largeur = (3)

Tableau II.1: Caractéristique de la forme de sous bassins de Sikkak


Rectangle Équivalent
Bassin Superficie Périmètre Kc Longueur Largeur Forme
2
(km ) (Km) (km) (Km)
Oued 217,52 85,91 1,64 37,48 5,8 Allongée
Sikkak

La valeur de l’indice de compacité indique que le bassin de l’oued Sikkak est Allongé, Favorisant
une érosion linéaire et régressive.

II.3.2.2. Coefficient de Circularité

La circularité d’un Bassin versant, est le rapport entre l’aire du Bassin versant et l’aire d’un cercle
ayant le même périmètre que ce dernier :

Rci= 4 A π / P2 (4)
Rci : Coefficient de Circularité.
A : la surface du bassin versant (km2).
P : le Périmètre du bassin versant (km).
Une valeur de 1 indique un cercle parfait, et une valeur tendant vers 0 caractérise une forme
allongée.
Dans notre cas, Rci = 0.37 la forme de notre bassin est allongée.

II.3.3.Étude du Réseau Hydrographique


L’oued Sikkak, affluent rive gauche de l’oued Isser (lui-même affluent rive droite de la Tafna)
avec lequel il conflue au Nord d’Ain Youcef, prend naissance sur le plateau de Terny au Sud de
Tlemcen à la source d’Ain Rhannous.
L’oued Sikkak comporte lui-même une branche principale :
- L’oued Sikkak proprement dit, d’une longueur de 31.42 Km, il présente des variations de
pente assez importantes. (Fig 3). (Fandi.W, 2010).
Les paramètres importants qui régissent le régime hydrologique d’un cours d’eau sont : la densité
de drainage (Dd), le rapport de confluence (Rc) et le rapport des longueurs (RL).

29
Chapitre II Présentation de la zone d’étude

Figure II. 3: Réseaux Hydrographique du Bassin Versant d’Oued Sikkak.(Merkache, 2017)

II.3.3.1 Densité de drainage


La densité de drainage est définie comme le rapport entre la longueur des canaux
d’écoulement et la superficie de bassin, elle est exprimé par :
Dd =Σ L / A (5)
2
Dd : densité de drainage en (Km/Km ).
L : longueur cumulée de tous les thalwegs du bassin en (Km).
A : aire du bassin en (Km2).
Dd= 1.48 km/km2
La valeur de densité de drainage obtenue indique que notre bassin est moyennement drainé. La
caractéristique du drainage est due principalement à la nature des formations qui forment le bassin
ainsi qu’aux pentes assez fortes des versants d’une part et d’autre part au régime climatique,
caractérisé par son aridité et ses pluies irrégulières et violentes (Bouanani 2004).

II.3.3.2 Rapport de confluence


Il s’agit d’une adaptation de la méthode du nombre puisque le rapport de confluence
Rc est obtenu en divisant le nombre N de cours d’eau d’ordre n par le nombre de cours
d’eau d’ordre n+1de telle sorte que : (Bravard & Petit, 2002).
Rc= Nn /N (n+1) (6)
Où : Rc : Rapport de confluence.
Nn : Nombre de cours d’eau d’ordre n.

30
Chapitre II Présentation de la zone d’étude

Tableau II.2 : Rapport de Confluence.


Ordre Nombre de Talwegs Rc
1 291 2
2 145 1.25
3 116 8.9
4 13 13
5 1 -

Si l’on admet que, pour un bassin parfaitement organisé RC = 2 ; donc le bassin de Sikkak
est mal hiérarchisé avec une valeur de RC > 2.

II.3.4 Étude du Relief


Le relief est un facteur essentiel, il détermine en grande partie l’aptitude au ruissellement,
l’infiltration et l’évaporation. C’est un élément capital dans le comportement hydrologique d’un
bassin. Partant de la répartition par tranches d’altitudes du bassin, on présente la courbe
hypsométrique et le diagramme de fréquence altimétrique.
II.3.4.1 Hypsométrie
La répartition altimétrique par tranches (tableau 3) à partir de la carte (figure 5) permet
d’établir La courbe hypsométrique et le diagramme des fréquences altimétriques (fig. 5)
La courbe hypsométrique fournit une vue synthétique sur la pente du bassin, donc du relief.
Cette courbe représente la répartition de la surface du bassin versant en fonction de son altitude.
La courbe hypsométrique du bassin versant de l’oued Sikkak (fig. 5) présente des pentes
fortes vers les hautes altitudes ceci implique que notre bassin commence par les falaises de El
Ourit, et des pentes faibles vers les basses altitudes ça veut dire on a une vallée encaissée.
Aussi, la concavité vers le bas de la courbe hypsométrique indique que le bassin va vers
l’état de vieillesse.
L’altitude la plus fréquente est de 300 – 400 m, comme le montre la Figure (fig. 4).

Tableau II.3 : Répartition hypsométrique du bassin d’oued Sikkak.(Markache 2017)

Altitudes Ai (Km) Ai cumulés (Km) Ai (%) Ai (%) cumulées Hi moy


1400 - 1458 0,64 217,52 0,29 100,00 1429,00
1300 - 1400 0,28 216,88 0,13 99,70 1350,00
1200 -1300 15,04 216,60 6,91 99,57 1250,00
1100 - 1200 14,64 201,56 6,73 92,66 1150,00
1000 - 1100 3,35 186,92 1,54 85,93 1050,00
900 - 1000 11,80 183,57 5,43 84,39 950,00
800 - 900 9,33 171,77 4,29 78,96 850,00
700 -800 23,53 162,44 10,82 74,67 750,00
600 - 700 7,53 138,91 3,46 63,86 650,00
500 - 600 23,52 131,38 10,82 60,40 550,00

31
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
400 - 500 29,29 107,86 13,47 49,58 450,00
300 - 400 53,71 78,56 24,69 36,11 350,00
182 - 300 24,85 24,85 11,42 11,42 241,00

Figure II.4: Courbes Hypsométriques et histogramme des fréquences altimétriques du bassin


versant de l'oued Sikkak.(Markache., 2017)

II.3.4.2Altitudes caractéristiques
Certaines altitudes sont notées pour caractériser les bassins versants (Tableau 5). Elles nous
donnent des indications supplémentaires sur le potentiel érosif du bassin. Ces altitudes sont :

 Altitude la plus fréquente : le maximum de la courbe des fréquences altimétriques,


 Altitude correspondant à 5% (H5): au-dessus de laquelle se trouve 5% de la superficie
totale du bassin versant,
 Altitude de fréquence à 95% (H95) : c’est l’altitude dépassée par 95% de la surface totale
du bassin versant,
 Altitude moyenne: l’altitude qui correspond à la moyenne de la courbe hypsométrique.
H moy= Σ (Ai Hi) / A (8)
Donc :
Avec : H moy : Altitude moyenne du bassin [m.]
Ai: Aire comprise entre deux courbes de niveau [Km2].
Hi : Altitude moyenne entre deux courbes de niveau [m].
A : Superficie totale du bassin versant [km²].

32
Chapitre II Présentation de la zone d’étude

Figure II.5: Carte Hypsométrique du Bassin Versant d’Oued Sikkak.(Markache, 2017)

Tableau II.4 : Les Altitudes Caractéristiques du Bassin Versant d’Oued Sikkak.

Bassin H Max H Min H Moy H 5% H 95% Altitude la plus Observation


versant (m) (m) (m) (m) (m) fréquente (m)
Sikkak 1458 182 611.6 1330 350 300 - 400 Vers vieillesse
et potentiel
érosif faible.

II.3.5.Les indice de pente et relief


II.3.5.1.Étude des Pentes

II.3.5.1.1.Indice de pente de Roche Ip

L'indice de pente Ip également défini par Roche à partir du rectangle équivalent est égal :
Ip (ai –ai-1)] (9)
Ip= 0.37
Avec βi : fraction de la surface totale du bassin comprise entre les côtes ai et ai-1; fonction
33
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
Donnée par le tableau hypsométrique.
Xi : distance séparant deux courbes de niveau sur le rectangle équivalent.
L : longueur du rectangle équivalent.
Xi = Ai / l βi = Ai / A

Ai : surface partielle entre deux courbes de niveau. (km2).


ai : courbe de niveau de rang « i » compté à partir du sommet.
l : largeur du rectangle équivalent. (km).
A : surface totale du bassin versant. (km2).

II.3.5.1.2.Indice de pente globale Ig :


Il se calcule à l'aide de la formule suivante :

Ig= (10)
Ig = 0.026 m/km.

Avec
Ig : Indice de pente globale. (m/km).
D : la dénivelée H 5 % - H 95 %.(m)
L : la longueur du rectangle équivalent.(km).

Selon la classification de l’ORSTOM (tableau II.5), le bassin du Sikkak présente un relief assez
fort.

Tableau II.5 : Classification du relief selon Ig par l'ORSTOM.


Relief Ig(m/km)
Relief très faible Ig< 0.002
Relief faible 0.002 <Ig<0.005
Relief assez faible 0.005 <Ig< 0.01
Relief modéré 0.01 <Ig< 0.02
Relief assez fort 0.02 <Ig< 0.05
Relief fort 0.05 <Ig< 0.5
Relief très fort 0.5 <Ig

Pour atténuer l’influence de la surface sur l’indice de pente Ig, les chercheurs de l’ORSTOM ont
introduit la dénivelée spécifique Ds

II.3.5.1.3.Dénivelée spécifique Ds
Ds = Ig. (11)
Ds = 385.67 m
Avec : Ig : Indice de pente global (m/km).
A : aire du bassin (km2).

34
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
En se rapportant à la classification de l’ORSTOM du relief selon Ds (tableau 6), le bassin du
Sikkak présente un relief fort.

Tableau II.6 : Classification du relief selon DS par l'ORSTOM.


Relief DS (m)
Relief très faible DS< 10
Relief faible 10 <DS<25
Relief assez faible 25 <DS< 50
Relief modéré 50 <DS< 100
Relief assez fort 100<DS< 250
Relief fort 250 <DS< 500
Relief très fort 500 <DS

Tableau II.7: Indice de pente et Relief du Bassin versant de Sikkak.


Bassin Ip Ig (m/km) Relief selon « Ig » Ds(m) Relief selon « Ds »
Sikkak 0.37 0.026 Assez Fort 385.67 Fort

II.3.5.2 Coefficient de torrentialité


C’est un coefficient qui tient compte à la fois de la densité des thalwegs élémentaires que
de la densité de drainage :

CT = Dd .F1 (12)
CT = 1.98

Avec : Dd : densité de drainage (km/km2).


F1 : fréquence des thalwegs élémentaires F1= N1/ A avec N1: nombre de cours d'eau
d'ordre 1
II.3.5.3 Temps de concentration
C’est le temps que met une particule d'eau provenant de la partie du bassin la plus éloignée
pour parvenir à l'exutoire, pour son calcul, nous faisons appel à la formule de Giandotti
suivante :
Tc = (13)
Tc = 3 h 8 min.
Où ; Tc : temps de concentration (heures).
A : superficie du bassin (km2).
L : longueur du thalweg principal (km).
H : Dénivelée H moy - H min. (m).

Tableau II.8: Valeurs du coefficient de torrentialité et du temps de concentration des eaux du


Bassin Versant d’Oued Sikkak.
Bassin CT Tc
Sikkak 1.98 3 h 8 min

35
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
II.3.5.4 Étude du profil en long
La longueur du cours d’eau principal est de 31.42 km, l’oued Sikkak présente des variations de
pente assez importantes.
Tableau II.9: calcul des pentes de chaque Tronçon. (Berrezoug. T et Kissi.S, 2002).
Altitudes (m) Distance (km) Pente (%)
1100 0 -
770 1,75 18,85
651 2,5 15,86
520 10 1,74
400 14 3
300 18 2,5
260 23,8 0,68
200 33 0,65
182 35 0,025

Le profil en long (fig II.6), indique que :


 Forte pente de Ain El Ourit jusqu’à Aïn Sefra de l’ordre de 19 %.

 Rupture e pente au niveau d’Aïn Sefra à 650m d’altitude due probablement à un changement
de facies accompagné d’une faille.
 Faible pente de Ain Safra jusqu’à Oued Boughrara de l’ordre de 3 %.
 Pente très faible d’Oued Boughrara jusqu’à Barrage Sikkak de l’ordre de 0.025 %.

Figure II.6: Profil en long d’Oued Sikkak. (Berrezoug et Kissi, 2002)

II.3.6. Sol et Végétation


La végétation est un facteur déterminant de la rapidité du ruissellement superficiel,
du taux d’évaporation et de la capacité de rétention du bassin. Donc la présence de la
végétation va jouer le rôle de « Régulateur » dans le régime d’écoulement. (Fandi, 2010).
Les massifs jurassiques rocheux, calcaires et dolomitiques admettent une maigre
couverture forestière. Les grés de Boumediene sont caractérisés par la présence des forets
36
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
d’Hafir et Zarifet. Les marnes kimméridgiennes et miocènes et les alluvions quartenaires
sont occupées par les céréales et les prairies naturelles. Les broussailles occupent une
petite surface dans notre bassin, concentrées dans la région de la commune d’Ain Fezza et
au djebel Ain El Hout.
Une plantation d’oliviers couvre une partie de la plaine qui s’étend de Tlemcen à
Hennaya, de Saf Saf à Mansourah. A son abri s’étagent en gradins les jardins irrigués qui
produisent des légumes et des fruits à côte de l’oued Sikkak (fig II.7).
Selon (Bouanani, 2004), la carte d’occupation du sol du bassin versant de l’oued
Sikkak (fig. II-7 ) présente la diversité de cultures et d’occupations du sol, elle montre que
les cultures extensives occupent plus de la moitié de l’espace du bassin versant, suivie par
l’arboriculture qui occupe 12 % de la superficie totale (tableau II-10 ).
Dans le détail, les céréales occupent (58.16 %) de la surface du bassin versant ; les
vignes (3.11 %), (10.47%) de culture maraîchère et le reste est occupé par les
arboricultures (9.63 %), les broussailles (5.50 %) et les forêts (4.57 %). (Bouanani, 2004)

Tableau II.10: Distribution du couvert végétal dans le bassin d’Oued Sikkak.


Occupation des sols Surfaces en km2 % des surfaces
Agriculture 141,97 65,27
Arboriculture 1,62 0,74
Forêt 7,39 3,40
Maquis 12,73 5,85
Maquis Arbor 9,67 4,45
Parcours 27,61 12,69
Plan d'eau 0,12 0,06
Urbain 16,41 7,54

37
Chapitre II Présentation de la zone d’étude

Figure II.7: Carte d’occupation de sol du bassin versant d’oued Sikkak.(Markahe 2017)

II.4.CONTEXTE GEOLOGIQUE

II.4.1.Introduction
La structure actuelle de l’Algérie du Nord est due aux mouvements hercyniens et alpins
qui ont permis l’individualisation de plusieurs domaines. En Oranie, nous avons du Nord
au Sud : le domaine Tellien, le domaine Tlemcenien, les hautes plaines oranaises, le
domaine Atlasique, le domaine Saharien.
Les Monts de Tlemcen dessinent la bordure sud du bassin et s’interposent entre deux
domaines bien définie :
- Le domaine des nappes du Tell au Nord.
- Le domaine stable des hautes plaines oranaises au Sud.
38
Chapitre II Présentation de la zone d’étude

En 1983, Hayane ajoute d’autres précisions par sa contribution à l‘étude géologique et


hydrogéologique du bassin versant de l’oued Sikkak. Cette étude est basée sur la synthèse
des travaux de Hayane M. 1983

Figure II.8: Carte lithologique du bassin versant de l’oued Sikkak (Bouanani. 2004)
II.4.1.1.Les formations secondaires

II.4.1.2.2.Les grés de Boumediene (Oxfordien supérieur-Kimméridgien supérieur)


Ce sont des grés à éléments fins sous forme de gros bancs séparés par des inters lits
argileux, le ciment presque toujours calcaire. L’épaisseur de cette formation est de 200
à 400m en moyenne.
II.4.1.2.3.Les Dolomies de Tlemcen (Kimméridgien terminal)
Cette formation correspond au grand escarpement dolomitique qui domine Tlemcen et
couronne le cirque des cascades. Elle affleure au djebel Tefatisset, Ain El-Houtz et
Oudjlida. L’épaisseur de cette formation peut atteindre 200m dans la région de
Tlemcen.

39
Chapitre II Présentation de la zone d’étude

Figure II.9: Colonne stratigraphique des monts de Tlemcen jusqu’aux hautes plaines
(Benest M., Bensalah M.1999).

II.4.1.3.Les formations tertiaires


Elles sont représentées comme suit :
II.4.1.3.1.Le Miocène marin
Le Miocène marin se développe presque uniquement sur le versant Nord des monts de
Tlemcen. Il est discordant sur les niveaux carbonatés du Jurassique supérieur. Il s’agit
de dépôt argilo-gréseux, autochtones.

40
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
II.4.1.4.Les formations quaternaires
II.4.1.4.1.les alluvions anciennes

 Le complexe de piémont
Ce complexe est représenté par des éboulis de piémonts plus ou moins en croûtés,
d’épaisseur assez faible.
 Les travertins
Les dépôts des travertins proviennent de la dissolution interne des massifs calcairo-
dolomitiques, grâce à la quantité de carbonate de calcium déposée par les eaux des
émergences. Ils constituent de puissants dépôts pouvant atteindre 60m (Lalla-Setti
au Sud de Tlemcen), et Ain Fezza) (Hayan,1983).
 La croûte calcaire
Cette croûte est forme par un encroûtement particulièrement bien marque dans la
plaine d’Henaya où il masque partiellement les grés Tortonien. Cette croûte de
teinte claire et des croûtes lamellaires, est caractérisée par une petite épaisseur ne
dépassant pas 1m.
 Le glacis de pente Soltanienne
Il s’agit de formation soltanienne, le plus souvent limono argileuse. La partie de
marne non atteinte par les érosions récentes forme de grands glacis de sol rouges.
II.4.1.5.1.Les alluvions récentes
Ce sont des dépôts limoneux occupant les parties basses des plaines et des vallées
aux abords des cours d’eau.

Conclusion
L’examen du tableau (Tableau 11) indique que :
- La valeur de l’indice de compacité permet que la forme du bassin versant d’oued
Sikkak soit Allongée.

- Les valeurs d’Ip et Ig indique que le bassin versant d’oued Sikkak, présente un
relief Assez Fort.
- La valeur de la densité de drainage indique que notre bassin est moyennement
drainé.
Tableau II.11 : Principaux Paramètres du bassin versant d’oued Sikkak.
Paramètre Bassin Sikkak
Superficie (km2) 217.52

Périmètre (km) 85.91

Indice de compacité (Kc) 1.64

41
Chapitre II Présentation de la zone d’étude
Longueur du Rectangle équivalent (km) 37.48

Largeur du rectangle équivalent (km) 5.8


Densité de drainage (km/km2) 1.48

Rapport de confluence (Rc) 2

Rapport des longueurs (RL) 1.78

Altitude maximale (m) 1458

Altitude minimale (m) 182

Altitude moyenne (m) 611.6

Indice de pente de Roche (Ip) 0.37

Indice de pente globale Ig (m/km) 0.026

Dénivelée spécifique Ds (m) 385.67

Coefficient de torrentialité (CT) 1.98

Temps de concentration TC (heurs) 3 h 8 min

L’analyse lithostratigraphique des différentes formations nous permet de mettre en


évidence leurs diversités ; ce sont surtout des marnes, des calcaires, des grés-calcaires et
des dolomies.

42
Chapitre II Présentation de la zone d’étude

43
CHAPITRE III
Hydroclimatologie
Chapitre III Hydroclimatologie

Introduction

Le climat est défini par l’ensemble des phénomènes météorologiques (vents, précipitations,
température, évaporation…) qui varient d’un lieu à un autre de la surface terrestre. Il est
déterminé par la situation géographique du lieu (latitude, altitude, éloignement par rapport à la
mer) et par la circulation atmosphérique.
Les conditions climatiques jouent un rôle important dans les comportements hydrologiques
des cours d’eau et des conditions de recharge des aquifères.
Dans cette partie, nous nous sommes intéressés aux principaux facteurs, indispensables pour
l'établissement du bilan hydrique, tels que, les précipitations, la température et
l'évapotranspiration, afin de déterminer le type du climat caractéristique de notre secteur
d’étude.

III.1. Étude des précipitations

Le terme précipitations désigne des cristaux de glace ou des gouttelettes d'eau qui, ayant été
soumis à des processus de condensation et d'agrégation à l'intérieur des nuages, sont devenus
trop lourds pour demeurer en suspension dans l'atmosphère et tombent au sol.
On entend par précipitations, la hauteur de la lame d’eau recueillie par le pluviomètre, quel
que soit l’origine de cette eau, pluie, neige, grêle, ou autres formes de condensation.
(Réméniéras G, 1986).
Nous nous intéresserons dans ce chapitre à l’étude des précipitations, qui constituent le
facteur primordial dans le comportement hydrologique de la région. Elles varient dans le
temps et dans l’espace. Nous avons utilisé les données de la station du Barrage Mefrouhe dont
les caractéristiques sont consignées dans le tableau 1.

Tableau III.1: Caractéristiques de la station pluviométrique.

Code de la Période de Paramètre


Nom Longitude(Km) Latitude (Km) Altitude (m) station renseignement mesurés
1970/1971
Mefrouche 135.55 180.2 1120 160701 2009/2010 Précipittions

43
Chapitre III Hydroclimatologie

44
Chapitre III Hydroclimatologie

Figure III.1: Localisation des stations hydroclimatiques retenues pour l'étude.

III.1.1. Variation de la pluviométrie interannuelle


La figure III.1, visualise l’évolution ou bien la variation de la pluviométrie annuelle sur une
période de 40 ans 1970/1971-2009/2010, où l’on remarque que le régime annuel est très
irrégulier d’une année à une autre. Les hauteurs maximales des précipitations atteignent
949.7mm au niveau de la station de Mefrouche au cours de l’année 1972/1973, tandis que la
hauteur minimale de l’ordre de 342.4 mm a été enregistrée à la station en 1999/2000, la
hauteur pluviométrique moyenne est de l’ordre de 586.4mm.

Tableau III.2 : Précipitations moyennes annuelles (mm) à la station de Mefrouch


(1970/1971-2009/2010)

Année P (mm) Année P (mm)


1970-1971 947,1 1990-1991 731,2
1971-1972 658,8 1991-1992 661,5
1972-1973 949,7 1992-1993 444,8
1973-1974 862,4 1993-1994 358,3
1974-1975 735,3 1994-1995 420,8
1975-1976 797,0 1995-1996 841,0
1976-1977 661,3 1996-1997 841,3
1977-1978 667,7 1997-1998 560,2
1978-1979 448,6 1998-1999 458,9
1979-1980 729,9 1999-2000 342,4
1980-1981 584,0 2000-2001 567,0
1981-1982 383,1 2001-2002 581,9
1982-1983 431,4 2002-2003 572,7
1983-1984 447,6 2003-2004 647,0
1984-1985 448,6 2004-2005 450,8
1985-1986 677,9 2005-2006 467,6
1986-1987 560,0 2006-2007 480,5
1987-1988 352,2 2007-2008 392,7
1988-1989 463,1 2008-2009 775,7
1989-1990 522,2 2009-2010 531,6

45
Chapitre III Hydroclimatologie

1000.0
900.0
800.0 586.4

Précipitations (mm)
700.0
600.0
500.0
400.0
300.0
200.0
100.0
0.0

1992-1993
1970-1971
1972-1973
1974-1975
1976-1977
1978-1979
1980-1981
1982-1983
1984-1985
1986-1987
1988-1989
1990-1991

1994-1995
1996-1997
1998-1999
2000-2001
2002-2003
2004-2005
2006-2007
2008-2009
Année

Figure III.2 : Variation des précipitations annuelles à la station de Mefrouche


(1970/1971-2009/2010)

L’analyse de la variabilité interannuelle des précipitations mérite d’être complétée par une
étude fréquentielle, c'est-à-dire l’estimation des valeurs limites atteintes ou dépassées pendant
une période donnée. Ceci suppose de rechercher au préalable la loi d’ajustement adéquate.

III.1.2. Précipitations mensuelles


La répartition mensuelle des précipitations dans l’année et ses variations conditionnent en
relation avec les facteurs thermiques, l’écoulement saisonnier et par la même le régime des
cours d’eau ainsi que celui des nappes aquifères. Sa connaissance est donc forte utile dans
l’optique de notre étude.

Tableau III. 3: Précipitations moyennes mensuelles à la station de Mefrouche (1970/1971-


2009/2010)
Mois Sept Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Jui Juil Aout
P (mm) 20,1 41,3 77,2 64,4 75,3 74,4 92,1 63,2 55,7 9,9 6,3 6,5

D’après l’histogramme des précipitations mensuelles à la station de Mefrouche (fig.2) nous


remarquons que le mois le plus pluvieux est celui de mars avec 92.1 (mm) tandis que le mois
de Juillet est le plus sec avec 6.3mm.

46
Chapitre III Hydroclimatologie

100.0 92.1
90.0
80.0
Précipitations (mm) 70.0
60.0
50.0
40.0
30.0
20.0
10.0 6.3

0.0
sept oct nov Dec Jan Fev mars Avr Mai Jui Juil Aout
Mois

Figure III.3 : Histogramme des précipitations moyennes mensuelles de la station de


Mefrouch (1970/1971-2012/2013).

III.1.3. Précipitations saisonnières


Les 4 saisons de l’année correspondent à :
 Automne: (Septembre, Octobre, Novembre)
 Hiver : (Décembre, Janvier, Février)
 Printemps: (Mars, Avril, Mai)
 Été : (Juin, Juillet, Aout)

Tableau III.4 : Précipitations saisonnières moyennes à la station de Mefrrouche


(1970/1971-2009/2010)

Saison Automne Hiver Printemps Été


P (mm) 138.6 214.1 211 22.7

47
Chapitre III Hydroclimatologie

250.0
214.1
200.0

Précipitations (mm)
150.0

100.0

50.0
22.7

0.0
Automne Hiver Printemps Eté
Saisons

Figure III.4: Histogramme des précipitations saisonnières de la station de Mefrouche


(1970/1971-2009/2010)

La distribution des précipitations saisonnières (fig.4), montre que nous avons une bonne
période pluvieuse durant l’Hiver et le printemps qui enregistre en moyenne plus des 2/3 de la
pluviométrie annuelle par contre l’Été est le moins pluvieux.

III.1.4. Variation des précipitations journalières


La variation des précipitations moyennes journalières de la station Mafrouche pendant 40 ans
est illustrée par la figure 4, On enregistre des augmentations suivies de diminutions continues
et progressives, qui mettent en évidence des variations importantes d’un jour à un autre.

Tableau III.5 : représente quelques valeurs Max de la précipitation journalière.

Saison Période Valeur Max


Hiver 19/03/1989 158.1
Printemps 08/05/1971 150.4

48
Chapitre III Hydroclimatologie

180 158.1
160 150.4
140
Précipitations (mm)

120
100
80
60
40
20
0
01/09/1970
01/09/1972
01/09/1974
01/09/1976
01/09/1978
01/09/1980
01/09/1982
01/09/1984
01/09/1986
01/09/1988
01/09/1990
01/09/1992
01/09/1994
01/09/1996
01/09/1998
01/09/2000
01/09/2002
01/09/2004
01/09/2006
01/09/2008
Jours

Figure III.5: Variation des précipitations journalières (1970/1971-2009/2010)

III.1.5. Étude statistique


L'ajustement statistique consiste à vérifier des hypothèses d'homogénéité entre une variable
aléatoire et un modèle calculé si ce modèle est bien superposé à l'échantillon étudié, on peut
dire qu'il est bien ajusté. L'objet de la méthode statistique est la réduction de la masse de
données, qui si importante, devrait être remplacée par un nombre réduit de paramètres
statistiques pouvant représenter correctement cette masse.
Afin de découvrir la structure des variations des précipitations annuelles et pour faire une
analyse détaillée de ces données, l'ajustement statistique a été réalisé grâce au logiciel
Statistica. Ce dernier propose les ajustements statistiques et détermine le modèle d'une loi ou
plus qui ajustent au mieux l'ensemble des données. La méthode de calcul choisie pour
l'estimation des paramètres du modèle est la méthode du maximum de vraisemblance.
L’ajustement graphique permet de vérifier si la forme de la loi retenue, ayant une valeur de
test la plus petite, corrèle bien avec la distribution de la variable étudiée et représente mieux
l'échantillon. Le calcul des différents paramètres de la loi ou les lois choisies permet enfin de
déduire les variations futures de la variable pour une probabilité donnée.

 Test de normalité
Pour tester la normalité des séries, il existe deux méthodes :
 Test graphique
Consiste à tracer sur un papier de Gauss la courbe théorique et la courbe empirique et de les
comparer.
 Test analytique
Parmi les tests utilisés nous avons le test du Khi², le test de Kolmogorov, et nous pouvons
aussi utiliser un test qui considère les coefficients d'asymétrie et d'aplatissement. Le test de
Khi² mesure l'écart qu'il y a entre les fréquences observées et les fréquences théoriques, il est
donné par la statistique du χ2. Il est utilisé pour déterminer si une distribution théorique
comme la distribution normale, peut ajuster une distribution empirique, c'est-à-dire une
distribution calculée à partir des données observées.
De plus, de nombreuses autres lois statistiques peuvent être approchées par la loi normale.
Pour notre cas, nous allons appliquer les tests graphiques et le test du χ2 sur les données de
notre bassin versant.

49
Chapitre III Hydroclimatologie

Nous avons reporté sur le Tableau.6, les valeurs des précipitations moyennes annuelles qui
sont classées suivant une distribution ordonnée en terme croissant.
Le calcul des fréquences de chaque valeur sera donné par la relation suivante :
Fi =
Avec :
i : Rang
N : Période d’observation (nombres d’années)

Tableau III.6 : Distribution interannuelle des débits de la station Mefrouche

Rang (I) Année P (mm) Fi=I/N+1 Rang(I) Année P (mm) Fi=I/N+1


1 1999-2000 342,4 0,03 21 2000-2001 567,0 0,53
2 1987-1988 352,2 0,05 22 2002-2003 572,7 0,55
3 1993-1994 358,3 0,08 23 1980-1981 584,0 0,58
4 1981-1982 383,1 0,10 24 2001-2002 581,9 0,60
5 2007-2008 392,7 0,13 25 2003-2004 647,0 0,63
6 1994-1995 420,8 0,15 26 1971-1972 658,8 0,65
7 1982-1983 431,4 0,18 27 1976-1977 661,3 0,68
8 1992-1993 444,8 0,20 28 1991-1992 661,5 0,70
9 1983-1984 447,6 0,23 29 1977-1978 667,7 0,73
10 1978-1979 448,6 0,25 30 1985-1986 677,9 0,75
11 1984-1985 448,6 0,28 31 1979-1980 729,9 0,78
12 2004-2005 450,8 0,30 32 1990-1991 731,2 0,80
13 1998-1999 458,9 0,33 33 1974-1975 735,3 0,83
14 1988-1989 463,1 0,35 34 2008-2009 775,7 0,85
15 2005-2006 467,6 0,38 35 1975-1976 797,0 0,88
16 2006-2007 480,5 0,40 36 1995-1996 841,0 0,90
17 1989-1990 522,2 0,43 37 1996-1997 841,3 0,93
18 2009-2010 531,6 0,45 38 1973-1974 862,4 0,95
19 1986-1987 560,0 0,48 39 1970-1971 947,1 0,98
20 1997-1998 560,2 0,50 40 1972-1973 949,7 1,00

Tableau III.7 : Paramètres de position des précipitations de la station Mefrouche


(1970/1971-2008/2009)
Paramètres Formules Valeurs
_
Moyenne P= 586.4
_
Variance S²= 27635,3

Écart-type = 166.2
50
Chapitre III Hydroclimatologie

Coefficient de
Cv=
variation 0.28

Le coefficient de variation Cv < 0,5, laisse fortement penser que l’ajustement suit une loi
normale ou une loi log normale.
Le test du χ2 permettra de vérifier cette adéquation.

III.1.5.Ajustement par la loi normale

P= P + σu
 Test graphique
L’ajustement graphique de la série pluviométrique de la station Mefrouche (fig.5) montre que
la pluie s’ajuste en général suivant une loi normale de Gauss

Figure III.6: Ajustement graphique des précipitations annuelles à la loi de distribution


normale.

 Test numérique (Test du χ2 de PEARSON)


Le test de Pearson ou encore appelé le test du khi-deux (χ2), permet de juger de la qualité de
l’ajustement d’une distribution théorique à une distribution expérimental (tab.6).
K= =
K=6.32 = 6
Avec :
K : Nombre de classes,
N : Effectif.

51
Chapitre III Hydroclimatologie

Tableau III.8 : Calcul du χ2 pour la station de Mefrouche (loi normale) :

effectifs fréquences fréquences effectifs


Nombre de observés bornes cumulés a simples théoriques (ni-npi)²
classes (K) limites des classes (ni) standardisés la borne > théoriques (npi) /npi
1 < 443.62 7 <-0.86 0.1948 0.1948 7.7920 0.0805
2 [443.62 – 544.84 [ 11 [-0.86 ;-0.25 [ 0.4013 0.2065 8.2600 0.9089
3 [544.84 – 646.06 [ 6 [-0.25 ; 0.35 [ 0.6368 0.2355 9.4200 1.2416
4 [646.06 – 747.28 [ 9 [0.35 ; 0.96 [ 0.8315 0.1947 7.7880 0.1886
5 [747.28 – 848.5] 4 [0.96 ; 1.57 [ 0.9418 0.1103 4.4120 0.0385
6 [848.5 – 949.72] 3 [1.57 ; 2.19 [ 0.9857 0.0439 1.7560 0.8813
40 1 χ² calculé 3.3394

Χ² Calculé : 3.3394
Χ² Tabulé : 7.81

Le nombre de degré de liberté = nombre de classe – nombre de paramètre - 1

ddL = n-m-1 m=2


ddL = 6-2-1 = 3 et pour une probabilité de 0.05

Donc : Χ² tabulé =7.81


Le χ² calculé étant inférieur au χ2 tabulé (χ2calculé <χ2 tabulé).

III.1.5.2.Calcul des précipitations pour une période de récurrence donnée


A partir des résultats obtenus de l’ajustement on peut conclure que l’adéquation la loi normale
est satisfaisante et c’est-elle que nous retiendrons pour effectuer les calculs des volumes de
pluies correspondants à des récurrences données.

Partant de l’équation de la loi normal : P = 586.4+ 166.2.U


On peut calculer un certain nombre de précipitations types, en remplaçant « U » par sa valeur.
Les résultats sont donnés au tableau 9.

Tableau III.9 : Calcul des précipitations pour une période de récurrence donnée

Type des précipitations Station Mefrouche


Précipitation décennale (u=1.28) (mm) 799.14
Précipitation centennale (u=2.33) (mm) 973.65
Précipitations milléniale (u=3.09) (mm) 1099.56

III.2.1- Étude des températures


La température est un facteur important qui détermine le climat en interaction avec les autres
facteurs météorologiques. Elle permet avec les précipitations le calcul du déficit d’écoulement
et des indices climatiques.
On a une série de données de températures annuelles et mensuelles de la station de Mefrouche
sur la période (1970/1971-2005-2006)

52
Chapitre III Hydroclimatologie

Tableau III. 10 : Températures moyennes annuelles à la station de Mefrouche (1970/1971-


2005/2006)

Température Température
Année °C Année °C
1970-1971 15,3 1988-1989 18,1
1971-1972 14,6 1989-1990 18,9
1972-1973 15,0 1990-1991 17,7
1973-1974 15,4 1991-1992 16,2
1974-1975 15,3 1992-1993 18,2
1975-1976 15,4 1993-1994 16,6
1976-1977 15,8 1994-1995 17,4
1977-1978 16,5 1995-1996 17,4
1978-1979 16,4 1996-1997 17,7
1979-1980 16,6 1997-1998 17,7
1980-1981 16,8 1998-1999 17,4
1981-1982 18,0 1999-2000 17,2
1982-1983 17,0 2000-2001 18,6
1983-1984 17,5 2001-2002 17,3
1984-1985 17,7 2002-2003 17,9
1985-1986 17,7 2003-2004 15,8
1986-1987 18,8 2004-2005 17,9
1987-1988 18,6 2005-2006 15,5

20.0
19.0
18.0
Températures °C

16.9°C
17.0
16.0
15.0
14.0
13.0
12.0
1994-1995

2000-2001
1970-1971
1972-1973
1974-1975
1976-1977
1978-1979
1980-1981
1982-1983
1984-1985
1986-1987
1988-1989
1990-1991
1992-1993

1996-1997
1998-1999

2002-2003
2004-2005

Année

Figure III.7: Variation des températures annuelles à la station de Mefrouche


(1970/1971-2005/2006).

53
Chapitre III Hydroclimatologie

On peut distinguer une tendance générale à la hausse et assez prononcée de 1970 à 1991. Au-
delà on assiste à une diminution et une certaine stabilité de la température autour de la valeur
moyenne avec toutefois un pic de 18.6 °c en 2000/01.

III.2.2- Températures moyennes mensuelles


Les températures moyennes mensuelles de la station d'El Meffrouch sont portées dans le Tableau
11.
Tableau III.11 : Valeurs moyennes mensuelles des températures de la station d'El Meffrouch
(1970/1971-2005/2006).
Mois Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avril Mai Jui Juil Aout
T °C 22,4 18,1 13,8 11,4 9,7 10,8 13,0 14,1 17,1 21,9 25,5 25,8

Les variations des températures moyennes mensuelles à la station d'El Meffrouch (Fig. 8) :
montrent que le mois de Janvier avec 9,7°C est le plus froid, et les mois de Juillet et d'Août avec
25,5°C et 25.8°C sont les plus chauds. La température moyenne annuelle est de 16.9°C.

T °C
30.0
25.8
25.0
Températures°C

20.0

15.0

10.0
9.7
5.0

0.0
Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avril Mai Jui Juil Aout
Mois

Figure III.8: Variation des températures moyennes mensuelles (1970/1971-2005/2006).

III.3. Étude du climat


L’étude du climat par des indices climatiques se fera à partir des données de températures et
des précipitations moyennes mensuelles pour la période de (1970/1971-2005/2006)
(Tab.12).
Tableau III.12 : Précipitations et températures moyennes mensuelles
(1970/1971-2005/2006).

Mois P (mm) T °C 2T °C
Sept 19,3 22,4 44,9
Oct 39,6 18,1 36,2
Nov 76,5 13,8 27,5
Dec 64,4 11,4 22,8
Jan 73,7 9,7 19,5
Fev 75,9 10,8 21,5

54
Chapitre III Hydroclimatologie

Mars 93,6 13 26
Avr 64,6 14,1 28,2
Mai 57,1 17,1 34,2
Juin 9,8 21,9 43,8
Juil 6,6 25,5 51
Aout 6,7 25,8 51,6

60 120.0 T °C
50 100.0 P (mm)

Précipitation (mm)
Température °C

40 80.0
Période Periode humide Periode
30 séche séche 60.0

20 40.0

10 20.0

0 0.0
sept oct nov dec jan fev mars avr mai juin juil Aout
Mois

Figure III.9: Courbe pluviothermique de la station Mefrouhe


(1970/1971-2005/2006).

- Une période humide entre le mois de Novembre et mois de Mai.


- Une période sèche occupant les autres mois de l’année.

III.3.1. Indices climatiques

III.3.1.1. Indice d’aridité de De Martonne

II.3.1.1.1.Indice d’aridité annuel

Cet indice est fonction des températures et des précipitations, il est calculé par la
relation suivante :
I=
Avec :
P : Précipitations moyennes annuelles (mm)= 586.4mm.(1970/1971-2005/2006)
T : Température moyenne annuelle (°C)= 16.9°C (1970/1971-2005/2006)
I : indice d’aridité = 21.79
Le calcul du coefficient d’aridité annuel De Martonne pour la station Mefrouche (1970/1971-
2005/2006) et selon la figure III.13 et le tableau figure 11, la région d’étude jouit d’un climat
tempéré avec un écoulement temporaire.

55
Chapitre III Hydroclimatologie

Tableau III.13: Classification du climat suivant l’indice d’aridité de De Martonne

Indice d'aridité Type de climat


I<5 climat hyperaride
5<I<7,5 climat désertique
7,5<I<10 climat steppique
10<I<20 climat semi-aride
20<I<30 climat tempéré

Station Mefrouche

Figure III.10: Abaque de Martonne

III.3.1.1.2.Indice d’aridité mensuel de De Martonne


Défini par : i=
Avec :
p : Précipitations moyennes mensuelles (mm).
T : Température moyenne mensuelle (°C).

56
Chapitre III Hydroclimatologie

Tableau III.14 : montre que le régime climatique mensuel fluctue entre un climat hyper
aride, steppique, désertique, semi-aride et tempéré.

Mois P (mm) T °C I
Sept 19,3 22,4 7,16
Oct 39,6 18,1 16,91
Nov 76,5 13,8 38,58
Dec 64,4 11,4 36,13
Jan 73,7 9,7 44,88
Fev 75,9 10,8 43,78
Mars 93,6 13 48,85
Avr 64,6 14,1 32,19
Mai 57,1 17,1 25,27
Juin 9,8 21,9 3,69
Juil 6,6 25,5 2,25
Aout 6,7 25,8 2,26

En détail, nous constatons :


 les mois de Novembre jusqu'à Mai sont considérés comme des mois tempérés, et le
mois de Septembre comme désertique.
 Le mois d’octobre est considéré comme un mois semi-aride.
 Les mois Juin, Juillet et Aout sont considérés comme des mois hyperaride.

III.3.1.2. Indice de Moral

III.3.1.2.1 Indice de Moral annuel I

L’Indice pluviométrique annuel est donne par :


I=

Avec
P : Précipitations moyennes annuelles (mm)
T : Température moyenne annuelles (°C)

Tableau III.15 : Indice de moral à la station de Mefrouche

P (mm) 586.4
T (°C) 16,9
Ia 1,85

III.3.1.2.2.Indice mensuel de Moral


Pour préciser le type du climat de chaque mois, on utilise l’indice mensuel de Moral qui
est donné par la formule suivante :
Im=
Avec :
p : Précipitations moyennes mensuelles (mm).
57
Chapitre III Hydroclimatologie

T : Température moyenne mensuelle (°C).


A partir du tableau de l’indice de Moral mensuel, nous remarquons que les mois de
Novembre jusqu’à Avril présentent un caractère pluvieux. Le mois de Mai présente un
caractère Sec, par contre le reste de l’année marque un régime sec et aride.

Tableau III.16: Valeurs des indices mensuels de Moral à la station de Mefrouche

Mois P (mm) T °C Im
Sept 19,3 22,4 0,40
Oct 39,6 18,1 1,14
Nov 76,5 13,8 3,03
Dec 64,4 11,4 2,98
Jan 73,7 9,7 3,74
Fev 75,9 10,8 3,64
Mars 93,6 13 3,92
Avr 64,6 14,1 2,51
Mai 57,1 17,1 1,78
Juin 9,8 21,9 0,21
Juil 6,6 25,5 0,11
Aout 6,7 25,8 0,11

Les types de mois indiqués par Moral sont :


-Mois pluvieux : P > 0,1 T² - T + 30
-Mois humide : 0,1 T² - T + 30 > P > 0,1 T² - T + 20
-Mois sec : 0,1 T² - T + 20 > P > 0,05 T² - T + 10
-Mois aride : P < 0,05 T² - T + 10

Chaque mois est affecté d’un certain poids en fonction de son type:
-Mois pluvieux : P = 6
-Mois humide : h = 0
-Mois sec : s = 1
-Mois aride : a = 5

Tableau III.17 : Type de climat selon Moral


Mois S O N D J F M A M J Jt A
0,1T²+T+30 102,58 80,86 62,84 54,40 49,11 52,46 59,90 63,98 76,34 99,86 120,53 122,36
0,1T²+T+20 92,58 70,86 52,84 44,40 39,11 42,46 49,90 53,98 66,34 89,86 110,53 112,36
0,05T²+T+10 57,49 44,48 33,32 27,90 24,40 26,63 31,45 34,04 41,72 55,88 68,01 69,08
Type A A P P P P P P S A A A
S : Sec, P : Pluvieux, A : Aride

III.3.1.3. Climagramme d’Emberger


La méthode basée sur les limites des aires occupées par les différentes associations végétales,
consiste à reporter sur un climagramme établie par L Emberger, en ordonnée la valeur de Q2
et en abscisse la moyenne des minima du mois le plus froid en °C.
Avec :

58
Chapitre III Hydroclimatologie

Q2 = où Q2=

P : Précipitations moyennes annuelles (mm)


M : moyenne des maxima de la température en (°K) du mois le plus chaud,
m : moyenne des minima de la température en (°K) du mois le plus froid,
Q2 : quotient pluviométrique d’Emberger.

M= 25.8+273 =298.8°K
m =9.7 +273 = 282.7°K

Tableau III.18 : Indice d’Emberger de la station de Mefrouche

P (mm) 586.4
M (°K) 298,8
m(°K) 282,7
Q2 125.27
Tableau III.19 : Calcul d’Indice d’Emberger

Station P (mm) T° (C) max T° (C) min T° (K) max T° (K) min Q2
Mefrouche 586,4 25.8 9.7 298,8 282,7 125,27

Mefrouhe

Figure III.11: Abaque de Martone

59
Chapitre III Hydroclimatologie

Le raport sur l’abaque d’Emberger (fig 11) de Q2 sur l’axe des ordonnées et de la température
minimale sur l’axe des abscisses, caractérise la région de Mefrouche, par un climat sub
humide.

III.4.Étude de l’évaporation

On désigne sous le nom d'évaporation une perte en eau subie par les surfaces d'eau libres.
L'évapotranspiration est la somme de toutes les pertes par retour à l'atmosphère sous forme de
vapeur d'eau. Elle résulte de deux phénomènes l'un est physique (évaporation) l'autre biologique
(transpiration).

III.4.1.Notion d’évapotranspiration réelle et potentille

On appelle évapotranspiration réelle (notée ETR), la quantité d'eau généralement exprimée en


millimètres, évaporée ou transpirée par le sol, les végétaux et les surfaces libres d'un bassin
versant.
L'évapotranspiration potentielle (notée ETP) est la quantité d'eau qui serait évaporée ou transpirée
à partir d'un bassin versant si l'eau disponible pour l'évapotranspiration n'était pas un facteur
limitant.

III.4.1.1.Estimation de l’évapotranspiration

Plusieurs formules permettent d'évaluer l'ETP à partir de différentes mesures climatologiques.


Pour notre cas nous avons utilisé les formules de Turc et Thornthwaite.

III.4.1.1.1- Formule de Turc

La formule de Turc, qui dérive en la simplifiant de la formule de Penmann, ne nécessite que la


connaissance des températures de l'air et de la radiation globale ou de la durée d'insolation. Cette
formule est la suivante :
Etp=0.4 (Ig + 50) k
Avec :
Etp : évapotranspiration potentielle mensuelle (en mm d'eau) ;
T : température moyenne mensuelle de l'air (en °C) ;
Igf : radiation globale moyenne mensuelle reçue au sol (en calorie/cm²/jour) ;
K : un coefficient égal à 1 si l'humidité relative hr est supérieure à 50% (généralement le cas
sous nos climats) ;
Si non K=1+
Si la radiation globale Ig n'est pas mesurée, on pourra l'évaluer à partir de la durée d'insolation h
par la formule
Ig = IgA (0.18 + 0.62 )
Avec :
IgA : radiation globale théorique (en cal/cm²/jour) ;
H : durées théoriques des jours du mois.

Pour le calcul de l'ETP par la méthode de Turc nous avons utilisé la feuille de calcul élaborée par
(Benadda, 2000).

60
Chapitre III Hydroclimatologie

Tableau III.20: Valeur l’ETP par la méthode de Turc à la station de Mefrouche


(1970/1971-2009/2010). (ANRH Tlemcen)

Année ETP Turc Année ETP Turc


1970-1971 914.14 1990-1991 972.75
1971-1972 889.77 1991-1992 934.17
1972-1973 901.84 1992-1993 980.28
1973-1974 913.74 1993-1994 947.99
1974-1975 904.59 1994-1995 971.96
1975-1976 914.72 1995-1996 969.07
1976-1977 932.83 1996-1997 980.84
1977-1978 944.77 1997-1998 977.34
1978-1979 943.17 1998-1999 971.90
1979-1980 950.34 1999-2000 967.01
1980-1981 955.17 2000-2001 1000.62
1981-1982 985.57 2001-2002 969.24
1982-1983 962.85 2002-2003 972.85
1983-1984 968.50 2003-2004 918.48
1984-1985 978.95 2004-2005 976.89
1985-1986 975.67 2005-2006 912.54
1986-1987 1001.66 2006-2007 930.72
1987-1988 999.42 2007-2008 984.62
1988-1989 1005.47 2008-2009 875.22
1989-1990 1005.47 2009-2010 905.16

III.4.1.1.2- Formule de Thornthwaite (1948-1955)

Thornthwaite a proposé également une formule basée essentiellement sur les températures de l’air
:
ETP= 1.6 ( ) a .K et
I= Avec i= ( ) 1.514
a= I- 0.5
Où :
ETP : Évapotranspiration potentielle du mois considéré (en m d'eau) ;
t : température moyenne mensuelle du mois considéré en °C ;
K : Coefficient d'ajustement mensuel en fonction de la latitude et la durée du jour.

Tableau III.21: Valeur l’ETP par la méthode de Thornthwaite à la station de Mefrouche


(1970/1971-2009/2010). (ANRH Tlemcen)

Année ETP Thorn (mm) Année ETP Thorn (mm)


1970-1971 769.4 1990-1991 907.2
1971-1972 752.9 1991-1992 816.8
1972-1973 778.5 1992-1993 941.3
1973-1974 796.1 1993-1994 849.0
1974-1975 788.7 1994-1995 859.7

61
Chapitre III Hydroclimatologie

1975-1976 800.9 1995-1996 848.0


1976-1977 786.1 1996-1997 874.3
1977-1978 812.9 1997-1998 880.8
1978-1979 814.2 1998-1999 877.6
1979-1980 829.2 1999-2000 877.7
1980-1981 836.0 2000-2001 922.3
1981-1982 888.0 2001-2002 859.5
1982-1983 849.7 2002-2003 915.8
1983-1984 863.7 2003-2004 801.1
1984-1985 863.7 2004-2005 968.6
1985-1986 873.9 2005-2006 831.5
1986-1987 924.5 2006-2007 840.2
1987-1988 919.8 2007-2008 865.6
1988-1989 922.2 2008-2009 763.3
1989-1990 941.2 2009-2010 783.2

1200.00
Evapotranspiration (mm)

1000.00

800.00

600.00

400.00 Turc
200.00 Thron

0.00
1970-1971
1972-1973
1974-1975
1976-1977
1978-1979
1980-1981
1982-1983
1984-1985
1986-1987
1988-1989
1990-1991
1992-1993
1994-1995
1996-1997
1998-1999
2000-2001
2002-2003
2004-2005
2006-2007
2008-2009

Année

Figure III.12: Variation de l’ETP Turc et l’ETP Thornthwaite pour la station de Mefrouche
(1970/1971-2009/2010).

Les courbes de la figure 14, montrent que les valeurs annuelles de l'ETP de Turc sont
supérieures à celles de I'ETP de Thornthwaite avec des moyennes respectives de
954.74mm/an et 852mm/an.

III.4.2. Évapotranspiration réelle (ETR)

L’estimation de ce paramètre peut se faire à l’aide de plusieurs méthodes :

62
Chapitre III Hydroclimatologie

III.4.2.1.Formule de L. Turc (1954) : qui s’écrit:

ETR= Avec L=300 + 25T+ 0.05T3

ETR : Évapotranspiration réelle annuelle moyenne (mm/an),


P : Précipitations moyennes annuelles (mm),
T : Température moyenne annuelle de l’air (°C).

Les résultats sont illustrés dans le tableau ci-dessous :

Tableau III.22: Calcul d’ETR par la méthode de Turc

Station P (mm) T° (c) L ETR (mm/an)


Mefrouche 587,80 16,9 963,84 520.32

III.4.2.2.Formule de Coutagne

Le déficit d’écoulement qui est l’équivalent de l’évapotranspiration réelle est donné par :

ETR = D = P - P² Avec = 1/ (0,8+0,14T)

D : Déficit d’écoulement (m/an).


P : Précipitations moyennes annuelles (m/an).
T : Température moyenne annuelle (°C).

Remarque : Cette formule n’est applicable que pour P comprise entre ≤P ≤

Selon nos résultats, nous constatons que la formule est applicable pour ce cas. (Tab.III.23)

Tableau III.23: Calcul du déficit d’écoulement par la méthode de Coutagne.

Station P (m) λ 1/8λ 1/2λ D (m) P-D (m)


Mefrouche 0.53 0.31 0.40 0.61 0.44 0.09

III.4.3- Calcule de l’ETR

III.4.3.1- Bilan moyen annuel de l’éboulement


Nous exprimons par P la tranche d'eau précipitée et par E la lame d'eau écoulée équivalente en
mm. La différence de ces deux notions P-E donne ce qu'on appelle : déficit moyen annuel de
l'écoulement (D) en mm.
Le rapport E / P est appelé, coefficient moyen annuel de l'écoulement "C" (ETR). Les
résultats sont présentés dans le tableau suivant (Tab. 24) :

Tableau III.24: Bilan moyen annuel de l'écoulement au niveau de la station de Mefrouhe.

Bassin Période P (mm) E (mm) D (mm) C (mm)


Sekkak 1988-2010 587,80 102.6 485.19 0.79

63
Chapitre III Hydroclimatologie

4.50

Quotient d'écoulement(%)
4.00
3.50
3.00
2.50
2.00
1.50
1.00
0.50
0.00
1988 - 1989

2009-2010
1989-1990
1990-1991
1991-1992
1992-1993
1993-1994
1994-1995
1995-1996
1996-1997
1997-1998
1998-1999
1999-2000
2000-2001
2001-2002
2002-2003
2003-2004
2004-2005
2005-2006
2006-2007
2007-2008
2008-2009
Année

Figure III.13 : Variation du coefficient moyen annuel de l'écoulement (1988-2010).

Le régime annuel du coefficient de l’écoulement est très irrégulier d’une année à une autre.
Sur une période de 21 ans (Fig.III.13), 10 années ont enregistré des coefficients d'écoulements
supérieurs à la moyenne qui est de 0.79%.
Entre 1989/1990 – 1991/1992, les écoulements sont supérieurs à la moyenne avec un
maximum en 1990/1991 de 2.31 %, ceci caractérise une période relativement humide.
A partir de 1996/1997, et pour le reste de la série d'observation, règne une période
relativement sèche avec un minimum de 00 % en 2003/2004 à l'exception de l’année
2008/2009 où les écoulements étaient supérieurs à la moyenne suite à des pluies irrégulières,
orageuses et violentes qui ont provoqué des écoulements brefs et temporaires après l’averse.

III.4.3.2- Bilan moyen mensuel de l’éboulement

Les résultats sont présentés dans le tableau suivant (Tab. 25) :

Tableau III .25 : Bilan moyen mensuel de l’écoulement au niveau de la station de Sekkak
.
Sep Oct Nov Dec Jan Fev Mars Avr Mai Juin Juil Ao
P (mm) 19.3 39.6 76.5 64.4 73.7 75.9 93.6 64.6 57.1 9.8 6.6
Le (mm) 0.21 1.05 1.11 8.44 17.7 15.15 48.38 2.44 7.9 0.23 0
D (mm) 19.09 38.55 75.39 55.96 56 60.75 45.22 62.16 49.2 9.57 6.6
C (%) 1.09 2.65 1.45 13.11 24.02 19.96 51.69 3.78 13.84 2.35 0.00

64
Chapitre III Hydroclimatologie

4
3.5

Quotient d'écoulement(%)
3
2.5
2
1.5
1
0.5
0
Sept Oct Nov Déc Jan Fév Mars Avr Mai Jui Juil Aout
Mois

Figure III.14 : Variation du coefficient moyen mensuelle de l'écoulement par laméthode du


Bilan (1988-2010).

Le régime mensuel du coefficient de l’écoulement (Fig. 14), montre que le minimum des
écoulements s'observe au mois de Septembre, Octobre, Novembre, (1.45 %), donc les pluies
du début de l’année climatique (Septembre- Août) n’interviennent pas efficacement au soutien
de l’écoulement superficiel. A partir du mois de Décembre le taux des écoulements augmente
et dépasse la moyenne avec un pic enregistré au mois de Mars (51.69 %) survenue sûrement à
la suite d’orages violents. L’intensité des pluies orageuses entraîne un écoulement plus
important que les précipitations hivernales.

III.6.1. Étude des débits

III.6.1.1. Variation annuelle des débits

La variation interannuelle des débits enregistrés au niveau de la station de sikkak depuis


l’année 1988/1989 jusqu’à 2009/2010, (Fig.III.13).

La courbe de la variation des débits annuels à la station de sikkak montre que la moyenne
interannuelle des débits est de 1.22mᵌ/s, le maximum est enregistrée en 2002/2003avec
3.58m3/s par contre, le minimum est observée en 1999/2000.

65
Chapitre III Hydroclimatologie

4
3.5
3
Q(m3/s) 2.5
2
1.5
1
0.5
0

Année

Figure III.15: Variation des débits annuels à la station de sikkak


(1999/2000-2009/2010).

III.6.1.2. Débits moyens mensuels

Les débits moyens mensuels sur la période (1999/2000-2009/2010) sont consignés sur
le tableau III.26.

Tableau III.26: Débits moyens mensuels à la station de sikkak


(1999/2000-2009/2010).

Mois S O N D J F M A M J Jt A
3
Q (m /s) 1.326 1.29 1.466 1.211 2.8 4.21 0.732 0.69 0.833 0.077 0.02 0.029
Source A.N.R.H.

4.5

3.5

3
Q(m3/s)

2.5

1.5

0.5

0
S O N D J F M A M J Jt A
Mois

Figure III.16: Histogramme des débits mensuels à la station de sikkak


(1999/2000-2009/2010).

66
Chapitre III Hydroclimatologie

III.6.2. Études des lames d’eau écoulées

III.6.2.1. Variation des lames d’eau moyennes interannuelles

Nous remarquons sur la figure suivante une variabilité remarquable au cours de la


période d’étude, les valeurs des années 2002/2003 et 2003/2004 étant exceptionnelles,
Peuvent influencer le calcul de la moyenne interannuelle. La valeur moyenne annuelle est de
174.3mm
600.0

500.0

400.0
Le (mm)

300.0

200.0

100.0

0.0

Année

Figure III.17: Variation des l’âme d’eaux annuels à la station de sikkak


(1999/2000-2009/2010).

III.6.2.2. Variation des lames d’eau écoulées mensuelles

Tableau III.27: Valeurs moyennes mensuelles des lames d’eau écoulées.

Mois S O N D J F M A M J Jt A
Le (mm) 15.79 15.84 17.46 14.91 34.48 46.82 9.01 8.16 10.25 0.92 0.3 0.36

L’histogramme des lames d’eau écoulées mensuelles de la station de Sikkak (Fig.III.18)


montre que le mois qui a la plus grande lame d‘eau est le mois Février 46.82 mm, contre un
débit minimum en Juillet.

67
Chapitre III Hydroclimatologie

50.00 46.82
45.00
40.00
35.00
30.00
Le(mm)

25.00
20.00
15.00
10.00
5.00 0.30
0.00
S O N D J F M A M J Jt A
Mois

Figure III.18: Variations mensuelles des lames d'eau écoulées (1999/2000-2009/2010).

III.6.2.3. Variations saisonnières des lames d’eau écoulées

-La distribution saisonnière des lames d’eau écoulées montre que c’est en Hiver que
s’effectue l’essentiel des écoulements (Fig.III.19).
-Le maximum est enregistré en Hiver cela explique que l’intensité de la pluie sera forte
durant cette saison et le soutien à partir des sources et la fonte de la neige se fait sentir
aisément.
Tableau III.28: Répartition des lames d’eau écoulées saisonnières

Saisons Automne Hiver Printemps Eté


Le (mm) 49.09 96.20 27.42 1.58

120.00

100.00

80.00
Le(mm)

60.00

40.00

20.00

0.00
Automne Hiver Printemps Eté
Saison

Figure III.19: Variations saisonnières des lames d'eau écoulées


(1999/2000-2009/2010)

68
Chapitre III Hydroclimatologie

III.7. Conclusion

Cette étude: nous amène à conclure que le climat de la zone d’étude est caractérise par
 des précipitations moyennes annuelles égales à 586.4 mm, à la station de
sikkak (1970/1971-2009/2010).
 Une moyenne annuelle des lames d'eau écoulées égales 174.3mm à la station de
sikkak (1999/2000-2009/2010).
 Une moyenne annuelle de température égale à 17 °C avec Janvier le mois le
Plus froid et Août le plus chaud.
 A l’échelle saisonnière, l’étude des précipitations montre que le printemps est la
Saison la plus humide et l’Été la plus sèche.
 Les indices climatiques permettent de préciser qu’il s’agit d’un climat semi-aride.
L'étude hydrologique de l’Oued sikkak nous montre que ce cours d'eau est caractérisé par un
régime d'écoulement irrégulier dans l'ensemble.

69
CHAPITRE IV
Modélisation de la fonction Pluie-
Débit d’Oued Sikkak
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

IV. Modèle HBV Light


IV.1. Introduction

Au cours des 20 dernières années, le modèle HBV (Hydrologiska Byråns Vatten balansavdelning)
(Bergstôm,, 1976) élaboré par le SMHI (Institut Suédois de Météorologique et d’Hydrologie) est largement
utilisé pour les Simulations des eaux de ruissellement (Bergstôm, 1992). En outre, le modèle a été appliqué,
parfois en versions modifiées, dans environ 30 pays. Ce modèle est disponible en tant que communauté
modèles en plusieurs versions qui varient dans leurs caractéristiques selon la complexité et l'utilité.

IV.1.2.Application du modèle HBV Light

La fiabilité des modèles hydrologiques est fortement tributaire de la procédure d’étalonnage, qui est
normalement la recherche d’un ensemble de paramètres optimaux. D’une autre part, la plupart des modèles ;
les paramètres ne peuvent pas être estimés facilement (Jakeman et Hornberger, 1993), depuis des différents
ensemble de propagation tout au long de l’espace peuvent fournir des paramètres qui s’adaptent presque
d’une manière acceptable (Duan et al, 2002 ; Freer et al, 1996), ce phénomène a été observé au moment de la
simulation de la chronologie des débits calculés des sous-bassins de dénivelés faibles de l’Oued Boussalem
et Rhumel . L’incertitude des paramètres, à savoir le problème pour trouver un ensemble unique de
paramètre, augmente avec le nombre de paramètre du modèle et diminue avec des informations croissantes
sur le système.
Le modèle hydrologique universel HBV (Lindström et al., 1997) est un modèle conceptuel global à l’échelle
du bassin versant qui est capable de calculer le débit pour divers forçages et mécanismes. Ce modèle est
connu pour sa robustesse, malgré sa simplicité relative modifié en HBVx (Ouachani et al., 2010). Ce modèle
simule le débit journalier en utilisant comme entrées les températures, les précipitations et les débits
journaliers, ainsi que les estimations mensuelles de l’évapotranspiration potentielle. Il prend en compte les
caractéristiques topographiques comme la superficie et l’altitude pour la discrétisation spatiale du domaine
d’étude en zones homogènes pour la version semi-distribuée. Le modèle HBV consiste en une fonction de
production pour l’écoulement vertical (Figure IV.1, Tab. IV.1 et Tab. IV.2) T fonte de la neige est calculée
par la méthode des degrés-jours, où la recharge de la nappe et l’évapotranspiration réelle sont des fonctions
du stockage en eau actuel dans le réservoir sol et où la formation de l’écoulement de surface se fait à travers
trois réservoirs dont le premier est non-linéaire (Seibert, 1997). Pour les fonctions de production neige et sol,
les calculs sont réalisés pour chaque zone. Ainsi le modèle est semi-distribué alors que les paramètres de la
fonction de transfert sont globaux par Sous-bassin.
Un modèle global, on suppose que la zone d'étude (bassin versant) est d’une seule unité (zone) et les
paramètres ne changent pas dans l'espace du bassin versant. Le modèle HBV se compose de quatre
principaux modules :
(1) la fonte des neiges et le module de l'accumulation de neige ;
(2) la précipitation efficace, et le module de l'humidité du sol ;
(3) module de l’évapotranspiration ;
(4) module de la réponse des eaux de ruissellement

71
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Figure VI.1 : Exemple du menu des paramètres de calage du HBV Light

Tableau VI.1: Paramètres de captage


Nom Unité Plage valide Description
PERC mm/d [0,inf) Paramètre de seuil
Alpha - [0,inf) Coefficient de non linéarité
UZL mm [0,inf) Paramètre de seuil
K0 1/d [0,1) Coefficient 0 de stockage (ou de récession)
K1 1/d [0,1) Coefficient 1 de stockage (ou de récession)
K2 1/d [0,1) Coefficient 2 de stockage (ou de récession)
MAXBAS Δt [1,100] Longueur de pondération triangulaire de fonction
Cet 1/°C [0,1] Facteur potentiel de correction de l'évaporation
PCALT %/100m (-inf,inf) Changements de précipitations avec l'altitude Variables
TCALT °C/100m (-inf,inf) Variation de la température avec l'altitude Variables
Pelev m (-inf,inf) Elévation de données des précipitations dans les fichiers PTQ
Telev m (-inf,inf) Elévation des données des températures dans les fichiers PTQ
PART - [0,1] Partie de la recharge qui est ajouté à la boîte des eaux souterraines
DELAY d [0,inf) Période de temps pendant laquelle la recharge est répartie

Tableau VI.2: Paramètres de végétation


Nom Unité Plage valide Description
TT °C (-inf,inf) Température de seuil
CFMAX mm/d°C [0,inf) Facteur de degrés-Δt
SFCF - [0,inf) Facteur de correction de chutes de neige
CFR - [0,inf) Coefficient de regel
CWH - [0,inf) Capacité de rétention d’eau
CFGlacier - [0,inf) Facteur de correction de glacier
CFSlope - (0,inf) Facteur de correction de pente
FC mm (0,inf) Humidité maximale de stockage du sol
LP - [0,1] Valeur de l'humidité du sol au-dessus duquel AET atteint PET
paramètre qui détermine la contribution relative aux eaux de
BETA - (0,inf)
ruissellement de la pluie ou de la fonte des neiges

Dans la suite, le détail de chaque module est brièvement décrit dans l’organigramme représenté par la figure.
IV.2

72
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Figure IV.2 : Organigramme des procédés généraux de la version du modèle HBV Light
(Manuel ISMH, 2005)

IV.1.2.1.Résultat de la série longue :


IV.1.2.1.1.Calage du modèle (longue)

Le modèle comprend des éléments, appelés paramètres qui sont des caractéristiques du site de
prévision : que ces paramètres aient une signification physique plus ou moins précise, ils permettent
d'ajuster le modèle aux différentes configurations d'écoulement.
L’étape de calage, encore appelée calibration. Le calage est une phase « d'apprentissage » par le
modèle dans le but de l'ajuster aux spécificités du site de prévision, c'est-à-dire de déterminer les valeurs de
ses paramètres qui lui permettent d'obtenir les meilleures performances au sens d'un critère donné. Certains
paramètres sont souvent impossibles à mesurer ou à évaluer.
Le processus du calage manuel peut être une tâche très pénible et très longue, dépendant du nombre
de paramètre libre du modèle et de leur degré d’interaction (Madsen et al., 2002).
Les résultats des paramètres de calage, coefficient de détermination R², et les critères de performance sont
représentés dans le tableau IV. 3:

73
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Tableau VI.3: Résultats des paramètres d’optimisation du calage au pas de temps


Journalier (1991/1992-1994/1995).

Critères Station de Sikkak


TT 8
CFMAX 0.001
SFCF 10
CFR 0.8
CWH 4.5
FC 1800
LP 1
BETA 0.3
PERC 1.4
UZL 28.6
K0 0.46
K1 0.011
MAXBAS 0.0066
Cet 2.35
Nash% 54.20
R² 0.7164
Ɛ -0.06
EQM 0.14
C2M 0.37
CB% 60

Ɛ : Erreur moyenne absolue


EQM : Erreur quadratique moyenne
C2M =
CB : Critère du bilan

En analysant les hydrogrammes des débits observés et ceux des débits simulés pour la période de calage
(Fig. IV.3), nous assistons à une reconstitution des débits journaliers assez satisfaisante avec généralement
une tendance à la surestimation des pics. Avec une valeur de Nash égale à 54.20 %, un critère de bilan de
60% et un bon coefficient de détermination R =0.85 (Fig. VI.4), nous pouvons dire que le modèle est assez
bien calé.
En effet, l’allure des courbes des débits observés/simulés reproduit bien les impulsions des pluies qui
produisent les débits écoulés. La courbe des températures explique bien les valeurs nulles des débits jaugés
et calculés (période sèche).
Les résultats obtenus par le modèle HBV Light (Tableau IV.3, 4) reflètent la faculté du modèle à
représenter les débits observés dans des conditions meilleures.

74
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Qobs Qsim temp pré


5 0

4 20
Débits (mm/j)

P(mm),T(°C)
40
3
60
2
80
1 100
0 120
01-09-91

01-12-91

01-03-92

01-06-92

01-09-92

01-12-92

01-03-93

01-06-93

01-09-93

01-12-93

01-03-94

01-06-94

01-09-94

01-12-94

01-03-95

01-06-95
Jours

Figure. IV.3:Visualisation de la qualité du calage

6 y = 0.7492x + 0.0879
R² = 0.7164
Débits Simulés (mm/j)

0
0 1 2 3 4 5 6 7
Débits Observé (mm/j)

Figure IV.4 : Corrélation entre le débit simulé et le débit observé

75
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Figure IV.5 : Visualisation du tableau des résultats du calage

IV.2.3.2.Validation du modèle

Dans la phase de la validation on remarque une amélioration dans les valeurs des paramètres
d’optimisation a été enregistrée (voir Tab.IV.4) dans la quelle la valeur de Nash égale à 75.77 et le
coefficient de détermination R= 0.90 (voir Fig.IV.5).

La forme des deux courbes (Débits simulé et observé) au niveau de station d’oued sikkak est sensiblement la
même, avec une coïncidence des temps de montée des crues aussi bien au niveau de la simulation que dans
l’hydrogramme mesuré.

Tableau IV.4:Résultats de validation du modèle de HBV Light

critère station de Sikkak


Nash % 75.77
R² 81.44

76
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Qsim Qobs Temp Pré


7 0
6 10
5 20
4 30
3 40
2 50
1 60
0 70
01-09-95
01-10-95
01-11-95
01-12-95
01-01-96
01-02-96
01-03-96
01-04-96
01-05-96
01-06-96
01-07-96
01-08-96
01-09-96
01-10-96
01-11-96
01-12-96
01-01-97
01-02-97
01-03-97
01-04-97
01-05-97
01-06-97
01-07-97
01-08-97
Figure IV.6: Visualisation de la qualité de la validation

6
y = 0.7948x + 0.0239
Débit simulés (mm/j)

5 R² = 0.8144

0
0 1 2 3 4 5
Débit Observé (mm/j)

Figure IV.7 : Corrélation entre le débit simulé et le débit observé

77
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

IV.2. Application du model GR :

IV.2.1 .Relation Pluie-Débit

IV.2.1.1.Étude de la relation Pluie-Débit

200 1000.0
180 Le(mm) P(mm) 900.0
160 800.0
140 700.0
120 600.0

Le(mm)
P(mm)

100 500.0
80 400.0
60 300.0
40 200.0
20 100.0
0 0.0

Année

Figure IV.8 : Variations interannuelles des précipitations et des lames d'eau écoulées (1988/1989-
2009/2010)

4.00 100.0

Le(mm) P(mm) 90.0


80.0
70.0
60.0 Le (mm)
P(mm)

2.00 50.0
40.0
30.0
20.0
10.0
0.00 0.0
sept oct nov Dec Jan Fev mars Avr Mai Jui Juil Aout
Mois

Figure IV. 9 : Variations mensuels des précipitations et des lames d'eau écoulées (1970-2013).

78
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

IV.2.3. Modèle annuel GR1A

Dans cette étude, pour prédire le débit a une année donnée, nous utilisons à l'entrée du modèle des
valeurs de pluies annuelles observées (mm) à la station de Mefrouhe, des ETP calculées par la méthode de
Turc et la méthode de Thornthwaite en (mm) et des débits annuels (exprimés en lames d'eau écoulées)
observés au niveau de la station d’Oued Sekkak de 1988 au 1989.

IV.2.3.1.Calage du modèle

Le calage du modèle a été réalisé manuellement en procédant au changement de la valeur du paramètre


X du modèle plusieurs fois, en commençant par la valeur 0,13 (valeur minimale donnée par le concepteur du
GR1A) et faisant accroitre successivement avec un intervalle de 0,01 jusqu’à la valeur supérieure limite 3,5.
Nous avons obtenu le meilleur calage avec des valeurs du paramètre X présentées dans le tableau.
La validation du calage est effectuée en appliquant le test de performance du modèle de coefficient de
détermination R2 (Tableau IV.5)

Tableau IV.5:Présentation des résultats obtenus par l'utilisation de GR1A.

Données annuelles ETP (Turc) ETP (Thornthwaite)


Coef de Coef de
Critères X Nashe Bilan corrélation X Nashe Bilan corrélation
(R²) (R²)
Oued Sekkak
1.45 81.6 84.2 0.809 1.35 90.3 95.9 0.797
(1988-2003)
R²: Coefficient de correction de l'ETP (mm) (évapotranspiration potentielle)

 Interprétations des résultats


Au regard des valeurs des coefficients de détermination, le calage parait correcte. Les valeurs de
Nash après calage sont satisfaisantes. D’âpres les résultats Tableau (10) et la superposition des débits
simulés et calculés figure (10 et 11), nous pouvons dire que le modèle d’évapotranspiration calculée par la
méthode de Thorntwaite donne de meilleurs résultats que celui basée sur l’ETP de Turc.
Le critère de Nash après calage est compris entre 80% et 91% Tableau (5). Le bilan est équilibré.
Le coefficient de correction de l’évapotranspiration X est supérieur à 1, il traduit des échanges avec
des nappes profondes, donc le système perd de l’eau en profondeur tout au long de l’oued Sekkak ; cela
parait évident vu le caractère karstique de la région (voir présentation de la zone d’étude).

79
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Pluie Débit observé Débit simulé


1000 0
200
Débit (mm/an)

800 400

Pluie (mm/an)
600
600 800
1000
400 1200
1400
200 1600
1800
0 2000

2001-2002
1987-1988
1989-1990
1991-1992
1993-1994
1995-1996
1997-1998
1999-2000

2003-2004
2005-2006
2007-2008
2009-2010
a : Corrélation entre le débit observé et les débits simulés

150
Débit simulé (mm/an)

100

50

y = 0.8101x + 6.2969
0 R² = 0.809
0 50 100 150
Débit observé (mm/an)

b: Visualisation de la qualité du calage

Figure IV.10 : Résultats obtenus par le modèle GR1A avec l’ETP de Turc.

200
Débit simulé (mm/an)

150

100

50

y = 0.9278x + 8.7476
0 R² = 0.7974
0 50 100 150 200

Débit observé (mm/an)

b: Visualisation de la qualité du calage


80
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Pluie Débit observé Débit simulé

1000 0
200
800 400

Pluie (mm/an)
Débit (mm/an)

600
600 800
1000
400 1200
1400
200 1600
1800
0 2000
1987-1988
1989-1990
1991-1992
1993-1994
1995-1996
1997-1998
1999-2000
2001-2002
2003-2004
2005-2006
2007-2008
2009-2010

a : Corrélation entre les débits observés et les débits simulés

Figure IV.11 : Résultats obtenus par le modèle GR1A avec l’ETP de Thornthwaite.

IV.2.3.2- Validation du modèle

La validation porte sur l'application des modèles sur une série de données qui n'ont pas été utilisées lors
du calage, elle est relative à la période (2002-2010). Le Tableau IV.6 et la Figure IV.12présentent les
résultats de cette validation.
Le tableau ci-dessous donne les variations du coefficient de corrélation avec l'utilisation des deux méthodes
(Turc, Thornthwaite) pour l'évapotranspiration.

Tableau IV.6 : Variation des coefficients de corrélation


coefficient de corrélation (R²)
Données annuelles
ETP (Turc) ETP(Thornthwaite)
Oued Sekkak 0.82 0.8

81
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Turc Thornthwaithe
100.00 150.00

y=x
80.00
Débit Calculé (mm/j)

Débit Calcule (mm/j)


y=x
y = 0.6077x + 12.56 100.00 y = 0.7377x + 10.545
60.00 R² = 0.821
R² = 0.7883

40.00
50.00

20.00

0.00 0.00
0.00 20.00 40.00 60.00 80.00 100.00 0.00 50.00 100.00 150.00
Débit Observé (mm/j) Débit Observé (mm/j)

Figure IV.12: Validation du modèle GR1A selon l'ETP respectivement de Turc et Thornthwaite.


Interprétations des résultats de la validation

Les valeurs de R2 qui sont obtenus à partir des débits simulés en fonction des débits observés (tableau
IV.6) et la répartition des points (Lobs- Lcal) autour de la droite y=x (fig IV.12) indiquent que les modèles
peuvent être validés

IV.2.4.Modèle Mensuel GR2M

Dans cette étude, pour prédire le débit a un mois donne, nous avons utilisé à l'entrée du modèle des
valeurs de pluies mensuelles observées (mm), des ETP calculées par la méthode de Turc et Thornthwaite
(mm) et des débits mensuels observés exprimés en lames d'eau écoulées (mm) de (1988-2009)

IV.2.4.1 Résultats du calage du modèle mensuel en utilisant I'ETP par la méthode Turc et
Thornthwaite

Pour le calage des modèles, nous avons procédé manuellement aux changements des valeurs des
paramètres X1et X2 entre les valeurs limites comprises entre 140 et 2640 (mm) plusieurs fois jusqu’à
l’obtention des valeurs optimales du coefficient du critère de qualité de Nash et du coefficient de
détermination R2 de la corrélation entre les débits calculés et ceux observés.
Les résultats du calage, coefficient de détermination et le critère de Nash sont représentés dans le
Tableau 7.

82
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Tableau IV.7 : Représentation des résultats obtenus par l'utilisation de GR2M

Données
ETP (Turc) ETP (Thornthwaithe)
annuelles
Critères X1 X2 Nashe % Bilan % R0 R² X1 X2 Nashe % Bilan % R0 R²
Oued
Sikkak 678.58 0.65 69.9 91.5 30 0.80 1480.3 0.65 90 93.7 30 0.77

D’après les valeurs du critère de Nash et les coefficients de détermination, ainsi que la bonne
superposition des courbes des lames d’eaux écoulées calculées et mesurées (Tableau IV.7 et les figures
IV.13 et 14), nous pouvons dire que les modèles sont bien calés. Là aussi, nous remarquons que
l’évapotranspiration résultant de la formule de Thorntwaite donne de meilleurs résultats que celle de Turc.
Selon le graphe de l'évolution du taux de remplissage du réservoir de production, nous pouvons dire
qu'une partie importante reste sous forme de pertes au niveau du réseau de failles caractérisant le bassin et
qui contribue à faire retarder la réponse au niveau de la station hydrométrique. Ainsi l'évolution du taux de
remplissage du réservoir de routage, peut expliquer un échange avec les formations adjacentes.
La variation du réservoir de production varie entre 85.79 mm et 373.38 mm (Fig.13) et la capacité du
réservoir de routage qui varie entre 8.69 mm et 50.16 mm (Fig 13 d) pour Turc et pour Thornthwaite, la
capacité de réservoir de production varie entre 0.68 mm et 33.36 mm (Fig. 14) et la capacité du réservoir de
routage qui varie entre 2.97 mm et 27.31 mm (Fig.14) confirme la réponse des pluies plus lente due aux
formations karstiques.

Pluie Débit observé Débit simulé


200 0
180 50
160 100

Pluie (mm/mois)
Débit (mm/mois)

140 150
120 200
100 250
80 300
60 350
40 400
20 450
0 500
Jun/89
Jan/90

Jun/96
Jan/97
Dec/92

Feb/94

Dec/99
Sep/87

Aug/90

Sep/94

Aug/97
Jul/93

Jul/00
Apr/88

Oct/91

Apr/95

Oct/98
Nov/88

Mar/91

Nov/95

Mar/98
May/92

May/99

a. Visualisation de la qualité du calage

83
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

80
70 y = 1.1262x - 0.6297
R² = 0.8064
60

Débit simulé (mm/mois)


50
40
30
20
10
0
0 10 20 30 40 50
Débit observé (mm/mois)

b: Corrélation entre les débits observes et simulés

400 60
373.38
Niveau S du réservoir de production

350
Niveau R du réservoir de routage

50
300
40
250 33.36

200 30

150
20
85.79
100
10
50
0.68
0 0
Feb-82 Aug-87 Jan-93 Jul-98 Jan-04 Feb-82 Aug-87 Jan-93 Jul-98 Jan-04

c : Niveau S du réservoir production. d : Niveau R du réservoir de routage.

Figure IV.13 : Résultats obtenus par le modèle GR2M avec l’ETP de Turc.

84
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

80
y = 1.2058x + 0.0423
70
R² = 0.7703
60

Débit simulé (mm/mois)


50

40

30

20

10

0
0 10 20
Débit observé (mm/mois)
a: Corrélation entre les débits observes et simules

Pluie Débit observé Débit simulé

200 0
180 50

Pluie (mm/mois)
160 100
Débit (mm/mois)

140 150
120 200
100 250
80 300
60 350
40 400
20 450
0 500
Jul/93

Jul/00
Apr/88

Jun/89
Jan/90

Oct/91

Apr/95

Jun/96
Jan/97

Oct/98
Feb/94
Sep/87

Nov/88

Aug/90

Dec/92

Sep/94

Nov/95

Aug/97

Dec/99
Mar/91

Mar/98
May/92

May/99

b: Visualisation de la qualité du calage

85
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

800 60
693.62
Niveau S du réservoir de

700

Niveau R du réservoir de routage


50
600
production

40
500
27.31
400 30
307.89
300
20
200 2.97
10
100
0 0

Oct-95
Jan-93

Jul-98

Jan-04
Apr-01
Nov-84

Aug-87

May-90
Oct-95

Apr-01
Nov-84

May-90

c: Courbe du niveau S du réservoir de production. d : Courbe du niveau R du réservoir de routage.

Figure IV.14 : Résultats obtenus par le modèle GR2M avec l’ETP de Thornthwaite.

IV.2.4.2- Validation du modèle

La validation porte sur l'application des modèles sur une série de données qui n'ont pas été utilisées
lors du calage, elle est relative à la période (1986-1991). Le Tableau 13 et la Figure 21 présentent les
résultats de cette validation.
Le tableau ci-dessous donne les variations du coefficient de corrélation avec l'utilisation des deux
méthodes (Turc, Thornthwaite) pour l'évapotranspiration.

Tableau IV.8 : Variation des coefficients de corrélation


coefficient de corrélation (R)
Données annuelles
ETP(Turc) ETP(Thornthwaithe)
Oued Sikkak 0.91 0.87

Nous avons obtenu un bon coefficient de corrélation R= 0,91 pour Turc et R= 0.87 pour Thornthwaite, la
répartition des points autour des droites y=x permet de déduire que les modèles mensuels réagissent et sont
bien calés et performants.

86
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

100.00
25.00
y = 1.0687x - 0.3735 90.00 y=x
y = 0.8803x + 3.2897
R² = 0.7962 80.00 R² = 0.7566
20.00
y=x 70.00
15.00 60.00
50.00
10.00
40.00
30.00
5.00
20.00
0.00 10.00
0.00 5.00 10.00 15.00 20.00
0.00
-5.00 0.00 20.00 40.00 60.00 80.00 100.00

Figure IV.15 : Validation du modèle GR2M selon l'ETP respectivement de Turc et Thornthwaite
IV.3.GR4J

IV.3.1. Résultats obtenus par le modèle GR4J avec l’ETP d’Oudin

IV.3.1.1.La validation croisée :

 calage du modèle :

Tableau IV.9: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-92 à 31-08-95)

Période du X1 X2 X3 X4 Nash Bilan R²


calage
01-09-92
31-08-95 665.14 -4.69 134.29 2.15 84.6 109.0 0.66

D'âpres les résultats (Tab. 9) et la superposition de la courbe, des débits simulés et calculés (Fig.17),
nous pouvons dire que le modèle est bien calé. Selon l'évolution du taux de remplissage du réservoir de
routage (fig.18), nous remarquons qu'une partie des eaux souterraines, karstiques ou les échanges avec les
formations adjacentes alimentent l’écoulement. La variabilité journalière de l'écoulement est plus importante
que celle annuelle et mensuelle. Cette variabilité de débit journalier se traduit dans le modèle par le niveau
du réservoir de production qui varie entre 0.172 mm et 0.598 mm pour 1992/1995 (fig. 17).et la capacité du
réservoir de routage qui varie entre 0.212 mm et 0.656 mm pour 1992/1995 (fig. 18).

87
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

16
y = 0.8664x + 0.0421
14 R² = 0.6665

12

Débit calculé (mm/j)


10

0
0 2 4 6
Débit observé (mm/j)

Figure IV.16: Visualisation de la qualité du calage

Débit observé Débit simulé Pluie


0
1.4
1.2 50

Pluie (mm)
1.0 100
Débit (mm/j)

0.8 150
0.6
200
0.4
0.2 250

0.0 300
01-01-91 15-05-92 27-09-93 09-02-95

Figure IV.17 : Corrélation entre les débits Observés et les débits simules

88
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

1.0 1.0

0.9 0.9

0.8 0.8
Taux de remplissage S/X1

Taux de remplissage R/X3


0.7 0.656
0.7
0.598
0.6 0.6

0.5 0.5

0.4 0.4

0.3 0.3

0.2 0.2
0.212
0.1 0.172 0.1

0.0 0.0
01-09-91 01-09-93 01-09-91 01-09-92 01-09-93 01-09-94
Figure IV.18: Courbe du niveau S du réservoir Figure IV.19 : Courbe du niveau R du réservoir
De production. De routage.

 Validation du modèle :

Tableau IV.10: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-90 à 31-08-93)

Données journalières Coeff.de détermination R² Nash %


O.sikkak 0.7074 30.4

La validation porte sur l'application du modèle sur une série de données qui n'ont pas été utilisées lors du
calage, elle est relative à la période (1990-1993). Le Tableau 10 et la Figure 20 présentent les résultats de
cette validation.

70.000

60.000 y = 1.7891x + 0.0225


R² = 0.7074
50.000
Titre de l'axe

40.000

30.000

20.000
y=x
10.000

0.000
0.000 5.000 10.000 15.000 20.000 25.000
Titre de l'axe

Figure IV.20 : Validation du modèle GR4Jselon l'ETP de Oudin (1990/1993).


89
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

L’analyse graphique (fig.20), montre que les nuages de points est mal aligné autour de la droite
d’équation y = x a l’exception de quelques points.
Le coefficient de détermination des débits observés et débits calculés est égale à 0.707 soit R=0.84% pour
(1990/1993) donc il est acceptable et qui nous permet de dire que notre modèle est bien calé pour les
données journalières de l’Oued Sikkak.. La valeur de Nash lors de la validation reste cependant assez
moyenne pour confirmer la bonne performance du modèle.

Pour GR4J, les paramètres X2, X3, et X4 varient très peu, par contre, X1 est sensible à la longueur de
la période de calage. Les critères de Nash sont inferieur à 50%.
Le modèle GR4J simulera mal les données de débits et pluie à faible longueur de période de calage et de
validation a cause de la présence des données de précipitations nuls et qui peuvent entache les résultats
d’erreurs importantes.

IV.3.1.2. Modèle journalier GR4J avec une période plus courte

La modélisation au pas de temps journalier s’est faite grâce au modèle GR4J du Cemagref. Les données
nécessaires à rentrer sont les pluies journalières observées (mm), les débits (m3/s, les dates, la superficie du
bassin versant ainsi que les données d’ETP (mm) calculées par la méthode d’Oudin.
Maintenant on a essayé de réduire la période de simulation, on a choisis 4ans c'est-à-dire 2ans pour le
calage et 2ans pour la validation :

IV.3.1.2.1.Résultats obtenus par le modèle GR4J avec l’ETP d’Oudin

Tableau 11: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-90 à 31-08-93)

Période du X1 X2 X3 X4 Nash Bilan R²


calage
01-09-90
31-08-93 992.27 -10.02 544.57 1.72 24.4 99.4 0.7092

 Calage (période Courte)

16

14
y = 1.7122x - 0.0223
12 R² = 0.7092
Débit calculé (mm/j)

10

-2
0 2 4 6 8
Débit observé (mm/j)
Figure IV.21: Visualisation de la qualité du calage

90
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

Débit observé Débit simulé Pluie

2.0 0
1.8
Débit (mm/j)

Pluie (mm)
50
1.6
1.4 100
1.2
1.0 150
0.8
200
0.6
0.4 250
0.2
0.0 300
01-01-91 11-04-91 20-07-91 28-10-91 05-02-92 15-05-92 23-08-92 01-12-92

Figure IV.22: Corrélation entre les débits Observés et les débits simules

1.0
1.0
0.9
0.9
0.8
Taux de remplissage S/X1

0.8
0.7 0.660
Taux de remplissage R/X3

0.7
0.598
0.6 0.6
0.5 0.5
0.4 0.4
0.3
0.3
0.2
0.202 0.2
0.1 0.200
0.1
0.0
01-09-90 01-09-92 01-09-94 0.0
01-09-90 01-09-92 01-09-94
Figure IV.23: Courbe du niveau S du réservoir Figure IV.24: Courbe du niveau R du
réservoir de production. de routage.

D'âpres les résultats (Tab. 11) et la superposition de la courbe, des débits simulés et calculés (Fig. 23), nous
pouvons dire que le modèle n’est pas bien calé. Selon l'évolution du taux de remplissage du réservoir de
routage (fig.24), nous remarquons qu'une partie des eaux souterraines, karstiques ou les échanges avec les
formations adjacentes alimente l’écoulement. La variabilité journalière de l'écoulement est plus importante
que celle annuelle et mensuelle. Cette variabilité de débit journalier se traduit dans le modèle par le niveau
du réservoir de production qui varie entre 0.202 mm et 0.598 mm pour 1990/1993 (fig. 23).et la capacité du
réservoir de routage qui varie entre 0.660 mm et 0.200 mm pour 1990/1993 (fig. 24).

91
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

 Validation du modèle (Période Courte):

Tableau IV.12: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-90 à 31-08-93)

Données journalières Coeff.de détermination R² Nash %


O.sikkak 0.8444 80.2

La validation porte sur l'application des modèles sur une série de données qui n'ont pas été utilisées
lors du calage, elle est relative à la période (1993-1995). Le Tableau 12 et la Figure 25présentent les résultats
de cette validation.

4.500
4.000 y = 1.0483x + 0.0228
R² = 0.8444
3.500
Débit Calculé (mm/j)

y=x
3.000
2.500
2.000
1.500
1.000
0.500
0.000
0.000 0.500 1.000 1.500 2.000 2.500 3.000 3.500 4.000
Débit Observé (mm/j)

Figure IV.25 : Validation du modèle GR4Jselon l'ETP de Oudin (1993/1995).

L’analyse graphique (fig.25), montre que les nuages de points sont bien alignes autour de la droite
d’équation y = x a l’exception de quelques points.
Le coefficient de corrélation débits observés et débits calculés est égale à 0.844 ou R=0.91% pour
(1993/1995) donc il est acceptable et qui nous permet de dire que notre modèle est assez performant pour les
données journalières de l’Oued Sikkak.
Pour GR4J, les paramètres X2, X3, et X4 varient très peu, par contre, X1 est sensible à la longueur de la
période de calage. Les critères de Nash sont supérieurs à 50%.

IV.3.1.3.Série longue :

 Calage du model (longue)

Tableau IV.13: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-91 à 31-08-95)

Période du X1 X2 X3 X4 Nash Bilan R²


calage
01-09-90
31-08-93 1211.97 0.47 121.51 14.94 34.1 97.7 0.6834

92
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

D'après les résultats (Tableau 13) et la superposition de la courbe, des débits simulés et calculés (Fig.
28), nous pouvons dire que le modèle est non calé. Selon l'évolution du taux de remplissage du réservoir de
routage (fig. 29), nous remarquons qu'une partie des eaux souterraines, karstiques ou les échanges avec les
formations adjacentes alimentent l’écoulement. La variabilité journalière de l'écoulement est plus importante
que celle annuelle et mensuelle. Cette variabilité de débit journalier se traduit dans le modèle par le niveau
du réservoir de production qui varie entre 0.202 mm et 0.598 mm pour 1990/1993 (fig. 28).et la capacité du
réservoir de routage qui varie entre 0.660 mm et 0.200 mm pour 1990/1993 (fig. 29).

y = 0.8646x + 0.033
5 R² = 0.6834
Débit calculé (mm/j)

0
0 1 2 3 4

Débit observé (mm/j)

Figure IV.26: Corrélation entre les débits Observés et les débits simules

Débit observé Débit simulé Pluie

0.6 0

0.5 50

0.4 100
Débit (mm/j)

Pluie (mm)
0.3 150

0.2 200

0.1 250

0.0 300
01-01-91 11-04-91 20-07-91 28-10-91 05-02-92 15-05-92 23-08-92 01-12-92

Figure IV.27: Visualisation de la qualité du calage

93
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

1.0 1.0
0.9 0.9

Taux de remplissage
Taux de remplissage S/X1

0.8 0.8
0.7 0.7
0.6 0.6

R/X3
0.5 0.5
0.4 0.4
0.3 0.3
0.2
0.2
0.1
0.1
0.0
0.0
01-09-90 01-09-93 01-09-96
01-09-90 01-09-92 01-09-94 01-09-96

Figure IV.28: Courbe du niveau S du réservoir Figure IV.29 : Courbe du niveau R du réservoir
De production. De routage.

 Validation du modèle :

Tableau IV.14: Résultats du calage au pas de temps journalier (de 01-09-95 à 31-08-98)

Données journalières Coeff.de détermination R² Nash %


O.sikkak 0.8657 50.3

La validation porte sur l'application des modèles sur une série de données qui n'ont pas été utilisées
lors du calage, elle est relative à la période (1993-1995). Le Tableau 14 et la Figure 30 présentent les
résultats de cette validation.

14.00
y = 0.9776x - 0.2567
12.00 R² = 0.8658

10.00
y=x
8.00

6.00

4.00

2.00

0.00
0.00 2.00 4.00 6.00 8.00 10.00 12.00
-2.00

Figure IV.30: Validation du modèle GR4Jselon l'ETP de Oudin (1993/1995).

94
Chapitre. IV Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak

IV.3.2.Comparaison entre les résultats du modèle HBV Light et le GR4J

IV.3.2.1.Pour la série longue :

Les résultats du tableau IV.21 montre que bien que le calage reste moyen, le modèle HBV Light peut
donner de meilleurs résultats que le GR4J. Il semblerait que la présence de beaucoup plus de paramètres
dans le HBV pourrait contribuer à améliorer les résultats des simulations.
Les résultats obtenus par les deux modèles sont synthétisés dans le Tableau IV.15:

Tableau IV.15.: Résultats du modèle HBV light et GR4J


Critères HBV Light GR4J
Nombres de paramètres de calage 15 4
Nash % 54.20 34.1
R² 0.7164 0.6834
Calage
Ɛ -0.03 -0.018
EQM 0.14 0.07
C2M 0.37 0.21
CB% 60 91
Nash % 75.77 50.3
Validation
R² 0.8144 0.8657

IV.4.Conclusion

Ce travail a pour objectif principal de comparer un model conceptuel GR4J et un model semi distribué HBV
Light sur le bassin versant d’oued sikkak.
D‘après les résultats qu’on a obtenue après cette comparaison Nash est supérieure de 50% dans le calage et
la validation du model HBV Light donc il est bien calé par rapport au model GR4J qui a un Nash inferieur
a 50%. (34.1 en calage et 50.3 en validation).
En fin on peut confirme la robustesse du model HBV Light sur le bassin de sikkak.

95
Conclusion générale
Conclusion générale

Conclusion générale :
L’objectif de cette étude était d’effectuer une étude de modélisation hydrologique Pluie-

débit du bassin versant de l’Oued Sikkak affluent de la Tafna-NW du territoire algérien. Le

bassin versant de l’oued Sikkak est un sous bassin de la Tafna. C’est un affluent rive gauche

de l’oued Isser avec lequel il conflue au nord de Aïn Youcef .

Au début on a commencé notre travail par :

Le Chapitre de la Modélisation : Il existe dans la littérature, de nombreux modèles

hydrologiques de bassin versant ayant chacun leurs spécificités et leur domaine d’application.

Une fois le modèle choisi, il faut évaluer sa capacité à représenter la réalité. Ceci se fait le

plus souvent en comparant les résultats du modèle avec les observations.

Ensuite on a réalisé une étude générale sur notre bassin d’oued sikkak on a touché

presque tous les points sensibles dans le deuxième Chapitre Étude du Milieu tels que la

Situation géographique du bassin, Caractéristiques de forme, Étude du Réseau

Hydrographique, Étude du Relief….

Le Chapitre hyroclimatologie nous amène à conclure que le climat de la zone d’étude est

caractérise par :

 des précipitations moyennes annuelles égale à 586.4 mm.

 Une moyenne annuelle des lames d'eau écoulées égale 174.3mm à la station de sikkak

 Une moyenne annuelle de température égale à 17 °C avec Janvier le mois le Plus

froid et Août le plus chaud.

 A l’échelle saisonnière, l’étude des précipitations montre que le printemps est la

Saison la plus humide et l’Été est la plus sèche.

Les indices climatiques permettent de préciser qu’il s’agit d’un climat semi-aride.

Dans le dernier chapitre Modélisation de la fonction Pluie –Débit d’Oued Sikkak,

après des essais de calages et de validation des deux modèles HBV light et GR sur des
Conclusion générale

différentes périodes, il s’avère que les deux modèles appliqués au bassin du Sikkak présentent

généralement des performances acceptables qui pourront être améliorées. La comparaison

entre les deux modèles penche à favoriser le HBV light sur le GR.
Références Bibliographiques
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Résumé
Le travail réalisé dans ce mémoire est relatif au bassin versant d’oued Sikkak situé au Nord
ouest algérien, d’une superficie (217.53 Km²) et affluent de la Tafna. L’objectif du travail
réside dans l’application de la modélisation pluie-débit en utilisant le modèle global semi-
distribué HBV Light. Nous avons aussi procédé à une comparaison entre les performances du
HBV Light et du modèle GR4J. les résultats montrent que bien que le calage reste moyen, le
modèle HBV Light peut donner de meilleurs résultats que le GR4J. Il semblerait que la
présence de beaucoup plus de paramètres dans le HBV pourrait contribuer à améliorer les
résultats des simulations.
Mots clés : Bassin versant, oued Sikkak, modélisation pluie-débit, HBV Light, GR4J,
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Abstract
The work carried out in this memoir relates to the Oukkak wadi watershed located in
northwestern Algeria, of an area (217.53 Km²) and tributary of the Tafna. The objective of the
work lies in the application of rain-flow modeling using the semi-distributed HBV Light
global model. We also compared the performance of the HBV Light and the GR4J model. the
results show that although calibration remains average, the HBV Light model can give better
results than the GR4J. It would appear that the presence of many more parameters in HBV
could help to improve simulation results.
Key words: Watershed, wadi Sikkak, rainfall-flow modeling, HBV Light, GR4J,
‫الملخص‬

35..12( ‫ بمساحة‬، ‫ويتعلق العمل المنجز في هذه المذكرات بمخطط مياه وادي سكاك الذي يقع في شمال غرب الجزائر‬

‫ الهدف من العمل يكمن في تطبيق نمذجة تدفق المطر باستخدام النموذج العالمي‬.‫كيلومتر مربع) وهو احد روافد تافنا‬

، ‫ تظهر النتائج أنه على الرغم من أن المعايرة تظل متوسطة‬GR4J. ‫ ونموذج‬HBV Light ‫ كما قمنا بمقارنة أداء‬HBV

‫ يمكن أن‬HBV ‫ يبدو أن وجود العديد من المعلمات في‬GR4J. ‫ يمكن أن يعطي نتائج أفضل من‬HBV Light ‫فإن نموذج‬

.‫يساعد في تحسين نتائج المحاكاة‬

،GR4J ،HBV Light ، ‫ نمذجة جريان المطر‬، ‫ وادي السكاك‬، ‫احواض المياه‬:‫الكلمات المفتاحية‬