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Crom et sa sombre race

La religion en Cimmérie

Les Cimmériens vénèrent un panthéon sombre de dieux, tous dirigés par Crom car ils sont de sa
race. Crom est un dieu sinistre, aussi lugubre que les Cimmériens eux-mêmes, et tout aussi
dangereux. Les Cimmériens n’adressent pas de prières à Crom, ni ne le vénèrent d’aucune façon.
Crom et sa race de dieux haïssent les faibles qui leur font appel et rendent volontiers leur situation
encore plus mauvaise. Les Cimmériens valorisent donc l’individualité et la débrouillardise ; Leurs
dieux attendent d’eux qui se débrouillent avec la vie seuls. De fait, Crom n’est fier d’un Cimmérien
que si il ne lui fait jamais appel pour de l’aide. Les Cimmériens doivent prendre ce qu’ils veulent de la
vie, et ne doivent jamais demander la bénédiction d’un dieu, la richesse, la santé ou quoi que ce soit
d’autre.

Dans La tour de l’éléphant, Howard écrit : « Ses dieux sont simple et faciles à comprendre ; Crom est
leur chef, et il vit sur une grande montagne d’où il envoie la perdition et la mort. Il est inutile de faire
appel à Crom, car c’est un dieu lugubre et sauvage, et il hait les faibles. Mais il donne aux hommes le
courage à leur naissance, et la volonté et la force de tuer leurs ennemis ce qui, dans l’esprit des
Cimmériens, est tout ce que l’un peut attendre d’un dieu.

Crom est imaginé vivant sur le mont Ben Morgh, et donc les Cimmériens évitent cette haute
montagne pour éviter la « perdition et la mort ». Après la mort, les Cimmériens pensent que leurs
esprits iront dans un royaume gris, brumeux et gelé, où ils erreront à jamais dans les brumes sans
joies. Malgré tout, les Cimmériens ne craignent pas la mort et l’accueillent avec l’acier en main et un
cri de guerre sur les lèvres.

«  Ils n’ont pas d’espoir, ni dans cette vie ni dans la suivante, répondit Conan. Leurs dieux sont Crom et
sa sombre race, régnant sur un royaume dénué de soleil aux brumes éternelles, le monde des
morts.  » Robert E. Howard, Le Phoenix sur l’Épée.

Les coutumes funéraires Cimmériens sont rapides et mortelles. Les morts au combat sont laissés là
où ils sont tombés ou jetés quelque part. Peu importe, de toute façon, car leur ombre est déjà
ailleurs. Une veillée est ensuite organisée, où les présents lèvent un toast aux morts, vidant le reste
de leur boisson au sol en l’honneur des disparus. Si il y a un appel à la vengeance – Et les Cimmériens
ont la vendetta tenace comme aucun autre peuple sauf peut-être les Tlazitlans – Les contenants à
boissons utilisés lors du toast sont ensuite éclatés au sol et chacun des guerriers se vante de
comment il prendra personnellement vengeance en l’honneur du défunt. De telles vengeances sont
généralement comptées en nombre de têtes, collectées parmi les guerriers de la tribu ennemie qui a
tué le défunt à venger. Bien des Cimmériens pratiquent la collection des têtes de leurs ennemis
tombés d’une manière rituelle, similaire à celles de leurs futurs descendants Celtiques.

Pour capturer le ressenti de la Cimmérie dans votre personnage, évitez le piège de présumer que
Crom est ‘bon’. Les Cimmériens ne veulent pas attirer l’attention de Crom ou d’un autre dieu, car
même Conan a un jour dit qu’il ne voudrait pas même marcher sur leur ombre. Comme Conan le dit
si bien : « Quel intérêt de lui faire appel ? Il se moque de savoir si les hommes meurent ou vivent. Il
vaut mieux se taire plutôt que d’attirer son attention, car il enverra la perdition, pas la fortune ! Il est
lugubre et dénué de bonté… ». Les actions de Crom, ou de toute autre réelle entité super naturelle,
apportent en générale la destruction des hommes et non leur secours. Pour faire simple, les
Cimmériens ne prient en aucun cas Crom… Jamais.
Un dieu créateur indifférent est une caractéristique commune à la plupart des religions animistes.
Les croyances religieuses primitives des Cimmériens tombent dans cette catégorie. Les esprits
parcourent la terre et habitent les objets sur terre. Alors que les hommes n’ont aucune chance de
communiquer avec Crom, ils peuvent espérer influencer les esprits à travers des rituels mineurs. Le
rituel fait partie de la vie Cimmérienne, importants pour apaiser les esprits et permettre que la
nourriture poussent et sois trouvée et ainsi assurer la survie. Ils ont des rituels mortuaires, des rituels
divinatoires, des rituels agraires, des rituels de chasse, des rites de passage, des rituels de soins et
des rituels de guerre. Les rites de passage les plus communs sont les rites de naissance, de nommage,
de mariage, les rites d’initiation (en tant que guerrier ou chef, par exemple) et les rites de mort. Bien
de ces rituels, bien qu’enracinés dans un contexte animiste, ont une portée pratique. La plupart
d’entre eux incluent le fait de chanté ou réciter de sombres hymnes.

Les autres dieux des Cimmériens sont tout aussi gris et indifférents que Crom lui-même. Les
Cimmériens croient en leur existence mais ne les vénèrent pas. Ils sont comme tout le reste ; Ils sont
là, mais quel intérêt de les vénérer ? L’un peu tout autant prier un arbre ou une statue qu’à un dieu.
Les Cimmériens utilisent souvent le nom de leurs dieux en jurons, mais jamais en prière ou même en
demi-prière. Les Cimmériens ne vénèrent pas leurs dieux de peur d’attirer leur attention, toujours
malveillante, sur eux.

Les Cimmériens ne construisent pas de temples. Le monde des esprits occupe deux places, l’âme et
l’univers – l’invisible et le visible – ainsi, des endroits spécifiques les coupant du reste du monde les
couperaient également de l’âme. Un temple est un concept civilisé que les Cimmériens ne
comprennent pas vraiment.

Crom et le panthéon Cimmérien.

Crom est le dieu Cimmérien principal. Il ne donne rien aux hommes excepté la force et la volonté,
son don aux Cimmériens. Lui et son panthéon n’ont pas réellement d’adorateurs ou de prêtres.
Nominalement, chaque Cimmérien est un suivant de Crom mais ils ont depuis longtemps compris
qu’il n’est fier que de ceux qui ne font jamais appel à lui durant leur vie. Les Cimmériens prennent ce
qu’ils veulent de la vie en usant des dons de Crom, pas l’appeler à l’aide à chaque fois qu’ils sont dans
le besoin. Ce serait faible et Crom déteste les faibles, préférant les voir mort que de les aider.

« Crom ! Je connais cet endroit ! Les bardes aveugles ont chanté l’histoire de cette bataille avec les
Vanirs autour de chaque feu de camp de Cimmérie ! » - Larry Hama, ‘Le Corridor de Mullah-Kajar’,
Conan le Barbare, Vol. 1, No. 117, Décembre 1980

D’après Howard, les Cimmériens ont aussi des dieux mineurs. Dans une liste de noms préparée en
1932, Il donne le nom de plusieurs d’entre eux, incluant Badb, Morrigan, Macha, Nemain, Dianchecht
et Dagda. Plus tard, dans une histoire, Conan jure par le nom de Lir et Mannanan Mac Lir. Tout
comme Crom, ces dieux et déesses sont considérés comme étant froids et sombres et ne sont pas
vénérés. Pour les Cimmériens, le nom de ces dieux doit être utilisé pour les serments
particulièrement strictes ou pour jurer, mais jamais dans un contexte religieux.

« C’était quelque chose qu’il pouvait comprendre. Les barbares avaient leurs oracles » Robert E.
Howard, Le Colosse Noir

Badb

Badb est une déesse de la guerre qui apparait souvent sous forme d’un corbeau. Babd favorise les
Cimmériens en leur faisant don de la furie guerrière à la naissance tout comme Crom leur fait don de
la force et de la volonté de vaincre leurs ennemis.
Lir

Lir, le père de Mannanan Mac Lir, est le dieu de la mer dans sa forme élémentaire et primale, ce qui
est étrange dans une nation entourée par la terre et sans accès à l’océan. Peut-être que dans leur
histoire, une partie de la Cimmérie était dans les actuelles Terres Pïctes (ce qui expliquerait leur
haine envers leur race). Le fils de Lir gouverne la météo en même temps que la mer.

Macha

Macha est une déesse de la guerre, mais elle est aussi en charge de la fertilité, aidant à remplir la
Cimmérie de Cimmériens.

Mannanan Mac Lir

Le fils de Lir, Mannanan Mac Lir est aussi un dieu de la mer, mais dans une forme plus humanisée et
héroique. Il dirige la météo également.

Morrigan

La divinité guerrière Cimmérienne primaire est Morrigan. Si les Cimmériens avaient des philosophes
ou même des prêtres, ils pourraient spéculer que Badb, Macha et Nemain ne sont que des aspects de
Morrigan, mais les Cimmériens ordinaires s’en moquent.

Nemain

Une autre déesse de la guerre, Nemain, gouverne les sources sacrées. En bataille, on l’appelle la
‘venimeuse’

Oracles Cimmériens

Les Cimmériens ne sont pas du genre érudit. Ils n’ont ni prêtres, ni sorciers, ni chaman, ni sorcières.
Ceux qui se mêlent au pouvoir des dieux, même à travers la prière, sont des faibles à leurs yeux. Les
Cimmériens ne font pas de sacrifices à Crom ou à aucune autre déité et voient ceux qui le font
comme des fêlés ou des faibles. Les Cimmériens sont superstitieux, ne voulant pas vexer les dieux.
Les Cimmériens qui sont à la fois des barbares et des érudits sont appelés oracles, soulignant leur
nature superstitieuse. Ces oracles peuvent lire le vol des oiseaux et y voir un cataclysme à venir, ou
lire les entrailles des animaux. Comme les esprits habitent les objets du monde, les oracles
consultent la nature pour y déceler les messages.

Les bardes aveugles de Cimmérie

En plus des oracles, la Cimmérie possède également une tradition de conte orale racontée par les
hommes aveugles qui ne peuvent plus s’occuper d’eux, de leur famille ou de leur clan. Les
Cimmériens craignent les mots écrits, pensant que les lettres sont des runes possédant un pouvoir
magique. Les hommes aveugles deviennent donc des érudits usant de leur mémoire pour mémoriser
les histoires des Cimmériens et se rendre utile. Il est également possible que les Cimmériens rendent
intentionnellement aveugles leurs bardes pour les empêcher de devenirs lettrés. Bien des
Cimmériens considèrent l’écriture comme une forme de magie, il est donc très rare qu’ils soient
lettrés si ils ne voyagent pas.

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