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1 ESSAIS LABORATOIRES

 détermination des poids volumiques humide γ , sec γ s et du poids volumique


des grains γ d ,
 dosage des matières organiques « MO »,
 détermination de la teneur en carbonate de chaux « CaCo3 »,
 mesure de l'équivalent de sable « ES »,
et traite du cas particulier des matériaux tourbeux.
1.1.1 Teneur en eau naturelle
1.1.1.1 Définition et but de l’essai
Les granulats utilisés pour la confection du béton contiennent généralement une
certaine quantité d'eau variable selon les conditions météorologiques. L'eau de
gâchage réellement utilisée est par conséquent égale à la quantité d'eau théorique
moins l'eau contenue dans les granulats. La mesure de la teneur en eau a pour but la
détermination de la quantité d’eau contenue dans un sol.
Elle est définie comme le rapport en % du poids d'eau Ww que le sol contient, au
poids de ses éléments secs.
Il y’a deux possibilités pour mesurer la teneur en eau :
 Sécher le matériau humide complètement,
 Faire entrer l’eau absorbée dans une réaction chimique.
1.1.1.2 Norme de l’essai
L’essai se réalise selon la norme NF P 94-050.
1.1.1.3 Intérêt de l’essai
La teneur en eau naturelle est utilisée dans les travaux de terrassement de
compactage. 
1.1.1.4 Appareillage
 Etuve sèche
 Des récipients
 Balances
o balance sensible à 0,01g près pour les sols fins
o balance sensible à 0,1g près pour les sols sableux
o balance sensible au gramme près pour les sols grossiers. 
1.1.1.5 Mode opératoire
Trois procédés peuvent être utilisés pour la mesure de la teneur en eau in situ et/ou au
laboratoire.
1.1.1.5.1 Par une réaction chimique
Flambage à l’alcool à brûler.
 C’est le procédé couramment désigné sous le nom de ‘’la poêle à frire’’.
 Peser l’échantillon humide, soit Mh,
 Le placer dans un récipient métallique plat, et l’arroser d’alcool à brûler (1/2 l
pour 2kg de sable),
 Allumer et agiter avec une tige métallique. Quand l’alcool est éteint, laisser
refroidir,
 Répéter l’opération jusqu’à ce que le matériau soit sec, le peser soit Ms.
 Déterminer la W.
Emploi du carbure de calcium.
Le carbure de calcium réagit au contact de l’eau pour donner de l’acétylène :
C 2Ca + H 2O C 2 H 2 + CaO
Pour ce faire, on utilise le ‘’Speedy’’.
 Placer une quantité déterminée du matériau humide à tester dans l’appareil,
 Mettre du carbure de calcium dans le couvercle de l’appareil. Fermer en évitant
que l’échantillon humide ne se mette au contact du carbure avant que le speedy
ne soit fermé hermétiquement,
 Retourner l’appareil et l’agiter pour que l’échantillon mouillé et carbure se
mélangent dans le récipient étanche. Il se dégage de l’acétylène en quantité
d’autant plus grande qu’il y a d’eau dans le matériau humide; la pression créée
dans le récipient croît alors avec la teneur en eau,
 Un manomètre commandé par la pression interne est gradué directement en %,
donne ainsi par simple lecture la W.
1.1.1.5.2 Séchage à l’étuve.
 Peser le récipient muni du couvercle (M1). Identifier le avec une étiquette.
 Placer l'échantillon à l'état naturel dans le récipient et peser l'ensemble
(échantillon + récipient), (M2). De préférence garder le fermé afin de garder
l'humidité de l'échantillon.
 Places l'ensemble (échantillon + récipient) dans l'étuve avec température réglée
à (110 ± 5)°C une fois le récipient dans l'étuve n'oublier pas d'enlever le
couvercle.
 Après 24h retirer le récipient avec le sol sec. Remettre le couvercle et peser
(M3) en utilisant la même balance.
 Déterminer la teneur en eau W exprimée en pourcentage
Un échantillon de sol humide doit avoir un poids minimum de :
 30g pour les sols fins
 300g pour les sols moyens
 3000g pour les sols grossiers
N.B : l’essai doit se faire sur deux prises pour en fin prendre la moyenne.
1.1.1.6 Résultats et interprétation
1.1.1.6.1 Résultat
W w M 3−M 1
W %= = × 100
W d M 2−M 1

Avec Ml Masse du récipient.


M2 Masse du récipient + Masse du sol humide.
M3 Masse du récipient + Masse du sol sec.
NB : Bon à savoir :
La teneur en eau «à saturation» d'un sol est reliée aux poids volumiques des grains
du soi et de l'eau par la relation :
γ w γw
W sat = −
γd γ s

Le degré de saturation Sr est te rapport du volume de l'eau contenue dans un certain


volume de sol au volume des vides correspondant :
Vw
Sr =
Vv

Sr =1 Saturé
0< S r <1 Humide
Sr =0 Sec

1.1.1.6.2 Interprétation
1.1.2 Poids spécifique
1.1.2.1 But de l’essai
La détermination du poids spécifique des grains solides consiste à mesurer le volume
propre des grains à l’exclusion des vides à calculer le rapport entre leurs points et leur
volume. 
1.1.2.2 Domaine d’application
Il est réservé aux sols dont les plus gros grains sont au maximum de la dimension de
sable fin et présentant une cohésion déjà important. 
1.1.2.3 Norme
L’essai est effectué selon la norme NF P94-054.
1.1.2.4 Appareillage
Pour faire cet essai nous avons utilisé:
 Une pissette
 Deux pycnomètres
 Deux thermomètres
 Deux récipients
 Un chasse-bulle
 Deux échantillons de granulats
 Deux chronomètres
 Une éprouvette
 Une balance électronique
 De l’eau distillée
1.1.2.5 Mode opératoire
Pour la réalisation de cet essai, il faut:
 Sélectionner deux pycnomètres (les nôtres étaient les numéros 5 et 6) et bien
nettoyer l’intérieur puis passer à la balance électronique pour déterminer leur
poids à vide,
 Après pesée, les remplir d’eau distillée puis repeser,
 Sélectionner deux récipients marqués par des chiffres (19 et 33 dans notre cas)
dans lesquels nous avions des granulats.
 Mesurer ensuite à l’aide des thermomètres les températures des liquides
contenus dans les pycnomètres. Après cela,
 Verser les granulats respectivement dans les pycnomètres respectifs, les
remplir avec de l’eau distillée fermé le tour puis à l’aide d’une pissette remplir
jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de contact de l’air avec les granulats,
 Peser les différents ensembles
N.B. Quand il y a encore des bulles dans les pycnomètres après remplissage, se
servir du chasse-bulle pour les enlever avant le pesage.
 Prendre enfin la température des différents ensembles.
1.1.2.6 Résultat et application
1.1.2.6.1 Résultats
Echantillon n° 19 33
Numéro du Pycnomètre 5 6
Pycnomètre +liquide P2 946g 958g
Pycnomètre seul P1 266g 278g
Température à t°c t1 28 28
Poids spécifique du liquide à t°c d1 0,9962652 0,9962652
Pycnomètre + liquide + matériau P4 1005g 1020g
Pycnomètre +matériau P3 361g 378g
Température à t°c t2 28 28
Poids spécifique du liquide à t°c d2 0,9962652 0,9962652

1.1.2.6.2 Calculs

FORMULE APPLICATION NUMERIQUE VALEUR


Volume du pycnomètre V0
(P2-P1) /d1 (946-266) /0,9962652 682,549 cm3
Calcul du volume d’eau VC
(P4-P3)/ d2 (1005-361)/ 0,9962652 646,414 cm3
Calcul du volume du granulat V
V0-VC 682,549-646,414 36,135 cm3
Calcul du poids net du granulat P
P3-P1 361-266 95 g
Calcul du poids spécifique (γh)
P/V 95/36,135 2,629 g/ cm3

De manière analogue, on calcule ces paramètres pour le pycnomètre 6 et on trouve les


résultats consignés le tableau suivant.

Echantillon n° 19 33
Numéro du Pycnomètre 5 6
Volume du pycnomètre 682,549 682,549
Volume d’eau 646,414 644,407
Volume du granulat 36,135 38,142
Poids net du granulat 95 100
Poids spécifique (δs) 2 ,629 2,622
Poids spécifique moyen 2,6255

NB :
 le poids spécifique apparent sec (γd) Il est donné par la formule
γh
γd =
w%
1+
100

Où w% est la teneur en eau de l’échantillon.


 Poids spécifique des grains γs
Les sols se composent en général d’oxydes dont la silice (SiO2) et d’alumine
(Al2O3) sont les constituants essentiels (plus de 70%).
Les éléments Si et Al ayant des masses atomiques voisines, le poids volumique des
grains solides varie donc dans des limites assez faibles :
25,5 KN/m3 < γs < 28,5 KN/m3
Le tableau ci-dessous indique quelques valeurs de la densité des grains G de quelques
minéraux constituant les sols.
En première approximation on pourra souvent prendre la valeur
G  2,65
γs ≈ 26,5 KN/m3

1.1.2.6.3 Interprétation
1.1.3 Granulométrie
1.1.3.1 Définition
L’analyse granulométrique permet de mesurer la distribution dimensionnelle en poids
des éléments d’un matériau. Elle comprend deux opérations :
 Le tamisage, pour la distribution dimensionnelle en poids des particules de
dimension supérieure ou égale à 80 microns ;
 La sédimentométrie, pour la distribution dimensionnelle en poids des particules
de dimension inférieure à 80 microns.
L’analyse granulométrique se traduit par la courbe granulométrique qui contribue à
l’identification du matériau et permet de prévoir certaines de ses propriétés.
La sédimentométrie est basée sur la loi de Stokes qui donne la vitesse limite d’une
particule tombant sous l’action de la pesanteur dans un liquide visqueux.
1.1.3.2 Norme de l’essai
L’analyse granulométrique :
 par tamisage est réalisée selon la norme NF P 94-056
 par sédimentométrie est réalisée selon la norme NF P 94-057
1.1.3.3 Intérêt de l’essai
L’usage de la courbe granulométrique permet de déterminer la classe granulaire
(classe granulométrique du granulat) qui est une donnée indispensable à la
formulation du béton. La classe granulaire est également l’élément de référence pour
la vente et l’achat de granulat car elle spécifie à précision le matériau requis selon
l’activité à mener.
1.1.3.4 Analyse granulométrique par tamisage
L’analyse granulométrique s’effectue jusqu’à 80 μm par tamisage du matériau par
voie sèche ou par voie humide. Les dimensions des mailles des tamis (toile tressée)
croissent en progression géométrique de raison. Les dimensions des mailles des tamis
les plus couramment utilisés sont les suivantes : 80 mm ; 50 mm ; 32 mm ; 20 mm ;
10 mm ; 5 mm ; 2 mm ; 1 mm ; 0,4 mm ; 0,1 mm ; 0,08 mm (80 μm).
1.1.3.4.1 Appareillage
Les outils nécessaires pour effectuer l’analyse granulométrique par tamisage sont les
suivants :
 Une balance ;
 Un jeu de tamis de module décroissants (46, 45, 44, 43, 42, 41, 40, 39, 38, 37,
etc.) ;
 Un bac à matériaux ;
 Un couvercle pour éviter les pertes lors du tamisage ;
 Un agitateur électrique.
1.1.3.4.2 Réalisation de l’essai
Echantillonnage :
 Peser 5000 g de granulat préalablement séché à l’étuve ;
 Empiler les tamis de manière à avoir des modules décroissant du haut de la pile
vers le bas sur l’agitateur (46, 45, 44, 43, 42, 41, 40, 39, 38, 37) ;
 Mettre l’échantillon prélevé dans le plus grand tamis (module 46), puis le
recouvrir avec le couvercle.
Etapes du mode opératoire
 Mettre l’agitateur en marche pendant une période de deux fois 30 secondes ;
 Tarer le bac à matériaux vide sur la balance ;
 Dépiler successivement la série de tamis, puis renverser avec précaution le
refus partiel de chaque tamis dans le bac à matériaux de sorte à éviter les pertes
de matériaux ;
 Effectuer cette opération jusqu’au tamis de 37 mm tout en reportant la valeur
des refus cumulés pour chaque module ou diamètre de tamis.
NB : Toujours vérifier que la somme des poids obtenus après pesée ne diffère
pas de plus de 2% du poids total de l’échantillon mesuré avant essai.

1.1.3.4.3 Résultats
Refus cumulés :
Le refus cumulé d’un tamis s’obtient par addition de son refus partiel à tous les refus
partiels qui précèdent. (Voir feuille d’essai pour les calculs).
Pourcentage des refus cumulés :
Il se calcule en multipliant par 100 le rapport entre le poids des refus cumulés et le
poids total de l’échantillon.
P RC
%Refus= ×100
PTF

Avec :
P RC 𝑃𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑑𝑒 𝑟𝑒𝑓𝑢𝑠 𝑐𝑢𝑙𝑢𝑙é𝑠
PTF 𝑃𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙 𝑑𝑒𝑠 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑢𝑙𝑎𝑡𝑠
Pourcentage des passants
En calculant les compléments à 100% des pourcentages des refus cumulés on obtient
les pourcentages des passants. Cela se traduit par la formule suivante :
%Passant=100−%Refus

Courbe granulométrique
On trace cette courbe sur un graphique comportant en ordonnée le pourcentage des
refus (100% à 0%) ou des tamisât (0 à 100%) sous les tamis dont les dimensions des
mailles sont indiquées en abscisse en mm selon une graduation logarithmique et avec
les modules correspondant. Elle traduit la distribution pondérale des granulats
élémentaires composant un granulat donné.

Classe granulaire des granulats :


Dimension des plus petits grains à 92% près de refus cumulé : d=10
Dimension des plus gros grains à 8% près de refus cumulés : D=25
𝑪𝑳𝑨𝑺𝑺𝑬 𝑮𝑹𝑨𝑵𝑼𝑳𝑨𝑰𝑹𝑬:𝟏𝟎/𝟏𝟓
Pourcentage des granulats élémentaires :
Il est lu directement sur la courbe granulométrique. Notre granulat étudié est composé
de :
36% 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑖𝑙𝑙𝑜𝑢𝑥
63,9 𝑑𝑒 𝑔𝑟𝑎𝑣𝑖𝑙𝑙𝑜𝑛𝑠 𝑒𝑡 0.1% 𝑑𝑒 𝑔𝑟𝑜𝑠 𝑠𝑎𝑏𝑙𝑒
Forme de la courbe granulométrique
La forme de la courbe granulométrique permet de préciser le degré d’étalement
de la granulométrie ou encore son uniformité.
 Le coefficient d’uniformité c u (de Hazen) définit l’uniformité de la courbe.
d 60
c u=
d 10

o si c u <2 la granulométrie est uniforme (ou serrée),


o si c u >2 la granulométrie est étalée (ou variée).

 Le coefficient de courbure définit l’étalement de la courbe


2
( d 30)
cc=
d 10 ∙ d 60

d y dimension du tamis correspondant à y% de passants.

o si 1 ≤c c ≤3 le sol est bien gradué


1.1.3.5 Analyse granulométrique par sédimentométrie
1.1.3.5.1 Appareillage
 La réalisation de cet essai a requiert le matériel suivant :
 Un densimètre gradué de 0,995 à 1,03 g/cm2, tous les 0,005g/ ;
 Un thermomètre gradué en 1/10 de degré de +10 à +35°;
 Un chronomètre courant;
 Une spatule;
 Défloculant (hexamétaphosphate de sodium);
 De l’eau distillée;
 Deux burettes de 2 litres de contenance de hauteur de graduation 450 mm;
 Un Tamis d’ouverture 0,01 mm;
 Un agitateur à vitesse variable entre 0 et 10 000 t /mn.
1.1.3.5.2 Réalisation de l’essai
 deux éprouvettes à essais de 1 litre de contenance ;
 Prendre 60 ml de défloculant et ajouter 440 d’eau distillée pour obtenir une
solution 500ml.
 Diviser la solution obtenue (500) les deux éprouvettes à raison de chacune ;
 Prendre l’une des deux éprouvettes et la compléter avec de l’eau distillée
jusqu’à 1 litre. Cette éprouvette sera appelée dorénavant l’éprouvette B (l’une
éprouvette sera dite l’éprouvette A) ;
 Prendre 20 grammes de sol ;
 Verser ces 20 grammes de sol dans le récipient de l’agitateur mécanique et
verser dessus une certaine quantité de la solution de l’éprouvette A ;
 Procéder à l’agitation mécanique pendant environ 3 min ;
 Verser la suspension dans l’éprouvette A (veillez à bien rincer le récipient et
les ailettes de l’agitateur pour ne pas perdre le matériau) ;
 Compléter l’éprouvette A distillée jusqu’à un litre ;
 Compléter l’éprouvette A distillée jusqu’à 1 litre ;
 Introduire le densimètre dans la suspension et procéder aux lectures (On les
appellera). Les temps de lecture sont : 30’’ ; 1 min ; 2 min ; 5 min ; 10 min ; 30
min ; 60 min ;
 A la fin des lectures, le densimètre est retiré de l’éprouvette A l’éprouvette B.
Procéder à la lecture de la densité de la solution de l’éprouvette B (On
l’appellera) ;
 Retirer le densimètre, le nettoyer et le ranger définitivement ;
 A l’aide du thermomètre, procéder à la lecture de la température de la solution
de l’éprouvette B.
1.1.3.5.3 Résultats
Le pourcentage des particules qui sont en suspension est donné par :
V S ρs
[
P= 100×
m ρs −ρw ]
( R t−R B )

Avec :
VS 𝑉𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑢𝑠𝑝𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 (1 𝑙𝑖𝑡𝑟𝑒)
𝑚 𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑑′𝑒𝑠𝑠(20 𝑔𝑟𝑎𝑚𝑚𝑒𝑠)
ρs 𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒𝑠 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑖𝑐𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒𝑠
ρw 𝑀𝑎𝑠𝑠𝑒 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑖𝑞𝑢𝑒 𝑑𝑒 𝑙′𝑒𝑎𝑢
Rt Lecture de l’éprouvette A au temps t
RB 𝐿𝑒𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑙′é𝑝𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑡𝑡(é𝑝𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑡𝑡𝑒 𝑡é𝑚𝑜𝑖𝑛)
1.1.4 Limite d’Atterberg
1.1.4.1 Définition
Les limites d'Atterberg sont des constantes physique conventionnelles (teneur en eau
pondérale) qui marque les seuils entre :
 Le passage d'un sol de l'état liquide à l'état plastique (limite de liquidité w L)
 Le passage d'un sol de l'état plastique à l'état solide (limite de plasticité w P)
Ces deux limites sont utilisées afin de déterminer la classification des sols. Elles
s'appliquent sur la fraction de sol passant au travers du tamis de 0.4 mm.
1.1.4.2 Norme de l’essai
Ce présent document traité de la détermination de la limite de liquidité à la coupelle
et la limite de plasticité au rouleau selon la norme Française NF P 94 051.
Cependant il existe d'autre méthode de détermination de la limite de liquidité avec la
méthode du cône de pénétration qui se fait suivant la norme NF P 94 052-1.
1.1.4.3 Intérêt de l’essai
Les limites d'Atterberg servent à classifier les sols fins (0.08 mm)
La position de la teneur en eau in situ (W) par rapport aux les limites d'Atterberg
permet de prévoir la consistance du sol (Ic).
Les limites d'Atterberg permettent de prévoir le comportement des sols fins pendant
les phases de terrassement et/ou lorsqu'ils sont sollicités mécaniquement (contraint
admissible, module d'élasticité).
1.1.4.4 Appareillage
L'essai nécessite :
 Pour la détermination de la limite de liquidité
 Appareil de Casagrande
 Outil à rainurer
 Cale d'épaisseur 10 mm.
Outil à rainurer et appareil de Casagrande
Pour la détermination de la limite de plasticité
 Plaque de marbre
 Sèche-cheveux
 Capsules de pesée.
A cela s'ajoute une étuve, une balance, une spatule, une pissette et un chronomètre
indiquant la seconde.
1.1.4.5 Mode opératoire
1.1.4.5.1 Principe
Avec la coupelle de Casagrande, la détermination de la limite de liquidité consiste en
la recherche de la teneur en eau pour laquelle une rainure pratiquée dans le sol placé
dans une coupelle se renferme sur 1cm lorsque celle-ci et son contenu sont soumis à
25 coups répétés.
La détermination de la limite de plasticité consiste en la recherche de la teneur en eau
à laquelle un rouleau de sol de dimension fixée et confectionné manuellement se
fissure.
1.1.4.5.2 Déroulement de l’essai pour la détermination de la limite de liquidité
 Préparation de l'échantillon
Amener, par tâtonnement, l'échantillon à une teneur en eau légèrement supérieure à la
limite de liquidité.
Répartir la pâte à la spatule, de façon homogène, dans la coupelle.
 Essai
Faire une rainure dans l'axe de la coupelle en tenant l'outil sensiblement
perpendiculaire à cette coupelle,
Tourner la manivelle, 2 chocs par seconde. Compter le nombre de chocs N tout en
observant le fond de la rainure. Arrêter lorsque les lèvres de la rainure se rejoignent
sur une longueur de 1 cm environ.
Si le nombre de chocs est inférieur à 15, laisser sécher l'échantillon puis
recommencer l'essai, Et si le nombre est supérieur à 35, ajouter un peu d'eau ( bien
mélanger ), puis recommencer l'essai,
Si 15 < N < 35, déterminer la teneur en eau. Pour cela:
Prélever à l'aide de la spatule un peu de pâte de chaque côté des lèvres de la
rainure,
Placer ce prélèvement dans une coupelle de masse M t ,
Peser immédiatement, soit M th ,
Porter à l'étuve pour dessiccation complète (ou sur plaque chauffante),
Peser sec, soit M ts
1.1.4.5.3 Déroulement de l’essai pour la détermination de la limite de plasticité
La limite de plasticité w P est inférieure à w L; il faut donc laisser l'échantillon sécher un
peu plus.
Quand le moment est venu, faire une boulette de pâte et la transformer en un cylindre
en la roulant sur une surface plane propre, lisse, sèche et non absorbante ( à la main
ou à l'aide d'une plaque plane, un aller et retour par seconde ) .
Le rouleau terminé doit avoir 10 cm de longueur et ne doit pas être creux. la limite de
plasticité est atteinte lorsque, simultanément, le rouleau se fissure et que son diamètre
atteint 3 mm 0,5 mm.
Si aucune fissure n'apparaît, le rouleau est réintégré à la boulette. La pâte est malaxée
et légèrement séchée. Et si la limite de plasticité est atteinte, déterminer la teneur en
eau du rouleau.
Faire un minimum de 2 essais et, si les valeurs s'écartent de plus de 2% de la valeur
moyenne, refaire un essai.

1.1.4.6 Résultat et interprétation


1.1.4.6.1 Résultat
Pour un essai aux limites d'Atterberg répété 4 fois (voir fiche de présentation des
résultats en annexe), on obtient,
Pour la limite de liquidité : les teneurs en eau w L 1, w L 2, w L 3 et w L 4 pour des nombre de
coups N1, N2, N3 et N4 compris entre 15 et 35 coups.
M th −M ts
w Li =
M ts −M t

Pour la limite de plasticité : les teneurs en eau w P 1, w P 2, w P 3 et w P 4.


1.1.4.6.2 Calculs
 Limite de liquidité w L
On trace la droite w L = f(log N). Et l'on détermine w L pour N = 25 coups.
 Liquide de plasticité
w P 1+ w P 2 + w P 3+ w P 4
wP=
4

 Indice de plasticité Ip
Ip=w L −w P

 Indice de consistance Ic
w L −w
Ic=
Ip

1.1.4.6.3 Interprétation
Les valeurs déterminées servent à classifier le sol.
1.1.5 Teneur en matière organique
1.1.5.1 Définition
C’est un essai qui a pour objectif principal de déterminer le pourcentage de matières
organiques contenues dans un échantillon de sol.
La teneur en matière organique n’est pas une donnée utilisée pour adapter les
recommandations de fertilisation; néanmoins, elle joue un rôle important dans la
fertilité du sol.
C’est le quotient de la masse des matières organiques contenues dans un échantillon
de sol par la masse totale des particules solides minérales et organiques. Sa
détermination se fait par calcination.
Cependant, il n’existe pas d’essai simple et unique pour déterminer chacune des
variétés de matières organiques que l’on peut rencontrer dans les sols.
Dans la pratique, seul le dosage pondéral global est réalisé par l’une des deux
méthodes suivantes :
 Méthode classique : Les matières organiques sont oxydées par un mélange de
bichromate de potassium et d’acide sulfurique concentré
 Méthode thermique : Celle-ci fait appel à l’analyse thermique
1.1.5.2 Norme de l’essai
1.1.5.3 Intérêt de l’essai
Cet essai est un moyen idoine pour évaluer l’influence de la matière organique d’un
échantillon de sol sur ses autres composantes.
1.1.5.4 Appareillage
Pour réaliser cet essai, nous avons besoin de :
 un four à moufle ;
 une étuve ;
 un creuset de porcelaine de 30 ml.
1.1.5.5 Mode opératoire
Nous allons ici présenter la méthode de détermination de la teneur en matières
organiques par perte au feu ou perte par calcination.
Il faut signifier cependant que cette méthode n’est pas adaptée aux sols calcaires.
1.1.5.5.1 Principe
La perte au feu permet de mesurer directement la M.O dans le sol.
On place les échantillons recueillis sur le terrain dans une étuve à une température
avoisinant les 375 °C. La perte de poids après calcination, nous donne donc la
matière organique.
Il est mieux d’éviter les températures plus élevée, car les carbonates présents dans le
sol se fractionnent, augmentant la teneur en M.O.
1.1.5.5.2 Conservation des échantillons
Les échantillons de sols prélevés doivent être conservés dans des contenants en
plastique ou dans des boites de carton ciré exempt de contamination.
Aucun agent de conservation n’est requis et les échantillons peuvent être conservés à
la température ambiante. Cependant le délai de conservation entre le prélèvement et
la réalisation de l’analyse de M.O ne doit pas excéder 6 mois.
1.1.5.5.3 Préparation des échantillons et de la verrerie
 L’échantillon de sol doit être broyé et tamisé à 2mn.
 La verrerie doit être lavé correctement et sécher.
1.1.5.5.4 Réalisation de l’essai
 Sécher l’échantillon de sol pendant une nuit (16 heures) à 150 °C.
 Nettoyer les creusets en les chauffant au rouge, puis laisser refroidir au
dessiccateur pendant 10 minutes.
 Prendre le poids du creuset vide. Ajouter 10 g de sol séché et noter le poids
final.
 Calciner le sol au four à moufle à 375 °C pendant 16 heures.
 Laisser refroidir dans un dessiccateur et peser le creuset contenant les cendres.
1.1.5.6 Résultats et interprétation

Les résultats de l’échantillon sont calculés à partir de l’une ou l’autre des équations
suivantes :
poids sol sec ( g )− poids sol incinéré (g)
%M.O.= × 100
poids sol sec (g)
( P 1−P 0 )−( P 2−P 0)
%M.O.=
P1−P 0

Où M.O matière organique ;


P0 poids du creuset vide ;
P1 poids final ;
P2 poids du creuset contenant les cendres.
En fonction des résultats obtenus, il est possible de classifier suivant ce critère les
sols comme le montrent les différentes annexes suivantes :
Types de sol en fonction du pourcentage en MO

Types de sol en fonction du pourcentage de MO


1.1.6 Essais au bleu de méthylène
1.1.6.1 Définition
L’essai au bleu de méthylène, également appelé « essai au bleu », est un essai utilisé
en géotechnique pour déterminer la propreté d'un sable, d'un granulat et plus
généralement d’un sol, et les différents types d'argiles qu'il contient.
Les essais au bleu de méthylène mesurent la surface spécifique des particules
argileuses du sol. On distingue :
 L’essai dit « à la tâche » mesure la surface spécifique totale (interne + externe)
des particules ;
 L’essai au bleu optique, dit « turbidimétrique », mesure leur surface spécifique
externe.
1.1.6.2 Intérêt de l’essai
Lorsque l’on frotte des granulats non lavés dans la main (du sable ou des gravillons),
on peut constater des traces de poussière sur les doigts. Il s’agit de particules
argileuses de petites dimensions. Celles-ci sont susceptibles d’être nuisibles à la
qualité du mélange ou de la pâte que l‘on veut obtenir à partir du granulat, comme
du béton ou un mélange bitumineux. D’autres particules peuvent également avoir ce
même effet néfaste, comme des scories, du charbon, des particules de bois,
des feuilles mortes ou des fragments de racines.
Dans le domaine du béton, ces particules perturbent l’hydratation du ciment et
entraînent des défauts d’adhérence entre les granulats et la pâte.
Dans les mélanges bitumineux, comme les enrobés bitumineux ou les enduits
superficiels, un défaut de propreté peut conduire également à une perte d’adhérence
du granulat avec le liant et donc à un désenrobage.
La propreté des sables est évaluée par deux essais complémentaires. L’équivalent de
sable (codé SE sur le plan européen) et l’essai au bleu de méthylène (codé MB). Tant
que cet essai donne de bons résultats (SE > 60) c’est que le sable est propre. Si le
résultat est mauvais, cela peut être dû au piégeage accidentel de fines inertes
(calcite, quartz) dans le floculant ou à la présence d’un excès d’argiles. Pour le savoir
on effectue alors, et seulement si le résultat de l’équivalent de sable est mauvais, un
essai dit au bleu fondé sur l’adsorption de bleu de méthylène qui ne se fixe que sur
certaines argiles
1.1.6.3 Essai au bleu de méthylène (à la tache)
1.1.6.3.1 Définition
La valeur de bleu, notée VB et exprimée en grammes de bleu de méthylène par 100 g
de matériau, est la quantité de ce colorant qui est nécessaire pour recouvrir d’une
couche monomoléculaire les surfaces internes et externes de toutes les particules
argileuses présentes dans 100 g de sol.
Les molécules de bleu de méthylène ont pour propriété de se fixer sur les surfaces
externes et internes des feuillets d’argile, la quantité de bleu adsorbée
par 100gramme de sol s’appelle « Valeur Au Bleu » du sol et est
notée VBs, la VBs reflète globalement :
 La teneur en argile (associée à la surface externe des particules).
 L’activité de l’argile (associée à la surface interne).
1.1.6.3.2 Norme de l’essai
L’essai se réalise selon la norme NF P 94-068
1.1.6.3.3 Appareillage
L’appareillage à utiliser est le suivant :
 une burette,
 du papier-filtre,
 une tige de verre,
 un agitateur à ailettes, capable de vitesses de rotation contrôlées variables
pouvant atteindre 600 tr/min avec 3 ou 4 ailettes de 75 mm de diamètre,
 une balance,
 un chronomètre,
 un tamis, avec des ouvertures de 2 mm,
 un bécher d'une capacité d'environ 1 l à 2 l, une fiole d'une capacité de 1 l,
 une étuve ventilée,
 un thermomètre,
 une spatule,
 un dessiccateur4.
1.1.6.3.4 Principe
Une solution de bleu de méthylène est ajoutée progressivement par doses successives
à une suspension de l’échantillon de granulats dans l'eau. L'adsorption de la solution
colorée par l’échantillon est vérifiée après chaque ajout de solution en effectuant un
test à la tache sur du papier filtre pour déceler la présence de colorant libre.
Lorsque la présence de colorant libre est confirmée, la valeur de bleu de méthylène
est calculée et exprimée en grammes de colorant adsorbé par kg de la fraction
granulaire testée.
1.1.6.3.5 Réactifs
Les réactifs utilisés sont : une solution colorée de bleu de méthylène à 10 g/l, de l’eau
déminéralisée ou distillée et de la kaolinite, de valeur de bleu de méthylène connue.
1.1.6.3.6 Mode opératoire
Préparation de l’échantillon
 Pour un sable ou un gravillon
Un échantillon de granulat est préparé de telle sorte qu’il contienne au moins
200 g de la fraction 0/2mm. Il est séché à 110 °C, refroidi à la température ambiante,
puis passé au tamis de 2 mm et toutes les particules retenues au tamis de 2 sont
éliminées. L’échantillon résiduel est ensuite pesé (en grammes) (M1).
Pour préparer la suspension, il convient de verser 500 ml d'eau distillée ou d'eau
déminéralisée dans le bécher et ajouter l’échantillon séché en remuant bien avec la
spatule.
 Pour un sol
La fraction 0/5 de l’échantillon de sol à examiner est séparée par tamisage et si
nécessaire par lavage. La proportion en poids de la fraction 0/5 est alors calculée.
Une masse humide de sol est préparée, de poids compris entre 30 et 60 g pour un sol
argileux et entre 60 et 120 g pour un sol peu argileux
Exécution de l’essai
 Pour un sable ou un gravillon
Agiter la solution à la vitesse de 600 tr/min pendant 5 min, puis agiter
continuellement à 400 tr/min pendant la poursuite de l'essai.
Après chaque injection de colorant à l’aide de la burette (5ml toutes les minutes), le
test à la tache consiste à prélever à l'aide de la tige de verre une goutte de la
suspension et de la déposer sur le papier filtre disposé au fond du bécher. La tache qui
se forme est composée d'un dépôt central de matériau, en général d'une couleur bleu
foncé, entouré d'une zone humide incolore).
La quantité de suspension prélevée par la goutte doit permettre d'obtenir un dépôt
dont le diamètre est compris entre 8 mm et 12 mm. Le test est considéré comme
positif si, dans la zone humide, une auréole bleu clair persistante d'environ
1 mm apparaît autour du dépôt central. Le point final doit être confirmé en répétant le
test à la tache toutes les minutes pendant 5 min sans ajout de solution de colorant
 Pour un sol
500 ml d'eau déminéralisée ou distillée sont ajoutés à l’échantillon dans un récipient
de 3 litres. La solution est agitée à l'aide de l'agitateur à ailettes à une vitesse de 700
tr/min pendant au minimum 5 min, puis de manière permanente à 400 tr/min. 5 ml de
solution de bleu de méthylène sont ensuite ajoutés à l'aide de la burette et, au bout de
1 minute, le test de la tache est effectué sur papier filtre de la manière suivante8 :
 prélever à l'aide de la baguette de verre une goutte de suspension que l'on
dépose sur le papier filtre,
 observer la tache formée qui se compose d'un dépôt central de matériau, coloré
d’un bleu sombre, entouré d'une zone humide incolore
 la goutte prélevée doit être telle que le diamètre du dépôt soit compris entre 8
et 12 mm
Le test est dit positif si, dans la zone humide, apparaît autour du dépôt central auréole
bleu clair persistante. Il est dit négatif si l'auréole est incolore : il faut alors rajouter
Wul de solution de bleu de méthylène8 :
Lorsque le test est positif laisser s'opérer l'adsorption du bleu, qui n'est pas
instantanée en effectuant des tests de minute en minute sans ajout de solution Si
l'auréole bleu clair disparaît à la cinquième minute, procéder à de nouvelles injections
de solution de bleu de 2 ml. Chaque addition est suivie de tests effectués de minute en
minute. L'opération est renouvelée jusqu'à ce que le test demeure positif pendant cinq
minutes consécutives, le dosage est alors terminé8 :
Le volume de solution de bleu de méthylène adsorbé est alors noté.
1.1.6.3.7 Résultats
 Pour un sable ou un gravillon
La valeur de bleu de méthylène, MB, exprimée en grammes de colorant par
kilogramme de fraction 0/2mm est obtenue à l'aide de l'équation suivante :
V1
VB=10.
M1

où M1 est la masse de l’échantillon, en grammes, et V1 est le volume total de


solution de colorant injectée, en millilitres.
 Pour un sol
La quantité de bleu de méthylène VBS est la quantité exprimée en grammes de bleu de
méthylène adsorbée pour 100 g de fines.
Il s’agit d’une mesure indirecte de la surface spécifique des fillers qui permet de
détecter et de mesurer la pollution par les argiles dont la nocivité dépend de la
dimension. On obtient des valeurs de VB de l'ordre de 30 pour une montmorillonite,
de 5 pour une illite et de 2 pour une kaolinite9.
1.1.6.3.8 Interprétation
 Pour un sable ou un gravillon
Plus la valeur au bleu est élevée, moins le sable est propre. Les préconisations sont
variables selon l’usage des sables ou gravillons et selon les pays.
 Pour un sol
D’après le Guide des Terrassements Routiers (GTR 92), six catégories de sols sont
définies en France selon la valeur de VBS :

1.1.6.4 Essai au bleu optique (turbidimétrique)


1.1.6.4.1 Définition
1.1.6.4.2 Norme
1.1.6.4.3 Appareillage
Un autre appareil permet, de façon automatique de déterminer la valeur de bleu de
façon plus fiable et répétitive car indépendante de l’interprétation humaine. Il utilise
la méthode turbidimétrique et la mesure se fait par un colorimètre. Cet appareil
permet d’analyser les sables sur la fraction granulaire 0/4mm ainsi que sur les fillers
ou les sols.
1.1.6.4.4 Principe
1.1.6.4.5 Réactifs
1.1.6.4.6 Mode opératoire
Préparation de l’échantillon
Un échantillon de granulat est préparé de telle sorte qu’il contienne au moins
200 g de la fraction 0/2mm. Il est séché à 110 °C, refroidi à la température ambiante,
puis passé au tamis de 2 mm et toutes les particules retenues au tamis de 2 sont
éliminées. L’échantillon résiduel est ensuite pesé (en grammes) (M1)
Pour préparer la suspension, il convient de verser 500 ml d'eau distillée ou d'eau
déminéralisée dans le bécher et ajouter l’échantillon séché en remuant bien avec la
spatule
Exécution de l’essai
Après avoir préparé l’échantillon, le cycle se déroule en 3 étapes :
 nettoyage du circuit de circulation et étalonnage
 installation du bécher sous l’agitateur et pose du support tuyaux et introduction
de la masse de l’échantillon
 lancement du cycle d’essai.
L’essai est alors automatique et s’arrêtera lorsque l’argile sera saturée.
1.1.6.4.7 Résultat et interprétation
En fin de cycle l’appareil affiche le volume de bleu introduit dans la solution. Dans le
cas des sables, le calcul de la MB est identique et automatique, l’appareil affiche le
volume de bleu introduit et la MB.
1.1.7 Equivalent sable
1.1.7.1 But
Cet essai qui s’effectue sur la fraction de sol ou de granulat passant, au tamis à
mailles carrés de 5 mm, est réalisé pour déterminer le degré de pollution d’un sol ou
d’un sable.
1.1.7.2 Norme de l’essai
L’essai est exécuté selon la norme NF P 18-598
1.1.7.3 Intérêt de l’essai
L’essai d’équivalent de sable permet de déterminer dans un sol la proportion relative
de sol fin et de sol grenu. Cet essai est important, car la présence d’éléments fins peut
modifier le comportement de ces sols. En particulier la présence de particules
argileuses dans le sable d’un mortier ou béton, en abaissant l’adhérence « pâte de
ciment/granulats », est défavorable à la mise en oeuvre et aux performances finales
du béton ou mortier (micro-fissuration).
Domaine d’application
Cet essai s’applique dans des nombreux domaines, notamment
 Le choix et contrôle des sols utilisables en stabilisation mécanique
 Contrôle des sols utilisés en stabilisation chimique
 Choix et contrôle des granulats pour les enrobés hydrocarbonés
1.1.7.4 Appareillage
 1 tamis de 5 mm d’ouverture de mailles avec fond
 1 échantillon de 5 mm d’ouverture
 1 spatule et cuillère
 1 entonnoir à large ouverture pour faire passer l’échantillon dans l’éprouvette
cylindrique
 6 récipients de pesée en alliage léger pouvant recevoir environ 200 cm3
 1 balance précise au gramme, de portée au moins égale à 250g
 1 chronomètre gradué en °C
 1 réglet de 500 mm, gradué en mm
 1 goupillon à pal doux pour le nettoyage des éprouvettes
 des bacs pour tamisage
 des éprouvettes cylindriques
 1 tube laveur
 1 tube caoutchouc
 1 piston lare
 1 machine d’agitation
1.1.7.5 Mode opératoire
Cet essai dure 02 jours
o On verse dans une cylindrique jusqu’au trait repère inférieur, une solution
lavante.
o Introduire dans l’éprouvette une masse sèche de 120g ± 1g de matériau à
l’aide de l’entonnoir
o Frapper fortement à plusieurs reprises la base de l’éprouvette sur la paume
de la main par déloger les bulles d’air et favoriser le mouillage de
l’échantillon
o Laisser reposer 10mm
o Boucher l’éprouvette à l’aide du bouchon de caoutchouc
o Fixer l’éprouvette sur la machine d’agitation
o Faire subir à l’éprouvette 90 cycles ± 1 cycle en 30s ± 1s
o Remettre l’éprouvette en position verticale sur la table d’essais
o Oter le bouchon de caoutchouc et le rincer au-dessus de l’éprouvette avec la
solution lavante.

 En descendant le tube laveur dans l’éprouvette


o Rincer les parois de l’éprouvette avec la solution lavante
o Puis enfoncer le tube jusqu’au fond de l’éprouvette
o Puis laver le sable pour faire remonter les éléments argileux tout en
maintenant l’éprouvette en position verticale
 L’éprouvette étant soumise à un lent mouvement de rotation, remonter
lentement et régulièrement le tube laveur. Lorsque le niveau du liquide atteint
le trait repère supérieur
 Relever le tube laveur de façon à ce que le niveau du liquide se maintienne à
hauteur de trait repère.
 Arrêter l’écoulement dès la sortie du tube laveur.
o Laisser reposer sans perturbation pendant 20 mn ± 10s
Au bout de 20 mn
o Mesurer à l’aide du réglet la hauteur h1 au niveau supérieur du floculat par
rapport au fond de l’éprouvette
o Mesurer également, si possible, la hauteur h2 du niveau supérieur de la
partie sédimentée par rapport au fond de l’éprouvette.
 Les hauteurs h1 et h2 sont arrondies au millimètre le plus voisin
 Descendre doucement le piston taré dans l’éprouvette jusqu’à ce qu’il repose
sur le sédiment. Pendant cette opération, le manchon coulissant prend appuie
sur l’éprouvette
 Lorsque l’embase du piston repose sur le sédiment, bloquer le manchon
coulissant sur la tige du piston. Introduire le réglet dans l’encoche du manchon,
faire venir buter le zéro contre la face inférieure de la tête du piston.
 Lire la hauteur du sédiment h2 au niveau de la face supérieure du manchon.
Arrondir la hauteur h2 au millimètre le plus voisin. Noter la température du
contenu de l’éprouvette au degré le plus voisin
Refaire les mêmes opérations
1.1.7.6 Résultats et interprétation
L’équivalent de sable d’une prise d’essai d’un échantillon est par définition mesuré
au piston et donné par la formule :

L’équivalent de sable visuel est, dans les mêmes conditions, donné par la formule :

On a toujours Es < ESV


Les résultats sont donnés avec une décimale
La détermination portant sur deux prises d’essais par échantillon, l’équivalent de
sable ES ou ESV d’un échantillon est la moyenne des équivalents de sable déterminés
sur les deux prises d’essais. La valeur de la moyenne est arrondie à l’entier le plus
voisin.
Nature et qualité :
Es<60 sable argileux risque de retrait ou de gonflement
de propreté admissible pour des
60<Es<90 sable légèrement argileux
bétons de qualité
Es>80 sable très propre absence des fines
1.1.8 Indice de densité ou densité relative
our ce type de sol, les grandeurs repères choisies sont l’indice des vides maximum
emax et l’indice des vides minimum emin. Chacune de ces deux valeurs est déterminée
expérimentalement.
Pour emax (état le plus lâche du sol), on déverse le sable soigneusement avec la
hauteur de chute la plus faible possible et sans provoquer de vibrations dans un
récipient de volume connu. La masse de sol déversé permet de déterminer γ d, γs étant
connu, cela donne e.
Pour emin (état le plus compact du sol), on soumet une masse de sol connu à des
vibrations élevées dans un récipient où on détermine le volume occupé par le sable
qui permet d’obtenir e.
Connaissant la valeur de enat (ce qui n’est pas toujours facile à obtenir), on peut
calculer l’indice de densité ID, appelé également la compacité relative Cr au moyen de
la formule suivante :
e max −e
I D %= × 100
e max −e min

La détermination pratique de l’indice des vides naturels est délicate car le


prélèvement d’un échantillon intact de sable demande beaucoup de soins, en
particulier pour un sable situé sous la nappe. C’est pourquoi on utilise souvent une
mesure indirecte de Cr (ID) grâce au SPT Standard Pénétration Test (voir essais en
place).
Le tableau 3.6 ci-dessous donne les ordres de grandeur et la dénomination de l’état de
compacité d’un sol sableux à partir du SPT .

D’une manière identique à la précédente, on admettra en première analyse que 2 sols


grossiers ayant le même indice de densité ont des propriétés mécaniques voisines (fig.
3.5) ; cependant dans certains cas rares, des arrangements spécifiques des grains du
sol peuvent entraîner un écart significatif par rapport à cette affirmation.
Un sable de densité relative élevée (compact) aura une faible compressibilité et une
résistance au cisaillement élevée, au contraire un sable de faible densité relative
(lâche) montrera une compressibilité élevée et une résistance au cisaillement faible.
La valeur de l’indice de densité se traduira dans le comportement mécanique des sols
sableux décrit au chapitre 9. On peut retenir dès maintenant que la reconnaissance de
cet état de compacité joue un rôle fondamental dans les problèmes de microzonage
sismique en particulier  vis à vis de la potentialité à la liquéfaction de ces sols dans
lesquels joue également la répartition granulométrique.
1.1.9 La teneur en carbonate de calcium «CaCo3 »
1.2 ESSAIS DE RESISTANCE
Cinq types d’essais sont utilisés pour déterminer en laboratoire la résistance au
cisaillement des sols :
 les essais à l’appareil triaxial de révolution ;
 les essais de compression simple ;
 les essais de cisaillement direct à la boîte ;
 les essais de cisaillement direct alterné à la boîte ;
 les essais au scissomètre de laboratoire.
Le type d’essai que l’on sélectionne est fonction du résultat recherché et du type de
sol. Le tableau 9.1 résume les éléments de comparaison.
L’essai triaxial de révolution est celui qui fournit habituellement les meilleurs
résultats, car il permet le meilleur contrôle des paramètres, en particulier la mesure de
la pression interstitielle.
Les essais de cisaillement à la boîte permettent une bonne qualité de mesure dans le
cas des sols sans cohésion ; ils sont également indispensables si l’on veut se mettre
dans un domaine de grandes déformations.
L’essai au scissomètre permet de bonnes mesures dans le cas des sols cohérents à
faible cohésion (jusqu’à 30 ou 40 kPa) et permet également la mesure de la cohésion
remaniée : il est alors utilisé pour définir la sensibilité (voir paragraphe 3.3).
Les essais de compression simple sont très utilisés comme essais de base.
1.2.1 Essai à l’appareil triaxial de révolution
1.2.1.1 Définition et but
1.2.1.1.1 Définition
L’essai triaxial est une méthode de laboratoire courante pour mesurer les
caractéristiques mécaniques des matériaux granulaires, en particulier celles des sols
(par ex. le sable, l’argile), des roches et des poudres.
1.2.1.1.2 But
La détermination de la courbe intrinsèque du sol étudié afin de calculer la résistance
au cisaillement t sous une contrainte normale s et de déduire les caractéristiques
mécaniques  (angle de frottement interne) et C (cohésion).
Essai triaxial type UU – non consolidé, non drainé
 Cohésion apparente cuu
 Angle de frottement interne apparent ϕuu
Essai triaxial type CD – consolidé, drainé
 Cohésion effective c’
 Angle de frottement interne effectif ϕ’
Essai triaxial type CU+u – consolidé, non drainé avec mesure de la pression
interstitielle
 Cohésion effective c’
 Angle de frottement interne effectif ϕ’
 Cohésion non drainé Cu
 Taux d’augmentation de la cohésion non drainé avec la pression de
consolidation λcu
1.2.1.2 Norme
Elle est exécuté selon les normes NF P 94-070 et NF P 94-074.
NF P94-070 - Sols : reconnaissance et essais - Essais à l'appareil triaxial de
révolution - Généralités - Définitions
NF P94-074 - Sols : reconnaissance et essais - Essais à l'appareil triaxial de
révolution - Appareillage - Préparation des éprouvettes - Essai (UU) non consolidé
non drainé - Essai (Cu+U) consolidé non drainé avec mesure de pression interstitielle
- Essai (CD) consolidé drainé
1.2.1.3 Intérêt
À partir de l'enregistrement d'un essai triaxial, il est possible de déduire les
principales caractéristiques mécaniques de l’échantillon, y compris l'angle de
frottement interne, la cohésion apparente et l'angle de dilatance. Ces caractéristiques
mécaniques sont nécessaires pour les calculs de dimensionnement ou l'analyse de
désordres dans les ouvrages géotechniques : ainsi la détermination du coefficient de
sécurité au glissement d'un talus. Il faut parfois combiner les essais triaxiaux à
d'autres essais pour disposer de toutes les propriétés mécaniques utiles.
1.2.1.4 Appareillage
L’appareil triaxial de révolution, appelé couramment appareil triaxial, est constitué
d’une cellule triaxiale et d’un système de chargement comportant une presse et
différents dispositifs de mise en pression.
L’éprouvette de sol, de forme cylindrique (figure 7), est placée sur une embase
métallique munie d’une pierre poreuse, à l’intérieur d’une enceinte étanche. Sur sa
surface latérale, l’éprouvette est recouverte d’une gaine imperméable. Au-dessus de
l’éprouvette, on place une pièce métallique, munie ou non d’une pierre poreuse, sur
laquelle vient s’appuyer un piston.

On utilise des cellules triaxiales de différentes dimensions suivant la nature des sols
et les modalités expérimentales :
 les éprouvettes ont en général des diamètres de 3,75-5-7,5 ou 10 cm (les
grandes éprouvettes sont indispensables dans le cas des sols grossiers, tels que
gros sables ou sables et graviers) ;
 l’élancement des éprouvettes est normalement égal à 2 (hauteur double du
diamètre) ;
 dans certains cas, on utilise des dispositifs d’antifrettage (pour éviter les
frottements parasites sur les extrémités planes de l’éprouvette).
Recommandations
Ces essais se réalisent sur des échantillons intacts de préférence de diamètre Ø 90
mm au minimum. Mais pour des raisons techniques il est possible de confectionner
des éprouvettes de sol à teneurs en eau et masses volumiques déterminées à lʼavance.
La mesure de la masse volumique des particules solides est nécessaire quant au calcul
du degré de saturation des éprouvettes. Jusqu'à 2 semaines en moyenne de délai entre
la mise en consolidation et le cisaillement de lʼéprouvette est nécessaire à la
réalisation des essais triaxiaux de type CU+u et CD.
1.2.1.5 Principe
L'essai de compression triaxiale est effectué à l'aide d'une cellule triaxiale en acier
inoxydable. Le dispositif doit permettre la mesure de la quantité de fluide drainé afin
de contrôler la variation volumétrique, et peut également être équipé d'un capteur de
pression pour mesurer la pression interstitielle. L'éprouvette est recouverte d'une
membrane imperméable avant d'être montée dans la cellule triaxiale. Une fois
l'éprouvette montée, la cellule est remplie du liquide de confinement (de l'eau ou de
l'huile hydraulique). Ce dispositif est ensuite placé entre les deux plateaux de la
presse et branché à l'air afin de consolider l'échantillon à la pression de confinement
souhaitée. Lorsque la variation volumétrique de l'échantillon est stable, l'échantillon a
été consolidé et on applique une charge déviatorique au piston de la cellule triaxiale
pour cisailler l'éprouvette jusqu'à la rupture.
1.2.1.6 Mode opératoire
Les essais s’effectuent en imposant une vitesse de déformation verticale constante à
l’éprouvette, au moyen d’une presse. L’éprouvette est soumise à :
 une pression horizontale hydrostatique σ3 , imposée par l’intermédiaire d’un
fluide (en général de l’eau ou de l’huile) ;
 une force verticale V, par l’intermédiaire du piston, qui pénètre à l’intérieur de
l’enceinte et agit sur la face supérieure de l’éprouvette.
La pierre poreuse inférieure (comme la pierre poreuse supérieure éventuelle) est en
relation avec un circuit qui :
 soit assure le transfert de l’eau interstitielle expulsée de l’éprouvette (ou qui y
entre), avec, le cas échéant, mesure du volume correspondant ;
 soit mesure, à volume constant, la pression interstitielle existant dans
l’éprouvette (Cette mesure s’effectue le plus souvent au moyen d’un capteur de
pression à très faible variation de volume) ;
 soit, s’il est fermé, empêche tout échange d’eau entre l’éprouvette et
l’extérieur.
Les essais de cisaillement à l’appareil triaxial comportent deux étapes :
 une première étape de consolidation, au cours de laquelle on amène
l’éprouvette dans l’état à partir duquel on veut exécuter le cisaillement ;
 une seconde étape, de cisaillement proprement dit, au cours de laquelle on
augmente le déviateur des contraintes jusqu’à ce que la rupture de l’éprouvette
se produise.
Différentes modalités d’essais peuvent être définies, selon que les phases successives
de l’essai sont exécutées avec ou sans drainage.
On distingue les principaux types d’essais suivants :
 essais non consolidés-non drainés (UU) :
La première étape de l’essai est effectuée à drainage fermé, de même que le
cisaillement ;
L’essai non-consolidé et non-drainé consiste à appliquer le chargement rapidement, à
vitesse de déformation constante. On utilise cette variante pour estimer les «
caractéristiques de court terme » d'un sol (celles qui intéressent généralement la
stabilité des terrains en cours de travaux).
Si l'échantillon est fait d'un matériau présentant initialement une cohésion suffisante,
on peut procéder à un essai de compression simple, sans pression de confinement. Ce
type d'essai est moins onéreux et demande bien moins de préparation, mais comme la
pression de confinement in situ est évidemment non-nulle, les résultats de cet essai
sont par nature sécuritaires, et peut-être inutilement. C'est fondamentalement ce type
de test qu'on exécute sur les éprouvettes de béton.
 essais consolidés-non drainés (CU)
Au cours de l’étape de consolidation, le drainage est ouvert et l’on attend que les
contraintes effectives deviennent égales aux contraintes totales appliquées
(surpressions interstitielles nulles). Au cours de l’étape de cisaillement, le drainage
est fermé et l’on peut, si nécessaire, mesurer la pression interstitielle pendant le
chargement jusqu’à la rupture (on parle alors d’essais CU avec mesure de u ) ;
Dans un essai consolidé et non-drainé, l'échantillon est maintenu dans une cellule
étanche, de sorte que l'eau interstitielle ne peut s'en évacuer ; en d'autres termes, la
teneur en eau de l'échantillon est maintenue constante, le plus souvent à 100 %
(saturation).
 essais consolidés-drainés (CD) :
La première étape est identique à celle des essais CU. Le cisaillement est exécuté en
condition de drainage ouvert, en augmentant la charge suffisamment lentement pour
que la surpression interstitielle reste négligeable tout au long de l’essai.
Dans un essai consolidé drainé, l’échantillon subit une consolidation et est cisaillé
par compression suffisamment lentement pour que la surpression interstitielle due à
l'écrasement se dissipe. On place des blocs poreux en partie supérieure et inférieure
de la membrane5 de confinement pour permettre l'évacuation de l'eau. Le taux de
compression axiale est maintenu constant, c'est-à-dire que l'essai est asservi à vitesse
de déformation constante. L’idée est de permettre que la pression interstitielle soit le
plus souvent en équilibre avec les contraintes appliquées. L’essai est donc d'autant
plus long que l'échantillon est peu perméable, car les débits de transfert sont faibles et
l'équilibre des pressions est ralenti d'autant.
1.2.1.7 Résultat et interprétation
1.2.1.7.1 Résultats
On mesure, au cours de l’essai :
 la pression latérale hydrostatique imposée σ3 , que l’on maintient constante
dans les essais courants ;
 la force verticale V transmise par le piston ;
 le déplacement vertical du piston δh, qui peut atteindre 20 % de la hauteur
initiale de l’éprouvette dans certains essais ;
 la variation de volume de l’éprouvette (soit par mesure des dimensions de
l’éprouvette, soit par mesure du volume d’eau interstitielle sortant de
l’éprouvette) dans les essais drainés, ou la pression interstitielle u dans
l’éprouvette, dans les essais non drainés. Pour mesurer correctement la
pression interstitielle, il faut que l’éprouvette soit parfaitement saturée, ce qui
nécessite en général l’application d’une contre-pression (application
simultanée d’une pression interstitielle et d’une contrainte totale isotrope qui
restent constantes pendant tout l’essai).
1.2.1.7.2 Calculs
Détermination des contraintes et courbe déviateur-déformation axiale
L’interprétation de l’essai nécessite le calcul des contraintes verticales et horizontale
et la détermination de la pression interstitielle dans les essais non drainés. La
contrainte totale horizontale σ3 est égale à la pression exercée dans la cellule,
corrigée pour tenir compte de la pression ajoutée par l’extension de la membrane
lorsque l’éprouvette augmente de diamètre. La contrainte totale verticale σ1 est
déduite de l’effort mesuré sur le piston et du diamètre moyen de l’éprouvette, qui
dépend lui aussi de la déformation horizontale en cours d’essai.
Une fois ces contraintes calculées pour différents moments de l’essai, on trace la
courbe « déviateur (σ 1 – σ 3) – déformation axiale ε 1 », sur laquelle on définit la
valeur du déviateur correspondant à la rupture (pic) ou à l’état limite

Représentation de Mohr. Courbe intrinsèque


On peut admettre que le tenseur de contraintes appliqué en un point M de l’axe de
l’éprouvette (figure 8) est défini par un repère Oxyz et par les valeurs σ1 , σ2 = σ3 ,
σ3 des contraintes appliquées, qui sont les contraintes principales.
On en déduit le cercle de Mohr correspondant à l’état limite considéré (σ 1 , σ3). En
reproduisant l’essai pour d’autres valeurs de σ3 , on obtient plusieurs cercles de
Mohr.
On définit le critère d’écoulement (ou de plasticité du sol), habituellement appelé
courbe intrinsèque, comme l’enveloppe de ces cercles (figure 9). Les cercles de
Mohr correspondant aux états de contraintes précédant la rupture sont situés entre
l’axe des contraintes normales et la courbe intrinsèque. À la rupture, le cercle de
Mohr devient tangent à la courbe intrinsèque en un point C qui correspond,
conformément aux principes généraux rappelés au paragraphe 1.1.2, à l’orientation
du plan de rupture dans l’éprouvette et dont les coordonnées (σ, τ ) sont égales aux
contraintes normale et tangentielle qui s’exercent sur ce plan. Cette propriété de la
courbe intrinsèque de pouvoir être décrite soit comme enveloppe des cercles de
Mohr, soit comme ensemble des valeurs de σ et τ à la rupture, explique pourquoi l’on
peut utiliser les essais triaxiaux pour analyser le frottement sur des surfaces de
rupture.

Figure 9 – Courbe intrinsèque d’un sol (représentation de Mohr)


Chemins de contraintes. Critère d’écoulement
La représentation sur un diagramme (s, t ) ou (p, q ) de la succession des états de
contraintes totales ou effectives de l’éprouvette de sol pendant l’essai permet
également de déterminer les valeurs maximales des contraintes que le sol peut
supporter. Dans ce cas, la courbe intrinsèque est définie comme l’ensemble des
sommets des chemins de contraintes (figure 10). Comme les valeurs de t ou q sont
proportionnelles à la différence maximale des contraintes principales en cours
d’essai, le pic de la courbe « effort-déformation » correspond au maximum de t et q.
Pour les courbes « effortdéformation » qui n’ont pas de pic, on doit évidemment
choisir des critères équivalents pour définir le moment de la rupture.

Figure 10 – Courbe intrinsèque d’une argile. Chemins de contraintes :


représentation de Lambe
Le chemin de contraintes suivi en cours d’essai fournit des informations intéressantes
sur l’état de surconsolidation du sol (d’après la concavité du chemin de contraintes,
qui dépend du signe des surpressions interstitielles, positives dans les sols
normalement consolidés ou faiblement surconsolidés, négatives dans les sols
fortement surconsolidés). Toutefois, la représentation des chemins de contraintes ne
traduit pas complètement le comportement mécanique du sol et l’analyse de la courbe
déviateur-déformation axiale et de la courbe déviateur-déformation volumique reste
indispensable pour juger de deux aspects importants du comportement du sol : sa
dilatance et le remaniement éventuel de l’éprouvette avant l’essai.
1.2.2 Essais de compression simple
L’essai de compression simple est une forme très simplifiée d’essai triaxial dans
laquelle l’éprouvette n’est pas soumise à une pression latérale σ3 lors de la
compression. Cet essai est exécuté sur des éprouvettes cylindriques posées
simplement sur le plateau d’une presse capable de les déformer à vitesse constante.
L’essai n’est exécuté que sur des éprouvettes de sols fins cohérents.

Cet essai est un essai triaxial sans confinement. Il est exécuté sur des éprouvettes de
sols à cohésion. L’éprouvette cylindrique est posée sur un plateau de presse et on
impose une vitesse de déformation axiale constante, on mesure l’effort et la
déformation axiale et on construit une courbe effort-déformation. On peut évaluer sur
cette courbe la pente qui donne une valeur de module de déformation (module de
Young) (voir par exemple la série d’essais figure 5.16).

Si l’on suppose que le sol est purement cohérent, on obtient avec Rc résistance en
compression simple.
1.2.3 Essais de cisaillement direct à la boîte
1.2.3.1 Définition et but

1.2.3.2 Principe et norme

1.2.3.3 Appareillage
L’appareil utilisé pour l’essai, appelé boîte de cisaillement ou boîte de Casagrande,
est constitué (figure 11) de deux châssis métalliques indépendants, séparés par le plan
de cisaillement :
 un bâti supérieur fixe ;
 un bâti inférieur mobile, entraîné par la force de cisaillement.
L’éprouvette de sol, de forme carrée (6 cm de côté sur 3 cm d’épaisseur dans les
modèles couramment utilisés, mais on utilise des boîtes de cisaillement de dimension
métrique pour les matériaux grossiers) ou cylindrique, est placée à l’intérieur des
châssis métalliques et repose, à sa partie inférieure, sur une pierre poreuse dont la
perméabilité est grande vis-à-vis de celle du sol de l’éprouvette et par laquelle le sol
reste en contact permanent avec l’eau. On place sur la face supérieure de l’éprouvette
un piston métallique muni également d’une pierre poreuse. Dans le cas des essais sur
milieux granulaires secs, les pierres poreuses peuvent être supprimées.

1.2.3.4 Mode opératoire


On applique à l’éprouvette :
 une force normale constante N sur sa face supérieure au moyen d’un système
de poids et de leviers (ou au moyen d’un vérin) et par l’intermédiaire du
piston ;
 une force de cisaillement horizontale T.
L’essai est en général effectué en imposant le déplacement relatif des deux demi-
boîtes : un dispositif mécanique approprié entraîne à vitesse constante le châssis
inférieur et la force de cisaillement est mesurée sur le châssis supérieur au moyen
d’un anneau dynamométrique. Il existe également des dispositifs de chargement à
contrainte imposée, où l’on fixe la loi de croissance de l’effort de cisaillement T.
Types d’essais
Traditionnellement, on exécute à la boîte de cisaillement des essais rapides et des
essais lents. Suivant la perméabilité du sol testé, on réalise ainsi des essais non
drainés ou drainés. Néanmoins, l’impossibilité de contrôler les échanges d’eau entre
l’intérieur et l’extérieur de la boîte de cisaillement fait que l’exécution d’essais non
drainés ne peut être assurée dans des conditions de fiabilité satisfaisantes. Sauf cas
exceptionnel, ce genre d’essai est donc déconseillé.

1.2.3.5 Résultats et interprétation


1.2.3.5.1 Résultats
Au cours de l’essai, on mesure :
 l’effort normal N ;
 l’effort de cisaillement T ;
 le déplacement horizontal du châssis mobile, de l’ordre du centimètre dans les
essais courants ;
 le déplacement vertical du piston dans le châssis supérieur.
Les déplacements sont mesurés au moyen de comparateurs à cadran ou de capteurs de
déplacements.
1.2.3.5.2 Interprétation
L’objectif de l’exploitation des résultats est de construire la courbe intrinsèque
représentant le critère de plasticité du sol. Comme on connaît la surface de rupture,
on peut reporter directement sur le diagramme de Mohr (σ, τ ) les valeurs des
contraintes normale et tangentielle lors de la rupture (pic de la courbe « effort-
déformation » ou valeur limite conventionnelle).
Afin d’exécuter tout ce qui est indiqué ci-dessus, il faut :
 tracer la courbe « effort de cisaillement-déplacement relatif des demi-boîtes » ;
 calculer la contrainte normale σ, supposée uniforme :
σ = N/A
avec A aire de la section de l’éprouvette ;
 calculer la contrainte tangentielle τ, supposée uniforme :
τ = T /A
En règle générale, on ne corrige pas la valeur de l’aire A pour tenir compte du
déplacement relatif des demi-boîtes. Si l’on doit le faire, il faut tenir compte du
frottement du sol sur le métal des demi-boîtes.
En reproduisant l’essai sur plusieurs éprouvettes, pour différentes valeurs de la
contrainte normale σ, on peut construire point par point la courbe intrinsèque.
1.2.4 Essais de cisaillement direct alterné à la boîte
1.2.4.1 Définition et but
Définition
Les essais de cisaillement direct alterné à la boîte ont été dérivés des essais de
cisaillement direct à la boîte pour caractériser le frottement sur les surfaces de rupture
dans les pentes naturelles, dans le cas où les deux massifs de sol en contact ont subi
un déplacement relatif important.
But

1.2.4.2 Principe et norme


1.2.4.3 Appareillage
Le matériel nécessaire à l’essai comporte :
 une boîte de cisaillement de forme carrée, identique à celle de l’essai décrit au
paragraphe 3.3. Comme l’essai est long et n’est réalisé que sur des sols
argileux, la bonne saturation de l’éprouvette nécessite que la boîte soit
immergée dans une enceinte pleine d’eau ;
 une machine de cisaillement, assurant les fonctions suivantes :
o transmission de l’effort normal vertical N par un système de poids et
leviers ou au moyen d’un vérin,
o déplacement horizontal alterné de la demi-boîte inférieure à vitesse
constante,
o liaison de la demi-boîte supérieure avec le bâti de la machine par
l’intermédiaire d’un dispositif de mesure de l’effort de cisaillement T.
1.2.4.4 Mode opératoire
L’essai est effectué sur des éprouvettes saturées, dans des conditions drainées, c’est-
à-dire avec une vitesse de déplacement relatif des demi-boîtes très faible, adaptée à la
perméabilité du sol. Il comporte deux phases :
 une phase de consolidation sous l’effort normal N ;
 puis une phase de cisaillement alterné d’amplitude constante, prolongée
jusqu’à ce que l’effort de cisaillement T se stabilise.
1.2.4.5 Résultats interprétations
1.2.4.5.1 Résultats
Pour chaque sol testé, on exécute au moins trois essais, pour trois valeurs de l’effort
normal N.
1.2.4.5.2 Interprétation
L’exploitation des résultats est identique à celle de l’essai de cisaillement direct à la
boîte : on reporte sur un diagramme de Mohr (σ, τ ) les valeurs des contraintes
normale et tangentielle déduites des valeurs de N et T en fin d’essai :
σ = N/A
τ = T /A
avec A aire de la section de l’éprouvette, sans correction pour tenir compte du
déplacement.
1.2.5 Essais au scissomètre de laboratoire
Bien qu’identique dans son principe au scissomètre de chantier, qui sert de référence
pour la mesure de la résistance au cisaillement non drainé des sols fins cohérents pour
l’étude de certains types d’ouvrages, le scissomètre de laboratoire est moins utilisé
que les appareils précédents, en particulier parce qu’il applique au sol une
sollicitation plus difficile à définir. Néanmoins, cet essai donne une valeur indicative
de la résistance du sol au cisaillement non drainé.
1.2.5.1 Définition et but
1.2.5.1.1 Définition
1.2.5.1.2 But
1.2.5.2 Principe et norme
1.2.5.3 Appareillage
Le scissomètre est constitué d’une tige métallique munie à son extrémité d’une ou
plusieurs pales (figure 12a). L’ensemble est enfoncé par pression dans l’éprouvette de
sol, puis soumis à un couple de torsion autour de l’axe de la tige, à vitesse angulaire
de rotation constante.

1.2.5.4 Mode opératoire

1.2.5.5 Résultats et interprétation


1.2.5.5.1 Résultats
1.2.5.5.2 Interprétation
1.3 ESSAIS DE COMPACTAGE
1.3.1 Essai Proctor
L’essai Proctor, mis en place par l’ingénieur Ralph Proctor (1933), est un essai
géotechnique qui permet de déterminer la teneur en eau nécessaire pour obtenir la
densité sèche maximale d’un sol par compactage à une énergie fixée (poids de la
dame, nombre de coups et dimensions normés).
1.3.1.1 But et intérêt
1.3.1.1.1 But
L’essai Proctor a pour but de connaître la réaction d’un sol au compactage en
fonction de sa teneur en eau et de déterminer sa densité sèche optimum. Il sert de
référence pour les objectifs de compactages. Il existe deux types d’essais, le Proctor
Normal et le Proctor Modifié.
1.3.1.1.2 Intérêt
L’intérêt de cet essai est qu’il permet d’avoir une plage de la teneur en eau à utiliser
pour un compactage acceptable. On sait donc grâce à cet essai le moment propice au
compactage.
1.3.1.2 Principe et norme
1.3.1.2.1 Principe
L’essai consiste à compacter dans un moule normalisé, à l’aide d’une dame
normalisée, selon un processus bien défini, l’échantillon de sol à étudier et à mesurer
sa teneur en eau et son poids spécifique sec après compactage. L’essai est répété
plusieurs fois de suite sur des échantillons portés à différentes teneurs en eau. On
définit ainsi plusieurs points d’une courbe γ d /γ w =f ( w %); on trace cette courbe qui
représente un maximum dont l’abscisse est la teneur en eau optimale et l’ordonnée la
densité sèche optimale.
Pour ces essais on peut utiliser, selon la finesse des grains du sol, deux types de
moules :
 Le moule Proctor φ moule intérieur = 101,6 mm / H = 117 mm (sans rehausse)
Vmoule proctor = 948 cm3
 Le moule CBR φ moule intérieur = 152 mm / H = 152 mm (sans rehausse) dont
disque d’espacement de 25,4 mm d’épaisseur, soit une hauteur H utile =
126,6mm Vmoule CBR = 2 296 cm3
Avec chacun de ces moules, on peut effectuer deux types d’essai (choix par rapport à
l’énergie de compactage) :
 L’essai PROCTOR NORMAL,
 L’essai PROCTOR MODIFIE.
1.3.1.2.2 Norme
Cet essai se fait conformément la norme NF P 94-093.
1.3.1.3 Appareillage et mode opératoire
1.3.1.3.1 Appareillage
Pour l’exécution de l’essai, nous avons eu a notre disposition :
 Une moule CBR avec plaque de base, hausse de compactage,
 Une dame proctor,
 Des règles à raser,
 Des bacs,
 Pelle à mains,
 Une truelle pour le malaxage,
 Un pinceau,
 Des cristallisoirs tarés 500 cm3,
 Une étuve à 105°C,
 Une balance,
 Des éprouvettes 500 cm3,
 Des spatules.
1.3.1.3.2 Mode opératoire
Pour l’essai PROCTOR NORMAL, le remplissage est fait en 3 couches. Pour l’essai
PROCTOR MODIFIE, le remplissage est fait en 5 couches. L’ensemble de la surface
doit être compactée pour chaque couche comme suit :
 Assembler moule + embase + disque d’espacement (si moule C.B.R.) + disque
de papier au fond du moule (facilite le démoulage) ; puis :
o Peser l’ensemble : soit P1,
o Adapter la rehausse.
 Introduire la 1ère couche et la compacter. Placer le moule sur un socle en béton
d’au moins 100 kg, ou sur un plancher en béton de 25 cm d’épaisseur, pour que
l’ensemble de l’énergie appliquée le soit à l’échantillon,
 Recommencer l’opération pour chaque couche (3 pour énergie de compactage
Normal ; 5 pour Modifiée). La quantité de matériau à utiliser, pour chaque
couche, est approximativement :

 Après compactage de la dernière couche, enlever la rehausse. Le sol compacté


doit dépasser du moule de 1 cm environ. Sinon, recommencer l’essai,
 Araser soigneusement à partir du centre ; on veillera, au cours de l’arasement à
ne pas créer de trous sur la surface arasé,

 Peser l’ensemble juste arasé : soit P2,


 Oter l’embase (et disque d’espacement si nécessaire) et prélever 2 prises sur
l’échantillon, l’une en haut et l’autre en bas ;
 Peser l’échantillon partiel pour déterminer « Ph » sa masse humide. Mettre à
l’étuve pendant un jour puis peser l’échantillon partiel pour déterminer sa
masse sèche « Ps », afin de déterminer la teneur en eau ω% de l’échantillon ;
on prendra la moyenne des deux valeurs obtenues, 9. Réitérer cinq (5) fois le
même mode opératoire en ajoutant à chaque fois 2% d’eau au matériau.
Collecter les résultats pour tracer une courbe sur laquelle il est reporté la teneur
en eau en abscisses et la densité sèche correspondante en ordonnées, après
avoir à chaque fois bien nettoyer votre moule.
A noter que pour le moule :
 Moule PROCTOR : 2% ⇔ environ 50 g d’eau pour 2 500 g de sol
 Moule C.B.R. : 2% ⇔ environ 110 g d’eau pour 5 500 g de sol.
1.3.1.4 Résultats et interprétation
1.3.1.4.1 Résultats
 Expression des résultats
o Détermination de la masse humide nette de l’échantillon total :
Masse humide nette = Masse du moule plein - Masse du moule vide
o Calcul de la teneur en eau W de l’échantillon :
P h−Ps
W%¿ Ps
× 100

o Calcul du poids volumique sec γ d de l’échantillon


P2−P1
γ d=
(1+ w ) V moule

Il est nécessaire de représenter la courbe de saturation afin de guider le tracé de


courbe PROCTOR :
1 1
w sat =γ d ( − )× 100 avec γ s =27 kN /¿ m3
γd γs

1.3.1.4.2 Interprétation des résultats


La courbe PROCTOR obtenue généralement est une parabole dont la concavité est
dirigée vers le bas. Elle comprend une partie ascendante qui aboutit à un maximum et
une partie descendante.
 La partie ascendante représente le côté sec (versant sec) dans lequel l’eau qui
joue un rôle de lubrifiant favorise la mise en place et le serrage des grains. Il
existe cependant une teneur en eau qui permet d’obtenir un serrage optimal des
grains.
S’il y a compactage, on constate alors un resserrement des grains donc une
diminution du volume du sol.

 Le maximum ( ω opm, γ opm) correspond à la teneur en eau permettant


d’avoir le meilleur compactage. Cette condition étant difficile à réaliser, on
prendra plus pratiquement 95% de γ opm qui projeté sur la courbe nous donne
deux (2) valeurs de la teneur en eau. Ces valeurs représentent la plage de la
teneur en eau à utiliser pour un compactage acceptable.
 La partie descendante est le côté humide (versant humide). L’eau y est en
excès (structure orientée des argiles, barrages et remblais).Une partie de
l’énergie est reprise par l’eau d’où un mauvais rendement énergétique du
compactage entraînant un éloignement des grains et une augmentation du
volume (le sol se décompacte).
1.3.2 Essai CBR
1.3.2.1 Définition et but
1.3.2.1.1 Définition
L’indice CBR (I.CBR) exprime en % le rapport entre les pressions produisant dans le
même temps un enfoncement donné dans le sol étudié d’une part et dans un matériau
type d’autre part.
1.3.2.1.2 But
Déterminer un indice (l’indice CBR) permettant de calculer grâce à des abaques,
l’épaisseur des couches de fondation d’une route nécessaires à la constitution d’une
chaussée en fonction :
 du sol sous-jacent,
 du trafic et des charges par essieu prévus,
 des conditions hydriques futures que subira cette route.
1.3.2.2 Principe et norme
1.3.2.2.1 Principe
L’indice CBR est déterminé pour des sols à vocation routière de manière purement
empirique.
Après avoir compacté le matériau dans les conditions de l’essai Proctor modifié, on
lui applique les conditions hydriques prévues :
 Immersion pendant 4 jour dans l’eau,
 Immersion pendant 2 jour dans l’eau,
 Pas d’immersion : essai immédiat,
Le matériau à étudier étant placé dans un moule dans un état donné de densité et de
teneur en eau, on applique ensuite une charge voisine de ce que sera la charge de
service, puis on le poinçonne par un piston tout en mesurant les efforts et
déplacements résultant.
Une comparaison de ces résultats avec ceux obtenus sur un sol de référence
(californien) est ensuite effectuée
1.3.2.2.2 Norme

1.3.2.3 Appareillage et mode opératoire


1.3.2.3.1 Appareillage
 Moule CBR,
 Dame Proctor modifié,
 Disque d’espacement,
 Règle à araser,
 Bacs d’homogénéisation pour préparation du matériau,
 Tamis 5 et 20 mm (contrôle et écrêtage le cas échéant de l’échantillon),
 Truelle, spatule, pinceau, etc…
 Eprouvette graduée 150 ml environ,
 Petits récipients (mesures des teneurs en eau),
 Balance portée 10 kg, précision ± 1 g,
 Balance de précision 200 g, précision ± 0,1 g (teneur en eau),
 Etuve 105°C ± 5° C (teneur en eau),
 Poinçonneuse CBR (piston de section 19,3 cm3 ; vitesse d’enfoncement 1,27
mm/min ; force maxi 50 KN)
 Capteur de déplacement (précision ± 0,01 mm) et support associé,
 Disque de surcharge (au moins 2 disques ou encore 4 demi disques),
 Disque de papier filtre (en fond de moule CBR pour éviter le départ des fines
du sol)
1.3.2.3.2 Mode opératoire
Préparation des échantillons pour essais
Le compactage devant être fait dans les conditions de l’essai Proctor modifié, il faut
réaliser au préalable l’essai PM pour pouvoir connaître la teneur en eau optimale et la
densité apparente sèche maximale
Connaissant donc wopm (teneur en eau de l’optimum Proctor modifié) :
 Partant d’un matériau sec, on le pulvérise, en brisant les mottes, mais en
prenant soin de ne pas briser les graviers et pierres éventuels,
 On l’écrête en enlevant les grains supérieurs à 20 mm (tamisage) et en les
remplaçant par une même masse d’éléments compris entre les tamis de 5 et 20
mm si nécessaire,
 On ajoute la quantité d’eau nécessaire pour obtenir un matériau à une teneur en
eau égale à wopm.
Quantité de matériau à préparer : 10 Kg environ par essai.
Exécution de l'essai
 Compacter à la teneur en eau égale à wopm suivant le processus de l’essai PM
(moule CBR, dame lourde, 5 couches, 55 coups par couche),
 Araser.
 Retourner le moule pour fixer sur la plaque de base, l’extrémité qui était en
haut (mettre une feuille de papier filtre).
 Enlever la plaque de base et ôter le disque d’espacement.:
 Peser le moule + la plaque de base + le contenu (à 1gramme près)
Imbibition – Mesure du gonflement
Le but de cette opération est de placer le sol dans les plus mauvaises conditions
hygrométriques qu’il est susceptible de rencontrer dans la pratique.
Trois cas peuvent être envisagés :
 Pour un terrain particulièrement sec ne risquant ni de subir des remontée d’eau
(nappe phréatique profonde), ni de recevoir des eaux pluviales (revêtement
étanche ou climat très sec), on pourra se dispenser de cette imbibition et faire
l’essai à la teneur en eau wOPM (optimum Proctor à énergie de compactage
modifiée) qui est celle à laquelle l’échantillon a été préparé.
 Pour un terrain pouvant subir de fortes remontées d’eau, ou des inondations, ou
recevoir les pluies d’un climat très humide, on procède à une imbibition
complète (jusqu’à ce que la variation d’épaisseur de l’échantillon devienne
inférieure à 0,003 mm par 24 heures),
 Dans les autres cas, qui sont les plus fréquents, on imbibe l’échantillon pendant
4 jours (96 heures ± 1h).
L’opération d’imbibition de l’échantillon se réalise de la façon suivante :
Après avoir pesé l’ensemble moule + plaque de base+ échantillon compacté, on place
alors successivement un disque de papier filtre, un disque perforé de mesure du
gonflement (appelé Disque perforé de mesure du gonflement), et une charge
constituée par des disques annulaires de 2,265 Kg (au moins 2 ou encore 4 demi-
disques), représentant l’équivalent de la contrainte imposée par la chaussée sur la
plate-forme.
ATTENTION : s’il s’agit d’une piste en terre, vous ne mettrez pas de disque (pas de
chaussée bitumineuse => pas de surcharge ! ; à contrario, dans le cas où la
chaussée impose une contrainte supérieure à celle obtenue par 2 de surcharges sur
l’éprouvette, prévoir des surcharges annulaires supplémentaires en conséquence).
On met le tout dans un bac rempli d’eau, la plaque de base étant un peu écartée du
fond pour permettre le passage de l’eau. Un comparateur tenu par un trépied placé sur
le moule mesurera les variations de hauteur de l’échantillon.
On remplit d’eau et l’on note la lecture de la mesure donnée par le comparateur au
début de l’essai.
A la fin d’une opération d’imbibition, on note le gonflement.

Poinçonnement
On utilise une presse qui est munie d’un piston de poinçonnement de diamètre 4,96
cm (section 19,3 cm2), et qui est pourvue d’un contrôleur de cadence ainsi que d’un
comparateur permettant de suivre les enfoncements au 1/100ième de mm près.
On place l’échantillon sur le plateau, bien axé sur le piston de poinçonnement. Les
charges annulaires sont remises en place (leur trou central laisse le passage au piston
de poinçonnement).
On amène la tige au contact du sol et quand l’aiguille dynamométrique de la presse
commence à bouger, on arrête le mouvement et on met le comparateur à zéro.
Puis la presse est actionnée à une vitesse constante d’enfoncement égale à 1,27
mm/min, le mouvement étant régulé, soit de manière automatique, soit en suivant le
cadencemètre de la machine.
On effectue simultanément les mesures de l’enfoncement et de la force exercée et on
note (sans arrêter le poinçonnement) les forces qui correspondent aux enfoncement
suivants :

Mesure de la teneur en eau après poinçonnement


Cette détermination se fait à partir d’au moins 2 (4 conseillés) prélèvements que l’on
fait de part et d’autre de l’emprunte, dans la région qui a été soumise au
poinçonnement.
La mesure de la teneur en eau doit suivre immédiatement l’opération de
poinçonnement.
1.3.2.4 Résultats et analyse
1.3.2.4.1 Résultats
Le procès verbal d’essais doit comporter les indications suivantes :
 Contrôle du poids volumique sec gd de l’échantillon compacté ; on doit ici
retrouver le poids volumique de l’essai Proctor Modifié gd OPM. Si la
différence Igd - gd OPMI > 0,05 g/cm3 il y a eu faute ou erreur, et il faut
recommencer l’essai,
 Condition d’imbibition (le cas échéant),
 Gonflement pendant l’imbibition « g » : on l’exprime en « gonflement linéaire
relatif », par rapport à la hauteur initiale h de l’échantillon : g = Dh/h . 100
Il est nécessaire de tracer la courbe effort-poinçonnement avant la détermination de
F.CBR25 ; F.CBR50 .
En effet, un décalage de zéro peut se produire et il faut alors le corriger.
Exemple

Calcul de la correction – explication


Traçons la droite équivalente en pied de pente :
 Pour cela on prend pour point de départ le 3ième point de la courbe de
coordonnées : (1,25 ;0,623) ;
 Pour point d’arrivée le 5ième point de la courbe de coordonnées (2,50 ;1,800) ;
 Par régression linéaire on obtient la droite équivalente qui coupe l’axe des
abscisse en 0,663 ; il s’agit de la correction à appliquer.
De sorte que pour notre essai :
I.CBR = max (I.CBR25_= 13,73 ;_I.CBR50 = 9,74'_>_$%
1.3.3 Essai œdométrique
1.3.3.1 Définition et but
Définition
Lorsque des couches de sols sont soumises à des sollicitations de grande étendue
(dallages, remblais, …) on peut considérer que la compression est unidimensionnelle.
La déformation verticale qui en résulte est appelée tassement. Pour simuler en
laboratoire ces changements unidimensionnels, on comprime des échantillons intacts
de sol dans un appareil appelé oedomètre.
But
Cet essai permet d’établir, pour un échantillon donné, deux types de courbes :
 La courbe de compressibilité, qui indique le tassement de l’échantillon en
fonction de logarithme de la contrainte appliquée ;
 Les courbes de consolidation, qui donnent le tassement de l’échantillon en
fonction du temps sous application d’une contrainte constante.
1.3.3.2 Principe et norme
Principe
L’essai s’effectue sur une éprouvette de sol placée dans l’enceinte cylindrique rigide
(oedomètre).
Diamètre de la boite Hauteur de l’éprouvette
D >= 60 mm Max (10 mm ; 6dmax) <= Hi <= 0,4D

Un dispositif applique sur cette éprouvette un effort vertical, l’éprouvette étant


drainée en haut et en bas et maintenue saturée pendant l’essai.
La charge est appliquée par paliers maintenus constants successivement croissant et
décroissant selon le programme défini. Les variations de hauteur de l’éprouvette sont
mesurées pendant l’essai en fonction de la durée d’application de la charge.
Les paliers de chargement et de déchargement sont maintenus au moins 24 heures et
prolongés si nécessaire dans les conditions fixées par la norme.
L’essai consiste à mesurer la variation de hauteur en fonction du temps de
l'échantillon de sol soumis à une contrainte  . Normalement ces mesures
s’effectuent pendant 24 h pour un  donné. Au bout de 24 h on considère que la
consolidation primaire est terminée. On procède alors à un 2ème chargement sur le
même échantillon avec une contrainte  en générale deux fois supérieure à la
contrainte précédente, et ainsi de suite.
Norme
Cet essai est réalisé selon la norme NF P 94-090-1
1.3.3.3 Appareillage et mode opératoire
Appareillage
L’oedomètre comprend (voir annexe) :
 une base munie d’une pierre poreuse et d’un conduit d’évacuation d’eau
contenue dans l’échantillon
 un joint (de l’échantillon) d’étanchéité,
 un cylindre (Φ=70mm) qui se solidarise à la base par le biais d’un collier de
serrage,
 un piston muni d’une pierre poreuse à sa base inférieure qui coulisse librement
dans le cylindre ; le piston peut-être bloqué dans son mouvement par rapport
au cylindre par une goupille de blocage.Il est muni en sa base supérieure par un
couvercle devant recevoir les charges appliquées à l’échantillon.Il est enfin
équipé d’un appui sur deux méplats pour recevoir les plaques des
comparateurs.
 deux comparateurs maintenus par le collier fixé sur le cylindre.
 le moule est mis sur un bâti de consolidation dont les charges sont transmises à
l’oedomètre par le biais d’un levier.

1.3.3.4 Résultats et interprétation


1.3.3.4.1 Courbes de compressibilité
 Contrainte effective verticale ’vo : contrainte effective verticale du sol en place
au moment de son prélèvement
 Contrainte effective de préconsolidation ’p : contrainte effective maximale
sous laquelle le sol s’est déjà consolidé au cours de son histoire.
 Indice de compression Cc : pente de la tangente à la courbe vierge qui permet
de préciser la sensibilité du sol au tassement le long de cette courbe.
 Indice de gonflement Cs : traduit la déformabilité d’un échantillon non gonflant
en deçà de la contrainte de consolidation à laquelle il a été soumis ( Cg
coefficient de gonflement).
 Module oedométrique sécant Eoed : module de déformation calculé entre deux
points de la courbe de chargement N 1(1,e1) et N2(2,e2) qui n’a pas une valeur
constante. Ce module permet de calculer les tassements des sols.
La courbe de compressibilité sous la forme e= f(log’), où e est l'indice des vides
correspondant aux tassements finaux mesurés à la fin de chaque palier de chargement
sous une contrainte  (notons qu'en condition œdométrique l'évolution de l'indice des
vides e est équivalente à l'évolution de la hauteur h de l'échantillon de sol puisqu'il
existe une relation directe entre les deux:
∆h ∆e
=
h 0 1+e 0

La courbe de compressibilité peut également être tracée sous la forme ε=Δh/h0= f


(σ'). Par analogie avec le module de Young on définit le module oedométrique
Eoed = Δσ'/Δε
De qui peut également être utilisé pour calculer le tassement de la couche de sol :
1.3.3.4.2 Courbe de consolidation (=cste)
La courbe de consolidation permet e mettre en évidence à la fois la consolidation
primaire et la consolidation secondaire. L’intersection des tangentes aux deux
branches de la courbe relatives à ces deux types de consolidation définit
conventionnellement la fin de la consolidation primaire correspondant à s100 et t100.
Par une série de construction graphique on peut déduire la valeur du coefficient de
consolidation verticale cv (m²/s) qui permettra de calculer ensuite les vitesses de
tassement des couches de sol.
Pour une contrainte de chargement donnée, la mesure du tassement h en fonction du
temps t permet de tracer la courbe de consolidation sous la forme Δh= f(logt) ou h=
f(√t). A partir de ces courbes on peut calculer le coefficient de consolidation c v (m²/s)
grâce auquel on peut calculer le temps de tassement d'une couche de sol en place sous
une charge quelconque en utilisant la relation:
T v h2D
t=
cv

où: t est le temps de tassement (s),


hD la hauteur de drainage de la couche de sol (m),
Tv le facteur temps (un paramètre sans dimension).
1.3.3.4.3 Les calculs
 Détermination des indices des vides
L’indice des vides ei pour chaque palier de chargement est déterminé par référence à
l’état initial de l’échantillon qui est lui déduit de l’état final. Il est donné par la
formule suivante :
ei = ( H-ho-Mi )/ho
avec : H hauteur initiale ( H=24mm )
H= ho+Hwf+Mf
Mi déformation (tassement) cumulé par palier
 Calcul de Hwf
Hwf= W/γw*S =Wh-Ws/γw*S
avec: γw masse volumique de l’eau
W poids de l’eau
Wh poids humide
Ws poids sec
S section du moule (S = П*(D2/2))
 Calcul de ho
ho= Ws/γs*S
avec γs = 2,67 KN/m
 Calcul de la hauteur finale de l’échantillon
h= Hwf+ho
La valeur de l’indice des vides de chaque palier de chargement est consignée dans le
tableau ci-dessous :
Contrainte
Chargement Déformation Indice des
appliquée σi Log σ
(kg) Mi (mm) vides
(KN/m2)
10 26,042 1,416 0,155 0,630
20 52,08 1,717 0,310 0,619
40 104,17 2,018 0,570 0,601
80 203,33 2,318 0,965 0,574
20 52,08 1,717 0,905 0,579
10 26,04 1,416 0,845 0,583
00 00 _ 0,705 0,592

Les valeurs de ce tableau, nous permettrons de tracer la courbe oedométrique


e=f(Logσ’)
 Calcul du coefficient de consolidation
Le coefficient de consolidation est déterminé graphiquement en utilisant la courbe
h=f(Logt)
Cv = (0 ,197* H2)/ (4*t50)
Graphiquement : t50= 17,5s avec H = 24 mm soit H = 2,4cm
A.N : Cv = (0,197*(2,4)2)/(4*43)= 6,59721.10-3 cm2/s
 Calcul des coefficients Cc et Cs
Cc = -(∆e/∆ (Logσ))
Cs = -(∆e/∆ (Logσ))
1.3.3.4.4 Interprétation
Classification des sols vis-à-vis de la compressibilité
Soit σc’ la pression de consolidation, trois cas sont possibles, selon la valeur de σo’ la
contrainte effective véritable avant son extraction du sol.
 sol sur consolidé :  (sc>s0)   notés OC un sol est sur consolidé lorsque il a
subit au cours de son histoire une pression supérieure a l’actuelle pression due
au poids des terres .
 sol normalement consolidé : (sc=s0 )notés NC c’est un sol qui a tassé sous
son propre poids et qui n’a jamais subi d’autres pressions supérieure a celle de
l’actuelle (de chargement )
 sol sous consolidé :  (sc<s0) notés UC c’est un sol en cours de consolidation
sous son  poids propre il s’agit de remblais récents mal ou non compactés ou
bien d’une vase .
1.4 AUTRES ESSAIS
Foisonnement de sable

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