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218 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES

Le moment moyen dû au chargement donné est, au milieu de la


portée,
1 1
M xo =
4 10. 10. 20 = 2,5 tm/m'. 18. Calcul des grillages de poutres appuyés sur leur
périphérie
Lemo~entfléchissantàlami-largeurest M x= ~ Fn Mxo _:__ ~ K,;Mxo
L.... an L..,.
= (1,93 + 0,90 + 0,96 + 0,76). 2,5 = 4,565. 2,50 = 11,40 tm/m '.
A la poutre médiane revient donc (m étant le nombre de poutres)
la charge équivalente produisant le même moment que celui produit dans
la constru_ction prise en bloc:
M xh1 = Pn L.K ;,, = 11,40 . 1,67
= 3,81 t.
1 m 1
-4 t 4 . 20

Pour les constructions simplement appuyées sur toute la périphérie,


telles que, par exemple, les tabliers mais aussi les planchers des bâtiments etc.,
on peut dans les cas courants et vu que 2b ~ !, calculer à l'aide de la relation
6.21 où les constantes C.met Dm sont données par les équations 6.22 et 6.24 . 1 ~ S
Les moments fléchissants dans le sens x sont, dès lors,

éJ2w m 2n2 [-
M x = -ep ax2 = I!P -----p;- e- mny Cm cos (mty) +

+ v Dm
1
2
"
. ( )]
sm mty
. mnx
. sm - -
1
(
y >- 0
)
18. 1

et les moments fléchissants dans le sens y

v 1
2 (/.
sin (mty)) +

+ 1/T---a.-2 (Cmsin (mty) -


v
--==
D="'=
1
· ==- cos (mty))] sin - -17t_X
2 (/.

De cette façon, on peut déterminer assez exactement les valeurs


111
, (y > 0).

18. 2

statiques nécessaires d'une construction appuyée sur toute la périphérie et


çhargée à proximité du milieu de la largeur, si le rapport de la longueur à la
largeur est supérieur à l'unité. En particulier, les valeurs au voisinage de la
220 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROP ES
8. CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES APP UYÉS SUR LE UR PÉ RIPHÉRI E 22 1

charge, qm sont décisives pour la pratique, sont très voisines des valeurs
22
00 00
1
Amn ( mln ) ~ ( ;; ) sin m7x sin ;n;
exactes.
En cas de chargement à proximité de l'extremité y = ±b, les résultats
+ (yp + )JE) + 18.5
m n
ainsi obtenus ne répondent pas à la réalité. 00 00

L2 ( )
4
nn . rrmx . nny .
+ {!E Amn 2b sm - l- sm2b = p(x,y ).
· 18.1 Dalle constructivement orthotrope pour les conditions aux m 1l

limites de Navier Le second membre représente la valeur de la charge. En le dévelop . .


pant de même en série double de Fourier de la forme
Pour arriver à des résultats précis, le mieux est de procéder d'une
00 00 /
autre manière en tenant compte de la forme des conditions aux limites selon
""' ~ C . nmx . nny 18.6
b formule 5.22. Considérons une construction appuyée sur toute la périphé- p(x, y) = ~ ~ sm - l- sm2b,
rie et constituée d'un système de longerons et de poutres normales à ces m n
derniers et qui sont parallèles à des bords, soit inclinées vers les bords sous on obtiendra par combinaison des équations 18.5 et 18.6
un angle quelconque.
y Nous partirons, à nouveau, de l'équation c c
biharmonique de la dalle orthotrope 5.13 écrite D'
r 1
1
1
1
1 pour les grillages 18.7
1 1
1 1
1 1
1
Le coefficient C dépend de la forme et de l'emplacement de la charge; par
1
1
1
1
1
exemple, pour une charge uniforme partielle sur la surface 2c X 2d et dont
x le centre se trouve au droit des coordonnées u, v, il est de la forme
~
1 1
0
L _j
18.3 /

· 16p 1 · . mnu . mnc . nnv . nrcd


où gp, y P, y E, e E sont les rigidités unitaires de fle- C= ~ mn sm - - sm - - sm 2b sm ---v;- .
1 1
Figul'e 18-1 xion et de torsion dans les sens x et y. La solution
de cette équation, qui remplit les conditions aux Toutes les quantités statiques nécessaires s'obtiennent par dérivation
limites le long de tous les bords, peut être choisie, en adoptant les notations de la fonction 18.4 pour la déformée w : moments fléchissants unitaires dans
de la figure 18-1, sous forme d'une série trigonométrique le sens X

"'2 .
N 00
ê!w2 azw)
w = /' A mn Sln -
mnx- sm
. 2iJ
nny , 18.4 Mx = {!P ( ê!x2 + 1) ê!y2 18.8a
"'---( 1 ~
m n moments fléchissants unitaires dans le sens Y
où m = 1, 2, 3 .. . et n = 1, 2, 3 . . . . Contrairement au choix précédent
aw z aw z )
des axes coordonnés, il est plus avantageux de choisir, dans ce cas, l'origine Mv = {!E ( oyz + 1) oxz 18.8b
au coin de la dalle. Pour conserver l'unité des symboles, la largeur sera
désignée par 2b. moments unitaires de torsion dans le sens X
La valeur Amn se déterminera par remplacement, dans l'équation ow 2
18.8c
18.3, des dérivées correspondantes de l'expression de w d'après l'équation Mxy = YP ê!xê!y
18.4. Il vient 00
moments unitaires de torsion dans le sens Y
2L ( )
4
mn . mnx . nny
QP A mn - -
1
sm - - sm 2iJ
1
+ ow 2

m 11 ~Myx = rE ê!xê!y 18.8d


18. CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES APPUYÉS SUR LEUR PÉRIPHÉRIE 223
222 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES

00 co
efforts tranchants unitaires dans le sens X
~ ~ U m1tX . n1ty
()3w ()3w
Qx = Z LL S D cos - 1- sm2i:J, 18.9f
Qx = - (}p axa - YE axayz 18.8e m Il
00 00

efforts tranchants unitaires dans le sens Y ~ ~ U . 1n1tX n1ty


Qy = Z LL S 75 sm_=-y- cos2i:J,
18.9g
m 1l

18.8f 00 00

réactions unitaires sur les extrémités x = 0; l


-
Qx = Z L~ L~ S DU m1tx
cos - 1- sm2i:J,
. n1ty
18.9h
m u

- a 3w a 3w
18.8g -
00

~ ~
00

U . nmx n1ty
-' Qx= -(} p axa - 2 yE -axayz
Qy = Z LL S
75 sm - 1- cos2i:J, 18.9i
m u
réactions unitaires sur les extrémités y = 0; 2b
où la valeur du coefficient D est donnée par l'équation 18.7 et les valeurs
-
Qy = - (} E -
aw- -
3 aw
2yp -=--=-=-
2
18.8h des coefficients Z, S, U, étant de différente importance suivant le type de la
ay3 ax 2 ay charge appliquée ou de la quantité statique recherchée, sont consignées dans
17 dans les équations 18.8a et 18.8b représente le coefficient de les tableaux VIII/ 1, VIII/2 et VIII/3. Dans les tableaux VIII/ 1 et VIII/3
Poisson. Pour le dimensionnement, les valeurs réelles des quantités statiques on a introduit encore les notations
s'obtiennent évidemment par simple multiplication par la largeur active YE YP l 18.10
a = - ' (3 = - ' s = -2b .
correspondante; par exemple dans les grillages, par la distance des poutres (}P (!E

ou entretoises.
Valeurs du coefficient Z
En introduisant dans les équations 18.4 et 18.8 la valeur de Amn Tableau VIII / 1
selon 18.7 et les valeurs correspondantes de C, on peut écrire les expressions
des quantités statiques unitaires sous forme Quantité statique z
00 00 16 p
w
_ z LL
~~S U . m1tX . n1ty
18.9a
----;t2
w- 75 sm - 1- sm2f:} M .t - (!p/2 '
l6p ' 11{
m 11

00 00
16p
Mx =
. ZLLSm 11
U . m1tX . n1ty
- sm - - sm - -
D l 2b
18.9b
M xy
- QE / . 2

00
16prt
~ ~ U . m1tx . n1ty
Mv = Z LL S
- Qp - l3-
sm - 1- sm2i:J, 18.9c
75
m 11 l6prt
- QEB - 13-
00 00

M xv = Z
. LL
m n
S -
U
D
m1tx
l
n1ty
cos - - cos - -
2b '
18.9d

-
- Qp -
16prt
l 3-

16prt
QEE - [3-
Myx = - J'.!_ Mxy , 18.9e
YP
224 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTR ES ET DALLES ORTHOTROPES
18. CALCUL DES GRILLAGES DE PO UTRES APP UYÉS SUR LEUR PÉRIPHÉRIE 225
Valeurs du coefficient U T ableau VIII/ 2
No / Charge u
No / Charge u
y
1
1
. JJITtll . I JlTi:C . 11 itV
6 / _ Po . rr sm - - sm - - sm -uJ
(pourm = 1,3,5 .... , n = 1,3,5 ... . ) /
i p - z-:2i}
1 1
(po ur 111 = 1, 2, 3 . ... , 11 = 1, 2, 3 .. .. )

_,_ 1
_ _ __
1
. JJliTll . IJlï.C IJI ITe . lll TCV
11mc . rmv . nrrd 7 1p Po . rr sm - - sm - - cos - - sm -uJ

sm -
1111\'ll •
- sm - - sm -uJ sm -uJ = -zr;- 1 1 1
1 1
2 p = P1 (pour m = 1, 2, 3 .... , 11 = 1, 2, 3 . ... )
(pour 111 = 1, 2, 3 .... , n = 1, 2, 3 ... . )

-, . 1117tll . 1111\'C 1111\'8 . 111\'V l'l1tj


- sm - - cos - - sm -uJ cos -uJ
1

mrru nmc nm8 . nmv . 1m d 8 1 p = 2p~b 1\'


sm -
1 1 1
3 sin -
1
- sin - - cos - -
1 1
sm -uJ sm -uJ (pour 111 = 1, 2, 3 . ... , 11 = 1, 2, 3 . .. . )
(pour 111 = 1, 2, 3 ... . , 11 = 1, 2, 3 .... )

k
.x
- ,________ ,_______ ___________
Pt
. 1JI"ITU . 11 itV
1117tll 11mc 1111\'8 • 1mv . nrrd 1m j sm - - sm 2 b
sin - - sin - - cos - - sm -uJ sm -uJ cos -uJ 9 1
1 1 1
(pour m = 1, 2, 3 .... , n = 1, 2, 3 . ... ) (pour 111 = 1, 2, 3 .. . . , n = 1, 2, 3 .. . . )

[,
1
y

• 111tV
po . rr sm -uJ cos 1117\'
5 p = 2 . 2b 10 Po
(pour 111 = 1, 3, 5 .... , 11 = 1, 2, 3 .... ) P =- (pourm = 1,2, 3 .... ,n = 1,2,3 .... )
2
LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES 18. CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES APPUYÉS SUR LEUR PÉRIPHÉRIE 227
226
Valeurs du coefficient S Tableau VIII /3 Le tableau IX/3 est dressé de façon analogue pour les termes de n.
Cas de chargement Le tableau IX/4 comprend la valeur du coefficient U, c'est-à-dire
Quantité -----0
---~- 5 8*) 9*) des produits correspondants. (des tableaux IX/2 et IX/3) pour les différentes
statique 4,1
combinaisons de m et n en fonction du type de la charge appliquée; il est
nécessaire de construire ce tableau ainsi que les suivants séparément pour
w //Ill
chaque type de chargement.
Mx ( -;; + l) ê 2 lrï
Ill Il )
Tableau IX/4
e2 _
n + '1) -
111)
~1
Mu ( s 2 3 4 5
111
1
11
11' s 11111.

Mxy
Qx ( n;lz + e2 aIl) 1 1

~ + {3111)
1
" Qy (
e2
. m
2
3 1
1 2
Q.• ( :: + 2e2 a n) 4
5
e2 n2 + 2 I'J m)
Qy ( 111 1

,-, ,~-~ ,
s de chargement 8 et 1a ··aleu
,.
r •
le

coefficient
Le tableau IX/5 comprend le calcul du coefficient D pour les com-
*) Par exemple, pour le Ca
binaisons restantes de m et n (n'étant pas égales à zéro au tableau IX/4).
S = n (!!!..n + ?) e2 ~)
Ill
.
Le tableau IX/6 comprend le quotient des valeurs correspondantes
de deux tableaux précédents UjD.
18 .2 Disposition pratique des calculs La disposition des tableaux IX/5 et IX/6 est la même que celle du
du tableau IX/4.
Le calcul entier peut être effectué (ce q~i est nécessaire pour pouvoir
Les tableaux IX/7 et IX/8 comprennent le calcul de termes variables
éviter les erreurs) en quelques tableaux synopuque~ : . harmoniques de m ou n (pour l'endroit où l'on recherche l'effet):
Le tableau IX/1 contient un schéma stauque de la .constructlo~,
1 1 des rigidités de flexion et de torsion, calcul du coefficlent de char- Tableau IX/7
ca cu d' , 1 tableau VIII/2 calcul de coefficients constants de char-
gement zap~es ~le type de la q~antité recherchée (tableau VIII/1), calcul Ill

sm -
1111tXl
-

sm -
1111tX 2
-
1JlTrXt
cos - ~ -
gement smvan 1 1
de coefficients 18.10. t
IX/2 et IX/3 comprennent le calcul des termes constan s
L es tableaux l' · (d' rès le 1 1

harmoniques de mou n en fonction du type de la charge app lquee ap 2


tableau VIII/2): Tableau IX/2 3
4
1/11W
JH 1rC produit \ produit 5
111 sin - - si n - -
1 1
1 1

1 1
1 De la même façon est dressé le tableau IX/8 pour les termes de n.
2 Le tableau IX/9 s'établit séparément pour chaque quantité: cherchée
1 1
3 et comprend les produits de combinaison des valeurs des tableaux IX/8
1
4 et IX/9 (correspondant au type d'effet selon l'équation 18.9 et l'endroit où
5 \ 1 l'on rechcerche l'effet), le coefficient S (correspondant au type d'effet et de
1
18. CALCUL DES GR ILLAGES DE POUTRES APPUYÉS SUR LEUR PÉRIPI-iÉR IE 229
LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES
228 Il suffit ordinairement d'effectuer le calcul des déformées et moments
chargement) et le coefficient U f D ( correspodant au type de chargeme~t) fléchissants et de torsion pour 1 à 3 termes de la série, et le calcul des efforts
pour toutes les combinaisons de m et n n'étant pas nulles. Ces ~r~d~tts tranchants et' réactions pour les premiers 3 à 5 ter- mes de la sèrie. Dans la
expriment quelle est la participation de différents termes de la sene a la plupart des cas, le dénombrement de plusieurs termes n'a pas lieu vu qu'e,
quantité statique recherchée à un certain endroit. ~n faisant la somme de dans le produit de fonctions harmoniques, il y en a souvent une égale à zéro.
ces participations et en la multipliant par le coeffictent (constant) de char- Exemple 18
z
gement (du tableau VIII/1) on obtient, pour la charge donnée, la quan- Considérons un grillage de poutres en béton armé, appuyé sur toute la
tité statique unitaire correspondante. périphérie (dimensions d'après la figure 18-2) et chargé uniformément
Tableau IX / 9
sur la surface entière (g = 0,5 t/m 2) et au droit y = 5,0 linéairement (p =
6 = 1 t/m '). Soit à déterminer l'allure des moments fléchissants au milieu de
3 4 5
1 1 2 1
la longueur (x = 3,0 rn), au milieu de la largeur (y .= 4,0 rn) et sous une
111{11 produit pro :luit charge linéaire (y = 5,0 rn) ainsi que l'allure des réactions sur les bords.
U/D 1----:;- sm
. -11/ITXl
- s!. n -
I I ITYI
-
. 1Jl'ITX 2
sm - - sm -
. 11l1t)'2
- 1. 2. 3. 1.2.4
! l 2b 1 2b Nous allons procéder suivant les instructions précédentes.
Tableau X f 1
1
1
1/ 1
1 1
/p = 211 935 cm\
1/2
1/3 1 1
100 L E = 2,1 . 105 kgfcm2,
1/4 QP = 5563 . 10 5 kgcm, f
1/ 5 1 1
1
1 -_ [ 0,257. 143. 39 _63]
+
1
2/ 1 1
2/2
1 i "/P 80 6 X
1 2,1 . 105
x =
2(1 + l/0,00394)
= 375,6 . 10 5 kgcm,
quantité statique unitaire ~
le = 104 411 cm4,
z
r=+---___;~--,
E = 2,1 . 105 kgfcmz,
Î ' l' (! E = 2193. 105 kgcm,
les longerons (direction .x) YE = 217,6 . 105 kgcm,
' 1 ,
r 1
YP + YE = 593,2 . 105 kgcm.
1 1 charge g -- P -- 0, 5 t / rn 2 -- 0, 05 k g / cm 2
umforme
1
charge po.Tt' 1 . Tt'
1
1 li néaire p = - - =-- =
2 . 2b 2. 8
Valeur d u coefficient Z:
~ 1
1 = 0,196 tfm2 =
~
~ charge charge = 0,0196 kg/cm2.
-Q
li
(\J
<::$ l les poutres transversales (direction y)
quantité 1
statique uniforme linéaire
217,6
1 fi,OO 1
(/. :5")3"563 = 0,0391,
1 1 Mx + 1237 + 486 .?~· 1
1 ' 1 375,6
1 ivl y + 487 + 191 {j = 2193 = 0,1712,
1
1 Q~ - 647 - 354
___J 6
AL Qy - 191 - 75 y = 8 = 0,75.
l =ô,OO v
(

Figure 18-2
230 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPE S 18 . CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES APPUYÉS SUR LEUR PÉRIPHÉRIE 23 1

(Tableau X /2 n 'existe pas ici ) Tableau X/3 Dans ce qui suit, nous allons nous limiter au calcul du moment flé-
. llTt"V . 51/ n: chissant au point X1 = 3,0 rn, Yl = 5,0 m . Le calcul des quantités stati-
11 sm ~ = sm - -
8 ques aux autres endroits se fait de façon analogue.
0,9239 Tableau X /7a Tableau X /Ba
2 -0,7071
. / Ji it Xl n: Y1
3 -0,3827 sm - - - Il s1n
• 11
----z-;;-
1
4 1,0000
5 - 0,3827
1 0,9239
3 -1 2 -0,7071
Tablea u X / 4 5 1 3 -0,3827

~
charge unitorme charge linéa ire 4 1,0000
5 -0,3827
1 1 3 5 1 2 3 4 5
1 1 1 1 1 1

1 1 1 1 0,9239 - 0,7071 - 0,3827 1,0000 - 0,3827


Tableau X / 9a
3 1 1 1 0,9239 - 0,7071 - 0,3827 1,0000 - 0,3827
5 1 1 1 0,9239 - 0,7071 - 0,3827 1,0000 - 0,3827 2 3 4 5 6 7
II/ITX 1

Tableau X / 5
111 j 11 UfD 1 S U/D s sin - - x
1
charge charge charge charge produit produit
1.2.5 3.4.5
~\
. llrr)l1
2 3 4 5 uniforme !uniforme linéaire linéaire X sm ----ztJ

'~ 1
1 495,6. 10- 3 153,3 . 10- 2 486,9. 10- 2 141 ,7 . 10- 1 336,4. 10- 1 1/ 1 202 . 10- 2 1,0844 186 . lQ- 2 1,0844 + 0,9239 204. 10- 2 187 . 10- 2
1
3 341,5 . 10- 1 356,1. 10- 1 401,4 . 10- 1 508,6 . 10- 1 721 ,5. 10- 1 1/ 2 0 - - 52,3 . lQ - 2 1,3976 - 0,7071 - 51,7 . 10- 2
5 262,0 264,7 271,2 284,8 309,7 1/ 3 20,6. 10- 2 0,5865 1 - 7,86. 10- 2 1,7595 -0,3827 - 4,6 . 10- 2 5,3 . 10- 2
1/ 4 0 - 1
7,06. 10- 2 2,3504 + 1,0000 - 16,6 . lQ- 2
Charge uniforme Tableau X/ 6a 1/ 5 2,97 . 10- 2 0,6220 1- 1,14. 10- 2 3,1100 - 0,3827 - 0,7 . 10- 2 1,4 . I0- 2
3/ 1 2,93. I0- 2 3,0281 i
2,70. lQ- 2 3,0281 - 0,9239 - 8,2. 10- 2 - 7,5. 10- 2
~1 2 3
3/ 2 0 - - 1,98. 10- 2 3,1126 + 0,7071 - - 4,4. 10- 2
202. 10- 2 20,6. 10- 2 2,97. 10- 2 3/3 2,49 . 10- 2 1,0844 - 9,52 . 10- 3 3,2532 + 0,3827 1,0. 10- 2 - 1,2. 10- 2
2,93. 10- 2 2,49. 10- 2 1,39 . 10- 2 3/ 4 0 - 1,96 . 10- 2 3,4500 - 1,0000 - -6,8. 10- 2
3
3,82 . lQ- 3 3,69 . 10- 3 3,23 . lQ-3 3/ 5 1,39. 10- 2 0,7406 - 5,29. 10- 3 3,7030 + 0,3827 0,4. 10- 2 - 0,7. 10- 2
5
5/ 1 3,82. 10- 3 5,0169 3,82 . lQ- 3 5,0169 + 0,9239 1,8 . 10- 2 1,8 . I0- 2
5/ 2 0 - - 2,67. 10- 3 5,0676 - 0,7071 - 1,0 . I0- 2
Charge linéaire Tableau X/ 6b
5/ 3 j 3,69 . 10- 3 1,7174 1 - 1,41 . 10- 3 5,1522 - 0,3827 - 0,2. 10- 2 0,3 . 10- 2

~
2 3 4 5 5/ 4 - 1 3,51 . lQ- 3 5,2700 + 1,0000 - 1,8 . 10- 2
------------
Ill 1l 1
-----------
5/ 5 13,23 lQ-3 1,0844 1 - 1,23 . 10- 3 5,4220 - 0,3827 - 0,1. 10- 2 0,3. 10- 2
1 186 . 10- 2 - 52,3. 10- 2 - 7,86. I0- 2 7,06 . 10- 2 1,14 . 10- ~ 1

3 2,70. 10- 2 - 1,98. 10- 2 - 9,52. 10- 3 1,96 . 10- 2 5,29 . 10- 3
~/ Z = 1193,4 . lQ- 2 1244,8 . lQ- 2
5 3,82 . lQ- 3 - 2,67. lQ- 3 - 1,41. 10- 3 3,51 . 10- 3 1,23 . 10- 3
232 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES 18. CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES APPUYÉS SUR LEUR PÉR IPH ÉRIE 233

A la figure 18-3 est représentée l'allure cherchée des moments flé- 18.3 Les systèmes diagonaux
chissants et réactions 1 ). Les calculs de toutes les quantités citées ici ont duré
Les méthodes citées de calcul des grillages de poutres appuyés sur
à peu près 20 heures au total.
De l'analyse de l'influence des différentes termes de la série, on peut leur périphérie peuvent être employées aussi pour projets de systèmes dia-
conclure avec quelle précision seront calculées différentes quantités sta- gonaux, c'est-à-dire ceux où. les poutres et entretoises forment ensemble un
angle droit mais ne sont pas parallèles aux bords. Désignons par e l'angle
que forment les poutres et entretoises avec les bords.

4,92
(22,89)

3,93
g
<')"
Il
L _ _ _ _ _ _ _>.:

Figure 18-3 +
A la figure, les va leu rs des effort~ et moments son~ix-foi s plus grandes. Figure 18-4

tiques selon le nombre de termes choisi. Les plus grandes erreurs possibles Les valeurs des moments se déduiront des valeurs du grillage normal
dans les cas pratiques par rapport à la valeur de la quantité statique calculée et de mêmes dimensions qu'au paragraphe 12.5 par application du cercle
avec cinq termes sont consignées dans le tableau suivant: de Mohr, si nous considérons les moments comme des vecteurs (figure 18-4).
Quantité statique 1cr terme 3 termes DE représente ici la tension correspondant aux sens originaux des
axes X, Y. Un autre sens est donné par l'angle e et du diamètre GT s'obtien-
Moments fléchissants 15 % (20 %) *) 5 % (10 %) *)
nent les valeurs correspondantes des moments dans le nouveau sens.
Moments de torsion 15 % (20 %) *) 5 % (10 % )*)
Réactions 40 % 25 %

*) Les valeurs entre parenthèses peuvent entrer en ligne de compte au voisinage du


chargement dû à une charge concentrée.
1) Les calculs on été effectués par M. Jii'i Minster, ingénieur à l'Institut de Méca-
ni que Théorique et Appliquée de l'Académie Tchécoslovaque des Sciences.
19. CALCUL DES PONTS À DEUX MAÎTRESSES-POUTRES 235

charges transmises aux maîtresses-poutres diminue les sollicitations ma-


xima de ces dernières.
Baus et Massonnet [8] ont étudié, de façon quantitative, cet effet
19. Calcul des ponts à deux maîtresses-poutres diffuseur du tablier. Ils .assimilent le tablier du pont à une plaque ortho-
trope simplement et continûment appuyée sur les deux maîtresses-poutres,
supposées infiniment rigides.
Il est supposé que le tablier
est simplement appuyé sur
les maîtresses-poutres et pos-
sède des appuis effectifs sur
les culées ou bien, ce qui re-
vient au même, des entretoises
d'extrémités suffisamment ri-
19.1 Généralités ' gides pour être assimilées à
des appuis fixes. Dans ce cas, Figure 19-2
Le dimensionnement des maîtresses-poutres d'un pont composé d'un
le tablier se comporte comme
tablier et de deux maîtresses-poutres se fait toujours en pratique en admettant
une plaque s·implement appuyée sur ses quatre bords; les réductions de
que les charges concentrées P appliquées au tablier se transmettent aux
sollicitations maxima des maîtresses-poutres sont dues à deux causes si-
maitresses-poutres à l'état de forces concentrées (figure 19-1).
multanées: la transmission directe aux culées d'une partie des charges ap-
d9 dl
P1 = P b
2 et Pz= P2b.
19.1 pliquées et l'étalement le long des maîtresses-poutres de la partie restante .
Une telle plaque peut être étudiée comme un pont à poutres multiples
On applique ensuite les forces P 1 et P2 aux lignes d'influence des différents dont les poutres de rive sont beaucoup plus rigides que les poutres inter-
effets dans les maîtresses-poutres, ce qui permet de dimensionner ces der- médiaires, et ne possèdent aucune rigidité torsionnelle. Ce cas a été analysé
nières. au chapitre 14. En posant 1· = = (d'où Q = 0) et en supposant le tablier
Ce calcul classique est compris entièrement entre les maîtresses-poutres (a = b), les formule s
entaché d'une double erreur : (14.22) s'écrivent:
.;;;- 1. Comme les mesu- f(m( e, b) Km(b,b) - f(m( e,-b) f(m(b .- b)
res effectuées par la Com- K,~<b,b> - I(~,<b . -t >
19.2
mission Belge pour l'Etude Km( e.- b) Km(b,b) - K m(e,b) ](1/t(iJ. - b)
de la Construction Métalli- K,~, (b.b> - I< ,~,<b. -b>
que sur les ponts de Milsau-
Figure 19-1 cy, Auvelais et Jemeppe-sur- 19.2 Expressions analytiques des surfaces d'influence des réactions
Sambre [48] l'ont clairement
d'appui des maîtresses-poutres ainsi que des moments
démontré, le tablier collabore à la résistance d'ensemble du pont à la fle- fléchissants et efforts tranchants dans des sections déterminées
xion, sauf dans le cas très particulier d'un pont à maîtresses-poutres de de ces maîtresses-poutres
hauteur constante dont le tablier serait situé à mi-hauteur;
2. Le tablier d'un pont diffuse dans tous les sens horizontaux les Rappelons que les surfaces d'influence cherchées sont par définition
charges qu'il supporte de sorte qu'une force concentrée appliquée en un des surfaces dont chaque cote z lue à l'aplomb d'une position quelconque
point quelconque a pour effet de soumettre les maîtresses-poutres à des de la force concentrée mo bile appliquée au tablier, donne la valeur de
répartitions de charges en forme de cloche (figure 19-2). L'étalement des l'effet produit dans la section fixe considérée de la maîtresse-poutre.
236 LE CALCUL DES GR!LLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES
19. CALCUL DES PONTS À DEUX MAÎTRESSES-POUTRES 237

Ces surfaces d'influence sont de la forme X = f ( ~ , : , B·, (/.) ; on En posant


considère une charge unitaire P = 1 appliquée au tablier en un point de 2 . mrr:c
Vm = l T1m Sin - - ,
coordonnées courantes (e, c) (figure 19-3) et on la développe longitudina- 1
lement \!n série de Fourier. on a
00 . mrr:x
q1m = Vm Sin - - . 19.5
_ ~ ~ . mrr:c . mrr:x 1
L_. sm l 19.3
q-
1
sm
1 . Dans ce qui suit, on calcule d'abord les valeurs des divers effets
m= l
produits dans la maîtresse-poutre 1, puis on additionne les effets produits
Cette charge concentrée provoque des actions réparties du tablier sur les
flrm
maîtresses-poutres, actions qui constituent la mise en charge de ces maîtresses-
• poutres.
b x

Figure 19-4

par les harmoniques de tous les ordres m en appliquant le principe de super-


position.
.0 ·:;
N
~ /; 1. Surface d'influence de la réaction d'appu i Rb (figure
<( /
~ J Mailresse poutre 1 ' j
rJ{----- ------------------- ---(o 19-4)
L'équation d'équilibre des moments en 0 donne
./· r~--------------~--------------~

y
Qlbm . l'. = J 1

qlm x
dx = - V11,l
- - cos mrr:,,
mrr:
0
Figure 19-3 d'où, par superposition,
00

Vu la symétrie, nous n'étudierons que la maîtresse-poutre 1 qui est - 2 ~ cos mrr: . nmx (
sollicitée comme poutre sur deux appuis d'extrémités par l'action du tablier:
Q11nn = - rr: L_.
112
Sin - -
1
. T1m m ·t9, (!. , be ) 19.6
m =- 1
00

2 ~ . mrr:c . mrr:x (
q1 = TL_. sm - - sm - - T1 m m {},
1 1
(/.' be ) . 19.4 2. Surfac e d'influence du moment fl éc hissant à mi -
portée et au quart de la portée de la maîtresse - poutre 1
m= l
L e moment fléchissant à mi-portée sous le m-ième harmonique
La valeur T 1m est donnée par la première formule (19.2). La m-ième
s'écrit en fonction des forces à droite (figure 19-4):
harmonique de q1 s'écrit
2 . mrr:c . mrr:x
q1 m = T sm - 1- sm - 1- T1 m.
238 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES 19. CALCUL DES PON TS À DEUX MAÎTRESSES-POUTRES 239

D 'où, par superposition des différents harmoniques, Qz/ 4· On se borne ci-après à reproduire des vues en perspective
oo
sm - -
. mTI des surfaces d'influence de ~ Mz 12 (figure 19-5), Qa (figure 19-6) et Q 112
1 2 ~ 2 . nmc ( e) 19.7 (figure 19- 7).
! M11 12 = ~~ 111 2 sm - 1- . T1 m m {), Cl.'b Surface d'influence de
(19 = 0,2; a = 0)
Q"
m=l

En procédant de la même manière, on trouve le moment fléchissant


au quart de la portée

1
- Mut4 = -
l
2
TI2
2co .

m2
mTI
sm - -
4 sm
. -nmc
-.
1
T1m ( m {}, Cl., :) .
19.8

m=l

Des calculs analogues donnent les efforts tranchants dans la maîtresse-


poutre au milieu et au quart de la portée:
00 mTI

Qll / 2 = 2
m= l
Qlb m L ml/ '2 avec Lmzt z =
cos - -
2
COS InTI
19.9 Figure 19-6

En coupant la surface d'influence d'un effet quelconque par des plans


InTI
y c~, on obtient des lignes d'influence longitudinales de l'effet envisagé.
00

Qll / 4 = 2
m= l
Q11nu L m/ / 4 avec L ml/ 4 =
COST

cos 11lTI
19.10
=

Pour y = b( : = 1 ) , la charge unitaire se déplace sur la maîtresse-

Surface d 'influence d e Qlf,


(8- = 0.2; a = O)
19.3 Calcul des surfaces d'influence

Ba us et Massonnet [8] ont calculé les surfaces d'influence de Qb == Q0 ,


Jl;fl f4, Q1 12et Ql / 4 pour les six valeurs suivantes de{} : 0,05 - 0,1 -
- 0,2 - 0,4 - 0,5 et les
Surface d'influence de lM ( zr, deux valeurs extrêmes de Cl. : 0
m)
({} = 0,2; (1 = 0) et 1.
Les développements
en série ont été limités au ter-
me correspondant à m8· = 2,
ce qui était la valeur extrême

Y
des tables de K existant à cet- Figure 19-7
- -_ - te époque. La convergence
-- -- des séries est telle que la poutre 1 étudiée et la ligne d'influence obtenue est simplement celle d'une
- --=-- précision ·est excellente pour poutre sur deux appuis.
1
__.____-'------~'IL__L
F - - - _ L _ _ L _ _ _ _ _ _ _ L _ _ _ L _ _ _ f _ __ les surfaces d'influence de
M l/2 et Mt/4 et largement
Pour y = - b ( ~= - 1) ,la charge unitaire se déplace sur la maîtres-
Figure 19-5 suffisante pour Q , Qt 12 et se-poutre 2 et la ·ligne d'influence correspondante est constamment nulle.
240 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES 19 . CALCUL DES PONTS À DEUX MAÎTRESSES-POUTRES 241

19.4 Réduction des sollicitations des maîtresses-poutres au voisinage des cotes importantes de ces surfaces. La réduction due à la
dues à l'effet répartiteur du tablier diffusion des charges par le tablier est alors sensible sur toutes les sollici-
tations dès les faibles valeurs de {). Les réductions, surtout sur les moments,
Ces réductions sont envisagées par rapport à la méthode classique, sont beaucoup plus importantes que celles !rouvées sous charge uniforme.
qui ne tient compte ni de l'étalement des charges sous l'action répartitrice du
Réduction des Sollicitations des
tablier, ni de l'appui de ce dernier sur les culées ou les entretoises d'extrémité.
Maltresses poutres (Charge uniforme)
La valeur d'une sollicitation quelconque X des maîtresses-poutres,
calculée par la méthode classique, pour une mise en charge déterminée, Réduction Ru en'/,
correspond à des entretoises jouant le rôle de leviers infiniment rigides, et
il est donc justement la valeur X o de la sollicitation en question dans le cas 100
{) = O. Soit X 0 la valeur de X pour un pont de paramètre d'entretoisement
{) soumis à la même mise en charge. Le pourcentage de gain dû à la réparti- 90

tion et à l'appui du tablier sur les culées s'exprime donc par le rapport
80
R _ Xo - X a
- Xo '
~
..-- aY 2(0\= o l

70
où Xo et X 0 correspondent à une même mise en charge. Dans le cas parti- v
culier d'une répartition uniforme des charges mobiles séparables sur le 60 1/ Q'h(«:1)
tablier, le pourcentage de gain sur un effet déterminé s'exprime par le rapport
Vo - Vo 50 1 _.,. _.,. -- Il. = Qo (œ =o )
Runiforme = Vo
et Vo et V0 sont les volumes partiels des surfaces d'influence de l'effet 40 1 //
/
/
/

v M \{~(01 =o}
y
T 1(o<.=o)
1 v
maximum en question pour {) = 0 et /J = {), respectivement.
Les pourcentages de réduction Rn obtenus sur Q, Mt/ 2, Mt t 4, 1 /
/
/

/ 1 ~
Mth{O(=o}

v
30
Mt t2 et Qt /4 sont représentés par les courbes R.u = f('fl) de la figure 19-8. /
/' "
v ~
.... Ô. =Qo (d'
Q. lf~ (o< =1}

~~
/
/ /
Ces courbes sont tracées pour a = 0 et a = 1 et délimitent ainsi, pour
chaque effet, une zône contenant les réductions correspondant aux valeurs
20

/
v/ v v
/
/
/
/

........ --
~--- ....
....-::
.... ~--
-
_.,.,.~.l"
....
.,...;:.,., ~ ....
~
~sd!- M y~(<X=1 }
:.,-'M "Jl•-=1

intermédiaires de a . Les réductions Rua peuvent être obtenues avec une


précision suffisante par la loi d'interpolation:
li-
10

~
V--"
~ ~ f.-.::-:::- ~ ~-- ~-
k-::; ~?
-----0,1
....
.........

-
- -if.
Rna = R no + (Ru! - R.,.o) V a· 0 0,2 0,3 0,4 0,5
L'examen de la figure 19- 8 montre que: Figure 19-8
1. Les réductions Ru sur les moments Mt 12 sont faibles;
2. Il en est de même, mais à un degré moindre, de la réduction sur le Les courbes de la figure 19-8 doivent donc être considérées comme
moment Mt/ 4; des limites inférieures très défavorables des réductions. Elles donnent, pour
3. Par contre, les surfaces d'influence de Q, qui présentent, soit des les faibles valeurs de /J, une idée assez inexacte des réductions effectives. En
zônes de signes contraires, soit des zônes de grandes cotes au voisinage des réalité, ces réductions sont suffisamment importantes pour justifier un char-
culées, conduisent à des réductions sensibles, dès les faibles valeurs de fJ . gement, par train de charges concentrées, des surfaces d'influence données
4. Si, comme il est logique de le faire, on détermine les sollicitations dans le mémoire (8] . L'évaluation quantitative de ces réductions ne peut
maxima des maîtresses-poutres sous trains de charges concentrées à l'aide cependant se chiffrer que dans les différents cas particuliers, car elle dépend
des surfaces d'influence de ces sollicitations, on disposera les lourdes charges des dimensions absolues des trains et des tabliers.

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