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chapitre

4
Comme les roches naturelles, le béton possède une grande résistance à la compression et une faible résistance à la
traction. C’est pourquoi son utilisation comme matériau de construction, qui remonte aux Romains, ne s’est véritablement
développée qu’avec l’invention du béton armé. Dans ce dernier, des armatures, c’est-à-dire des barres en acier (initialement
en fer), pallient son insuffisante résistance à la traction.
 L’invention du béton armé est généralement attribuée à Joseph Lambot, qui, en 1848, fit flotter une barque en ciment
armé, et à Joseph Monier, qui construisit indépendamment, grâce à ce matériau, des bacs à fleurs en 1849. L’emploi du béton
armé dans les structures s’étend dès lors rapidement en France sous l’impulsion de Joseph Monier, mais aussi de Coignet, de
 François Hennebique et de Armand Gabriel Considère. Dès 1906, une circulaire ministérielle fixe des 'Instructions relatives à
l’emploi du béton armé', codifiant ainsi pour la première fois la conception et le calcul des ponts et des bâtiments avec ce
matériau.
Un nouvel essor est apporté par l’invention, vers 1930, du béton précontraint par Eugène Freyssinet. Un pas conceptuel
important est alors franchi, qui constitue une véritable révolution dans l’art de construire, tant par la mise en pratique de la
notion de précontrainte que par l’approfondissement de la compréhension du comportement mécanique et rhéologique du
béton. L’utilisation de la précontrainte autorise, en effet, la maîtrise de la distribution des contraintes dans la matière. Elle
 permet, en particulier, de tirer profit de la grande résistance à la compression du béton tout en évitant les inconvénients dus à
 sa faible résistance à la traction.
 La reconstruction qui suit la Seconde Guerre mondiale voit la généralisation de l’emploi du béton précontraint pour la
réalisation des ouvrages d’art français. Yves Guyon et Pierre Lebelle précisent alors les principes de calcul des structures
 précontraintes et mettent à la disposition des ingénieurs les méthodes nécessaires à leur conception. La SociétéTechnique
 pour l’Utilisation de la Précontrainte (STUP) met en œuvre les idées novatrices et les brevets d’Eugène Freyssinet et donne
une forte impulsion au développement de l’emploi du béton précontraint dans le monde.
 Les recherches menées depuis 1970 sur le béton, et particulièrement sur ses constituants actifs, conduisent à un nouveau
bond qualitatif et quantitatif de ses propriétés. Aux États-Unis et au Japon, on fabrique et on met en œuvre, dans les années
1980, des bétons à hautes performances dont la résistance à la compression atteint 100 MégaPascals (MPa) (environ 1000
kg/cm²), et même 140 MPa (1400 kg/cm²) dans un immeuble à Seattle aux États-Unis. En laboratoire, on obtient, d’ores et
déjà, des résistances supérieures à 600 MPa (6000 kg/cm²).
 Bien que toujours composés de ciment, de granulats et d’eau, les bétons à hautes performances sont des matériaux
nouveaux qui possèdent des propriétés mécaniques élevées, associées à une grande durabilité. Les améliorations apportées
 par l’industrie des liants hydrauliques à la qualité des ciments, la mise au point d’adjuvants spécifiques de synthèse ainsi que
l’emploi d’ultrafines ont permis ce progrès spectaculaire.

Le béton se compose de g r  ra


  nul at s (sables, graviers, cailloux) 'collés' entre
eux par un l i ia
  nt  hy d 
dr r a
  ul i iq
  ue : le c i im
  ent . Lorsque le ciment se trouve en
présence d'eau, il fait p
fait  pr 
 pr i is  e, puis durcit progressivement. Un béton hydraulique
est constitué : volume
• d'une pâte pure (ciment + eau), des
air  vides
• d'un mélange granulaire, eau
• de produits additionnels (adjuvants, additions minérales, ...).
ciment
volume
des <85%
On désigne habituellement sous le vocable : solides
• de matrice ou de mortier : le mélange (liant + eau + sable), granulats
• de squelette solide ou de squelette granulaire : le mélange des
granulats.

Ordre de grandeur des proportions


Eau Air Ciment Granulats

Volume 14% - 22% 1% - 6% 7% - 14% 60% - 78%


Poids 5% - 9% ... 9% - 18% 63% - 85%

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1
Le c
ciment est un liant hydraulique qui se présente sous la forme d’une poudre minérale fine s’hydratant en présence d’eau.
Il forme une pâte faisant prise qui durcit progressivement à l’air ou dans l’eau. C’est le constituant fondamental du béton
puisqu’il permet la transformation d’un mélange sans cohésion en un corps solide (cf. cours sur les ciments).

Les gr anulats  (sables, gravillons) constituent le squelette du béton. Ils doivent être chimiquement inertes vis-à-vis du
ciment, de l’eau et de l’air. Les formations géologiques à partir desquelles il est possible de produire des granulats à béton
peuvent être d’origine détritique (essentiellement alluvionnaire), sédimentaire, métamorphique ou éruptive. Selon leur origine, on
distingue les granulats roulés, extraits de ballastières (ou sablières) naturelles ou dragués en rivière ou en mer, et concassés,
obtenus à partir de roches exploitées en carrière (cf. cours éléments de géologie).
On utilise en général, pour les ouvrages courants, des granulats constitués uniquement par du sable et des gravillons.
On emploie également des granulats légers qui sont le plus souvent artificiels et fabriqués à partir de matières minérales,
comme les argiles, les schistes (argiles expansées) et les silicates (vermiculite et perlite). Les premiers permettent la fabrication
de bétons de structure légers, dont la résistance peut atteindre de 40 à 50 MPa. Les seconds servent à la fabrication de parois
en béton très léger, à fort pouvoir d’isolation thermique. Le poids volumique apparent de ces granulats varie d’environ 0.6 à 8
3
kN/m . Malgré leur intérêt technique, leur coût énergétique de fabrication en réduit l’emploi à des applications particulières. Les
granulats lourds sont soit des riblons ou de la grenaille de fer, soit des minéraux naturels comme la magnétite, la limonite ou la
barytine. Ils sont utilisés dans les bétons destinés à assurer une protection contre les rayonnements atomiques. Leur poids
3
volumique apparent varie de 30 à 50 kN/m .

Les  a additions m
minér ales  ((ultr af ines) sont des particules de faibles dimensions qui, ajoutées en quantités de l’ordre de 10%
du poids de ciment, améliorent notablement les performances et la durabilité du béton grâce à leurs propriétés physico-
chimiques (cendres volantes, laitier, fillers, ...). Les fumées de silice, ou microsilices, sont les plus utilisées, ce sont des oxydes
de silicium à structure amorphe en forme de microsphères de diamètre de l’ordre de 10 µm.

L'eau : de façon générale, l’eau de gâchage doit avoir les propriétés de l’eau potable. Il est exclu d’employer de l’eau de
mer, qui contient environ 30 g/l de chlorure de sodium, pour la fabrication de bétons armés ou précontraints.

Les  a
ad ju
 juvants sont des produits chimiques incorporés au béton frais en faibles quantités (en général moins de 3% du poids
de ciment, donc moins de 0.4% du poids du béton) afin d’en améliorer certaines propriétés. Leur efficacité est liée à
l’homogénéité de leur répartition dans la masse du béton. Les principaux adjuvants sont :
• les plastif iants, qui jouent un double rôle. Ils permettent, d’une part, d’obtenir des bétons frais à consistance
parfaitement liquide, donc très maniables, par défloculation des grains de ciment. A maniabilité donnée, ils offrent,
d’autre part, la possibilité de réduire la quantité d’eau nécessaire à la fabrication et à la mise en place du béton.
La résistance du béton durci peut ainsi être notablement augmentée. La durée d’action de ces adjuvants est de 1
à 3 heures,
• les r etar dateur s de prise du ciment, qui prolongent la durée de vie du béton frais. Ils trouvent leur utilisation
dans le transport du béton sur de grandes distances ou la mise en place par pompage, en particulier par temps
chaud. Ils sont aussi employés pour éviter toute discontinuité lors de reprises de bétonnage,
• lles accélér ateur s de prise et de durcissement, qui permettent, pour les premiers, la réalisation de scellements
ou d’étanchements et, pour les seconds, une acquisition plus rapide de résistance au béton durci,
• les entr a î neur s d’air , qui confèrent au béton durci la capacité de résister aux effets de gels et de dégels
successifs en favorisant la formation de microbulles d’air réparties de façon homogène. Le volume d’air occlus
doit être de l’ordre de 6% de celui du béton durci.

L' ouv r 
ra
  bi l li i t 
t é c ar ac t 
   c  té
  r i is  e  l 
l ' 'a
  pt 
 pt i it 
t u
  d e  d 
d ' 'u
  n b bét on  ( 
( f 
fr 
r a
  i s ) à
 )  à
à  r 
r em pl 
 pl i ir  l es  c 
r    l  c of f 
fr 
r a
  g es, e et  à
 à e
enr ober  c 
 c onv enabl ement  l 
 l es  a
ar mat ur es.  E 
E l ll l e d oi t 
   d  t 
d onc  ê  êt r 
re t el l le
   t    ,  q
que l 
l e b bét on s soi t  mani abl e  e
t  m et  q
 qu' i il l  c 
 c onser v 
ve son h
   s homog énéi t 

 .

2.1  IINTRODUCTION

L'ouvrabilité est caractérisée par une grandeur représentative de la c onsi st anc e  du béton frais. Dans le cas de bétons
classiques, elle est principalement influencée par :
• la nature et le dosage du liant,
• la forme des granulats,
• la granularité, la granulométrie,
• le dosage en eau.

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2
Rc en MPa
100% de Rc
Le rôle de l'eau est prépondérant pour
l'ouvrabilité du béton frais et sur les propriétés du
béton durci :
• L'eau donne au béton sa maniabilité, d'une
part par son action lubrifiante sur les
65% de Rc
différents grains, d'autre part par la cohésion
due à la pâte provoquée par l'association des
grains fins (ciment et fines) avec elle.
• L'eau permet l'hydratation du ciment et
donc le durcissement du béton. Rappelons
qu'un ciment Portland demande environ 25%
de son poids en eau pour s'hydrater
complètement (sous réserve des problèmes E/C
de flocs et d'expansion. voir cours Les 0.30 0.40 0.50 0.60 0.70
Ciments). Toute variation de la quantité résistance à la compression Rc sur cylindre
d'eau entraîne des modifications de la en fonction du rapport eau/ciment (E/C)
vitesse de durcissement et des
3
Béton : CPA-CEM I 32.5, C = 350 kg/m , D = 20 mm, granulats siliceux concassés G = 1050
performances mécaniques. 3 3
kg/m  S = 685 kg/m
 A dosage en ciment et en granulat constant pour un serrage adapté à la consistance, une
variation de E/C de 0.15 conduit à une chute de résistance de l'ordre de 35%

Le dosage en eau ne peut pas être augmenté au delà d'une certaine valeur afin d'améliorer l'ouvrabilité sans entraîner
des inconvénients. Les conséquences d'un excès d'eau sont :
1
• risque de ressuage , • augmentation du retrait,
• augmentation de la porosité, • défectuosité du parement : bullage,
• risque de ségrégation des constituants du béton, • etc ...
• diminution de la compacité et corrélativement des résistances,

Le  d 
d osag e  e
en e
eau d 
d oi t 
t d onc  êt r 
re l i im
   l    i t 
té au  ' 
   a  j 
' ust e  n
néc essai r 
re
  '  à  l 
l ' 'h
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l i 
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  nt  et  au x  e x i ig 
 e
g  nc es  d 
d ' 'o
  uv r 
ra
  bi l li i t 
t é
 .

TENEUR  E
EN  E
EAU  D
DES B
BETONS

Si la quantité d'eau est insuffisante pour former une fine pellicule lubrifiante autour de chaque grain, la mise en place
et le serrage du béton sont mal assurés. Il reste alors, en surface et à l'intérieur du béton, des poches d'air et des pores
qui affectent les propriétés du béton durci telles que l'étanchéité, la résistance au gel, l'aspect de surface... De plus, dans
ce cas, I'hydratation des grains de ciment est incomplète et les fins cristaux résultant de l'hydratation sont en quantité
insuffisante pour combler correctement les petits interstices existant entre les grains. Les résistances mécaniques et aux
intempéries ne sont pas bonnes ce qui affecte considérablement la durabilité.

Si la quantité d'eau est excédentaire, ce sont des 'vides d'eau' qui se forment à partir de l'eau excédentaire restée
dans la masse du béton, en particulier sous la forme d'une épaisse pellicule d'eau entourant chaque grain et surtout les
grains fins.
 Après durcissement et évaporation de l'eau excédentaire, il se forme des vides qui affaiblissent la structure du béton
et affectent les propriétés du béton durci. Les cristaux formés lors de l'hydratation des grains de ciment doivent couvrir
des distances importantes (par rapport à leurs dimensions) pour s'enchevêtrer ce qui entraîne une progression plus lente
des résistances, des résistances finales affaiblies et une forte porosité de la pâte.

La teneur en eau des bétons utilisés dans l'industrie du béton se situe dans une plage relativement large : 4 à 12%.
Pour chaque type de béton, elle est déterminée par les conditions de mise en oeuvre, et de performances à atteindre de
l'élément réalisé. Pour une production donnée de béton, la teneur en eau doit être la plus régulière possible et la
variation de la teneur en eau, autour de la valeur moyenne, doit être la plus petite possible. En règle générale, dans une
centrale BPE, on admet que pour les variations ci-dessous pour 1 tonne de béton frais :
• ± 2 litres pour les bétons fermes (0.20%),
• ± 3 litres pour les bétons plastiques ou fluides (0.30%).

cf .  f 
f iche d
du  m
mode o
opér atoir e  d
détaillé

1
 création d'un film d'eau à la surface de l'élément en béton, générateur de faïençage après évaporation

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3
2.2  E
ESSAI  A
AU  C
CONE  D
D'ABRAMS

NFP 18-451
Cet essai, consiste à mesurer la hauteur d'affaissement d'un volume tronconique de béton frais.

ENV 206 NFP 18-305 et fascicule 65A CCTG


Consistance Affaissement (mm) Consistance Affaissement (cm) tolérances
S1 10 à 40 Ferme (F) 0à4 ± 1 cm
S2 50 à 90 Plastique (P) 5à9 ± 2 cm
S3 100 à 150 Très Plastique (TP) 10 à 15
± 3 cm
S4 160 à 210 Fluide (F) ≥ 16
S5 ≥ 220

2.3  E
ESSAI  D
D'ECOULEMENT  A
AU  M
MANIABILIMETRE  L
LCPC

NFP 18-452
Cet essai consiste à mesurer le temps d'écoulement nécessaire à un volume de béton soumis à des vibrations pour
atteindre un repère donné. Une partie de la cuve étant remplie avec du béton, le soulèvement paroi mobile permet de
déclencher la mise en vibration de l'ensemble de l'appareil.

classe de consistance durée (en s)


Ferme t ≥ 40
Plastique 20 < t ≤ 30
Très Plastique 10 < t ≤ 20
Fluide t ≤ 10

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4
Relation entre l'essai au cône Relation entre l'essai au cône
et l'essai au maniabilimètre LCL et l'essai détalement

  m15 cm   m15 cm
  c   c
  n   n
  e   e
   t    t
  n   n
  e   e
  m   m
  e 10 cm   e10 cm
  s   s
  s
   i   s
  a    i
   f
   f   a
   f
  a    f
  a

5 cm 5 cm

0  10 s 20 s 30 s 40 s 50 s 300 400 500  


durée d'écoulement en secondes étalement en mm

2.4  E
ESSAI  D
D'ETALEMENT

prEN 12350-5
Cet essai simple à réaliser, est très utilisé pour apprécier la consistance des bétons fluides (surtout en Allemagne). Il n'est
pas adapté pour les bétons fermes et la dimension maximale des granulats ne doit pas dépasser 40 mm.

La consistance du béton est estimée par l'étalement d'un cône (moule tronconique de 200 mm de haut, de diamètre 200 mm
à sa base et 130 mm à sa partie supérieure) de béton démoulé sur une table à chocs. Ce cône de béton est soumis à son
propre poids et à une série de secousses. Plus l'étalement est grand et plus le béton est réputé fluide. Le moule tronconique
placé au centre du plateau carré est rempli par 2 couches de béton, compacté par 10 coups de pilon. Après arasement le moule
est retiré verticalement. Puis le plateau est soulevé de 40 mm jusqu'à la butée et relâché immédiatement 15 fois de suite en 15
secondes.

classe de consistance diamètre d'étalement (mm)


F1 ≤ 340
F2 350 à 410
F3 420 à 480
F4 490 à 550
F5 560 à 620
F6 ≥ 630

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5
2.5  L
LES  A
AUTRES  E
ESSAIS  -- C
COMPARATIF

paramètre plages
essais principe schéma recommandées commentaires
mesuré
de mesures
Essai  d
d'af f 
fa
  issement Moulage d'un tronc de cône  Affaissement 20 ≤ S ≤ 160 mm • mal adapté aux bétons
de dimensions normalisés et fermes ou fluides
mesure après démoulage de • Dmax < 40 mm
son affaissement. (S) • répétabilité juste
NFP 18-451 suffisante

prEN 12350-2

Essai  d
d'étalement Démoulage d'un cône sur Diamètre 340 ≤ F ≤ 360 mm • mal adapté aux bétons
une table à chocs manuels et fermes ou très fluides
mesure de l'étalement. d'étalement • Dmax < 40 mm
(F) • répétabilité juste
suffisante

prEN 12350-5
Degr é  d
de Evaluation du degré de Taux • mal adapté aux bétons
compactabilité exprimé par le fluides
compactabilité rapport entre un volume de (C) C ≥ 1.11 • Dmax < 40 mm
béton avant et après h1
C =
compactage. h1 − S
h1 = 400 mm
prEN 12350-4

Essai  V
Vébé Mesure du temps mis par un durée • mal adapté aux bétons
cône de béton frais pour se fluides
remouler dans un moule 5 s ≤ t ≤ 30 s • Dmax < 40 mm
cylindrique sous l'action (t)
d'une vibration

prEN 12350-5

Essai  d
d'écoulement Mesure du temps durée • non adapté aux
(maniabilimètre) d'écoulement sous vibration bétons fluides
4 s ≤ t ≤ 100 s • Dmax < 40 mm
(t) • bonne répétabilité

NFP 18-452

Test  C
C.E.S Remplissage de béton dans choc • peu utilisé sauf au
un moule muni d'un Centre d'Essais des
quadrillage d'armatures Structures (CSTB)
distant d'une plaque (N)
transparente. Mesure du
nombre de chocs
nécessaires à recouvrir la
G. Dreux vitre.
Wattmètr e  Appréciation de la puissance • sur certaines
consistance par installations
enregistrement de la industrielles
puissance absorbée du (Watt)
malaxeur.

Plasticimètr e  à
à Evaluation de la résistance viscosité • peu utilisé car très
au cisaillement d'un béton mauvaise répétabilité
r otations par la mesure d'un couple.

BT  R
Rhéom Cisaillement d'un échantillon seuil de • bien adapté aux
de béton pour diverses bétons fluides
vitesses de rotation, sous cisaillement • Dmax < 25 mm
l'action d'une vibration ou et • essai d'avenir ...
non. Contrôle de l'essai et viscosité
exploitation des mesures via
une centrale d'acquisition

LCPC (F. de Larrard)

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6
3.11  E
EVOLUTION D
DE  L
LA R
RESISTANCE  D
DANS  L
LE  T
TEMPS

Dans les cas courant (voir paragraphe traitant de la maturométrie : loi d'Arrhénius), on considère que la résistance du béton
évolue dans le temps très rapidement à court terme (entre 0 et 7 j), puis ralentie (de 7 à 28 j) pour tendre vers une asymptote
horizontale à partir de 60 jours. Pour la référence en temps de 28 jours prise dans les calculs, on considère que le béton a
atteint, à cet âge, 90% de sa résistance à long terme. L'article A 2.1.11 du BAEL 91 donne les formules suivantes afin d'estimer
les résistances du béton en fonction du temps :

Rc 
• pour j 28
 j 
- si f c28 ≤ 40 MPa alors f cj  =  x f c 28
court terme
4.76 + 0.83 x 
 j 

 j 
- si 60 MPa > f c28 > 40 MPa alors f cj  =  x f c 28
moyen terme long terme 1.40 + 0.95 x 
 j 

• pour 28 < j 60 on adopte la première formulation

• pour j > 60 on a f cj = 1.10xf c28


 Age

1j-3j  28j 
 prise

Evolution schématique de l'évolution


des résistances à la compression dans le temps

En première approximation, on peut considérer : f cj  = 0.685.f c 28.log10( j + 1)

3.12  P
PARTICULARITES  D
DE  L
L'ESSAI  D
DE  C
COMPRESSION  E
ET  A
ANAL YSES  D
DE  L
LA  R
RUPTURE

cf .  f 
f iche d
du  m
mode o
opér atoir e  d
détaillé

Pour des résistances supérieures à 60 MPa, la


rupture peut être assez brutale, dans les autres cas
l'éprouvette rompt par 'affaissement' sur elle même. Dans F F
ce type de rupture, 2 cônes apparaissent aux extrémités
(diabolos) de l'éprouvette rompue. La pression exercée
par les plateaux de la presse à la jonction avec zones de frettage zones de frettage
l'éprouvette gêne les déformations transversales dans
cette zone. Dans la partie centrale, la déformation
transversale est libre; elle résulte des contraintes de
traction perpendiculaires à la compression (et à la
fissuration). Ce sont ces contraintes de traction F F

qui provoquent la fissuration longitudinale de l'éprouvette ainsi que sa ruine en partie centrale, alors que les extrémités
protégées par le frettage créé par les plateaux de la presse ne sont pas détruites.

Quelques r 
r uptur es s
singulièr es

types ruptures correctes

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9
types ruptures i ncorrectes

3.2  R
RESISTANCES  C
CARACTERISTIQUES  A
A  L
LA  T
TRACTION

La résistance à la traction (f tj) est conventionnellement définie par le BAEL [A.2.1,12]


• pour f cj < 60 MPa : ftj = 0, 6 + 0, 06. f cj

2/3
• pour f cj ≥ 60 MPa : f tj  = 0.275 x f cj 

cf .  f 
f iches d
des m
modes o
opér atoir es d
détaillés

TRACTION  P
PAR  F
FENDAGE  ((ESSAI B
BRESILIEN)  N
NFP  1
18-408
L'essai consiste à écraser un cylindre de béton suivant 2 génératrices opposées, entre les plateaux d'une presse.
C'est l'essai de référence au sens du BAEL et du fascicule 65A du CCTG.

Q : charge de rupture
∅ : diamètre de l'éprouvette
L : longueur de l'éprouvette C

2 .Q T 0.8H H
R t  =
π.φ.L
C

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10
TRACTION  P
PAR  F
FLEXION  N
NFP 1
18-407
Les éprouvettes sont de dimensions : 7x7x28 ou 10x10x40

3F 
R t  =
a a a²

a
3a

4a

Commentaire : La formule ci-dessus suppose que le matériau a un comportement élastique linéaire. Aussi, certains
auteurs proposent un coefficient correcteur de 0.6 pour obtenir la contrainte de traction pure :

M  6 .M  3 . F  1.8 F 
R t = = 3
= 2
⇒ x 0 .60  ⇒ R t  =  
( I / v ) a a a 2 

Le coefficient correcteur de 0.6 provient du fait que la loi de Hooke lorsque l'on approche de la charge de rupture
n'est plus applicable. Voir le diagramme de répartition de contraintes ci-dessous.
C

3.3  E
ESSAIS  N
NON  D
DESTRUCTIFS

Les méthodes normalisées utilisées pour évaluer la qualité du béton dans les bâtiments ou les ouvrages ne prennent en
compte que des essais destructifs sur des éprouvettes coulées au même moment. Les principaux désavantages de ces
méthodes sont les suivants : les résultats ne sont pas obtenus immédiatement, le béton des éprouvettes peut être différent de
celui de l'ouvrage car la cure ou le serrage peuvent être différents, les résistances des éprouvettes dépendent également de
leurs dimensions et de leurs formes.
Plusieurs méthodes non destructives d'évaluation ont été mises au point. Ces méthodes sont basées sur le fait que
certaines propriétés physiques du béton peuvent être reliées à la résistance et peuvent être mesurées par des méthodes non
destructives. Ces propriétés physiques du béton comprennent la dureté (capacité de rebondissement), la capacité de
transmettre les ultrasons, la capacité à résister à l'arrachement, ...

cf .  f 
f iches d
des m
modes o
opér atoir es d
détaillés

3.31  E
ESSAI  S
SCLEROMETRIQUE  N
NFP  1
18-417

L'essai au scléromètre est destiné à mesurer la dureté superficielle du béton et il existe une corrélation empirique
entre la résistance et l'indice sclérométrique. Des études réalisées au LCPC ont montré que la corrélation peut prendre
la forme : R c  = a.I s2 + b.I s + c . Le scléromètre convient aux essais en laboratoire comme aux essais sur chantier. Une
masse commandée par un ressort se déplace sur un plongeur dans un tube de protection. La masse est projetée contre
la surface de béton par le ressort, et l'indice sclérométrique est mesuré sur une échelle. La surface sur laquelle l'essai
est effectué peut être horizontale, verticale ou à tout autre angle, mais la corrélation devra prendre en compte
l'inclinaison de l'appareil par rapport à cette surface.
L'appareil doit être correctement étalonné et il est souhaitable afin que les résultats soient représentatifs qu'une
corrélation à partir d'essais destructifs sur éprouvettes soit préalablement réalisée (détermination de fuseaux de
corrélation).
Limites et avantages : Le scléromètre est une méthode peu coûteuse, simple et rapide pour connaître la résistance
du béton, mais une précision entre ±15 et ±20% n'est possible qu'avec des éprouvettes qui ont été coulées et soumises
à un traitement de cure et à des essais dans les conditions pour lesquelles les courbes d'étalonnage ont été établies.

 F. Gabrysiak - Matériaux - Les Bétons - Chapitre 4


11
Les résultats sont influencés par des facteurs tels que la régularité de la surface, la grosseur et la forme de l'éprouvette,
le degré d'humidité du béton, le type de ciment et le plus gros granulats et le degré de carbonatation de la surface.

En première approximation, pour des granulats siliceux de qualité courante (Dmax = 16 mm), et pour un béton de
I s2
résistance inférieure à 30 MPa, on peut considérer que : R c  = − 0.3 x I s
37
Is : indice sclérométrique
Rc : résistance à la compression

Mesur es  s
sur  épr ouvette  1
16x32
Les éprouvettes préalablement rectifiées conformément aux prescriptions de la norme NFP 18-
416, sont maintenues entre les plateaux d'une presse sous une contrainte de 0.5 MPa. Le
scléromètre étant placé perpendiculairement à l'axe de l'éprouvette, on relève 27 mesures réparties
sur 3 génératrices en 27 points distincts et distants entre eux de 30 mm. Aucune mesure ne doit être
située à moins de 40 mm des faces planes de l'éprouvette.

La norme précise que l'indice sclérométrique (Is) est la médiane des valeurs. Cependant de
nombreux laboratoires préfèrent déterminer l'indice sclérométrique comme étant la moyenne
quadratique des mesures, après écrêtement des 2 valeurs extrêmes.

Mesur es  s
sur  ouvr age
La surface testée est divisée en zones d'au moins 400 cm² (25x25 cm). La tige de percussion du scléromètre étant
perpendiculaire à la surface essayée, on prend 27 mesures sur chaque zone d'essai. La distance entre 2 points de
mesure est d'au moins 30 mm et aucun point ne doit se situer à moins de 30 mm de l'un des bords de la surface testée.

Inter pr étations

70.0 70 MPa

60.0
60 MPa

  n
  o
   i
50.0   s
  s 7.5 MPa   e
  e 50 MPa
  r
  a   n
  p   n
   P   e
  m   y
   M   o   o
  0  °
40.0
  n    C
  m
 -  9
  e   a
   l 7 MPa   n
  e
  c
  n
   à
40 MPa
  =
  α   o
   i
  a   e   s
  r
   t   c
  s 30.0   n   °   e
  =  0   9  0  °
   i   p
  s   a
   t   s
   é
  r   s   α 6.5 MPa    i
   i
  s 30 MPa   +    D
20.0
   é   α  =
   R

6 MPa
20 MPa
10.0

0.0 10 MPa 4.5 MPa


15 20 25 30 35 40 45 50 55 20 25 30 35 40 45 50 55
Dureté au choc - Indice Scléromètrique
indice sclérométrique

3.32  E
ESSAI  D
D'AUSCULTATION S
SONIQUE  N
NFP  1
18-418

La méthode consiste à mesurer la vitesse de propagation d'ultrasons traversant le béton à l'aide d'un générateur et
d'un récepteur. Les essais peuvent être effectués sur des éprouvettes en laboratoire ou sur ouvrages. De nombreux
facteurs influent sur les résultats :
• la surface sur laquelle l'essai est effectué doit épouser parfaitement la forme de l'appareil qui lui est appliqué,
et donc l'emploi d'une substance de contact est indispensable (graisse de paraffine),
• le parcours doit être préférablement d'au moins 30 cm de façon à prévenir toute erreur occasionnée par
l'hétérogénéité du béton,
• la vitesse de propagation est sensible à la maturité du béton (état d'avancement de l'hydratation, eau
occluse, ...). Cependant, la vitesse des impulsions est peu sensible à la température.
• La présence d'armatures dans le béton perturbe la vitesse de propagation. Il est donc souhaitable et voire
indispensable de choisir un parcours d'ondes le moins influencé possible par la présence des d'armatures,

 Applications et limites : C'est une méthode simple et relativement peu coûteuse pour déterminer l'homogénéité d'un
béton. Elle peut être utilisée aussi bien dans le cadre d'un suivi de production qu'en contrôle sur ouvrages. Lorsque de
grands écarts de vitesse de propagation sont découverts sans causes apparentes dans l'ouvrage, il y a lieu de
soupçonner que le béton est défectueux ou altéré. Une vitesse élevée de propagation indique généralement un béton de
bonne qualité. Des études réalisées par la RILEM ont montré que la corrélation avec la résistance à la compression à
pour forme : R c  = a.e(b.V )  : avec (a, b) coefficients et (v) la vitesse de propagation.

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12
5.9  L
LE  R
RAPPORT  O
OPTIMAL  S
SABLE /GRAVIER  E
ET  L
LE  D
DOSAGE  O
OPTIMAL  E
EN F
FINES

On remarque qu'il existe un rapport optimal s/g (en volume) conduisant à améliorer les résistances des bétons, par
diminution de la porosité (réduction du dosage en eau), et ce pour une même consistance Pour cela, on mesure le temps
d'écoulement au maniabilimètre LCPC (NFP 18-452).

Soit s/g = x pour un béton binaire ( s et g étant exprimés en volume)


Soit s/(g+k) = x1 et g/k = y1 pour un béton ternaire
On réalise n gâchées avec des rapports x1, xi, ....., xn et l'on mesure les temps d'écoulement correspondants t1, t i, ..., tn .
La variation du rapport doit être telle que l'on encadre le temps minimal d'écoulement de 2 points (à droite et à gauche).

1.60
1.90 
   t 2 granulats y = 0.43
  n    t 3 granulats
  e   n
  m   e
  e
   l   m y = 1.00 
  u 2   e
  o1.40    l
  c   u
   é
   '
  o1.70 
  c
   d    é
   '
  s    d
  p   s
  m   p
  e
   t 1   m
  u 4   e
   t
   d
  g1.20   u
  o    d1.50 
   l 6   g
3   o
   l
y = 0.18 
5
7
s/g
1.00
0.50 0.60 0.70 0.80 0.90 s/(g+k)
1.30 
Influence du rapport s/g sur le temps d'écoulement d'un béton 0.50 0.60 0.70 0.80 0.90  
Influence du rapport s/(g+k) sur le temps d'écoulement d'un béton

Variation de la porosité et de la demande en eau en fonction


du dosage en fines.
Rapport quasi constant entre le volume d'air 
et le volume d'eau pour une consistance donnée.
(1)
Rc (MPa)  A

40 0.80 
A    ) (2)
  g
   +0.60 
  s
   +
35   c
   (
B    /
  e
   )
C    2
   (
30 0.40 
  u
  o B
   )
  g
25    +
  s
G/S    +
  c
   ( B
1.2 1.6 2.0 2.4    / 0.20 
0.8 2.8    )
  v
 A : béton ferme (Aff. = 1 cm)    +
  e
   (
B : béton plastique (Aff. = 5 cm)
C : béton mou (Aff. = 10 cm)    )
   1
   (
Bétons dosés à 350 kg/m3, granularité continue 0/20 c/(c+s+g)
Résistance à la compression Rc en fonction 0 
du rapport Gravier/Sable (en masse) 0.00 0.20 0.40 0.60 0.80   1.00 

Les fines désignent l'ensemble des grains passant au tamis de 63 µm,


qu'il s'agisse de grains de ciment, de d'addition, ou de sable. Le dosage
en fines est d'une très grande importance ...
Tous les mélanges ont le même temps d'écoulement au maniabilimètre (10 secondes). Dans cette étude, les fines proviennent
uniquement du ciment. La courbe (1) donne la variation de la porosité (e+v) en fonction du dosage en ciment (c). La courbe (2) donne la
variation de la demande en eau (e). Pour des raisons d'homogénéité, les volumes c, e et (e+v) sont tous rapportés au volume total des
grains solides : ciment (c) + sable (s) + gravillon (g). En B, la demande en en eau et la porosité du béton sont minimales; le point B
correspond à l'optimum en ciment et dans le cas présent, est aussi l'optimum en fines. A droite de B, le dosage en fines est supérieur à
l'optimum. Dans toute cette partie du graphique, porosité et demande en eau varient linéairement et le rapport [(e+v)/c] reste voisin de
1.20.

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27
5.10  E
EFFET  G
GRANULAIRE  -- E
EFFET  P
POUZZOLANIQUE

Intuitivement, on imagine que les grains fins se logent entre les grains les plus gros (ceux du sable par exemple), qu'ils
augmentent ainsi la compacité et, par conséquent, la résistance. Si les grains participent à l'optimisation de la granularité par
une augmentation de la compacité : c'est l'effet granulaire.

On sait que la porosité du béton frais (e+v) est une caractéristique importante. Aussi, si l'on fait varier le dosage en éléments
fins du béton (tous les grains inférieurs à 63 µm), qu'ils appartiennent au ciment, à l'addition, aux granulats), on a observé
l'existence d'un dosage optimal pour lequel la porosité du béton frais est minimale. Pour un béton par exemple, dont la
3
dimension maximale du plus gros grain est D = 20 mm, le dosage optimal en éléments fins est de l'ordre de 350 kg/m . Si on
3
considère maintenant, un béton dont le dosage en ciment est 250 kg/m  et donc manquant d'éléments fins; et si on lui en ajoute
(sous la forme d'addition par exemple), la quantité d'eau nécessaire pour avoir une consistance donnée diminue et de même
que la porosité du béton frais. Si, en outre, le dosage en ciment est maintenu constant, il s'en suit une augmentation de la
résistance résultant directement de la diminution du rapport E/C.
La présentation qui vient d'être faite sur l'effet filler montre qu'il faut 2 conditions pour l'observer :
- d'une part, comparer les bétons à consistance constante,
- d'autre part, à partir d'un béton qui manque d'élément fins.

L'une de ces conditions au moins n'est pas satisfaite lorsqu'on détermine la valeur de l'indice d'activité. La comparaison
entre les mortiers n'est pas faite à consistance constante, mais à quantité d'eau constante (et donc pratiquement à porosité du
mortier frais sensiblement constante). C'est pourquoi une activité caractérisée par une valeur de l'indice significativement
supérieure à 0.67 ne peut pas être attribué à l'effet granulaire.

Le dosage en fines dépend de l'étendue granulaire du mélange,


c'est à dire en fonction de d/D, soit, en proportion volumique telle que
0 .2 
 d  0.50
l'a montré A. Caquot : [fines]opt  =  β .
 D 
Cette formule exprime la règle granulométrique suivante : le
dosage optimal en fines est proportionnel à la porosité laissée par 0.40
  s
l'assemblage des grains de dimension supérieure. Le coefficient β   e
  n
   i
   f
dépend de la forme des grains et de leur nature minéralogique. On   e
   d
adopte généralement une valeur β  = 0.60. Lorsqu'on n'utilise pas   n
  o
   i
d'ultrafines telle que la fumée de silice, l'ensemble des fines (ciment,    t
  r 0.30
  o
cendres volantes, ...) peut être représenté par une seule valeur (d ≈ 6   p
  o
  r
  p
µm), ce qui conduit en arrondissant à un dosage en proportion
0 .220 
volumique à : [fines ]opt  =  (D exprimé en mm). 0.20
D 0 .2 
C'est ainsi que l'ancienne norme BPE, le dosage minimal en
3 700 
ciment (ρ = 3100 kg/m ) était de : C min =
D 0 .2  0.10

D
0.20
100 mm 1 mm
0.2
échelle proportionnelle : 1/D

On appelle réaction pouzzolanique la réaction chimique en solution entre la silice de la dissolution d'une poudre siliceuse et
l'hydroxide de calcium (Ca5OH)2) produit par l'hydratation du ciment; cette réaction donne du silicate de calcium hydraté (CHS)
qui précipite. Cependant, cette réaction est lente et se manifeste pour l'essentiel qu'après 28 jours dans l'emploi de cendres
volantes notamment. Ainsi, la norme NF EN 450 définie 2 échéances pour l'indice d'activité à 28 jours (i28) et 90 jours (i90).

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