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Bioénergétique

1 - Principes de base :
Définition : études des échanges et des transformations d’NRJ chez l’Homme.

Echanges notamment d’NRJ chimique, thermique et mécanique.

 Loi de la thermodynamique :

Be = Ee – Se

Be = stocks d’NRJ
Ee = entrées d’NRJ
Se = sorties d’NRJ
Le stockage de l’NRJ dans l’organisme se fait majoritairement sous forme de
lipides, donc sous forme de matière  il y a donc un lien entre l’NRJ et la matière,
lien que l’on retrouve dans l’NRJ chimique.

C’est la seule NRJ que peut utiliser l’Homme pour couvrir ses besoins d’NRJ.

On peut en déduire que tte variation de la masse corporelle = variation du bilan


d’NRJ.
Entrées = Apports d’NRJ

= Les aliments = NRJ chimique Sorties


(= une partie des dépenses d’NRJ )

= NRJ mécanique
et NRJ thermique

Stockage
Digestion, absorption …

Ingestion  digestion  absorption  transport  stockage …  utilisation

A chaque étape ( aliments  nutriments  ATP  NRJ mécanique ou NRJ thermique ) : petite perte
d’NRJ sous forme de chaleur/d’NRJ thermique.
Concernant l’NRJ thermique :

Toutes les transformations d’NRJ aboutissent à la production de chaleur.

Ne peut pas être transformée en une autre forme d’NRJ par l’organisme.

Ne peut pas être stockée.


2 - Mesures en bioénergétique :
Libération d'NRJ
thermique et de
CO2

 Calorimétrie
directe

Consommation d’NRJ
et d’O2

 Calorimétrie
indirecte

Stocks d’NRJ ( lipides ++ )


Calorimétrie directe :

Mesure de la chaleur dégagée par le sujet ( = la bougie ), qui est égale à la


production d’NRJ.
Calorimétrie indirecte :

Plusieurs méthodes : méthodes des ingestas, méthodes des égéstas, calorimétrie respiratoire
indirecte.

Principe :

Mesure de la consommation d’O2 pour en déduire la production d’NRJ.

En effet, pour oxyder les nutriments lors de la respiration cellulaire, on a besoin d’oxygène.
L’oxydation des nutriments libère de l’NRJ. On en déduit ainsi l’équivalent énergétique de l’oxygène
( càd la relation entre la conso d’02 et la production d’NRJ ) pour l’oxydation des nutriments.

Exemple :

Glucose + 6 02  6 CO2 + 6 H20 + 2871 kcal


6 moles d’O2  2871 kcal (or 1 mole d’O2 = 22,4 L d’O2 )
1 L d’O2  21 kJ pour le glucose

Ainsi, l’équivalent énergétique de l’oxygène pour l’oxydation du glucose vaut 21 kJ/L d’O2.
Valeur à retenir : ( ++ )
équivalent énergétique moyen de l’O2 = 20 kJ/L d’O2
= 4,85 kcal/L d’O2
3 – Apports d’NRJ :
But :
-Couvrir les besoins en NRJ
-Couvrir les besoins de matière ( AA essentiels, AG essentiels, vitamines non synthétisable par l’organisme ..)

Besoins en NRJ d’un homme adulte : 11 300 kJ = 2700 kcal


Besoins en NRJ d’une femme adulte : 8000 kJ = 2000 kcal
Variations des besoins :

3 situations avec dépenses d’NRJ supplémentaires : croissance, grossesse, allaitement

Grossesse : + 150 kcal/J au 1er trimestre, et + 350 kcal/J au 2ème et 3ème trimestre. ( +80 000 kcal en + pour
toute la grossesse )
Allaitement : + 600 kcal/J.
4 – Dépenses :

Dépense NRJétique quotidienne = dépense de fond ( structurelle ) +


= thermogénèse post prandiale +
= thermogénèse de réchauffement +
= dépense liée au W musculaire

Post prandial = après le repas


Dépense de fond

= dépense minimale pour permettre la vie normale des cellules de l’organisme.

Meilleure manière d’estimer le métabolisme de base : on rapporte la dépense énergétique


de fond à la surface corporelle.

( on s’affranchit de la taille/masse du sujet en question )

𝐷é𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑑
Métabolisme basal =
𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑐𝑜𝑟𝑝𝑜𝑟𝑒𝑙𝑙𝑒

Métabolisme basal = 45 W/m² pour l’homme.


= 40 W/m² pour la femme.
Ce métabolisme basal est mesuré dans des conditions bien particulières : sujet au repos depuis
30 min, à jeun depuis plus de 6h ( ainsi pas de thermogénèse post prandiale ), milieu
thermiquement neutre ( 26 ° pour sujet nu, 21 ° sujet habillé ), sujet confortablement installé, au
calme émotionnel.

Thermogénèse post prandiale :

= quantité de chaleur dégagée en plus de la dépense de repos dans les heures après le repas.

Dépense liée à la digestion, l’absorption, le transport des nutriments, le stockage de l’énergie


contenue dans les nutriments et les autres conséquences de leur arrivée.
Thermogénèse de réchauffement :

= dépenses liés à l’augmentation de la température corporelle quand celle-ci est trop


basse.

Il s’agit uniquement ( chez l’Homme adulte ) du frisson.

Frisson = succession de contraction musculaire inefficace sur le plan mécanique mais à


l’origine d’une production de chaleur.

L’homme est un homéotherme ( il est capable de maintenir sa température corporelle


constante ), et possède donc des mécanismes de régulation pour maintenir sa
température constante.
Dépense liée au travail musculaire :

La dépense libérée pendant le travail musculaire ne correspond pas au travail


lui-même càd :

W = Dépense d’NRJ liée au travail + dépense NRJétique de fond

Calcul du rendement ( = efficacité du travail musculaire ) :

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙
Rendement (en pourcentage) =
( 𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑑 ′ 𝑁𝑅𝐽 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 −𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑁𝑅𝑗 é𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑑 )
Donc dépense d’NRJ quotidienne =
Métabolisme basal + thermogénèse post
prandiale + thermogénèse de réchauffement +
dépense liée au travail musculaire
équivalent énergétique moyen de l’O2 20 kJ/L d’O2 4,85 kcal/L d’O2

Conversion NRJ  joules kcal = 4,18 kJ

Conversion kcal/h  puissance 1kcal / h = 1,163 W ( J/s )

Besoins énergétiques : En kJ En kcal


Homme adulte 11 300 kJ 2700 kcal
Femme adulte 8300 kJ 2000 kcal
Grossesse + 150 kcal /jour ( 1er trimestre ) et
+ 350 kcal /jour ( 2ème et 3ème trimestre )
Allaitement + 600 kcal / jour
Quotient respiratoire 𝐶𝑂2 𝑝𝑟𝑜𝑑𝑢𝑖𝑡 Quotient respi moyen = 0,83
Quotient respi =
𝑂2 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚é Quotient respi pour les glucides = 1
Quotient respi pour les lipides = 0,70
Quotient respi pour les protides = 0,85
NRJ pour 1g de : En kJ En kcal

Glucides 17 kJ / g 4 kcal / g
Protides 17 kJ / g 4 kcal / g
Lipides 38 kJ / g 9 kcal / g
Mnémotechnique :

Mon 4x4 neuf roule au GPL

( 4 kcal pour glucides, 4 kcal pour protides et 9 pour lipides )


ANC ( apports nutritionnels conseillées ) :

En protides 12 % de la ration alimentaire

En lipides 30-35 % de la ration alimentaire

En glucides 50-60 % de la ration alimentaire ¾ de sucres lents, ¼ de sucres rapides

Portions réellement nécessaires à la survie


de l’individu :

En protides 5-6 % des apports

En lipides 13 – 14 % des apports

En glucides 30– 35 % des apports

Métabolisme basal :

Chez l’homme 45 W / m²
Chez la femme 40 W / m²
Thermorégulation
1 - Intro
L’homme est un homéotherme : il est capable de maintenir sa température
( t° ) corporelle constante, malgré les variations de t° du milieu extérieur.

Il doit donc posséder des mécanismes de régulation pour maintenir sa t°


centrale constante : c’est ce qu’on appelle la thermorégulation.

De plus, le maintien de cette t° nécessite un équilibre entre la production


de chaleur ( = thermogénèse ) et la perte de chaleur ( =thermolyse ).
Causes de la production de chaleur :

Métabolisme basal ( production minimale de chaleur )

Auquel s’ajoute :

La thermogénèse post prandiale


La thermogénèse de réchauffement
L’exercice musculaire
Transport noyau  écorce : convection forcée par le sang

Le sang se réchauffe dans les organes et réchauffe la peau.

Echanges peau  milieu extérieur :

Radiation ( ou Convection Conduction Evaporation de l’eau


rayonnement )

Echange de chaleur Echange de chaleur Echange de chaleur C’est le passage de


entre 2 surfaces de t° entre 2 milieux de t° entre 2 milieu de t° l’eau de l’état liquide à
différentes. différentes, avec un différentes sans l’état gazeux qui
milieu se déplace par déplacements des absorbe de la chaleur.
rapport à l’autre. milieux.

( échanges proportionnels au débit sanguin cutannée et à la différence artério-veineuse de


t° au niveau cutannée )
2 – Réactions de thermorégulations
But : maintien de l’équilibre suivant

Production de chaleur = perte de chaleur

M=R+C+K+E

Avec M = thermogénèse

R = perte par radiation


C= perte par convection
K= perte par conduction
E = évaporation de la sueur
Régulation au chaud Régulation dans la zone de Régulation au froid
neutralité thermique

> 30 ° C 20 – 30 ° C 20 ° C >

Efficace Efficace Peu efficace


Sudation + évaporation de la Régulation via la vasomotricité : Soit on augmente la
sueur ( c’est l’évaporation qui (on va chercher à limiter la différence thermogénèse : c’est le frisson
permet réellement la thermolyse ) de t° entre la peau et le milieu musculaire
extérieur car plus cette différence est
grande plus les échanges de chaleur Soit on limite la thermolyse :
sont importants )
principalement par
Attention : sécrétion de sueur se vasoconstriction.
- Si t° extérieure augmente :
fait par le sympathique, mais les
vasodilatation cutanée (
glandes sont stimulées par
entraine apport de sang à la
l’acétylcholine !!
peau et donc la réchauffe )

- Si t° extérieure diminue :
vasoconstriction cutanée.
Questions d’exam :

C’est l’hypothalamus antérieur qui contrôle la thermorégulation au chaud.


C’est l’hypothalamus postérieur qui s’occupe de la thermorégulation au froid.

La fièvre est un dérèglement de la valeur consigne de la t° corporelle.

Les régulation comportementales sont plus efficaces que les régulations inconscientes.
Exercice :
Un individu court pendant 10 minutes. Pendant cet exercice, il effectue un travail de 82 kJ
(valeur qui ne correspond que au travail et ne compte pas le métabolisme de base).
On considère que le rendement musculaire de cette personne est de 20 %.
Quelle est la quantité d’O2 consommée ( en litres ) par cet individu pour réaliser cet exercice ?
Correction :

Qu’est ce qu’on cherche ?

Quantité d’O2 conso

Quelles valeurs sont données ?

Rendement : 20 %
Travail : 82 kJ
Temps de l’effort ( sert à rien pour résoudre l’exo )

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙
Rendement (en pourcentage) =
( 𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑑 ′ 𝑁𝑅𝐽 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 −𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑁𝑅𝑗 é𝑡𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑓𝑜𝑛𝑑 )
Ici la valeur d’NRJ correspond à l’NRJ liée uniquement au travail
musculaire, donc on a :

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙
Rendement (en pourcentage) =
( 𝑑é𝑝𝑒𝑛𝑠𝑒 𝑑 ′ 𝑁𝑅𝐽 𝑙𝑖é𝑒 𝑎𝑢 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙)

𝑇𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙
Dépense d’NRJ liée au travail =
𝑟𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡

82
Dépense d’NRJ liée au travail = 20 = 410 kJ
100
Qu’est ce qui relie NRJ et quantité d’oxygène ?

L’équivalent énergétique de l’O2 !

20 kJ / L d’O2

Après c’est juste un produit en croix :

2O kJ  1 L d’O2
410 kJ  ?

410
= 20, 5 L d’O2
20

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