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4G

C'est le mantra de la rentrée, à l'issue d'un été sans 4G . Après la bombance


numérique ,
une diète salutaire s'impose . 65% des sondés en révent, affirme une récente
étude selon un
sondage , 59% se sentent méme dépendants de leurs outils numériques et ont
des sueurs froides
à l'idée de se séparer de leur portable, leur prothèse. Le monde se transforme
en une immense salle d'attente : on regarde tous notre portable, en continu,
comme si quelque
chose allait se passer. On n'observe plus ce qui se passe autour de soi. Voyez, aux
concerts , on
ne profite pas de l'instant , on l'enregistre C'est , comble du comble , dans le creux
de la Silicon Valley, l'incubateur américain où les docteurs Frankenstein du web
ont inventé les Google, Facebook et Twitter qui nous ont
aliénés, que le mouvement « off » est né . Car tels furent pris qui croyaient
prendre ! N'est-il pas cocasse de les voir dénoncer aujourd'hui les dangers de la
connexion qui rend dépendant ? Des conférences " Sagesse 2.0 " ont essaimé
dans tout le pays pour apprendre
à gérer sa relation au web, une sorte de thérapie de couple homme-machine;

1. La 4G a freiné I'utilisation d'autres formes de la technologie.

2. Les anciens maîtres de l'informatique alertent contre les dangers de la connexion .

3. L'homme perd le contact avec ce qui l'entoure.

4. Il est trop tard pour prendre des mesures contre les dangers de la hyperconnextion .
Quotidien gratuit

Trois nouveaux projets de quotidien gratuit sont en chantier. Arrivés en Belgique il y a dix
ans, le gratuits ont fragilisés leurs confrères payants. Les éditeurs et les investisseurs
s’inclinent devant leur succès, en tentant de répliquer. Dernier en date, le président du
groupe de communication Habas a décidé de lancer son quotidien gratuit avant l’été. Son
originalité ?Il sera distribué le soir pour éviter la concurrence frontale avec les autres
quotidiens, en général disponibles au petit matin.
Cette multiplication de projets a une explication très simple: alors que certains quotidiens
perdent de l’argent, les gratuits en gagnent, grâce à leur large distribution et à leur marché
publicitaire croissant, qui assurent leur rentabilité.
Prochaine étape, le développement d’hebdos et de mensuels gratuit ; la sixième chaine de
télévision va investir dans les mensuels « Homme en ville » et « Femme en ville ». De
quoi fragiliser encore un peu plus la presse traditionnelle, et surtout ses circuits de
distribution.
D’après le Nouvel observateur

QUESTION 14 : quel titre convient le mieux à ce texte ?


A) Ils sont fous, ces gratuits.
B )Les gratuits se font concurrence.
C) Les quotidiens gagnent des lecteurs.
D) Nouvelle alerte pour la presse payante.

QUESTION 15 : la presse payante réagit en


A) diversifiant leurs ressources financières.
B) investissant dans la distribution.
C) s’alliant avec d’autres quotidiens.
D) publiant son propre gratuit.

QUESTION 16 : dans un avenir proche, il y aura


A) un gratuit sur les médias.
B) des gratuits au format magasine.
C) une émission sur la sixième chaine.
D) de nouvelles formes de distribution.
ETRE et AVOIR

En août, les participants à la Rencontre du Crap-Cahiers pédagogiques ont eu le bonheur


de voir en avant-première le beau film de Nicolas Philibert et de pouvoir en débattre avec
le réalisateur... Voici quelques-unes de leurs réactions.
Avoir été et avoir eu
Le dernier film de Nicolas Philibert « Être et Avoir » est sans conteste un film
remarquable, tant par la poésie et la générosité qui s’en dégagent que par une maîtrise rare
d’un enchaînement narratif que l’on n’attend pas dans une œuvre documentaire (preuve
d’un travail de montage intelligent).
Nicolas Philibert filme « au réel » une classe unique dans un petit village en plein cœur de
l’Auvergne. Là, pendant près de deux heures, nous entrons dans une sorte de huis clos ; la
classe unique de Monsieur Lopez. Et, c’est toute la magie du film, nous y entrons comme
des voleurs, grâce à cette discrétion, inattendue au cinéma, dont sait faire preuve l’auteur.
Au fil de l’histoire, on comprend bien les intentions de celui-ci ; filmer une histoire
véritable entre des êtres uniques et dans un lieu tout aussi unique. C’est la singularité que
vise Philibert. Histoires singulières que celles de Nathalie, Olivier, Julien, Jojo. Histoires
singulières que ce lien tissé par le maître avec chacun des élèves. Histoires d’amour
certainement. Humanité en marche, dans ce qu’elle peut recéler de plus magnifique,
émouvant et mystérieux.
On rit, on s’émeut, on pleure même. Tous les ingrédients sont là pour que le film soit une
totale réussite. Pourtant, malgré cela, pour certains collègues, se dégage une sorte de
malaise à la sortie du film.
C’est que Monsieur Lopez, à un an et demi de la retraite, pratique un enseignement assez
traditionnel. On comprend bien que la pédagogie n’était pas le projet ni le propos du film.
Celui-ci ne s’adresse pas aux « professionnels de l’éducation » mais à un public large,
preuve que l’école est bien le problème de chacun. Toutefois, on ne peut pas ne pas voir
ce qui se pose là en surbrillance, en contrepoint. Figure puissante et insistante d’une «
certaine » école.
Silence impressionnant des élèves qui ne parlent que pour finir les phrases commencées
par l’enseignant, ou pour acquiescer à ses interprétations hasardeuses de situations
interpersonnelles en jeu. Pédagogie de la réponse plus que du questionnement. Fonction
paternelle forte que notre collègue assure dans la classe et qui confine à la toute-
puissance. Le maître personnifiant la loi plus qu’il ne la symbolise. Sans médiation
aucune que pourraient être un règlement écrit, un conseil de classe hebdomadaire. Tout ce
qui a trait à la loi passe par l’enseignant, sans négociations ou instances mises en place...
Qu’en est-il de la pédagogie active où les élèves construisent leurs savoirs par interactions
avec leurs pairs et avec l’adulte, d’une école lieu démocratique d’expression et de débats
(pour réguler la vie en groupe ou pour apprendre), d’une école où il est possible de se
tromper, de recommencer, d’expérimenter, de reformuler, d’exercer un esprit créatif et
critique dans tous les domaines de la connaissance, d’une école résolument différente de
l’image d’Épinal chère à Marcel Pagnol dans La gloire de mon père...
On en est loin, hélas !
Il n’est pas question ici de mettre en cause et stigmatiser ni Nicolas Philibert, ni Georges
Lopez. L’auteur justifie le choix de cette classe et de son enseignant plus pour ses vertus
narratives (une vraie histoire humaine s’y déploie) que pour son caractère didactique.
Indépendamment des remarques faites plus haut, Georges Lopez montre un dévouement
sans faille, un amour véritable de son métier, une attention différenciée à chacun de ses
élèves. Et c’est là ce qui constitue la réussite de ce film.
Christophe Roiné, conseiller pédagogique, Bordeaux
quel est le type de film documentaire
2-est ce que l'auteur a une vision interne ou externe ou se concentre sur les paysage c'est
tout dont je me souviens
je me souviens aussi quel pédagogie a-t-il adopter le prof
Une carte de stationnement

chaque rue en fonction du type de stationnement (interdit, payant,


résidentiel ou... gratuit): c'est la réalisation que trois jeunes diplômés
indépendants viennent de lancer sur le marché.C'est presque par hasard
que Wladimir Kukuryka a eu un jour cette drôle d'idée. « J'avais
découvert quelques rues gratuites autour de chez moi dans le XVIII

arrondissement qui n'étaient répertoriées nulle part, raconte ce juriste de


31 ans. J'ai réalisé qu'il y avait un déficit d'information sur le
stationnement à Paris... » Encore étudiant, Wladimir se lance alors dans

ce défi fou avec deux de ses amis d'enfance, Jérôme Haubourdin, 30 ans,
aujourd'hui architecte, et Vincent Lejeune, 30 ans, avocat. En janvier
2001, ils créent l'association Paris-Urbanité, avec pour objectif de
fabriquer une carte exhaustive du stationnement dans la capitale pour

faciliter la vie des Parisiens. Avenues, boulevards, quais, impasses,


places... Pendant près de trois ans, les soirées des trois étudiants ont été
quelque peu répétitives. « Deux par deux, dans la voiture, on recensait du
lundi au jeudi, chaque soir, une centaine de rues, que l'on rentrait dans
notre base de données, explique Jérôme. Vacances ou pas, nous
profitions des moments où la circulation était la plus fluide. Nous
arpentions souvent aussi les rues le dimanche matin». Et ils n'en n'ont
pas manqué une seule ! « 5 585 rues exactement », renchérit Wladimir
en réajustant ses petites lunettes rondes. « Au début, c'était un peu
comme un hobby, plaisante Vincent Lejeune. Mais cela s'est vite révélé
un vrai boulot de dingue ! » « Dingue, oui, mais méticuleux et sérieux ! »
corrige son ami juriste.

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