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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA

RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Université Mouloud MAMMERI - TIZI OUZOU
Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des Sciences de
Gestion
Département des Sciences Financières et Comptabilité

Mémoire de Master en vue de l’obtention du diplôme en Sciences


Financières et Comptabilité

Option : Finance d’entreprise

Thème

Evaluation et choix d’un projet d’investissement : cas de


l’entreprise ELECTRO-Industries AZAZGA

Fait par : Encadré par :


Chabha CHABA Mohamed LAICHE
Samira BOUZOURENE

Présenté devant le jury composé de :


Président/Examinateur : Sabrina AMNACHE-CHIKH MCA, UMMTO
Rapporteur : Mohamed LAICHE MCA, UMMTO
Examinateur : Azzedine OUAZZI MAA, UMMTO

Promotion : 2019
Remerciements

Nous tenons d’abord à remercier Dieu le tout puissant de nous avoir


donné la volonté et le courage pour réaliser ce travail.

Nous tenons à remercier notre promoteur Mr Mohamed LAICHE pour


ses efforts et ses précieux conseils tout au long de notre travail.

Nous remercions vivement Mme Rachida IGUER de nous avoir orientés


durant notre stage pratique au niveau de l’entreprise ELECTRO-
Industries.

Nous adressons également nos remerciements les plus profonds à nos


enseignants qui nous ont enseigné tout au long de notre cursus
universitaire.

Nos vifs remerciements s’adressent aux membres de jury qui ont accepté
d’examiner notre travail.

Enfin, nous remercions toute personne ayant contribuée de près ou de


loin à la réalisation de ce travail.
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à :
Mes chers Parents,
Mon mari,
Mes frères,
Mon binôme,
Ma famille CHABA et ma belle-famille AMEZZA,
Et tous mes ami(e)s.

Chabha
Dédicaces
Je dédie ce modeste travail à :
Mes chers Parents,
Ma famille,
Mon binôme,
Et tous mes ami(e)s.

Samira
Liste des
abréviations
Liste des abréviations

Abréviations Intitulé

BFR Besoin en Fonds de Roulement

CA Chiffre d’affaires

CAF Capacité d’Autofinancement

CF Cash-Flow

CMPC Coût moyen pondéré du capital

CV Coefficient de variation.

DFC Direction Finance et Comptabilité

DLMT Dettes à longs et moyens terme

DR Délai de récupération

DRA Délai de Récupération Actualisé du capital investi

EBE Excédent Brut d’Exploitation

E (CF) Espérance de cash-flow

E-I ELECTRO-Industries

E.N.E.L Entreprise Nationale des Industries Electrotechniques

EPE Entreprises Publiques Economiques

E(Ri) Taux de Rendement Attendu par l’Actionnaire

E( ) Taux de Rentabilité Attendue sur le Portefeuille de Marché

E (VAN) Espérance de la VAN

FNL Flux nets de liquidité

FNT Flux nets de trésorerie

FR Fonds de roulement

IP Indice de Profitabilité

KFP Coût des fonds propres


KD Coût de la dette

Ln Fonction logarithmique

Max Maximum

MEDAF Modèle d'Evaluation Des Actifs Financières

Min Minimum

PME Petites et moyennes entreprises

RE Rentabilité économique

RF Rentabilité financière

RC Rentabilité commerciale

SARL Société à responsabilité limitée

SPA Société par action

TER Taux d'enrichissement relatif

TIR Taux Interne de Rentabilité

TMR Taux Moyen de Rentabilité

UM Unité Monétaire

VA Valeur Actuelle

VAN Valeur Actuelle Nette

Var (VAN) Variance de la VAN

BFR Variation du besoin en fonds de roulement

(VAN) Ecart-type de la VAN

Coefficient de Risque Systématique de l’Action.


Sommaire
Sommaire

Introduction générale ................................................................................................................. 02

Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

Section 01 : Notions générales sur l’investissement .................................................................... 07


Section 02 : Les sources de financement des investissements………………………………… 14
Section 03 : Notions sur la rentabilité………………………………………………………….. 19

Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Section 01: Actualisation ............................................................................................................ 25


Section 02: Les flux liés à la réalisation d’un projet d’investissement ...................................... 26
Section 03: Elaboration d’un tableau de flux nets de liquidité (cash-flows) .............................. 30

Chapitre III : méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Section 01 : L’évaluation technico-économique d’un projet d’investissement .......................... 36


Section 02 : Les critères atemporels non basés sur l’actualisation .............................................. 41
Section 03 : Les critères temporels basés sur l’actualisation ....................................................... 44

Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Section 01 : Notions de base sur le risque .................................................................................... 55


Section 02 : Choix d’investissement dans un avenir aléatoire ..................................................... 58
Section 03 : Choix d’investissement en avenir incertain ............................................................. 65

Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO- Industries / AZAZGA

Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil …………………………………………... 72


Section 02 : Présentation du projet d’investissement ................................................................. 78
Section 03 : L’évaluation du projet d’investissement................................................................. 81
Conclusion générale ................................................................................................................... 94
Introduction
générale
Introduction générale

Les investissements, qu’ils soient industriels, commerciaux ou financiers, constituent


sans conteste un des principaux moteurs de la croissance économique voire même du
développement. Ils représentent un enjeu de taille et focalisent bon nombre d’énergies, que ce
soit au niveau macroéconomique, lors notamment de la définition des programmes
gouvernementaux nationaux ou supranationaux, ou au niveau micro-économique, lors de la
sélection de projets par les dirigeants des entreprises.

L’entreprise peut être définie comme une entité économique constituée de différents
facteurs de production (capital, humain, matières premières) produisant des biens et services
destinés aux différents marchés.

L’investissement constitue un acte fondamental qui consiste à immobiliser des capitaux


c’est-à-dire engagé une dépense immédiate dans le but d’en retirer des gains sur plusieurs
périodes successives. Quel qu’en soit l’objectif désiré, la décision d’investir à une importance
stratégique dans le développement des entreprises dans la mesure où elle engage leur avenir,
conditionne leur développement futur, leur compétitivité, leur rentabilité, leur solvabilité future
et en définitive, leur valeur.

L’investissement est aussi considéré comme décision très risquée vu la complexité de


l’environnement, mobilisant de nombreuses énergies en termes de temps, de compétences et de
ressources humaines et financières. De ce fait, les entreprises doivent être vigilantes en matière
de choix d’investissement et de prise de décision car une mauvaise orientation peut condamner
définitivement leur survie.

C’est pour cela que l’évaluation des projets d’investissement est importante. La bonne
gestion de l’entreprise en dépend, car cette évaluation va conditionner la prise de décisions
pertinentes et donc va engager la santé financière de l’entreprise.

En conséquence, la décision d’investissement est une composante primordiale de la


gestion d’une entreprise, dans la mesure où les choix d’aujourd’hui conditionneront ce qu’elle
sera demain. Elle correspond ainsi à l’une des quatre grandes décisions auxquelles doit faire face
l’entreprise, aux côtés des décisions de financement, de gestion de trésorerie et d’analyse
financière.

2
Introduction générale

Notre mémoire de fin d’étude a pour but de présenter les différentes techniques de choix
d’un projet d’investissement. Cela nous amène à poser la problématique suivante :

Comment une entreprise arrive-t-elle à choisir ses projets d’investissement ?

Pour apporter des éléments de réponse à cette question centrale, nous avons articulé notre
travail autour des questions secondaires suivantes :

- Qu’est-ce qu’un projet d’investissement ?


- Quelles sont les différentes formes que peut avoir un investissement ?
- Quels sont les modes de financement qui peuvent être sollicités par les investisseurs en
vue de répondre à leurs besoins en matière d’investissement ?
- Quels sont les différents critères d’évaluation généralement utilisés par l’entreprise pour
pouvoir évaluer et réaliser correctement ses investissements et quelle est la règle de
décision liée à chacun d’eux ?

Intérêt du sujet
Ce sujet s’inscrit dans l’objet de notre formation, nous estimons que les recherches sur ce
dernier contribueront à améliorer nos connaissances dans le domaine de la finance.

La méthodologie de recherche

Afin d’apporter des éléments de réponses à nos questionnements, nous avons adopté une
démarche orientée dans les directions suivantes :

- La consultation d’ouvrages, articles et autres document relatifs à l’investissement pour


cerner le volet théorique de notre travail ;
- Les entrevues avec les cadres de l’entreprise ELECTRO – Industries où nous avons
réalisé notre stage pratique. Ces entrevues nous ont permis de se familiariser avec la
démarche qu’ils utilisent dans les études sur les projets d’investissement ;
- Une étude d’un cas pratique où nous avons essayé d’appliquer les critères de choix
d’investissement que nous avons examinés dans le volet théorique de notre travail.

3
Introduction générale

La structure du travail

Pour mener à bien notre recherche, nous avons structuré notre travail en cinq chapitres :

- Le premier chapitre sera consacré aux notions générales sur l’investissement et la


rentabilité ainsi que les modalités de financement ;
- Le deuxième chapitre traitera les différents flux de liquidités liés à un projet
d’investissement ;
- Le troisième chapitre exposera les méthodes d’évaluation et choix d’un projet
d’investissement ;
- Le quatrième chapitre traitera le risque dans la décision d’investissement ;
- Le dernier chapitre fera l’objet d’une étude d’un cas réel d’évaluation de la rentabilité
d’un projet d’investissement réalisé au sein de l’entreprise publique ELECTRO-
Industries /AZAZGA.

4
Chapitre I
Notions sur l’investissement et la rentabilité
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

Introduction

L’action d’investir est fondatrice de l’activité économique ; elle détermine la capacité


productive sans laquelle il ne peut y avoir ni production ni croissance économique ; elle exige
une accumulation préalable de moyens de financement.

En effet, La décision d’investir dans un quelconque projet se base principalement sur


l’évaluation de son intérêt économique et par conséquent, le calcul de sa rentabilité.

Dans ce chapitre, réparti en trois (03) sections nous allons présenter quelques notions
sur l’investissement et la rentabilité. La première section traite toutes les notions liées à
l’investissement et à la décision d’investir, la deuxième portera sur les différents modes de
financement et enfin la troisième s’intéresse à la notion de la rentabilité.

6
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

Section 01: Notions générales sur l’investissement

Dans cette section, nous allons définir l’investissement selon les différentes approches
ainsi que les différentes formes qu’il peut prendre.

1.1 Définition de l’investissement

Comme tous les termes largement utilisés, celui de l’investissement est susceptible de
recouvrir plusieurs notions qui peuvent être différentes suivant le point de vue adopté. Dans
ce qui suit, nous allons définir l’investissement selon les différentes approches :

1.1.1 Selon l’approche économique

Les économistes définissent conceptuellement l’investissement comme « l’échange


d’une satisfaction immédiate et certaine, à laquelle on renonce, contre une espérance que l’on
acquiert et dont le bien investi est le support »1. Ils marquent ainsi la double caractéristique de
l’investissement : l’échange d’une certitude contre une espérance et sa dimension inter
temporelle. En pratique, ils définissent l’investissement comme un flux qui vient augmenter le
stock de capital.

1.1.2 Selon l’approche comptable

Selon l’approche comptable, un investissement est une acquisition de biens ou


services non consommés au cours d’un exercice. Cette définition vise aussi bien les biens
matériels comme les constructions, terrains, équipements, titres de participation, que les biens
immatériels comme les brevets ou les fonds de commerce. Elle englobe également les
services tels que les programmes de recherche et développement, ou encore les
investissements commerciaux tels que les campagnes de publicités et la constitution d’une
force de vente, dont les effets ont une portée de longue durée.2

1.1.3 Selon l’approche financière

L’investissement se définit comme un échéancier de décaissements et


d’encaissements. Cette formule brève s’applique parfaitement à un investissement technique
en équipements de production. Elle s’applique de la même façon à un investissement en titres,
c’est à dire en actifs financiers. Concrètement, elle signifie ceci : à une succession initiale de
dépenses, fait suite- du moins prévisionnel-à une succession de recettes résultant de ventes
plus fortes, de marges améliorées, ou constituées par les dividendes escomptés.3

1
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », édition, DUNOD, Paris 2003, P.11.
2
HUSSON Bruno et JORDAN Hugues, « Le choix des investissements », édition, MASSON, Paris 1998, P .11.
3
HUSSON Bruno et JORDAN Hugues, idem, P.12.
7
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

1.1.4 Selon l’approche stratégique

Selon les stratèges, l’investissement doit améliorer la position concurrentielle de


l’entreprise de manière à accroître durablement la valeur de l’entreprise. Les investissements,
à la base de la mobilité stratégique, indispensable à l’adaptation de l’entreprise à son
environnement, s’inscrivent donc dans le cadre de la stratégie retenue. C’est à ce niveau
seulement que peuvent être intégrées valablement les multiples interdépendances entre les
décisions successives dont dépendent les cash-flows.4

1.2 Les typologies d’investissement

Sans citer toutes les classifications, il apparait cependant utile de donner les différents
modes de classement les plus fréquents.

1.2.1 Classification selon leur nature

Les investissements par nature permettent d’établir un classement, qui se rapproche


du classement comptable

1.2.1.1 L’investissement matériel

L’investissement matériel correspond à la création ou à l’acquisition de biens de


production durables (équipements, installations techniques, machines et outillage, etc.).5

1.2.1.2 L’investissement immatériel

L’investissement immatériel recouvre toutes les dépenses de long terme, autre que
l’achat d’actifs fixes, que les entreprises consentent dans le but d’améliorer leurs résultats. En
plus des investissements en technologie (recherche et développement ou acquisition de ses
résultats), l’investissement immatériel concerne aussi les investissements dans la formation,
dans les relations de travail, dans les structures de gestion, dans l’organisation de la
production, l’élaboration des relations, commerciales et technologiques avec les autres firmes,
l’investigation des marchés, l’acquisition et l’exploitation des logiciels.6

4
BANCEL Franck et RICHARD Alban, « Les choix d’investissement » édition, ECONOMICA, Paris 2002,
P.22.
5
BOLUSSET Carole, « L’investissement », édition, Bréal, 2007, P.13.
6
BANCEL Franck et RICHARD Alban, idem, P.25.
8
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

1.2.1.3 L’investissement financier

Les investissements financiers apparaissent sous la forme de prises de participation


dans d’autres entreprises (achats de titres), de création de filiales ou de prêts aux filiales. Ils
permettent d’élargir la compétence de l’entreprise à d’autres domaines actualisés ; de
contrôler les sources d’approvisionnement, des débouchés ou des technologies ; de
s’implanter dans des activités nouvelles en vue de réaliser des diversifications ; d’obtenir des
effets de synergie en tenant compte des complémentarités entre diverses sociétés.7

La figure ci-après donne la synthèse de la classification des investissements selon leur


nature :
Figure 01 : Classification des investissements selon leur nature

Investissement

Matériel Immatériel Financier

- Terrain - Concession - Action

- Bâtiment - Brevets - Obligation

- Usine - Licence - Prêt à long terme

- Machine - Marque déposée

- Matériel - Procédé

- Logiciel

Source : TAVERDET- POPIOLEK Nathalie, « Guide du choix d’investissement », édition, d’Organisation,


Paris 2006, P. 04.

7
AKKACHE Dehbia, « Module Economie d’Entreprise », L2 Sciences Financières et Comptabilité, UMMTO,
2017.
9
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

1.2.2 Classification selon leur objectif 8

Cette classification permet de distinguer plusieurs types :

1.2.2.1 Les investissements de remplacement ou de renouvellement

Ils désignent les projets dont l’objectif prioritaire est de permettre un renouvellement
des équipements en place jugés usés ou obsolètes par des équipements neufs ayant les mêmes
caractéristiques que les équipements à renouveler ;

1.2.2.2 Les investissements de capacité ou d’expansion

Ils désignent les projets ayant pour vocation de permettre une augmentation des
capacités de production de l’entreprise pour faire face à la demande potentielle. Ils peuvent
répondre à des stratégies d’expansion (accroissement des quantités produites avec objectif de
gain de part de marché) ;

1.2.2.3 Les investissements de productivité

Les investissements de productivité désignent les investissements réalisés pour réduire les
coûts de production et d’améliorer les rendements. Ces projets peuvent prendre des formes
très diverses : nouveaux équipements, nouveaux procédés de fabrication ou nouvelle
organisation de production ;

1.2.2.4 Les investissements d’innovation ou de diversification

Les investissements d’innovation ou de diversification répondent à la volonté de se


déployer sur de nouveaux couples produits marchés. Ces types d’investissement font
intervenir la fonction recherche et développement de l’entreprise.

1.2.3 Classification selon leur finalité 9

Cette classification permet de distinguer deux types de projets :

1.2.3.1 Les projets productifs

Ce sont tous les projets dont la production est destinée à être commercialisée (vendue) sur
le marché. Parmi les projets productifs on peut distinguer :
- Substitution aux importations ;
- Modernisation de l’outil de production ;
- Mise en valeur des ressources naturelles ;
- Exportation.
8
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », Op.cit., PP. 12-13.
9
LAZARY, « Evaluation et financement de projets » édition, distribution, EL Dar OTHMANIA, 2007, PP.14-
15.
10
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

1.2.3.2 Les projets non directement productifs

Ce sont des projets :


- Sociaux : enseignement, santé, éducation ;
- Infrastructures : routes, ponts, barrage ;
- Appui à la production (formation, assistance, encadrement technique…).
Les projets non productifs présentent une difficulté de quantification des avantages
financiers qu’ils peuvent offrir.

1.2.4 Classification selon la nature de leurs relations 10

Cette classification permet de distinguer trois types de projets :

1.2.4.1 Les projets dépendants entre eux

Ce Sont des projets complémentaires dont l’adoption de l’un entraîne


automatiquement l’adoption de l’autre et inversement.

1.2.4.2 Les projets indépendants

Sont ceux pour lesquels la décision concernant l’un d’entre eux n’affecte en rien la
décision concernant l’autre. Les jugements sont alors séparés.

1.2.4.3 Les projets mutuellement exclusifs

Les projets sont en concurrence les uns par rapport aux autres. Dans ce cas les
jugements à porter sont en opposition (acceptation ou rejet).

1.3 Définition d’un projet d’investissement

Un projet d’investissement est un ensemble complet d’activités et d’opérations qui


consomment des ressources limitées et dont on attend des revenus ou autres avantages
monétaires ou non monétaires.11

10
LAZARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P.17.
11
LASARY, idem, P.13.
11
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

1.4 Les étapes de mise en œuvre d’un projet d’investissement 12

Les étapes de mise en œuvre d’un projet d’investissement couvrent tout le processus qui
va du lancement de l’idée du projet jusqu’à son exécution.
Ces étapes sont au nombre de six (06) :

1.4.1 La Phase d’identification

La phase d’identification est la phase la plus importante, elle existe pour des buts bien
précis, tel que : l’étude de l’idée du projet et voir si le projet est viable économiquement,
financièrement et techniquement ; s’assurer que l’on peut raisonnablement continuer à
consacrer d’autres ressources, ou encore donner un ordre de grandeur des besoins financiers
nécessaires.

1.4.2 La Phase de préparation

Cette phase concerne toutes les fonctions de l’entreprise, elle vise comme objectifs de :
- Développer, compléter et confirmer tous les paramètres estimés lors de
l’identification ;
- Chiffrer le coût des différents postes d’investissement et d’exploitation ;
- Procéder à une analyse financière et économique de la variante choisie.
La préparation du projet devra suivre le processus suivant :

a. Etude du marché

L’étude du marché consiste à faire une évaluation de la demande afin de déterminer la


quantité qui sera produite, et aussi, l’étude de l’offre valable sur ce marché, ce type d’étude
pourra aussi diagnostiquer la concurrence du secteur.

b. Etude technique
L’étude technique est une étude analytique des conditions techniques de réalisation du
projet (durée des travaux, localisation géographique, les besoins de consommation, les
besoins en mains-d’œuvre, le type de la technologie retenue…).

c. Estimation des coûts d’investissement, dépenses d’exploitation et les recettes du


projet

Il s’agit de faire des estimations ou prévisions du coût total du projet envisagé, de ses flux
et leurs évolutions, bien sûr en prenant en considération les diverses conditions juridiques,
fiscales et financières.

12
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P.19.
12
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

1.4.3 La Phase d’évaluation

La phase d’évaluation consiste à évaluer les composantes et choisir parmi celles


retenues, la variante qui répond le plus aux exigences de l’entreprise et qui offre la rentabilité
la plus importante.

1.4.4 La Phase de la décision

La décision d’investir est une étape cruciale dans la vie de l’entreprise car, elle est la
seule décision qui lui donne les moyens d’accroître ses richesses afin d’assurer sa pérennité.

La décision d’investir est, sans aucun doute, la décision la plus importante que pourrait
prendre tout opérateur économique (entreprise, administration centrale ou collectivité locale)
c’est une décision généralement irréversible, car engageant l’opérateur sur une longue
période.
Au niveau de cette phase, le décideur doit choisir l’une des possibilités suivantes :

- Le refus du projet, cela est dû à l’inopportunité du projet ;


- La poursuite des études, cette décision a pour but d’approfondir les études, et
collecte plus d’information sur le projet ;
- L’acceptation du projet, dans ce cas, le projet sera mis en œuvre.

1.4.5 La Phase d’exécution

La phase d’exécution est la phase de concrétisation réelle du projet par la mise à


disposition des fonds nécessaire pour sa réalisation.

1.4.6 La Phase de contrôle

Il convient de contrôler et de suivre le déroulement des travaux sur le terrain. En effet,


il se peut que la décision comporte certaines insuffisances de nature juridique, financière ou
technique, qui ne peuvent apparaître qu’au moment de l’exécution, ce qui exige de procéder à
certaines révisions ou changements.

13
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

Section 02: Les sources de financement des investissements

Une fois le choix du projet d’investissement est effectué, il reste bien souvent à
l’entreprise de déterminer le mode de financement convenu.

Pour cela, il devient indispensable pour les décideurs de connaître au préalable


l’ensemble des sources de financements possibles (internes, externes) ainsi que leurs
principales caractéristiques pour en arbitrer leurs choix financiers. D’une façon générale, nous
distinguons trois grandes formes de financement, représentées dans la figure n° 02 ci-après :

Figure 2: Les modalités de financement

Financement par

Fonds propres Quasi-fonds propres Endettement

- Autofinancement ; - Prêts participatifs ; - Emprunt auprès des


établissements de crédit ;
- Cessions d’éléments - Titres participatifs ;
d’actifs ; - Emprunt Obligataire ;
- Titres subordonnés ;
- Augmentation de capital. - Crédit-bail.
- Compte courant d’associés.

Source : réalisé par nos soins

14
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

2.1 Le financement par fonds propres

Les fonds propres représentent la source traditionnelle prépondérante du financement de


l’entreprise. Cette source de financement est alimentée soit par l’apport effectué par
l’actionnaire, lors de l’émission d’actions par la société, soit par le circuit interne à
l’entreprise avec réinvestissement partiel ou total des bénéfices réalisés et des dotations aux
amortissements.13

2.1.1 L’autofinancement

L’autofinancement est une ressource propre dont dispose l’entreprise pour financer
ses projets. Il représente le surplus monétaire généré par l’entreprise et conserver durablement
pour assurer le financement de ses activités. Il provient essentiellement des mises en réserve
de tout ou une partie des bénéfices antérieurs.14

Cette ressource interne représente l’excédent de la capacité d’autofinancement sur la


distribution des dividendes. De ce fait, le niveau de cette ressource est fonction de la CAF et
de la politique de dividendes de l’entreprise.

L’autofinancement (n)=CAF (n) – dividendes distribués au cours de l’exercice(n)

2.1.1.1 La cession d’éléments d’actifs immobilisés 15

La cession d’éléments d’actifs est une opération à caractère exceptionnel ; il s’agit de


céder principalement certains actifs immobilisés qu’ils s’agissent d’immobilisations
corporelles ou financières.
Des actifs peuvent être cédés suite :
- Au renouvellement des immobilisations qui s’accompagne de la vente des biens
renouvelés ;
- A la mise en œuvre d’une stratégie de recentrage : l’entreprise cède des usines, des
participations, voir des filiales dès lors qu’elles sont marginales par rapport aux
métiers dominants qu’elle exerce.

13
MOURGUES Nathalie, « Financement et coût du capital », édition, ECONOMICA, Paris 1993, P. 154.
14
EL FARSSI Inass et M’RABET Rachid, « Décisions financière de long terme », édition, ECONOMICA, Paris
2011, P. 226.
15
LASARY « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P. 145.
15
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

2.1.1.2 L’augmentation du capital 16

L’augmentation du capital accroît le volume des capitaux propres, renforce la


stabilité financière de l’entreprise et fait progresser sa crédibilité auprès des tiers. Néanmoins,
une telle opération peut engendrer une perte de contrôle sur le capital et une dilution du
pouvoir entre anciens et nouveaux actionnaires.

Elle peut être réalisée par plusieurs modalités, soit par apport en numéraire, en nature,
par incorporation de réserves ou par conversion de dettes.

- Par apport en numéraire : il s’agit d’une augmentation du capital par apport


nouveau, suite à l’émission d’actions nouvelles payantes. C’est une émission contre
espèce et n’est faite que sous l’autorisation de l’assemblée générale extraordinaire des
actionnaires.
- Par apport en nature : ce cas est proche de l’augmentation de capital en numéraire.
La seule différence réside dans le fait que la contrepartie de ce type d’opération est un
actif en nature (immeuble, titres, stocks, brevets, créances, fonds de commerce) au lieu
de liquidité. Ce type d’opération renforce donc les fonds propres de l’entreprise et
améliore son ratio d’endettement.
- Par incorporation de réserves : c’est une opération qui laisse la valeur des fonds
propres ou la situation nette inchangée, puisqu’elle n’apporte pas de nouvelles
ressources, Cette opération se traduit par une diminution des réserves et une
augmentation du capital social.
- Par conversion de dettes : de même que l'incorporation de réserves, l'augmentation
de capital par conversion de dettes ne semble pas avoir d'incidence sur le financement
de l'entreprise. Dans ce cas en effet, on se borne à « virer » en capitaux propres un
montant qui figurait antérieurement dans des comptes de dettes, sans modifier
l'enveloppe globale des ressources, c'est-à-dire le montant du passif.

16
ALBOUY Michel, « Décision financière et création de valeur », 2ème édition, ECONOMICA, Paris 2011, P.
138.
16
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

2.2 Le financement par quasi-fonds propres

Le financement par quasi-fonds propres sont des sources de financement dites hybrides.
Elles présentent, à la fois, les caractéristiques des fonds propres et des dettes, ils ont une
interface entre les actions et les obligations. On en trouve les prêts participatifs, les titres
participatifs, les titres subordonnés et les compte courants d’associés.

2.2.1 Les prêts participatifs

Les prêts participatifs sont accordés par les établissements de crédit au profit des
entreprises (essentiellement des PME) qui souhaite améliorer leur structure financière et
augmenter leur capacité d’endettement.17

2.2.2 Les titres participatifs

Les titres participatifs ne sont remboursables qu’en cas de liquidation de la société ou


à l’expiration d’un délai préalablement arrêté. Créances de denier rang : ils ne sont
remboursés qu’après règlement de toutes les autres créances (y compris les prêts participatifs).
La rémunération comporte une partie fixe et une partie variable indexée sur le résultat de
l’entreprise.18

2.2.3 Les titres subordonnés

Cette catégorie de titres peut être assimilée à des obligations, dans la mesure où elle
donne lieu au paiement d’intérêts. L’échéance de remboursement des titres subordonnés peut
être déterminée ou indéterminée.

2.2.4 Le compte courant d’associés

Cette méthode permet à l'entreprise de se procurer des capitaux importants sans


engager de formalités complexes et onéreuses. Elle consiste pour l'associé à signer une
convention de blocage avec laquelle il s'engage à ne pas retirer une somme d'argent dont il
dispose en compte courant.

17
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P.146
18
LASARY, idem., P. 146.
17
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

2.3 Le financement par endettement

Cette source de financement peut être scindée en trois catégories : les emprunts auprès
des établissements de crédit, les emprunts obligataires et le crédit-bail.

2.3.1 Les emprunts auprès des établissements de crédit

L’entreprise qui exprime un besoin de financement peut avoir recours à des


établissements financiers. Ces derniers ont pour objet la collecte de capitaux sur le marché
financier auprès des agents à excèdent de capitaux pour les répartir sur ceux éprouvant des
besoins de financement.

2.3.2 Les emprunts obligataires

Lorsque le bien de financement porte sur des sommes très importantes, il peut s’avérer
difficile de recourir à un seul prêteur. L’emprunt obligataire est dans ce cas le mode de
financement adéquat. Il consiste d’un emprunt à long terme par l’émission dans le public de
titres négociables représentant la dette de l’entreprise émettrice. Ces titres sont placés sur le
marché financier, par l’intermédiaire des banques.19

2.3.3 Le crédit-bail (leasing)

Le crédit-bail « est un contrat de location, portant sur un bien meuble ou immeuble,


assorti d’une opération d’achat à un prix fixé d’avance ». 20
Le contrat de crédit-bail prévoit :

- Une durée irrévocable (qui sépare la date de conclusion du contrat de la date de


l’option d’achat) ;
- Le montant et la périodicité des loyers ;
- Le prix d’achat.

19
GANDOUZI Brahim, « Module Gestion Obligataire », Master II Finance d’entreprise, UMMTO, 2018 -2019.
20
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., PP .147-148.

18
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

Section 03: Notions sur la rentabilité

Dans cette section nous allons définir la notion de la rentabilité ainsi que les différents
types qu’elle peut prendre.

3.1 Définition de la rentabilité

La rentabilité d’un projet dépend des coûts qu’il engendre et des gains qu’il procure.
D’une façon simple, la rentabilité de l’investissement se définit comme étant « le rapport
entre un revenu obtenu ou prévu et les ressources employées pour l’obtenir ».21

Selon HOARAU Christian, « la rentabilité est généralement définie comme l’aptitude


de l’entreprise à accroître la valeur des capitaux investis, autrement dit, à dégager un certain
niveau de résultat ou de revenu pour un montant donné de ressources engagées dans
l’entreprise. Un taux de rentabilité exprime le rapport entre un flux de revenu perçu au cours
d’une période et la masse de capitaux investis pour l’obtenir ».22

3.2 Typologies de la rentabilité

La rentabilité représente l’évaluation de la performance des ressources investies par des


apporteurs de capitaux. C’est donc un outil privilégié par l’analyse financière. Nous
distinguons plusieurs types de rentabilités :

3.2.1 La rentabilité économique

La rentabilité économique correspond au rendement de l’actif économique, cette


notion met en rapport le résultat du cycle d’exploitation de l’entreprise et l’investissement en
actif productif 23

RE = excédent brut d’exploitation / actif économique

Cette rentabilité est évaluée indépendamment des modalités de financement de celui-


ci, l’intérêt principal de cette approche est d’évaluer la rentabilité dégagée à partir des
performances internes de fonctionnement (technique de production, décisions stratégiques,
gestion des activités) en dehors de tout impact des modes de financement. Sur la base de cette
rentabilité opérationnelle dégagée, on peut alors prendre la décision d’investir ou pas dans le
projet.
21
BOLUSSET Carole, « L’investissement », Op.cit., P. 29.
22
HOARAU Christian, « Maîtriser le diagnostic financier », 2ème édition, Revue fiduciaire, 2008, P. 88.
23
HONORE Lionel et ROYER Yves, « Dictionnaire de la finance d’entreprise », édition, Belin, Paris 2003, P.
165.
19
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

3.2.2 La rentabilité financière

C’est la comparaison entre les résultats obtenus par une entreprise et les fonds engagés
par ses propriétaires, elle est mesurée par le rapport entre le bénéfice net et les capitaux
propres.24

RF = Résultat net / Capitaux propres

La rentabilité financière est souvent assimilée au rendement des capitaux propres


engagés par les actionnaires. Ce ratio permet de savoir si l’investissement consenti par ceux-ci
est rentable. Si la rentabilité financière du projet est satisfaisante, nous pouvons adopter le
schéma de financement correspondant et passer à la phase de réalisation effective du projet.

3.2.3 La rentabilité d’exploitation

La rentabilité d’exploitation se calcul sous forme de marge en comparant l’EBE et le


chiffre d’affaires de l’entreprise, il s’agit d’une mesure de la capacité du cycle d’exploitation à
générer un résultat important.25

La rentabilité d’exploitation peut s’appréhender à travers la mesure d’un taux de


marge d’exploitation qui est égal :

Rentabilité d’exploitation = EBE / Chiffre d’affaires

Cette marge représente la part de chiffre d’affaires encore disponible après la prise en
compte des charges liées aux cycles d’exploitation, d’investissement et de financement pour
en dégager un résultat.

24
LEHMANN Paul-Jacques, « Finance d’entreprise, mots et expressions », édition, DUNOD, 1992, P.18.
25
HONORE Lionel et ROYER Yves, « Dictionnaire de la finance d’entreprise », Op.cit., P. 165.
20
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

3.2.4 La rentabilité commerciale

La rentabilité commerciale permet d’apprécier le dynamisme et l’efficacité de


l’activité commerciale, elle est mesurée par le rapport entre le résultat net et le chiffre
d’affaires.

RC = Résultat net / Chiffre d’affaires

3.2.5 La rentabilité socio-économique

Dans le cas d’un investissement public, ce n’est pas la rentabilité économique qui est
au centre de la décision mais plutôt l’efficacité dans le sens du meilleur service rendu au
moindre coût, nous parlons donc de la rentabilité socio-économique qui est une notion
beaucoup plus large que la simple rentabilité économique puisque elle tient compte des
externalités du projet, parfois pendant plusieurs générations, elle s’évalue soit avec les outils
du calcul économique public (analyse coûts - bénéfices ), soit avec les méthodes multicritères
d’aide à la décision.26

26
TAVERDET- POPIOLEK Nathalie, « Guide du choix d’investissement », édition, d’Organisation, Paris 2006,
P .16.
21
Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité

Conclusion

Tout au long de ce chapitre, nous avons présenté les notions de base relatives à
l’investissement et à la rentabilité. Pour chaque décision d’investissement, la maîtrise et la
compréhension des notions fondamentales liées à l’investissement sont importantes avant
d’entamer toute étude ou évaluation du projet.

En effet, l’entreprise à plusieurs alternatives pour le financement de ses


investissements. L’opération de financement lui fait encourir des risques importants qui
peuvent mettre sa stabilité financière en danger, donc elle doit être prudente dans le choix du
mode de financement.

22
Chapitre II
Actualisation et les flux liés à un projet
d’investissement
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Introduction

La plupart des techniques financières en matière de choix d’investissement repose sur


la technique d’actualisation. Ce concept élémentaire est donc exposé avant d’aborder les flux
de liquidité, se résumant à la comparaison entre les flux investis (décaissés) et les flux
dégagés par l’investissement (encaissés) au cours de la durée de vie de l’investissement.

Dans ce chapitre, nous aborderons dans la première section le principe d’actualisation,


ensuite dans la deuxième section nous présenterons les flux de liquidité liés au projet
d’investissement et enfin dans la troisième section nous terminerons par la présentation du
tableau de flux de trésorerie, souvent, ces flux sont obtenus à partir de la décomposition des
données comptables prévisionnelles.

En somme ce chapitre est indispensable pour déterminer les critères classiques de


choix d’investissement qui fait l’objet de chapitre III.

24
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Section 01: Actualisation

1.1 Le concept d’actualisation

L’actualisation est une technique qui permet de comparer des sommes d’argents à des
périodes différentes, en utilisant un taux d’actualisation ou bien un coefficient d’actualisation.
Ce dernier permet de rendre comparables ces sommes d’argent à des périodes différentes en
les ramenant à une période commune.

Mathématiquement, elle représente l’opération inverse de la capitalisation*.

Avec :
: La valeur actuelle de capital
: Le taux d’actualisation
: Nombre de période

1.2 Le choix du taux d’actualisation

Pour déterminer le taux d’actualisation, nous commencerons en premier lieu par le


taux moyen des placements sans risque (les emprunts de l’Etat par exemple) auquel on ajoute
une prime de risque propre au projet d’investissement et à son environnement. Les primes
généralement admises sont 27 :

- 2% à 5% des projets peu risqués (projet de routine) ;


- 5% à 10% pour des projets assez risqués (projets ambitieux) ;
- 10% et plus pour des projets très risqués (projets hautement spéculatifs).

Le taux d’actualisation peut être définit comme étant la rentabilité minimale attendue
du projet compte tenu du niveau de risque apprécié.28

Le taux d’actualisation = le taux sans risque + la prime de risque.

* la capitalisation est le terme financier utilisé pour désigner l’opération consistant de déterminer la valeur future
d’une somme d’argent placé pendant une période donnée ;
27
BRUNO Husson et HUGUES Jordan, « Le choix des investissements », Op.cit., P.140.
28
HOUDAYER Robert, « Projet d’investissement. Guide d’évaluation financière », édition, Economica, Paris
2006, P. 30.
25
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Section 02: Les flux liés à la réalisation d’un projet d’investissement

Schématiquement, on peut distinguer les trois périodes suivantes :29

- La période initiale se caractérise, essentiellement par le décaissement des sommes


nécessaires à la réalisation de l’investissement proprement dit ;
- La période intermédiaire, qui s’étend sur la durée de vie du projet, est
principalement marquée par les encaissements et les décaissements liés à
l’exploitation courante de l’investissement ;
- La période terminale, qui intervient à la fin de la durée de vie du projet, est marquée
par les encaissements correspondant à la liquidation des divers actifs qui constituaient
l’investissement (immobilisations, mais aussi stocks, créances clients, etc.)

La typologie définie par ces trois étapes permet de préciser la nature des flux de
liquidité liés à un projet.

2.1 Flux liés à la période initiale 30

Ils comprennent les décaissements liés à l’acquisition des éléments constitutifs du


projet et, le cas échéant, les encaissements liés à la revente des équipements rendus disponible
du fait du nouveau projet.

2.1.1 Dépenses d’acquisition initiales

C’est le montant de « l’investissement initial », c'est-à-dire par exemple le prix des


immobilisations (locaux, équipements, matériels) nécessaire au projet. Les dépenses
directement liées aux acquisitions effectuées, telles que les frais de transport et d’installation,
sont naturellement à prendre en compte. De même, les frais d’études qui seront engagés ou
encore les dépenses nécessaire par la fabrication de produits prototypes font partie intégrante
de l’investissement initial.
Parallèlement, il faut également considérer d’autres dépenses qui sont indispensables
pour la réalisation des projets comme à titre d’exemple les dépenses de la formation du
personnel rendues nécessaire pour maîtriser la nouvelle technologie impliquée par le projet,
ou encore les frais d’agrandissement des installations sanitaires et sociales de l’entreprise
rendus inévitables par le supplément d’effectifs apporté par le projet.

29
HUSSON Bruno et JORDAN Hugues, « Le choix des investissements », Op.cit., P.38.
30
HUSSON Bruno et JORDAN Hugues, idem, P.39.
26
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

2.1.2 Dépenses d’acquisition ultérieures

De même nature que toutes celle évoquées au paragraphe précédent, des dépenses
d’acquisition complémentaires peuvent être engagées au cours de la durée de vie du projet.
C’est le cas lorsque l’investissement est programmé selon plusieurs tranches annuelles, ou
lorsque des remplacements partiels d’équipement doivent être effectués à intervalle régulier.

2.1.3 Dépenses d’acquisition au coût d’opportunité

Lors de la réalisation initiale de l’investissement, il peut s’avérer que certains matériels


disponibles ou certains locaux vacants de l’entreprise soient susceptibles d’être utilisés pour le
projet. On aurait tort de considérer ces différentes ressources comme « gratuites », c'est-à-
dire entraînant une dépense nulle.
En effet, en termes d’opportunité, on se prive de revendre les matériels ou les locaux
concernés ou de les donner en location, ou encore de les utiliser dans le cadre d’un projet
concurrent (qui de ce fait ne sera pas entrepris). La perte de recettes qui en résulte représente
un coût d’opportunité qui doit venir s’ajouter aux dépenses d’investissement initiales.

2.1.4 Les recettes prévenant de la revente des équipements rendus disponibles du fait
du nouveau projet

Si l’option est prise de revendre les équipements rendus disponibles par la réalisation
d’un projet, les recettes correspondantes viennent compenser en partie les dépenses initiales
d’investissement.

2.2 Flux liés à l’exploitation du projet pendant sa durée de vie 31

Les flux liés à l’exploitation sont les flux d’encaissement et de décaissement issus des
opérations d’exploitation du projet tout au long de sa durée de vie. Il est malaisé de
déterminer directement ces flux de trésorerie à partir des documents prévisionnels
habituellement disponibles pour un projet. En effet, ces documents s’expriment rarement en
termes de trésorerie, mais présentent le plus souvent sous une forme comptable les prévisions
concernant les produits et charges d’exploitation, ainsi que les actifs et passifs d’exploitation.

31
HUSSON Bruno et JORDAN Hugues, « Le choix des investissements », Op.cit., P.41.
27
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Pour déterminer les flux de trésorerie générés par l’exploitation, il est alors commode
de les décomposer en trois éléments à partir des documents comptables prévisionnels :
- L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) ;
- L’impôt sur le bénéfice ;
- La variation du besoin en fonds de roulement BFR).

2.2.1 L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE)

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est le solde des produits et charges


d’exploitation se traduisant tôt ou tard par des encaissements ou des décaissements. Il ne
comprend pas la dotation aux amortissements qui ne correspond ni à une recette ni à une
dépense qui communément appelée charge non décaissée.

a) Produits d’exploitation
- Chiffre d’affaires ;
- Revenus accessoires ;
- Production stockée ( stock final – stock initial de produits finis).

b) Charges d’exploitation (hors dotation aux amortissements)


- Consommation de matières et marchandises ;
- Autres charges externes (loyers, entretiens et réparations, sous-traitance, publicité,
transport, etc.) ;
- Frais de personnel et charges sociales ;
- Charges d’exploitation diverses.

2.2.2 L’impôt sur les bénéfices

L’impôt sur les bénéfices est chiffré à partir du résultat d’exploitation avant impôts,
c'est-à-dire en ignorant les éventuels frais financiers qui viendraient réduire le résultat
imposable.

28
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

2.2.3 La variation du besoin en fonds de roulement BFR)

Le besoin en fonds de roulement correspond au besoin de financement lié au cycle


d’exploitation. Il est donc égal aux actifs d’exploitation (principalement stocks et créances
clients) diminués des passifs d’exploitation (principalement dettes fournisseurs).

En résumé, le flux d’exploitation est obtenu en retranchant la variation du BFR des


deux éléments précités, soit :

Flux d’exploitation = EBE Impôt sur les bénéfices BFR

2.3 Les flux liés à la liquidation finale des éléments constitutifs du projet à la fin de la
durée de vie 32

Les flux liés à la liquidation du projet ont deux origines distinctes : la revente des
immobilisations et la récupération du BFR.

2.3.1 La revente des immobilisations

A la fin de la durée de vie du projet, les immobilisations peuvent être revendues. Le


flux de liquidité apporté par l’opération est alors constitué du prix de revente, diminué des
frais éventuels associés à cette revente et de l’impôt sur les plus-values éventuelles.

2.3.2 La récupération du BFR

La liquidation du BFR apporte un flux constitué de la revente des stocks et de


l’encaissement des créances d’exploitation diminué du paiement des dettes d’exploitation. Par
approximation, le flux retenu sera inferieur ou égal au besoin en fonds de roulement lié au
projet et existant en fin de durée de vie.

32
HUSSON Bruno et JORDAN Hugues, « Le choix des investissements », Op.cit., P. 43.
29
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Section 03: Elaboration d’un tableau de flux nets de liquidité (cash-flows)

Pour l’évaluation de la rentabilité du projet, il convient d’élaborer un échéancier des


flux nets de liquidité (FNL), à savoir un tableau de synthèse qui confronte l’ensemble des
emplois aux ressources appelé également les flux nets de trésorerie (FNT).

3.1 Les flux nets de trésorerie induits par le projet

Les flux nets de liquidité obtenus traduisent en termes de trésorerie, les ressources du
projet nettes des emplois, hors frais financiers et indépendamment de son mode de
financement. C’est sur cet échéancier de FNL que l’on pourra faire jouer les différents critères
afin d’évaluer la rentabilité du projet.33

Flux Nets de Trésorerie encaissements – décaissements

3.2 Les revenus générés par l’investissement ou encaissements

Ils se résument à :

3.2.1 La capacité d’autofinancement

La CAF représente l’ensemble des ressources générées par l’entreprise, au cours de


l’exercice, du fait de ces opérations courantes.34

Elle est évaluée à partir de l’année 1 et pendant la durée de vie de l’investissement,


selon deux méthodes.

a) Méthode additive de calcul de la CAF induite par l’investissement :


Chiffre d’affaires induit
( ) Charges d’exploitation décaissées
( ) Dotations aux amortissements
( ) Résultat avant impôt
( ) Impôt sur bénéfices
( Résultat net comptable
( ) Dotations aux amortissements
Capacité d’autofinancement d’exploitation
33
MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissements », édition, le
HARMATTAN, Paris 2007, P. 91.
34
BARREAU Jean, DELAHAYE Jacqueline et DELAHAYE Florence, « Gestion financière », 14ème édition,
DUNOD, Paris 2005, P.361.
30
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

b) Méthode soustractive de calcul de la CAF induite par l’investissement :


Chiffre d’affaires induit
( ) Charges d’exploitation décaissées
( ) Excédent Brut d’Exploitation
( ) Impôt sur bénéfices
Capacité d’autofinancement

3.2.2 La valeur résiduelle nette de l’investissement

La valeur résiduelle correspond le plus souvent à la Valeur Comptable Nette. Elle


constitue une recette pour la dernière année.

3.2.3 La récupération du BFR

La récupération du BFR peut constituer également un encaissement au titre de la


dernière année.

3.3 Les emplois ou investissements (décaissements)

L’investissement réalisé au cours de l’année 0 inclut :

- Le coût d’acquisition ou de production d’immobilisation (terrain, construction,


matériel, équipement,…) ;
- Le montant de la constitution ou de l’accroissement du besoin en fonds de roulement
d’exploitation (variation de BRF) ;
- Eventuellement les dépenses de formation des personnels et autres coûts induits.

3.4 Les flux nets de trésorerie générés par le projet

Dans le tableau des flux nets de trésorerie, on distingue trois parties :

- Les encaissements (CAF, valeur résiduelle, récupération du BFR,…) ;


- Les décaissements (acquisitions, constitution du BFR,…) ;
- Les flux nets de trésorerie (FNT).

31
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Tableau 1: Présentation schématique d’un tableau de flux nets de trésorerie

Désignation 1 2 …… N

Ressources
- Capacité d’autofinancement CAF
- Investissement résiduel
- Récupération du BFR

Total ressources (1)

Emplois
- Investissements
 Terrains
 Constructions
 Equipement autre
- Variation du BFR

Total emplois (2)

Flux nets de trésorerie (3) = (1) – (2)

32
Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement

Conclusion

Dans ce chapitre nous avons présenté trois notions essentielles:

La première est relative à la technique d’actualisation. Celle-ci est indispensable dans


la réalisation d’un projet d’investissement, car elle permet de comparer les flux monétaires
dans le temps.

La seconde notion présente les différents flux liés à la réalisation d’un projet
d’investissement, de la période lancement jusqu'à la fin de vie du projet.

La troisième idée essentielle est la présentation du tableau des flux de trésorerie pour
pouvoir dégager les cash-flows prévisionnel permettant de mieux juger et connaître la
solvabilité de l’entreprise.

33
Chapitre III
Méthodes d’évaluation et choix d’un projet
d’investissement
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Introduction

Accepter ou rejeter un projet d’investissement est une décision qu’un responsable de


l’entreprise doit prendre en considérant plusieurs paramètres : la rentabilité du projet, les
différents types de risque qu’il présente, la disponibilité et le coût des capitaux destinés à le
financer, la cohérence qualitative du projet avec la stratégie élaborée, ….etc.

L’objet de ce chapitre est donc de présenter les différents critères d’évaluation conduisant
à l’acceptation ou au rejet d’un projet d’investissement.

Dans ce chapitre, nous avons réparti notre travail en 3 sections. La première section traite
l’étude technico-économique d’un projet d’investissement, la deuxième portera sur les critères
atemporels non basés sur l’actualisation et la troisième met le point sur les critères temporels
basés sur l’actualisation.

35
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Section 01 : L’évaluation technico-économique d’un projet d’investissement

L’étude technico-économique d’un projet d’investissement permet d'apprécier la


faisabilité et la viabilité du projet, elle consiste à apprécier les possibilités de succès de
l’opération projetée. L'analyse technico-économique est une étape qui reprend l'ensemble des
éléments rapportant au projet d'investissement, nous citerons notamment :

- La présentation générale du projet ;


- L'étude marketing et commercial ;
- L’étude technique du projet ;
- L’estimation des coûts.
1.1 Présentation générale du projet

Elle reprend les éléments suivants :


- Présentation de l'entreprise : forme juridique, capital social, siège social et la description
de son activité ;
- Présentation des associés ;
- L'objet de l'investissement : il s'agit d'extension, renouvellement, ou projet de création
avec des commentaires sur la capacité de production avant et après la réalisation de
l'investissement ;
- La construction envisagée pour des équipements à acquérir ;
- Le mode de financement envisagé.
1.2 L’étude marketing et commercial

Le marketing est « l’ensemble des méthodes est des moyens dont dispose une
organisation pour promouvoir, dans les publics auxquels elle s’adresse, des comportements
favorables à la réalisation de ses propres objectifs ».35

L’analyse marketing menée par l’évaluateur du projet devrait s’intéresser


principalement, à la connaissance et la compréhension du marché visé par l’investisseur afin de
pouvoir apprécier les actions et les stratégies commerciales envisagées par ce dernier.

35
LENDREVIE Jacques et LINDON Denis, « Mercator : théorie et pratique du marketing », 5éme édition,
DALLOZ, 1990, P.02.
36
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

1.2.1 L’étude de marché

Une étude de marché peut être définie « comme étant la collecte, l’enregistrement et
l’analyse de tous les faits se rapportant aux transferts et à la vente de marchandises et des
services ».36 Autrement dit, l’étude du marché est une analyse qualitative et quantitative d’un
marché, c’est à dire de l’offre et de la demande réelle ou potentielle d’un produit ou d’un service
afin de permettre l’élaboration de décisions commerciales.

L’étude de marché doit être menée par ses principaux piliers, à savoir : le produit, la
demande et l’offre.

1.2.1.1 Le produit à vendre

L’analyse portée sur le produit doit permettre d’apporter des réponses précises aux
interrogations suivantes :

- Que va-t-on vendre ?


L’évaluateur doit affiner au maximum les caractéristiques de ce produit ou service :
spécialisation, niveau de qualité, avantages, gamme, présentation, finition, conditions d'emploi,
prestations complémentaires, les produits de substitution, etc.

Il doit, aussi, analyser son cycle de vie en le positionnant sur le marché (lancement,
maturité ou déclin) et déterminer sa durée de vie théorique durant laquelle il restera vendable.

- A quel besoin correspond le produit ?


L’évaluateur doit s’intéresser à l’apport du produit et les besoins auxquels il est destiné à
satisfaire (gain de temps, de place, d'argent, besoin de sécurité, de confort, de nouveauté, garantie
de qualité, de technicité, etc.).

Après la détermination de l’axe de rotation du marché visé par le projet (le produit),
l’évaluateur passe à l’étude des facteurs déterminant l’équilibre du système de marché : la
demande et l’offre.

36
LAZARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P.35.
37
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

1.2.1.2 L’étude de la demande

Il est important de bien définir la clientèle potentielle de l’entreprise et de l’étudier dans


ses moindres détails afin de pouvoir apprécier le volume et la qualité de la demande.
L’évaluateur cherche le maximum de réponses aux interrogations relatives à :

- La répartition de la clientèle : entreprises, associations, institutions, ménages, etc.


- Ses caractéristiques socioprofessionnelles : taille, activité, chiffre d'affaires (pour les
entreprises) ; âge, revenu et niveau de vie, etc.
- La psychologie de la clientèle : analyser ses comportements et déterminer est ce que leurs
consommations et achats sont ponctuels ou aléatoires, accidentels ou programmés,
périodiques ou réguliers, etc.

L’étude de la demande permet une première évaluation du chiffre d’affaires prévisionnel,


il reste à prendre en considération les éventuelles contraintes pour sa réalisation : l’offre et la
concurrence.

1.2.1.3 L’étude de l'offre concurrente

Il est impératif d'analyser les atouts des concurrents directs (même produits) et indirects
(produits de substitution), d’étudier la provenance de cette concurrence (locale ou étrangère,
légale ou déloyale...) et de suivre son évolution passée afin de pouvoir l’estimer à l’avenir.

1.2.2 Les stratégies et les actions commerciales

Pour qu’elle puisse conquérir un marché et assurer une place pour ses produits,
l’entreprise arrête et définit des stratégies commerciales lui permettant de se faire connaître
distinctement et lui assurant la réalisation de ses objectifs tracés.

La politique commerciale qualifie l’ensemble des décisions prises en matière de politique


de distribution et de politique de prix et de services à destination des clients.

38
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

1.3 L'étude technique du projet

La finalité de l’étude technique est de déterminer les exigences des moyens matériels et
humains essentiels à la réalisation du projet. Afin d’atteindre les objectifs liés au projet, il
convient de s’intéresser aux points suivants :37
- Le choix entre une technologie maîtrisée et connue, ou essayer de maîtriser une
technologie proposée ;
- S’assurer de la faisabilité technique du projet ;
- Vérification de la disponibilité des ressources techniques nécessaires à la réalisation du
projet ;
- La bonne formation du personnel concernant la technologie proposée ;
- La matérialisation du calendrier d’exécution et la disponibilité des ressources humaines
durant la période de réalisation du projet ;
- Prévoir les conséquences du projet sur le fonctionnement actuel de l’entreprise.

1.3.1 Le processus technologique

Il met en évidence :
- Le choix du matériel de production, sa performance, ses caractéristiques techniques,
modalités d'acquisition, la garantie du fournisseur... etc. ;
- Le processus de production envisagé ;
- Les capacités techniques de l'unité.

1.3.2 La capacité de production et l’effectif nécessaire

Après avoir déterminé le matériel, on s’intéresse aux capacités d'utilisation de ce


matériel, pour dégager les capacités de production permettant la réalisation des chiffres d'affaires
envisagés, ainsi que l'effectif nécessaire en nombre et en qualité, notamment l'adaptation de
l'effectif aux conditions de production de l'entreprise.

37
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P. 46.
39
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

1.3.3 La localisation géographique

Le projet doit être bien implanté afin de minimiser les coûts d'approvisionnement et de
distribution. En effet, la localisation peut constituer un facteur pour la réussite du projet. Par
ailleurs, celle-ci devrai être retenu selon :
- Le coût des terrains ;
- L’accès aux infrastructures et le coût des transports ;
- La disponibilité de la main d’œuvre ;
- La législation fiscale et les règles légales ;
- Les conditions de vie pour les salariés.

1.3.4 L’approvisionnement

L’étude technique permet à l’entreprise d’évaluer les facteurs d’approvisionnement en


matières premières, afin de faciliter son acquisition et éviter les ruptures de stock. Il faut
chercher à connaître les principaux fournisseurs sur le marché, leurs parts de marché, leurs
situations financières, la qualité de service qu’ils offrent et leurs conditions de paiement, selon
l’importance du projet et son impact stratégique sur le développement de l’entreprise.

1.4 Estimation des coûts 38

Après la détermination des différents besoins d’investissement et d’exploitation,


l’analyste procède à une évaluation plus élaborée des coûts qui seront engendrés par ses besoins.

L’analyse des coûts doit être faite d’une manière exhaustive sur toutes les dépenses
prévisionnelles relatives à l’investissement (locaux, terrains, équipements, imprévus, droits et
taxes sur investissements acquis etc.) et à l’exploitation (les matières premières, les salaires, les
impôts et taxes etc.).

L’estimation des coûts est d’une importance capitale pour l’investisseur. Elle constitue
l’un des éléments indicateurs de la faisabilité du projet à travers une évaluation des coûts réels de
réalisation du projet par rapport aux estimations préliminaires, et une appréciation des niveaux
des prix pratiqués par rapport aux coûts de revient.

38
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P.47.
40
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Section 02 : Les critères atemporels non basés sur l’actualisation

Ce sont des critères qui ne tiennent pas compte de la valeur du temps. Nous en
examinerons deux :
- Le taux moyen de rentabilité ;
- Le délai de récupération.
2.1 Le taux moyen de rentabilité (TMR) 39

2.1.1 Définition

Le taux moyen de rentabilité encore appelé taux de rendement comptable, fait intervenir
les résultats comptables. Il se définit comme le rapport entre le bénéfice net moyen et
l’investissement initial du projet.

Tels que :
TMR : Le taux moyen de rentabilité ;
: Investissement initial ;
n : Nombre d’années.

2.1.2 Règle de décision

- Projets indépendants : entre deux ou plusieurs projets indépendants on choisit tout projet
dont le taux de rentabilité est supérieur à un seuil fixé d’avance par les dirigeants de
l’entreprise ;
- Projets mutuellement exclusifs : entre deux ou plusieurs projets concurrents remplissant la
condition précédente, on retient le projet dont le taux de rentabilité est le plus élevé.

2.1.3 Les avantages et les inconvénients

Le TMR présente un ensemble d’avantages et d’inconvénients.


 Avantages
- Il est facile et rapide à calculer car faisant référence à des données comptables
disponibles.
39
MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissements », Op.cit., P. 97.
41
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

 Inconvénients
- Il ne tient pas compte de la récupération des flux ;
- Il est calculé sur la base du résultat après amortissement et impôt, or le résultat ne
correspond pas à un flux de liquidité ;
- Le choix du taux de référence pour juger le taux de rentabilité calculé d’un projet est
assez arbitraire, ce taux ne peut être fixé selon des règles précises.

2.2 Le délai de récupération (DR)40

2.2.1 Définition

Le délai de récupération (DR) du capital investi fait intervenir les flux de trésorerie et non
les résultats comptables. Il représente le temps nécessaire pour que les flux de trésorerie dégagés
par le projet puissent permettre la récupération de la mise de fonds initiale. Le délai de
récupération se défini donc comme étant le nombre d’années n au bout duquel les cash-flows du
projet deviennent positifs ou égaux à zéro.

Tels que :

DR : Délai de récupération ;
CF : Cash-flows ;
n : Nombre d’années.

Si les CF sont constants d’une année à l’autre, alors le délai de récupération peut
également être calculé selon le rapport :

40
MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissements », Op.cit., P. 98.
42
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

2.2.2 Règle de décision

- Projets indépendants : on choisit tout projet ayant une période de récupération inférieure
à un seuil fixé d’avance.
- Projets mutuellement exclusifs : entre deux ou plusieurs projets concurrents remplissant
la condition précédente, on retient le projet dont la période de récupération est la plus
courte.
2.2.3 Les avantages et les inconvénients

Le DR présente un ensemble d’avantages et d’inconvénients.


 Avantages
- La rapidité de calcul ;
- La rapidité de récupération du capital investi ;
- C’est un critère qui permet d’apprécier la liquidité que peut procurer le projet.
 Inconvénients
- Il ne tient pas compte de la valeur temporelle de l’argent ;
- Il ne tient pas compte des flux postérieurs à la date d’égalisation des flux ;
- Il ne mesure pas la rentabilité réelle de l’investissement.

En conclusion les critères non basés sur l’actualisation sont souvent utilisés à cause de
leur simplicité de calcul et de leur facilité d’interprétation, et plus particulièrement le critère du
délai de récupération plus que celui du taux moyen de rentabilité. Toutefois, le fait qu’ils
négligent la dépréciation de l’argent en fonction du temps les rend à priori suspects de manque
de rigueur et leur utilisation doit être effectuée en complément à d’autres critères plus élaborés.

43
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Section 03 : Les critères temporels basés sur l’actualisation

Les critères temporels de choix d’investissement sont des outils permettant de mesurer la
pertinence d’un investissement, ils reposent sur le principe d’actualisation. Nous présenterons ici
les principaux critères financiers d’aide à la décision d’investissement en univers certain à
savoir :
- La Valeur Actuelle Nette (VAN) ;
- Le Taux Interne de Rentabilité (TIR) ;
- L’Indice de Profitabilité (IP) ;
- Le Délai de Récupération Actualisé du capital investi (DRA).
3.1 La valeur actuelle nette (VAN)

3.1.1 Définition

La valeur actuelle nette (VAN) appelée aussi bénéfice actualisé est la différence entre la
somme des flux nets actualisés d’exploitation sur toute la durée de vie de l’investissement et le
capital investi.41Autrement dit, la valeur actuelle nette représente la différence entre la valeur
actuelle des flux générés par l’investissement et la valeur actuelle des dépenses d’investissement.

Mathématiquement, la VAN s’écrit :42

Tels que :

VAN : Valeur Actuelle Nette ;


: Cash-flows généré à la période t ;
i : Le taux d’actualisation ou bien taux de rendement minimum acceptable ;
t : Nombre d’années ;
n : La durée de vie de l'investissement.

41
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P. 112.
42
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », Op.cit., P. 40.
44
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Remarque
Plus le taux d’actualisation augmente plus la valeur actuelle des cash-flows futurs
diminuent. Ainsi, la VAN décroît pour des valeurs croissantes du taux d’actualisation.

3.1.2 Règle de décision 43

Dans le cas où un seul projet est envisagé, deux cas de figure présentent :

- Si la VAN est positive le projet est accepté, donc le projet est créateur de richesses ;
autrement dit, il possède une valeur économique.
- Si la VAN est négative, le projet est rejeté ; l’investissement exige plus de ressources
qu’il ne permet d’en créer.
- Dans le cas où plusieurs projets sont en concurrence, le projet retenu est celui dont la
VAN est la plus élevée (à condition qu’elle soit positive).

Il est important de signaler que la comparaison entre plusieurs projets d’investissement


selon le critère de la VAN est possible que lorsque les montants des investissements et leur durée
de vie sont identiques. Dans le cas contraire ; des aménagements de la VAN sont nécessaires
pour aboutir à une décision.

3.1.3 Signification de la VAN

Une VAN positive suppose que l’investissement contribue à accroître la valeur de


l’entreprise, un tel résultat montre que l’entreprise a réussi par le biais de son projet à :

-
Récupérer le capital investi au taux d’actualisation ;
-
Rémunérer les fonds empruntés à un taux égal au taux d’actualisation ;
-
Dégager un surplus égal à la VAN du projet.
-
La VAN négative, signifie que le projet n’est pas rentable car il est moins intéressant que
l’opportunité de placement.
-
Enfin, une VAN nulle signifie que le projet est exactement aussi intéressant que
l’opportunité de placement. En d’autres termes, le taux de rentabilité du projet est égal à
celui du marché financier.

43
MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissements », Op.cit., P.103.
45
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

3.1.4 Les avantages et les inconvénients

La VAN présente un ensemble d’avantages et d’inconvénients.

 Avantages
La VAN est incontestablement, le critère de choix des investissements le plus complet
dans la mesure où :44
- On raisonne à partir des flux actualisés ;
- Tous les flux sont pris en compte sur la durée totale de l’investissement ;
- On prend en compte les différentes sources de financement ;
- L’adoption du projet ayant une VAN positive augmentant la richesse de l’entreprise va
dans le sens de l’objectif de maximisation de la valeur des actions.
 Inconvénients
La VAN présente plusieurs inconvénients parmi lesquels on peut citer 45 :
- Elle ne permet pas de comparer des projets dont les montants des investissements sont
différents ;
- Elle ne permet pas de comparer les projets d’investissement dont la durée de vie et la
taille sont différentes ;
- La VAN dépend du taux d’actualisation retenu.

3.2 L'indice de profitabilité (IP) ou l’indice de rentabilité

3.2.1 Définition

L'indice de profitabilité se définit comme étant le rapport entre la somme des cash-flows
actualisés et le montant de l’investissement initial46. Autrement dit, l'indice de profitabilité,
appelé aussi le taux d'enrichissement relatif (TER) est le rapport entre la valeur actuelle des flux
de trésoreries espérées et la valeur du montant investi.

44
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P.114.
45
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », Op.cit., P. 41
46
RIVET Alain, « Gestion financière : Analyse et politique financières de l’entreprise », édition, ellipses, Paris
2003, P.140.
46
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Sa formule de calcul se présente comme suit47 :

3.2.2 Règle de décision

- Entre deux projets indépendants, on choisit tout projet dont l’indice de profitabilité est
supérieur à 1 ;
- Entre deux ou plusieurs projets concurrents remplissant la condition précédente, on
retient le projet dont l’indice de profitabilité est le plus élevé.

3.2.3 Les avantages et les inconvénients


L’IP présente un ensemble d’avantages et d’inconvénients.
 Avantages
- L’IP est considéré comme le meilleur critère par apport à celui qu’on a cité, il montre la
rentabilité d’une unité monétaire investie ;
- Il permet de comparer entre deux projets dont la mise de fonds initiale est différente.
 Inconvénients
- L’IP ne permet pas de comparer des projets de durées différentes ;
- Difficile de mettre en œuvre si les flux d’actualisation ne sont pas tous positifs ;
- La tendance de privilégier de petits investissements est donc de restreindre à terme la
masse globale de flux financiers disponibles pour l’économie.

47
RIVET Alain, « Gestion financière : Analyse et politique financières de l’entreprise », op.cit, P. 140.
47
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

3.3 Le taux de rentabilité interne (TRI)

3.3.1 Définition

Le taux de rentabilité interne est le taux d'actualisation pour lequel la somme des flux
financiers dégagés par le projet est égale à la dépense d'investissement. 48En d'autres termes, le
TRI est le taux d'actualisation pour lequel la VAN est nulle.

Il s’agit alors de rechercher le taux d’actualisation i tel que :

Le calcul pratique d’un TRI peut se définir soit par la résolution mathématique ou par
essais successifs jusqu'à ce que le taux d’actualisation choisi permette d’obtenir une VAN égale
à zéro. Dans ce dernier cas, on doit déterminer la VAN dont les signes sont différents (une
positive et une autre négative) et correspondantes à des taux d’actualisation dont la différence
n’excède pas deux points, puis en utilisant la méthode d’interpolation linéaire pour obtenir le
taux d’actualisation recherché.

Si le TRI est égal au taux de rentabilité minimum exigé par l’entreprise, le projet
d’investissement est neutre à l’égard de la rentabilité globale de l’entreprise. Par contre, si le TRI
est inférieur, la réalisation du projet entraînera la chute de la rentabilité globale de l’entreprise.
Aussi, le TRI représente le coût maximum du capital susceptible de financer l’investissement. En
d’autres termes, le TRI représente le coût maximum que l’entreprise est prête à supporter pour
financer le projet d’investissement.

3.3.2 Règle de décision

- Projets indépendants : on accepte les projets dont le taux d’actualisation est inférieur au
TRI ;
- Projets mutuellement exclusifs : entre deux ou plusieurs projets concurrents remplissant
déjà la condition précédente, on retient le projet qui a le TRI le plus élevé.

48
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », Op.cit., P.43.
48
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

3.3.3 Signification du TRI

Le TRI a été défini comme la valeur du taux d’actualisation qui annule la VAN. A cet
effet, pour ce taux, les FNL ne permettent pas de dégager un surplus, mais permettent
seulement :

- De récupérer le capital investi ;


- De rémunérer les fonds à un taux égal au TRI.

3.3.4 Les avantages et les inconvénients

Le TRI présente un ensemble d’avantages et d’inconvénients :


 Avantages
- Contrairement à la VAN qui suppose le réinvestissement des cash-flows au taux
d’actualisation, le TRI est indépendant des autres taux d’intérêt ;
- Le TRI tient compte de l’échelonnement dans le temps des flux nets de trésorerie ;
- Facilité d’utilisation : En effet le TRI est facile à utiliser car il s’exprime sous forme de
taux, il facilite donc les comparaisons entre différents projets.
 Inconvénients
- La première limite du TRI est liée à l’hypothèse implicite de réinvestissement des flux de
trésorerie dégagés au taux interne de rendement ;
- Le risque de conflit avec la VAN constitue le deuxième inconvénient ;
- La troisième limite du TRI relève de l’existence possible de TRI multiple ou d’absence
de TRI.

3.3.5 Lien entre le TRI et la VAN

On peut déterminer une relation existante entre la VAN et le TRI dans la mesure où le
TRI est le taux pour lequel la VAN est égale à I0 (capital investi).Il correspond au point
d'intersection de la VAN avec l'axe des abscisses (taux d’actualisation). Ainsi, pour un projet
d'investissement caractérisé par des flux de trésorerie négatifs suivis de flux positifs, la relation
entre la VAN et le TRI est telle que : VAN > 0 TRI > 0.

49
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Nous allons expliquer la relation entre la VAN et le TRI dans le schéma suivant :

Figure 1 : La relation entre la VAN et le TRI

Source : BOUGHABA Abdallah, « Analyse et évaluation des projets », édition, BERTI, Alger 1998, P. 28.

Interprétation
- Le point d'intersection entre la courbe de la VAN et l'axe des abscisses représente le
TRI (VAN = 0) ;
- La courbe de la VAN est décroissante, elle diminue à chaque fois que le taux d'actualisation
augmente ;
- Un projet est acceptable, lorsque sa VAN est positive (VAN>0) et le taux d'actualisation
inferieure au TRI.

3.4 Le délai de récupération actualisé (DRA)

3.4.1 Définition

Le délai de récupération actualisé (DRA) est « le temps nécessaire pour que la VAN des
Cash-flows cumulés actualisés devienne positive »49.
Le DRA correspond au temps nécessaire à l'investisseur pour récupérer les capitaux
investis, compte tenu des valeurs actualisées des flux de trésorerie.

49
BANCEL Franck et RICHARD Alban, « Les choix d’investissement », Op.cit., P.60.

50
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Il se calcule de la manière suivante50 :

Où « n » représente le délai de récupération actualisé et « i » le taux d’actualisation


représentant le coût d’utilisation des fonds.

Remarque
Le délai de récupération actualisé est le même que le délai de récupération simple sauf
que cette fois ci les flux sont actualisés.

3.4.2 Règle de décision

Le délai de récupération actualisé s’interprète comme le délai de récupération simple.

- Projets indépendants : on choisit tout projet ayant une période de récupération inférieure
à un seuil fixé à l’avance.
- Projets mutuellement exclusifs : entre deux ou plusieurs projets concurrents remplissant
la condition précédente, on retient le projet dont la période de récupération est la plus
courte.

3.4.3 Les avantages et les inconvénients

Le DRA présente un ensemble d’avantages et d’inconvénients


 Avantages
- Il est facile à comprendre ;
- Il prend en considération la valeur temporelle de l’argent ;
- Il exclut les investissements dont la VAN a une estimation négative.
 Inconvénients
- Il défavorise les projets à long terme tel que la recherche et développement ;
- Il ignore les flux de liquidité intervenant après le délai de récupération ;
- Il requiert l’établissement d’une période limité arbitraire.

50
LASARY, « Evaluation et financement de projets », Op.cit., P. 109.
51
Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement

Conclusion

En conclusion, les méthodes d’évaluation de projets sont des aides précieuses à la prise
de décision, tant dans le secteur privé que dans le secteur public. L’objectif de ce chapitre était
de présenter les différentes méthodes nécessaires à l’appréciation de la viabilité et de la
rentabilité des projets d’investissements. Après l’évaluation des projets d’investissements, il est
possible d’utiliser les différents critères financiers pour la sélection des projets les plus
avantageux pour l’entreprise.

Chacun de ces critères possèdes ses spécificités et ses caractéristiques propres. Ils ne
donnent donc pas le même classement et les mêmes résultats selon le projet d’investissement,
cela est dû aux différences des éléments pris lors de calcul de ces critères (taux d’actualisation,
l’inflation …).

Cependant, la fiabilité de ces critères reste tributaire de la qualité de l’information


utilisée. Le manque d’informations ou l’information de mauvaise qualité entraîne
incontestablement des répercussions sur la validité ou l’opérationnalité des critères d’évaluation
des projets d’investissement utilisés. Par conséquent, la décision d’investissement exige qu’on
l’aborde avec un maximum de prudence et dans un esprit prospectif en tenant compte des
principaux aléas de la prévision. D’où la prise en considération du risque, objet du chapitre IV
suivant.

52
Chapitre IV
Le risque dans la décision d’investir
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Introduction

Le risque est un facteur déterminant dans le choix d’un projet d’investissement. Bien
que son évaluation à priori soit difficile, il n’en demeure pas moins qu’il est indispensable aux
dirigeants, avant de prendre une décision qui engage souvent à long terme et de façon
déterminante l’entreprise, de se faire une idée quantifiée du risque à prendre.

Diverses méthodes d’évaluation du risque des projets d’investissement sont mises en


œuvre pour permettre aux décideurs de prendre l’incertitude liée à la décision
d’investissement. Chacune de ces méthodes vise à identifier, la manière la plus exhaustive
possible, les événements générateurs de risque pour le projet, pour prévoir une stratégie
pouvant les neutraliser, ou du moins les réduire.

Dans ce chapitre, nous avons réparti notre travail en trois sections. La première section
traite les notions de base sur le risque, la deuxième portera sur le choix d’investissement dans
un avenir aléatoire et la troisième met le point sur le choix d’investissement en avenir
incertain.

54
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Section 01 : Notions de base sur le risque

La notion de risque est inséparable de celle de rentabilité et de flexibilité. Le résultat


de l’entreprise est soumis aux aléas qui accompagnent son action dans tous les domaines de
l’activité de production et de distribution. Ce risque inhérent à toute activité économique se
traduit par la variabilité du résultat. Il affecte la rentabilité de l’actif et par voie de
conséquence celle du capital investi.

1.1 Situation de risque et situation d’incertitude 51

Le risque est fonction du hasard et de l’incertitude. Avant de définir le risque lié à un


projet et de présenter les techniques d’analyse du risque, essayons de définir ce qu’on entend
par situation de risque par apport à la situation d’incertitude.

a) Situation de risque

On dit qu’on est en situation de risque lorsqu’il y a plusieurs événements possibles et


que l’on peut attribuer une probabilité de réalisation à chacun de ces événements. On dit que
l’on se trouve alors en situation d’avenir aléatoire ou probabilisable.

b) Situation d’incertitude

On dit qu’on est en situation d’incertitude lorsqu’on ne connaît rien du tout ou une
partie seulement des événements possibles, et que l’on ne peut établir une distribution de
probabilité quelconque à la réalisation de ces événements.

1.2 La notion de risque

Selon HOUDAYER Robert « le risque correspond à un traitement spécifique de


l’information qui externalise une charge ou une perte prévisible ou probable et qui donnera
lieu à des arbitrages entre le présent et le futur ».52

MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissements », Op.cit., P.139.
51
52
HODAYER Robert, « Evaluation financière des projets, ingénierie de projets et décision d’investissement
»,2ème édition, Economica, Paris 1999, P.189.
55
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

1.3 Typologies des risques possibles dans un projet 53

1.3.1 Les risques liés aux investissements

Les risques liés aux investissements ne sont sensibles que pour les projets dont la
réalisation est relativement longue. Ils concernent : les dépassements de coûts, les retards et
les risques technologiques (mises au point, adaptation des équipements).

1.3.2 Les risques d’approvisionnement

Ils sont sensibles lorsqu’il y a un approvisionnement extérieur important (matière


première).

1.3.3 Les risques de marché

Des variations de prix et de volume de marché peuvent mettre le projet en difficulté


sans que celui-ci y soit pour quelque chose. Dans ces variations, il faut distinguer les
fluctuations de prix ou de volume, des erreurs de tendance dans les prévisions à long ou
moyen terme.

1.3.4 Les risques d’exploitation

Les risques d’exploitation sont liés à la maîtrise des coûts de fonctionnement mis en
valeur par une analyse de sensibilité. Ces coûts peuvent être directs comme ceux liés à la
productivité ou indirects, comme les « coûts cachés » que la comptabilité classique ne met pas
en valeur mais que toute étude différentielle doit nécessairement faire intervenir.

1.3.5 Les risques financiers et de trésorerie

Les risques financiers et de trésorerie concernent les risques liés au financement mais
dont l’origine peut provenir d’une insuffisance de fonds propres susceptible d’entraîner une
mise en liquidation.

1.3.6 Les risques liés à l'inflation

Il est dû d'une part, à la répercussion non volontaire sur les prix de vente et la hausse
de coûts subis sous l'effet de la concurrence et les technologies utilisées. D'autre part, aux
fluctuations des prix autour des prix de base ou des prix de tendance.

53
HODAYER Robert, « Evaluation financière des projets, ingénierie de projets et décision d’investissement »,
Op.cit., P.P. 190-191-192.
56
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

1.3.7 Le risque pays

Dans le langage des assureurs, le risque pays désigne les dangers spécifiques à un pays
avec lequel traite une entreprise et qui peut poser un danger pour la continuité de ses
opérations ou de celle de ses fournisseurs ou clients; révolution ; coup d’Etat. Au sens strict,
le risque pays est la probabilité qu’un pays n’assurera pas le service de sa dette extérieure.

1.4 Gestion et mesures de diminution des risques

Les économistes et les gestionnaires se sont penchés sur les concepts de divisibilité,
de réversibilité et de flexibilité d’un investissement afin d’en diminuer le risque.54

1.4.1 Divisibilité d’un investissement

Si l’on a la possibilité de diviser l’investissement en tranches autonomes, le risque


diminue. On parle alors d’investissement divisible.

1.4.2 Réversibilité d’un investissement

Si, en cas de conjoncture défavorable, on peut envisager, une autre affectation à faible
coût du matériel ou bien sa revente sur le marché de l’occasion, le risque est diminué. Dans ce
cas, on parle d’investissement réversible.

1.4.3 Flexibilité d’un investissement

Un investissement flexible est un investissement qui s’adapte très rapidement à la


conjoncture sans engendrer de coûts importants. Pour se garantir des risques liés à la
conjoncture, il est préférable d’opter pour des investissements flexibles.

La flexibilité est un concept général qui englobe les concepts précédents puisqu’un
investissement divisible ou réversible est un investissement flexible qui s’adapte à la
conjoncture.

54
TAVERDET- POPIOLEK Nathalie, « Guide du choix d’investissement », Op.cit., P.19.
57
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Section 02 : Choix d’investissement dans un avenir aléatoire

En matière d'investissement et dans un univers aléatoire, il est possible de déterminer


toutes les valeurs que peut prendre le cash-flow relatif à un exercice donné et d'affecter une
probabilité déterminée à chacune de ces valeurs.

L’avenir aléatoire consiste à « introduire des probabilités pour choisir entre plusieurs
projets d’investissement, et mesure le risque encouru par l’entreprise ». Dans une telle
situation, plusieurs critères d’évaluation et de choix peuvent être utilisés.

2.1 L'espérance mathématique

L’espérance mathématique est la valeur moyenne de la variable aléatoire étudiée, qui


permet de mesurer la rentabilité du projet55.La rentabilité espérée sera obtenue en calculant
l’espérance mathématique de la VAN qui est la moyenne pondérée des valeurs que la VAN
peut prendre. Elle est représentée par la formule suivante :

Tels que :
E (VAN) : l’espérance de la VAN ;
E (CFt) : l’espérance de cash-flow à la période t ;
i : le taux d’actualisation ;
n : la durée de vie de l’investissement.

2.1.1 Règles de décision

- En cas de projets indépendants, nous retenons tout projet dont E(VAN) > 0, c’est-à-
dire dont l’espérance mathématique de la (VAN) est positive ;
- En cas des projets mutuellement exclusifs remplissant déjà la condition précédente,
nous retenons le projet qui a l’espérance mathématique de la (VAN) la plus élevée.

55
MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissements », Op.cit., P. 141.
58
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

2.2 La variance ou l'écart-type

Elle permet de mesurer le risque attaché au projet, en comptant la dispersion de la


distribution de probabilité de la (VAN). Plus la variance est élevée, plus la survenance des
événements est proche de la moyenne et donc le risque est élevé.

La formule de calcul de la variance est la suivante : 56

Si on se base sur les VAN du projet, on aura :

L’écart type se définit comme la racine carrée de la variance :

Tels que :
Var (VAN) : la variance de la VAN ;
VAN t : la VAN du projet si l’événement t se produit ;
(VAN) : écart-type de la VAN ;
Pt : probabilité de réalisation de l’événement t.

2.2.1 Règles de décision

- Dans le cas des projets indépendants, on favorise le projet ayant un risque inférieur à
une norme fixée d’avance ;
- Dans le cas des projets mutuellement exclusifs remplissant la condition précédente,
on retient le projet qui a le risque le moins élevé ;
- Un investisseur peut accepter un projet plus risqué à condition qu’il soit plus rentable,
tout dépend de son aversion au risque.

56
BANCEL Franck et RICHARD Alban, « Les choix d’investissement », Op.cit. , P. 85.
59
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

2.3 Le coefficient de variation

Le coefficient de variation permet de mesurer l’importance relative de la dispersion


autour de la valeur moyenne, en effectuant le rapport entre l’écart-type et l’espérance
mathématique de la variable considérée.57
L’utilité de ce critère apparaît surtout lorsqu’on compare des projets de tailles différentes.

ecart t pe

D’où :

Tels que :

CV : coefficient de variation.
Il permet de mesurer le degré du risque par unité de rendement espéré du projet.

2.3.1 Règles de décision

- On accepte tout projet dont le risque est inférieur à une norme fixée d’avance par
l’entreprise, si ces projets sont indépendants ;
- Dans le cas où les projets sont mutuellement exclusifs remplissent déjà la condition
précédente, on retient le projet qui présente le risque le moins élevé ;
- Le choix définitif dépendra uniquement de l’attitude de l’investisseur face au risque.

2.4 L’utilisation du Modèle d'Evaluation Des Actifs Financières (MEDAF)

La théorie financière a développé plusieurs modèles permettant la quantification de


taux de rentabilité exigé par les actionnaires. Parmi ces modèles, le MEDAF qui explique le
calcul et la détermination du taux de rentabilité exigé par les actionnaires, en fonction du
risque, de la rentabilité des actifs sans risque et de l’espérance de rentabilité du marché.58

57
MEYE Frank Olivier, « Evaluation de la rentabilité des projets d’investissements », Op.cit., P.143.
ASSOUS Nassima, « L’impact des décisions financières sur la création de valeur au sein des entreprises
58

publiques contées à la bourse d’Alger », thèse de doctorat, FSECG, UMMTO, 2015, P. 92.
60
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Ce taux est donné par la relation suivante :

Avec les notations suivantes :

E(Ri) : Taux de Rendement attendue par l’Actionnaire ;


E( ) : Taux de Rentabilité attendue sur le Portefeuille de Marché ;
RF : Taux de Rentabilité de l’Actif Sans Risque ;
: Coefficient de Risque Systématique de l’Action.

Le seul modèle proposé par la théorie financière pour contourner la difficulté liée à la
variable risquée est le MEDAF. La relation du MEDAF permet de trouver le taux de
rentabilité exigée compte tenu du risque présenté par l’investissement.

Ce modèle explique que le risque total d’une action peut être décomposé en risque
systématique et en risque spécifique.

a) Le risque spécifique

Le risque spécifique est propre au titre ou à l’action et il peut être éliminé grâce à une
bonne politique de diversification. Les pertes sur un titre peuvent être compensées par les
gains réalisés sur les autres titres. Il suffit, donc, de diversifier son portefeuille pour échapper
au risque spécifique. Ce risque est dénommé également risque diversifiable.59

b) Le risque systématique 60

Le risque systématique n’est pas diversifiable et de ce fait, ne peut pas être éliminé.
Selon le MEDAF, il est le seul risque rémunéré. Il se mesure par le coefficient β. Ce risque
représente la réaction du titre aux fluctuations du marché. Autrement dit, le coefficient
traduit et mesure la volatilité de la rentabilité d’une action par apport à la rentabilité du
marché. C’est ainsi qu’il est égal à la covariance de l’action et du marché rapporté à la
variance du marché.

59
CHARREAUX Gérard, « Finance d’entreprise », Editions EMS, 2000, P.103.
60
ASSOUS Nassima, « L’impact des décisions financières sur la création de valeur au sein des entreprises
publiques contées à la bourse d’Alger », Op.cit., P. 93.
61
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Le risque mesuré par le coefficient est un risque non diversifiable parce qu’il
exprime le risque du marché et non d’une action (risque spécifique). Plusieurs cas peuvent se
produire en fonction de la valeur de , car elle peut être égale, supérieure ou inférieure à 1.

- Une valeur de supérieure à 1 : signifie que la rentabilité d’une action connaîtra une
variation ou une volatilité plus forte que la rentabilité du marché, l’action est volatile
et amplifie les mouvements du marché ;
- Un inférieur à 1 : indique que la rentabilité d’une action a une amplitude de
volatilité moins forte que celle du marché, c'est-à-dire l’action fluctue moins que le
marché ;
- Enfin, un égal à 1 : indique que l’action suit le marché et reproduit les mouvements
de celui-ci.

2.4.1 Application du MEDAF au choix des investissements 61

Le principe du MEDAF peut être appliqué au choix des investissements. Si


l’investissement est intégralement financé par fonds propres, l’investisseur doit rémunérer son
capital en fonction du risque du projet, obtenu en calculant un β spécifique à partir de la
relation du MEDAF.

Le taux de rentabilité requis pour le projet dépend du prix du risque non diversifiable.
Ce taux correspond au taux d’actualisation du projet servant à calculer la VAN en actualisant
l’espérance des cash-flows.

Mais un projet est rarement financé exclusivement par fonds propres. Quand un projet
est financé en partie par emprunt, le taux d’actualisation à retenir pour le projet ne dépend pas
que du coût des fonds propres, il convient alors de calculer un coût moyen du capital,
représentatif du coût d’opportunité des fonds.

2.4.2 Le coût moyen pondéré du capital (CMPC) 62

Le coût moyen pondéré du capital correspond pour une entreprise donnée au coût
moyen de ses ressources. Cette méthode, couramment utilisée par les entreprises, est
également l’une des plus simples à mettre en œuvre. Il suffit de faire la moyenne du coût de la
dette (net de la fiscalité) et du coût des fonds propres en pondérant chacune de ces ressources,
mesurées à partir des valeurs de marché, en fonction de leur importance respective.
61
BANCEL Franck et RICHARD Alban, « Les choix d’investissement », Op.cit., P. 97.
62
BANCEL Franck et RICHARD Alban, idem, P. 102.

62
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

D’où :

KFP : coût des fonds propres (FP) ;


KD : coût de la dette (D) ;
FP : valeur de marché des fonds propres ;
D : valeur de marché de la dette ;
V : valeur de l’entreprise = FP+D (valeur de marché des ressources utilisées) ;
r : le taux d’imposition sur les sociétés.

En utilisant le CMPC comme taux d’actualisation, on suppose implicitement qu’il y a


indépendance entre les choix d’investissement et les choix de financement. Le choix des
investissements s’effectue sans prendre en compte les modalités de financement du projet
(dettes ou fonds propres).

2.5 Le modèle de l’arbre de décision

Lorsqu’un projet implique plusieurs décisions d’investissements qui se succèdent


dans le temps, on représente l’ensemble des décisions et des événements par un arbre de
décision ou un graphe pour visualiser l’ensemble des choix possibles afin de faciliter leur
évaluation financière.

2.5.1 Définition

L’arbre de décision est un graphe établi lorsque l’entreprise est confrontée à des
décisions multiples et séquentielles en matière d’investissement. Il permet de visualiser
l’ensemble des choix possibles et facilite leur évaluation financière.63

En effet, il est fréquent de rencontrer des projets qui peuvent, au choix du décideur,
prendre une ampleur différente sur plusieurs périodes.

Cette méthode a pour objet de représenter graphiquement les différentes possibilités


de développement du projet et la probabilité des anticipations concernant le contexte futur.

63
BARREAU Jean, DELAHAYE Jacqueline, DELAHAYE Florence, « Gestion financière », Op.cit., P.351.
63
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

2.5.2 Construction de l’arbre de décision

L’arbre de décision est composé d’une racine, de nœuds et de branches :


- Les nœuds de décisions : un nœud de décisions représente un choix entre plusieurs
décisions. Il est figuré par un carré. Chaque décision conduit à un nœud d’événements.
la racine de l’arbre de décision est toujours un nœud de décisions.
- Les nœuds d’événements (ou état de la nature) : un nœud d’événements représente
une alternative entre plusieurs événements. Il est figuré par un cercle. A chaque
événement sont attachées une VAN et une probabilité. La somme des probabilités
affectées aux événements d’un nœud égale à 1. Pour chaque nœud, on calcul
l’espérance de la VAN (et, éventuellement, la variance).

Et pour mieux éclaircir la notion de l’arbre de décision, nous allons présenter un


schéma qui va illustrer sa configuration :

Figure 4: Représentation schématique de l’arbre de décision

Source : Jean. BARREAU et autres, « Gestion financière », Dunod, Paris 2004, Page 352.

La méthode de l’arbre de décision est un outil analytique utilisé pour clarifier les
problèmes d’investissement impliquant des séquences de décision étalés dans le temps. Cette
approche doit être complète par une étude des risques liés directement à la décision
d’investissement.

64
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Section 03 : Choix d’investissement en avenir incertain

En avenir incertain, les décideurs sont supposés ne pas détenir les informations
nécessaires et complètes, ils agissent donc en rationalité limitée, et ne peuvent pas probabilisé
la réalisation des événements. Dans cette section nous nous attèlerons à expliquer le
fonctionnement de certains critères assez couramment utilisés.

3.1 Critères extrêmes

La prévision des cash-flows peut être réalisée à partir de plusieurs hypothèses


relatives à l’environnement. Souvent on considère une hypothèse optimiste et une autre
pessimiste.

3.1.1 Le Critère optimiste : MAXIMAX

Pour ce critère, on maximise la plus grande performance c'est-à-dire si l’entreprise


est, en face de plusieurs projets, celle-ci est amenée à choisir pour chaque stratégie le résultat
le plus favorable, et puis choisir le projet associé au meilleur de ces résultats.

Ce critère est appelé optimiste car il laisse espérer le profit maximum. Mais, il peut
être assorti du risque maximum car il ne tient pas compte des pertes éventuelles associées au
projet.64

3.1.2 Le Critère de Wald ou MAXIMIN 65

Le critère de Wald propose de retenir la solution qui rend maximal le gain minimal de
chaque décision. Ce critère est également connu sous le nom de MAXIMIN.

Ce critère se base sur la maximisation de la moyenne des performances, pour cela on


calcule pour chaque projet la moyenne (ou l’espérance mathématique) des performances
conditionnelles et on choisit celui qui fournit la moyenne la plus élevée.

64
TAVERDET- POPIOLEK Nathalie, « Guide du choix d’investissement », Op.cit., P. 210.
65
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », Op.cit., P. 64.
65
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

3.2 Critères intermédiaires

Il existe d’autres critères à utiliser pour évaluer des projets dans le cas d’incertitude,
nous trouvons parmi ces critères :

3.2.1 Le Critère de Laplace 66

Le critère de Laplace repose sur le calcul d’une moyenne arithmétique (ou


l’espérance mathématique) des revenus espérés pour chacun des états de la nature et propose
de retenir la stratégie dont la moyenne est la plus élevée.

Ce critère sera présenté par la valeur de, E(VAN) :

Avec :

E(VAN): espérance de la valeur actuelle nette ;


J : évènement n° j ;
m : le nombre des états de la nature.

La simplicité de calcul est le principal intérêt de ce critère. Notons cependant


l’ambiguïté de la démarche qui consiste à prétendre raisonner dans un avenir incertain, c’est-
à-dire un avenir dont on ne peut pas, à priori, déterminer la loi de probabilité des différents
résultats et l’utilisation d’une moyenne arithmétique qui revient à définir une équiprobabilité
des différents résultats.

66
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », Op.cit., P.64.
66
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

3.2.2 Le Critère de Hurwitz

Le critère de Hurwitz identifie la décision qui rend maximal le résultat moyen. Le


résultat moyen correspond à la moyenne pondérée des valeurs minimales et maximales des
décisions.67 Le critère combine les approches pessimistes (Maximin) et optimistes
(Maximax).

Pour chaque projet, nous allons sélectionner la VAN maximale et la VAN minimale.
La VAN maximale sera affectée par le coefficient optimiste . Elle permet ensuite de calculer
l’espérance mathématique comme suit :

Tels que :

: Coefficient optimiste ;
( : Coefficient pessimiste.

Nous retenons alors le projet dont l’espérance mathématique est plus élevée.

3.2.3 Le Critère de Savage

Ce critère est basé sur la minimisation du regret maximal que pourrait entraîner un
mauvais choix. Ainsi, l’utilisation du critère de SAVAGE nécessite la construction d’une
nouvelle matrice que nous appelons la matrice des regrets conditionnels. Dans le but de
choisir le projet qui minimise le regret maximum.

Le regret correspond au manque à gagner résultant d’une décision. Il se calcul à partir


de la différence entre le gain obtenu avec cette décision et le gain de la meilleure décision
possible.68

67
KOEHL Jacky, idem, P. 65.
68
KOEHL Jacky, « Les choix d’investissements », Op.cit., P. 65.
67
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

3.3 Autres critères

Nous pouvons trouver plusieurs autres critères, à savoir :

3.3.1 Le Critère de PASCAL

L’utilisation de ce critère suppose que l’investisseur est neutre vis-à-vis du risque et


nécessite le calcul de l’espérance mathématique des résultats de chaque projet. Pour ce calcul,
il est nécessaire d’associer chaque état avec une probabilité de réalisation. PASCAL choisie le
projet qui maximise l’espérance mathématique.

3.3.2 Le Critère de BERNOULLI

Ce critère cherche à maximiser la moyenne du logarithme népérien des performances.


Donc, pour ce critère il faut calculer pour chaque projet la moyenne de l’utilité des
performances conditionnelles. Pour BERNOULLI, l’utilité est définie comme étant la
fonction logarithmique népérienne.69

Pour l’utilisation de ce critère il faut calculer :

Avec :

ln : fonction logarithmique ;
Pi : probabilité de réalisation associé à chaque état de nature ;
Ri : résultat du projet selon l’état de nature. Ensuite on choisit le projet qui maximise Bi.

Dans une situation d’incertitude, le problème à résoudre consiste à déterminer, parmi


un ensemble de projets d’investissement, celui qui doit être retenu (ou d’établir un classement
de ces projets).

69
TAVERDET- POPIOLEK Nathalie, « Guide du choix d’investissement », Op.cit., P.210.
68
Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir

Conclusion

En conclusion, malgré l’existence d’une multiplicité de méthode de traitement de


risque, il est important de signaler que quelle que soit la méthode utilisée, on ne peut jamais
éliminer totalement le risque encouru par un projet. Il en résulte que l’on pourrait apprécier la
nature et le niveau plus ou moins important de risque encouru par le projet et apprécier les
conséquences possibles de celui-ci sur la rentabilité d’un projet. Il reviendra alors au
promoteur de prendre les décisions en toute connaissance de cause, c'est-à-dire avec un
minimum d’éclairage sur le futur.

69
Chapitre V
Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-
Industries / AZAZGA
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Introduction

Dans les chapitres précédents, nous avons présenté les aspects théoriques liés aux
projets d’investissement dans toutes ses dimensions, le présent chapitre en revanche, sera
consacré à l’aspect pratique de notre travail.

Afin de mieux comprendre, l’acte d’investissement, nous nous sommes orientées vers
l’entreprise industrielle publique Algérienne ELECTRO-Industries au sein de laquelle nous
avons effectué notre stage pratique de fin d’études.

Dans ce chapitre, nous allons appliquer les différents critères d’évaluation d’un projet
d’investissement que nous avons examiné dans les chapitres précédents pour pouvoir apporter
un jugement sur le degré de la rentabilité du projet envisagé par l’entreprise ELECTRO-
Industries.

Pour ce faire, ce cinquième chapitre nous l’avons organisé en trois sections :


- Dans la première section, nous allons procéder à la présentation de l’entreprise
Electro-Industries et de ses principaux métiers ainsi que sa structure
organisationnelle ;
- La deuxième section, portera sur la présentation du projet soumis à l’étude ;
- La troisième section, sera consacrée à l’évaluation du projet d’investissement réalisé
par l’ELECTRO-Industries et l’étude de sa rentabilité.

71
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Section01 : Présentation de l’organisme d’accueil

Avant de faire l’évaluation du projet d’investissement qui est l’objet de notre étude, il
est nécessaire de procéder d’abord à la présentation des éléments essentiels caractérisant
l’entreprise publique « ELECTRO-Industries AZAZGA ».

1.1 Historique de l’entreprise ELECTRO-Industries

L’entreprise ELECTRO-Industries trouve ses origines dans la restructuration de la


SONELEC (société nationale d’électronique) créé en 1969 après la signature d’un contrat de
réalisation d’un complexe ayant pour objectif la fabrication des produits électroniques.

L’entreprise ELECTRO-Industries est issue de la réorganisation du secteur industriel


opérée en Algérie entre 1980 et 2000 qui a conduit en 1999 à la restructuration de l’ancienne
E.N.E.L (Entreprise Nationale des Industries Electrotechniques) créée en 1983 en un certain
nombre d’entreprise publique économique /S.P.A, parmi lesquelles figures l’entreprise
ELECTRO-Industries.

Figure 05 : Evolution de l’entreprise ELECTRO-Industries

1969 Restructuration 1985 Changement de statut 1999

²
SONELEC ENEL ELECTRO-
Industries

Source : Documents interne de l'entreprise ELECTRO-Industries / AZAZGA

L’usine a été réalisée dans le cadre d’un contrat produit en main avec des partenaires
Allemands en l’occurrence :

- SIEMENS : pour les produits : moteurs, alternateurs, générateurs et groupes


électrogènes ;
- TRAFO-UNION : pour les produits transformateurs ;
- FRITZ WERNER : pour la partie engineering du projet.

La construction et l’infrastructure ont été réalisées par des entreprises algériennes


telles que : ECOTEC, COSIDER et BATIMETAL.

72
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

1.2 La situation géographique et la superficie de l’entreprise

L’entreprise ELECTRO-Industries est implantée dans une zone agricole de 39,5


hectares, située sur la route nationale N°12, distante de 30 km du chef-lieu de la wilaya de
Tizi-Ouzou et de 08km du chef-lieu de la daïra d’AZAZGA.

1.3 Statut juridique et social de l’entreprise ELECTRO-Industries

Conformément à la loi de 88/01 du 13/01/1988 qui adopte plusieurs règles pour la


création des EPE, l’entreprise ELECTRO-Industries est une entreprise publique économique,
de forme juridique : Société Par Action (EPE-SPA) avec un capital social de quatre milliards
sept cent cinquante-trois millions de dinars (4 753 000 000 DA) détenus totalement par le
Groupe ELEC El-Djazaïr pour le compte de l’Etat.

1.4 Le domaine d’activités de l’entreprise

L’entreprise ELECTRO-Industries est leader national et continentale dans le domaine


de l’industrie électronique. Son activité principale étant la conception, la fabrication et la
commercialisation des transformateurs de distribution, moteurs électriques, alternateurs et des
groupes électrogènes. On peut les scinder en deux catégories comme le montre le tableau
suivant :
Tableau 2 : Activités principales et secondaires, de l’entreprise ELECTRO-Industries

Activités principales Activités secondaires


- Fabrication des groupes électrogènes ;
- Conception, fabrication et commercialisation - Maintenance des équipements de production ;
des : - Rénovation et réparation des moyens de
- Moteurs électriques ; fabrication ;
- Transformateurs de distribution. - Contrôle et vérification des matières ;
- Activités de sous-traitance : laboratoire
physique et chimie, moulage sous-pression des
pièces en aluminium, découpage des pièces en
tôles d’acier, fabrication des pièces d’usinage
spécifiques, métrologie.

Source : Documents interne de l'entreprise ELECTRO-Industries / AZAZGA.

73
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

1.5 Effectif et capacité de production

L’entreprise ELECTRO-Industries emploie actuellement un effectif de 804 travailleurs


répartis en trois catégories :

- 19% de cadres ;
- 34% de maîtrise ;
- 47% d’exécution.

Figure 06 : Effectif de l’entreprise ELECTRO-Industries

Effectif d’ELECTRO-Industries

19%
47%
Cadres
34%
Maitrise

Exécution

Source : Documents interne de l'entreprise ELECTRO-Industries / AZAZGA.

1.6 Les principaux clients et fournisseurs de l’entreprise ELECTRO-Industries

1.6.1 Les clients de l’entreprise ELECTRO –Industries (E-I)

Les produits de l’entreprise E-I sont destinés à une clientèle diversifiée comprenant
20% d’entreprises publiques économiques (EPE) et 80% d’entreprises privées. A titre
d’exemple, pour l’année 2018, la clientèle est répartie comme suit :

- Agents agréés 75% et particuliers 5% : SARL, EURL, Groupe, commerçants ;


- Entreprises publiques économiques 20% telles que : KAHRIF, POVAL.

L’essentiel des ventes est donc généré par la clientèle privée.

1.6.2 Les fournisseurs de l’entreprise ELECTRO-Industries

Les fournisseurs de l’entreprise E-I sont en majorité constitués des entreprises


étrangères. A cet effet les achats importés représentent 70%. Quant aux achats locaux,
constituant 30% des besoins de l’entreprise E-I. Les fournisseurs de ces matières sont : SARL
K-RIL, SARL ENICAB, et SARL TREFLCUIVRE.

74
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

1.7 Organisation de l’entreprise ELECTRO-Industries

A partir de l’année 2016, l’entreprise ELECTRO-Industries a connu une nouvelle


organisation en créant notamment deux nouvelles directions :

- La création d’une direction « Achat et approvisionnement » qui assure la gestion des


achats pour tous les ateliers de production (moteurs et transformateurs). Avant 2016,
chaque atelier a un service spécifique achat, ce qui présente une anomalie pour la gestion
de la fonction approvisionnement ;
- La création d’une direction « marketing » qui a pour objectif de faire des publicités sur les
produits (moteurs et transformateurs), de faire connaître la qualité des produits proposés,
ciblage de la clientèle, étude de marché …etc.

La structure de la société ELECTRO-Industries se divise comme suit :

- La direction générale

A partir de 2016, la direction générale de l’entreprise ELECTRO-Industries comporte


six (06) assistants et six (06) directions (commerciales, ressources humaines, affaires
juridiques, achat et approvisionnement, développement, finance et comptabilité). Et enfin,
trois (03) unités de productions (prestations techniques, moteurs et transformateurs).

- Les assistants
L’entreprise ELECTRO-Industries a plus précisément 06 assistants qui sont :
secrétariat, sécurité interne, communication d’entreprise, contrôle de gestion, audit interne et
qualité-hygiène-environnement. En effet, l’utilité de ses assistants est de faire transmettre
rapidement l’information au supérieur hiérarchique (Directeur).

- Direction ressources humaines


Les ressources humaines de l’entreprise ELECTRO-Industries constituent un facteur
de réussite déterminant. En effet, l’entreprise est organisée en structures fonctionnelles et
opérationnelles en vue de garder une flexibilité importante pour répondre au mieux aux
fluctuations de l’environnement.

75
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

- Direction commerce et marketing


A partir de l’année 2016, la direction marketing est attachée à la direction générale.
Elle occupe un poste clé au sein de l’entreprise.

Le rôle de cette direction est d’élaborer les plans marketing (analyse du marché,
détermination des cibles, plan d’action, choix des axes publicitaires).

- Direction achat et approvisionnement

La direction achat et approvisionnement définit la stratégie « achat » en collaboration


avec la direction générale de l’entreprise. Le rôle de cette direction est de négocier les contrats
d’achat et faire coordonner la chaîne logistique et les flux d’acheminement.

- Direction juridique
La direction des affaires juridiques exerce une fonction de conseil, d’expertise et
d’assistance auprès de l’entreprise, et qui a un lien direct avec la direction générale de
l’entreprise.

- Direction finance et comptabilité


L’objectif de la direction finance et comptabilité est l’animation, la coordination et le
contrôle de l’ensemble des activités financières et comptables de l’entreprise. Autrement dit,
elle s’occupe de l’enregistrement de tous les flux entrants et sortants de l’entreprise.

La direction finance et comptabilité de l’entreprise ELECTRO- Industries se divise en


trois services : Finance, comptabilité analytique et comptabilité générale.

- Direction développement
L’objectif principal de la direction développement est de chercher les activités
nécessaires au développement des produits (transformateurs et moteurs). En effet, l’entreprise
ELECTRO-Industries dispose de ses propres laboratoires pour en évoluer les produits.

76
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

ORGANIGRAMME DE L’EPE / E-I-AZAZGA SECRETAIRE PRINCIPALE


PDG
ASSISTANT PDG
CONTRÔLE DE GESTION

PRESIDENT ASSISTANT PDG


JURIDIQUE/CONTENTIEUX

DIRECTEUR GENERAL ASSISTANT AUDIT


INTERNE

ASSISTANT SECURITE
INTERNE

DEPART.MOY.COMMUNS
LOGIST.MEDC.DE
TRAVAIL

DEPARTEMENT
INFORMATIQUE

SERVICE HYGIENE ET
SECURITE

Direction DES DIRECTION DIRECTION ACHATS DIRECTION DIRECTION UNITE UNITE UNITE
RESSOURCES FINANCE ET ET COMMERCIALE DEVELOPPEMENT TRANSFORMATEUR MOTEURS PRESTATIONS
HUMAINES ET COMPTABILITE APPROVISIONNEMENT ET INDUSTRIELS/ ELECTRIQUES TECHNIQUES
ORGANISATION DFC DAA MARKETING PARTENARIAT UTR
DRHO DMC DDP UME UPT

77
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Section 02 : Présentation du projet d’investissement

L’étude est consacrée à l’opportunité d’acquisition d’une installation technique de


fabrication des parois ondulées en vue d’augmenter les capacités de production des
transformateurs dans le cadre du renouvellement partiel des équipements industriels de
l’entreprise ELECTRO-Industries.

2.1 Description du projet

Le projet consiste en l’acquisition d’une installation de chaine de parois ondulées,


importé du fournisseur Italien LAE, d’un montant total de 165 779 500,00DA.

- Date d’acquisition de l’installation : 19-07-2018.


- Date de mise en service : janvier 2019.

La chaine de fabrication des parois ondulées se décompose comme suit :

- Un berceau de charge ;
- Une presse plieuse ;
- Un dérouleur AS16120 ;
- Machine à souder par points les nervures transversales ;
- Machine à souder par point pour l’insertion du feuillard de renforcement latéral ;
- Machine à souder les bords et le jonc ;
- Machine à souder le premier point de soudure du rang de renforcement ;
- Deux convoyeurs guident à roulement.

Les parois ondulées représentent le composant de base permettant la fabrication des


transformateurs. En effet, la production d’un transformateur nécessite quatre (4) unités de
parois ondulées.

2.2 Procédé de fabrication des transformateurs

La fabrication des transformateurs s’effectue dans deux immeubles, à savoir le


bâtiment 3 et le bâtiment 3A dont le premier est consacré pour la construction métallique,
l’autre est destiné aux opérations de bobinage et de montage.

78
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Le transformateur constitue un produit fini, il est constitué de trois composants


essentiels :

- La cuve et couvercle du transformateur ;


- Le bobinage Basse et Haute Tension ;
- Le noyau de la parité active.

 Le bâtiment 3A
Dans ce bâtiment est produite la partie construction métallique constituant le
transformateur, les matières nécessaires à la construction métallique sont stockées en plein air
pour les tôles plates et les profilés laminés.

Dans cet atelier de construction métallique sont fabriqués les ensembles suivants :

- Les cuves ;
- Les couvercles et conservateurs d’huile ;
- Les tôles de serrage ;
- Les tiges de serrage.

Chaque cuve est constituée de plusieurs pièces assemblées par soudure, ces pièces
sont :

- Fonds de cuve (tôle découpée pliée puis soudée) ;


- Parois ondulées (les quatre faces de la cuve) produite à partir de la bonde de tôles
pliées (ondes à intervalles réguliers) et soudage par points et frontal des ondes ;
- Cadre de la cuve (partie supérieure de la cuve) est constitué de cornières découpées
poinçonnées et assemblées par soudure ;
- Couvercle de la cuve qui est constitué de la tôle découpée, poinçonnée, soudée et
assemblée au conservateur d’huile réalisé lui aussi avec la tôle roulée et soudée.

L’augmentation des capacités de production de l’unité Transformateurs dépend en


grande partie de la réduction ou la suppression des goulots d’étranglement les plus importants
et notamment ceux rattachés à la fabrication des parois ondulées nécessaires à la confection
des cuves de transformateurs.

79
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

2.3 Impact du projet

Conscient de l’insatisfaction de leurs clients, des retards de fabrication et des coûts


excessifs de production essentiellement liés à l’importation des parois ondulées
indispensables à la fabrication de transformateurs, les responsables de l’entreprise
ELECTRO-Industries ont décidé de mettre en place un plan d’investissement qui leur
permettra de répondre aux exigences croissantes du marché potentiel existant et couvrir au
mieux les besoins de ces clients.

Aussi, le recours à cet investissement est essentiellement motivé par le fait que
l’installation existante ne couvre plus les besoins de production des parois et éprouve des
difficultés répétitives de maintenance. Elle répond difficilement à la demande nationale sur les
transformateurs (en moyenne 5000 transformateurs par année).

Car en effet, l’installation existante date du démarrage du complexe, elle dépasse la


vingtaine d’années de fonctionnement et se trouve à cet effet vétuste. Pour cela, l’entreprise
ELECTRO-Industries s’est retrouvée dans l’obligation de renouveler ses équipements de
production.

Les parois seront désormais fabriquées à AZAZGA à l’aide de tôles d’acier qui seront
pliées et soudées grâce à l’acquisition de cette installation nouvelle spécialisée dans la
production de parois ondulées. Par conséquent, la production des parois ondulées à AZAZGA
ne pourra être augmentée de 4500 transformateurs/an à 5000 ou 6000 sans l’acquisition de
cette nouvelle installation.

La mise en place de cet investissement a pour objectif de renforcer la capacité


productive de l’entreprise, et contribuer à la réduction des coûts du produit transformateur et
accroître ainsi sa productivité. De plus, ce projet servira à maintenir la compétitivité de
l’entreprise sur son marché, satisfaire les besoins de ses clients et par conséquent d’accroître
sa part de marché.

Cet investissement constitue donc à la fois, un projet de renouvellement, de


rationalisation et de croissance.

80
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Section 03 : L’évaluation du projet d’investissement

Cette section sera consacrée à l’évaluation du projet d’investissement réalisé par


l’ELECTRO-Industries et l’étude de sa rentabilité.

3.1 Les caractéristiques du projet

3.1.1 La durée de vie

La durée de vie du projet est estimée à la durée de l'amortissement de l'équipement


industriel qui est de 8 ans.

3.1.2 La dépense initiale (I0)

Elle correspond au prix d'acquisition de la machine qu’il s'agit de :


Montant de la machine = 151 892 408,58 DA
Frais sur achat = 13 887 091,42 DA
La dépense initiale I0 : 151 892 408,58+13 887 091,42 = 165 779 500, 00 DA

3.1.3 L'échéancier d'amortissement

Nous allons établir un tableau d'amortissement de l'équipement industriel en question,


suivant l'amortissement en mode linéaire dont la durée de vie est de 8 ans.

Dotation aux amortissements annuel = I0 / n

D’où :

n : nombre d'année
Début d'exploitation de l'équipement : janvier 2019
Dotation annuelle : 165 779 500, 00 / 8 = 20 722 437,50 DA
Dotation mensuelle : 20 722 437,50 / 12 = 1 726 869,79 DA

81
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Le tableau ci-dessous représente l’échéancier d’amortissement :

Tableau 03 : L'échéancier d'amortissement UM : DA

Année Début de période Annuité constante Fin de période


2019 165 779 500,00 20 722 437,50 145 057 062,50
2020 145 057 062,50 20 722 437,50 124 334 625,00
2021 124 334 625,00 20 722 437,50 103 612 187,50
2022 103 612 187,50 20 722 437,50 82 889 750,00
2023 82 889 750,00 20 722 437,50 62 167 312,50
2024 62 167 312,50 20 722 437,50 41 444 875,00
2025 41 444 875,00 20 722 437,50 20 722 437,50
2026 20 722 437,50 20 722 437,50 0,00

Source : établis par nos soins, à partir des données transmises par la DFC.

3.1.4 La structure de financement du projet

L'investissement envisagé peut être financé par des apports de l'entreprise. Vue
l'importance des fonds dont dispose l'entreprise ELECTRO- Industries, son projet peut être
financé sans faire appel à un financement externe, donc il s'agit d'un autofinancement à 100%.

3.1.5 Les prévisions de production

En moyenne, la capacité de production des transformateurs varie de 3000 à 4500


unités par an avant l’acquisition de l’installation technique en 2018.

Tableau 04 : les prévisions de production

Année Production
2019 5800
2020 5800
2021 5800
2022 5800
2023 5800
2024 5800
2025 5800
2026 5800

Source : établis par nos soins à partir des données transmises par la DFC.

82
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

3.1.6 La détermination des différents coûts

- Consommation
Consommation des matières premières et de l’électricité, il est essentiellement
constitué de :

- Bande de tôle = 75kg/ transformateur, sachant que le coût d’achat est de 61DA/kg
- Rond d’acier = 2,8kg/ transformateur, sachant que le coût d’achat est de 85 DA/kg
- la consommation de l'électricité est de 131 KW/H dont le prix de 1 KW est de
4.74DA.

Tableau 05 : Consommation de matière première et de l’électricité UM : DA

Désignation Consommation Prix de Coût Coût mensuel Coût annuel


journalière l'unité journalier
Matière
première 6 000,00 72,64 435 817,51 9 587 985,33 115 055 823,93

Electricité 3 140,66 4,74 14 886,74 327 508,37 3 930 100,44

Source : établis par nos soins à partir des données transmises par la DFC.

- Assurance, entretien et réparation


L'assurance de l'unité de production contre tout risque d'incendie ou autre est d'une
valeur de 1 800 000,00 DA par année.
Les frais divers représentent l'ensemble des charges d'entretien et de réparation qui
sont d'une valeur de 1 869 889,00 DA par année.

Tableau 06 : Assurance, entretien et réparation UM : DA

Désignation Coût annuel

Assurance 1 800 000,00

Frais divers 1 869 889,00

Total 3 669 889,00

Source : établis par nos soins à partir des données transmises par la DFC.

83
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

- Les charges des postes (Frais du personnel)


Pour le bon déroulement de l'activité, l’entreprise ELECTRO- Industries envisage de
recruter un (01) ingénieur, dix (10) opérateurs sur machine composés de (deux (02)
chaudronniers, deux (02) tourneurs, deux (02) sableurs et quatre (04) soudeurs), dont leurs
salaires mensuels sont tel que mentionné respectivement 75 000,00 DA pour un ingénieur et
50 700,00DA pour un opérateur sur machine.

Tableau 07 : Estimation des frais du personnel UM : DA


Désignation Frais mensuels Frais annuels Nombre Frais du
par poste par post de poste personnel
Ingénieur 75 000,00 900 000,00 1 900 000,00
Opérateurs 50 700,00 608 400,00 10 6 084 000,00
Total 125 700,00 1 508 400,00 11 6 984 000,00

Source : établis par nos soins à partir des données transmises par la DFC.

- Charges directes
Tableau 08 : Total des charges directes UM : DA

Désignation Coût/Année

Matières premières 115 055 823,93


Energies (électricité) 3 930 100,44
Frais du Personnel 6 984 000,00
Total des charges directes 125 969 924,37

Source : établis par nos soins à partir des tableaux n°05 et 07.

- Charges indirectes
La valeur des charges indirectes représente 5% des charges directes ce qui représente :
125 969 924,37 * 0.05 = 6 391 990,22 DA.

3.1.7 L’évolution des dépenses d'exploitation

Toutes les prévisions d'exploitation se feront en référence à l'année de départ, en


tenant compte des différentes variations de charges durant les huit (08) prochaines années.
L’évolution des charges est estimée à 2% pour chaque année d'exploitation.

Sur ce tableau nous constatons que toutes les charges subissent une évolution annuelle
de 2 %, sauf l’assurance qui restera fixe.

84
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Tableau 09 : Total des charges liées au projet UM : DA


Années MPC Energies Frais du Frais divers Total des
personnel charges

2019 115 055 823,93 3 930 100,44 6 984 000,00 1 869 880,00 127 839 804,37
2020 117 356 940,41 4 008 702,45 7 123 680,00 1 907 277,60 130 396 600,46
2021 119 704 079,22 4 088 876,50 7 266 153,60 1 945 423,15 133 004 532,47
2022 122 098 160,80 4 170 654,03 7 411 476,67 1 984 331,61 135 664 623,12
2023 124 540 124,02 4 254 067,11 7 559 706,21 2 024 018,24 138 377 915,58
2024 127 030 926,50 4 339 148,45 7 710 900,33 2 064 498,61 141 145 473,89
2025 129 571 545,03 4 425 931,42 7 865 118,34 2 105 788,58 143 968 383,37
2026 132 162 975,93 4 514 450,05 8 022 420,70 2 147 904,35 146 847 751,03

Source : établis par nos soins à partir des données de l'entreprise ELECTRO-Industries, DFC.

- Prévision des charges indirectes


Les charges indirectes représentent 5% de l'ensemble des charges directes.

Tableau 10 : Les prévisions des charges retenues au projet UM : DA

Années Charges directes Charges Assurance Total des


indirectes 5% charges
2019 127 839 804,37 6 391 990,22 1 800 000,00 136 031 794,59
2020 130 396 600,46 6 519 830,02 1 800 000,00 138 716 430,48
2021 133 004 532,47 6 650 226,62 1 800 000,00 141 454 759,09
2022 135 664 623,12 6 783 231,16 1 800 000,00 144 247 854,27
2023 138 377 915,58 6 918 895,78 1 800 000,00 147 096 811,36
2024 141 145 473,89 7 057 273,69 1 800 000,00 150 002 747,58
2025 143 968 383,37 7 198 419,17 1 800 000,00 152 966 802,54
2026 146 847 751,03 7 342 387,55 1 800 000,00 155 990 138,59

Source : établis par nos soins à partir des données de l'entreprise ELECTRO-Industries, DFC.

85
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

3.1.8 Le calcul des cash-flows du projet

Les cash-flows du projet représentent l’ensemble des économies réalisées par apport
au prix de référence sur le marché qui évolue de 2% pour chaque année d’exploitation.

Tableau 11 : Estimation et évolution du prix de référence UM : DA

Année Production Prix de référence Chiffres d'affaires

2019 5 800 31 080,58 180 267 364,00


2020 5 800 31 702,19 183 872 702,00
2021 5 800 32 336,23 187 550 134,00
2022 5 800 32 982,95 191 301 110,00
2023 5 800 33 642,61 195 127 138,00
2024 5 800 34 315,46 199 029 668,00
2025 5 800 35 001,77 203 010 266,00
2026 5 800 35 701,81 207 070 498,00

Source : établis par nos soins, à partir des données transmises par la DFC.

Tableau 12 : Les économies de charge du projet UM : DA


Année Chiffre Total des Amortissement Résultat brut IBS 19% Résultat net de
d'affaires charges de l'exercice l'exercice
2019 180 267 364,00 136 031 794,59 20 722 437,50 23 513 131,91 4 467 495,06 19 045 636,85
2020 183 872 702,00 138 716 430,48 20 722 437,50 24 433 834,02 4 642 428,46 19 791 405,56
2021 187 550 134,00 141 454 759,09 20 722 437,50 25 372 937,41 4 820 858,11 20 552 079,30
2022 191 301 110,00 144 247 854,27 20 722 437,50 26 330 818,23 5 002 855,46 21 327 962,77
2023 195 127 138,00 147 096 811,36 20 722 437,50 27 307 889,14 5 188 498,94 22 119 390,20
2024 199 029 668,00 150 002 747,58 20 722 437,50 28 304 482,92 5 377 851,75 22 926 631,17
2025 203 010 266,00 152 966 802,54 20 722 437,50 29 321 025,96 5 570 994,93 23 750 031,03
2026 207 070 498,00 155 990 138,59 20 722 437,50 30 357 921,91 5 768 005,16 24 589 916,75

Source : établis par nos soins, à partir des données transmises par la DFC.

Tableau 13: Estimation des cash-flows du projet UM : DA

Résultat net de Dotation aux


Année l'exercice amortissements Cash-flows
2019 19 045 636,85 20 722 437,50 39 768 074,35
2020 19 791 405,56 20 722 437,50 40 513 843,06
2021 20 552 079,30 20 722 437,50 41 274 516,80
2022 21 327 962,77 20 722 437,50 42 050 400,27
2023 22 119 390,20 20 722 437,50 42 841 827,70
2024 22 926 631,17 20 722 437,50 43 649 068,67
2025 23 750 031,03 20 722 437,50 44 472 468,53
2026 24 589 916,75 20 722 437,50 45 312 354,25

Source : établis par nos soins, à partir du tableau n° 12

86
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Remarque

Cash-flows = Résultat net de l’exercice + Dotation aux amortissements

Source : loi transmise par l’entreprise ELECTRO-Industries

Figure 07 : Evolution des cash-flows du projet


Sur ce diagramme nous constatons une évolution continue des cash-flows du projet

Estimation des cash-flows


46 000 000,00
45 000 000,00
44 000 000,00
43 000 000,00
42 000 000,00
41 000 000,00 Série1

40 000 000,00
39 000 000,00
38 000 000,00
37 000 000,00
2019 2020 2021 2022 2023 2024 2025 2026

Source : établis à partir du tableau n°13

3.1.9 L'estimation des cash-flows actualisés du projet

Le taux d'actualisation que nous réintégrons dans notre cas d'étude est le taux de
rentabilité minimum exigé par l'entreprise qui est d'ordre de 8%, le calcul des cash-flows
actualisé est retracé dans le tableau ci-dessous.

Tableau 14 : Estimation des cash-flows actualisés du projet UM : DA

Année Cash-flows Coefficients Cash-flows Cumule cash-flows


actualisés
2019 39 768 074,35 (1,08) -1 36 822 291,06 36 822 291,06
2020 40 513 843,06 (1,08) -2 34 734 090,41 71 556 381,47
2021 41 274 516,80 (1,08) -3 32 765 042,17 104 321 423,64
2022 42 050 400,27 (1,08) -4 30 908 299,52 135 229 723,16
2023 42 841 827,70 (1,08) -5 29 157 428,07 164 387 151,23
2024 43 649 068,67 (1,08) -6 27 506 317,31 191 893 468,54
2025 44 472 468,53 (1,08) -7 25 949 258,24 217 842 726,78
2026 45 312 354,25 (1,08) -8 24 480 855,08 242 323 581,86

Source : établis par nos soins, à partir des données transmises par la DFC.

87
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

3.2 Application des critères d'évaluation du projet

Nous procéderons à l’évaluation de la rentabilité de l’investissement entrepris par


l’entreprise ELECTRO-Industries à travers l’utilisation des principaux critères financiers
d’évaluation de la rentabilité de l’investissement précédemment présenté dans le troisième
chapitre.

3.2.1 Le calcul de la valeur actuelle net (VAN)

Après avoir calculé le cumule des cash-flows actualisés, nous allons passer au calcul
de la VAN en appliquant la formule suivante :

VAN= -165 779 500,00 + 242 323 581,86 = 76 544 081,86 DA

VAN = 76 544 081, 86 DA

VAN = +76 004 851,33


DA
La valeur actuelle nette de ce projet est positive, cela implique que ce dernier est
rentable, donc les cash-flows générés par la ligne de production sont supérieurs aux dépenses
d'investissement à effectuer. VAN = +76 004 851,33
Ce projet nous permettra de : DA
- Récupérer le capital investi au cours de la durée de vie du projet par les flux de
revenus de l'investissement ;
VAN = +76 004 851,33
- Dégager un surplus équivalant à 76 544 081,86 DA, qui revient à l'entreprise et qui
DA
améliorera sa situation financière.

88
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

3.2.2 Le taux de rentabilité interne (TRI)

Le taux de rentabilité interne est le taux d'actualisation pour lequel la somme des
flux dégagés par le projet est égale à la dépense d'investissement, le calcul de ce critère
nécessite l'application de la formule suivante :

Il s'agit donc de déterminer le taux de rentabilité interne, nous allons y procéder par
des essais successifs. Les résultats figurent dans le tableau suivant :

Tableau 15 : Actualisation des cash-flows

TRI VAN

16% 16 148 673,62

18% 4 740 129,12

19% - 537 754,89

Source : établis par nos soins à partir du tableau n°13.

Suite à des essais successifs, nous avons constaté que la VAN passe d’une valeur
positive (18%) à une valeur négative (19%), ce qui preuve que la VAN s’est annulé (VAN=0)
pour un taux compris entre 18% et 19%. Par interpolation linéaire, nous sommes parvenus au
résultat suivant :

TRI = 18% + 0,89811165% = 18, 89811165 %

TRI= 18,89%

Ce projet est acceptable tant que le taux d'actualisation retenu qui est de 8% est inférieur à
18,89%.

89
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Figure 08: Représentation graphique de la variation de la VAN en fonction du TRI

On remarque que la VAN d'un projet est une courbe décroissante en fonction du taux
d'actualisation, à chaque fois le taux d'actualisation augmente la VAN diminue donc pour que
le projet soit rentable, l'entreprise doit retenir un taux d'actualisation inférieur au TRI.

3.2.3 Le délai de récupération actualisé (DRA)

Une interpolation permet de trouver le délai de récupération actualisé, en utilisant la


formule suivante :

é
é é
é é

DRA = 5 ans et 18 jours

L'entreprise pourrait éventuellement récupérer son capital dans 5 ans et 18 jours, donc
d'après ces calculs nous pouvons dire que ce projet est réalisable.

90
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

3.2.4 L’indice de profitabilité (IP)

L'indice de profitabilité est aussi appelé l'indice de rentabilité, pour pouvoir le calculer
il suffit de prendre le rapport entre la valeur actualisée des flux entrants et le montant initial de
l'investissement I0.

IP = 1,46 DA

L’IP du projet d’investissement entrepris par l’entreprise ELECTRO-Industries est


supérieur à 1, ce qui est satisfaisant. Dans notre cas l’IP étant égal à 1,46 DA, ce qui démontre
que ce projet est bien rentable et qu’il permettra une récupération totale de chaque dinar
investi en mise initiale. De plus, le projet générera un excédent de rendement de 0,46 DA sur
chaque Dinar investi.

Durant notre évaluation, nous concluons que le projet d’investissement ainsi étudié
impacte positivement la valeur globale de l’entreprise ELECTRO-Industries. Il est jugé
opportun et prometteur dès lors que sa mise en œuvre contribue à la création de valeur à
vocation stratégique, économique et financière.

91
Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO-Industries

Conclusion

Pour une meilleure illustration du volet théorique de notre travail, nous avons réalisé
notre stage pratique au sein de l’entreprise E-I en étudiant un projet de croissance et de
renouvellement d’équipement (machine de fabrication des parois ondulées). L’entreprise a
opté pour ce type afin de mieux accroître sa productivité, et aussi pour faire face à la demande
de marché.

A travers l’évaluation du projet étudié, nous avons constaté que les résultats sont
satisfaisants, dans la mesure où il dégage une VAN positive tout au long de la période
d’étude, et que les autres critères tels que le (DRA, TRI et IP) s’avèrent acceptables. Ce projet
d’acquisition de chaine de parois ondulées contribue directement à l’amélioration de la
performance économique de l’entreprise en lui permettant de bien faire face aux besoins de sa
clientèle, et en même temps de répondre aux exigences de son marché potentiel et assurer la
continuité de son activité d’exploitation et indirectement, la création de valeur pour elle.

Au final, notre étude de cas pratique, nous emmène à dire que l’entreprise ELECTRO-
Industries investit ses ressources dans une perspective de création de valeur du moment où le
projet dans lequel elle s’engage s’avère généralement rentable et dégage des cash-flows
positifs.

La décision d’investissement représente donc non seulement un acte vital assurant la


survie de l’entreprise et la continuité de son activité, mais aussi, elle constitue l’un des
principaux leviers créateurs de valeur pour celle-ci.

92
Conclusion
générale
Conclusion générale

La décision d’investissement est une décision importante pour l’entreprise car c’est
d’elle que dépend sa survie et sa pérennité dans un métier concurrentiel.

A cet effet, l'étude d'un projet d'investissement nécessite d'abord une étude technico-
économique, pour déterminer la faisabilité et la viabilité du projet. Ensuite, viendra l'étude de
la rentabilité financière du projet d'investissement qui s'intéresse à l'évaluation de la
rentabilité du projet et à sa capacité de générer des richesses pour l'entreprise. L’utilisation
des techniques et critères d'évaluation dans un avenir certain ou incertain permet de déduire
si le projet réalisé conduit vers des situations favorables en générant des bénéfices ou des
situations défavorables qui engendrent des pertes.

La procédure d’évaluation, en matière d’investissement, permet une prise de décision


judicieuse et optimale, pour arriver à l’élaboration du plan d’investissement qui est le choix
d’un projet qui donne une meilleure rentabilité avec moins de risque. Nous avons essayé, à
travers ce travail, de mettre en évidence l’importance de la notion d'investissement dans
l'entreprise pour sa pérennité et son développement.

Pour compléter la partie théorique de ce travail et atteindre notre objectif, nous avons
effectué un stage pratique au sein de l’entreprise publique dénommé ELECTRO-
Industries/SPA.

En étudiant un projet d’acquisition d’une installation technique de fabrication de


parois ondulées en vue d’accroître les capacités de production de l’entreprise.

L’évaluation de ce projet, nous a permet de constater les résultats suivants :

- La valeur actuelle nette est très importante, ce projet permet de récupérer la mise
initiale et de dégager un surplus. Ce critère est un outil idéal dans la décision
d'investissement ;
- Le taux de rentabilité interne est supérieur au taux d'actualisation choisi par
l'entreprise, cela signifie que le projet est rentable.
- Le délai de récupération actualisé est court, ce projet arrivera à récupérer les montants
engagés avant l'échéance ;
- L'indice de profitabilité supérieure à un (01) confirme l'opportunité d'investir dans ce
projet, car selon cet indice, chaque dinar investi dans l'entreprise rapporte 0,46 DA de
bénéfice.

94
Conclusion générale

D’après ces résultats, nous n’avons pas trouvé de divergences entre les critères. Ces
derniers convergent vers une seule conclusion, que ce projet est rentable. Donc l’entreprise
ELECTRO-Industries devra investir dans ce dernier.

Néanmoins, nos résultats sont sensibles au taux d’actualisation que nous avons choisi
qui est de 8%. Celui-ci peut être influencé par plusieurs facteurs (l’évolution des prix, des
taux d’intérêts, des taux de charges, du risque…)

95
Liste de
Bibliographie
Ouvrages

ALBOUY Michel, « Décision financière et création de valeur », édition, ECONOMICA, Paris


2011.

BANCEL Franck et RICHARD Alban, « Les choix d'investissement », édition,


ECONOMICA, Paris 2002.

BARREAU Jean, DELAHAYE Jacqueline et DELAHAYE Florence, « Gestion financière »,


édition, DUNOD, Paris 2005.

BOLUSSET Carole, « L'invistissement », édition ,Bréal 2007.

BOUGHABA Abdallah, « Analyse & évaluation de projet », édition, BERTI ,Alger 1998.

BEYSÜL Aytaç, CYRILLE Mandou et PIERRE Batteau, « Investissement et financement de


l'entreprise », édition, De Boeck, Paris 2015.

CHARREAUX Gérard, « Finance d'entrepeise », éditions, EMS 2000.

CHRISSOS Jacques et GILLET Roland , « Décision d'investissement », édition, Pearson


Education, France 2003.

EL FARSSI Inass et M'RABET Rachid,« Décisions financières de long terme », édition,


ECONOMICA, Paris 2011.

HOARAU Christian, « Maîtriser le diagnostic financier », 2ème édition, Revue fiduciaire,


2008.

HODAYER Robet, «Evaluation financière des projets, ingénierie de projets et décision


d'investissement », édition, ECONOMICA, Paris 1999.

HODAYER Robet,« Projet d'investissement. Guide d'évaluation financière», édition,


Economica, Paris 2006.

HORNGREN Charles, BHIMANI Alnoor et Autre, « Contrôle de gestion et gestion


budgétaire », 3ème édition,PEARSON Education, Paris 2006.

HUSSON Bruno et JARDON Hugues, « Le choix des investissments », édition, MASSON,


Paris 1998.

KOEHL Jacky , «Le choix des investissements », édition, DUNOD, Paris 2003.
LAZARY, « Evaluation et financement de projets », édition, distribution , EL Dar
OTHMANIA 2007.

LINDON, Jacques LENDREVIE et Denis, «Mecator: théorie et pratique du marketing »,


édition, DALLOZ, 1990.

MEYE Frank Olivier,« Evaluation de la rentabilité des projets d'investissement », édition,


L'HARMATTAN, Paris 2007.

MOURGUES Nathalie, « Financement et coût du capital », édition, ECONOMICA, Paris


1993.

RIVET Alain, « Gestion financière: Analyse et politique financières de l'entreprise », édition,


ellipses, Paris 2003.

SIMON François-Xavier et TRABELSI Martine, « Préparer et défendre un projet


d'investissemen », édition, Dunod, Paris 2015.

TRAVERDEK-PAPIOLEK Nathalie, «Guide du choix d'investissment », édition,


d'Organisation, Paris 2006.

Dictionnaires

HONORE Lionel et ROYER Yves, « Dictionnaire de la finance d'entreprise », édition,


Belin, Paris 2003.

LEHMANN Paul-Jacques, « Finance d'entrperise, mots et expressions », édition, DUNOD,


1992.

Mémoires et thèses

AFIR Souhila et BAHAMID Katia, « Décision d’investissement et création de valeur »,


mémoire de fin d’études, UMMTO FSECG, 2014-2015.

ASSOUS Nassima, « L’impact des décisions financières sur la création de valeur au sein des
entreprises publiques contées à la bourse d’Alger », thèse doctorat, FSECG, UMMTO, 2015.
Support du cours

AKKACHE Dehbia, « Module Economie d’Entreprise », L2 Sciences Financières et


Comptabilité, UMMTO, 2017.

GANDOUZI Brahim, « Module Gestion obligataire », Master II Finance d’entreprise,


UMMTO, 2018 -2019.

Sites web

www.univ-bejaia.dz
Liste des figures
tableaux et
Liste des figures

Figure 01 : classification des investissements selon leur nature .................................................. 09

Figure 02: les modalités de financement ..................................................................................... 14

Figure 03 : La relation entre la VAN et le TRI ........................................................................... 50

Figure 04 : Représentation schématique de l’arbre de décision .................................................. 64

Figure 05 : Evolution de l’entreprise ELECTRO-Industries ....................................................... 72

Figure 06 : Effectif de l’entreprise ELECTRO-Industries ........................................................... 74

Figure 07 : Evolution des cash-flows du projet ........................................................................... 87

Figure 08 : Représentation graphique de la variation de la VAN en fonction du TRI ................ 90


Liste des tableaux

Tableau 1 : Présentation schématique d’un tableau de flux nets de trésorerie ............................ 32

Tableau 2 : Activités principales et secondaires, de l’entreprise ELECTRO-Industries............. 73

Tableau 03 : L'échéancier d'amortissement ................................................................................. 82

Tableau 04 : Les prévisions de production .................................................................................. 82

Tableau 05 : Consommation de matière première et de l’électricité ........................................... 83

Tableau 06 : Assurance, entretien et réparation .......................................................................... 83

Tableau 07 : Estimation des frais du personnel ........................................................................... 84

Tableau 08 : Total des charges directes ..................................................................................... 84

Tableau 09 : Total des charges liées au projet ............................................................................ 85

Tableau 10 : Les prévisions des charges retenues au projet ........................................................ 85

Tableau 11 : Estimation et évolution du prix de référence .......................................................... 86

Tableau 12 : Les économies de charge du projet......................................................................... 86

Tableau 13 : Estimation des cash-flows du projet ...................................................................... 86

Tableau 14 : Estimation des cash-flows actualisés du projet ...................................................... 87

Tableau 15 : Actualisation des cash-flows……………………………………………………....89


- --
L.a.e.Lughese Atfrezzature per l'Elettromeccanica s.r.l.
Via Enrico Fermi, 39 - 48022 Lugo (Ravenna) ITALY
Tel. +39 545 26095/34912 - Fax +39 545 30690
VAT e C.F. IT 00427030390 - VAT 1T 00427030390
e-maîl: la@ae-srLcont

EPE ELECTRO INDUSTRIES SPA


ROUTE NATIONALE NR 12 BP 17 AZAZGA
TIZI OUZOU ALGERIE

BORDEREAU DE COLISAGE

LETTRE DE CREDIT IRREVOCABLE NUMERO 034ICD0009110099 OUVERTE LE 19/06/2018

CFR PORT BEJAIA INCOTERMS 2000.


EXPEDITION DE FOURNITURE, MONTAGE ET MISE EN SERVICE D'UNE CHAINE DE FABRICATION DE
PAROIS ONDULEES POUR TRANSFORMATEURS.
SUIVANT APPEL D'OFFRE NR 9239/7 DU 13/05/2018

NO CONTAINER

EMBALLAGE: CAISSE EN BOIS


CONTENU: PRESSE PLIEUSE AVEC TABLEAU DE COMMANDE TYPE MACPO 1600
POIDS BRUT: KG. 17700
POLOS NET: KG. 16100

EMBALLAGE: CAISSE EN BOIS


CONTENU: UNITE DE COUPE POUR MACPO 1600
POIDS BRUT: KG. 5300
POIDS NET : KG. 4580

EMBALLAGE: CAISSE EN BOIS


CONTENU: MACHINE A SOUDER LES BORDS ET LE JONC TYPE MACPO S2 1600
POIDS BRUT : KG. 4700
POIDS NET: KG. 3625

ANNEXE 1
L.a.e. Lughese Attrczzature per l’Electromiccanica—s.r.l.
V ia E n r i c o F e r m i , 3 9 - 4 8 0 2 2 L u g o ( R a v e n n a ) I T A L Y
Tel. +39 545 26095/34912 - Fax +39 545 30690
P.IVA e C.F. IT 00427030390 - VAT IT 00427030390
lae@jae-srLcorn

EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE


CONTENU: SERIE DE PROTECTIONS
FAIT PARTIE DE MACHINE A SOUDER LES BORDS ET LE JONC
POIDS BRUT: KG. 175
POIDS NET: KG. 175

EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE


CONTENU: SERIE DE PROTECTIONS
' FAIT PARUE DE MACHINE A SOUDER PAR POINTS POUR L'INSERTION DU
FEUILLARD DE RENFORCEMENT LATERAL
POIDS BRUT: KG. 175
POIDS NET: KG. 175

NO CONTAINER

EMBALLAGE: CAISSE EN BOIS


CONTENU: MACHINE A SOUDER PAR POINTS POUR L'INSERTION DU FEUILLARDS DE
RENFORCEMENT LATERAL TIPE SARPO NT 1600
POIDS BRUT: KG. 4500
POIDS NET: KG. 3312

TOTAL POIDS BRUT: KG. 55615


TOTAL POIDS NET: KG. 50532
TOTAL COLIS: 26

Lugo, 19/07/2018

ANNEXE 2
_LikE Lu ci hese Attrezzature per. l’Electromiccanica Sr[
Via Enrico Fermi, 39 - 48022 LUGCRAVENNA LALY
TeL +39 0515 26095 / 349-12 - Fax +39-0545 30690
P.1VA 00427030390 - C.F. e N. lscriz.R eg.Imprese di R avenna 0042703 0390 - VAT 1T 00427030390
Cap.Soc . C 101.490,00 i.v. - Export : R A 000587 - R .E.A. N. 90266

I n vo ice : ITALY/ EXTRA CEE


Te Company:
Nr. .173 dd: 19/07/2018 EPEELECTROINDUS___ I RIES SPA
Custorner V.A.T.: ROUTE NATIONALE NR 12 BP 17 AZAZGA
Your Reference:NRC: 99B042800 - NIS: -"'
0999150042800099 . ' , TIZI OUZOU ALGERIE
Payaient: Currency: EURO
Your Bank: Our Bank:
Ref.:
Code Description UNI Q.ty Unit Price Total Price V.A.1

LETTRE DE CREDIT IRREVOCABLE NUMERO


034ICD0009110099 OUVERTE LE 19/06/2018

CFR PORT BEJAIA INCOTERMS 2000.


EXPEDITION DE FOURNITURE, MONTAGE ET MISE
EN SERVICE D'UNE CHAINE DE FABRICATION DE
Nr 1 1.528.000,00 1.528.000,00 N8C
PAROIS ONDULEES POUR TRANSFORMATEURS.
SUIVANT APPEL D'OFFRE NR 9239/7 DU 13/05/2018 Nr 1 -229.200,00 -229.200,00 N8C

-15 PCT A TITRE D'AVANCE

- 65 PCT EUR 993.200 PAYABLES A VUE


- 20 PCT EUR 305.600 PAYABLES APRES SIGNATURE
DU PROCES VERBALE DI RECEPTION PROVISOIRE
((P.*

WGHESE f10ri/AruRE
per l'ELETTROMEr.CANIGA &ta.

Total Descr. Currency


TOTAL INVOICE
1.298.800,00 N8C NONIMP. ART. 8 ESPORTAZIONI
EURO 1.298.800,00

ANNEXE 3
LAE Lughese Attrezzature per I'Elettromeccanica Srl
Via Enrico Fermi, 39 - 48022 LUGO:RAVENNA, - ITALY
Tel. +39 0545 26095 / 34912 - Fax +39 0545 30690
RI V A 0042 70303 90 - C.F. e N. I scriz. Reg imp rese d i Ray on n a 004 2703 039 0 - V AT
1T00427030390
Cap.S oc. E 101.490,00 i.v . - Exp ort : RA 000567 - R.E.R. N. 90266

Invoice: ITALY/EXTRA CEE To Company:


NP 174 dd: 19/07/2018 EPE ELECTRO INDUSTRIES SPA
Customer V.A.T.: ROUTE NATIONALE NR. 12 BP 17 AZAZGA
Your Reference: TIZI OUZOU ALGERIE
NRC: 99B042800
NI S: 09 991 500 428 000 99

Payment: Lettre de Crédit Currency: EURO


Your Bank: Banque Exterieure d'Algerie Our Bank: ..
Ref.:

Description Prix Total

LETTRE DE CREDIT IRREVOCABLE NUMERO


034ICD0009110099 OUVERTE LE 19/08/2010

MISE EN SERVICE ET DEMARRAGE 30.000,00 ,


TRENTE MILLE EUROS

gla &la
LUG E ATTREZZATURE
aer OMEF ICA s.r.I.

Total % V.A.T. TOTAL INVOICE

30.000,00 0 0,00 30.000,00

ANNEXE 4
ANNEXE 4
LAE Lughes e At trezza ture per l’ Etet trorri eecani ea Srl
Via Fui e° F ermi, 39 - 460 22 LUG O RAVENNA - ITA LY
Tel. +39 0545 26095 / 34912 - Fax +39 0545 30690
P .I V A 004270303 90 - C,F, e N. I scriz Reg .imp rese d i Rav en n a 00 4270 303 90 - V AT
IT00427030390
Cap .S oc . € 101.49 0,0 0 i.v . - Ex p ort RA 000587 - R.E.A. N. 9 026 6

Invoice: ITALY/EXTRA CEE To Company:


N2 173 dd: 19/07/2018 EPE ELECTRO INDUSTRIES SPA
Customer VAT.: ROUTE NATIONALE NR. 12 BP 17 AZAZGA
Your Reference: TIZI OUZOU ALGERIE
NRC: 99B042800
NIS: 0999150042800099
Payment: Lettre de Crédit Currency: EURO
Your Bank: Banque Exterieure d'Algerie Our Bank: .,
Ref.: Pag.2

Q.ty Description Prix Prix Total


Nr. Unitaire
2 Contacteur pour vérin pneumatique 5 10
7 Capteurs 69 483
3 Fin de course 37 111
12 Bagues IR 11,5 138
1 Jeu de barres de matage 75 —
18 Paliers 54 '7
972
3 Electrovannes pneumatiques 378 1134
1 Vanne manuelle 94 94_
2 Régulateur de pression 58 116
2 Régulateur de débit 34 68
3 Manomètres 44 132
1 Jeu de joints pour vérin pneumatique 21 21
3 Cartouche filtrante 690 2070
7 Aimant pour électrovanne hydraulique 58 406
2 Jeu de joint de vérin hydraulique 25,5 51
1 Cellule photoélectrique 29 29
1 Cellule photoélectrique 35 35
1 Torche à souder (unité com_plète) 4378 4378
50 Gicleurs porte-courant 55 2750
10 Gicleurs coniques pour le gaz 28,5 285
10 Support/Soutien pour gicleurs 31,5 315
10 Diffuseur de_9az 34 340
4 Etuis f Joints pour torche 52 208
1 Jeu de relais t 1 2 12
2 Electrovanne pneumatique avec bobine 215 430
1 Jeu de presseurs en laiton (. 178 178
2 Régulateur de débit r,_ 43 86
1 Jeu de fusibles 7 7
4 Fin de course 43 172
1 Capteur 34 34
2 Chariot pour guide linéaire 249 498
2 Fin de course pour vérin pneumatique 51,5 103
1 Jeu d'ampoules pour armoire de contrôle 98 98
1 Jeu de joints pour vérin pneumatique 30 30
1 Jeu de clés fixes allant du rr. 6 au n° 32 320 320
1 Jeu de clés six pans male 280 280
1 Marteau en ac,ier 50 50
1 Mètre MT.3 96 96
1 Ciseaux droits 25 25
1 Pince autobloquante 50 50
1 Mordache — Pince 25 25
1 Tournevis classique 90 90
ANNEXE 5
ANNEXE 5
L.a.eLughese Attrezzature per l'Elettrorneceanica s.r.l.
Via Enrico Fermi, 39 - 48022 Lugo (Raveaaa) ITALY
Tel. +39 545 26095/34912 - Fax +39 545 30690
P.IVA e C.F. IT 00427030390 - VAT 1T 00427030390
e-mail: la4,lae-srLcom

NP.. DU
CONTAINER NO. SGCU 455114 4
EMBALLAGE: SAC BARRIERE
CONTENU: CENTRALE OLEOHYDRAULIQUE
FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
POIDS BRUT: KG. 4600
POIDS NET: KG. 4600
EMBALLAGE: SAC BARRIERE
CONTENU: DEROULER
(. POIDS BRUT: KG. 4300 FAIT PARI1E DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
'\.,,-
POIDS NET: KG. 4300

EMBALLAGE: CAISSE EN BOIS


CONTENU: CUVE CENTRALE
FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
POIDS BRUT: KG. 2800
POIDS NET: KG. 2300
EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE
CONTENU: ENTRÉE TOLE
FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
POIDS BRUT: KG. 250
POIDS NET: KG. 250
EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE
CONTENU: RAIL CHARGEMENT DE BOBINES
FAIT PARTIE DE BERCEAI DE CHARGE
POIDS BRUT: KG. 80
POIDS NET: KG. 80
EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE
CONTENU: SOUDEUSE MANUELLE
FAIT PARIlt, DE MACHINE A SOUDER LES BORDS ET LE JONC
POIDS BRUT: KG. 100
POIDS NET: KG. 100

ANNEXE 8
L.a.e _lughese Attrezzature per 1'Elettreomeccanica s.r.l
Via Enrico Fermi, 39 - 48022 Lugo (Ravenna) ITALY
Tel. +39 545 26095/34912 - Fax +39 545 30690
P.IVA e C.F. 1T 00427030390 - VAT 1T 00427030390
e-mail: lalae-srLcom

NR. DU
CONTAINER TRIU 052623 5
EMBALLEGE: SAC BARRIERE
. CONTENU: TRANSPOR1EUR A CHAINE
FAIT PARTIE DE MACHINE A SOUNDER PAR POINTS LES NERVURES TRANSVERSAL
POIDS BRUT: KG. 1700
POIDS NET: KG. 1700
EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE
CONTENU: BASE SOUDEUSE NV
FAIT PARfila DE MACHINE A SOUNDER PAR POINTS LES NERVURES TRANSVERSAL
POIDS BRUT: KG. 400
POIDS NET: KG. 400
EMBALLAGE: SAC BARRIERE
CONTENU: MACHINE A SOUDER PAR POINTS LES NERVURES TRANSVERSALES
TYPE SARPO NV 166
POIDS BRUT: KG. 3500
POIDS NET: KG. 3500
EMBALLAGE: SAC BARRIERE
CONTENU: SYSTEME DE REFROIDISSEMENT
FAIT PARVIE DE MACHINE A SOUNDER PAR POINTS LES NERVURES TRANSVERSAL
POIDS BRUT: KG. 300
POIDS NET: KG. 300
EMBALLAGE: SAC BARRIERE
CONTENU: ARMOIRE DE PUISSANCE
POIDS BRUT: FAIT PARIlt DE MACHINE A SOUNDER PAR POINTS LES NERVURES TRANSVERSAL
KG. 500
POIDS NET: KG. 500
EMBALLAGE: SAC BARRIERE
CONTENU: ARMOIRE DI PUISSANCE
FAIT PARTIE DE MACHINE A SOUNDER PAR POINTS LES NERVURES TRANSVERSAL
POIDS BRUT: KG. 600
POIDS NET: KG. 600
EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE
CONTENU: CABLE ELECTRIQUES
FAIT PARTIE DE MACHINE A SOUNDER PAR POINTS LES NERVURES TRANSVERSAL
POIDS BRUT: KG. 700
POIDS NET: KG. 700

ANNEXE 9
L.a.e Lughese Patrezzature per Elettromeccanica S.R.L.
Via allie° Fermi, 39 - 48022 Lugo (Ravenna) ITALY
Tel. +39 545 26095/34912 - Fax +39 545 30690
P.IVA e C.F. IT 00427030390 - VAT IT 00427030390
e-mail: lae@lae-srl.corn

NR. DIT CONTAINER TRIE 052063 8

EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE


CONTENU: ECHANGEUR
FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
POIDS BRUT: KG. 230
POIDS NET: KG. 230
EMABALLAGE: SANS EMBALLAGE
CONTENU: CHARGEUR DE BOBINES
FAIT PARTIE DE BERCEAU DE CHARGE
POIDS BRUT: KG. 1100
POIDS NET: KG. 1100

EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE


CONTENU: BOITI___hR ECHANGEUR
FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
POIDS BRUT: KG. 410
POIDS NET: KG. 410

EMBALLAGE: SANS EMBALLAGE


CONTENU: NR. 02 CONVOYEURS
FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
KG. 440
POIDS BRUT:
POIDS NET: KG. 440
SANS EMBALLAGE
EMBALLAGE: NR. 02 CONVOYEURS
CONTENU: FAIT PARLIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
KG. 440
POIDS BRUT: KG. 440
POIDS NET:
SANS EMBALLAGE
EMBALLAGE: NR.. 02 CONVOYEURS
CONTENU: FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
KG. 440
POIDS BRUT: KG. 440
POIDS NET:
SANS EMBALLAGE
EMBALLAGE: SERIE DE PROTECTIONS
CONTENU: FAIT PARTIE DE PRESSE PLIEUSE MACPO 1600 AVECE DEROULEUR AS 16120
KG. 175
POIDS BRUT: KG. 175
POIDS BRUT:

ANNEXE 7
ENTREPRISE DES INDUSTRIES ELECTROTECHNIQUES
" °).15,J I 4:1 L.1.1 ; ...3.4-LJ I . 4.:9.4J I

EPE / ELECTRO-INDUSTRIES / SPA


Société par actions au capital de 4.753.000.000 DA

MULTINIVEAU:DECOMPOSITION DU TRANSFORMATEUR 630/30.0.4 KVA

MARQUEUR DESMARQ NIV COMPOSE DES?ROD COMPOSANT DESICOMPOS OTITE

PAROIS ONDULEE GRAND COTE 40 X 280 X 40


990-210-6300-00596 TRANSFORMATEUR 630/30-0. 2 980-211-0300-00333 CUVE ZO 230 - 103 980-212-5000-00155 2.00
X 40 / 900 40/140/- FICHE TECHNIQUE N° 25

PAROIS ONDULEE PETIT COTE 11 X 280


990-210-6300-00596 TRANSFORMATEUR 630/30-0. 2 980-211-0300-00333 CUVE ZO 230 - 103 980-212-5000-00156 X 40 X 242 X44 X198 / 900 40/140/-/ FICHE 2.00
TECHNIQUE N°25

Adresse : B.P.17 Route Nationale N° 12 AZAZGA (w) TIZI-OUZOU ALGERIE


Tél: (+213) 26 34 16 86 - Fax : (+213) 26 34 14 24
Email - contact.ei@electro-industries.com Site - www.electro-industries.com

ANNEXE 11
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LAE Lughese Attrezzature per l'Elettromeceanica Sri
Via Enrico Fermi, 39 -.48022 LUGO RAVENNA - ITALY
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N9 173 dd: 19/ 07 /20 18 EPE ELECTRO INDUSTRIES SPA
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Q.ty Description Prix Prix Total


Nr. Unitaire
20 Electrode droite en cuivre COD.31314 7 1560
2 Electrovannes pneumatiques 367,5 735
1 Régulateur de pression 31,5 31,5
1 Régulateur de débit 35,5 35,5
1 Manomètre 41 41
1 Fin de course électrique 34 34
1 C. teurs électri e 42 42
1 Jeu de fusibles 19 19
1 Jeu de clés fixes allant du n° 6 au n° 32 320 320
Jeu de clés six ans mâle 280 280
1 Marteau en acier 50 50
1 Mètre MT.3 96 96
1 Cutter 10-160 30 30
1 Ciseaux droits 30 30
1 Pince autobl. ante 50 50
1 Mordache — Pince 25 25
1 Tournevis cL9ssi•e 90 90
Tournevis cruciforme 45 45
4 Electrode droite en cuivre CQD.31314 55 220
2 Electrovannes sneumati. es 135 270
1 Ré teur de débit 25 25
1 Ré teur de débit 22 22
1 Manomètre 37 37
1 Fin de course électri. e 35 35
1 teurs électri•e 42 42
1 Jeu de fusibles 19 19
1 EMBALLAGE ET MISE A FOB 3.100 3.100
1 SUPPLEMENT POUR CFR BEJAIA 7.900 7.900

PRIX TOTAL CFR POUR LA LIGNE COMPLETE 1,498.000


(Un million quatre cent quatre vingt dix huit mille Euros)

Votai % V.A.T. TOTAL I NVOICE


1 498.000,00 0 0,00 1.498.000,00

ANNEXE 6
Table des matières
Table des matières

Remerciements

Dédicaces

Liste des abréviations

Sommaire

Introduction générale ................................................................................................................ 02

Chapitre I : Notions sur l’investissement et la rentabilité


Introduction ................................................................................................................................. 06
Section 01 : Notions générales sur l’investissement ................................................................. 07
1.1 Définition de l’investissement …………………………………………………………..07
1.1.1 Selon l’approche économique …………………………………………………………...07
1.1.2 Selon l’approche comptable……………………………………………………………...07
1.1.3 Selon l’approche financière ……………………………………………………………..07
1.1.4 Selon l’approche stratégique……………………………………………………………..08
1.2 Les typologies d’investissement………………………………………………………....08
1.2.1 Classification selon leur nature ………………………………………………………….08
1.2.1.1 L’investissement matériel ……………………………………………………………….08
1.2.1.2 L’investissement immatériel …………………………………………………………….08
1.2.1.3 L’investissement financier……………………………………………………………….09
1.2.2 Classification selon leur objectif ………………………………………………………...10
1.2.2.1 Les investissements de remplacement ou de renouvellement…………………………....10
1.2.2.2 Les investissements de capacité ou d’expansion ………………………………………..10
1.2.2.3 Les investissements de productivité ………………………………………………..… ..10
1.2.2.4 Les investissements d’innovation ou de diversification………………………………....10
1.2.3 Classification selon leur finalité ………………………………………………………....10
1.2.3.1 Les projets productifs…………………………………………………………………….10
1.2.3.2 Les projets non directement productifs ………………………………………………….11
1.2.4 Classification selon la nature de leurs relations …………………………………………11
1.2.4.1 Les projets dépendants entre eux ………………………………………………………11
1.2.4.2 Les projets indépendants ………………………………………………………………..11
1.2.4.3 Les projets mutuellement exclusifs……………………………………………………....11
1.3 Définition d’un projet d’investissement………………………………………………....11
1.4 Les étapes de mise en œuvre d’un projet d’investissement ……………………………..12
1.4.1 La Phase d’identification ………………………………………………………………..12
1.4.2 La Phase de préparation………………………………………………………………….12
1.4.3 La Phase d’évaluation……………………………………………………………………13
1.4.4 La Phase de la décision ………………………………………………………………….13
1.4.5 La Phase d’exécution…………………………………………………………………… 13
1.4.6 La Phase de contrôle …………………………………………………………………….13
Section 02 : Les sources de financement des investissements ……………………………….14
2.1 Le financement par fonds propres………………………………………………………..15
2.1.1 L’autofinancement……………………………………………………………………….15
2.1.1.1 La cession d’éléments d’actifs immobilisés ……………………………………………..15
2.1.1.2 L’augmentation du capital ………………………………………………………………16
2.2 Le financement par quasi-fonds propres……………………………………….………...17
2.2.1 Les prêts participatifs ………………………………………………….………………...17
2.2.2 Les titres participatifs………………………………………………….…………………17
2.2.3 Les titres subordonnés………………………………………………………….………...17
2.2.4 Le compte courant d’associés……………………………………………………………17
2.3 Le financement par endettement ………………………………………………………...17
2.3.1 Les emprunts auprès des établissements de crédit ……………………………………....17
2.3.2 Les emprunts obligataires …………………………………………………………….....18
2.3.3 Le crédit-bail (leasing) …………………………………………………………….…….18
Section 03 : Notions sur la rentabilité………………………………………...……………….19
3.1 Définition de la rentabilité ………………………………………………………………19
3.2 Typologie de la rentabilité……………………………………………………………….19
3.2.1 La rentabilité économique ………………………………………………………….…....19
3.2.2 La rentabilité financière …………………………………………………………….…...20
3.2.3 La rentabilité d’exploitation ………………………………………………………….…20
3.2.4 La rentabilité commerciale……………………………………………………………….21
3.2.5 La rentabilité socio-économique…………………………………………………………21
Conclusion ……………………………………………………………………………………...22

Chapitre II : Actualisation et les flux liés à un projet d’investissement


Introduction……………………………………………………………………………………..24

Section 01: Actualisation……………………………………………………………………….25

1.1 Le concept d’actualisation………………………………………………………………....25

1.2 Le choix du taux d’actualisation…………………………………………………………..25

Section 02 : Les flux liés à la réalisation d’un projet d’investissement…………………...…26

2.1 Flux liés à la période initiale………...…………………………………………………….26


2.1.1 Dépenses d’acquisition initiales …………………………………………..……………...26
2.1.2 Dépenses d’acquisition ultérieures……………………………………...………………...27
2.1.3 Dépenses d’acquisition au coût d’opportunité………………………………………..…..27
2.1.4 Les recettes prévenant de la revente des équipements rendus disponibles du fait du
nouveau projet………………………………………………….…………….…………………..27
2.2 Flux liés à l’exploitation du projet pendant sa durée de vie …………………………...….27
2.2.1 L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) …………………….……...…………………..….28
2.2.2 L’impôt sur les bénéfices…………………...……………………………………………..28
2.2.3 La variation du besoin en fonds de roulement (∆ BFR)…………………………………..29
2.3 Les flux liés à la liquidation finale des éléments constitutifs du projet à la fin de la durée
de vie …………………………………………...………………………………………………..29
2.3.1 La revente des immobilisations ……………...…………………………………...……....29
2.3.2 La récupération du BFR………………………………………………………….……….29
Section 03 : Elaboration d’un tableau de flux nets de liquidité (cash-flows)…………….…30
3.1 Les flux nets de trésorerie induits par le projet……………………………………………...30
3.2 Les revenus générés par l’investissement ou encaissements ……………………………….30
3.2.1 La capacité d’autofinancement………………………………...………………………….30
3.2.2 La valeur résiduelle nette de l’investissement……………………………...……………..31
3.2.3 La récupération du BFR…………………………………………………………………..31
3.3 Les emplois ou investissements (décaissements) ……………………………………..……31
3.4 Les flux nets de trésorerie générés par le projet…………………………………………….31
Conclusion ……………………………………………………………………………….……..33

Chapitre III : Méthodes d’évaluation et choix d’un projet d’investissement


Introduction……………………………………………………………………………….…….35
Section 01: L’évaluation technico-économique d’un projet d’investissement……………...36
1.1 Présentation générale du projet………………...………………………………..…….....36

1.2 L’étude marketing et commercial……………………………………………..….….......36

1.2.1 L’étude de marché……………………………………………………………..….….......37

1.2.1.1 Le produit à vendre ………………………………………………………...….…….......37

1.2.1.2 L’étude de la demande………………………………………………….……..…….......38

1.2.1.3 L’étude de l'offre concurrente………………………………………………….…........38

1.2.2 Les stratégies et les actions commerciales……………………………………………….38

1.3 L'étude technique du projet………………………………………………….………......39

1.3.1 Le processus technologique……………………………………………………….….….39

1.3.2 La capacité de production et l’effectif nécessaire………………………………………..39

1.3.3 La localisation géographique…………………………………………………………….40

1.3.4 L’approvisionnement…………………………………………………………………….40

1.4 Estimation des coûts ………………………………………………………….……....…40

Section 02 : Les critères atemporels non basés sur l’actualisation…......................................41


2.1 Le taux moyen de rentabilité (TMR) …………………………………………………....41
2.1.1 Définition………………………………………………………………………………...41
2.1.2 Règle de décision …………………………………………………………………….….41
2.1.3 Les avantages et les inconvénients……………………………………………………….41
2.2 Le délai de récupération (DR)……………………………………………………….…...42
2.2.1 Définition………………………………………………………………………….……..42
2.2.2 Règle de décision ………………………………………………………………………..43
2.2.3 Les avantages et les inconvénients…………………………………………………….…43
Section 03 : Les critères temporels basés sur l’actualisation…………………………….….44
3.1 La valeur actuelle nette (VAN)………………………………………………………….44
3.1.1 Définition………………………………………………………………………………...44
3.1.2 Règle de décision …………………………………………………………………….….45
3.1.3 Signification de la VAN …………………………………………………………………45
3.1.4 Les avantages et les inconvénients ……………………………………………………....46
3.2 L'indice de profitabilité (IP) ou l’indice de rentabilité………………………………...…46
3.2.1 Définition……………………………………………………………………………..….46
3.2.2 Règle de décision ………………………………………………………………………..47
3.2.3 Les avantages et les inconvénients………………………………………………….……47
3.3 Le taux de rentabilité interne (TRI) ………………………………………………….…48
3.3.1 Définition………………………………………………………………………………...48
3.3.2 Règle de décision ………………………………………………………………………..48
3.3.3 Signification du TRI…………………………………………………………………..….49
3.3.4 Les avantages et les inconvénients……………………………………………………….49
3.3.5 Lien entre le TRI et la VAN……………………………………………………….……..49
3.4 Le délai de récupération actualisé (DRA)………………………………………….…….50
3.4.1 Définition…………………………………………………………………………….…..50
3.4.2 Règle de décision…………………………………………………………………….…..51
3.4.3 Les avantages et les inconvénients…………………………………………………….…51
Conclusion ……………………………………………………………………………………...52

Chapitre IV : Le risque dans la décision d’investir


Introduction……………………………………………………………………………………..54
Section 01 : Notions de base sur le risque……………………………………………………..55
1.1 Situation de risque et situation d’incertitude …………………………………………….55
1.2 La notion de risque ………………………………………………………………………55
1.3 Typologie des risques possibles dans un projet …………………………………………56
1.3.1 Les risques liés aux investissements……………………………………………………..56
1.3.2 Les risques d’approvisionnement …………………………………………………….….56
1.3.3 Les risques de marché……………………………………………………………………56
1.3.4 Les risques d’exploitation…………………………………………………………….….56
1.3.5 Les risques financiers et de trésorerie …………………………………………………...56
1.3.6 Les risques liés à l'inflation……………………………………………………………....56
1.3.7 Le risque pays ……………………………………………………………………….…..57
1.4 Gestion et mesures de diminution des risques……………………………………….…..57
1.4.1 Divisibilité d’un investissement ………………………………………………………....57
1.4.2 Réversibilité d’un investissement …………………………………………………….…57
1.4.3 Flexibilité d’un investissement ……………………………………………………….…57
Section 02 : Choix d’investissement dans un avenir aléatoire…………………………….…58
2.1 L'espérance mathématique……………………………………………………………....58
2.1.1 Règles de décision…………………………………………………………………….…58
2.2 La variance ou l'écart-type…………………………………………………………….…59
2.2.1 Règles de décision …………………………………………………………………….....59
2.3 Le coefficient de variation……………………………………………………………….60
2.3.1 Règles de décision …………………………………………………………………….…60
2.4 L’utilisation du Modèle d'Evaluation Des Actifs Financières (MEDAF)……………….60
2.4.1 Application du MEDAF au choix des investissements ………………………………….62
2.4.2 Le coût moyen pondéré du capital (CMPC) …………………………………………....62
2.5 Le modèle de l’arbre de décision………………………………………………………...63
2.5.1 Définition ………………………………………………………………………………..63
2.5.2 Construction de l’arbre de décision……………………………………………………...64
Section 03 : Choix d’investissement en avenir incertain……………………………………..65
3.1 Critères extrêmes…………………………………………………………………………65
3.1.1 Le Critère optimiste : MAXIMAX……………………………………………………....65
3.1.2 Le Critère de Wald ou MAXIMIN ………………………………………………….…..65
3.2 Critères intermédiaires…………………………………………………………………...66
3.2.1 Le Critère de Laplace……………………………………………………….…………....66
3.2.2 Le Critère de Hurwitz…………………………………………………………………...66
3.2.3 Le Critère de Savage………………………………………………………………….…67
3.3 Autres critères ………………………………………………………………………….68
3.3.1 Le Critère de PASCAL…………………………………………………………………68
3.3.2 Le Critère de BERNOULLI……………………………………………………………68
Conclusion……………………………………………………………………………………..69

Chapitre V : Etude de cas au sein de l’entreprise ELECTRO- Industries / AZAZGA


Introduction ……………………………………………………………….…………………...71
Section01 : Présentation de l’organisme d’accueil ………………….…………………….…72
1.1 Historique de l’entreprise ELECTRO-Industries……………………….……………….72
1.2 La situation géographique et la superficie de l’entreprise…………….…………………73
1.3 Statut juridique et social de l’entreprise ELECTRO-Industries……………….….……...73
1.4 Le domaine d’activités de l’entreprise……………………………………….…………..73
1.5 Effectif et capacité de production…………………………………………….…………74
1.6 Les principaux clients et fournisseurs de l’entreprise Electro-Industries……….…….…74
1.6.1 Les clients de l’entreprise ELECTRO –Industries (E-I)………………….……………..74
1.6.2 Les fournisseurs de l’entreprise ELECTRO-Industries ………………………….……...74
1.7 Organisation de l’entreprise ELECTRO-Industries………………………………….….75
Section 02 : Présentation du projet d’investissement………………………………………...78
2.1 Description du projet………………………………………………………………..…...78
2.2 Procédé de fabrication des transformateurs……………………………………………..78
2.3 Impact du projet ………………………………………………………………………...80
Section 03 : L’évaluation du projet d’investissement...............................................................81
3.1 Les caractéristiques du projet…………………….……………………………………...81
3.1.1 La durée de vie ………………………………………………………………………….81
3.1.2 La dépense initiale (I0)……………………………………………………………….….81
3.1.3 L'échéancier d'amortissement……………………………………………………………81
3.1.4 La structure de financement du projet…………………………………………………...82
3.1.5 Les prévisions de production………………………………………………………….…82
3.1.6 La détermination des différents coûts………………………………………….…….…..83
3.1.7 L’évolution des dépenses d'exploitation…………………………………………………84
3.1.8 Le calcul des cash-flows du projet ………………………………………………………86
3.1.9 L'estimation des cash-flows actualisés du projet………………………………………...87
3.2 Application des critères d'évaluation du projet…………………………………………..88
3.2.1 Le calcul de la valeur actuelle net (VAN)...……………………………………………..88
3.2.2 Le taux de rentabilité interne (TRI) ……………………………………………………..89
3.2.3 Le délai de récupération actualisé (DRA)………………………………………………..90
3.2.4 L’indice de profitabilité (IP)…………………………………………………………......91
Conclusion………………………………………………………………………………………92
Conclusion générale ……………………………………………………………………………94
Liste de bibliographie
Liste des figures et tableaux
Annexes
Table des matières
Résumé
L’investissement constitue un acte fondamental pour l’entreprise, dans la mesure où il
conditionne son développement futur. Ainsi, la décision d’investissement peut s’analyser
comme le choix d’affectation des ressources à un projet industriel, commercial ou financière
en vue de retirer un supplément de profil.

En effet, l’investissement est un pari sur l’avenir, traduit à la fois un risque mais
aussi une certaine confiance qui entraînera des dépenses actuelles certaines et des gains futurs
incertains ou aléatoires. Cependant, pour le lancement de tout projet d’investissement il
nécessaire de faire une étude détaillée de la structure de financement et un choix du mode de
financement.

Enfin, L’évaluation du projet renouvellement et de croissance par l’entreprise


ELECTRO-Industries nous a permis d’appliquer les diverses techniques d’évaluation dans un
champ purement pratique et d’arriver a des conclusions personnelles sur la faisabilité, la
viabilité, la rentabilité et la solvabilité intrinsèque du projet, celui-ci est confirmé par le calcul
des critères usuels de rentabilité.

Mots clés : Projet, investissement, évaluation, décision, étude technico-économique, viabilité,


rentabilité, critères de rentabilité, taux de rentabilité.

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