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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de L’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU

FACULTE DE GENIE ELECTRIQUE ET D’INFORMATIQUE


DEPARTEMENT D’ELECTROTECHNIQUE

Mémoire de Fin d’Etudes


MASTER PROFESIONNEL
Domaine : Sciences et Technologies
Filière : Génie Electrique

Spécialité : ELECTROTECHNIQUE INDUSTRIELLE

Présenté par
Mahdi LARIBI

Thème

COMMANDE D’UN ASCENSEUR PAR PLC


Mémoire soutenu publiquement le 04Juillet 2017 devant le jury composé de :

M M.ZAOUIA
MCA, UMMTO, Président

M N.BENAMROUCHE
PROF, UMMTO, Rapporteur

M N.BENYAHIA
MCA, UMMTO, Examinateur

M A.FEKIK
DOCTORANT, UMMTO, Examinateur
Remerciement
Je remercie monsieur BENAMROUCHE Nacereddine
pour avoir accepté de m’encadrer dans la réalisation de
ce travail et pour son aide qu’il ma apporté ainsi que
monsieur Fekik Arezki pour son soutien et pour le
temps qu’il ma accordé
Je remercie les ingénieurs de la centrale de Cap-
djinet, monsieur YAHYAOUI Ahmed, AIT-TAFATI Idris et
CHAFAI Adel pour tous les efforts qu’ils ont fournis, leur
dévouement et leur sérieux
Je remercie aussi tous mes amis pour leur soutien
moral et toutes personnes ayant aidé de près ou de
loin pour réaliser ce travail
Dédicace

Je dédie ce modeste travail à mes chers parents


témoignage d’affection et de reconnaissance, à
toute la famille à tous mes amis et à toute la
promotion ETH industrielle.
Table des matières
Table des matières

Introduction générale 5

Chapitre 1 : Elaboration du cahier de charge de l’ascenseur étudié 7

I. Introduction 7

II. Description de la centrale de Ras Djinet 7

1. Situation géographique 7

2. Historique du projet 8

3. Constituant de la centrale 8

1) Station de pompage 8

2) Station de dessalement 9

3) Station de déminéralisation 9

4) Station d’hydrogène 9

5) Station de gaz 9

6) Poste de dépotage et transfert du fuel 10

7) Condenseur 10

8) Alternateur 10

9) Turbine 10

10) Chaudière 11

III. Elaboration du cahier de charge des ascenseurs 11

IV. Conclusion 12

Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API 13

I. Introduction 13

II. Généralités sur les systèmes automatisés 13

1. Définition d’un système automatisé 13

2. Objectif des systèmes automatisés 13

2.1 Une partie opérative (po) 14

2.2 Une partie commande (pc) 14

2.3 Une partie dialogue 14

a) Les capteurs 15

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Table des matières

b) Les actionneurs 15

c) Les pré-actionneurs 16

3. Structure d’un système automatisé 16

III. Généralités sur les API 17

1. Définition 17

2. Structure d’un API 18

3. Avantages 18

4. Inconvénients 19

5. Programmation d’un API 19

A. Le logiciel de programmation 19

1) Présentation du logiciel 19

2) Structure d’un programme utilisateur 20

a) Blocs de code et blocs de donnés 20

b) Blocs d’organisation 20

c) Fonction et blocs fonctionnel 21

d) Données 21

e) Blocs de données 21

B. Les langages de programmation 22

i. Les langages littéraux 22

1) Langage liste d’instruction 22

2) Langage liste structuré (ST) 23

3) Langage booléen 23

ii. Les langages graphiques 23

1) Le LADDER 23

2) Bloc fonctionnel 24

3) Le grafcet 24

A. Définition 24

B. Constituant d’un grafcet 25

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Table des matières

C. Les niveaux du grafcet 27

D. Règles du grafcet 27

1) Situation initial 27

2) Franchissement d’une transition 28

3) Evolution des étapes actives 28

4) Fonction simultanées 28

5) Activation et désactivation simultanées 28

6. Types d’API 28

7. Classification des API 29

1) Les automates de petite gamme 29

2) Les automates de moyenne gamme 29

3) Les automates de haute gamme 29

8. Les critères de choix d’un API 30

9. Architecture d’un API 31

10. Fonctionnement d’un API 32

IV. Conclusion 33

Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs 35

I. Introduction 35

II. Définition d’un ascenseur 35

III. Types d’ascenseurs 35

1. Ascenseur pour personnes 35

2. Monte-charge 36

3. Monte-charge industriel 36

IV. Les catégories d’ascenseurs 36

1) Ascenseur hydraulique 36

a) Principe 36

b) Description 37

c) Energie 38

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Table des matières

d) Avantages 38

e) Inconvénients 38

2) Ascenseur à traction à câble 39

a) Principe 39

b) Description 39

c) Energie 41

d) Avantages 41

e) Inconvénients 41

V. Critères de choix du type d’ascenseur 42

VI. Différentes parties d’un ascenseur à traction à câble 42

VII. Système de motorisation d’un ascenseur à traction à câble 47

A. Les moteurs treuils à vis sans fin à une ou deux vitesses 47

B. Les moteurs treuils planétaires 48

C. Les moteurs treuils à attaque direct ‘’ gearless’’ ou ‘’sans treuil’’ 48

VIII. Critères de choix du type de motorisation 49

IX. Les risques dans les ascenseurs 49

X. Quelques dispositifs de sécurités 50

XI. Conclusion 51

Chapitre 4 : Elaboration du programme de commande 53

Conclusion générale

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Introduction générale
Introduction générale

Les automates et les microcontrôleurs reposent sur la logique numérique comparés au relais
qui est mécanique. Le fait que ces relais fonctionnent mécaniquement entraine qu'ils
nécessitent plus d'entretien. En effet, la logique programmée permet de se passer des
câblages souvent fastidieux et peu flexibles. Grâce aux automates et aux microcontrôleurs,
les opérations de modifications sur des systèmes automatisés deviennent plus faciles et ne
requièrent que l'ajout de quelques lignes de code (modification du programme)
contrairement à la logique câblée qui nécessite la mise au point d’un nouveau circuit. Par
exemple, dans le cas où on aura besoin d’opération plus complexe comme la temporisation
et les compteurs, la logique câblée nécessitera l’utilisation d’équipement supplémentaire
comme les relais temporisés, contrairement aux automates, on peut utiliser un nombre
important de timers internes sans matériels supplémentaires. De plus, dans le domaine de la
régulation (ex : régulation de température), la logique câblée est très complexe car elle
requière l’ajout de circuit supplémentaire tels que les comparateurs, conditionneurs de
signaux, les amplificateurs…etc. Alors qu’avec un automate cela devient plus simple, en effet
le capteur analogique connecté directement à l’automate peut fournir le signal conditionné,
donc la logique programmée est plus flexible et plus avantageuse [3].

Si on prend l’exemple d’une quelconque installation à base d’automate et une autre à


base de relais, l’installation à base d’automate programmable sera plus rapide et plus facile à
mettre en œuvre.

Les systèmes automatisés sont physiquement beaucoup plus compacts que les relais, ce
qui permet les mêmes fonctionnalités dans un espace plus petit dans une armoire de
commande, ils sont aussi plus résistant aux contacts d’encrassement dans les
environnements poussiéreux. Ils peuvent facilement être reliés à des équipements tels que
les variateurs de vitesse, les pupitres de commande, les moteurs...etc. [3].

Pour ce mémoire nous nous proposons d’étudier l’ascenseur de la centrale électrique de


Ras-Djinet et de le programmer en utilisant Step 7 de SIMENS.

Pour ce faire on a organisé notre travail en le présentant en quatre (04) chapitres.

Après cette introduction, nous allons aborder une étude descriptive de la centrale
électrique de Ras-Djinet où sont installés nos deux ascenseurs.

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Introduction générale

Dans le deuxième chapitre nous aborderons quelques généralités sur les automates
programmables industrielles (API) et les systèmes automatisés, en décrira dans ce présent
chapitre leurs fonctionnement, leurs avantages et inconvénients, leurs rôles et objectifs et
d’autres points et caractéristiques tels que les langages de programmation.

Au chapitre trois (03), nous allons aborder les différents types d’ascenseurs, le
fonctionnement, les avantages et inconvénients de chaque type.

Dans le quatrième (04) et dernier chapitre, on présente notre contribution, qui se résume
en l’élaboration du programme PLC qui permet de gérer le bon fonctionnement de cet
ascenseur.

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Chapitre 1
Chapitre 1: Elaboration du cahier de charge de l’ascenseur étudié

I. Introduction
Les exigences de la technologie en énergie électrique sont de plus en plus importantes, et
cela pour satisfaire les besoins industriels.

Pour réaliser cette tâche il faut disposer d’un grand potentiel de production d’énergie
électrique, et ceci ce fait par le biais de centrales de production : hydrauliques, solaires,
éoliennes, nucléaires, thermiques…etc.

Cependant, la centrale thermique de Ras-Djinet contribue énormément à la réalisation et


la satisfaction de ces besoins énergétiques, en effet cette centrale occupe une grande place
dans le système de production d’énergie électrique nationale en débitant dans le réseau une
puissance de 672 MW.

Comme toute entreprise la centrale de Ras-Djinet est attachée au volet confort en


mettant à disposition du personnel des ascenseurs pour leur faciliter le déplacement ainsi
que le transport du matériel.

En effet, nous présenterons dans ce chapitre cette centrale d’une manière générale en
illustrant d’une manière succincte ses différents compartiments et sa constitution globale.

De plus, nous allons élaborer le cahier des charges des deux ascenseurs installés dans le bloc
électrique de la centrale de Ras Djinet. Pour des raisons d’analogie nous nous contentons
dans ce mémoire d’étudier un seul ascenseur.

II. Description de la centrale


1. Situation géographique

La centrale est située au bord de la mer à l’Est d’Alger dans la Wilaya de Boumerdès (30
KM à l’Est de la Wilaya), elle s’étend sur une superficie de 35 hectares comme présenté dans
la figure 1.

Ce choix d’emplacement c’est fait en tenant compte de la proximité de la mer, possibilité


d’extension et la proximité des gros consommateurs situés notamment dans la zone
industrielle Rouiba-Réghaia.

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Chapitre 1: Elaboration du cahier de charge de l’ascenseur étudié

Fig-1- Plan de masse de la centrale

2. Historique du projet
 La construction de la centrale a été entamée en 1981 dans le cadre du contrat n°
80/103 KDM conclu avec le consortium AUSTRO- ALLEMAND : SIEMENS-KWU-SGP
pour un montant de :
- 133, 7 Million de DM
- 3,34 milliard ATS
- 12,5 million de DA
 La durée de réalisation du projet a été de 5 ans (juin 1981 – fin septembre 1986).
 Les entreprises algériennes ayant participés à la réalisation sont :
ENCC, ETTERKIB, BATIMETAL, GENISIDER, INERGA, SNLB, PROSIDER,
ENATUB, SNIC, GTP, SONATRAM, SOGEP.
 Les dates de mise en service des groupes :
- Gr 1 : décembre 1985 (fonctionnant uniquement sur auxiliaires)
- Gr 2 : juin 1986
- Gr 3 : juillet 1986
- Gr 4 : février 1987
3. Constitution de la centrale
1) Station de pompage

De grandes quantités d’eau sont utilisées dans ce type de centrale et c’est la station de
pompage qui assure ce besoin.

L’eau pompée est devisée en deux parties, la première est utilisée dans le refroidissement
du condenseur et la deuxième est refoulée vers la station de dessalement [8].

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Chapitre 1: Elaboration du cahier de charge de l’ascenseur étudié

2) Station de dessalement
Compte tenu du déficit en eau douce dans la région, quatre unités de dessalement de
500 𝑚3 /𝑗𝑜𝑢𝑟 chacune assurent la production d’eau pour le cycle thermique, l’eau
dessalée est stockée dans 2 réservoirs de 2700 𝑚3 chacun avant d’être déminéralisée.
Cette partie est très importante car elle permet d’enlever tous les sels et ça se fait avec
l’échauffement de l’eau jusqu’à la vaporisation pour donner l’eau distillée qui ne
présente pas un problème pour les différentes conduite d’eau, contrairement à l’eau
salée, dans cette partie un chimiste fait injecter des produits soit pour le lavage des
circuits (𝐻𝐶𝑙), ou pour enlever la mousse gênante ou la chloration de l’eau pour
préserver les équipements contre la prolifération d’organismes marins, elle se fait par
injection de 𝑁𝑎𝑂𝐻 [8] .

L’eau dessalée ne doit pas dépasser une certaine valeur de conductivité environ (30
Siemens maximum).

3) Station de déminéralisation

Deux chaines de déminéralisation de 40 𝑚3 /ℎ chacune, parachèvent le traitement de l’eau


avant son utilisation dans le cycle, et ça se fait en enlevant les cations (respectivement les
ions) qui vont se capter par un pôle (+) (respectivement par un pôle (-)). Après le
débarrassage de ces parasites, l’eau dessalée va être stockée dans 2 réservoirs de 1500 𝑚3
chacun [8].

4) Station d’hydrogène

Cette station produit l’hydrogène nécessaire au refroidissement des 4 alternateurs de la


centrale.

5) Station de gaz

Etant le combustible principal utilisé dans les chaudières et sachant que pour avoir la pleine
charge des quatre (04) groupes on a besoin d’un débit de 160 000 m3/h, la centrale bénéficie
d’une arrivée en gaz naturel exclusive et directe de Hassi R’mel.

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Chapitre 1: Elaboration du cahier de charge de l’ascenseur étudié

6) Poste de dépotage et transfert du fuel

La centrale de Ras-Djinet dispose de deux (02) bâches de stockage d’une capacité de

10 000 m3 chacun.

7) Condenseur

Le condenseur est placé sous le corps BP de la turbine, c’est un échangeur de chaleur de


type fluides séparés et à faisceaux tubulaires. Il a pour rôle de condenser la vapeur grâce à la
circulation d’eau froide venant de la mer qui circule à travers des tubes qu’il renferme à
l’intérieur, et augmenter la chute d’enthalpie de la vapeur détendue en établissant une
dépression atmosphérique afin d’obtenir un rendement de la turbine aussi élevé que
possible.

8) Alternateur

L’énergie disponible sur l’arbre de la turbine est communiquée à l’alternateur qui réalise la
transformation de l’énergie calorifique en énergie électrique.

Il est refroidi par l’hydrogène circulant en circuit fermé pour sa faible densité et sa grande
conductibilité thermique.

C’est une machine triphasée qui a pour caractéristiques :

- La puissance maximale produite est de 176 MW


- La tension 15.5 KV
- La fréquence 50HZ
- L’intensité de courant 8195 A
9) Turbine

Elles sont à condensation et a soutirage, elles sont composées de trois (03) corps HP (haut
pression), MP (moyenne pression) et BP (basse pression) ; son rôle est la transformation de
l’énergie thermique contenue dans la vapeur provenant de la chaudière en énergie
mécanique (mouvement de rotation de l’arbre).

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Chapitre 1: Elaboration du cahier de charge de l’ascenseur étudié

10) Chaudière

La centrale possède quatre (04) générateurs de vapeur, leurs rôle est de transformer l’eau
en vapeur sèche à haute pression, chaque générateur comprend [8] :

– Des tubes porteurs


– 1 surchauffeur primaire (convection)
– 1 surchauffeur secondaire (rayonnement)
– 1 surchauffeur tertiaire (convection)
– 1 resurchauffeur
– 1 ballon et 1 économiseur
– 3 désurchauffeurs par eau
– 2 ventilateurs de recyclage assurant la régulation de température de la
resurchauffe
– 2 ventilateurs de soufflage assurant le débit d’air nécessaire à la combustion.

Les autres caractéristiques sont présentées comme suit :

 Capacité de vaporisation max : 530 t/h.


 Pression à la sortie des surchauffeurs 154 bars.
 Température de la vapeur surchauffée 540°C.
 Pression à la sortie des resurchauffeurs 34 à 37 bars.
 Température de la vapeur resurchauffée 540°C.
 Température max de l’eau d’alimentation 246°C.
III. Elaboration du cahier de charge des ascenseurs

La centrale de Ras-Djinet possède deux (02) ascenseurs pour personnes situés dans le bloc
électrique ayant pour caractéristiques :

 Charge nominale 1000Kg soit 13 personnes


 Vitesse 1.00 m/s
 Puissance nominale 9.1KW
 Treuil à réduction, moteur à courant alternatif
 Contrôle par résistance - moteur 2 vitesses

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Chapitre 1: Elaboration du cahier de charge de l’ascenseur étudié

 Tension 380 V triphasé


 Fréquence 50 Hz
 Nombre de démarrage /heure 120 démarrages
 Cabine largeur : 1.60 m
Profondeur : 1.40 m
Hauteur : 2.25 m
 Constructeur Freissler-Otis
 Trajectoire Cinq (05) niveaux d’arrêt
 Portes palières portes pivotantes à double paroi et à deux
battants

 En gaine Interrupteur de sécurité en fond de cuvette.


Câbles souples avec fixation.

Aimant avec dispositif d’arrêt, avec fixation.

Cames d’interrupteurs fins de course.

Eclairage en gaine
Amortisseurs en fond de cuvette pour cabine et contre poids.

 Sur le toit de la cabine Boite de raccordement comprenant inspection, prise


électrique, alimentation pour éclairage de secours.
Dispositif d’arrêt.

Interrupteurs fins de course [6].

IV. Conclusion

On a vu dans ce chapitre la description succincte des différents compartiments constituant


la centrale électrique de Ras-Djinet, ainsi que son apport en énergie électrique.

En effet, elle assure la disponibilité et la stabilité de l’énergie électrique qui sont parmi les
premières exigences de l’exploitant pour un meilleur fonctionnement des équipements et du
système électrique.

En plus, nous avons présenté le cahier de charge des deux ascenseurs étudiés dans ce
mémoire.

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Chapitre 2
Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

I. Introduction
L’automatique est devenue indispensable dans l’industrie, en effet, les systèmes
automatisés offrent aux entreprises une meilleur qualité de travail, une rapidité d’exécution
et leurs fait gagné en espace et même sur le plans économique car comparé à la logique
câblé les entreprises utilisent une main-d’œuvre réduite donc un moindre coût et un résultat
plus fiable et plus précis et ne nécessite pas une maintenance quotidienne.

Chaque système automatisé possède une partie commande et une partie opérative qui
permet de mieux gérer et réaliser les tâches répétitives.

Les PLC (Programmable Logic Controller) sont apparus aux USA vers 1969 grâce à la
société MODICON (MOdular Digital COntrol) crée par Richard Morley qui créa en 1968 le
premier API et depuis, ils sont considérablement développer, et de ce fait on y trouve sur le
marché plusieurs constructeurs à l’image de Toshiba, Schneider, Siemens etc. Ce dernier est
connu par le développement de Simatic qui est le plus rependus en Algérie [2].

II. Généralités sur les systèmes automatisés


1. Définition d’un système automatisé

Un système automatisé est un système réalisant des opérations où l’Homme n’intervient


que dans la programmation du système et dans son réglage.

2. Objectifs des systèmes automatisés

L’automatisation à de multiples objectifs dont on peut citer :

 La recherche d’un coût minimal en réduisant l’effectif


 Faciliter les conditions de travail
 Optimiser la sécurité du personnel en effectuant les opérations les plus risquées.
Ces opérations sont souvent irréalisables manuellement.

De plus, la concurrence économique impose une automatisation des industries pour une
production de qualité et en quantité suffisante au moment voulu afin d’avoir une meilleur
compétitivité.

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Tout système automatisé comporte trois parties importantes [2] :

2.1 Une partie opérative (PO)

Elle comporte essentiellement les capteurs et les actionneurs (moteurs électriques, vérins
hydrauliques etc.) qui effectuent l’essentiel du système automatisé.

 Elle exécute les ordres qu’elle reçoit de la partie commande grâce aux actionneurs.
 Elle possède des capteurs qui permettent de recueillir des informations.
 Elle reçoit des messages et envois des consignes vers la partie commande.

2.2 Une partie commande (PC)

Elle joue le rôle de cerveau de notre système, et pilote la partie opérative et reçoit des
informations venant des capteurs de la partie opérative, et les transmet vers cette même
partie en direction des pré-actionneurs et actionneurs (elle coordonne les différentes actions
de la partie opérative).

2.3 Outre le dialogue entre la partie opérative et la partie commande, cette dernière
échange des informations avec l’extérieur du système, d’où la nécessité d’une
troisième partie réalisant la communication homme-machine ; c’est la partie
dialogue.

Cette partie est réservée à l’opérateur, elle lui permet de transmettre des informations,
des commandes, des réglages aux moyens de dispositifs adaptés.

Elle permet aussi :

 La gestion de production
 Le suivi de production
 L’aide à la maintenance

Et la figure 2 nous synthétise la relation entre ces trois parties.

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Fig- 2- Synthèse d’un système automatisé de production

Elles se composent des interfaces suivantes :

a) Les capteurs

Un capteur est un organe de prélèvement et de codage d’information qui transforme une


grandeur physique en une grandeur exploitable, généralement électrique, qui peut être
interpréter par un dispositif de contrôle commande comme schématisé dans la figure 3[1].

On distingue trois (03) catégories de capteurs en fonction de la nature du signal délivré :

 Numérique
 Analogique
 Logique (TOR)

Ce dernier appelé aussi détecteur de position tous ou rien, on le rencontre dans plusieurs
machines comme les ascenseurs.

Fig- 3- Schémas de fonctionnement d’un capteur

b) Les actionneurs

Ce sont des éléments qui convertissent une énergie d’entrée (électrique, pneumatique,
hydraulique) en une énergie de sortie (mécanique), et automatiquement se sont les
éléments « moteur » de chacune des chaines d’action des systèmes automatisés, créant

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

ainsi un mouvement, une rotation ou une translation comme dans le schéma de figure
suivante :

Fig- 4- Schéma de fonctionnement d’un actionneur [1]

c) Les pré-actionneurs

Ce sont des interfaces de puissance entre la partie commande et la partie opérative.

Comme illustré dans la figure 5 leur fonction est de transmettre, sur ordre de la partie
commande, l’énergie utile aux actionneurs (ils génèrent l’énergie de commande de
l’actionneur).

Les pré-actionneurs les plus utilisés sont les contacteurs (pour les moteurs électriques) et
les distributeurs (pour les vérins).

Fig- 5- Schéma de fonctionnement d’un pré-actionneur [1]

3. Structure d’un système automatisé

La figure suivante nous montre la structure générale d’un système automatisé et ses
différentes parties et le sens de communication entre elles :

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Fig- 6- Structure d’un système automatisée [3]

III. Généralités sur les API


1. Définition

D’après la norme NFC 63-850, l’automate programmable industriel (API) est un appareil
électronique programmable (matériel, logiciel, processus, un ensemble de machines ou un
équipement industriel) par un personnel qualifié (automaticien) et adapté à l’environnement
industriel. Donc on peut dire que c’est un système embarqué destiné à piloter en ambiance
industrielle et en temps réel et par un traitement séquentiel (il contrôle les actionneurs
grâce à un programme informatique qui traite les données d’entrées recueillies par les
capteurs) des procédés automatiques [1]. [2].

Il est composé de trois parties : le processeur, la zone mémoire et les interfaces


entrées/sorties.

Il réalise des fonctions d’automatisme afin d’assurer la commande de pré-actionneurs et


actionneurs à partir d’informations logiques, analogiques ou numériques.

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

2. Structure d’un API

Fig- 7- Structure interne d’un API [2]

3. Avantages
 Améliorer les conditions de travail en éliminant les travaux répétitifs et les tâches
pénibles.
 Améliorer la productivité en augmentant la production.
 Amélioration de la qualité des produits et réduction des coûts de production.
 Les automates programmables sont facilement programmables et ont un langage de
programmation facile à comprendre alors la modification du programme est facile
par rapport à la logique câblée.
 Simplification du câblage.
 Facilité de maintenance (ils sont très fiables).
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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

 Augmenter la sécurité en effectuant les tâches dangereuses.


 La précision.
 La flexibilité (une machine peut s’adapter à plusieurs productions).
 Possibilité de communication avec l’extérieur (ordinateur, autre API).
 Plus économique.
4. Inconvénients
 Plantage.
 Il y a trop de travail requis dans les fils de connexion.
 Besoin de formation d’un personnel plus qualifié.
 Incidence sur l’emploi (licenciement – chaumage).
 Une importante consommation d’énergie.
5. Programmation d’un API

Chaque API à une programmation spécifique à lui (le même type d’automate peut être
utilisé pour différentes applications, la différence s’effectue avec le programme installé dans
celui-ci), les plus simples sont programmés d’une manière séquentielle (il faut attendre que
la condition soit remplie pour que le programme exécute la prochaine instruction), tandis
que d’autres se programme en code à l’aide d’un ordinateur ou d’un programmeur [3]. [1].

Donc la programmation d’un API peut se faire de trois (03) façons distinctes :

 Sur l’API lui-même à l’aide de touches.


 Avec une console de programmation reliée par un câble spécifique à l’API.
 Avec un PC et un logiciel approprié avec lequel la programmation est plus conviviale.

Pour réaliser ces programmes on utilise différents langages en fonction de l’automate.

A. Le logiciel de programmation
1) Présentation du logiciel

Le logiciel de programmation que nous allons utiliser afin de programmer notre ascenseur
sera STEP7 de SIMATIC. Ce logiciel de base nous assiste dans toutes les phases du processus
de création et de configuration des solutions d'automatisation, comme par exemple :
 la création et la gestion de projets,

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

 la configuration et le paramétrage du matériel et de la communication,


 la gestion des mnémoniques,
 la création de programmes, par exemple pour les systèmes cible S7,
 le chargement de programmes dans des systèmes cible,
 le test de l'installation d'automatisation,
 le diagnostic lors de perturbations de l'installation.

En effet, en plus du langage CONT, les langages de programmation LIST et LOG sont
également intégrés dans le logiciel de base, et nous pouvons donc passer d’un langage à
l’autre en sélectionnant la représentation adéquate pour la programmation d’un bloc.
De manière générale, les programmes écrits en CONT et en LOG peuvent être représentés
sans problème en LIST. Lors de la conversion de programmes CONT en programmes LOG, et
vice versa, tout élément de programme ne pouvant être représenté dans le langage cible
sera représenté en LIST [7].
De plus Le mode séquentiel est accessible :
 soit en utilisation une programmation en GRAFCET directement
 soit en créant une séquence d’exécution

2) Structure d’un programme utilisateur


Un programme utilisateur devant être exécuté dans une CPU S7 est essentiellement
constitué de blocs. Il contient, en outre, des informations supplémentaires, telles que les
données destinées à la configuration ou à la mise en réseau du système. En fonction de
l’application, nous devons donc créer les blocs suivants pour notre programme utilisateur
[7] :
a) Blocs de code et blocs de données
Un programme utilisateur est composé de blocs de code et de blocs de données.
On appelle blocs de code tous les blocs contenant une section d’instructions, c’est-à-dire les
blocs d’organisation, les blocs fonctionnels et les fonctions.
b) Blocs d’organisation
Les blocs d’organisation (OB) représentent l’interface entre le système d’exploitation et le
programme utilisateur. Ils sont destinés à :
 à la mise en route (OB100, OB101),

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

 au programme principal cyclique (OB1)


 au traitement des erreurs (OB80 à OB87, OB121, OB122), dans le cas où une
erreur ne doit pas entraîner l’arrêt de votre CPU.
c) Fonctions et blocs fonctionnels
Vous pouvez programmer chaque bloc d’organisation en tant que programme structuré en
créant des fonctions (FC) et des blocs fonctionnels (FB) et en appelant ceux-ci dans la section
d’instructions. Lors de l’appel de bloc, vous devez fournir des données correspondant aux
paramètres déclarés [7].
 Un bloc fonctionnel (FB) est un bloc de code avec rémanence. Dans ce cas, la
mémoire est un bloc de données d’instance affecté au bloc fonctionnel, dans le quel
sont sauvegardés les paramètres effectifs et les données statiques du bloc
fonctionnel.
 Une fonction (FC) est un bloc de code sans rémanence. Après le traitement des
fonctions, les paramètres de sortie contiennent les valeurs de fonction calculées.
C’est ensuite à vous d’organiser l’utilisation et la sauvegarde des paramètres effectifs selon
vos besoins.
d) Données
Le système d’exploitation met à notre disposition les données suivantes :
 Entrées et sorties de périphérie
 Mémoire image des entrées et des sorties Mémentos
 Temporisations
 Compteurs
e) Blocs de données
Les blocs de données mémorisent les données du programme utilisateur. On
distingue les blocs de données globaux et les blocs de données d’instance.
Et la figure suivante nous résume la structure d’un programme en Step7 (S7).

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Fig-8- Architecture des programmes en Step7

B. Les langages de programmation


i. Les langages littéraux
1) Langage Liste d’Instruction

Le langage liste d’instruction est un langage textuel de bas niveau, il est particulièrement
adapté aux applications de petite taille, il permet de transcrire sous forme de liste :

 Un schéma à contact
 Un logigramme, équation booléennes
 Un grafcet

Il permet aussi de résoudre quelques calculs numériques, et la réalisation de fonction


d’automatisme telles que la temporisation, le comptage…etc.

Bien que les différents programmes en liste d’instructions des différents constructeurs
d’API possèdent tous leurs spécificités, ils sont néanmoins structurés de la façon suivante :

Chaque instruction est composée d’un code instruction et d’un opérande.

U.M.M.TO/ 2017 Page 22


Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

2) Langage Liste Structuré (ST)

Ce langage structuré ressemble au langage C utilisé pour les ordinateurs, ce langage est un
langage textuel de haut niveau dédié aux applications d’automatisation. Il permet la
programmation de tous types d’algorithme plus ou moins complexe, et il permet comme son
nom l’indique de structurer la programmation.

Un module écrit en langage littérale structuré (ST) se compose d’une suite de phrases
exécutées séquentiellement par l’automate.

Chaque phrase commence par un point d’exclamation (généré automatiquement) elle


peut comporter un ou plusieurs commentaires.

3) Langage booléen

Le langage booléen employé sur certains automates de base pour des programmes simples
utilise des opérateurs logiques binaires : ET, OU, PAS ; qu’ils associent aux variables pour
constituer les équations de fonctionnement des sorties adressées.

En d’autres termes c’est l’écriture logique du fonctionnement

Néanmoins, le langage booléen ne permet pas d’effectuer les calculs numériques.

ii. Les langages graphiques


1) Le LADDER

Il a été créé et normalisé dans la norme CEI 61131-3.

Le Ladder est un mot anglais qui signifie l’échelle, le Ladder diagramme ou le langage à
contact est un langage graphique qui ressemble un peu aux schémas électrique, il sert à la
programmation des API.

C’est un mode de programmation utilisant des symboles électriques qui assemblés


forment le programme, il permet de transformer rapidement un ancien programme fait à
base de relais électromagnétique.

Cette façon de programmer permet une approche visuelle du problème, et elle a


l’avantage d’être facilement compréhensible.

U.M.M.TO/ 2017 Page 23


Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Un programme Ladder se lit de haut en bas et l'évaluation des valeurs se fait de gauche à
droite. Les valeurs correspondent en fait, si on le compare à un schéma électrique, à la
présence ou non d'un potentiel électrique à chaque nœud de connexion [1]. [2]. [3].

Il se compose de trois (03) éléments

 les entrées (ou contact), qui permettent de lire la valeur d'une variable booléenne.
 les sorties (ou bobines) qui permettent d'écrire la valeur d'une variable booléenne.
 les blocs fonctionnels qui permettent de réaliser des fonctions avancées.
2) Bloc Fonctionnel

C’est une suite de blocs reliés entre eux, réalisant tous type de fonctions des plus simples au
plus complexe.

Il permet de programmer graphiquement à l’aide de blocs, représentant des variables,


des opérateurs ou des fonctions, ces blocs sont programmés ou programmables.

Sauf que lorsque les équations se compliquent il peut devenir très lourd.

3) Le GRAFCET
A) Définition

Le Grafcet (GRAphe Fonctionnel de Commande des Etapes et Transitions) a été proposé par
ADEPA (agence pour le développement de la Productique Appliquée à l’industrie) en 1977 et
normalisé en 1982 par la NF C03-190.

Le Grafcet est un langage fonctionnel graphique destiné à décrire les différents


comportements d’un automatisme séquentiel. Il aide à la réalisation, la description et
l’étude de ses automates ; il apporte une aide appréciable lors de l’exploitation de la
machine pour les dépannages et les modifications, comme il simplifie la programmation des
API.

Le Grafcet représente l’évolution d’un cycle comprenant des étapes, des transitions et des
liaisons (fig-9).

U.M.M.TO/ 2017 Page 24


Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Fig- 9- Représentation graphique du principe de fonctionnement générale d’un Grafcet

B) Constituant d’un Grafcet


 Etape initiale : L’étape initiale caractérise l’état du système au début du
fonctionnement.
Elle est active au début du cycle.

 Etape : Une étape correspond à un comportement stable du système. Les étapes


sont numérotées dans l’ordre croissant. A chaque étape on peut associer une ou
plusieurs actions c’est-à-dire ordre vers la partie opérative ou vers d’autres Grafcets.
Elle est représentée par une variable booléenne Xi.

Avec i = numéros de l’étape

2 Si Xi = 0, étape inactive

2 Si Xi = 1, étape active

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

 Transition : Les transitions indiquent les possibilités d’évolutions du cycle, à chaque


transition est associée à une réceptivité qui exprime la condition nécessaire pour
passer d’une étape à une autre.

Règle: si l’étape i est inactive, Xi = 0, la transition Tri est


sans effet. Cependant, attention, valider sans raison une
transition peut avoir des conséquences graves,
perturbant le cycle dans certains cas.
Si l’étape i est active, Xi =1, la transition à est validée, alors :

Si a=0, alors attente

Si a=1, alors l’étape désactivée (dé validée) Xi= 0 et l’étape


suivante i+1 est activée, Xi+1 = 1

 Réceptivité : La réceptivité est la condition logique pour l’évolution du grafcet. Si la


réceptivité est vrai (=1) le cycle peut évoluer. Les réceptivités proviennent du pupitre
de commande, des fins de courses ou d’information provenant de la partie opérative.
 Liaison orienté : Le Grafcet se lit de haut en bas, autrement il est nécessaire
d’indiquer son évolution avec des liaisons orientées constituées de flèche indiquant
le sens.

U.M.M.TO/ 2017 Page 26


Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

 Action : L’action est associée à une étape, elle est active lorsque le cycle est arrivé sur
l’étape. Il est possible de définir les actions conditionnelles, temporisé . . .
(électrovanne, enclenchement d’un contacteur. . .).

 Etape active : le point indique que l’étape est active.

C) Les niveaux du Grafcet :


 La représentation fonctionnelle ou de niveau 1 donne une interprétation de la
solution retenue pour un problème posé, en précisant la coordination des tâches
opératives. Elle permet une compréhension globale du système.
En effet on utilise des noms explicites pour les entrées du système modélisé ainsi que
pour les sorties.

2 Descendre le palan

 La représentation technologique ou de niveau 2 donne une interprétation en


tenant compte des choix technologique relatifs à la partie de commande de
l’automatisme (on utilise Ei pour les entrées et Si pour les sorties) ; le type et la
désignation des appareillages (S1, KM, Ka…).

Type d'action

DP (Q124.3)
M1.4 2 N
Descendre le palan

D) Règle du grafcet :
1) Situation initiale :
Un grafcet commence par une étape initiale qui représente la situation initiale avant évolution
du cycle.

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

2) Franchissement d'une transition :


Une transition est soit validée ou non validée ; elle est valide lorsque toutes les étapes
immédiatement précédentes sont actives.
Lorsque la transition est valide et que la réceptivité associée est vraie elle est alors
obligatoirement franchie.

3) Évolution des étapes actives


Le franchissement d’une transition entraîne l’activation des étapes immédiatement
suivantes et la désactivation des étapes immédiatement précédentes.
4) Transitions simultanées
Plusieurs transitions simultanément franchissables sont simultanément franchies.
5) Activation et désactivation simultanées
Si au cours du fonctionnement, une même étape doit être désactivée et activée
simultanément, elle reste active.
La durée de franchissement d'une transition ne peut jamais être rigoureusement nulle,
même si elle peut être rendue aussi petite que l'on veut. Il en est de même pour la durée
d'activation d'une étape.
6. Type d’API

Les automates programmables peuvent être de type compact ou modulaire (figure 10).
Dans le type compact, on distingue les modules de programmation (LOGO de Siemens, ZELIO
de Schneider, MILLENIUM de Crouzet ...) des micro-automates. Il intègre le processeur,
l'alimentation, les entrées et les sorties. Selon les modèles et les fabricants, il pourra réaliser
certaines fonctions supplémentaires (comptage rapide, E/S analogiques) et recevoir des
extensions en nombre limité. Ces automates, de fonctionnement simple, sont généralement
destinés à la commande de petits automatismes.

Dans le type modulaire, le processeur, l'alimentation et les interfaces d'entrées / sorties


résident dans des unités séparées (modules) et sont fixées sur un ou plusieurs racks
contenant le "fond de panier" (bus plus connecteurs). Ces automates Sont intégrés dans les
automatismes complexes où la puissance, la capacité de traitement et la flexibilité sont
nécessaires [3].

U.M.M.TO/ 2017 Page 28


Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Fig- 10- Types d’API

Les automates compacts permettent de commander des sorties en T.O.R et gèrent parfois
des fonctions de comptage et de traitement analogique. Les automates modulaires
permettent de réaliser de nombreuses autres fonctions grâce à des modules intelligents que
l'on dispose sur un ou plusieurs racks. Ces modules ont l'avantage de ne pas surcharger le
travail de la CPU car ils disposent bien souvent de leur propre processeur.
7. Classification des API
A partir du type d’API et du nombre d’entrées et sorties dont il dispose on distingue trois
(03) classes d’API :
1) Les automates de petite gamme
Ces automates sont destinées pour des petites applications. Le nombre d’entrées sorties ne
dépasse pas 48. Ils se présentent dans les boitiers compacts ou tous les modules (CPU,
Alimentation, Module d’E/S, interface de communication) sont intégrés dans une mémoire
boitier. Il ne dispose d’aucune possibilité d’extension.

2) Les automates de moyenne gamme


Dans cette gamme le nombre d’E/S peut atteindre 400, ces automates ont une structure
modulaire extensible.

3) Les automates de haute gamme


Ce sont des automates super puissants dont les performances permettant de gérer jusqu'à
2024 E/S et plus. Il dispose d’une structure modulaire.

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

8. Les critères de choix d’un API


Pourquoi choisir un tel ou tel automate programmable ?
Ainsi, le choix de l’automate va se faire suivant des critères qui peuvent être différent
suivant les personnes, les projets et les pays. Dans ce qui suit quelques critères à prendre en
considération :
 le critère de familiarité
On est plus familier à une certaine marque d’automate, on a donc tendance à choisir un
automate car on le maitrise déjà.
 Le temps de cycle
Certains automates ont des temps de cycle plus rapides face à d’autres, ce qui peut être
important pour des systèmes nécessitant une certaine réactivité.
 L’intuitivité de l’environnement de développement
Certains automates ont des logiciels de programmation plus aboutis que d’autres. Cela
permet un gain de temps énorme lors des développements.
 La standardisation
Si on développe des standards de programme sur un type d’automate particulier, on a
intérêt à ce focalisé sur un type d’automate spécifique.
 La renommée
Certaines marques d’automates sont plus connues que d’autres ce qui témoigne de leur
qualité de service.
 Le prix
Pour un petit projet d’automatisation, il est préférable de choisir des micros ou mini
automates, ce qui nous évitera des dépenses exagérées.

 Les bus industriels et interfaces de communication disponible en natif sur l’API


Si on veut travailler sur un réseau de terrain spécifique, on a intérêt à choisir un automate
qui supporte ce mode de communication en natif ce qui va empêcher d’acheter des modules
supplémentaires.
 Cahier des charges
Le choix définitif dépendra de ce cahier des charges et des spécificités techniques du projet.

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

9. Architecture d’un API


La structure interne d’un API est représentée comme suit :

Fig- 11- Architecture interne d’un API

L’automate programmable reçoit les informations relatives à l’état du système et puis


commande les pré-actionneurs suivant le programme inscrit dans sa mémoire.
Un API se compose donc de trois grandes parties :
 Le processeur
 La mémoire
 Les interfaces Entrées/Sorties

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Fig- 12- : Exemple d'une architecture réelle d'un API S7-300

10.Fonctionnement d’un API


Le cycle de fonctionnement de l’automate est composé de trois phases : acquisition des
entrées (lecture), traitement des données et émission des ordres (écriture).
Ces trois opérations sont effectuées continuellement par l'automate (fonctionnement
cyclique) comme le montre la figure suivante [3].

Fig- 13- Principe de fonctionnement d’un API

U.M.M.TO/ 2017 Page 32


Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

 La phase une
Durant cette phase qui dure quelques microsecondes :
 les entrées sont photographiées et leurs états logiques sont stockés dans une zone
spécifique de la mémoire de donnée.
 Le programme n’est pas scruté.

 Les sorties ne sont pas mises à jour.


 La phase deux
Durant cette phase qui dure quelques millisecondes :
 Les instructions de programme sont exécutées une à une. Si l’état d’une entrée doit
être lu par le programme, c’est la valeur stockée dans la mémoire de données qui est
utilisée.
 Le programme Détermine l’état des sorties et stocke ces valeurs dans une zone de la
mémoire de données réservée aux sorties.
 Les entrées ne sont pas scrutées.
 Les sorties ne sont pas mises à jour.
Notez que pendant cette phase, seules la mémoire de données et la mémoire programme
sont mises à contribution. Si une entrée change d’état sur le module d’entrées, l’API ne voit
pas ce changement.

 La phase trois
Durant cette phase qui dure quelques microsecondes :
 Les états des sorties mémorisés précédemment dans la mémoire de données sont
reportés sur le module de sorties.
 Les entrées ne sont pas scrutées.
 Le programme n’est pas exécuté.

IV. Conclusion
On a vu dans ce chapitre quelques généralités sur les systèmes automatisées, leurs objectifs,
leurs structures et architectures de base, ainsi que quelques définitions ; ce qui nous a
permis de constater leurs importance dans le domaine industriel et leurs rôles majeurs dans
la compétitivité des produits fabriqués.

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Chapitre 2 : Généralités sur les systèmes automatisés et les API

Ensuite, on a défini les API et on a mis en évidence leurs avantages et inconvénients, les
différents types d’API et leurs classifications ainsi que les multiples critères de choix d’un
API.
Comme on a présenté d’une manière brève les différents langages de programmation de
ces automates et le logiciel de programmation.

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Chapitre 3
Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

I. Introduction

Depuis la nuit des temps l’homme cherche à rendre ses déplacements plus faciles. De
plus, il cherche les moyens de faciliter le déplacement vertical des charges.

De ce fait et à partir des années 50, l’ascenseur a vécu une révolution, en effet il est passé
d’un produit artisanal et architectural de luxe à un équipement exclusivement industriel.

Le déplacement vertical des personnes est devenu possible et plus sûr avec l’avènement
de l’ascenseur. En effet, mars 1857, Otis installe le premier ascenseur à usage public
desservant une bâtisse de 5 étages avec une vitesse de 0.2m/s.

Depuis, la technologie de construction des ascenseurs n’a cessé de se développer. En


effet, les ascenseurs d’aujourd’hui sont suffisamment développés pour permettre des
performances plus fiables. De plus, un control plus facile et plus sophistiqué ce qui les rend à
la portée de tout le monde.

II. Définition d’un ascenseur

Un ascenseur est un appareil élévateur destiné au transport des personnes ou des


marchandises, desservant des niveaux définis, comportant une cabine dont les dimensions et
la constitution permettent manifestement l’accès des personnes, se déplaçant, au moins
partiellement, le long de guides verticaux ou dont l'inclinaison sur la verticale est inférieure à
15° [5].

III. Types d’ascenseurs

Selon leurs utilisations et leurs domaines d’applications, on distingue trois (03) types
d’ascenseurs :

1. Ascenseur pour personne

Ce type d’ascenseur est destiné à l’usage unique des personnes, il se distingue des autres
types par l’esthétique de la cabine, un meilleur confort et une sécurité plus élevée.

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

2. Monte-charge

Appelé aussi ascenseur accompagné, ils sont destinés aux personnes et aux marchandises, ils
sont identique aux autres types d’ascenseurs du point de vu construction et caractéristiques
techniques.

3. Monte-charge industriel

Il comporte une cabine ou un plateau accessible aux personnes pour le chargement ou


déchargement, qui se déplace le long d'un ou de plusieurs guides verticaux, dont la
commande ne peut se faire que de l'extérieur, et qui est interdit au transport des personnes
[6]. [5].
IV. Les catégories d’ascenseurs
On distingue deux (02) grandes familles d’ascenseurs :
 Ascenseurs hydrauliques
 ascenseurs à traction à câble
1) Ascenseurs hydrauliques
a) principe
La cabine se déplace à l'aide d'un piston contenant de l'huile. Celle-ci est amenée dans le
piston par une centrale hydraulique (pompe). Le remplissage du piston à l'aide d'une
motopompe fait monter l'ascenseur. Lorsque la commande de descente est programmée, le
by-pass (vanne) de la pompe permet de laisser sortir l'huile du cylindre vers le réservoir.
Et la figure suivante nous décrit ce principe de fonctionnement [6].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

Fig- 14- Principe de fonctionnement d’un ascenseur hydraulique [6]

b) Description

Les ascenseurs hydrauliques sont utilisés en général pour satisfaire des déplacements
relativement courts de l'ordre de 15 à 18 m maximums [6].

Plusieurs modèles existent sur le marché. On citera les ascenseurs hydrauliques :


 à cylindre de surface
 à cylindre enterré
 télescopiques à cylindre de surface
Ce type d'ascenseur n'est pas très présent sur le marché.
Ils se composent principalement de :
 d'une cabine
 de guides
 d'un ensemble pistons-cylindres hydrauliques placé sous la cabine de l'ascenseur
 d'un réservoir d'huile
 d'un moteur électrique accouplé à une pompe hydraulique
 d'un contrôleur
Les différents modèles permettent de tenir compte de critères :
 de place
 de hauteur d'immeuble à desservir vu que la hauteur est limitée

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

 de stabilité du sol et de sous-sol


 du risque de pollution par rapport au sol et plus spécifiquement aux nappes
phréatiques
 de l'esthétique
c) Energie

Energétiquement parlant, les ascenseurs hydrauliques posent un problème dans le sens où il


n'y a pas de contrepoids qui équilibre la cabine comme dans les systèmes à traction à câble
[1].

d) Avantages
 Précision au niveau du déplacement (mise à niveau) ;
 Charge importante ;
 réglage facile de la vitesse de déplacement ;
 ne nécessite pas de local de machinerie ;

 implantation facile dans un immeuble existant (facilité de construction) ;


 Son entretien est relativement simple ;
 Les déplacements de la cabine s’effectuent en douceur (il est silencieux) [1].
e) Inconvénients
 course verticale limitée à une hauteur entre 15 à 18m ;
 la sécurité incendie compliquée à cause de la quantité importante d'huile ;
 risque de pollution des sous-sols ;
 consommation énergétique importante ;
 nécessite de renforcer la dalle de sol ;
 l'absence de contrepoids provoque un surdimensionnement, des
consommations et des appels de puissance importants (à charge et à vitesse
égales, il faut de l'ordre de 3 fois plus de puissance) ;
 une vitesse réduite [1].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

2) Ascenseur à traction à câble


a) Principe

Dans le déplacement par treuil la cabine d'ascenseur est pendue dans la gaine au
bout de câbles de traction. Ceux-ci passent sur une poulie de traction actionnée par
le treuil et sont reliés à l'autre bout à un contrepoids destiné à équilibrer le poids de
la cabine. Des poulies de renvoi sont installées, si nécessaire pour diriger les câbles
[6].

Pour ce type d’ascenseur, on utilise deux modes de traction :

 direct
 mouflet (pour les grandes charges)
b) Description
Les ascenseurs à traction à câbles sont les types d'ascenseurs les plus fréquemment utilisés,
notamment dans les bâtiments tertiaires. Ils se différencient entre eux selon le type de
motorisation comme le montre la figure 15 [1].

 à moteur-treuil à vis sans fin,


 à moteur-treuil planétaire,

 à moteur à attaque directe (couramment appelé "Gearless" ou sans treuil)

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

Fig- 15- Ascenseur à traction à câble [5]

Quel que soit le type, les ascenseurs à traction à câbles comprennent généralement :
 une cabine
 un contrepoids
 des câbles reliant la cabine au contrepoids
 des guides
 un système de traction au-dessus de la cage de l'ascenseur

Remarque :

Le réducteur à treuil planétaire offre des rendements de l'ordre de 97 à 98 % permettant de


diminuer la puissance du moteur et, par conséquent, les consommations d'énergie.
Tandis que le système « sans réducteur » ("gearless"), à attaque directe, le rendement est de
100 % puisqu'il n'y a pas d'équipement intermédiaire entre le moteur d'entraînement et le
treuil.

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

c) Energie
Les ascenseurs à traction à câble sont plus intéressants que les ascenseurs hydrauliques
dans le sens ou le contrepoids réduit fortement, quel que soit le type de motorisation, les
consommations, et les courant de démarrages sont réduits par rapport aux ascenseurs
hydrauliques ( à charge et à vitesse égales, la puissance est réduite d’un facteur 3) [1].

d) Avantages
 absence de limite de hauteur du bâtiment ;
 suivant le type de motorisation précision au niveau de la vitesse et du
déplacement ;
 rapidité de déplacement ;
 grande plage de variation de vitesse ;
 efficacité énergétique importante ;
 pas de souci de pollution ;
 le dimensionnement de l'installation électrique est moins important ce qui
réduit son cout ;
 la maitrise des chutes de tension sur le réseau ;
 la limitation des consommations et des appels de puissance [1].

e) Inconvénients
 en version standard (treuil à réducteur), cet ascenseur nécessite un local de
machinerie en toiture ;
 exigence très importante sur l'entretien ;
 Nécessite de tenir compte du poids de la cabine, des câbles, du contre poids,
de la structure de la salle des machines, et des équipements de la salle des
machines. Le poids total repose sur la structure du bâtiment (colonne ou
mur de gaine porteur renforcé) et se reporte au niveau des fondations ;
 Peut imposer un volume construit inesthétique visible sur le toit ;
 problème d'accessibilité ;
 compacité de la gaine réduite par la présence de la cabine et du contrepoids,
et par conséquent, réduction de la surface utile dans les étages du
bâtiment [1].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

V. Critères de choix du type d’ascenseur :

Pour choisir le type d’ascenseur les constructeurs se réfèrent à plusieurs critères parmi
lesquels on peut citer :

 constructifs : hauteur de bâtiment, espace disponible au niveau des étages,


possibilité de placer une salle des machines au sommet de la gaine, stabilité du
terrain.
 organisationnels : comme le type de fonction du bâtiment, son occupation et son
type de fonctionnement en garantissant une performance de confort et de
trafic(rapport vitesse/charge)
 énergétiques : basés essentiellement sur la consommation et les appels de
puissance de la motorisation qui doivent être les plus bas possible.
 Sécurité : En effet, la préoccupation première reste avant tout de transporter un
maximum de personnes en toute sécurité et avec un maximum de confort.
VI. Différentes parties d’un ascenseur à traction
Les ascenseurs à traction à câble se compose généralement de :
 Boutons d'appels : On nomme boutons d'appels les boutons installés aux paliers.
 Boutons d'envois : Les boutons d'envois sont installés dans la cabine
 Cabine d'ascenseur : Elément composé d'un plancher, de parois et d'un toit destiné à
accueillir les personnes et les marchandises (La partie visible de l'ascenseur). Cet
élément est inséré et fixé dans un cadre appelé suspension cabine [6]. [1].

 Câble de limiteur : Câble en acier fixé au parachute de l'ascenseur et se déplaçant


avec lui. Lorsqu'en descente, le câble est bloqué par le limiteur de vitesse, il
provoque la levée du parachute et le blocage de la cabine [6]. [1].

 Câbles de traction : Câbles, généralement en acier, destinés à suspendre la cabine au


contrepoids et à déplacer ceux-ci. Dans le cas d'ascenseurs hydrauliques (sans
contrepoids), ces câbles servent à assurer une multiplication de l'amplitude du
piston. (Un déplacement d'un mètre du piston entraînant un déplacement de 2 ou 3
mètres de la cabine) [6]. [1].

 Contrepoids : Elément destiné à contre balancer le poids de la suspension cabine


augmenté de la moitié de la charge utile. Celui-ci est constitué d'une suspension

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

métallique contenant des gueuzes en fonte destinées à l'alourdir. Lorsque la cabine


d'ascenseur monte, le contrepoids descend.
 Limiteur de vitesse : Organe mécanique équipé de masselottes et placé
généralement en machinerie. Le limiteur, solidaire de l'ascenseur par un câble de
limiteur tourne au déplacement de celui-ci. Si la vitesse dépasse anormalement la
vitesse maximale autorisée, les masselottes se lèvent et coupent un contact de
sécurité. En descente, la levée des masselottes bloque le limiteur. Ceci a pour effet
de provoquer la levée du dispositif de parachute de la suspension de la cabine
d'ascenseur.et la figure suivante illustre les deux positions que prend le limiteur
(bloqué et non bloqué) [6]. [1].

Fig- 16-Limiteur de survitesse dans les deux cas bloqué et non bloqué

 Machinerie : L’endroit généralement placé au-dessus de la gaine et destiné à


contenir l'appareillage et le système de traction. Aussi appelé "salle des machines".
 Moteur de traction : Moteur équipant le treuil de l'ascenseur et placé dans la
machinerie [6]. [1].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

 Parachute : organe mécanique, commandé par un câble de limiteur, destiné à arrêter


et à maintenir à l’arrêt la cabine ou le contrepoids sur ses guides en cas de survitesse
à la descente ou de rupture des organes de suspension. Ce dispositif peut, dans
certains cas, équiper le contrepoids [6]. [1].

 Porte(s) de cabine : portes obturant les baies de cabine (donc embarquées), afin
d’éviter les risques de coincement des usagers en leur interdisant tous contact avec
les parties extérieures à la cabine. Toutes les cabines d’ascenseurs doivent en être
équipées (articles L 125-1 et 2 du Code de la Construction) [6]. [1].

 Portes palières : portes obturant à chaque niveau (donc fixes) les ouvertures dans la
gaine servant d’accès à la cabine d’ascenseur. Afin d’éviter les chutes de personnes
dans la gaine, leur ouverture n’est possible qu’en présence de la cabine.
 Poulie de renvoi : Poulie tournant librement et destinée à guider les câbles entre la
cabine et le contrepoids.
 poulie de traction : Poulie équipée généralement de gorges taillées en forme de V de
manière à agripper les câbles de traction. Cette poulie, solidaire du treuil, fait lors de
sa rotation se déplacer l'ensemble cabine et contrepoids.
 Treuil : Comme le montre la figure 17 le treuil est une machine composée d'un
dispositif de freinage et d'un moteur et destinée à actionner les câbles de traction
de l'ascenseur. On distingue trois types de treuil : Les anciennes machines à tambour
de traction. Les machines, équipées d'un réducteur, appelées Geared.et les machines
à traction directe (sans boîte de vitesse) sont appelées Gearless. Ce sont les plus
modernes et les plus performantes [6]. [1].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

Fig- 17- Constituant d’un treuil


 Suspension cabine : Cadre rigide compose de poutrelles en acier et destine à
accueillir la cabine. Ce cadre est suspendu dans la gaine par les câbles de traction.
Des coulisseaux épousant la forme des guides de cabine et fixes à la suspension assurent le
déplacement parfait de la cabine. (Est aussi appelé étrier) [6]. [1].

 Gaine d’ascenseur : Gaine verticale dans laquelle se déplace l'ascenseur et son


Contrepoids. Celle-ci est équipée de guides en acier destinés à guider la suspension de
Cabine et le contrepoids.

 Guides : Profiles en acier, généralement en forme de T, destines à guider la cabine et


le contrepoids dans la gaine.
 Coulisseaux : Eléments fixes à la suspension, garnis d'une fourrure épousant la forme
des guides et destiné à guider celle-ci dans la gaine.
 Cuvette : Partie la plus basse de la gaine de l'ascenseur contenant les poulies de
renvoi et les amortisseurs
 Amortisseurs : Ressorts puissants places en cuvette et destinés à ralentir la
suspension cabine ou le contrepoids en cas de dépassement des "fin de course" de
sécurité. Dans le cas d'un ascenseur à grande vitesse, on utilise des amortisseurs à
huile.
 Fin de course : Contact de sécurité placé généralement en gaine et destiné à stopper
l'ascenseur en cas de dépassement de sa course normale. La fin de course peut aussi
se trouver en machinerie. Dans ce cas, il est actionné soit par le tambour de traction
soit par le câble du limiteur [6]. [1].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

 Câble de sélecteur d’étage : Généralement, les sélecteurs d'étage mécaniques sont


entrainés par le treuil ou le limiteur de vitesse. Cependant, certains sélecteurs
d'étage ont leur propre câble d'entrainement. Celui-ci, relié entre la cabine
d'ascenseur et le contrepoids entraine un petit tambour qui actionne le sélecteur
d'étage [6]. [1].

 Appareillage : Armoire placée en machinerie et contenant les relais, et autres


équipements destinés à commander l'ascenseur.
 Réducteur : Le réducteur du treuil est une boite de vitesse composée soit d'une vis
et d'une couronne soit d’un réducteur planétaire contenus dans un carter rempli
d'huile. Son rôle consiste à démultiplier la vitesse du moteur électrique pour la
rendre compatible avec les conditions d’utilisation de l’ascenseur. Pour assurer la
lubrification de l'ensemble, la couronne baigne généralement dans l'huile du carter
et par sa rotation ramenée de l'huile vers les autres organes [6]. [1].

 Volant de dépannage : Dans le but d'assurer le déplacement manuel de l'ascenseur,


un volant de dépannage est généralement fixé soit sur l'arbre du moteur de traction
soit sur l'axe du treuil. Certaines anciennes installations sont encore équipées d'un
volant amovible. Celui-ci doit impérativement être replacé sur son support (s'il
existe) qui est en principe équipé d'un contact de sécurité empêchant la remise en
service intempestive de l'ascenseur [6]. [1].

 Commande de révision : La commande de révision est composée d'un boitier placé


sur le toit de la cabine de l'ascenseur. Ce boitier, équipé de bouton de marche
montée et descente ainsi que d'un bouton d'arrêt d'urgence, permet aux personnels
d'entretien de manœuvrer, en toute sécurité et à faible allure, l'ascenseur pour
inspecter et graisser les organes placés en gaine.et la figure suivante est une vue
éclatée des trois (03) parties de l’ascenseur (la salle machinerie, la gaine et la cuve)
et leurs différents constituants [6]. [1].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

Fig- 18-Différentes parties d’un ascenseur [5]

VII. Système de motorisation d’un ascenseur à traction


A. Les moteurs-treuils à vis sans fin à une ou deux vitesses
Dans ce type de motorisation, la vis sans fin entraine beaucoup de pertes
mécaniques et, par conséquent, des consommations électriques plus importantes. Au

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

début de l'utilisation des vis sans fin, les rendements énergétiques de l'ensemble
moteur treuil étaient de l'ordre de 20 %. Avec le perfectionnement des outils, des
lubrifiants, les rendements se sont nettement améliorés pour atteindre les 45% et
même récemment 60à 65 %.
Les moteurs électriques couplés au treuil à vis sans fin étaient généralement des
moteurs à courant continu à excitation indépendante ou shunt avec la faculté de
pouvoir faire varier très facilement la vitesse.
Les moteurs électriques à courant alternatif utilisés avec ce type de réducteur sont
en principe des moteurs à deux vitesses : au démarrage, la vitesse est plus lente
(Petite vitesse), pour atteindre la vitesse de déplacement optimale, le moteur passe
en seconde vitesse en provoquant un léger choc d’accélération (passage de la petite
vitesse à la grande vitesse) [1].

B. Les moteurs-treuils planétaires


Les appareils à treuil planétaire utilisent le système de réduction de vitesse par
engrenages planétaires. Accouplés à un moteur électrique, ils permettent d'avoir un
rapport de réduction appréciable pour obtenir une plage de vitesse compatible avec
le confort et l'efficacité de déplacement souhaité.
Ce système à un rendement mécanique de l'ordre de 97 à 98 % permettant, pour
autant que les moteurs d'entrainement soient performants, d'obtenir des
rendements énergétiques globaux intéressants (de l’ordre de 80%) [1].
Les réducteurs planétaires peuvent être accouplés à des moteurs électriques :
 A courant continu (grande plage de variation de vitesse)
 A courant alternatif asynchrone à deux vitesses
 A courant alternatif asynchrone commandé par un variateur de fréquence

C. Les moteurs à attaque directe « gearless» ou « sans treuil»


Il s’agit d’un moteur sans réducteur, la poulie de traction est monté directement sur l’arbre
de sortie du moteur et la régulation de vitesse est obtenue grâce à un variateur de
fréquence.
Ce système est énergétiquement performant principalement de par la présence d’un
variateur de fréquence qui optimise la consommation énergétique, aussi, les pertes
mécaniques sont réduites vu l’absence des engrenages [1].

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

VIII. Critères de choix du type de motorisation


Les constructeurs d’ascenseurs on classés ces critères de choix en deux catégories : les
principaux et les secondaires.
En effet mis à part le confort, les performances et le trafic les différents types de
motorisation conviennent dans la plupart des cas [1].

 Les critères principaux :


 Le rendement global
 La performance énergétique
 L’encombrement des équipements
 Les critères secondaires :
Ils permettent d'affiner le choix de la motorisation, on peut citer :
 le poids.
 la consommation d'huile.
 le niveau sonore (acoustique).

IX. Les risques dans les ascenseurs


 Verrouillage des portes palières non sûr ;
 Utilisation mal intentionnée du dispositif de déverrouillage de secours des portes
palières ;
 Protection contre les chocs lors de la fermeture des portes automatiques de
cabine et palières inadéquate ou inexistante ;
 Paroi de gaine partiellement close ou avec un maillage inadéquat ;
 Limiteur de vitesse et/ou parachute de cabine inexistant ou inadéquat ;
 Garde-pieds de cabine trop court ou inexistant ;
 Absence de dispositifs de protection pour un travail en gaine en toute sécurité ;
 Moyens d'accès à l'intérieur des locaux de maintenance dangereux ;
 Dispositifs de verrouillage inadéquats ou inexistants sur les portes de visite ;
 Précision d'arrêt de la cabine d'ascenseur insuffisante ;
 Demande de secours et éclairage de secours inadéquats ;
 Résistance du verre de l'oculus insuffisante ;

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

 Dispositifs inadéquats de protection contre la chute libre, la dérive et la


survitesse des appareils hydrauliques ;
 Protection contre les chocs électriques et signalisation électrique inadéquat ;
 Dispositifs de protection des poulies inadéquats ;
 Eclairage du local de maintenance inadéquat ou inexistant ;
 Protection contre la vitesse excessive en montée absente ;
 Risques de chutes ;
 Risques d’écrasement par la cabine.
X. Quelques dispositifs de sécurités
Pour fonctionner en toute sécurité les ascenseurs doivent être munis d’un certain nombre
de dispositifs dits de protection. De plus l’utilisateur doit respecter un certain nombre de
règles. Parmi ces dispositifs et ces règles certain sont illustrer dans la figure 19, et on peut
citer à titre indicatif :

Fig -19- Quelques dispositifs de sécurité

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

 L’intérieur des cabines doit être convenablement éclairé


 Munie d’une serrure : interdit l’ouverture tant que la cabine n’est pas arrêtée à
l’étage.
 Parachute : un système de blocage susceptible d’arrêter la cabine en la bloquant sur
ses guides.
 Les amortisseurs : dispositif d’arrêt automatique, contact d’arrêt automatique en cas
de rupture du système de suspension.
 Acoustique et par signalisation visuelle lorsque la charge maximale est dépassée.
 Téléphone à l’intérieur de la cabine.
 Bouton d’arrêt d’urgence.
 Serrures munies de dispositifs de contrôle de la fermeture et du verrouillage des
portes palières.
 Garde pied cabine : protection contre la chute en gaine lorsque la cabine est
immobilisée en dehors de la zone de déverrouillage.
 Vitrage de porte palière d’une résistance mécanique suffisante.
 Toujours consigner l’équipement avant toute intervention sur ou à proximité d’une
partie en mouvement ou en rotation.
 Toujours vérifier la bonne adhérence des câbles sur la poulie et la bonne condition du
frein.
 Protéger la zone de travail, et informer les usagés de la non disponibilité de
l’ascenseur.

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Chapitre 3 : Généralités sur les ascenseurs

XI. Conclusion
On a vu dans ce chapitre quelque généralité sur les ascenseurs, les différents types et
catégories ainsi que le principe de fonctionnement et description de chacun des éléments la
constituant. On a aussi constaté d’après les avantages et inconvénients illustrés que les
ascenseurs à traction à câble sont plus performant et moins couteux que les ascenseurs
hydrauliques ce qui les rend les plus utilisés.
Ainsi que dans le système de motorisation des ascenseurs à traction à câble on a
remarqué que les systèmes sans réducteur nous offre un meilleur rendement.
Et comme étant la sécurité l’un des paramètres les plus primordiale dans un ascenseur,
on a listé les risques aux quelle ses utilisateurs pourrait être confronté, et pour y remédier à
cela on a cité quelque dispositifs de sécurité que les normes de sécurité exige pour la
conformité des ascenseurs et leurs mise en marche.

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Chapitre 4
Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 Fonctionnement de l’ascenseur de la centrale de Ras-Djinet


Avant toute élaboration d’un programme de commande d’un quelconque système il est
nécessaire de connaitre son fonctionnement, et en ce qui concerne notre ascenseur il est
comme suit :
Le passager provoque la mise en route de la cabine par appui sur un bouton d’envoi en
cabine ou un bouton d’appel palière (RDC, ET1, ET2, ET3 ou ET4). La cabine monte ou
descend selon sa dernière position (son dernier arrêt), lorsque la cabine s’approche de
l’étage sélectionné le capteur réducteur de vitesse s’active et enclenche la deuxième vitesse
(petite vitesse) pour amortir le choque en vu d’un arrêt proche. Une fois que la cabine est
arrivée à l’étage définie le capteur de position de l’étage (CP-RDC, CP-ET1, CP-ET2, CP-ET3,
CP-ET4) s’active et enclenche l’arrêt de la cabine.
Ce même capteur de position active une temporisation (T0, T2, T4, T6, T8) qui va duré 2
secondes à partir de l’arrêt de la cabine pour ensuite ouvrir la porte cabine et la porte
palière. Une fois que les portes sont ouvertes, le capteur porte ouverte active une autre
temporisation (T1, T3, T5, T7, T9), cette temporisation permettra aux usagés de sortir ou de
pénétrer à l’intérieur de la cabine en toute sécurité. Une fois le temps écoulé la porte cabine
et la porte palière se ferme.
Lorsqu’un étage est sélectionné toute autre commande est rendue inopérante (après avoir
dépassé un temps de 03 secondes) tant que la manœuvre n’est pas complètement exécutée.
Et si d’autres commandes sont effectuées pendant les 03 secondes qui suivent la première
commande elles serons mémorisées et exécutées par ordre chronologique.
Remarque :
Pour la sécurité des personnes l’ascenseur reste bloqué et n’accepte aucune commande si
les conditions de démarrage (M0.0) ne sont pas satisfaites, et parmi ces condition on peu
cité :
- Bouton d’arrêt d’urgence actionné
- Porte palière et / ou porte cabine ouverte
- Poids dépassé
- Mode révision actionné

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 Exemples de simulations

- Monter au quatrième étage


 Si les conditions de démarrage (M0.0) sont satisfaites et qu’on actionne le bouton
d’appel ET4 la cabine monte au quatrième étage en grande vitesse (GVM).

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 A l’approche de l’étage CRV-ET4 s’active et enclenche la petite vitesse (PVM)

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 Une fois que la cabine soit arrivée à l’étage 4 le capteur de position (CP-ET4) ordonne
l’arrêt de l’ascenseur.

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

Remarque :
Si la cabine ne s’est pas arrêtée au niveau de l’étage 4, un dispositif de sécurité (EXH) est mis
en place pour permettre l’arrêt de la cabine juste avant la toiture (salle machinerie).

- Descente au deuxième étage


 Si les conditions de démarrage (M0.0) sont satisfaites et qu’on actionne le bouton
d’appel ET2 la cabine descend au deuxième étage en grande vitesse (GVD).

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 A l’approche de l’étage le CRV-ET2 s’active et enclenche la petite vitesse (PVD)

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 Une fois que la cabine soit arrivée à l’étage 2 le capteur de position (CP-ET2) ordonne
l’arrêt de l’ascenseur.

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

- Descente au RDC
 Si les conditions de démarrage (M0.0) sont satisfaites et qu’on actionne le bouton
d’appel RDC la cabine descend au deuxième étage en grande vitesse (GVD).

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 A l’approche de l’étage le CRV-RC s’active et enclenche la petite vitesse (PVD).

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

 Une fois que la cabine soit arrivée au rez-de-chaussée le capteur de position (CP-RDC)
ordonne l’arrêt de l’ascenseur.

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Chapitre 4 : Le programme LADDER de l’ascenseur étudié

Remarque :
Comme pour la montée au dernier étage, lors de la descente au rez-de-
chaussée si le capteur de position à cet étage est défectueux l’arrêt de la
cabine est assuré par le capteur extrême bas (EXB) et les amortisseurs.

La totalité du programme de commande est représenté dans l’annexe.

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Conclusion générale
Conclusion générale

L’objectif de ce travail est de réaliser un programme de commande pour un ascenseur sous


le logiciel STEP 7.On s’est appuyé dans ce travail sur un stage pratique effectué dans la
centrale de Ras-Djinet.

Ce stage nous a permis d’acquérir de nouvelles connaissances et d’avoir une idée sur le
domaine professionnel. Nous avons eu aussi l’occasion de faire une formation sur les
ascenseurs sous les directives et conseils des ingénieures de l’entreprise ENASC lors de leurs
révisions des ascenseurs de la centrale. Cette formation nous a permis d’approfondir nos
connaissances théoriques et de les mettre en pratique.

En premier lieu, on a abordé une brève description de la centrale de Ras-Djinet et on a


élaboré le cahier de charge de l’ascenseur étudié. Ensuite, on a cité quelques généralités sur
les systèmes automatisés et les API et on a présenté l’outil de simulation qui est STEP 7 de
SIMATIC qui est considéré comme un outil indispensable dans l’industrie automatique.

En outre, la réalisation du programme de commande suscite une parfaite connaissance de


l’appareil à commander, alors on a étudié l’ascenseur d’une façon globale, ses
caractéristiques techniques, son principe de fonctionnement, les éventuelles risques et les
dispositifs de sécurité qui s’imposent.

Le choix de ce système était bénéfique et très intéressant, puisque la réalisation de ce


genre de système automatisé fait appel à plusieurs domaines techniques, de plus, c’est un
moyen de déplacement très utilisé et de plus en plus répandu. D’autant qu’il nous a aidé
dans la connaissance et la maitrise de nouveaux logiciels de contrôle et d’automatisation.

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Bibliographie
Bibliographie

[1] PROJET FIN D’ETUDE : Etude d’ascenseur commandé par automate programmable.
Université Sidi Mohamed Ben Abdellah 2006/2007

[2] Présenté par : Belkacem Hamza, Rais Abdel Basset. MEMOIRE FIN D’ETUDE :
« Système de contrôle distribué (DCS) avec l’exploitation de l’automate programmable
AC800F (ABB) ». Université Mohamed khider Biskra 06/06/2012

[3] Présenté par : Mohamed Maatou, Abderrahman Bellagh. MEMOIRE FIN D’ETUDE :
« Automatisation et réalisation à petite échelle (maquette) d’une chaine transporteuse de
brique ». Université HassibaBenbouali de Chlef juin 2016

[5] Réalisé par : Mohamed Lamine Dilmi. MEMOIRE FIN D’ETUDE : « Contribution à la
modélisation des systèmes automatisés par un outil graphique ». Université Ferhat Abbas-
Setif 24/06/2014

[6] Document : centrale électrique de Ras-Djinet pdf.

[7] Programmation des Automates et des Robots. Université de Liège

[8] Présenté par : Oukaci Nadjia, Aoucher Dalila. Projet fin d’études : « conception d’une
solution de commande programmable de la bâche alimentaire de la centrale thermique de
Cap Djinet ». Université de Tizi Ouzou 09/07/ 2009

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AnnexeS
Annexes

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Annexes

U.M.M0TO/ 2017
Annexes

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Annexes

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Annexes

Table des mnémoniques :

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Annexes

Schéma architectural de la disposition des différents capteurs le long des


guides :

Avec :

Up stop distance : sont les capteurs de position (en montée)

Down stop distance: sont les capteurs de position (en descente)

Signal change : sont les capteurs réducteurs de vitesse

Car : cabine

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Résumé
La réalisation de ce projet de fin d’étude nous a permis de constaté les avantages de la
logique programmable comparé à la logique câblé, ainsi que leurs rôles important dans la
production.

En plus, on a fait une étude comparative entre les ascenseurs à traction à câble et les
ascenseurs hydrauliques du point de vu conception et rendement.

A la fin de cette étude et après connaissance des paramètres du système cible on a réalisé le
programme de commande de l’ascenseur de la centrale électrique de Cap-djinet avec le
logiciel de programmation Step 7 de Simatic.

Mots clés
API, PLC, Ascenseur, automatisme, commande d’un ascenseur, système automatisé, Step7,
centrale électrique de Cap-djinet.

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