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Modifions le Y8100 ROCO avec le kit ‘‘Bielles 87’’ (2/3)

Par Hervé LECLERE

 la réception du kit de Bielles 87 (25,00€ port compris!) ce qui saute aussitôt aux yeux c’est la finesse des
plaques photogravées. Ça semblerait -presque- trop fin (et on comprendra donc par la suite pourquoi il faut au
préalable à l'assemblage étamer toutes les pièces): c’est peut-être pour corriger l’aspect «plat», mais
certainement pas, à mon avis, pour faciliter la soudure! J’ai donc choisi d'utiliser de l’eau à souder, du fil de 4mm,
un fer de 60w, et me suis armé ...de beaucoup de patience!
À l'examen rapproché, les rembardes présentent une grande finesse et une très bonne géométrie!

Les plus petites pièces fournies dans le kit sont les embases en triangles des rambardes; pour ma part, j’en ai
perdu une ou deux et il faudra donc que j’en recommande: cela peut être fait au détail, suivant la référence au
catalogue Bielle 87!
Dès le premier essai à blanc de positionnement de la face avant, on constate qu’il sera nécessaire de raccourcir et
'dégraisser' légèrement les tenons des tampons d’origine Roco pour obtenir un encastrement parfaitement
'adapté'.

J’ai 'détourné' l’empreinte d’une plaque réfractaire pour assurer la soudure des plaques avant, avec l'adjonction de
centreurs cure-dent, comme il est très justement conseillé par Loco-Revue pour garantir un calage précis.
Voilà qui permet d'assurer la tenue des pièces pour travailler sans crainte, et de les centrer correctement; les
plaques de crochet sont soudées dans la foulée. NB: si le centrage semble, lui, absolument indispensable, toutes
ces pièces pourraient, bien entendu, être collées à la cyano,

Le dégrappage des marchepieds est suivi de leur pliage selon le sens indiqué; le collage peut se faire aussi à la
cyano et c’est la solution que j’ai retenue: je ne me voyais pas les souder avec mon 'gros' fer et la pince brucelle; la
colle cyano en gel semblant bien plus à ma portée! Toutefois, chacun reste libre d’appliquer à la lettre les directives
de LR. (NDR: Tout comme la démarche présentée ici peut être contestée et modifiée à volonté!)

On voit sur cette photo le montage une fois soudé, mais les marchepieds ont été, quant à eux, collés
indépendamment sur le châssis. La face avant reste donc démontable seule et c’est ma solution pour brancher
des feux effectivement fonctionnels. Les cercles à pincettes seront posés à cette occasion, nous en reparlerons
le moment venu.

Les mains d’atteleur sont soudées simplement avec une petite insistance sur les points de fixations; (-l’illusion du
rivetage se révèlerait-elle naturellement?), en tout cas, ils ne s’envoleront pas! Le crochet est soudé dans le trou
adéquat, mais doit être raccourci, Notons que j’aurais pu aussi bien en poser un en plastique: il en existe des très
beaux dans les sachets de pièces à monter pour les 'locos de vitrine'.

Finalement, j’ai été obligé de ressortir le décodeur, pour voir si la panne constatée alors concernait le moteur ou le
décodeur. De ce fait, j’ai observé qu’un des porte-charbon du moteur bougeait, et faisait faux-contact. En
conséquence, j’ai préféré échanger le décodeur par précaution!)
C'était aussi l'occasion d'envisager d'agrandir le logement du décodeur, en démontant le demi-corps du bloc
carrosserie. Pour cette opération, il faut d'abord démonter avec soin les rambardes pour ne pas les
endommager.

À l'aide d'une lime douce, j’ai agrandi proprement la cavité délimitant l’intérieur de la cabine: le décodeur aura ainsi
de quoi 'respirer'.

Réassemblage de l’ensemble: on distingue bien le vide abritant le décodeur, quasi invisible derrière le vitrage. J’ai
préféré coller les 2 parties, plutôt que de les visser, un centreur permet le bon positionnement de l’une sur l’autre.
Le tout a été remonté, les fils du décodeur passent latéralement par-dessous, le fil bleu est déjà équipé de sa
résistance de 2 Ko, gage de sérénité pour le branchement commun. (Le bleu en digital). Les connexions
moteur et rail sont faites.

Suite au prochain N°. (3/3)