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admettent une limite commune. 1) Montrer par récurrence que ∀n ∈ N , un < vn.

2) En déduire que
les 2 suites convergent dans R. 3) Montrer que ces limites sont les mêmes. § 1.10. Corrigé des
exercices sur le Chapitre 1 7 1.5 Exercice. Soit f une fonction continue sur un intervalle [a,b],
dérivable sur ]a,b[, ayant une dérivée strictement positive en tout point. Montrer en utilisant un
raisonnement par l’absurde que f est croissante sur [a,b]. 1.6 Exercice. 1) Quelles sont les bornes
supérieure et inférieure de l’ensemble A = {( 1 p + 1 q ) / p,q ∈ N ∗ , p 6= q}? 2) Ces bornes
appartiennent-elles à l’ensemble A ? 1.10 Corrigé des exercices sur le Chapitre 1 Corrigé de l’exercice
1.1 1) Soit A l’assertion : Dans toutes les prisons, tous les détenus détestent tous les gardiens. A
s’exprime à l’aide de 3 quantificateurs ∀. Sa négation s’exprime donc en remplaçant ces 3
quantificateurs par 3 quantificateurs ∃ et en niant la conclusion. Cela donne : non A : Il existe des
prisons dans lesquelles il y a des détenus qui aiment bien certains gardiens. 2) Écrivons cette
assertion en termes mathématiques : ∀x ∈ N , ∃y ∈ N tel que ∀z ∈ N , z < x+y. En renversant les
quantificateurs et en niant la conclusion, cela donne : ∃x ∈ N , tel que ∀y ∈ N , ∃z ∈ N tel que z ≥ x+y.
On peut énoncer cette assertion ainsi : Il existe un entier naturel x tel que pour tout entier naturel y,
il existe un entier naturel z tel que z ≥ x+y. L’assertion est fausse car z = x +y +1 ne peut en aucun cas
être strictement inférieur à x+y. Vérifions que la négation de l’assertion est exacte : l’entier naturel x
= 0 est bien tel que pour tout entier naturel y, z = y vérifie z ≥ x+y. Corrigé de l’exercice 1.2 On a 9
propositions : A1 : André est dentiste A2 : André est médecin A3 : André est pharmacien B1 : Bernard
est dentiste ... C3 : Claude est pharmacien On doit trouver un triplet Ai ,Bj ,Ck vrai avec i, j, k tous
trois distincts. Les hypothèses s’expriment par les implications : (I1) A2 ⇒ B1, (I2) A1 ⇒ B3, (I3) non
B2 ⇒ C1, (I4) C3 ⇒ A1. On va procéder par élimination sur C : 8 Chapitre premier. Quelques éléments
de logique -supposonsC3 vraie, alors A1 est vrai par (I4) et donc B3 est vrai par (I2). Ce cas n’est pas
possible puisque les indices doivent être distincts. -supposons C2 vraie, alors B2 n’est pas vraie
puisque les indices doivent être distincts. Et donc C1 doit être vraie, ce qui n’est pas possible.
-supposons C1 vraie, alors A1 et B1 ne sont pas vraies puisque les indices doivent être distincts. Or si
B1 n’est pas vraie, A2 n’est pas vraie non plus par la contraposée de (I1). Donc c’est A3 qui est vraie
et donc aussi B2. Le triplet gagnant est donc : A3 , B2 , C1, c’est-à-dire : André est pharmacien,
Bernard est médecin et Claude est dentiste. Corrigé de l’exercice 1.3 Les relations logiques existant
entre les assertions suivantes sont : non A = E, non B = F, A = D, B = C, A et B sont incompatibles.
Corrigé de l’exercice 1.4 1) On procède par récurrence : -Pour n = 0, on a bien (R0) u0 < v0 par
hypothèse. -Supposons que, pour un certain n ∈ N, on ait (Rn) un < vn. Alors, d’après la définition de
un+1, on a : un < un+1 < vn et donc par définition de vn+1 et en utilisant l’inégalité précédente, on a
aussi un+1 < vn+1 < vn. On en déduit : un < un+1 < vn+1 < vn. -On en déduit que l’inégalité (Rn+1) est
vraie. La récurrence est donc bien vérifiée et on peut donc conclure que (Rn) un < vn est vraie pour
tout n ∈ N. 2) La démonstration précédente implique également que la suite (un)n∈N est croissante
et majorée par b et que la suite (vn)n∈N est décroissante et minorée par a. On en déduit que les 2
suites convergent dans R. 3) Supposons que (un)n∈N tend vers l et que (vn)n∈N tend vers l ′ . Alors la
relation un+1 = un +vn 2 implique en passant à la limite que l = l +l ′ 2 et donc que l = l ′ . Corrigé de
l’exercice 1.5 Soit f une fonction continue sur un intervalle [a,b], dérivable sur ]a,b[, ayant une
dérivée strictement positive en tout point. Soit x0 ∈]a,b[. Comme f ′ (x0) > 0, on a : lim x→x0 f(x)−
f(x0) x−x0 = f ′ (x0) > 0. Donc, il existe α > 0, avec x0 +α ≤ b, tel que pour tout x ∈]x0, x0 +α[, f(x)− f(x0)
≥ 0. Soit E l’ensemble des x tels que cette inégalité ait lieu. Cet ensemble est non vide et majoré par
b. Il admet donc une borne supérieure s. Montrons par l’absurde que f(s) ≥ f(x0)

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