Vous êtes sur la page 1sur 6

THEME N°9 : LA BONNE GOUVERNANCE

‫النجاعة الجيدة‬
Mots Clés :
Moralisation de la vie publique--Consécration des principes de Transparence-
Responsabilité et Reddition des comptes-Développement Durable-Démocratie
Participative-Deniers Publics-Gouvernance Territoriale…

‫تخليق الحياة العامة‬--‫ تكريس مبادئ الشفافية‬--‫ المسؤولية والمساءلة‬--‫ التنمية المستدامة‬--‫الديمقراطية التشاركية‬

‫األموال العامة‬--‫الحكامة الترابية‬


APPROCHE IDEES :
Cette Approche consiste à rechercher le maximum d’idées faciles à retenir, les
simplifier, et les expliciter le plus exactement possible pour une utilisation future
tout en détectant pour chaque thème les mots clés que vous allez utiliser et
souligner pour les mettre en évidence dans votre copie

 La bonne gouvernance économique est une condition essentielle pour promouvoir la croissance économique
d’un pays comme le Maroc, un chantier qui nécessite aussi bien l’implication de l’Etat et de la société civile (La
société civile regroupe l'ensemble des associations à caractère non gouvernemental et à but non lucratif), que
du secteur privé et de certains groupes d’intérêts.

 La mondialisation offre de nouvelles possibilités pour tous les pays de bénéficier de manière efficace de la
libéralisation des échanges, des investissements, des flux de capitaux et des mutations techniques, afin de
s’engager dans la dynamique d’intégration économique mondiale. Cependant, elle soumet la majorité des pays
en développement (y compris le Maroc), à des contraintes et défis principalement dus à des lacunes manifestes
au niveau de la gouvernance qui les empêchent de profiter pleinement et de façon égale de ses opportunités.

 La bonne gouvernance vise à rendre l’action publique plus efficace et proche du bien public et de l'intérêt général,
et donc plus légitime. Elle est supposée rendre les sociétés plus facilement ou harmonieusement gouvernables.
Elle suppose donc aussi un système qui ne surexploite pas ses ressources et qui soit capable de résilience (notion
de développement durable).
 La gouvernance économique se base sur des principes fondamentaux notamment la légitimité des choix du
développement économique et l’efficacité de l’action publique, qui requiert le renforcement des capacités
financières et humaines.

 La bonne gouvernance repose également, selon eux, sur des principes universels, en particulier des politiques
économiques gouvernementales transparentes, la bonne gestion des finances publiques au niveau des
collectivités territoriales, l’utilisation efficiente des ressources territoriales (humaines et matérielles)

(Explication : de façon à garantir une utilisation efficiente des ressources territoriales et répondre, par
conséquent, aux besoins accrus des citoyens.)

 La lutte contre la corruption, le népotisme (favoriser l'ascension des membres des familles de certains dirigeants
d’institutions dans la hiérarchie qu'ils dirigent) et le clientélisme (individu de position sociale modeste, se met
sous la protection du riche patron, qui lui assure une aide matérielle régulière en échange de divers services :
appui électoral, accompagnement au forum, soutien lors des procès), entre autres.

 La nouvelle constitution accorde une place de choix à la gouvernance en insistant sur la nécessité de la mise en
place des mécanismes de la bonne gouvernance, la moralisation de la vie publique, la consécration des principes
de transparence, de responsabilité et de reddition des comptes, et ce à travers la constitutionnalisation des
institutions de protection des droits et libertés, de la bonne gouvernance, du développement humain durable et
de la démocratie participative.
Nouveauté : Au volet législatif, l'accent a été mis sur la nouvelle loi relative aux marchés publics qui vise à
assurer l'efficacité des commandes publiques et la bonne utilisation des deniers publiques et fixe des
conditions claires pour une passation transparente en faveur des entreprises.

 L'adoption d'une bonne gouvernance dans la gestion publique a permis, entre autres, de renforcer la
compétitivité de l'économie nationale, d'attirer davantage d'investissements étrangers, de promouvoir
l'entreprenariat, de consolider les programmes nationaux de développement et de créer des activités
génératrices de revenus.

 Conformément à l’article 159 de la constitution, les instances en charge de la bonne gouvernance sont
indépendantes, ce qui veut dire que «leurs attributions ne peuvent être influencées et qu’elles auront plus de
chances d’accomplir leurs actions efficacement sans que leur rôle ne se limite à la consultation.

 Des exigences sont aussi réclamées par des investisseurs marocains ou étrangers qui cherchent souvent à
investir dans des régions plus sûres et moins corrompues, vu que la corruption augmente les coûts
d’investissement. L’ICPC (Instance centrale de prévention de la corruption présidé par Abdesselam Aboudrar)
a été créée suite à la ratification par le Maroc de la convention de l’ONU relative à la lutte contre la corruption,
dans le but de renforcer les principes de la bonne gouvernance et de publier ses valeurs dans l’administration
publique et le secteur privé.
 La mise en œuvre de L’ICPC est censée modifier un nombre de comportements et de mauvaises pratiques en
matière de gestion des deniers publics et de gestion administrative, afin d’améliorer la relation de celle-ci avec
les citoyens.

 En ce qui concerne la responsabilisation et la reddition de comptes en tant que pierre angulaire de la bonne
gouvernance, il convient de noter que la nouvelle Constitution a consacré la règle de corrélation entre l’exercice
des responsabilités et fonctions publiques à la reddition de comptes.

Pour la première fois, un chapitre entier a été consacré à la bonne gouvernance16, où plusieurs principes
fondamentaux ont été ainsi constitutionnalisés à savoir :
1. Les services publics sont organisés sur la base de l’égal accès des citoyennes et citoyens, de la couverture
équitable du territoire national et de la continuité des prestations.
2. Ils sont soumis aux normes de qualité, de transparence, de reddition des comptes et de responsabilité, et sont
régis par les principes et valeurs démocratiques consacrés par la Constitution.
3. Leurs agents exercent leurs fonctions selon les principes de respect de la loi, de neutralité, de transparence, de
probité, et d’intérêt général. Ils assurent le suivi des observations, propositions et doléances des citoyens.
4. Ils rendent compte de la gestion des deniers publics conformément à la législation en vigueur et sont soumis, à
cet égard, aux obligations de contrôle et d’évaluation.
5. Toute personne, élue ou désignée, exerçant une charge publique doit établir, conformément aux modalités fixées
par la loi, une déclaration écrite des biens et actifs détenus par elle, directement ou indirectement, dès la prise
de fonctions, en cours d’activité et à la cessation de celle-ci.