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RANDRIAMAHANINA FINARITRA HARIJAONA

Mémoire
Pour l'obtention de Diplôme en licence en Nutrition

-1-
REPOBLIKAN'I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana
-----------------

MINISTERE DE LA SANTE MINISTERE DE L'EDUCATION


ET DU PLANNING FAMILIAL NATIONALE ET DE LA
ET DE LA PROTECTION SOCIALE RECHERCHE SCIENTIFIQUE

INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

Année 2007

N°……….

ETAT NUTRITIONNEL ET PERFORMANCE SCOLAIRE DES


ELEVES DES ECOLES PRIMAIRES PUBLIQUES DE LA
COMMUNE DE TALATA VOLONONDRY

Présenté le Vendredi 28 Septembre 2007.


par M. RANDRIAMAHANINA Finaritra Harijaona

Président : Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin


Juges :- Professeur ANDRIANASOLO Roger
- Madame RAMINO Vololona
Encadreur : Docteur RAVAOARISOA Lantonirina

-2-
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana-Fahafahana-Fandrosoana

MINISTERE DE LA SANTE
ET DU PLANNING FAMILIAL
SECRETARIAT GENERAL
INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE ET COMMUNAUTAIRE

LISTE DES PRINCIPAUX RESPONSABLES

I – DIRECTION GENERALE
Directeur Général :
Pr RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

II – DIRECTION DE LA FORMATION ET DE LA RECHERCHE


Directeur :
Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie
Chef du Service Pédagogique et Scientifique :
Docteur RATSIMBAZAFY Marie Rolland
Chef du Service et Expertise :
Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio
Responsable du Secrétariat Permanent de l’Enseignement à Distance :
Docteur RARIVOARILALA Esther

III – DIRECTION DES AFFAIRES ADMINISTRATIVES ET FINANCIERES


Directeur :
Monsieur RASOANAIVO ANDRIANASOLO Simon
Chef du Service Administratif :
Madame RABODOHARY Ranorohelimiadana Eléonore

-3-
LICENCE EN NUTRTION Crédits

UE1 NUTRITION ET ALIMENTATION HUMAINES 10


Module 1 : Méthodologie
Module 2 : Initiation à la science de nutrition 1

Module 3 : Principes fondamentaux de la nutrition /alimentation 1


Module 4 : Aspects socioculturels et écologiques de la nutrition 2
Module 5 : Biochimie de la nutrition 2
Module 6 : Métabolisme et Physiologie de la nutrition 2
Module 7 : Besoins nutritionnels à travers le cycle de la vie 2
UE2 MALADIES DE CARENCE ET URGENCES NUTRITIONNELLES 4
EN CAS DE CATASTROPHE
Module 1 : Principaux troubles nutritionnels dans le pays en développement 2
Module 2 : Prévention et prise en charge des maladies carentielles 1
Module 3 : Urgences nutritionnelles en cas de catastrophe 1
UE3 ACTIVITES DE LABORATOIRE EN NUTRITION ET DE 4
TERRAIN
Module 1 : Analyse biologique pour le dépistage de carences en 1
micronutriments au niveau d’une population
Module 2 : Analyse physico-chimique des aliments 1
Module 3 : Hygiène alimentaire et salubrité environnementale 1
Module 4 : Législation des denrées alimentaires 1
UE4 APPROCHE COMMUNAUTAIRE 12
Module 1 : Diagnostic communautaire sur le plan alimentaire et nutritionnel 1
Module 2 : Planification des programmes communautaires de nutrition 1
Module 3 : Suivi et évaluation des programmes de nutrition 1
Module 4 : IEC en matière de nutrition 2
Module 5 : Notions de sécurité alimentaire des ménages (SAM) 1
Module 6 : Politiques nationales en matière de nutrition 1
Module 7 : Anthropologie 1
Module 8 : Recherche opérationnelle sur la situation nutritionnelle d’une 4
localité

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UE 5
ETUDES NUTRITIONNELLES QUANTITATIVES 4

Module 1 : Statistiques sanitaires et démographiques 1


Module 2 : Epidémiologie de la nutrition et statistiques 2
Module 3 : Informatique appliquée 1
UE6 PREPARATION SOUTENANCE DE MEMOIRE 16
Préparation de mémoire
Encadrement et Soutenance de mémoire

-5-
LISTE DES ENSEIGNANTS

Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin

Professeur RAKOTOMANGA Jean de Dieu Marie

Professeur ANDRIANASOLO Roger

Professeur RANDRIANARIMANANA VAHINIARISON Dieudonné

Professeur RAMAMBAZAFY RALAINIONY Jacques

Professeur RAMAKAVELO Maurice Philippe

Professeur RANAIVOHARISOA Lala

Docteur RAKOTONIRINA Simon

Docteur RALAIHARISON Raharizelina

Docteur RAKOTONIRINA El-C Julio

Docteur RANDRIAMAMPIANINA Hantaniaina

Docteur RASOARIVAO Vololomiarana

Docteur RAVAOARISOA Lantonirina

Madame RAMINO Vololona

Monsieur RAKOTOZANAKA Julien

Monsieur TARA Célestin

-6-
REMERCIEMENTS

« Du fait que tu as du prix à


m e s ye u x,
Du fait que tu es honoré et
que je t’aime »
Esaïe 43 : 4

Je tiens tout d’abord à remercier Dieu Tout Puissant, omnipotent et omniscient,


qui m’a donné la santé, le temps et le savoir sans lesquels ce travail ne serait pas
réalisé.

Je veux adresser mes sincères remerciements et reconnaissances à tous ceux


qui ont contribué, directement ou indirectement, à la réalisation de ce mémoire :

- Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin, Directeur de l’ INSPC,

- Docteur RAVAOARISOA Lantonirina, Encadreur,

- Monsieur Le Chef de la Circonscription Scolaire d’Antananarivo Avaradrano,

- Monsieur Le Maire de la Commune de Talata Volonondry

- Tous les Directeurs et Instituteurs des EPP des lieux enquêtés.

- Tous les membres de ma famille et tous mes amis qui m’ont soutenu, conseillé et ont
prié pour moi, et qui seront toujours là pour moi.

Je ne pourrais pas faire autant pour vous, Dieu Tout Puissant vous
récompensera pour tout ce que vous avez fait pour moi.

-7-
DEDICACE

A ma famille et à mes amis pour


leurs aides et leurs soutien.s

-8-
SOMMAIRE
Liste des sigles et abréviations
Liste des illustrations : tableaux
Introduction 01
I Généralités 02
II Matériels et méthodes 04
II.1 Cadre de l’étude 04
II.1.1 Situation géographique 04
II.1.2 Situation démographique 04
II.1.3 Situation économique 04
II.1.4 Situation scolaire et sanitaire 05
II.2 Type d’etude 05
II.3 Periode d’etude 05
II.4 Durée d’étude 06
II.5 Population d’étude 06
II.6 Mode d’échantillonnage 06
II.7 Taille d’échantillon 06
II.8 Mode de collecte des données 07
II.9 Traitement et analyse des données 07
II.10 Variables étudiés 08
1-Information générale sur les élèves 08
2-Etat nutritionnel 08
3-Information des mères et des ménages 09
4-Habitudes alimentaires 10
5-Scolarisation 10
II.11 Limites d’études 10
II.12 Considérations éthiques 11
III Résultats 12
1 Présentation de l’échantillon 12
a- Caractéristiques de l’enfant 12
b- Caractéristiques des mères et des ménages 13
2 Etat nutritionnel 14
3 Habitude alimentaire 18
4 Performance scolaire des élèves 19

-9-
a- Réussite 19
b- Absence 20
IV Commentaires et discussion 22
IV.1 L’état nutritionnel des élèves 22
1- IMC 22
2- Age 22
3- Classe 22
4- Genre 23
5- L’IMC et la taille de ménage, le nombre de frère
et sœur, le rang dans la fratrie 23
6- L’IMC et niveau d’instruction des mères 23
7- L’IMC et le secteur de travail des mères 23
IV.2 Habitudes alimentaires 24
1- L’IMC et l’habitude alimentaire des élèves 24
IV.3 Performance scolaire 25
1- L’IMC et l’absence 25
2- L’IMC et la réussite 26
V Suggestion 26
- Pour le secteur scolaire 26
- Pour le secteur agricole 26
- Pour le secteur sanitaire 27
- Pour la communauté 27
- Pour les parents 28
VI Conclusion 29
Bibliographie 31
Annexes
Résumé

- 10 -
LISTES DES SIGLES ET ABREVIATIONS
CE : Cours Elémentaire
CEPE : Certificat d’Etudes Primaires Elémentaires
CM1 : Cours Moyen 1ére année
CM2 : Cours Moyen 2 éme année
CP1 : Cours Préparatoire niveau 1
CP2 : Cours Préparatoire niveau 2
CSBII : Centre de Santé de Base niveau II
EPP : Ecole Primaire Publique
F: Féminin
FKT : Fokontany
Groupe I : aliments énergétiques
Groupe II : aliment constructeur
Groupe III : aliment protecteur
IC : Intervalle de Confiance
IMC : Indice de Masse Corporelle
M: Masculin
OR : Odds-Ratio

- 11 -
LISTES DES TABLEAUX
Pages
Tableau 1 : Liste des élèves choisis et effectifs des élèves 07
Tableau 2 : Liste des variables 08
Tableau 3 : Distribution des élèves selon leurs caractéristiques 12
Tableau 4 : Distribution des ménages et mères selon leur caractéristique 13
Tableau 5 : Répartition des élèves selon l’IMC 14
Tableau 6 : Répartition des élèves selon l’IMC et le genre 14
Tableau 7 : Répartition des élèves selon l’IMC et la classe 15
Tableau 8 : Répartition des élèves selon l’IMC et l’âge 15
Tableau 9 : Répartition des élèves selon l’IMC et le rang dans la fratrie 16
Tableau 10 : Répartition des élèves selon l’IMC et le nombre de frère et soeur 16
Tableau 11 : Répartition des élèves selon l’IMC et la taille de ménage 16
Tableau 12 : Répartition des élèves selon l’IMC et
le niveau d’instruction de la mère 17
Tableau 13 : Répartition des élèves selon l’IMC et
le secteur de travail de la mère 17
Tableau 14 : Répartition des élèves selon l’IMC et la situation matrimoniale de la mère
18
Tableau 15 : Répartition des élèves selon l’IMC et l’habitude alimentaire 18
Tableau 16 : Répartition des élèves selon la performance scolaire et le genre 19
Tableau 17 : Répartition des élèves selon la performance scolaire et la classe 19
Tableau 18 : Répartition des élèves selon la performance scolaire et l’IMC 20
Tableau 19 : Répartition des élèves selon le genre et
la moyenne de jours d’absence 20
Tableau 20 : Répartition des élèves selon la moyenne de jours d’absence et la classe
20
Tableau 21 : Proportion des élèves selon la performance scolaire et la moyenne
d’absence 21

- 12 -
INTRODUCTION

- 13 -
INTRODUCTION

Jusqu’aujourd’hui, on n’a accordé que peu d’attention aux problèmes de


nutrition de la population d’âge scolaire. En principe ces problèmes sont perçus de
manière distincte qu’il s’agit du secteur de la santé et que de celui de l’éducation.
Ainsi, le secteur de la santé s’est principalement préoccupé de la santé des
femmes enceintes et d’enfants de 0 à 5 ans, estimant que les enfants plus âgés ont
passé le cap critique de mortalité infantile et qu’ils sont en meilleure santé et mieux
nourri que les enfants en bas âge. En outre, à une certaine époque, on a considéré que
la malnutrition chez les enfants d’âge préscolaire altérait de manière permanente leur
capacité d’apprendre, or il est exact que certains troubles, par exemple, la malnutrition
protéino-énergétique peut entraîner un échec scolaire (1).
Dans le monde, on a constaté que le taux de scolarisation a augmenté pendant
les années 90 dans toutes les régions et avec une moyenne de 81% d’enfants
scolarisés en 2002, mais le taux varie énormément selon la région du monde (2). Dans
les pays pauvres, et surtout dans ceux dont la population augmente rapidement, la faim
et la malnutrition posent souvent des problèmes critiques. On estime que deux milliards
d’êtres souffrent de malnutrition et de carences alimentaires et plus de 840 millions de
gens dont une proportion plus grande des femmes et de filles est chroniquement sous
alimentées. Chaque année, 18 millions de personnes, surtout des enfants, meurent de
faim, la malnutrition et des causes connexes (3). En Afrique subsaharienne, en 1998,
60% des enfants de 6 à 14 ans sont scolarisés, mais le taux d’achèvement est de 40%.
Par contre, il y a une baisse du taux des élèves de la première année jusqu’à la
cinquième (4).
A Madagascar, en 2005, le taux de scolarisation est de 75% sur la population
scolaire de 6 à 14 ans, le taux de redoublement est de 20%, le taux d’achèvement est
de 57%(5). Ainsi, 7,1% d’enfants sortent du système scolaire au cours de leur
fréquentation du cycle primaire. Ces résultats sont nettement plus défavorables pour le
milieu rural avec un taux d’abandon de 7,7 % contre 4,9 % milieu urbain (6). L’un des
grands facteurs qui influe ces rendements scolaires est la malnutrition ceci explique
l’existence d’un lien entre l’éducation, la nutrition et la santé. On peut en déduire un gain
potentiel important d’efficacité de l’éducation grâce à une amélioration de la nutrition et
de la santé des enfants scolaires de 6 à 14 ans (7). Si nous n’agissons pas vite, on a
constaté une baisse importante du rendement scolaire, une augmentation du taux de

- 14 -
non alphabétisation, un problème concernant les droits des enfants, tous ceci accentue
la pauvreté. D’où l’intérêt de cette étude concernant l’état nutritionnel des élèves ainsi
que leur performance scolaire.

Hypothèses

Les enfants en mauvais état nutritionnel connaissent une baisse de la performance


scolaire.

Les objectifs spécifiques

Cette étude a comme objectifs de :


• Evaluer l’état nutritionnel des élèves;
• Identifier l’habitude alimentaire et les facteurs socio-économiques des élèves;
• Déterminer la performance scolaire des élèves;
• Analyser la relation entre la performance scolaire et l’état nutritionnel des élèves;
• Proposer des suggestions relatives aux résultats de cette étude.

- 15 -
GENERALITES

- 16 -
I. GENERALITES
Certes un enfant malnutri n’est pas forcement affamé dans le sens strict du
terme. Mais la faim prend des formes plus pernicieuses, moins visibles et plus
silencieuses : ce sont les carences nutritionnelles de toute sorte. Les conséquences sur
l’éducation de l’enfant sont lourdes, très lourdes.
Il faut savoir que la malnutrition à des conséquences néfastes sur le
développement intellectuel des enfants. plusieurs études attestent, par exemple, que les
bébés nés des mères carencées en iode présentent un retard mental permanent à des
divers degrés, allant du crétinisme à des déficits intellectuels légers. En effet, l’iode est
aussi essentiel au développement du cerveau dès la conception de l’enfant. D’ailleurs,
chez la population où la carence en iode est endémique, le quotient intellectuel est
réduit de 13,5 points. En tout cas, la carence en iode limite ainsi le développement
cognitif des enfants de façon irréversible (8).
Prenons aussi l’exemple frappant de l’anémie par carence en fer. Il est dit que
cette anémie limite elle aussi le développement intellectuel et la capacité
d’apprentissage des enfants. Pire, ses effets sur le développement cognitif serait
particulièrement graves chez les enfants en bas âge. Et pourtant, 68% des enfants
d’âge préscolaire sont anémiques (9). Avec une telle situation, il ne faut plus s’étonner
des faibles rendements scolaires qui sévissent dans notre pays.
La faim : c’est une situation dans laquelle un être humain manque des
nutriments (protéines, énergies, vitamines et minéraux) nécessaires pour pouvoir mener
une vie pleinement productive, active et saine. La faim peut être un phénomène
éphémère ou un problème chronique à plus long terme. Elle présente plusieurs degrés
de sévérité, allant de la faim modérée à un état clinique. Elle peut résulter du fait qu’une
personne ne consomme pas assez de nutriments ou que son organisme n’est pas
capable de les absorber (10). Par cette définition la faim peut entraîner un retard
irréversible du développement mental, un plus faible quotient intellectuel (QI) et une
réduction de la capacité d’apprendre. Elle empêche les enfants d’aller à l’école, écarte
les enfants de l’école, et lorsqu’ils vont en classe, elle limite leurs capacités de se
concentrer.

- 17 -
MATERIELS ET
METHODES

- 18 -
II. MATERIELS ET METHODES
II.1 Cadre de l’étude
L’étude s’est déroulée dans la Commune de Talata Volonondry, District
d’Avaradrano dans la Région d’Analamanga. C’est le lieu où on a trouvé pour la
première fois, la laine pour soigner le roi, d’où le nom de Talata Volon’ondry. (11).

II.1.1 Situation géographique


Située à 27 Km de la Capitale vers la route d’Anjozorobe, la Commune de
Talata Volonondry a une superficie de 110 km², elle est délimitée :

• à l’Ouest par la Commune rurale d’Ambohimanga Rova ;


• au Nord ouest par la Commune Rurale d’Avaratsena Sahalemaka ;
• au Nord Est par la Commune Rurale d’Ambohitrolomahintsy ;
• à l’Est par la Commune Rurale d’Ampaneva ;
• au Sud Est par la Commune Rurale de Vilihazo ;
• au Sud par la Commune Rurale de Manandriana.

Les reliefs d’Ambohitrabiby, Langaina, Ambohitrandriananahary, Saripapango,


Ambatomalaza, Ambohidaloina, Ambolobe, Ambatosola représentent les 12 à 14% de la
superficie de la Commune. Deux fleuves inondent cette commune à savoir : Imamba et
Andriankely.

II.1.2 Situation démographique

Le nombre d’habitants est de 18262 en 2003, lesquels sont répartis dans 28


Fokontany (FKT).

II.1.3 Situation économique

Plus de la moitié de la population sont représentée par des paysans ; les autres
habitants sont des artisans, des commerçants, des fonctionnaires, des salariés privés et
des transporteurs.

- 19 -
Pour l’agriculture, la superficie cultivable est de 1886 ha et les 3/4 de cette
surface sont cultivées. Pour la riziculture, la superficie irrigable est de 720 ha et 665,5
ha sont irrigués. Les produits les plus cultivés sont : le riz, le manioc, le patate douce,
les tomates et les pêches.
L’élevage le plus pratiqué est l’élevage de bovins, porcins et ovins. Comme
activités artisanales, il s’agit de la sériciculture, la filature, la confection. La Commune a
un grand marché hebdomadaire qui se déroule tous les mardis.

II.1.4 Situation scolaire et sanitaire

• Etablissement scolaire :
La Commune de Talata Volonondry possède 31 Ecoles Primaires
Publiques (EPP) dont la population d’âge scolaire de 6 à 14 ans se chiffrant
à 2831 en 2006.

• Infrastructure sanitaire :
La Commune possède 02 Centre de Santé de Base Niveau II (CSB II), 02
médecins et 11 paramédicaux.

Concernant l’approvisionnement en eau de la population, 12/28 FKT utilisent


les bornes fontaines publiques et d’autres utilisent les puits, les sources, les fleuves ou
les rivières et les lacs ou les étangs.

II.2 Types d’étude

C’est une étude descriptive, rétrospective et transversale portant sur la nutrition


et la scolarisation des élèves.

II.3 Période d’étude

o Les informations sur la scolarisation des élèves concernent l’année


académique 2006/2007.
o L’enquête s’est déroulée du mois d’avril au mois de juin 2007.

- 20 -
II.4 Durée d’étude

Elle a duré 8 mois, du mois de février 2007 au septembre 2007.

II.5 Population d’étude

La population d’étude est constituée par tous les élèves des EPP existantes
dans la Commune.
• Critères d’inclusion :
Sont inclus dans l’étude, tous les élèves de 6 à 14 ans de la classe de
CP1 à CM2 et qui peuvent répondre clairement aux questions.
• Critères d’exclusion :
Sont exclus de l’étude, tous les élèves qui n’appartiennent pas à la
tranche d’âge de 6 à 14 ans, les préscolaires et ceux qui ne peuvent
pas répondre clairement aux questions.

II.6 Mode d’échantillonnage

Un choix raisonné d’inclure 40% de la totalité des EPP existantes dans la


Commune a été adopté, soit 12 EPP. Ensuite, pour chaque EPP, 20% des élèves sont
recrutés.
Le choix des EPP et des élèves à inclure dans l’étude a été effectué de façon aléatoire.
• Pour l’EPP : tirage aléatoire simple avec la liste des EPP de la commune
comme base de sondage.
• Pour les élèves : tirage aléatoire systématique avec la liste des élèves de
l’école comme base de sondage.

II.7 Taille de l’échantillon

Selon le mode d’échantillonnage adopté : 173 élèves sont inclus dans l’étude.
Le tableau suivant présente les noms des écoles choisis avec le nombre des
élèves recrutés par école.

- 21 -
Tableau 1 : liste des élèves choisis et effectifs des élèves
N° EPP Effectifs des élèves
1 AMBOHIDRABIBY 14
2 AMBATONDRALAMBO 19
3 AMBODIFAHITRA 7
4 AMBATOMAHAMANINA 9
5 AMBOHITRANTENAINA 9
6 AMPAHIDRALAMBO 14
7 AMPANATAOVANA 13
8 ANTANAMBAO 20
9 FONOHASINA 10
10 KELIFARITRA 14
11 MORARANO IDILANA 20
12 TSARAHONENANA 24
TOTAL 173

II.8 Mode de collecte des données

Les données sont récoltées à l’aide d’un questionnaire introduit auprès des
élèves.
1- les informations concernant la nutrition sont obtenues à l’aide d’un
questionnaire introduit auprès des élèves.
2- Les données anthropométriques sont rapportées dans la fiche
d’enquête :
• Pour le poids : le matériel utilisé est la balance pèse personne ;
• Pour la taille : la taille est mesurée à l’aide d’une toise murale.

II.9 Traitement et analyse des données :

Les données collectées sont traitées et analysées à l’aide de logiciel EPI-INFO


2000 et EXCEL. Sont utilisés comme mesure, la proportion, la moyenne et l’écart type.
L’association entre deux variables est mesurée par le calcul de l’Odds Ratio (OR) avec
son intervalle de confiance à 95%. Le seuil de signification est fixé à 0,05.

- 22 -
II.10 Les variables étudiées
Tableau 2 : Liste des variables
VARIABLES ECHELLE DEFINITIONS
1- Informations générales
sur les élèves :
• Age [6-9]
[10-12]
[13-14]

• Genre Masculin
Féminin

• Classe CP1
CP2
CE
CM1
CM2

• Rang dans la fratrie [1-5]


[6-9]
[10-11]
• Nombre de frères et [0-5]
soeurs [6-10]

2- Etat nutritionnel :
• Poids (en kg)
• Taille (en cm)
• Indice de masse IMC<moyenne - l’IMC qui est inférieur à la
corporelle (IMC) moyenne de tout les IMC des
élèves.

IMC>moyenne - l’IMC qui est supérieur à la


moyenne de tout les IMC des
élèves.

IM IMC = poids (en kg) / taille2 (en


cm)
-La moyenne a été utilisée
comme valeur de référence afin
de pouvoir comparer les états
nutritionnels des élèves sur eux
même.

- 23 -
3- Information des mères
et les ménages
• Taille de ménage [2-6] - les nombres de personnes qui
[7-10] vivent dans le même toit.
[11-14]

• Niveau d’instruction Ni lire ni écrire - les mères qui ne savent pas lire
ni écrire.

Primaire - lés mères qui ont terminé au


moins la classe de CP1.

Secondaire et - les mères qui ont passé au moins


supérieur la classe de 6éme.

• Profession Secteur primaire - l’ensemble des activités


économiques productrices des
matières primaires.

Secteur - l’ensemble des activités


secondaire
économiques correspondant à la
transformation des matières
premières.

Secteur tertiaire - les employés dans les


commerces, les services.

• Statut matrimonial Vie en couple - les mères qui vivent avec un


homme (légitime ou non)

Vie seule -l’ensemble des mères qui vivent


seule (veuve, divorcée).

- 24 -
4- Habitude alimentaire
• Groupe d’aliments Groupe I - aliment énergétique.
Groupe II - aliment constructeur.
Groupe III - aliment protecteur.

5- Scolarisation
• Résultats Réussite - les enfants qui obtiennent les
notes supérieures à 10/20 ; pour
les CM2 les élèves qui réussissent
à l’examen du CEPE;

Redoublant - les enfants qui n’obtiennent pas


les notes supérieures à 10/20 ;
pour les CM2 les élèves qui ne
réussissent pas à l’examen du
CEPE;
• Absence (en jour
pendant l’année
scolaire)

II.11 Limites d’études

1. Les résultats de cette étude sont valables pour la commune de Talata


Volonondry seulement.
2. Les informations sur les habitudes alimentaires des élèves ne tiennent pas
compte des variations saisonnières des disponibilités des aliments (période de récolte et
période de soudure).
3. Cette étude ne tient pas compte de la qualité de l’enseignement qui joue un
rôle capital dans la réussite des élèves.

- 25 -
II.12 Considération éthique

o Les objectifs de l’étude ont été bien expliqués aux instituteurs et aux élèves ;
o L’accord des instituteurs a été demandé ;
o Les élèves ont participé volontairement à l’étude ;
o Des mesures ont été prises pour assurer la confidentialité et le secret
professionnel.

- 26 -
RESULTATS

- 27 -
III - RESULTATS
1. Présentation de l’échantillon
Au total, 173 élèves sont inclus dans cette étude.

a- Caractéristiques de l’enfant

Tableau 3 : Distribution des élèves selon leurs caractéristiques.


Caractéristiques n %
- Age :
[6-9] 100 57,8
[10-12] 54 31,2
[13-14] 19 11,0
- Classe :
CP1 32 18,5
CP2 40 23,1
CE 44 25,4
CM1 19 16,8
CM2 28 16,2
- Genre :
M 86 49,7
F 87 50,3
- Rang dans la fratrie :
[1-5] 151 87,2
[6-9] 9 5,2
[10-11] 3 1,7
- Nombre de frère et sœur :
[0-5] 160 92,4
[5-10] 13 7,6

- Presque la moitié des élèves est âgée de 6 à 9 ans


- La proportion des élèves dans la classe est presque semblable
- Parmi les élèves enquêtés, le nombre des garçons et les filles est presque
identique (87/86) avec un sexe ratio de 0,98.
- Plus des 3/4 des élèves sont classés dans le rang de fratrie [1-5]
- Quasiment la totalité des élèves ont au plus 5 frères et sœurs

- 28 -
a- Caractéristiques des mères et des ménages

Tableau 4 : Distribution des mères et des ménages selon leur caractéristique


Caractéristiques n %
-taille de ménage :
[2-6] 103 59,5
[7-10] 65 37,6
[11-14] 5 2,9

-Etat matrimonial de la mère :


vie en couple 160 95,8
vie seule 7 4,2

-Niveau d’instruction :
ni lire ni écrire 3 1,8
primaire 108 64,7
secondaire et supérieur 56 33,5

-Secteur d’activité :
primaire 154 92,2
tertiaire 13 7,8

NB : le secteur d’activité secondaire n’existe pas

- Plus de la moitié des élèves sont issus d’une famille de 2 à 6 personnes.


- Presque la totalité des mères vivent en couple
- 2/3 des mères ont un niveau d’instruction primaire
- Environ la totalité des mères travaillent dans le secteur primaire

- 29 -
2- L’état nutritionnel des élèves

L ‘IMC moyen (±ET) des élèves est de 14,3(±1,4).


La présentation suivante des résultats se fait sur base de la moyenne de l’IMC.

Tableau 5 : Répartition des élèves selon l’IMC


IMC Effectif Pourcentage
IMC<moyenne 87 50,3%
IMC>moyenne 86 49,7%
TOTAL 173 100%

La fréquence des élèves ayant un IMC inférieur et supérieur à la moyenne est


presque identique.

Tableau 6: Répartition des élèves selon l’IMC et le genre


IMC IMC<M IMC>M
Genre TOTAL
n % n %
F 45 51,7 42 48,3 87
G 42 48,8 44 51,2 86
TOTAL 87 50,3 86 49,7 173

Ce tableau montre que la proportion des filles ayant un IMC inférieur à la moyenne
est un peu élevée que la proportion des garçons (OR=1,2). Cette différence de
proportion est statistiquement significative à 95%. IC à 95% OR (0,61-2,03).

- 30 -
Tableau 7: Répartition des élèves selon l’IMC et la classe
IMC IMC<M IMC>M
TOTAL
Classe n % n %
CP1 16 50,0 16 50,0 32
CP2 28 70,0 12 30,0 40
CE 20 45,5 24 54,5 44
CM1 15 51,7 14 48,3 19
CM2 8 28,6 20 71,4 26
TOTAL 87 50,3 86 49,7 173

C’est la classe CP2 qui contient le plus des enfants ayant un IMC inférieur à la
moyenne. Il y a une association significative entre la classe et l’état nutritionnel des
élèves (p=0,01).

Tableau 8: Répartition des élèves selon l’IMC et l’âge

IMC IMC<M IMC>M


TOTAL
Age
n % n %
6-9 55 55,0 45 45,0 100
10-12 27 50,0 27 50,0 54
13-14 5 26,3 14 73,3 19
TOTAL 87 100% 86 100% 173

Presque la moitié des élèves entre 6 à 12 ans et le 1/4 des élèves de 13 à 14


ans ont un IMC inférieur à la moyenne. On observe pas une association significative
entre l’âge et l’état nutritionnel (p=0,15).

- 31 -
Tableau 9: Répartition des élèves selon l’IMC et le rang dans la fratrie
IMC IMC<M IMC>M
TOTAL
Rang n % n %
1-5 81 56,5 70 43,4 161
6-9 5 55,6 4 44,4 44
10-11 1 50,0 1 50,0 19
TOTAL 87 50,3 86 49,7 173

Ce tableau montre que les proportions des élèves ayant un IMC inférieur à la
moyenne sont presque identiques dans chaque classe de rang dans la fratrie.

Tableau 10: Répartition des élèves selon l’IMC et le nombre de frère et soeur
IMC IMC<M IMC>M
TOTAL
Fratrie n % n %
0-5 80 50,0 80 50,0 160
6-10 7 53,8 6 46,2 13
TOTAL 87 50,3 86 49,7 173

Les données de ce tableau présentent qu’il n’y a pas une grande différence sur
la distribution des IMC selon le nombre de fratrie des élèves.

Tableau 11: Répartition des élèves selon l’IMC et la taille de ménage


IMC IMC<M IMC>M
Taille TOTAL
ménage n % n %

2-6 49 47,5 54 52,4 103


7-10 35 53,8 30 46,2 65
11-14 3 60,0 2 40,0 5
TOTAL 87 50,3 86 49,7 173

La proportion des élèves ayant un IMC inférieur à la moyenne augmente en


fonction de la taille de ménage. Ce sont les enfants ayant une taille de ménage entre 11
à 14 qui ont une proportion plus élevée en IMC inférieur.

- 32 -
Tableau 12: Répartition des élèves selon l’IMC et le niveau d’instruction de la mère
IMC IMC<M IMC>M
NIVEAU TOTAL
D’INSTRUCTION n % n %
Ni lire ni écrire 3 100,0 0 0,0 3
Primaire 55 50,9 53 49,1 308
Secondaire 27 48,2 29 51,8 56
et supérieure
TOTAL 85 50,3 82 49,7 167

La proportion des élèves ayant un IMC inférieur à la moyenne diminue en


fonction de l’augmentation du niveau d’instruction de la mère : 100% pour les illettrés,
50,9% pour le primaire et 48,2% pour les mères secondaire et supérieur.

Tableau 13: Répartition des élèves selon l’IMC et le secteur de travail de la mère
IMC IMC<M IMC>M
SECTEUR TOTAL
D’ACTIVITE
n % n %
Primaire 78 50,6 76 49,4 154
Tertiaire 7 53,8 6 46,2 13
TOTAL 85 50,8 82 49,2 167

NB : les mères travaillant dans le secteur secondaire n’existent pas.


Pour le secteur primaire presque la moitié des élèves et un peu plus de la
moitié pour le secteur secondaire ont un IMC inférieur à la moyenne. Il n’existe pas une
association significative entre le secteur d’activité de la mère et l’état nutritionnel des
élèves (p=0,8).

- 33 -
Tableau 14: Répartition des élèves selon l’IMC et la situation matrimoniale de la mère.
IMC IMC<M IMC>M
SITUATION TOTAL
MATRIMONIALE n % n %

Vivant en couple 82 51,2 78 48,8 160


Vivant seule 3 42,9 4 57,1 7
TOTAL 85 50,8 82 49,2 167

La fréquence des enfants ayant un IMC inférieur à la moyenne des mères vivant
en couple est supérieure à la fréquence des élèves ayant un IMC supérieur à la
moyenne (OR=1,4).

3- Habitudes alimentaires

La consommation des 3 groupes d’aliments sont comme suit :


45,1% des élèves consomment les variétés des 3 groupes d’aliments ensemble, 39,9%
les aliments de groupe I et II, 12,7% les aliments de groupe I et III et 4% les groupes I
uniquement.

Tableau 15: Répartition des élèves selon l’IMC et l’habitude alimentaire

IMC IMC<M IMC>M


TYPE TOTAL
D’ALIMENT
n % n %

I 3 75,0 1 25,0 4
I-II 13 59,1 9 40,9 22
I-III 39 56,5 30 43,5 69
I-II-III 34 43,6 44 56,4 78
TOTAL 85 50,3 86 49,7 173

NB : La consommation des groupes d’aliments II, III, II-III n’existe pas.


Ce tableau montre que la consommation des différents groupes d’aliments
ensembles diminue la fréquence des élèves ayant de l’ IMC inférieur à la moyenne.

- 34 -
Performance scolaire des élèves
a- La réussite

La fréquence de la réussite est de 63,6% et le redoublement de 36,4%.

Tableau 16: Répartition des élèves selon la performance scolaire et le genre


RESULTAT
REUSSITE REDOUBLANT
TOTAL
GENRE n % n %
F 53 60,9 34 39,1 87
G 57 66,3 29 33,7 86
TOTAL 110 36,4 63 63,6 173

Ce tableau montre que la proportion des filles qui ont redoublé la classe
est un peut plus élevée que celle des garçons (OR=1,26). Cette différence de proportion
est statistiquement non significative (IC à 95% = 0,6 - 2,3).

Tableau 17: Répartition des élèves selon la performance scolaire et la classe

RESULTAT REUSSITE REDOUBLANT


TOTAL
CLASSE n % n %
CP1 20 62,5 12 37,5 32
CP2 24 60 16 40 40
CE 30 68,2 14 31,8 44
CM1 15 51,7 14 48,3 29
CM2 21 75 7 25 28
TOTAL 110 63,5 63 36,5 173

Ce tableau montre que dans chaque classe, presque le 1/3 des élèves n’a
pas réussi sauf dans le CM2 où un élève sur quatre a redoublé. Il n’existe pas une
association significative entre les performances scolaires et la classe des élèves
(p=0,4).

- 35 -
Tableau 18: Répartition des élèves selon la performance scolaire et l’IMC
IMC IMC<M IMC>M
TOTAL
Résultat
n % n %
REDOUBLANT 34 54% 29 46% 63
REUSSI 53 48,2% 57 51,8% 110
TOTAL 87 50,3 86 49,7 173

Les enfants qui redoublent fréquemment sont les élèves qui ont un IMC
inférieur à la moyenne (OR=1,2). Cette différence de proportion est statistiquement non
significative (IC à 95% = 0,6-2,3).

b- l’absence

L’absence des élèves varie de 0 à 34 jours, la moyenne pendant l’année


académique 2006-2007 est de 4,7 jours.

Tableau 19 : Répartition des élèves selon le genre et la moyenne de jours d’absence

GENRE M F Total

Moyenne de
4,7 4 ,7 4,7
jour d’absence

Il n’y a pas de différence entre le nombre moyen de jour d’absence des


filles et des garçons.

Tableau 20: Répartition des élèves selon la moyenne de jours d’absence et l’IMC

IMC IMC<moyenne IMC>moyenne Total

Moyenne de
4,5 3,5 4,7
jour d’absence

Les élèves ayant un IMC inférieur à la moyenne s’absentent


fréquemment avec une moyenne de 4,5 jours que ceux ayant un IMC supérieur à la
moyenne.

- 36 -
Tableau 21: Proportion des élèves selon la performance scolaire et la moyenne de jour
d’absence.

RESULTAT Redoublant Réussi Total

Moyenne de jour
6,6 3,6 4,7
d’absence

Les élèves ayant une réussite scolaire ont une moyenne de jour
d’absence largement inférieur à celle des ceux qui ont redoublé la classe (3,6 jours
contre 6,6 jours) soit 3 jours de différence.

- 37 -
COMMENTAIRES
ET
DISCUSSIONS

- 38 -
IV COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS

IV.1 L’ETAT NUTRITIONNEL DES ELEVES :


1. IMC.
En nutrition, l’IMC est utilisé surtout pour savoir l’état de corpulence des
enfants. Ainsi elle permet d’identifier les enfants de poids élevés (obèse), de poids
normal ou de poids insuffisant (maigre).
Dans cette étude, l’objectif c’est de pouvoir comparer les caractéristiques des
élèves et les résultats scolaires en faisant une comparaison entre eux même selon leur
situation nutritionnelle.

2 .Age.
Le mauvais état nutritionnel affecte surtout les élèves âgés de 6 à 12 ans, car la
malnutrition commence très tôt dans leur vie. Cela est dû à l’insuffisance d’aliment en
matière de nutriment et de micronutriment pour développer la capacité physique et
intellectuelle. Après 6 ans jusqu'à la puberté, la croissance de l’enfant est moins rapide,
cette période plus stable sur le plan physiologique est favorable à l’apprentissage
scolaire, cela suppose cependant des conditions favorables et notamment une
alimentation équilibrée (13).

3 .Classe.
Le mauvais état nutritionnel affecte les élèves en classe de CP2. Les enfants
de la classe de CP1, peuvent bénéficier plus de soins et d’attention de la part de leur
mère. Par contre, quand les enfants se trouvent en classe supérieure, les mères ne
pourraient plus se soucier de leur alimentation et de leur éducation.

4 .Genre.
Les filles sont le plus concernées par le mauvais état nutritionnel que les
garçons. Parmi les 840 millions de gens qui souffrent de la malnutrition dans le monde,
une proportion plus grande de femmes et de filles est observée (14).
D'après le mode de vie des Malagasy, les petites filles travaillent dur dans le
ménage, même s’il existe des lois contre l’utilisation des enfants sur le travail. A cause
de ce dur travail, elles sont vulnérables à la fatigue et à des maladies. De même, la
société Malagasy accorde plus de valeur aux garçons et ils pourraient bénéficier d’un
meilleur traitement que les filles.

- 39 -
5 .Taille de ménage, nombre des frère et sœur et rang dans la fratrie.
En général les pays en voie de développement sont pauvres. La pauvreté est
liée à une croissance démographique élevée. Dans cette étude il est à signaler que les
ménages qui possèdent beaucoup d’enfants et ayant de taille de ménage nombreuse
sont les plus concernés du mauvais état nutritionnel. Cela est dû à l’insuffisance de part
d’aliment de chacun grâce au nombre élevé des personnes vivant dans ce ménage. On
peut dire qu’une partie du ménage n’obtient pas la ration alimentaire journalière
suffisante. De plus, souvent, dans une famille, la grande personne reçoit en premier le
repas surtout le chef de famille et les enfants se contentent du reste des adultes.

6 .Niveau d’instruction des mères.


S’agissant du niveau d’instruction des mères et de l’IMC, il est bon à dire que
les enfants ayant des mères illettrées se trouvent dans un mauvais état nutritionnel par
rapport aux enfants ayant des mères de niveau d’instruction élevé. Les mères illettrées
ont des difficultés à recevoir l’instruction concernant la malnutrition par contre, les mères
possédant de niveau d’instruction élevé ont la possibilité d’éduquer leur enfant,
d’améliorer la vie de leur ménage. Beaucoup d’études ont montré l’effet bénéfique d’un
niveau d’instruction élevé des mères sur la santé et la nutrition des enfants.

7 .Secteur de travail.
Presque la moitié des élèves se trouvant dans un mauvais état nutritionnel a
des mères travaillant dans le secteur primaire. Dans la commune de Talata Volonondry,
on a constaté que la moitie de la population sont des agriculteurs. La culture tient
beaucoup de place dans la vie paysanne. Leurs enfants sont souvent délaissés car la
culture accapare la journée des paysans.

- 40 -
IV.2 HABITUDE ALIMENTAIRE
1. Habitudes alimentaires.
Pour avoir un bon état nutritionnel, la consommation des 3 groupes d’aliments
est nécessaire. Les dispositions contenues dans la charte humanitaire prévoient que
toute personne à droit quotidiennement à une quantité suffisante de nourriture (15).
Dans la commune de Talata Volonondry, la consommation des 3 groupes d’aliments est
faible. Presque la moitie des élèves qui ne consomment pas les 3 groupes d’aliments a
un mauvais état nutritionnel. Ceci pourrait être due à la méconnaissance des parents
sur la nutrition. Même si les programmes d’éducation ont sensibilisé la population sur
l’importance des régimes alimentaires saines et de la consommation d’aliments nutritifs,
les gens continuent de leur plein gré à consommer des denrées sans grande valeur
nutritive parce qu’elles coûtent moins cher et qu’elles se trouvent sur le marché ou
qu'elles cultivent en grande quantité (c’est à dire qu’ils font le choix rationnel sur le plan
économique mais préjudiciable sur le plan nutritionnel de consommer certains aliments)
(16).
L ‘un des facteurs qui diminuent la consommation des 3 groupes d’aliment est
la pauvreté. La qualité et la quantité de nourriture sont en fonction de pouvoir d’achat
des ménages y compris la production des nourritures et du prix de denrées (17), alors
que la plupart des paysans sont pauvres. On voit donc que la « mauvaise alimentation »
est un phénomène qui ne relève pas seulement de la santé ou de l’éducation sanitaire :
c’est aussi un problème économique.
Pour acheter de quoi à manger il faut un marché. Dans la commune de Talata
Volonondry, le marché est hebdomadaire ce qui signifie que la population n’achète pas
des aliments tous les jours, elles consommeront des aliments déjà acquis et déjà
conservés jusqu’au prochain marché, on remarque que le marché est éloigné par
rapport a l’habitation de plusieurs ménages.
La faible consommation des 3 groupes d’aliments dans la commune de Talata
Volonondry pourrait être due à la routine alimentaire, c’est à dire que les ménages
consomment toujours la même variété d’aliments. Elle est due aussi à la pratique de la
monoculture c’est-à-dire une seule culture pendant toute l’année et aussi à la croyance
alimentaire.

- 41 -
IV.3 PERFORMANCE SCOLAIRE
1- L’absence
Selon les résultats de cette étude, les enfants en mauvais état nutritionnel
s’absentent fréquemment. En général, les enfants malnutris ont de faibles performances
physique et mentale et ils sont vulnérables à des maladies. Les enfants qui souffrent
d’une malnutrition, d’insuffisance d’apport en protéine et énergétique ont souvent une
interaction avec les maladies infectieuses (18). Ils sont aussi paresseux et restent à la
maison. Lorsque les élèves souffrent de la malnutrition, ils sont obligés d’interrompre
prématurément leurs études voir même de renoncer à toute la scolarisation (19).

2- La réussite
Cette étude a montré que les élèves en meilleur état nutritionnel ont un meilleur
taux de réussite. Ainsi, la malnutrition a une influence sur la performance scolaire. La
malnutrition peut être toujours accompagnée des carences en micronutriments. Les
élèves souffrant de cette carence manquent d’application et d’attention et s’intéressent
peu au cours, la capacité d’apprentissage est aussi diminuée (20). La composition et
l’horaire des repas scolaires et leur valeur nutritive (qui dépend, par exemple de l’apport
protéino-énergétique et en micronutriments) influent sur les résultats scolaires (21). Des
études réalisées en Inde et à la Jamaïque ont montré que les repas des élèves
(déjeuner et petit déjeuner) ont une influence sensible sur le taux d’absentéisme et sur
les résultats scolaires (22).

- 42 -
SUGGESTIONS

- 43 -
V SUGGESTIONS
Les problèmes relevés au terme de cette étude sont présentés comme suit :

1) Etat nutritionnel des élèves.


 La moyenne de l’IMC des élèves de 14,3 est relativement basse.
 Les élèves concernés par cet IMC bas sont :
 les enfants entre 6 à 12 ans, les classes de CP2 et les filles ;
 les élèves qui ont : des frères et sœurs au nombre de [0-5], de rang
dans la fratrie élevée, de taille de ménage plus élevée ;
 les élèves qui ont des mères qui : ne savent ni lire ni écrire, travaillent
dans le secteur primaire.

2) Habitudes alimentaires.
 La faible consommation des 3 groupes d’aliments.

3) Etat nutritionnel et la performance scolaire.


 Les élèves en mauvais état nutritionnel réussissent moins à l’école.
 Les élèves en mauvais état nutritionnel s’absentent beaucoup plus.
 Les élèves qui s’absentent fréquemment réussissent moins à l’école.

Devant ces problèmes chaque entité devrait prendre sa responsabilité


respective.

→ Pour le secteur scolaire :


-Ministère responsable :
 Création des cantines ou restaurations scolaires en utilisant les
denrées locales, ou en vendant des petites collations à faible coût
pendant la récréation des élèves ;
 Mise en place d’une assistante sociale dans les établissements
scolaires pour sensibiliser les enfants sur l’éducation et la santé
nutritionnelle et aussi le dépistage des enfants malnutris durant
l’année scolaire.
 Introduction de la nutrition dans le programme scolaire.

- 44 -
-Instituteurs
 Apprendre aux élèves comment lutter contre la sous alimentation ; en
variant l’alimentation y compris la consommation des 3 groupes
d’aliment dans une journée à mettre dans l’emploi du temps;
 Implanter un jardin potager dans l’enceinte de l’école et apprendre aux
élèves comment l’entretenir.

→ Secteur agricole :
 Dotation des semences pour le jardin potager de l’école ;
 Aide des paysans à produire beaucoup et de pratiquer de plus en plus des
cultures vivrières pendant toute l’année et de pratiquer des jardins potagers, en
leur offrant des engrais, des matériels, des semences aux prix abordables;
 Formation des paysans sur les nouvelles techniques agricoles en créant des
groupes de cultivateurs dans chaque Fokontany afin d’améliorer la
production ;
 Formation des parents sur la gestion de la production pour éviter l’insécurité
alimentaire, formation dans le Fokontany pendant la période de récolte.

→ Secteur sanitaire :
 Encouragement des mères ayant déjà utilisé des méthodes de contraception et
incitation des nouvelles mères à pratiquer la planification familiale ; en les
visitant dans leur domicile par les personnels de la santé ou les agents de
santé communautaire
 Dépistage des enfants malnutris à l’école tous les 6 mois et distribution des
micronutriments à tous les élèves (fer, vitamine A, etc.).
 IEC des communautés concernant la nutrition en effectuant un contact
interpersonnel, communication des groupes ou masse et la visite à domicile.
 Apprendre aux mères l’art culinaire pour une alimentation saine. En faisant un
exemple.

→ Communauté :
 Création des groupes de cultivateurs, des artisans pour échange d’expérience,
ou séance de partage sur l’amélioration de la production.

- 45 -
→ Les parents
 Suivi et pratique des différentes instructions données par les différents
formateurs ;
 Surveillance de l’éducation et l’état nutritionnel des enfants.

- 46 -
CONCLUSION

- 47 -
VI CONCLUSIONS

Dans cette étude aux Ecoles Primaires Publiques de la commune de Talata

Volonondry, on a constaté que l’état nutritionnel des élèves n’est pas adéquat. Certaines

caractéristiques des enfants et des ménages sont favorables à cette situation, à savoir :

le genre féminin, l’âge de 6 à 12 ans, la taille de ménage élevée, les mères ayant un

niveau d’instruction basse et travaillant dans le secteur d’activité primaire. Par contre la

consommation des aliments complets améliore la situation nutritionnelle.

Le mauvais état nutritionnel des élèves s’accompagne d’une faible réussite

scolaire et d’une forte absence à l’école.

Pour améliorer cette situation il faudrait prendre en charge l’état nutritionnel des

élèves en donnant des collations en créant des cantines ou restauration scolaires avec

la participation des partenaires ou des associations. Il faudrait aussi éduquer les mères

sur la nutrition, sur la gestion des produits agricoles et sur la PF. La participation active

de la force vive s’avère nécessaire pour remédier à cette situation

Pour lutter contre la malnutrition scolaire et pour compléter les résultats de

cette étude, d’autres facteurs liés à la malnutrition méritent d’être étudié comme les

carences en micronutriments (iode, fer, vitamine A, zinc,…)

- 48 -
REFERENCES BIBLIOGRAPHIE ET WEBOGRAPHIE.

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Mondiale 1818H Street NW, Washington DC 20433, USA, Avril 1996 ; 61 p, 7-11.

2. Bellamy C, situation des enfants dans le monde 2004, les filles, l’éducation et le
développement, The State of the Worlds children 2004, 145 p, 32-106.

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collection : la Faim dans le monde 2006,11 p.

4. Levinger B, school feeding programs in developing countries, an analysis of


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7. Plan d’éducation pour tous, situation en 2005, actualisation des objectifs et


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10. Arrow J K, collection: la faim dans le monde (2006), la faim et la capacité


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11. Monographie de la commune de Talata Volonondry.

12. Raveloharison A, bulletin d'information de l'office National de nutrition, la


normalisation à la rescousse de la nutrition, Hetsoro Ainga vao, 2005,38 (1):32-
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- 49 -
13. Santé de la famille et e la communauté, centre national de l’enfance, les
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14. Programme Alimentaire Mondiale (PAM), la faim et la capacité d’apprendre, la


Faim dans le monde 2006,11 p.

15. Population reports, gagner la course à l'alimentation, 1997, série M (13) p23:1-15.

16. Williams T, Moon A, Williams M, alimentation environnement et santé le livre du


maître d'école Genève, OMS, 1992,65 (6):67-69.

17. bulletin de l'organisation mondiale de la santé, la revue internationale de la santé


publique, 2002,65 (6):23-24

18. Stratégie sectorielle ; santé nutrition et population, réseau pour le


développement humain, la Banque internationale pour la reconstruction et
développement, fabriquer au EU d’Amérique, septembre 1997, 99 p, 72-73.

19. OMS, série de rapports technique, l'école son rôle dans l'éducation sanitaire et la
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20. Arnaud L, Monvois C, bulletin d'information de l'office National de nutrition, PAS,


Nutrimad un programme d'alimentation scolaire, Hetsoro Ainga vao, 2005, 42(02)
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21. Devadas RP, kupputhai U, Dhanalaskshmi M, evaluation of the school lunch


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22. Bellamy C, situation des enfants dans le monde 2002, UNICEF, 103 p22-23.

- 50 -
DOCUMENTS CONSULTES
1. Institut National de la Statistique, Enquête démographique et santé, Madagascar
1997, macro international Inc. Calverton, Mayrland USA, novembre 1998, 173 p,
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2. Ivanovic D et All ,nutrition and education III ,educational achievement an nutrient,


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Latinamericanos de nutricion ,1992 ,42: 9-14.

3. Joëlle M, infirmières scolaires, le petit déjeuner, à l'international, l’infirmière


magazine, mai 2005; 23(205):14-15.

4. Levinger B, Nutrition, health and éducation for all NEWTON MA USA, éducation
Development center et programme des Nation Unies pour le développement
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10. Rapport d’activités du service d’évaluation et scolarité, direction d’éducation


fondamental Antananarivo le 20 octobre 2005, 25 p, 7-9-11-15.

- 51 -
ANNEXES

- 52 -
ANNEXES

I. Questionnaire

II. Tableau de listes des nombres choisis par pas de sondage

III. Répartition de la population par Fokontany

IV. Les natures des produits cultivés dans la Commune de Talata Volonondry

V. Liste des établissements publics dans la Commune de Talata Volonondry

VI. Liste des EPP et effectifs des élèves dans la Commune de Talata Volonondry

- 53 -
ANNEXE I : Questionnaire

1) Date de l’enquête : /__//__// __/


2) Lieu :
3) Classe : /___/
4) Nom :
5) Prénom :
6) Date de naissance :
7) Genre : a) masculin
/___/
b) féminin
9) Poids:
10) Taille :
11) Qu’avez –vous mangé hier ?
a) matin : ____________________________________________
____________________________________________
b) midi : _____________________________________________ /___/
_____________________________________________
c) soir : _____________________________________________
_____________________________________________
12) Petit déjeuner ce matin : /___/
13) Vivez –vous avec vos parents ? :
a) OUI /___/
b) NON

14) Si non avec qui ? : ________________________________ /___/

15) Nombre frères et sœurs vivant dans le ménage : _____________


a) <2
/___/
b) 2-5
c) >5

16) Rang dans la fratrie : /___/

17) Taille de ménage: /___/

18) Niveau d’instruction de la mère :


a) ni lire ni écrire
b) primaire /___/
c) secondaire
d) supérieure
19) Profession de la mère : /___/

20) Profession du père : /___/


21) Revenu dans le ménage :
a) < 50000 ar
/___/
b) 50000-150000 ar
c) >150000 ar
22) Situation matrimoniale de la mère :
a)mère vivant seule /___/
b) mère vivant en couple

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ANNEXE II : Tableau de liste des nombres choisis par pas de sondage

PAS DE SONDAGE : 100/20 = 5

Le chiffre choisi par hasard est le 2.


NUMERO DE NUMERO DANS LE
L’ECHANTILLON REGISTRE
1 2
2 7
3 12
4 17
5 22
6 27
7 32
8 37
9 42
10 47
11 52
12 57
13 62
14 67
15 72
16 77
17 82
18 87
19 92
20 97
21 102
22 107
23 112
24 117
25 122
26 127
27 132
28 137
29 142
30 147
31 152
32 157
33 162
34 167
35 172
36 177
37 182
38 187
39 192
40 197

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Annexe III : Répartition de la population par fokontany

N° Fokontany Nombre Superficie en Densité/ km²


d’habitants Km²
01 Talata-Volonondry 2609 7 372,71
02 Avaratsena 1796 4 449
03 Ambolo 876 6 146
04 Antsahamaro 936 4 234
05 Ambohimiadana 257 2 128,50
06 Amparafara 250 3 83,33
07 Ambohitrangano 359 6 59,83
08 Morarano Idilana 448 2 224
09 Ankadivoribe Avaratra 444 1,5 296
10 Ampanataovana 513 4 128,25
11 Ambohimahavelona 461 3 153,67
12 Ampahidralambo 409 1,5 272 ,67
13 Kelifaritra 403 1,5 268,67
14 Ambatomahamanina 508 2 254
15 Ambohibary 652 4 163
16 Falimanjaka 482 7 68,86
17 Mamoriarivo 335 4 83,75
18 Andranotsimihozo 1190 5 238
19 Ambohibao 713 6 118,83
20 Ambatomitsangana 529 6 88,17
21 Fonohasina 476 5 95,20
22 Ambohidrabiby 533 3 177,67
23 Ambodiala 477 4 119,25
24 Ambatondralambo 850 6 141,67
25 Ambodifahitra 343 4 85,75
26 Antanambao Sud 544 3 181,33
27 Tsarahonenana 506 3 168,67
28 Ambohitrantenaina 363 2,5 145,20
TOTAL 18262 110 166,02

- 56 -
Annexe IV. Les natures des produits cultivés

NATURE PRODUCTION Superficie Superficie Rendement Produit


(T) cultivable (Ha) (T/Ha) commercialisé
Cultivé
Riz 1734,4 665,50 542 3T 200
Maïs 15 19 15 1T 000
Haricot 76,5 87 85 0T 900 15%
Petit poids 135 665,50 90 1T 500 80%
Pomme de
terre 156 18,80 12 13T 000 15%
Manioc 2337 183 123 19T 000 5%
Patate douce 1185 80 79 15T 000 1%
Saonjo 344 20 16 21T 500 1%
Voanjobory 48 39 37 1T 300 20%
Soja 11,2 8 7 1T 600
Voanjolava 13,6 18 16 0 T 850
Sakamalao 78 8 6 13T 000 98%
Voatabia 440 30 22 20T 000 85%
Tongolo 182 17 13 14T 000 98%
Paiso 1750
525 fototra 0T 300
Mananasy 88 7 4 22T 000 98%
Anana 45 20 15 3T 000 85%
A feuille 880 24.70 35T60
A racine 395 19.75 20T

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Annexe V : Liste des établissements publics

Ecole Secondaire
Rubrique
Primaire 1er cycle
Nombre Etablissements 31 02
Nombre Salle de classe 114 19
Nombre d’enseignants 93 32
Nombre d’élèves filles 1555 354
Nombre élèves garçons 1653 303
Nombre cantine scolaires 0 01
Nombre Bibliothèques 0 02

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Annexe VI : Listes EPP et Effectif des élèves

EFFECTIF DISTANCE en km
ETABLISSEMENT
ELEVES Etablissement/commune
EPP Ambohimahavelona 82 4
EPP Ambohimiadana 15 5
EPP ambohitrangano 72 13
EPP Ambolo 133 5
EPP Ampanataovana 70 9
EPPAmparafara 43 10
EPPAnkadivoribe Nord 64 6
EPP Antsahamaro 101 8
EPPAvaratsena 179 2
EPP Morarano Idilana 97 8
EPP Talata Volonondry 300 0
EPP Ambatomahamanina 42 8
EPPAmbatolava 62 7
EPP Ambatomitsangana 48 16
EPPAmbohibao Ankarefo 168 12
EPP Ambohibary 109 7
EPP Ampahidralambo 70 4
EPP Andranotsimihozo 165 7
EPP Ambositra 63 8
EPP Falimanjaka 84 7
EPP Mamoriarivo 131 4
EPP Ambohimahazina 0 4
EPP Ambatondralambo 94 6
EPP Ambodiala 144 5
EPP Ambodifahitra 37 7
EPP Ambohidrabiby 73 5
EPP Fonohasina 44 6
EPP Kelifaritra 70 6
EPP Ambohitrantenaina 47 10
EPP Antanambao 100 8
EPP Tsarahoneneana 124 9
TOTAL 2831

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Nom et prénoms : RANDRIAMAHANINA Finaritra Harijaona
Titre du mémoire : Etat nutritionnel et performance scolaire des élèves des EPP de la
Commune de Talata Volonondry.
Rubrique : Santé Publique Nombre de pages : 32
Nombre de tableaux : 21 Nombre d'annexes : 6 pages
Nombre de références bibliographiques : 31

RESUME
Dans le contexte de grande précarité, les enfants d’âge scolaire sont
particulièrement vulnérables à l’insuffisance alimentaire que ce soit en qualité ou en
quantité. Le statut alimentaire et les conditions de scolarisation sont des facteurs liés à la
performance scolaire des élèves. A Madagascar, le taux de redoublement et le taux
d’achèvement restent encore élevés pour les élèves des écoles primaires. Cette situation
justifie l’intérêt d’une étude mettant en relation la nutrition et la scolarisation des élèves.
L’objectif de cette étude consiste à évaluer l’état nutritionnel et mesurer la
performance scolaire des élèves. L’étude s’est déroulée dans 12 EPP de la Commune de
Talata Volonondry avec un échantillon de 173 élèves.
Les résultats montrent que la moyenne (± ET) de l’Indice de Masse Corporelle
(IMC) des élèves est de 14,3 (±1,4). Les élèves concernés par un IMC basse sont : les
élèves de 6 à 12 ans, les classes de CP2, les filles ainsi que ceux qui ont de nombre de
fratrie élevé, de taille de ménage élevée et ceux qui ne consomment pas les trois groupes
d’aliments. Les élèves qui ont des mères de faible niveau d’instruction et travaillant dans
le secteur primaire sont aussi concernés.
Le mauvais état nutritionnel s’accompagne d’une absence scolaire fréquente et
d’une diminution de la performance scolaire.
Les mesures telles que l’institution dans toutes les écoles rurales des cantines
ou restaurations scolaires, l’instruction des parents sur la nutrition, l’incitation des mères
à pratiquer la planification familiale s’avèrent nécessaires pour remédier à cette situation.
MOTS CLES :
Etat nutritionnel, élèves, écoles primaires publiques, performance scolaire, Talata
Volonondry.
Président du mémoire : Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin
Adresse de l'auteur : Lot IVL 149 bis Anosivavaka Ambohimanarina

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Name and first names: RANDRIAMAHANINA Finaritra Harijaona
Title of the memory: Nutritional State and school performance of the EPP of the
Township of Talata Volonondry
Category: Public Health Number of pages: 32
Number of table: 21 Number of appendices: 14 pages
Number of bibliographic references: 31

ABSTRACT
In the context of big precariousness, the children school-age is especially
vulnerable to the food insufficiency that it is in quality or in quantity. The food statute and
the conditions of schooling are factors bound to the school performance of the pupils. To
Madagascar, the rate of increase and the rate of completion remain even elevated for the
pupils of the primary schools. This situation justifies the interest of a survey putting in
relation the nutrition and the schooling of the pupils.
The objective of this survey consists in valuing the nutritional state and to
measure the school performance of the pupils. The survey took place in 12 EPP of the
Township of Talata Volonondry with a sample of 173 pupils.
The results show that the average (± ET) of the body mass index (BMI) of the
pupils is of 14,3 (±1,4). The pupils concerned by a low BMI are: the pupils of 6 to 12 years,
the classes of CP2, the girls as well as those that have a number raised of brothers and
sisters, of size of household raised and those that don't consume the three groups of
food. The pupils who have mothers of weak level of instruction and working in the
primary sector are also concerned.
The bad nutritional state comes with a school absence frequents and of a
reduction of the school performance.
The measures as the institution in all rural schools of the canteens or school
restorations, the instruction of the parents on the nutrition, the incitement of the mothers
to practice the family planning proves to be necessary to remedy this situation.
KEY WORDS: Nutritional State, pupils, public primary schools, school performance,
Talata Volonondry.
President of the memory: Professeur RANJALAHY RASOLOFOMANANA Justin
Author’s Address : Lot IVL 149 bis Anosivavaka Ambohimanarina

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