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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

Module : Cours Mécanique de l’Automobile

FIMT FST Fès

Année 2014/2015

Pr. Abderrahim CHAMAT

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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

Chapitre 1 : Système de transmission


Le système de transmission comprend l’ensemble des mécanismes situés entre le moteur et les
roues motrices, figure 1.

Figure 1 : Système de transmission


En fonction de l’action du conducteur et les conditions de roulage, le système de transmission
transmettre et adapte le couple et la puissance moteur aux roues.
Les éléments constitutifs de la transmission :
Fonction principale Fonctions de service Sous-système associé
-Transmettre ……………………
-Réaliser un …………………….
………………………..
-Désolidariser le moteur de la
Transmettre et adapter la
……………………….
puissance et le couple du
-Adapter le couple moteur au
moteur aux roues
……………………………......... ………………………..
motrices
- Permettre …………………….
-Permet des vitesses différentes
………………………..
………………………………

La chaine cinématique :

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C1.1
Energie Transformer C. Transmettre C. Adapter le C. Répartir la
chimique l’énergie ou non la couple et la vitesse sur
puissance vitesse les 2 roues C2.2

Embrayage
Différentiel
Boite de vitesse
Moteur thermique

1-……………………………

2-…………………………..

3-……………………………

4-…………………………..

5-…………………………..

6-…………………………..

7-……………………………

A- Embrayage :

Quelle que soit la disposition des organes de


transmission, le système d’embrayage comprend
l’ensemble des pièces situées entre le moteur et
la boite de vitesse.

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Un embrayage doit satisfaire les conditions suivantes :


➢ Etre progressif : il doit permettre un démarrage sans brutalité grâce à un léger
glissement,
➢ Etre adhérent : il ne doit plus patiner pendant la position embrayée,
➢ Etre résistant : il doit supporter les frottements (usure) et les températures élevées,
➢ Etre facile à manœuvrer : il ne doit demander que peu d’effort sur la pédale,
➢ Nécessite peu d’entretien : Son remplacement doit être aisé.
Constitutions d’un embrayage mécanique :
1 : …………………………….
2 : …………………………….
3 : ……………………………
4 : …………………………….
5 : …………………………….
6 : ……………………………
7 : …………………………….
8 : …………………………….
9 : ……………………………
10 :………………………………..

A : …………………………….
B : ……………………………
C :………………………………..
C1 : …………………………….
C2 : ……………………………
C3 :……………………………….
D : …………………………….
E : ……………………………

A.1 : Constitutions d’embrayage (Disque)


➢ C’est une pièce en tôle, sur laquelle viennent se fixer les garnitures.
➢ Une liaison glissière est solidaire de l’arbre primaire de la boite de vitesse grâce aux
cannelures interne.

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➢ Des ressorts, situés sur le moyeu, permettent d’éviter des à-coups et des torsions lors des
phases d’embrayage trop rapides et violentes.

……………………..

…………………………

………………………….

………………………..

Fonction :
➢ Permettre de solidariser à volonté le moteur à la boîte par l’intermédiaire des plateaux
volant moteur et du mécanisme d’embrayage presseur,
➢ Assurer la progressivité du couple transmis durant la phase d’embrayage,
➢ Filtrer les vibrations provoqué par le moteur,
Caractéristiques :
➢ les garnitures de frein elles doivent avoir de bonnes qualités de friction,
➢ elles doivent avoir un bon coefficient de frottement qui reste stable lorsque la
température augmente,
➢ Au démarrage, la température des garnitures peut atteindre des valeurs de 400°.
A.2 : Constitutions d’embrayage (Ressorts de compensation)
Fonction :
➢ Rendre l'enclenchement plus élastique et plus doux,
➢ Absorbe les irrégularités du couple moteur, les
vibrations et les surcharges instantanées,
➢ Evite la traînée qui se produit au début de
l'enclenchement, rendant l'accouplement progressif
et continu.

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A.3 : Constitutions d’embrayage mécanique (Mécanisme à diaphragme)

Mécanisme à diaphragme

➢ Il est fixé sur le volant moteur (par son corps) et assure la liaison entre celui-ci et le
disque d’embrayage,
➢ Il possède un plateau de pression qui plaque le disque contre le volant moteur,
➢ et un diaphragme qui joue le rôle d’une multitude de ressorts et qui a pour fonction de
maintenir le plateau en pression contre le disque et le volant moteur.
➢ Un diaphragme est une sorte de rondelle Belleville.
➢ Il a la forme d'un disque conique en acier avec des fentes
radiales.
➢ Ses caractéristiques de pression dépendent de :
o son épaisseur "e"
o sa conicité
o la longueur de sa partie active "h"
Avantages :
La pression uniforme de la charge sur le plateau d'embrayage et qu’une meilleur équilibrage
des forces centrifuges agissant sur le ressort (il est fabriquée en un seul morceau et avec une
géométrie symétrique par rapport à l'axe). Il est légèr et s’obtient avec une plus grande
précisison de fabrication et simplifie la procédure de montage.
A4 : Constitutions d’embrayage mécanique (Butée de débrayage)
………………………………
….
…………………
….
………
….

➢ Son rôle consiste à commander le mécanisme de l’embrayage,

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➢ transmettre une force sur le diaphragme, ce qui aura pour conséquence de libérer le
disque et donc désaccoupler le moteur de la boite de vitesse
Principe de fonctionnement d’un embrayage mécanique :
➢ Au repos, le diaphragme pousse le plateau de pression contre le disque d’embrayage.
➢ Le disque coulisse axialement sur l’arbre primaire de la B. V.
➢ Il est poussé par le plateau de pression contre la surface de friction du volant moteur.
➢ Celui-ci se trouve ainsi en contact, par l’intermédiaire du disque, avec l’arbre primaire
de la B. V.
➢ Alors le volant et le mécanisme sont solidaires, le disque se trouve entraîné aussi bien
par le volant que par le plateau de pression.

Système embrayé.
1 Cloche de boite de vitesses
2……………………………………………
3……………………………………………
4…………………………………………..
5……………………………………………
6……………………………………………
7……………………………………………
8……………………………………………
9……………………………………………
10………………………………………….
11…………………………………………

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Classification des embrayages :


Les solutions technologiques retenues pour ce dispositif se distinguent suivant plusieurs
critères :
❖ la géométrie de la surface de friction :
✓ disques, le contact étant effectif suivant une couronne,
✓ tambour (dans le cas de certains embrayages centrifuges),
✓ conique (abandonné aujourd'hui sauf quelques applications à faible puissance).
❖ Selon le nombre de disques (quand il s'agit de disques) :
✓ mono-disque,
✓ bi-disque à sec à commande unique ou à commande séparée (double),
✓ multidisque humide ou à sec.
❖ La lubrification des surfaces de contact peut :
✓ Fonctionner à sec,
✓ Fonctionner sous bain d'huile.
❖ Selon le principe de commande :
✓ Commande mécanique,
✓ Commande hydraulique,
✓ Commande électrique asservie électroniquement.
Quelques types d’embrayage :
Embrayage centrifuge : L’accouplement se fait automatiquement, par exemple à partir d’une
certaine vitesse en utilisant l’effet centrifuge.

Ils sont très utilisés pour de petits moteurs thermiques, pour qu’ils puissent tourner à vide au
ralenti (scooters, motoculteurs, tronçonneuses…).
Embrayages Hydraulique « coupleur » :
Le fonctionnement est basé sur la mise en mouvement d’une certaine masse de fluide au
moyen d’une turbine menant (volant moteur). L’énergie de cette masse de fluide est reçue par
une turbine menée (volant récepteur). En tournant le volant moteur entraîne l’huile qui, par la

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force centrifuge se trouve projetée contre les ailettes du volant récepteur entraînant celui-ci en
rotation.

A5 : Systèmes de commande d’un embrayage


A5.1 Commande mécanique :
Pour actionner le système d’embrayage, le conducteur dispose généralement d’une pédale
(sauf pour les dispositifs électroniques). Cette pédale est reliée soit à un système mécanique,
soit à un système hydraulique.
Pour maintenir constant l’écartement entre la pédale et le mécanisme d’embrayage, le système
doit comporter un mécanisme qui compense l’usure des garnitures du disque, le rattrapage.

Commande mécanique par câble


➢ Le réglage de la garde est souvent situé coté fourchette,
➢ Elle se vérifie en appuyant sur la pédale ou en déplaçant la fourchette
A5.2 Commande hydraulique :

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La pédale actionne un piston dans un maître-cylindre, alimenté en huile spéciale provenant


d'un réservoir en charge, et une tuyauterie envoie le liquide dans un cylindre récepteur dont le
piston actionne la fourchette de butée d'embrayage.

1) ………………
2) ……………….
3) ………………..

Récepteur latéral Récepteur concentrique

A5.3 Commande pneumatique :


➢ La force pression est obtenue par du gaz sous pression,
➢ Les appareils à commande hydraulique et pneumatique transmettent un couple en
fonction de la pression.
➢ Il est impératif donc de maintenir la pression durant toute la durée de manœuvre.

Couple transmissible par un embrayage (capacité de couple)


L’embrayage doit être capable de transmettre le couple moteur maximal à la Boite de
Vitesses.
Paramètres de calcul :

CT est le couple transmissible En (N.m)

N est l’effort presseur exercé sur le disque En (N)

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f est le coefficient d’adhérence entre la garniture de friction et le plateau 0.3 < f < 0.4

n est le nombre de surfaces frottantes, ici 2 n=2

R est le rayon max. de la surface de friction En (m)

r est le rayon min. de la surface de friction En (m)

a- Hypothèses de calcul :
➢ La pression de contact p du plateau disque est
supposée se répartir uniformément sur toute la
surface de contact.
➢ Le calcul est fait à partir du modèle de Coulomb à
la limite du glissement : f =tan , avec  angle
d’adhérence.
Torseur représentatif de l’action de contact :
Rappel :

 
 R 1→2 = (− p(M).n + q(M). t )dS 
 S 
p(M) n : composante normale des
T1→2 O =   actions de contact
M 1→2 =  OM  (− p(M).n + q(M). t )dS
→ 
 S  O q(M) t : composante tangentielle

Couple transmissible par l’embrayage en fonction de l’effort presseur N :


 
 
La norme de la résultante R 1→2 = p 0 . . R 2 − r 2 .z est égale à l’effort presseur N.
Le couple maximal CT que peut transmettre l’embrayage, grâce à ses deux surfaces de contact
avec les plateaux, en fonction de N est égal à :
2 R3 − r3
C T = .N.f.n. 2
3 R − r2

2 R3 − r3
Pour un embrayage à contact conique : CT = .N.f.n. 2
3. sin  R − r2

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Pour un embrayage à contact radial : C T = N.f.R

N : effort normal développé par la chambre à air 4.


f : coefficient d’adhérence entre les sabots de friction
3 sur la couronne de friction liée complètement à 1.
R : rayon de la couronne de frottement.

Choix des matériaux d’un embrayage :


❑ Le fonctionnement de l’embrayage repose sur les forces de frottement qui sont
engendrées entre une surface mobile (tambour ou disque) et une surface de garniture
(portée par un sabot ou une bande).
❑ La garniture doit satisfaire à des conditions de frottement (dépend du matériau en
contact, de son état) de température (dépend du matériau utilisé) de pression maximale
d’opération (dépend du matériau utilisé)
❑ Les matériaux utilisés le plus fréquemment sont des composites (mélange de carbone,
de soufre, de fibres d’amiante +particules de métal)
Les propriétés idéales d’une garniture sont :

❖ un coefficient de frottement élevé (invariable à la température),


❖ une bonne résistance à la t° et un bon coefficient de conduction,
❖ une bonne résilience,
❖ une excellente résistance à l’usure, à la striation et aux piqûres.
B-Boite de vitesses :
La boite de vitesse correspond à l’ensemble des pièces implantées entre l’embrayage et le
pont. Pendant son fonctionnement, un véhicule rencontre des résistances à l’avancement, lors
de démarrages. La mise en mouvement d’un véhicule nécessite une force très importante, bien
supérieure à celle nécessaire à entretenir son mouvement (inertie).
Pour cela, un véhicule en mouvement doit vaincre :
✓ la résistance au roulement des pneumatiques,
✓ Les résistances mécaniques de la transmission,
✓ la résistance de l’air,
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✓ la résistance de pente,
✓ le poids du véhicule.
Les conditions de roulage variant continuellement, le couple résistant s’opposant à
l’avancement du véhicule varie en permanence. C’est pour ça qu’à chaque instant, le couple
disponible aux roues motrices doit être supérieur au couple résistant.
Conditions à satisfaire une boite de vitesse pour permettre au véhicule :
➢ De vaincre le couple résistant en adaptant le couple moteur,
➢ De rouler à des vitesses variables, depuis son démarrage jusqu’à sa vitesse maximum,
➢ De permettre le déplacement du véhicule en marche avant et arrière,
➢ D’isoler la transmission pour permettre au véhicule de demeurer à l’arrêt moteur
tournant (le point mort).
Rappels sur le couple moteur :
➢ Le couple moteur est le produit de la force à la bielle par la
longueur du bras de manivelle du vilebrequin
➢ Soit : Cm = F1 x r
- Cm : couple moteur en (N.m)
- F1 : force sur la bielle en (N)
- r : Longueur en (m)

Remarque : Si le couple moteur est inférieur au couple résistant, le moteur cale.


B1- Boite de vitesse Mécanique :

1…………………………………………….., 2…………………….……………………..,
3……………………………………………..
Identifier les différents éléments :

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1……………………………………………… 2 :………………………..…………………….,
3……………………………………………… 4 :………………………..…………………….,
5……………………………………………… 6 :………………………..…………………….,
7……………………………………………… 8 :………………………..…………………….,

Les arbres de la Boite de vitesse


Arbre primaire (entrée) Arbre intermédiaire Arbre secondaire (sortie)

……………………………… ……………………………… ………………………………


…………………………….. …………………………….. ……………………………..
…………………………….. …………………………….. ……………………………..
…………………………….. …………………………….. ……………………………..
…………………………….. …………………………….. ……………………………..
Principe utilisé : (Rappel de construction)
➢ La boite de vitesses utilise les propriétés des engrenages.
➢ Un engrenage est un ensemble de deux roues dentées (au minimum) qui s’engrènent
l’une dans l’autre.

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Caractéristiques :
✓ Le diamètre primitif : d1 et d2
✓ Le module : C’est le quotient du diamètre primitif
par le nombre de dents.
✓ Le pas : C’est la longueur de l’arc de cercle du
primitif compris entre les flancs de deux dents
consécutives

Note : Si les 2 pignons n’ont pas le même module, ils ne peuvent pas s’engrainer
Rapport de démultiplication (vitesse et couple)
L’augmentation de couple est obtenue par l’utilisation de pignons de tailles différentes.
➢ Pignon  A  menant (moteur) :
✓ Il reçoit le couple moteur C,
✓ La dent en prise de ce pignon transmet une force
 F :
C
F= r = rayon du pignon A
r
➢ Pignon B mené :
✓ Sa dent correspondante reçoit la même force F,
✓ Cette dent va transmettre un couple tel que :
C = F R R = rayon du pignon « B »
Exemple :
➢ Nombre de dents des pignons : A : 10 B : 30
➢ Diamètre primitif : A : 10 mm B : 30 mm
➢ Vitesse de rotation : A : 2100 tr/min B : …. tr/min
➢ Couple : entrée : 10 N.m Sortie : ….. N.m
………………………………………………………………
…………………………………………………………….
……………………………………………………………..
…………………………………………………………….

Conclusion :
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………

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Rapport de couple :
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………..
Rapport de vitesse :
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………..
Exemple :

1. Calculez les rapports de vitesses :

Engrenages Formules Rapports de vitesses Vitesse de sortie

2. Calculez les rapports de couples :

Engrenages Formules Rapports de couples Couple de sortie

Conclusion :
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

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Représentation schématique :

Principaux composants internes d'une BV :

Le pignon situé sur l'arbre secondaire est dit "Fou", lorsqu’il tourne librement autour de
l'arbre quand aucun rapport n'est sélectionné.
Fonctionnement du Synchroniseur :
➢ le but du synchroniseur est de faciliter le
changement de vitesse en favorisant
l'alignement des vitesses de rotation des
engrenages avec les crabots,
➢ L'action du synchroniseur rend solidaire
le pigon de la vitesses choisie avec
l'arbre sur lequel il est calé.
Description :

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A. Principe
➢ Le synchroniseur est un embrayage à friction conique de
faible pente
➢ Il permet pour une faible force F de transmettre un couple
très important

B. Fonctionnement détaillé :
1 : Moyeu lié à l’arbre
2 : Le baladeur à denture droite intérieure liée en
rotation avec le moyeu et libre en translation.
3: L’anneau de synchro (dispositif de friction) interposé
entre le baladeur et le pignon à engrener.
4: Le pignon fou comportant une denture latérale à crabots
et l’élément de friction male.
B1. Position repos

➢ Le pignon est fou sur l’arbre,


➢ Le baladeur, l’anneau de synchro et le moyeu sont
solidaires en rotation et tournent à la même vitesse que
l’arbre.

B2. Position synchronisation :

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➢ Lorsque le conducteur déplace son levier, la fourchette déplace le baladeur,


➢ En se déplaçant sur les cannelures du moyeu, le baladeur entraîne l’anneau de synchro
(dispositif de friction) et le plaque contre le cône male de friction du pignon fou,
➢ Les surfaces en contacts agissent comme un embrayage, accélérant progressivement le
pignon fou, jusqu'à obtenir les mêmes vitesses de rotation.
B3. Position crabotage :
➢ L’ensemble tourne à la même vitesse et le conducteur exerce un léger effort,
➢ Le baladeur vient s’engrener sur les crabots du pignon fou et de l’anneau de synchro,
➢ Le pignon fou devient solidaire de l’arbre.
MARCHE ARRIERE
❑ Pour faire reculer le véhicule il faut inverser le sens de rotation de l'arbre secondaire,
❑ C'est le rôle du pignon de marche arrière qui vient s'intercaler entre le pignon de
l'arbre primaire et le pignon de l'arbre secondaire.

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Boite à deux arbres

A. Les rapports de vitesses et de couples sont :

B. indiquer le rapport engagé :

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Boite trois arbres :


A. Calculer les rapports de vitesses et de couples :

SYSTEME D'ENCLENCHEMENT ET DE SELECTION DES VITESSES :


1 : ………………………………………
2 : ………………………………………
3 : ………………………………………
4 : ……………………………………….
5 : ……………………………………….
6 : ……………………………………….
7 : ………………………………………

Protection de la boîte de vitesses :


Afin d’éviter de risquer d’engager plusieurs rapports au même moment, 2 dispositifs de
sécurité ont donc été implanté au niveau des coulisseaux de commande des vitesses :
➢ Un dispositif de verrouillage : qui maintient les coulisseaux dans la position désirée (point
mort ou rapport engagé),
➢ Un dispositif de sécurité : qui rend impossible le déplacement simultané de 2 coulisseaux.
Ainsi pour choisir un rapport, il est nécessaire de manœuvrer le sélecteur dans 2 directions
perpendiculaires.

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B2- Boite de vitesses Automatique :


Une boîte de vitesses automatique dispose d'un système capable de déterminer de façon
autonome le meilleur rapport de transmission.
Elle détermine seul le bon rapport de transmission grâce à des informations telles que :
❖ le couple moteur,
❖ la vitesse de rotation du moteur,
❖ l'enfoncement de la pédale de l'accélérateur,
❖ La vitesse du véhicule,
❖ le mode de fonctionnement de la boite,
❖ le couple résistant du véhicule,
❖ d'autres fonctions plus complexes qui dépendent du niveau technologique de la boîte
de vitesses automatique.
B2.1-Boite de vitesse automatique à convertisseur :
Elle repose sur des couples d’engrenages épicycloïdaux. La sélection des rapports s’opère par
un ensemble d’embrayages et de freins actionnés hydrauliquement. Alors, que la transmission
est accouplée au moteur par un convertisseur de couple hydraulique, dont le glissement fait
fonction d’embrayage.

Boite de vitesses automatique


Le convertisseur assure une liaison hydraulique entre le moteur et la boîte de vitesses
automatique (comme l’embrayage sur une Boite de Vitesses mécanique. Cette liaison est
basée sur le principe de la force centrifuge.
Le mouvement du moteur est transmis à l’arbre d’entrée de la Boite de Vitesses Automatique
par l’intermédiaire du convertisseur, grâce à une liaison hydraulique.

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1…………………………………………………………………
…………………………………………………………………..
2…………………………………………………………………
…………………………………………………………………..
3…………………………………………………………………
…………………………………………………………………..
Le convertisseur comprend 3 éléments principaux : la pompe
ou impulseur (1), le stator ou réacteur (2), la turbine (3).
Ces organes sont installés dans un carter commun, dans
lequel l'huile assure la transmission du couple et y circule en
circuit fermé.
Il est relié, au vilebrequin (4), à la roue libre (5), à l'arbre
d'entré de boîte (6), au support de stator (7) et à la pompe à
engrenages (8)

Partie Pompe :
❖ Elle est entraînée en permanence par le vilebrequin, et forme en quelque sorte le
couvercle de fermeture de l'ensemble hydraulique.
❖ L'aubage de la partie pompe transforme l'énergie du moteur en énergie hydro-
cinétique.
❖ Le fluide sort de l'aubage pompe, entre dans la turbine et retourne à l'aubage
pompe, après avoir traversé le stator.
❖ Elle assure également l'entraînement mécanique d'une pompe à huile à engrenages,
située dans la boîte de vitesses.
PARTIE TURBINE :
❖ Accouplée directement à l'arbre primaire, elle reçoit le mouvement moteur
communiqué par la pompe et transmet celui-ci à la boite de vitesses,
❖ Relié au carter par une roue libre, il permet une démultiplication variable entre
pompe et turbine aux basses vitesses,
❖ La courbure des aubes est prévue pour modifier l'angle du fluide à la sortie de la
turbine pour qu'il soit dirigé sur la pompe,
❖ Ce retournement de la direction du liquide dans le stator entraîne une réaction sur
les aubages,
❖ La force produit un couple qui est absorbé par la fixation du stator sur le carter.
PARTIE REACTEUR :

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❖ Le stator, muni d'aubes, est monté sur une roue libre qui lui permet de tourner
uniquement dans un sens,
❖ le stator redresse le courant d’huile à la sortie du récepteur (turbine) de façon à le
renvoyer vers l’impulseur (la pompe) avec une orientation telle que son action vienne
s’ajouter à l’énergie fournie par le moteur modifie le sens de projection de l’huile qui
sort de la turbine,
❖ Lorsque la vitesse de rotation de l'impulseur est élevée et que celle de la turbine
est basse, le couple peut être doublé (2 : 1).
❖ Lorsque l'impulseur et la turbine tournent à la même vitesse, le couple est ramené
à près de 1 : 1
Convertisseur hydraulique :
❑ La conception même du convertisseur permet un démarrage en douceur, sans à-coups,
❑ Il exclut tout risque de caler le moteur lorsque la voiture est arrêtée,
❑ Aucune nécessité d’intervenir mécaniquement, comme par exemple, par
l’intermédiaire d’une quelconque pédale de débrayage,
❑ Le convertisseur fonctionne selon deux phases : Convertisseur et coupleur
✓ Au démarrage : il multiplie le couple moteur  Fonction Convertisseur,
✓ A haute vitesse : il transmet le couple du moteur  Fonction Coupleur,
❑ Les convertisseurs de couple à verrouillage contiennent aussi un embrayage qui rend
l'impulseur et la turbine solidaires.
TRAIN D'ENGRENAGES EPICYCLOIDAL
Ce dispositif est une ensemble d’engrenages composé de trois éléments principaux :
✓ ……………………………………………………………………………..
✓ …………………………………………………………………………….
✓ ……………………………………………………………………………..

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On peut noter que les pignons satellites sont soumis à deux mouvements principaux :
❖ Rotation autour de leur axe,
❖ Révolution de leur axe auteur de l’axe planétaire central.

Les dents des pignons satellites décrivent dans leur mouvement un épicycloïde, d’où le nom
de ce système de démultiplication.

Pour que la transmission soit assurée, il est nécessaire que :


✓ ……………………………………………………………………………………
✓ ……………………………………………………………………………………
✓ ……………………………………………………………………………………
Le train épicycloïdal ne se justifie que s’il existe au moins deux vitesses angulaires. (2
éléments en rotation).
Selon le choix de l'arbre immobilisé, plusieurs solutions sont possibles. Comme 3 solides
peuvent être en rotation ou non, il existe 23 possibilités donc 8 cas possibles.
ETUDE DES CAS :

Solutions NP/ NPS/ NC/ Signification technologique


bâti bâti bâti

1 0 0 0 Pas de signification technologique : Système arrêté

2 0 0 1

3 0 1 0

4 0 1 1

5 1 0 0

6 1 0 1

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7 1 1 0

8 1 1 1

Applications :
La relation de Willis permet d’écrire
dans le cas d’un train épicycloïdal
N P − N PS Z
simple : =− C
N C − N PS ZP

...... − ........ .......


 =−
..... − ........ .......

Calculer les différents rapports en utilisant la relation de Willis dans les cas usuels de
fonctionnement :
Planétaire (3) bloquée Planétaire (1) bloquée Porte-satellites (PS) bloquée
(n3 = 0) (n1 = 0) (nPS = 0)

n ps n ps ......... n3 .........
=
......... = =
n 1 .......... ... n3 .......... ... n 1 .......... ...

Exemple :
Calculer nsortie dans le cas d’une configuration avec planétaire 3 bloqué, Z1 = 20, Z2 = 30,
Z3 = 80, n1= 1500 tr/mn.
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………….
Trains épicycloïdaux avec satellites à deux roues :
n 1 - n ps Y Z  Z2
La formule de WILLIS s’écrit dans ce cas par : = (− 1) . 3 =r
n 3 − n ps Z1  Z 2'

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Y=2
Y=1
Y : nombre de contact des roues à dentures extérieures.
Cas usuels de fonctionnement :
Planétaire (3) bloquée Planétaire (1) bloquée Porte-satellites (PS) bloquée
(n3 = 0 (n1 = 0) (nPS = 0)

Calculer les différentes expressions en fonction de r :

n ps .......... ..... n 3 .......... ...... n 3 .......... ....


= = =
n1 .......... .... n ps .......... ...... n 1 .......... .....
Exemple : Calculer nsortie dans la configuration suivante (planétaire 3 bloqué), z1=20,
z2=30,z2’=50, z3= 100 dents, n1= 1500 tr/mn. On suppose un même module (m=2) pour
les deux engrenages.
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………….......
Poste de conduite :
Le levier de vitesses permet :
➢ Au conducteur de choisir le mode de fonctionnement de la boîte,
➢ d’entraîner le contacteur multifonctions et la vanne manuelle du bloc hydraulique.
Le levier de vitesses permet de sélectionner six positions :
✓ P : ……………………………………..
✓ R : ……………………………………..
✓ N : ……………………………………..
✓ D : ……………………………………..
✓ 3 : ……………………………………..

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✓ 2 : …………………………………….
Cas pratique : B. Automatique RENAULT (3 rapports avant et une marche arrière)
Dans le schéma cinématique de la boite de vitesses automatique (train épicycloïdal et
éléments de commande), l’arbre d’entrée venant du convertisseur est repéré par E alors que
La sortie est assurée par la couronne C.
Le train épicycloïdal, qui
reçoit le couple du
convertisseur et le transmet
au différentiel sous
différents rapports obtenus en
sollicitant les éléments
suivants :
• Les embrayages E1 et E2
• Les freins F1 et F2
Le train épicycloïdal est constitué :
❑ porte-satellite PS,
❑ 2 satellites dont les roues sont notées S1, S2, S3
❑ 2 planétaires P1 et P2.
Les nombres de dents :
ZP1=36 ; ZP2=42 ; ZC=84 ; ZS1=22 ; ZS2=21 ; ZS3=21.
Calculer les rapports en fonctions des nombres des dents :

n S1/ps n S1/0 − n ps/0 n S1/ps


(a) = =? (b) =?
n p1/ps n p1/0 − n ps/0 n S2/ps

n S3/ps n C/ps
(c) =? (d) =?
n P2/ps n S2/ps
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………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

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………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
Ce montage permet d’obtenir 16 combinaisons en actionnant ou non les embrayages et les
freins (E1, E2, F1, F2) 24=16.

E1 E2 F1 F2 Rapport

0 0 0 0 PM

0 0 0 1

0 0 1 0

0 0 1 1

0 1 0 0

0 1 0 1

0 1 1 0

0 1 1 1

1 0 0 0

1 0 0 1

1 0 1 0

1 0 1 1

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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

1 1 0 0

1 1 0 1

1 1 1 0

1 1 1 1

Calculer les différents rapports.


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………………………………………………………………………………………………
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………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
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………………………………………………………………………………………………
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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

C- Le différentiel
➢ Le différentiel est un train d'engrenages épicycloïdal,
➢ Il est interposé entre les deux demi-arbres sur lesquels sont montées les roues
motrices,
➢ Les axes des engrenages sont concourants.
➢ Différentes emplacements :

B.1- Conception :
Il peut être contenu dans le carter de boite de vitesses ou dans un carter séparé, il est constitué
d’un petit pignon appelé pignon d’attaque, d’un grand pignon appelé Couronne. L’ensemble
des deux s’appelle le couple conique.

1 : …………………………….
2 : …………………………….
3 : …………………………….
4 : …………………………….
5 : …………………………….
6 : …………………………….
7 : …………………………….
8 : …………………………….
B.2- Principe de fonctionnement :
Il permet de transmettre aux roues un nombre de tours différents en fonction des conditions de
parcours, Il assume deux rôles fondamentaux pour le déplacement d'un véhicule :
❖ répartir équitablement le couple moteur provenant de la transmission par l'intermédiaire
d'une prise de mouvement, entre les deux arbres en sortie du différentiel,
❖ permettre aux roues d'un même essieu, ou bien aux roues de deux essieux, d'assumer un
régime de rotation différent.

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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

Ce dernier aspect est particulièrement important : en virage, en fait, les roues d'une même
essieu sont obligées de parcourir des trajectoires différentes. Et plus particulièrement, celle
parcourue par la roue extérieure a un rayon plus grand que celle à l'intérieur.
Constitution :

Repères Désignations Repères Désignations

1 ………………… 6 ……………………….

2 …………………. 7 ………………………..

3 …………………. 8 ……………………….

4 …………………… 9 ………………………..

5 …………………..

Couple conique :
Le groupe de commande (où est logé le différentiel), est réalisé au moyen d'un accouplement
denté conique, nécessaire à la transmission du mouvement ente des axes concurrents. Sur les
véhicules à traction AV et les ensembles moteur/Boite de Vitesse montés transversalement, le
groupe de commande est réalisé au moyen d'un accouplement denté cylindrique qui permet de
transmettre le mouvement entre axes parallèles.

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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

Mr = Fr x b
Mu : ....................................................................,
Pu : ...................................................................,
Nu : ...................................................................,
ηp : ....................................................................,
rrp : ....................................................................

On peut calculer la puissance Pr : ………………………………


Alors que le couple Mr au pont vaut : ............................................
Par conséquent, le nombre de tours (Nr) du carter différentiel et donc de la roue sera :..............
A et B : planétaires reliés aux demi-essieux;
a, b : satellites;

Relation de Willis donne :


N A − N PS − Z B
= Avec ZA = ZB
N B − N PS ZA

……………………………………………
……………………………………………
……………………………………………
C1 : couple du pignon;
C2 : couple de la couronne, donc du carter de
différentiel (porte-satellites);

Dans chacune de ces conditions, le différentiel répartit le couple en entrée C 2, entre les deux
couples en sortie CA et CB :
➢ Parcours rectiligne avec conditions d'adhérence identiques,
➢ Parcours en virage ou sur chaussée déformée,
➢ Dans des conditions d'adhérence différentes.
Marche en ligne droite
- Trajectoires parcourues par les 2 roues sont identiques,
- Vitesses de rotations sont égales,
- Satellites ne tournent pas sur eux même,
- Porte satellite tourne sous l’effet du couple en

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Filière d’Ingénieur en Mécatronique

transmettant le mouvement aux planétaires qui reçoivent


un coupe égal à la moitié du couple principale.
 ………….. …………………….
Parcours en virage ou sur chaussée déformée :

➢ En virage, la distribution du couple ne varie pas, néanmoins le différentiel doit permettre


aux roues de tourner différemment,
➢ Cette fonction est assumée par l'intermédiaire des satellites : les deux planétaires tournent à
des vitesses différentes (virage ou chaussée déformée),
➢ Les satellites, en plus du mouvement de révolution fourni par le carter, font l'objet d'une
rotation interne sur leur propre axe, due à la différence de vitesses entre les deux
planétaires,
➢ C'est ce mouvement des satellites qui permet à la roue extérieure d'accélérer et à la roue
intérieure de ralentir.
 ………….. …………………….
Des conditions d’adhérence différentes (manque d’adhérence d’une roue motrice dans la
neige, le sable, la boue, etc.) :

➢ Il n’est plus possible de faire avancer le véhicule grâce au moteur, car il ne lui arrive pas
un couple suffisant pour mettre en route le véhicule,
➢ Le couple résistant est très faible de la roue B (sans adhérence),
➢ La vitesses angulaire de la roue B est double de celle du carter, alors que l'autre restera
arrêtée  NB = 2N2 roue B patine à vitesse élevée,

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➢ Pour palier cet inconvénient, des "différentiels auto-bloquants" ont été étudiés, qui
permettent de transmettre un couple moteur adéquat aux deux roues, permettant d'obtenir
une force de traction supérieure sur la roue ayant la meilleure adhérence.
➢ Avec un différentiel auto-bloquant, on bénéficie de la possibilité de transférer tout le
couple moteur sur la roue présentant la plus grande adhérence.
D- Arbre de transmission
1 cas :
Le pont différentiel est loin de la boite de vitesses :

????
??????????
????

➢ Ces sont les arbres de transmissions qui ont pour but de transmettre le mouvement entre la
boite de vitesse et les roues.
2 cas :

Le pont différentiel est incorporé dans le carter de la boite de vitesses.


Coupleurs élastiques :

Arbre 1

3°à10°

Arbre 2

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➢ Le but des joints élastiques est de rendre la transmission :


✓ Plus moelleuse,
✓ Progressive
Ils sont employés pour raccorder des arbres dont les axes forment des angles de 3° à 10°.
Joint flector :
Si l’angle formé entre les arbres est faible, on peut utiliser un joint basé sur la déformation
d’un anneau élastique « flector ».
➢ Aujourd’hui les valeurs de couple moteurs atteintes rendent
impossible l’utilisation de flector pour la transmission.
➢ Ceux-ci sont encore utilisés pour les directions.

Joint de cardan :

1 3
4
1 : …………………..
2 2 : …………………..
3 : …………………..
4 : …………………..
➢ L’amplitude du mouvement croit avec l’angle «  » entre les des deux arbres.
➢ Si les 2 arbres sont parfaitement alignés, il n'y aura aucune variation de vitesse angulaire.
➢ Si, au contraire, les 2 arbres forment entre eux un certain angle, à vitesse angulaire égale
ω1 de l’arbre entraînant, celle ω2 de l’arbre entraîné sera périodiquement variable
(oscillante).

ω1= vitese angulaire de l'arbre entraînant


ω2= vitesse angulaire de l'arbre entraîné
➢ C'est-à-dire qu'à chaque tour, on aura deux accélérations et deux décélérations,
➢ L’amplitude du mouvement croit avec l’angle formé par les deux arbres.
 Ce n’est pas un joint homocinétique

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Alors que l’utilisation de deux joints de cardan permet de rendre la transmission


homocinétique.

A 1 : …………………………..
2 : ……………………………

2 3 : ……………………………
1 3
B

➢ Le comportement du joint est réversible, on a adopté sur les véhicules, la disposition


illustrée sur le schéma ci-dessous, en disposant sur un même plan les fourchettes
raccordées à l'arbre de transmission (2),
➢ Avec cette solution, bien que la vitesse angulaire de l'arbre de transmission s'avère
oscillante, les variations déterminées par les deux cardans se compensent car, si l'arbre de
la Boite de Vitesse tournera à vitesse angulaire constante, le manchon du pignon tournera
lui aussi à une vitesse angulaire constante.
Coupleurs axiaux :

1 : ....................., 2 : ....................., 3 : .................................................


➢ Ces coupleurs permettent la variation de la longueur des deux troncs d'arbre reliés lors des
oscillations du pont AR dues, aux différentes conditions de charge du véhicule et aux
différents paramètres liés à la chaussée,
➢ L’arbre de transmisison, à proximité de l'un des deux joints, est divisé en deux parties : une
avec cannelures intérieures longitudinales, l'autre avec cannelures extérieures qui
s'emboîtent avec les premières.
Joints homocinétiques de type R-ZEPPA :

le joint R-ZEPPA est constitué :

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➢ d'un noyau interne entraîneur doté de gorges qui entraîne en rotation une série de billes,
utilisées à leur tour dans les cannelures qui se trouvent dans une coquille externe entraînée,
➢ Le noyau interne est maintenu en position sur le demi-arbre sur lequel il est lié, par la
présence d'une rondelle, alors que les billes sont maintenues en position par une cage,
➢ Le joint ressemble à un roulement à billes dans lequel néanmoins les pistes extérieures et
intérieures sont dotées de cannelures axiales qui ne permettent pas la rotation relative d'une
cage par rapport à l'autre.
Joints coulissants :

JOINT HOMOCINETIQUE JOINT HOMOCINETIQUE


R-ZEPPA COULISSANT

➢ COUPLEUR COULISSANT : le fonctionnement du joint coulissant est similaire à celui du


R-ZEPPA, qui vient d'être décrit, mais il possède une capacité d'articulation plus faible.
1. joint homocinétique côté roue
2. collier de fixation du soufflet
3. demi-arbre
4. soufflet pour joint homocinétique
5. flasque pour joint homocinétique
6. joint homocinétique côté B.V.
7. demi-arbre intermédiaire

PROTECTIONS : la fonction des soufflets de protection est dévitée les fuites d'huile des
joints et, surtout, d'empêcher des infiltrations d'impuretés de l'extérieur qui pourraient
occcasionner le grippage des joints.

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