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MASTER 2 PROFESSIONNEL

COMPTABILITE AUDIT CONTROLE


(CAC)

Correction Examen Module:

HARMONISATION COMPTABLE INTERNATIONALE

Durée de l'épreuve : 1 heures30 min

AVERTISSEMENT

Document remis au candidat : le sujet comporte 5 pages numérotées de 1/4 à 4/4.


Il vous est demandé de vérifier que le sujet est complet dès sa mise à votre disposition
Aucun document ni aucun matériel n’est autorisé. En conséquence, tout usage d’une calculatrice
est INTERDIT et constituerait une fraude.
Si le texte du sujet, de ses questions ou de ses annexes vous conduit à formuler une ou plusieurs
hypothèses, il vous est demandé de la (ou les) formuler explicitement dans votre copie. Toutes les
réponses devront être justifiées.
Il vous est demandé d’apporter un soin particulier à la présentation de votre copie et à la qualité
rédactionnelle. Il sera tenu compte de ces éléments dans l’évaluation de votre travail.

Jean Yves A .EBOUA

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Dossier 1
1. Indiquer la différence majeure entre les notions d’harmonisation comptable et normalisation
comptable ?
L’harmonisation vise à notre avis à réduire la diversité des pratiques comptables afin
de les rendre plus comparables elle est une étape de la normalisation (standardisation) mais moins
strict.
2. Définir la notion de cadre conceptuel selon l’IASB et quelles sont les différences avec le
syscohada.
le cadre conceptuel définit les concepts qui soustendent la préparation et la présentation des états
financiers pour les utilisateurs externes .ou
C’est un système cohérent d’objectifs et de principes fondamentaux liés entre eux, qui a pour objectif
de donner une représentation utile de l’entreprise.

Les cadres conceptuels du SYSCOHADA et de l’IASB présente la même architecture

3. Qu’est-ce que l’International Accounting Standards Board ?


IASB est l'organisme international chargé de l'élaboration des normes comptables internationales
IAS/IFRS. Il remplace, depuis 2001, l’International Accounting Standards Committee
4. Quels avantages les parties prenantes pourraient-elles retirer de l’utilisation des normes
Internationales (telles les IAS et les IFRS) ?
L’effet positif sur la qualité comptable, réduction l’asymétrie informationnelle, protection des
investisseurs, amélioration de la comparativité.
5. D’après vous, quels sont les principaux obstacles à l’harmonisation des normes comptables ?
L’élaboration de ses normes consensuelles ; réaction politique ; l’iasb Organisation internationale de
droit privé, il ne dispose d’aucun pouvoir coercitif susceptible de lui permettre de faire appliquer les
normes qu’il émet. Il lui faut donc constamment prouver sa légitimité et rechercher l’appui
d’organisations plus puissantes.
6. Définissez la notion Juste valeur selon l’ifrs 13.
Pour IFRS 13, la juste valeur est « le prix qui serait reçu pour la vente d’un actif ou payé pour le
transfert d’un passif lors d’une transaction normale entre des participants de marché à la date
d’évaluation ».

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Dossier 2:
1. Rattacher chaque section (choix comptable et règles) à chaque item 1, 2 …. Exemple : A.1 à
partir di tableau ci-après.
Les choix comptables : 5. Moins nombreux/ 6. Rigidité/ 7. Un seul/ 8. Plusieurs
Les règles : 1. Uniques et universalisables / 2. Moins strictes / 3. Plus strictes /4. Multiple

Correction

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2. A partir du tableau ci-après ? rattacher chaque définition à un item 1, 2 …. Exemple : I.2
a. Valeur d'usage d'un actif
b. Dépréciation d'un actif
c. Juste valeur
d. Valeur résiduelle
e. Valeur vénale
f. Montant amortissable d'un actif
g. Valeur brute d'un actif
h. Valeur actuelle

1.
Sa valeur d'entrée dans le patrimoine ou sa valeur de réévaluation. La valeur nette comptable d'un
actif correspond à sa valeur brute diminuée des amortissements cumulés et des dépréciations.
2. La valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d'usage.

Le montant qui pourrait être obtenu, à la date de clôture, de la vente d'un actif lors d'une transaction
3. conclue à des conditions normales de marché, net des coûts de sortie. Les coûts de sortie sont les
coûts directement attribuables à la sortie d'un actif, à l'exclusion des charges financières et de la
charge d'impôt sur le résultat.

La valeur des avantages économiques futurs attendus de son utilisation et de sa sortie. Ceux-ci
4.
correspondent à l'estimation des flux nets de trésorerie actualisée attendus de l'actif ou du groupe
d'actifs. Pour les activités où les flux de trésorerie attendus ne reflètent pas à eux seuls les avantages
économiques futurs attendus, les éléments additionnels pertinents sont pris en considération.
5. Sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle.

Le montant, net des coûts de sortie attendus, qu'une entité obtiendrait de la cession de l'actif sur le
6. marché à la fin de son utilisation.
Cette valeur d'un actif n'est prise en compte pour la détermination du montant amortissable que
lorsqu'elle est à la fois significative et mesurable.

La constatation que cette valeur (à définir) est devenue inférieure à sa valeur nette comptable. Que
7. leur durée d'utilisation soit limitée ou non, les éléments de l'actif immobilisé font l'objet d'une
dépréciation lorsque leur valeur d'inventaire est inférieure à la valeur comptable et si l'on prévoit que
la perte de valeur sera durable.

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Valeur brute d'un actif Sa valeur d'entrée dans le patrimoine ou sa valeur de réévaluation. La valeur
nette comptable d'un actif correspond à sa valeur brute diminuée des
amortissements cumulés et des dépréciations.
Valeur actuelle La valeur la plus élevée de la valeur vénale ou de la valeur d'usage.

Le montant qui pourrait être obtenu, à la date de clôture, de la vente d'un


actif lors d'une transaction conclue à des conditions normales de marché,
Valeur vénale net des coûts de sortie. Les coûts de sortie sont les coûts directement
attribuables à la sortie d'un actif, à l'exclusion des charges financières et de
la charge d'impôt sur le résultat.
La valeur des avantages économiques futurs attendus de son utilisation et de
sa sortie. Ceux-ci correspondent à l'estimation des flux nets de trésorerie
Valeur d'usage d'un actif actualisée attendus de l'actif ou du groupe d'actifs. Pour les activités où les
flux de trésorerie attendus ne reflètent pas à eux seuls les avantages
économiques futurs attendus, les éléments additionnels pertinents sont pris
en considération.
Montant amortissable Sa valeur brute sous déduction de sa valeur résiduelle.
d'un actif

Le montant, net des coûts de sortie attendus, qu'une entité obtiendrait de la


cession de l'actif sur le marché à la fin de son utilisation.
Valeur résiduelle La valeur résiduelle d'un actif n'est prise en compte pour la détermination
du montant amortissable que lorsqu'elle est à la fois significative et
mesurable.
La constatation que sa valeur actuelle est devenue inférieure à sa valeur
nette comptable. Que leur durée d'utilisation soit limitée ou non, les
Dépréciation d'un actif éléments de l'actif immobilisé font l'objet d'une dépréciation lorsque leur
valeur d'inventaire est inférieure à la valeur comptable et si l'on prévoit que
la perte de valeur sera durable.

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ANNEXE 1 : extrait de l’étude 40 ans de recherche en harmonisation comptable internationale
Elena Barbu May 2011
L’harmonisation vise à notre avis à réduire la diversité des pratiques comptables afin de les rendre plus
comparables. Pourtant, les attentes des auteurs varient. Des définitions "fortes" coexistent avec des
définitions "faibles". Par exemple, parmi les premières on trouve celles de Nobes et Parker (1981, p. 329).
Pour eux, l’harmonisation n’est rien moins "qu’un processus destiné à accroître la compatibilité des
pratiques comptables, grâce à une limitation de leurs niveaux de variabilité". Choi et Mueller (1984, p.
470 ; 1992, p. 257) seraient plus représentatifs de la deuxième attitude. Ils se contentent de définir
l’harmonisation comme une absence de contradiction des normes. Dans la même catégorie entre l’étude de
Meek et Saudagaran (1990, p. 169) qui pensent que l’harmonisation implique une réconciliation des
différents points de vue et évite ainsi un conflit logique, ce qui n’empêche pas l’existence de choix
comptables dans les normes. Cet aspect est également souligné par Tay et Parker (1992, p. 218) qui
insistent sur le degré de flexibilité autorisé par l’harmonisation. Van der Tas (1992, p. 212) occupe sans
doute une position intermédiaire, il parle des règles, mais dont il reconnaît le caractère "moins strict". En
ce qui nous concerne, l’harmonisation pourrait être vue comme la première étape du processus de création
des normes comptables. Dans la littérature française, c’est chez Colasse (2000) la définition qui résume
bien notre point de vue.
La normalisation. Ce terme a été utilisé surtout dans la littérature européenne, où "la normalisation" était
la traduction de la "standardisation". Les "standards" anglais s’appelant "normes" en français, le processus
de "standardisation " est traduit par "normalisation". A notre avis, la normalisation se situe entre
l’harmonisation et la standardisation, comme deux étapes du processus de création des normes
comptables. Autrement dit, les règles harmonisées, moins strictes dans le sens de van der Tas (1988), avec
beaucoup d’options, seront normalisées, en devenant plus strictes et en réduisant les options, d’où une plus
grande rigidité. La "standardisation" au sens de la normalisation tant que nous l’entendons consiste, selon
Nobes et Parker (1981, p. 329) et Tay et Parker (1990, p.72-74), à imposer un ensemble plus strict de
règles. Ainsi, Tay et Parker (1990) vont jusqu’à assimiler la normalisation à "un mouvement vers
l’uniformité", quant à nous, nous réservons la vocation à uniformité, non pas à la normalisation, mais à la
standardisation.

La standardisation permet d’attendre une uniformité totale. Elle est plus ambitieuse que l’harmonisation et
la normalisation, parce qu’elle conduit à l’adoption d’une seule règle comptable dont l’application sera
universelle. C’est le point de vue défendu par Choi et Mueller (1984, p. 470 ; 1992, p. 257), Samuel et
Piper (1985, p. 56) et Cañibano et Mora (2000, pp. 351-352), et comme le font remarquer Tay et Parker
(1992, p. 218), les choix comptables n’existent plus. Pour mieux comprendre les différences entre ces
concepts, nous proposons le schéma suivant :

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