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2 1.

NOTIONS RÉCENTES EN THÉORIE DES PLAQUES ORTHOTROPES 289

il utilise les fonctions discontinues de Heaviside (unit step function) et de


Dirac pour établir le système d'équations intégrales gouvernant le pro-
blème. .
21. Notions récentes en théorie des dalles Les exemples numériques traités par Dehousse montrent que les
' constructivement orthrotropes et orientation surtensions dues à l'effet concentré des nervures peuvent être appréciables
du développement futur dans le cas des plaques en acier munies de raidisseurs excentriques servant
de tablier de pont, ainsi que dans les bordages cylindriques raidis utilisés en
construction hydraulique. Elles sont, par contre, négligeables dans les ponts
à poutres multiples des divers types considérés dans le présent ouvrage.
Afin d'arriver à un accord entre les résultats théoriques avec ceux
d'essais qui avaient montré une répartition plus favorable que celle calculée
par la théorie des dalles orthotropes, certains auteurs [22, 23, 67] ont intro-
duit certaines rigidités effectives de torsion différant de celles qui résultent des
méthodes ordinaires de la théorie de l'élasticité. Il est cependant très
difficile de déterminer une rigidité effective de torsion exacte qui dépend
Toutes les méthodes connues jusqu'ici de calcul des constructions d'autres paramètres que l'effet de paroi. Même si l'on réussissait à exprimer
constituées par deux systèmes de poutres solidaires d'une dalle, soit négligent cette rigidité effective de torsion de façon suffisamment exacte, on n'arrive-
entièrement l'effet de répartition de la dalle, soit supposent que cette dernière rait qu'à un accord avec les déformées réelles. Un accord pour les tensions
n'aide les entretoises dans le répartition transversale que par sa rigidité de dans les fibres extrêmes, surtout supérieures, ne peut pas cependant être
flexion ou bien celle de torsion comme c'est le cas, par exemple, de la méthode obtenu par cette méthode s'il existe des efforts horizontaux de cisaillement
citée de Guyon-Massonnet. Une telle supposition n'est légitime qu·-:: si relativement grands qu'on ne peut pas étudier à l'aide de l'équation différen-
l'écartement des poutres est plus grand ou, au moins, le même que la largeur tielle ordinaire du 4ème ordre.
effective de la dalle dans la flexion longitudinale. Si les poutres sont placées En calculant à l'aide de cette équation, on suppose identiques les
à de faibles entredistances, les efforts horizontaux de cisaillement, sans tenir surfaces médianes des poutres et entretoises. Dans le cas où les sections des
compte des rigidités flexionnelle et torsionnelle de la dalle, peuvent se trans- deux systèmes de poutres ne diffèrent pas considérablement entre eux, il est
mettre par son intermédiaire d'une poutre à l'autre. A côté des effets connus possible de maintenir cette supposition. Si les sections des deux systèmes
de répartition du chargement sur les rigidités de flexion et de torsion inter- diffèrent cependant notablement l'une de l'autre ou que les poutres sont
vient donc encore l'effet de répartition du chargement dû à la rigidité de solidaires d'une dalle, on ne respecte pas cette supposition car, dans le pre-
cisaillement de la dalle. Cet effet s'appelle ,effet de paroi" de la dalle vis-à-vis mier cas, les surfaces médianes des deux systèmes ne sont pas identiques et,
des autres effets (par rigidités de flexion et de torsion) qu'on désigne par dans le deuxième cas, la surface médiane de la dalle isotrope (réelle) n'est pas
,effet de dalle". Les essais sur des modèles d'une construction à poutres identique à celle de la dalle orthotrope. La surface médiane de la dalle iso-
et dalle effectués par Bares [2] ont prouvé que l'effet de paroi est plus faible trope n'est pas donc une surface de tension égale à zéro. Dans l'équation 3.27,
mais du même ordre que celui de dalle pour les constructions ordinaires en- l'influence des efforts horizontaux de cisaillement n'était pas comprise dans
trant en ligne de compte dans la pratique. le calcul; le procédé destiné à faire disparaître ces imprécisions a été étudié
Une autre hypothèse de la méthode Guyon-Massonnet consiste à au paragraphe 12.6.
étaler continûment les rigidités des nervures sur une largeur égale à leur La valeur de la répartition transversale influencée par l'effet de paroi
entredistance et à ignorer ainsi les effets concentrés de ces nervures, qui varie selon les dimensions de la construction. Elle est plus grande si la
peuvent être appréciables dans les plaques nervurées entièrement en acier distance des poutres est petite et les poutres hautes. Les efforts horizontaux
ou à nervures en acier. Cet effet, ainsi que celui de l'excentricité des nervures, de cisaillement produisant, dans les poutres, en dehors du moment fléchis-
a été étudié en détail par N . Dehousse dans un remarquable travail [26] où sant, toujours des efforts normaux, l'effet de la rigidité de cisaillement de la
290 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES
21. NOTIONS RÉCENTES EN THÉORIE DES PLAQUES ORTHOTROPES
291
dalle est différent pour les fibres supérieures et inférieures des poutres. Dans Des conditions d'équilibre de l'élément, il résulte, en tenant compte
les fibres supérieures de la poutre chargée, il se produit un déchargement de toutes les quantités, un système de trois équations aux dérivées partielles
considérable par suite du fait que le moment et l'effort normal produisent pour les déplacements inçonnus u, v, w de la surface médiane de la dalle
des tensions de même sens. Cependant, dans la fibre inférieure où le moment isotrope; par exemple, pour des poutres dans les deux sens sans rigidité
fléchissant et l'effort normal produisent, par influence d'effet de paroi, des de torsion, on trouve
tensions de sens inverse, la tension ne se réduira que très peu. En projetant 3
Ed [ o4w à4w à4w]
une construction à dalle, on ne devrait pas obéir seulement à la ligne d'influ- 12(1 - 1J 2) ox4 + 2 ox2 ày2 + ày4 +
ence de la répartition transversale calculée des flèches, qui ne caractérise les 21.1
o4w o3u à3v
tensions aux fibres inférieures des différentes poutres que de manière ap- + (JP ox4 + Esp -axa + EsE aya = -p(x,y),
prochée et ne concorde pas avec les valeurs des tensions aux fibres supérieures
des poutres. Les poutres étant sollicitées par combinaison de pression et de d o 2v d a2u
flexion, on peut concevoir un projet plus économique de la section. Les 2(1 + 1J) ax 2 + 2(1 - 1J) oxoy +
tensions de cisaillement dans la dalle sont faibles, vu qu'elles se distribuent d J o2v aaw
[ 1 - 1J2 + /E oy2 - SE aya = o,
21.2
sur toute la longveur, et il ne faut pas dimensionner la dalle en les prenant
spécialement en considération. D'habitude, la section de la dalle, déterminée d o 2u d a2v
sur la base d'autres chargements (par exemple pour une charge locale de la ~2~(1_ _17) ay 2 + 2(1 - 1 ) -axay +
7
21.3
dalle entre poutres) est convenable, sans modification complémentaire,
même pour le chargement par efforts de cisaillement.
1

T
d J 2
ou
l - IJ + jp ax2 - Sp ax3 = Û.
[
2
oaw

Dans la littérature connue, Gruber [41] a calculé un pont métallique


Pour des poutres rigides en torsion, on obtient des expressions un peu plus
solidaire d'une dalle en béton armé en tant que ,Faltwerk" et a trouvé l'effet
compliquées [3]. Par différentes opérations différentielles, on peut exprimer
de répartition par efforts de cisaillement. Ebner et Koller [29,30] se .sont
les déplacements u, v à l'aide de w de sorte qu'on déduit de l'équation 21.1,
occupés de pareils problèmes d'effet de cisaillement en calculant les avwns.
après remplacement de u, v une équation aux dérivées partielles du Sème
En 1952, Romberg [52] a signalé l'importance de l'effet de répartition et a
ordre en w (polyharmonique) de caractère ressemblant à l'équation de Huber
englobé, dans sa méthode de calcul [53], l'influence de la rigidité de cisaille- du 4ème ordre (biharmonique). .
ment de la dalle. Par ce fait, cette méthode a perdu (sans machines calcula- Sa forme générale est
trices) son importance pratique, vu qu'elle présente des difficultés insur-
asw asw o8zo oS.w oBw
montables de calcul du système des nombreuses équations de transformation. al axs + az ax6ày 2 + aa ·ax4ay4 + a 4 ·axzoy6 + a5 ays +
Le calcul d'une dalle orthotrope constituée par une dalle isotrope
6 a4p o4p a4p 21.4
assemblée à un ou deux systèmes de poutres, pour la charge appliquée dans
le sens du plan de la dalle, a été établi par Pflüger [115, 116].
a àx4 + a7 ax2ay2 + as oy4 = o,
Se basant sur les résultats obtenus par Pflüger, Trenks [155] a présenté où les coefficients a1 ... a 8 dépendent du type de la construction et des
une méthode de description précise des constructions à dalles assemblées paramètres de ses sections et dimensions.
aux poutres sans rigidité de torsion pour une charge normale au plan de la Pour le déplacement v, il vaut
dalle, en analysant, d'une manière très intéressante, les différentes influences. o5v o6w à6w
ay5 = bl ox6 + bz ax4 ày2 21.5
Bares a suivi [3] le chemin indiqué par Trenks et est arrivé à une
solution complète du problème, même pour les systèmes de poutres présen- pour le déplacement u, on a
tant une résistance à la torsion, en supposant que la dalle isotrope supérieure oau a4w a4w 1 à4w
était parfaitement élastique, homogène et d'épaisseur constante, que axa = Cl ox4 + C2 ox2 oy2 T Ca ay4 ' 21.6
1'assemblage des poutres à la dalle était rigide et en admettant la validité des où les coefficients b1 . . . b 4, c1 ... ca depen
' d ent d es memes A

a1 ••• as.
quantités que
hypothèses ordinaires de calcul des dalles minces.
292 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES
21. NOTIONS RÉCENTES E~ THÉORIE DES PLAQUES ORTHOTROPES 293
Dans ces équations on peut introduire avantageusement deux à quatre
sur les deux restants (y= b), avec l'origine des coordonnées au centre
paramètres sans dimensions, suivant le type de la construction êï.,, =
de la construction, et dont les poutres n'ont aucune rigidité torsionnelle
e1 - ez b1 hz dans un sens sont:
=d' rJ.y =d' f/, = bo' (3y = To(figure 21-1).
1. wc±l,y) = 0
La solution de l'équation 21.4 sera recherchée sous forme
W = Wo W1, 21.7 2. Vc:::l,y) = 0 et aussi ( OW)
ày (±l,y)
(()kw)
àyk (±l,y) =
0
où w 0 est la solution de l'équation homogène et W1 une certaine solution
particulière. (à")
ay <±l,y)
(o''v)
-ay" cJ:l,y) = o
La solution de l'équation homogène peut être recherchée sous la
forme wo = X(x) Y(y), 21.8 3. MxCJ:l,y) = (- ~:~ + k -~~) = 0 ) 02
w
où X(x) est la fonction ne dépendant que de x,
Y(y) est la fonction ne dépendant que de y. 4. Nrc±-l,y) = (au - . ozw) = 0 _,._ ( oxz )<±L,y) = 0,
2
Comme solution particulière du type considéré de la construction àx J ox (ou)
- -0
du pont, il est avantageux de choisir celle d'une bande. àx <±l,y)-
21.9
Les constantes d'intégration sont à déterminer par les conditions aux et aussi ( ()iHu )
limites. Comme les déplacements u, v sont liés aux équations 21.5 et 21.6, oxi oyk (:±_/,y)= 0
on ne pourra pas éviter, en exprimant les fonctions u et v pour obtenir les 5. My(x,ib) = (~2w2 IJ ()2~) = 0
oy ox2

tf] a 0~
u= ~a~ u- ow
(:>a+
uy
3
(2- ij) -----
ozv
3

àx 2 ày
)
= 0

~ ~ lo l
7. Ny(x,-:i:_b) = (~
ày
1] ~l}_)
àx
= 0
k ba k J "
"' Il

Figure 21-1 8. Nru(x,±b) = ( ~~- + ~~~) = 0

constantes nécessaires, des intégrations multiples. La solution est, dès lors, Par diverses modifications, on obtient successivement:
très difficile et, à vrai dire, impraticable. C'est pourquoi Bares [3] a pro- 1. (w = O)w,x)
posé un autre procédé consistant à exprimer directement toutes les condi-
tions aux limites nécessaires à la fonction w donnée par l'équation 21.4. Il est 2. (~:~ 0) (±/,y)

mieux d'effectuer le calcul pour les conditions aux limites ainsi données 3. (_§4~ = _p_(x~l_l)
à l'aide de la méthode variationnelle. àx t (±l,y)
La fonction fondamentale sera choisie sous forme w = 2 anf( x, y),
1l
4 ( ()6w = h i2p(x,y)- ()2p(x,y))
en choisissant les fonctions f(x,y) de manière qu'elles satisfassent exacte- · ox6 àx2 g -a~ (±l,y)
ment aux conditions aux limites de la dalle. Puis on déterminera, à l'aide du
calcul des variations, par exemple par la méthode de Ritz du minimum de 21.10
l'énergie potentielle, les constantes an de façon que l'équation générale de la
dalle soit satisfaite le mieux possible.
Les conditions aux limites citées, par exemple, pour une construction
type pont, c'est-à-dire simplement appuyée sur deux côtés (x = ±l) et libre
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à6w à6w à6w à6·w
8. ( d àx6 + c àx4ày2 + b àx2ày4 +a ày6 = sn) !?xyo,

()2p ()2p) M:r.1' = su(ë:rxO K21 ëyyo)- iu (Cxxo + f{J21 [iyyo), 21.16
= m ày2 +n àx2 (x,±b) '
Myy = Szz(ëyyO +
K12 Exxo)- izz (CY!!O + qJ12 (Juo),
Mxy = - Stz)'xyO 2itz l?xyo,
où les coefficients a, b, . . . m, n dépendent des paramètres de section et Myx = - S21 )'xyo 2izt (Jy:ro.
dimensions de la construction donnée.
Dans la solution du problème s'introduit la fonction de tension r[J
Pour un autre type de construction, les conditions aux limites sont à l'aide de laquelle se détermineront les forces par les expressions simples
tout à fait analogues. connues
L'équation générale 21.4 comprend aussi, en tant que cas particuliers, ()2r[J ()2r[J
les dalles isotrope, orthotrope etc. Par exemple, pour une dalle isotrope, il Nxx = ày2 ' Nyy = àx2 ' N~-y = 21.17
vient l'équation 6 6 6 w = f(x, y), ce qui signifie que les constantes Si l'on exprime dans l'équation de co.npatibilité
at, ... a5 ont pour valeurs 1, 4, 6, 4, 1. La solution de cette équation est en
0 2ëy;xO 02ëyyO ()2y~yO
accord avec la solution ordinaire connue de la dalle isotrope. a);2- - àx2 = . chay- . 21.18
La formulation précédente du problème de l'état de tension de la dalle
s.~,,o, Eyyo, )':ryo par dérivation des fonctions r[J et w et de facon analogue
orthotrope à effet de paroi est, pour ce qui concerne les conditions aux
dans l'équation d'équilibre des moments
' } ~ '
limites, très difficile. La solution de ce problème pour le cas le plus général
de ce type a été effectuée par Bard et Berka [7, 10]. Ù2 Mxx o2
~àx 2 - àxày (Mxy 21.19
Les propriétés de déformation des dalles constructivement ortho-
tropes à effet de paroi sont complètement déterminées par 18 paramètres on obtient, après transformation, les équation des fonctions r[J et w sous
physiques et géométriques la forme
fu, fzz, Vtz, vzt, hz, !21 à4w
21.11 +ba ày 4 = 0,
iu, izz, f{J12, f{J21, itz, izt, à4w
dont les valeurs dépendent des constantes physiques du matériau et de la ca ày4 = p.
disposition géométrique de la section transversale. Les paramètres 21.20
Les symboles ont les significations suivantes:
21.12
1
at = -=-~-~--
sont les rigidités pour les déformations unitaires normales et les paramètres (1 -1'12 l'zt)fzz,
hz, !z1,
Stz, Szt, itz, iz1, 21.13 21.21
2 21'12
az=-~~-
sont les rigidités pour les déformations unitaires de cisaillement; les para- hz + fz1
mètres 1
21.14 aa =
(1 1'121'21)fu '
sont les valeurs proportionnelles pour les rigidités transversales; entre eux su(xz1- vzt)
et 21.12 sont valables des relations de Maxwell de réciprocité fzz(1 -1'tzVzt) '
fnv21 = fzzv1z, suxz1 = szzKtz, iurp21 = Ït2'P12. 21.15
bz = su(l - v12K21) szz(1 - vz1%21) _ s 12 + s 21
Les efforts et moments sont, dès lors, déterminés par les expressions 2 2 1. 22
fu(1- VtzVzt) + fzz(1 -v 12 1• 21 ) hz+ !z 1 '
Nxx = fn(sxxo + 1121 Eyyo)- sn(exxo + K21 qyyo), ba = szz(ul2 Vtz)
Nyy = fzz(ëyyO + v12 Exxo)- Szz(qyyO + K12(Jx:ro), fn(1 - 1'121'21)'
LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES 2 ! . NOTIONS RÉCENTES EN THÉORIE DES PLAQUES ORTHOTROPES 297
296

En tirant E:rxo, ë.yyo des deux premières équations 21.16 et en notant que
auo OVo
OX = ê~·.t O ----ay- = ë.yyO, 21.28
s~ 2 ~ 1 z(1 - 11 2 1 ~ 1 2) - 1121)
snszz(~2 1
21.23 on obtient
/zz(1 - 11121121) /z z( 1 - 11121'21)
----,-,---~1-~ l~ 0 6 U _ 2 (s1 z + sz1 + sux 21) - s11 ()6U _
sus22(r.:1z- 1112) (s1 z + sz1) 2 (1 - Y121121) /z1 /zz ox 6 hz + /z 1 é)x4é)y2
2
/u(1 - 11121121) - h z + /z1 '
_ [~ _ 2 s12 + S21 + szz(x12- 1'12)] 6
U 1 o 2 1. 29
d3 = - Z2?- 2
. s~ (1 - 1121%21) suszzx21(%12- v1 z) /z z h z + /z1 axzay 4 1'
/z z(1 - 1'1211z1)
J
- - - - , - - ; - = - _ o . __ _ _~:___
/u(l - 11121121)
Les équations 21.20 se ramènent à une seule équation de la fonction
Ovo =
ay
1
( 1 - 1112121) /zz / u oy 6
1
l
~ 06 U _ 2 (s1 2 + S21 + sz2~1 z)11z 1 - S2z o6 U
h z + /z t axzay4 -
U, si l'on introduit _ [~ _ 2 S1z + sz1 + Su (x21 - 11z1)] 6
U o
()4 ()4 /u h z + fz 1
w= - ( b1 -é)x4 + bz -axzuyz
-:1- + b3 u:1y()44 ) U =- D <I, U, é)x4é)yZ '
21.24 d'où, par intégration, on obtient les composantes du déplacement u 0 , v 0 •
()4 ()4 ()4 ) Il est plus convenable d'exprimer les moments sous forme des fonctions
w = ( a1 ax 4 + az axzayz + a3 ay 4 U = D,c U. (/J et w dans lesquelles on remplace directement les valeurs numériques des
Ces expressions satifont identiquement à la première des équations 21.20 et par coefficients. Pour les moments, on a les expressions
substitution de 21.24 dans la seconde équation 21.20 on obtient l'équation M~·x = su(1 - 1112 xz1) é)Z(jJ + s11 (r.:z1 - 11z1) () 2(/J _
de condition pour U: ·· /u(1 - 1'121121) oy 2 /zz (1 -1112 1121) ox 2
asu asu _ [iu _ s~l(1 - 1112 r.:z1) _ o
sn szzx1z(xz1 - J121) ] 2 w _
Al axs + A z ox6ayz /n(1 - 1112 11Z1) /2 2(1 - 1112 11Z1) axz

-
. s~ 1r.:2 1(1 -
111zxz1) suszz(xz1 - 11z1) ] 2w o
Les coefficients A; ont les significations suivantes: [ Zll f{JZ1 -
/u(l -111z1'21)
-
/z z(l - 111z11z1)
--
oy z '
A1 = a1d1 + b~, 2
_ szz(1 - 1121r.:1z) 0 W szz(x1z- 111z) é)Z(/J
A z = a1d2 + a 2d1 + 2bbz, M yu -
. /zz(1 - 11121121) ox 2
--+
/u(1 - 111211Zl) oy 2
-- - 21.30
A3 = a1d3 + azdz + a3d1 + b~ + 2b1b3, 21.26
. sM 1 - 1, 2 1 ~1 2) sus zzr.:z1(r.:1z- 1112) ] azw
A 4 = azd3 + a3d2 + 2bzb3, - [1z2-
/zz(l -- 11121121)
-
/u(1 - 11 1211z1)
---
ayz
A s = a3d3 + b ~ .
- [. - s~2% 1 z(1 - 1121%12) suszz(%12- 111z)] o2w
Tous les efforts, moments et déplacements peuvent être exprimés par la Z22f{J12 f 22(1 - 11121121) - /u(1 - 11121'21) - -.
axz
fonction U et on peut, dès lors, résoudre n'importe quel problème aux con-
ditions aux limites de cette forme. M xy = 2 (/
SlZ é)Z(/J
--
+2 (.
Z1 Z- S1 2
S!Z + Szl ) 02W
--
Pour les composantes des forces, on obtient, sur la base de 21.17 et 12 + /z1) axay h ?, + / 21 axay '
à l'aide de 21.24, les expressions M yx = 2 S21 ()2(/J + 2 (i?l - Szl S1 2 + Sz1 ) y zw.
()BU ()6U . ()6U h z + /z1 axay J h z + /zl axay .
N'ex = - bl é)x4é)y2 - bz é)x2é)y4 - b3 é)y6 Résolvons, à titre d'exemple, l'équation 21.25 de la dalle orthotrope
()5U ()6U ()BU type pont d'après la figure 21-2 simplement appuyée le long des côtés pa-
= - b1 ox 6 - bz ax4ay z - b3 axzay4 21.27
Nyy rallèles à y. On a les conditions aux limites
298 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES 21. NOTIONS RÉCENTES EN THÉORIE DES PLAQUES ORTHOTROPES 299

[(x = 0, x = a),y] W = 0, Mx.'!: = 0, Nxx = 0, Nxy = 0,


21.31
[x, (y = 0, y= b)] Mvv = 0, Nvv = 0, Qy = 0, Nv:t = O.
A ces conditions aux limites ainsi qu'à l'équation 21.25 satisfait la solution lu cpz1 = zzzcp12 = 12 ( 1 _ ,u z) . 21.36
Ucx.v> = Uocx,v> + U1cx,v» 21.32
. = G [ d3 2 ze'l'
. J , zz1
. = G d3
où Uo(x,y) est la solution générale de l'équation homogène et U1(x,y) z1z
12 + 3 12 .
est la solution particulière de l'équation inhomogène 21.25 de forme Dans ces expressions, les différents symboles ont les sens suivants:
00 i =4
(h--d)h
Uocx.v> = 2
111 = 1
sin ?. x 2
i= l
(Bi ch;, ki y + Ci sh ;, hi y), dT = bo - épaisseur de la dalle remplaçant la nervure,
21.33
00 00 ST -- moment statique de la nervure par rapport au plan médian de la dalle,
U1cx.v> = 22
u=-=1 m = l
Pmn sin?. x sin 1y. par unité de largeur de la dalle,
mn nn . . ·c:
Ici, }, = - , 'V = 2b , m, n sont les ent1ers pos1t11s.
-
1
Vu la disposition géométrique très variée des sections transversales,
il n'est pas possible de fixer une
méthode générale pour déterminer
d±_ r------r-:~--+--r"":
1
les paramètres physiques et géomé-
triques de rigidité 21.11.
Pour la dalle nervurée d'a-
près la figure 21-3, il est conve-
nable de déterminer la distribu- L
tion des tensions en simplifiant L bo
_T~______.__
'l
,.~
~
~
1

l'action de la section transversale Figure 21-3


et de considérer l'état de tension
de la nervure selon les principes l'l' - moment d'inertie de la nervure par rapport au plan médian de la
de la théorie technique de l'élas- dalle, par unité de largeur de la dalle,
ticité. En tenant compte des hy- l e'l' - moment d'inertie polaire de -la nervure par rapport au point d'in-
1=.==-=-=-==-==-=::1.----__.,.. 'j pothèses susdites, on obtient les tersection de l'axe vertical de la nervure avec le plan médian de la
le '2 b ~ paramètres physiques et géometri- dalle, par unité de largeur de la dalle.
Figure 21-2 ques suivants Si les nervures existent dans les deux sens, la rigidité de cisaillement
pe la dalle augmente par leur flexion dans le plan de la dalle. Pour les rigidités
17Ed augmentées, on a, dès lors, d'après la figure 21-4, les valeurs
fu = E [
1
_!_ 172 + dT J , ] 22 = 1- 1) 2 '
12 E f z,?;
21.34 f 21 = --,c;-;;~--
h z= G (d +~ dT) , ] 21 = Gd.
12 E l z.y
h z= -~b~g--='-

21.35 De la solution des problèmes cités s'occupent aussi les publications


[1 56, 19, 12, 68, 39].
300 LE CALCUL DES GRILLAGES DE POUTRES ET DALLES ORTHOTROPES

L'état de tension exact de ces constructions peut être fixé aussi par
une autre méthode déduite par Bares [2] directement des conditions d'équili-
bre réciproque des différents éléments (poutres et dalle). Ces conditions
fournissent un système d'équations différentielles simultanées.
Annexe
De l'ébauche des problèmes que présente le calcul exact de con-
structions planes et constructivement orthotropes, résulte l'orientation des
développements futurs. Il est nécessaire de trouver et d'établir en détail
y
__ ~::::=-~~:::=::::-~Il~~~

Figure 21-4

une méthode de calcul de ces constructions sur la base d'hypothèses légi-


times et en considérant toutes les influences réelles et, par là, d'arriver au
projet le plus économique possible.
Bien que plusieurs problèmes difficiles aient été déjà traités en théorie,
on ne peut pas encore faire usage des méthodes nouvelles citées ci-dessus
pour les projets pratiques. Le traitement nécessite des connaissances con-
sidérables en mathématique et il n'aurait pas de sens de les exiger des pro-
jeteurs moyens. Du reste, on n'a pas d'habitude assez de temps pour effectuer
tous ces calculs.
L'effort final doit se concentrer sur la présentation de résultats de
solutions exactes sous forme de tableaux ou diagrammes. Le projeteur pour-
rait se limiter, dès lors, à des calculs de paramètres de section et de dimen-
sions, et prêterait une plus grande attention à la conception de la con-
struction qui rend l'ouvrage le plus économique.

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