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4.

OBJECTIFS SECONDAIRES DE LA RECHERCHE Les objectifs secondaires de cette étude découlent de


ce qui précède. Nous avons notre objectif principal qui est d’analyser la morphologie de la langue
afin de faire une amélioration de l’orthographe avec une emphase sur la délimitation des mots
orthographiques kw ʔ. Notre objectif principal se décline en objectifs spécifiques suivants : - vérifier
les phonèmes et les tonèmes de la langue kw ʔ ; - décrire le comportement des éléments
morphologiques dans cette langue ; - établir quelques prérequis pour la standardisation du kw Ɂ ; -
sur la base des caractéristiques d’une bonne orthographe, proposer un alphabet et les principes
orthographiques améliorés de ladite langue ; L’atteinte de ces objectifs est le but recherché dans
notre étude. Pour les atteindre, il importe de répondre aux différentes questions de recherche
proposées ci-dessous. 4 5. QUESTIONS DE RECHERCHE En fonction des objectifs que nous nous
sommes fixés, nous nous proposons d’examiner les questions découlant de notre problématique. Il
s’agit de : - Quels sont les phonèmes et les tonèmes retenus pour la langue kw ʔ ? - Comment se
comportent morphologiquement le nom et le verbe en kw Ɂ ? - Sur quels éléments peut-on se fonder
pour la standardisation de la langue kw Ɂ ? - Quels sont l’alphabet et les normes orthographiques
améliorés qu’on peut proposer en tenant en compte les caractéristiques d’une bonne orthographe ?
Ces questions de recherche n’entrainent pas des hypothèses. Pour répondre à ces questions, il nous
importe d’adopter une méthodologie de travail qui nous mènera à des fins objectives. 6. ADRE TH
ORIQUE Il s’agit ici de présenter le cadre d’analyse théorique qui nous a guidé tout au long de notre
étude afin de mieux apprécier et supporter nos analyses. Nous avons donc fait recours à la théorie
structuraliste de Ferdinand De Saussure à travers l’école fonctionnaliste d’André Martinet (1980)
ainsi que l’école américaine de Leonard De Bloomfield (1933). Le fonctionnalisme nous permet de
déterminer la fonction de chaque élément, plus précisément en phonologie en ce qui concerne
l’établissement de la fonction distinctive des sons du langage. Nous l’avons utilisé pour mieux
apprécier les paires minimales des sons que notre prédecesseure n’avait pas identifié comme
phonème de la langue kw Ɂ. D’après ce courant de pensée, les phonèmes n’ont pas de sens lorsqu’ils
sont en isolation, mais permet de différencier formellement des unités qui ont des sens différents.
Prenons en exemple les phonèmes /ɣ et kx dans d ɣ « avoir, posséder , d kx « br ler » respectivement.
Nous constatons bien que ces deux phonèmes ont une fonction distinctive lorsqu’ils se retrouvent
dans les paires de mots kw Ɂ présentée. Le distributionnalisme quant à lui d’après JeanPhilippe Soh
(2014 :14) permet de « décrire les places des segments les uns par rapport aux autres, dans un
ensemble rigoureusement synchronique d’énoncés et de mesurer les diverses contraintes
systématiques ». Pour ajouter à ce que Soh (2014) affirme, nous précisons que dans le cadre de notre
analyse morphologique, il s’est agit au travers de ce courant de pensée, de segmenter nos différentes
phrases ou éléments de la chaine parlée en unités distinctives en 5 fonction des positions de chaque
élément dans l’énoncé c’est-à-dire leur environnement. C’est donc cet ensemble de principes
généraux de l’analyse linguistique structurale et synchronique qui va nous guider tout au long de
notre analyse. Nous avons également eu recours à l’approche sociolinguistique. Cette approche met
en relation les langues et la société car d’après Sadembouo (2001 :25), « la sociolinguistique aborde
les faits linguistiques non pas en les décrivant, mais plut t du point de vue du rapport qu’ils
entretiennent avec la société, les usagers des langues et, les acteurs de ces faits linguistiques ». Cette
approche nous a guidé lors de l’analyse des représentations et des attitudes linguistiques des
locuteurs kw ʔ recueillies auprès de ceux-ci, dans le développement des aspects
sociolinguistiques/pratiques de l’orthographe et de la diffusion des normes établies. Le cadre
d’analyse sur lequel nous nous sommes appuyé pour présenter nos analyses étant défini, nous allons
donc présenter les différentes méthodes qui nous ont permi à élucider notre question centrale ; il
s’agit du cadre méthodologique.

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